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Ce qui se cache VRAIMENT derrière le krach boursier de lundi

Les taux continuent de monter inexorablement, il n’y a plus d’acheteurs pour la dette US

Le krach boursier des 2 et 5 février montre que les valorisations sont en lévitation au-dessus d’une montagne de dettes et non pas soutenues par l’économie réelle.

Que pensent les médias de ce krach ?

Alors, que s’est-il passé cette semaine ? Les ondes, les câbles et l’éther bourdonnent d’analyses et d’opinions.

Voici un assortiment de titres trouvés sur Bloomberg :

Une mauvaise journée devient terrifiante, le Dow subissant son plus gros plongeon de l’histoire en termes de points. Le VIX à 38 : Waterloo pour les trades courts adorés de tous. Goldman avertit que d’autres difficultés nous arrivent. N’écoutez pas. Le plongeon de 15 minutes du Dow présentait certains éléments d’un « flash krach », selon l’ISI. Suite à la hausse de la volatilité, les traders s’interrogent sur la pilule empoisonnée du VIX.

La revanche des robots

Mais c’est à notre chercheur maison, Joe Withrow, que revient probablement le meilleur commentaire :

« On s’est bien amusés ! A un moment, le Dow a chuté de 1 000 points avant de reprendre 600 points puis d’en reperdre 400 – le tout en moins de 30 minutes. Impossible que ce soit autre chose que les robots de trading… les êtres humains ne réagissent pas aussi vite.

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Je pense que vous avez raison : ce n’est pas encore le début de la Grande apocalypse financière. L’histoire récente démontre que quelques-unes de ces mini-corrections vont se produire avant que la vraie n’arrive. C’est à ce moment-là que les choses deviendront vraiment intéressantes… »

« C’est une situation classique d’aversion au risque », disait un gestionnaire de hedge fund cité par Bloomberg.

Euh… oui. Et non.

En effet, la partie classique, c’est la chute des actions. Elle ne peut que se produire. Tout le monde le sait. Et tout le monde affirme être prêt pour ça.

Lorsque les actions commenceront à chuter, disent-ils, on sortira.

Ils seront alors prêts à revenir lorsque la correction – estimée à 10% environ – sera terminée. Ils « achèteront pendant les creux » et profiteront ensuite du rebond.

Un calme insensé

Il y a aussi une partie moins classique – mais plus dramatique et plus passionnante. C’est là qu’intervient notre tragique héroïne.

Parce qu’au milieu de la tempête boursière se faisait entendre une voix d’un calme insensé, provenant d’une météorologiste qui ne pouvait pas voir les nuages approcher, pas plus qu’elle ne sentait le vent souffler dans ses cheveux.

Mme Janet Yellen vient de quitter son poste à la tête de la Fed. Hier, elle a pris sa nouvelle sinécure au sein de la Brookings Institution, où elle continuera à garder un oeil sur l’économie et à faire des commentaires absurdes pour la presse de temps à autre.

Vendredi, CNN, qui n’a jamais été réputé pour son esprit critique, lui a adressé un discours d’adieu louangeur :

« Des millions d’Américains ont retrouvé un travail, et ils peuvent en remercier Janet Yellen. Lorsqu’elle a entamé son mandat de quatre ans en tant que première femme à la tête de la Réserve fédérale, en 2014, le taux de chômage [américain] était de 6,7%. Aujourd’hui il est à 4,1%, son plus bas niveau en 17 ans. ‘Il y a moins de raisons de perdre le sommeil aujourd’hui qu’il n’y en a eu pendant un certain temps, je suis donc confiante quant aux perspectives économiques’, a déclaré Yellen durant sa dernière conférence de presse en décembre. ‘Le marché de l’emploi est bien plus vigoureux qu’il ne l’était il y a huit ans’. Yellen s’est révélée être une présidente réfléchie et prudente tandis qu’elle aidait l’économie à traverser une période dangereuse – les années qui séparent une récession historique de quelque chose s’approchant d’une reprise normale. »

Au beau milieu de ces sottises flagorneuses et élogieuses est arrivé un éclair de poésie, par la grâce du fil d’info :

« Sur le même sujet : le Dow plonge de 666 points – la pire séance depuis le Brexit ».

Une dette astronomique

Quiconque souhaite remercier Mme Yellen pour les emplois créés ferait mieux d’épargner sa salive. Elle n’en a pas créé un seul – à part peut-être un voiturier en plus devant le bâtiment de la Fed.

Ce qu’elle a fait, en revanche, c’est s’en tenir à un programme qui a fait plus de chômeurs adultes que jamais… a réduit les investissements fixes nets par employé, entravant ainsi la production… et étouffant sans doute la croissance des salaires réels.

Les futurs historiens devront débattre du sujet : qui a fait le plus de dégâts, Greenspan, Bernanke ou Yellen ? M. Greenspan a mis la tendance en marche en intervenant lourdement après le krach boursier d’octobre 1987. M. Bernanke l’a amplifiée avec sa réaction au plongeon de 2008. Et Mme Yellen l’a poursuivie jusqu’à ce qui semble désormais être un virage important.

A eux trois, ils ont fait grimper la dette américaine à des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Lorsque Greenspan a pris le relais à la Fed, le gouvernement devait environ 3 000 Mds$ de dette brute… soit 40% du PIB à peu près. Aujourd’hui, la dette frôle les 21 000 Mds$, soit plus de 100% du PIB.

Les niveaux de dette des entreprises et des ménages ont suivi des expansions similaires.

Une dette qui s’est développée deux fois plus vite que l’économie

Dans l’ensemble, ces 30 dernières années, la dette s’est développée deux fois plus rapidement que l’économie qui la soutient.

C’est ce qui rend la correction qui arrive bien plus dangereuse qu’un recul de routine sur les marchés. Selon nos estimations, entre 30 000 et 35 000 Mds$ de valeur d’actifs – actions, obligations, objets de collection, entreprises privées et immobilier – sont « en suspens » au-dessus de l’économie au lieu d’être soutenus par la production réelle. [NDLR : Comment vous préparer à l’inévitable effondrement ? Découvrez une stratégie simple et complète, qui vous permettra de vous mettre à l’abri quoi qu’il arrive sur les marchés. Cliquez ici pour tout savoir.]

A l’échelle mondiale, ce chiffre atteint probablement les 100 000 Mds$.

Mais aujourd’hui, des centaines de millions de personnes dépendent de l’économie d’argent facile créée par Greenspan, Bernanke et Yellen. Leurs emplois, leurs revenus, leurs investissements, leurs retraites – tout cela dépend de la survie du fantasme.

Comme le dit Joe, observer le dénouement de ce drame va être « vraiment intéressant ».

Bill Bonner

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Publié par le 8 février 2018 dans économie, général, International

 

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Doit-on vraiment craindre un tsunami en Méditerranée ?

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Depuis 15 ans, les tsunamis ont tué des centaines de milliers de personnes et engendré des dégâts majeurs, en partie irréversibles. Or, l’étude de l’histoire de la mer Méditerranée met en évidence des évènements catastrophiques comparables aux tsunamis. Néanmoins, différencier les dépôts de tempête des tsunamis dans les archives géologiques est l’un des sujets le plus débattu en géosciences. Pour tenter de répondre à cette question, une équipe de chercheurs du CNRS et des universités de Toulouse 3, d’Aix-Marseille (LABEX OT-MED), d’Exeter (R-U) et de New South Wales (Australie) a reconstitué la variabilité des tsunamis à l’échelle de la Méditerranée au cours des 4500 dernières années, à travers une méta-analyse des archives sédimentaires de la région.

De 2000 à 2015, les tsunamis et les tempêtes ont affecté plus de 530 millions de personnes (dont 430 000 morts) dans le monde pour un coût de plus de 970 milliards de dollars US. Ces données alarmantes, notamment les tsunamis dans l’océan Indien en 2004et, très récemment, le déchaînement des ouragans Irma et Maria, ont conduit à un intérêt croissant pour la prévisibilité des événements extrêmes, à différentes échelles spatiales et temporelles..

Les tempêtes et les tsunamis sont des moteurs majeurs, souvent dévastateurs, des changements côtiers. Dans le contexte actuel du changement climatique planétaire et de l’élévation du niveau de la mer, la menace de ces risques naturels se juxtapose à une forte anthropisation des littoraux.

Région méditerranéenne : un enjeu majeur face aux catastrophes naturelles

De nos jours, environ 130 millions de personnes vivent le long des côtes méditerranéennes. Elle constitue également la première destination touristique au monde, avec plus de 230 millions de visiteurs internationaux par an. La Méditerranée accueille plusieurs grandes villes riveraines, dont Istanbul (une mégapole de 14 millions de personnes), Barcelone (5,3 millions), Alexandrie (4,8 millions), Tel-Aviv (3,6 millions), Izmir (3 millions), Alger (2,6 millions) et Naples (2,1 millions).

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Pour aider les aménageurs et les décideurs politiques à formuler des stratégies pour diminuer l’ampleur de catastrophes littorales futures, il est donc essentiel d’améliorer nos connaissances des risques, y compris leurs origines, leurs magnitudes et leurs fréquences.

Néanmoins, différencier les dépôts de tempête des tsunamis dans les archives géologiques est un sujet très controversé. Pour la Méditerranée, depuis 2000, une grande partie de la littérature géologique s’est focalisée sur les risques liés aux tsunamis, en dépit de l’histoire des impacts des tempêtes.

Est-ce que ce phénomène reflète la réalité de ses archives géologiques ou, en revanche, la montée d’une pensée néo-catastrophiste qui a polarisé les recherches sur les tsunami, à la suite de catastrophes mondialement médiatisées telles que Sumatra ou Fukushima ?

La plupart des tsunamis recensés en Méditerranée seraient en fait des tempêtes

Pour répondre à cette question, l’équipe internationale de chercheurs a analysé 135 « tsunamis» provenant de 54 sites à travers toute la Méditerranée, de l’Espagne au Levant.

Collectivement, cette série constitue la première reconstruction géologique des « tsunamis » méditerranéens avec une résolution décennale. La série montre comment la fréquence de ces risques côtiers a évolué. A l’échelle de la Méditerranée, le nombre d’événements varie de 2 à 28 par an depuis 4 500 ans. Les changements sont particulièrement prononcés au cours des 2 000 dernières années, un facteur que les chercheurs attribuent à un meilleur archivage des événements les plus récents.

Cette méta-analyse des dépôts de « tsunami » méditerranéens montre une périodicité de 1 500 ans qui présente de fortes corrélations statistiques avec les pics d’un refroidissement climatique en Méditerranée et en Atlantique Nord. Compte tenu des corrélations avec les phases de tempête à l’échelle régionale, l’étude remet en cause jusqu’à 90% des interprétations des dépôts d’origine « tsunami » dans la littérature scientifique sur la Méditerranée.

Ces résultats ont des conséquences importantes pour la gestion des risques littoraux, en plus des processus et des dynamiques géomorphologiques à plus grande échelle et appellent à l’importance d’un examen plus rigoureux (i.e. pluri-outils) des événements de type « tsunami » dans les études futures.

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Publié par le 30 octobre 2017 dans Climat - Environnement, général, Insolite

 

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Sommes-nous vraiment à la veille d’un nouveau Krach mondial ?

Tout se déroule comme si les milieux financiers se préparaient effectivement à une nouvelle crise : volatilité et nervosité des marchés depuis quelques mois accrue par la mauvaise situation des banques européennes.

Hors Europe, la situation financière de la Chine continue d’inquiéter, notamment l’endettement des entreprises, des banques, des ménages et celle des États-Unis soulève aussi de nombreuses interrogations.

Sommes-nous vraiment à la veille d’un nouveau Krach mondial ?

Invités : Jean-Michel Naulot, ancien banquier, ancien membre du Collège de l’Autorité des marchés financiers, auteur de  » Eviter l’effondrement « , aux éditions du Seuil et Charles Gave, économiste et président de L’Institut des libertés.

 

 
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Publié par le 21 septembre 2017 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Euro : faut-il vraiment persévérer ?

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L’abandon de l’euro signifierait une destruction de crédit au profit de l’Etat et au détriment de votre épargne.

Nous avons vu dans le précédent article ce que coûterait un abandon de l’euro pour retrouver une monnaie nationale. Ce tout nouveau franc, qu’appellent de leurs vœux plusieurs candidats à la présidence de la République, serait une monnaie faible par rapport au dollar US et ce qu’il resterait de l’euro.

Un tel changement monétaire serait catastrophique pour les rentiers, les retraités et tous les autres allocataires sociaux. Les salariés souffriraient également, un peu moins toutefois pour ceux qui ont la chance de travailler dans un secteur où les négociations salariales sont possibles.

Les seuls gagnants à coup sûr seraient les travailleurs frontaliers qui pourraient vendre leurs services en euro tout en vivant en France, ainsi que les entreprises exportatrices. L’Etat pourrait aussi alléger le fardeau de sa dette. Vous en conviendrez, ce transfert de richesse ne bénéficiera pas au citoyen lambda.

Est-il pour autant plus raisonnable de rester cinq ans de plus dans la Zone euro ? Dans cette hypothèse, à quelle sauce monétaire serons-nous mangés ?

Vivre avec l’imprévisible BCE

Garder la monnaie unique nous contraindrait à rester sous le joug de la BCE.

Comme toutes les instances partagées par les pays-membres, la BCE est un ennemi médiatique idéal. Pensez donc ! Elle ne se plie pas aux injonctions nationales et établit sa politique monétaire sans avoir de comptes à rendre aux Français, aux Allemands ou aux Grecs.

Les souverainistes fulminent de ne pas avoir de contrôle sur ce pouvoir parallèle… et oublient un peu vite que les statuts de la BCE ont justement été écrits pour que l’institution ne serve pas tel ou tel Etat-membre. Avant 2008, il lui était reproché de laisser l’euro se renforcer. L’industrie européenne était, certainement, en danger de mort.

Depuis, la BCE a fait fi de l’influence germanique et s’est laissée aller à l’impression monétaire. De nouvelles voix se lèvent aujourd’hui pour pleurer la perte de pouvoir d’achat des européens.

De vous à moi, je trouve toujours savoureux de voir une institution essuyer des critiques diamétralement opposées à quelques mois d’écart. Ce doit être le signe que son indépendance est, en fait, plutôt respectée… et tant pis pour les dirigeants qui enragent d’impuissance !

Refermons cette parenthèse pour réaliser que nous, Français, serons toujours soumis à la politique monétaire de la BCE si nous restons dans la Zone euro. L’assouplissement quantitatif européen pourrait bien augmenter, diminuer, ou rester stable… Ce choix ne dépendra pas du prochain locataire de l’Elysée : il faudra faire avec.

L’euro se renforcera-t’il face au dollar ?

Vous le savez, l’euro traverse une mauvaise passe face au billet vert. La remontée récente des taux d’intérêt outre-Atlantique confirme la tendance de fond observée depuis quelques années : l’euro a tendance à s’affaiblir.

Pour l’instant, la parité 1 euro pour 1 dollar tient bon, et a provisoirement interrompu le mouvement baissier.

Que pouvons-nous espérer ces cinq prochaines années si la France opte pour le statu quo ? Au risque de vous décevoir, cher lecteur, je n’en sais rien. Tous ceux qui prétendent anticiper les taux de change à cinq ans sont de doux rêveurs ou de parfaits charlatans.

Nous avons, aujourd’hui, autant de raisons d’anticiper une hausse de l’euro qu’une baisse.

Les principaux facteurs haussiers sont :

– L’arrêt progressif du QE européen ;
– Le rebond de l’euro sur ses plus bas de fin 2016 ;
– La volonté affichée par Donald Trump d’affaiblir le dollar.

La hausse de l’euro n’est toutefois pas une certitude. D’autres facteurs plaident plutôt pour une baisse :

– Les Etats laxistes (dont la France fait partie) sont surendettés et ont besoin de la planche à billet ;
– La Fed pourrait remonter encore ses taux dans les prochaines années.

Impossible, donc, de déterminer si le cours de l’euro prendra telle ou telle direction.

Notre guide dans le brouillard : « cette fois-ci, ce n’est pas différent »

Dans cette incertitude, nous pouvons toutefois tabler sur la relative stabilité de notre économie européenne. Nos marchés sont matures, nous n’avons pas de guerre sur notre territoire et notre poids économique est fort. Le plus sage est de considérer que les cinq prochaines années ne seront probablement pas très différentes des cinq précédentes.

Nous pouvons par conséquent anticiper une certaine inflation, avec toutes les conséquences que cela implique en termes de préservation de votre épargne et votre pouvoir d’achat. Le rythme d’impression monétaire et les taux directeurs seront, pour les particuliers que nous sommes, des facteurs externes.

Finalement, est-ce bien différent d’une monnaie nationale ? En tant que citoyens, avons-nous vraiment le contrôle sur ces paramètres une fois les élections passées ? Bien sûr que non. Il y a un monde entre les promesses des candidats et les réalités économiques. Les électeurs de Donald Trump pourraient en témoigner !

L’investisseur prudent a donc tout intérêt à considérer la politique d’une banque centrale (qu’elle soit européenne ou nationale) comme un paramètre aléatoire. Si la politique de la BCE change du tout au tout, nous serons les premiers à vous conseiller de nouvelles stratégies d’épargne et d’investissement.

En attendant, rester dans la Zone euro nous condamnera à investir comme depuis 2008 : en protégeant au maximum notre capital contre l’inflation dans un contexte difficile de taux bas.

Finalement, quelle différence ?

Il serait tentant de conclure qu’un retour au franc ou un maintien dans la Zone euro sont équivalents, et que les gagnants et perdants seront les mêmes.

Dans les deux cas, une inflation importante est à prévoir, je vous l’accorde. Nous pouvons le regretter, mais nos économies fonctionnent sur le crédit et non sur la possession d’actifs tangibles. Tant que nous payerons et serons rémunérés en monnaie de singe (qu’elle s’appelle franc, euro ou dollar), l’inflation sera inévitable sur le long terme. C’est le triste destin des monnaies fiduciaires que de perdre leur valeur au cours du temps.

La raison pour laquelle un abandon de l’euro nous coûterait (très) cher tient justement à l’importance du crédit dans notre économie. La quasi-totalité des acteurs économiques sont endettés. Seul l’Etat français pourra convertir de force sa dette en francs. En termes crus, cela s’appelle faire défaut… et les citoyens et entreprises n’ont pas cette option s’ils veulent pouvoir continuer à vivre comme avant.

Il y a ainsi une différence fondamentale entre l’inflation du futur franc et celle de l’euro. Dans le premier cas, la quasi-totalité des acteurs seront perdants. Dans le second cas, les emprunteurs auront au moins la satisfaction de voir la charge de leur dette s’alléger.

Le défaut principal que nous reprochons à l’euro est son péché originel : ce n’est pas un actif – contrairement à l’or.

Le franc ne le sera pas plus, et rendra le remboursement des dettes insupportable pour les entreprises et les particuliers.

L’Etat, qui lui sera gagnant en faisant de fait défaut, mérite-t-il vraiment que nous lui fassions un tel cadeau ? Une question à méditer avant de glisser le bulletin dans l’urne le 7 mai prochain !

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Source: la-chronique-agora

 
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Publié par le 5 mai 2017 dans économie, général, International

 

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Les Dragons ont ils vraiment existé ? (Docu-fiction)

 

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Google et Facebook déclarent la guerre aux « faux sites d’informations », vraiment ? Voici la vraie Liste des médias donnant de fausses infos révélée …

Les américains ont aussi désormais leur liste des « sites d’infaux« , comme ici en France (celle donnée en lien c’est la fameuse liste de l’express où nous figurons)

En effet – Suite aux critiques pointant du doigt la volonté d’influencer les votes de l’élection américaine en laissant de fausses informations s’afficher sur leurs réseaux, Google et Facebook font désormais la chasse aux sites de fausse info, et ont décidé de couper les revenus publicitaires des « faux sites d’informations » face à l’ampleur de ceux-ci sur l’opinion publique. :

Les géants internet américains Google et Facebook ont pris des mesures mardi pour couper les revenus publicitaires des faux sites d’informations en ligne, après une volée de critiques sur leur rôle supposé dans l’élection de Donald Trump. L’initiative des deux groupes, qui s’adjugent par leurs régies publicitaires respectives le plus gros du marché mondial de la publicité en ligne, vise à étouffer en la privant de financements une industrie alimentée par des informations sensationnelles et souvent fausses circulant en ligne, et vilipendée ces derniers jours pour son influence potentielle sur l’opinion publique.

Les deux géants du Net ont été accusés d’avoir laissé volontairement circuler de fausses informations sur leurs réseaux qui ont pu influencer les résultats des élections présidentielles américaines. Google et Facebook se sont défendus d’être responsables des contenus publiés par leurs utilisateurs, malgré tout, les deux géants se sont lancés dans une véritable chasse depuis le 14 novembre.

L’objectif est simple : tenter de diminuer la visibilité de ces sites. Google va ainsi supprimer toutes ces publications de sa plateforme AdSense tandis que Facebook vient de mettre à jour le règlement de Facebook Audience Network qui évince désormais les sites de fausses infos.

Reste désormais à savoir comment Google et Facebook vont identifier ces sites et vérifier les informations. Il y a fort à parier que les blocages interviendront avant tout au niveau des contenus diffamatoires avec des doutes quant aux sujets plus complexes.

Hé oui, quels sont les sites qui propagent de fausse informations ????

Une professeur avait établi une liste des sites de « fausses informations » qui a beaucoup fait parlé d’elle, on va l’appeler la liste « mainstream » où figure pratiquement tous les sites d’avant garde, avec par exemple ce qui est pour beaucoup le top site d’infos alternatives mondial, Zéro Hedge – qui est ciblé :

Fake News

Fake News

Ceci est une liste « au hasard » fondée sur absolument aucun critères, qui n’est absolument pas sourcée, et qui mélange sites « parodiques » et sites « sérieux »…

Mais Ron Paul révèle « La vraie Liste des médias US donnant de fausses infos »

Cette liste contient les coupables qui nous ont dit que l’ Irak possédait des armes de destruction massive et qui nous ont menti sur plusieurs fausses guerres.  Ce sont les sources d’information qui nous ont dit « si vous aimez votre médecin, vous pouvez garder votre médecin. » Ils nous ont dit que Hillary Clinton avait 98% de chance de gagner l’élection . 

Ils nous répètent dans une boucle sans fin que  «L’économie est en grande forme ! »

Voici donc la liste des vrais dés-informateurs,  et par conséquent la liste réelle des Faux sites d’info étasuniens (et là par contre c’est sourcé) – et comme vous le remarquez, on retrouve ce qu’on considère comme étant les tops médias mainstreams mondiaux :

Image

Hé bien en France, c’est la même chose …. la réalité a été inversée !

Mais les lecteurs ne sont pas dupes : au revoir L’Express … Passez le Bonjour à Patrick ! (Drahi)

Hé oui, nous les médias alternatifs, on a pas les milliards pour acheter la presse, mais on a les idées et la sincérité, et même si parfois nous sommes un peu maladroits je l’admet, on ne peut pas nier que nous avons au minimum une démarche qui n’a qu’un but : la vérité …

 

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L’Allemagne a-t-elle vraiment profité de l’Euro ?

L'Allemagne a-t-elle vraiment profité de l'Euro ?

Angela Merkel 2 (Crédits World Economic Forum, licence Creative Commons)

L’Allemagne se serait taillée un euro sur mesure, asphyxiant les pays du sud par une concurrence déloyale et s’achetant ainsi sa prospérité sur le dos des autres pays d’Europe. Qu’en est-il vraiment ? Décryptage.

Les malheurs de la Deutsche Bank ravivent les rancœurs en Europe ; certains se réjouissent de voir le bon élève Allemagne pris en défaut. Si l’on écoute la très grande majorité des économistes et politiciens, l’Allemagne aurait profité de l’euro. Elle se serait taillée un euro sur mesure, asphyxiant les pays du sud par une concurrence déloyale et s’achetant ainsi sa prospérité sur le dos des autres pays d’Europe. Qu’en est-il vraiment ?

Les limites de l’économie

L’économie est une pseudo-science. Malgré ses récents habillages mathématiques, l’économie est incapable d’être prédictive, ce qui est ce qu’on attend d’une science. Vous voulez un autre argument ? La plupart des économistes affichent une appartenance politique. C’est inquiétant. Imaginez-vous aller consulter un médecin de droite ou un médecin de gauche pour avoir un diagnostic de droite ou un diagnostic de gauche, et enfin un traitement de droite ou un traitement de gauche ? Évidemment non. La médecine traite de l’humain mais est une vraie science, contrairement à l’économie.

Une branche importante de la pseudo-science économique traite de la monnaie. Les économistes de gauche et de droite sont unanimes sur deux points : la monnaie doit être administrée, elle n’a pas besoin d’ancrage matériel.

L’Allemagne aurait délibérément voulu imposer un euro trop fort, ce qui a nui à la compétitivité de ses voisins et explique les déséquilibres actuels.

Les bienfaits supposés d’une monnaie faible sont une des thèses favorites des économistes qui ont les faveurs des gouvernements et des vendeurs de crédit.

L’escroquerie de la monnaie faible

Voici un petit rappel historique pour contredire cette idée.

1958 : mise en place du nouveau franc. De Gaulle (et son ministre Antoine Pinay) voulaient un franc fort qui ressemble à quelque chose, montrer à la face du monde que la France était de retour dans la cour des grands.

Le “nouveau franc” français porté sur les fonds baptismaux était à parité avec le franc suisse. un NF = un FS.

De dévaluations compétitives en dévaluations compétitives, de déficits en déficits pour cause d’investissements d’avenir, la parité NF/FS juste avant l’instauration de l’euro était de… 4,50. La valeur du franc avait donc été divisée par 4,5.

Depuis les années 1970, le côté suisse de ma famille parlait du “petit franc” pour désigner le franc français.

Petit franc ou franc fort ?

allemagne-rene-le-honzecQuel est le pays qui, durant ces 60 ans, a connu la plus forte expansion économique et dont les habitants ont vu leur niveau de vie le plus augmenter ? La France et son “petit franc” ou la Suisse et son franc fort supposé être une malédiction ?

Le revenu net par habitant a plus que quadruplé en Suisse entre 1980 et 2016 (les statistiques de la banque mondiale ne commencent qu’à cette date pour ce pays). Pendant ce temps, dans notre douce France jouissant d’habiles dévaluations compétitives, le revenu net par habitant a moins que triplé.

Prétendre qu’une monnaie forte serait nuisible est tout simplement absurde. Soit un pays est bien géré, ses habitants sont industrieux, les capitaux sont bien alloués et tout va bien. Ce pays développe une industrie à forte valeur ajoutée. Soit un pays est mal géré, ses habitants prennent des vessies pour des lanternes, dépensent en dépit du bon sens et tout va moins bien. Le gaspillage détruit la valeur ajoutée.

L’économie consiste à échanger quelque chose contre autre chose. La monnaie n’est qu’une phase transitoire de cet échange. Imaginez qu’un État vous oblige à échanger vos produits et services contre des lentilles. Supposez que les lentilles soient donc la monnaie à cours forcé et légal. Par la suite, les gouvernements successifs vous indiquent que tout irait mieux pour vous si vos lentilles pouvaient être vendues moins cher à l’étranger. C’est absurde, n’est-ce pas ?

En réalité, la dévalorisation de la monnaie n’est que la dévalorisation de la valeur ajoutée par le travail des habitants d’une zone monétaire. Notre gouvernement nous brade à l’étranger mais nous taxe au prix fort sur tous les biens importés qui se renchérissent.

Les Allemands savent cela. Les Allemands méprisent la monnaie faible et les charlatans qui en font la promotion.

Oui, l’Allemagne a vendu à crédit des Mercedes, des BMW, des Volkswagen, des machines-outils… Oui, des pays à tradition de “monnaie faible” se sont crus riches et lui ont acheté à crédit, croyant profiter de l’aubaine d’une “monnaie forte”. Où est la culpabilité de l’Allemagne dans le déséquilibre commercial qui s’est installé ? Depuis quand est-on “obligé d’acheter” et surtout à crédit ?

wapler

 

Oui, la Deutsche Bank a des difficultés, est un dinosaure qui n’est pas étouffé par ses scrupules et a plongé dans tous les coups tordus de la finance (subprime, manipulations de l’euribor, du libor, des matières premières…). Oui, le bon élève Allemagne abrite ce monstre. Mais l’Allemagne n’a pas profité de l’euro, elle a simplement profité des chimères des autres pays.

Une monnaie saine ne doit pas avoir besoin de cours légal et forcé pour s’imposer. Elle doit pouvoir être en concurrence avec d’autres monnaies au lieu d’être administrée dans le but de léser les populations à laquelle elle est imposée.

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Publié par le 14 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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