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Rhume, toux, fièvre… « Que Choisir » publie une « liste noire » des médicaments pour enfants : voici les traitements à éviter

Le mensuel dévoile une liste de traitements « inutiles », voire « dangereux », pour les enfants. Franceinfo résume ce qu’il faut en retenir.

Rhume, toux, régurgitations… Les plus petits souffrent régulièrement de pathologies bénignes. Comment soigner ces maux de tous les jours ? En évitant de donner trop de médicaments aux enfants, répond le magazine Que Choisir, qui dévoile, jeudi 22 février, une liste de traitements « inutiles » voire « dangereux » pour les plus jeunes. Faut-il donner du sirop pour la toux aux enfants ? Quel médicament choisir en cas de fièvre ou de diarrhée ? Franceinfo fait le point sur les recommandations de Que Choisir – à retrouver en intégralité dans le numéro en kiosques– pour s’y retrouver entre traitements à éviter et ceux à privilégier.

Contre les régurgitations

Ce qu’il faut éviter. Près d’un tiers des enfants de moins d’un an régurgitent. Ce phénomène, sans gravité, ne nécessite pas de traitement dans la grande majorité des cas. « Seul le reflux gastro-œsophagien pathologique nécessite une prise en charge,martèle à franceinfo Christophe Delacourt, président de la Société française de pédiatrie et médecin à l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris. On ne doit donner de médicaments que lorsque le reflux a des conséquences sur l’alimentation (une prise insuffisante des biberons) ou sur la croissance de l’enfant. » Ces cas sont toutefois très rares, note Que Choisir.

Mieux vaut donc éviter d’utiliser les pansements gastriques, comme le Gaviscon nourrisson ou le Polysilane, qui n’ont pas d’efficacité prouvée. « La seule recommandation valable est d’en donner aux enfants qui, en âge de s’exprimer, disent se sentir mieux », estime Que Choisir. Le magazine rappelle par ailleurs que le Motilium est parfois prescrit chez les enfants. Or, il peut causer des « effets indésirables graves tels que des problèmes cardiaques et des effets indésirables neurologiques rares ».

Ce qu’il faut privilégier.Dans la plupart des cas, « il suffit de quelques conseils sur la façon de donner le biberon pour limiter les régurgitations », estime Christophe Delacourt. Si le problème persiste, Que Choisir recommande les épaississants (Magic Mix de Picot, Gumilk bébé expert de Gallia…) ou le lait déjà épaissi tel que le Galliagest. Ils « n’agissentpas directement sur le reflux (remontées acides) mais diminuent les régurgitations (remontée de lait ou d’aliment qui se produit sans effort) », explique le rapport de Que Choisir« Ce problème disparaît généralement dès que l’enfant passe en position verticale, vers l’âge de douze mois », rassure le pédiatre de l’hôpital Necker.

En cas de reflux pathologique, « seuls les inhibiteurs de la pompe à protons ont prouvé leur efficacité », ajoute le président de la SFP. « On évitera de les utiliser sans raison et trop longtemps », préconise Que Choisir, évoquant les traitements comme l’Inexium et le Mopral.« Les recommandations européennes sont, lors d’une suspicion de reflux pathologique, de faire un essai de deux semaines et de se limiter à un traitement de deux mois en cas de succès. »

Contre le rhume

Ce qu’il faut éviter. Les enfants peuvent être fréquemment sujets au rhume, accompagné de nez qui coule ou bouché. Quelle que soit la gêne occasionnée, il ne faut pas utiliser de sprays décongestionnants à l’instar du Pernazène ou du Rhinofluimucil chez les moins de 15 ans. « Ils contiennent des vasoconstricteurs, contre-indiqués à cause des risques sur le système vasculaire et cardiaque », met en garde Christophe Delacourt. Ces produits ne sont normalement plus prescrits pour traiter les rhumes chez les enfants.

Que Choisir recommande également d’éviter les sprays antiseptiques (comme le Dolirhume) qui peuvent provoquer des irritations, ainsi que les antihistaminiques (Algotropyl, ActifedSign…) qui n’ont aucune utilité dans le traitement du rhume. Mieux vaut aussi vous passer des huiles essentielles avant 12 ans : celles qui contiennent des terpènes (camphre, thym, lavande…) qui peuvent provoquer des convulsions chez les plus jeunes ou les enfants épileptiques.

Ce qu’il faut privilégier.« En cas de rhume, il n’y a rien d’autre à faire que des lavages de nez », assure Christophe Delacourt. Que Choisir recommande ainsi de privilégier les mouche-bébés, en prenant garde à ne pas blesser les nourrissons avec l’embout du dispositif et le sérum physiologique. Les sprays d’eau de mer, tels que le Marimer, peuvent également être utilisés, mais avec précaution chez les tout petits car « la pulvérisation est assez puissante ».

« Il faut laisser les infections virales banales se passer chez les enfants, insiste le président de la Société française de pédiatrie. Il faut en revanche consulter un médecin si elles s’accompagnent d’une fièvre élevée, si la respiration ou l’alimentation sont gênées, ou si les symptômes persistent ou s’aggravent au-delà de cinq jours. »

Contre la toux

Ce qu’il faut éviter. La toux est généralement provoquée par « l’écoulement dans la gorge des sécrétions nasales causée par un rhume », explique Que Choisir. Dans ce cas, « mieux vaut traiter la cause, plutôt que s’acharner à faire disparaître » le symptôme. S’ils peuvent parfois être utilisés pour traiter la toux sèche, les sirops antihistaminiques (Humex toux sèche, Toplexil, Rhinathiol…) sont « rarement utiles » et peuvent parfois provoquer des convulsions. Il faut par ailleurs exclure les sirops codéinés (Euphon, Néo-codion…) et les traitements à base de dextrométhorphane, de pholcodine ou de noscapine, qui peuvent avoir des effets secondaires graves.

Et en cas de toux grasse ? Les fluidifiants bronchiques (Mucomyst, Bronchokod et tous les génériques à base d’acétylcystéine…) sont totalement proscrits chez les enfants, en particulier les moins de deux ans. « Ces médicaments peuvent avoir un effet pervers et aggraver l’encombrement des bronches chez les petits », qui toussent moins bien, explique Christophe Delacourt.

Ce qu’il faut privilégier. Que Choisir ne recommande aucun médicament pour traiter les quintes de toux chez l’enfant. « C’est un réflexe naturel pour dégager les voies respiratoires », rappelle le magazine. Mieux vaut donc faire des lavages de nez et élever la tête du lit, pour éviter que les sécrétions nasales ne coulent dans la gorge. Que Choisir suggère éventuellement de donner « du miel, mélangé à du yaourt », chez les enfants de plus d’un an. « La toux n’a, en soit, pas de raison d’inquiéter les parents, rassure Christophe Delacourt. Tant qu’elle ne provoque pas des régurgitations après le biberon et que les sécrétions ne gênent pas la respiration, il n’est pas nécessaire de consulter immédiatement un médecin. »

Contre la fièvre

Ce qu’il faut éviter.L’ibuprofène (Advilmed, Nurofenpro) n’est pas le premier médicament à donner à votre enfant en cas de fièvre, selon Que Choisir. Cette molécule peut avoir des effets secondaires au niveau des reins et du système digestif. « Lorsque la maladie est provoquée par une bactérie et pas un virus, l’ibuprofène peut aggraver l’infection », ajoute Christophe Delacourt. Que Choisir recommande donc de ne pas en donner aux enfants sans avis médical.

Ce qu’il faut privilégier. Le paracétamol (Doliprane, Dafalgan pédiatrique…) peut être donné dès la naissance pour traiter la fièvre car il n’a que « peu d’effets secondaires ». Il faut néanmoins respecter les quantités prescrites en fonction du poids de l’enfant, car cette molécule peut, en grande quantité, s’avérer toxique pour le foie. « Il n’est pas indispensable de donner du paracétamol aux petits si la fièvre n’affecte pas trop leur état général », note le pédiatre de l’hôpital Necker. Si la fièvre est très forte, qu’elle persiste au-delà de 48 heures ou qu’elle est associée à d’autres symptômes qui pourraient suggérer une infection bactérienne, mieux vaut contacter votre pédiatre.

Contre la diarrhée

Ce qu’il faut éviter. Certains traitements sont contre-indiqués si les enfants connaissent un épisode de diarrhée aiguë. Les antiseptiques intestinaux, comme le Panfurex, ne sont pas efficaces et peuvent avoir des effets secondaires graves. L’Immodium est également proscrit car il ne fait que ralentir le transit. « Chez un adulte, c’est confortable, mais chez un petit, cela peut masquer le fait que de l’eau continue de s’accumuler dans les intestins, prévient Christophe Delacourt. On peut avoir l’impression que la diarrhée s’est arrêtée alors que l’enfant continue de se déshydrater. »

D’autres médicaments ne sont que peu utiles. L’effet bénéfique des probiotiques, censés rétablir la flore intestinale de l’enfant, « n’a pas été démontré », note Que Choisir. Le Smecta modifie l’apparence des selles mais ne réduit pas le risque de déshydratation. Si le Tiorfan est également classé comme « peu utile » par l’UFC, Christophe Delacourt estime qu’il « peut être prescrit en cas d’épisode grave ». « Il n’est pas nécessaire pour une diarrhée banale mais, dans certains cas, il permet de réduire la sécrétion d’eau dans l’intestin », explique le professeur en pédiatrie.

Ce qu’il faut privilégier. En cas de diarrhée aiguë chez les plus petits, Que Choisirrecommande de donner régulièrement des solutions de réhydratations orales (Adiaril, Hydranova…). Ce « mélange de sucre et de sels minéraux » se présente sous forme de sachets en poudre à diluer et permet d’éviter la déshydratation. « Il ne faut pas bloquer l’élimination des selles, ajoute Christophe Delacourt. Après quelques heures, on peut généralement reprendre une alimentation normale. »

Francetv info

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Publié par le 22 février 2018 dans général, Santé - nutrition, société

 

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L’iPhone collecte vos données, voici comment vous protéger

L'iPhone collecte vos données, voici comment vous protéger

Prêt à acquérir un nouvel iPhone? Il est nécessaire de prêter une attention particulière aux paramètres de confidentialité, car le système suit vos déplacements, recueille vos données privées, et tout cela peut tomber entre des mains malintentionnées. Sputnik passe en revue les moyens de protéger votre vie privée sur ces portables.

En 2018, toute notre vie réside dans notre smartphone: contacts, fichiers privés, accès aux informations bancaires… De plus, les smartphones sont capables de recueillir vos données biométriques, telle que votre empreinte digitale ou les traits de votre visage.

Suite à la présentation de l’iPhone X, doté de la reconnaissance faciale, quelques utilisateurs tirent la sonnette d’alarme, et pour une bonne raison. Plusieurs révélations ont été faites à propos des géants des technologies, comme Google, qui recueillent secrètement les données de leurs utilisateurs.

«De nombreuses agences de renseignement du monde entier mettent en garde la population contre les téléphones chinois. Certains alertent contre un malware espion, d’autres préviennent de l’envoi de données personnelles en Chine. Je ne sais pas ce qu’ils peuvent faire avec ça, mais je peux dire avec certitude que Google et Apple collectent des données utilisateur et les envoient en Amérique», a tweeté un utilisateur concerné.

Même en utilisant les produits d’Apple, il est possible de prendre des mesures pour mieux protéger sa vie privée. Sputnik a jeté un œil sur les dernières révélations au sujet de la collecte des données personnelles par Apple et présente des astuces pour la contourner.

Les applications iPhone peuvent photographier à notre insu?

En octobre dernier, un employé de Google et spécialiste du code iOS, Felix Krause, a jeté un sérieux doute sur les derniers smartphones d’Apple dans un article sur son blog. Il affirme qu’après qu’une application reçoit l’autorisation d’accès à l’appareil photo de l’iPhone, elle peut le solliciter sans le consentement du propriétaire.

Afin de prouver la véracité de ses propos, il a monté une vidéo de démonstration. Dans celle-ci, il crée un faux réseau social qui obtient un accès illimité aux prises de vues.

N’importe quelle application, que cela soit un réseau social ou un service de messagerie, peut accéder aux caméras avant et arrière, prendre photos et vidéos sans le signaler lorsque l’appli tourne en tache de fond et les publier ou les stocker automatiquement en ligne, raconte le spécialiste.

La dernière version iOS 11 soulève aussi des questions: doté de la reconnaissance faciale, l’appareil photo de l’iPhone X peut même, selon l’ingénieur, lancer une analyse du visage.

Afin de solutionner ce problème, M. Krause a suggéré plusieurs options à la marque à la pomme: ne donner qu’un accès temporaire à l’appareil photo, créer une fonction qui signale en permanence que la caméra est active, ajouter une petite LED près des capteurs afin de montrer qu’ils sont actifs.

Quelle solution pour les utilisateurs? C’est en fait assez simple: ne donnez pas toutes les permissions proposées aux applications. Pour les photographies, utilisez uniquement des applications intégrées, leurs capacités à obtenir des images et des vidéos de haute qualité sont suffisantes. De plus, le spécialiste conseille de couvrir l’appareil photo et de ne le découvrir que lorsque vous avez besoin de l’utiliser.

Apple de mèche avec Uber?

L’application iPhone d’Uber a obtenu  un accès secret à de puissantes fonctionnalités d’Apple. En 2017, des chercheurs en sécurité informatique ont rapporté à Gizmodo qu’Apple aurait donné accès à Uber à l’écran des smartphones des utilisateurs. Pour quelle raison? Le but serait d’améliorer l’application Uber pour l’Apple Watch.

«Il semblerait qu’un autre développeur tiers ait obtenu l’accès à ce genre de données très sensibles. Au vu des problèmes passés d’Uber quant au respect de la vie privée, je suis très curieux de savoir comment ils ont convaincu Apple de leur laisser cet accès», a déclaré l’un des chercheurs, Will Strafach, soulignant qu’obtenir une telle permission reste très rare.

Suite aux informations publiées sur Gizmodo, Uber s’est empressé de mettre les points sur les i. La société a informé Business Insider que le code de l’application qui permettait cet accès n’était pas encore utilisé et qu’il constitue surtout une trace qui remonte à une ancienne version de l’application destinée à l’Apple Watch.

Même si l’intention est, semble-t-il, tout à fait honorable, il y a matière à s’inquiéter. Que se passerait-il si un hacker prenait le contrôle d’Uber? Il pourrait alors, en théorie, enregistrer tout ce qu’il y a sur l’écran des utilisateurs de l’application sur iPhone.

«Every step you take, I’ll be watching you»

De plus, Apple recueille des informations sur votre sexe et votre nationalité, sur les livres que vous lisez et la musique que vous écoutez. La société est intéressée par votre localisation, le type d’appareil, même votre nom, adresse et âge, et, en général, tout ce que l’on peut apprendre sur vous via votre mobile.

Pas de panique! Les services d’Apple fonctionnent comme les moteurs de recherche, qui collectent vos données sous forme impersonnelle pour pouvoir mieux cibler les publicités qui vous sont envoyées. Ces informations peuvent à la fois être utilisées par Apple et par des tiers, raconte le Laboratory Kaspersky, mais sans pouvoir isoler les données individuelles d’une personne. Dans la section des paramètres, il est possible d’éteindre cette fonctionnalité et d’effacer les données déjà recueillies.

Quant aux services de géolocalisation, ils suivent les déplacements dans l’espace. Apple utilise ces données pour la prévision météorologique et calculer les trajets sur Apple Maps ou Google Maps. Votre service de géolocalisation est déterminé par les données des stations de base, des points d’accès Wi-Fi et des satellites GPS. Dans le même temps, la fonction de géolocalisation utilise activement la charge de la batterie.

Vous pouvez activer ou désactiver l’utilisation des données de localisation pour chaque application individuellement. Décidez simplement quels programmes n’ont absolument pas besoin de savoir où vous vous trouvez et bloquez leur cet accès.

De plus, si vous ne savez pas pourquoi l’application accède à votre caméra, microphone ou photos, essayez de l’éteindre et regardez si quelque chose change dans le fonctionnement de l’appli. Vous pourrez toujours rétablir l’accès si l’application ne peut pas fonctionner correctement.

 

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Pourquoi le dollar faiblit alors que les taux grimpent ? Voici l’explication de Deutsche Bank

usa dollar

Il s’agit de la question à 5 francs que tout le monde se pose : pourquoi le dollar baisse alors que les taux grimpent ? Serait-ce en raison de la détérioration inscrite dans le marbre de la situation fiscale des États-Unis ? Selon Deutsche Bank, l’explication est simple (source) :

« Tandis que les taux américains grimpent considérablement, comment est-il possible que le dollar soit aussi faible ? La réponse est simple : le dollar ne baisse pas malgré des taux en hausse, mais à cause de cela. Des taux plus élevés signifient que le prix des obligations baisse, ce qui signifie que les investisseurs ne veulent pas les acheter et donc leur prix baisse davantage. Il s’agit d’un changement total de dynamique par rapport aux années précédentes.

La faiblesse du dollar en 2018 trouve son origine dans 2 problèmes majeurs. Tout d’abord, les valorisations des actifs américains sont extrêmement élevées. Que ce soient les actions en termes de ratio cours/bénéfice ou les primes de terme pour les obligations, nous sommes à des plus hauts depuis les années 60. Pour faire court, les prix des obligations et des actions ne peuvent pas continuer de grimper de concert. La fin de cette corrélation est structurellement négative pour le dollar car elle engendre des flux continus vers les marchés obligataires et actions.

suite et fin

 
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Publié par le 21 février 2018 dans économie, général, International

 

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Voici pourquoi la Russie pourrait installer au Soudan une base donnant sur la mer Rouge

 

Map of Sudan
Voilà une news qui pourrait expliquer beaucoup de choses – Le président soudanais Omar al-Bashir, en place depuis 1996, a invité l’armée russe dans son pays lors de sa visite historique à Moscou la semaine dernière, déclarant que le Soudan avait besoin d’une protection contre un complot de type guerre hybride fomenté par les Américains voulant « balkaniser » son État en cinq mini-États à la suite de la sécession du Soudan du Sud en 2011.

Au cours de la conversation, il a également déclaré que le Soudan demandait l’aide de la Russie pour moderniser ses forces armées et que l’État soudanais, avec sa position géostratégique avantageuse, pourrait devenir la « clé de l’Afrique » pour Moscou si les deux parties décidaient d’élever leur partenariat à un niveau stratégique. La situation géographique du Soudan est en effet cruciale car il est situé à l’intersection de l’Afrique du Nord et de l’Est. Il a également un fort potentiel de connectivité maritime et continentale en raison de son emplacement sur les rives occidentales de la mer Rouge mais aussi pour les plans de Route de la Soie de la Chine de construire une ligne de chemin de fer transsaharienne de Port-Soudan à la capitale tchadienne de N’Djamena pour éventuellement faciliter les échanges entre l’Afrique de l’Ouest et la République populaire de Chine via cette future route.

Un autre point d’importance géopolitique en faveur d’une base russe potentielle au Soudan est que Khartoum est avantageusement situé entre les États rivaux d’Égypte et d’Éthiopie et pourrait donc jouer un rôle assez logique de médiation entre eux. L’inclusion de la Russie dans ce format pourrait doter Moscou d’un potentiel inégalé pour « équilibrer » la situation entre ces deux pays et leurs partenaires du CCG, vu comment la « guerre froide du Golfe » s’est récemment étendue à la Corne de l’Afrique par le déploiement de l’armée pro-égyptienne des EAU en Érythrée et dans l’État auto-proclamé du Somaliland. Dans le même temps, le Qatar a réussi à rafistoler ses relations avec l’Éthiopie. Le tout est centré sur les plans ambitieux d’Addis-Abeba visant à construire un barrage controversé sur le Nil Bleu. Grâce à un partenariat qui pourrait se renforcer avec le Soudan, la Russie pourrait donc négocier non seulement entre l’Égypte et l’Éthiopie, mais aussi entre les EAU et le Qatar, remplissant ainsi le rôle de « rééquilibrage » pensé pour le  XXIe siècle par la faction « progressiste » du ministère des Affaires étrangères de Moscou.

Egypte-Ethiopie : Partage des eaux du Nil, Accord à Khartoum

La mise en place d’une base au Soudan permettrait donc à la Russie de compléter son rapprochement avec l’Arabie saoudite en se donnant un rôle régional central dans ce nouveau théâtre de la « guerre froide du Golfe » entre les alliés du Royaume et le Qatar, et lui permettre de prendre pied dans le royaume des affaires africaines après sa retraite rapide [celle de l’URSS, NdT] à la fin de la guerre froide. La Russie pourrait étendre son influence post-Printemps arabe en Afrique du Nord, plongeant le long de la mer Rouge vers l’Afrique de l’Est, qui constitue une porte d’entrée stratégique pour arrimer éventuellement l’Éthiopie et établir une présence le long de la Route de la Soie sahélo-saharienne de l’Afrique de l’Ouest. Dans l’ensemble, il serait parfaitement logique que la Russie suive la proposition du président el-Bashir et construise une base au Soudan, car ce serait un mouvement à très faible coût mais à haut rendement qui incarnerait stratégiquement un résultat gagnant-gagnant pour le monde multipolaire.

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Publié par le 19 janvier 2018 dans général, International, Politique

 

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Météo. Après Ana, Bruno, Carmen, voici Eleanor

  • Carte de prévision de vent pour ce mercredi matin à 3 heures : David arrive sur le tiers nord de la France.

Que se passe-t-il au niveau du Climat ??? Cette année les tempêtes ne cessent de se succéder sur la France et l’Europe … Ce qui n’est pas le cas les autres années . Apres les grandes tempêtes de cet automne et la destruction de saint martin, c’est maintenant en France continentale que ça se passe . Le hasard , ou encore une arme météo dirigée contre nous ??? Z 

Ana, Bruno, Carmen… La litanie des tempêtes hivernales balance son chapelet de grains noirs et de vagues blanches sur l’Ouest de la France, et jusqu’à l’intérieur des terres. À peine Carmen a-t-elle quitté notre pays qu’une autre dépression s’avance, baptisée David chez nous, Eleanor en Grande-Bretagne. De ce mardi soir à mercredi soir, elle touchera principalement le tiers nord du pays. Et se conjuguera à des coefficients de marée de 106 et 107. 21 départements sont déjà en vigilance orange.

Rude début d’année. 2018 a commencé sous les auspices du vent fort et des vagues, la tempête Carmen ayant couvert d’écume blanche les côtes du Grand Ouest et coloré en orange la vigilance de 40 départements. De la Bretagne à la Corse, en passant par l’Aquitaine, on a enregistré des rafales à plus de 130 km/h, un homme d’une soixantaine d’années a été tué par la chute d’un arbre près de Saint-Jean-Pied-de-Port, et 11 000 foyers sont encore privés d’électricité ce mardi matin.

La vigilance orange vent a été levée sur la Haute-Corse et la Corse-du-Sud, les deux derniers départements où elle était encore en vigueur, a annoncé Météo France ce mardi matin.

Des rafales de 110 à 120 km/h attendues

C’est fini, donc ? Non. Une autre tempête, David (Eleanor pour les Britanniques), pointe déjà le bout de son nez. Elle va surtout cogner fort en Irlande, en Écosse et en Angleterre, mais va aussi concerner le tiers nord de notre pays.

Carte de prévision de vent pour ce mercredi matin à 5 heures.
Carte de prévision de vent pour ce mercredi matin à 5 heures. | Weather 4D HD

Dès ce mardi soir (vers 22 h sur les côtes de la Manche) et la nuit prochaine, le vent d’ouest va se renforcer. De fortes rafales vont balayer la France des Pays de Loire jusqu’au Nord-Est. Celles-ci atteindront mercredi matin 110 à 120 km/h sur le littoral, 130 km/h sur les caps exposés et jusqu’à 100 km/h dans les terres.

Carte des rafales maximales prévues de ce mardi soir à mercredi soir.
Carte des rafales maximales prévues de ce mardi soir à mercredi soir. | Agate Météo

Cela dit, des phénomènes orageux associés peuvent engendrer des vents supérieurs de 20 % à ces valeurs. De ce fait, David pourrait se montrer plus virulent que Carmen dans les terres.

Du coup, 21 départementrs sont déjà en vigilance orange, pour le vent et/ou le phénomène vagues-submersion : Aisne (02), Calvados (14), Eure (27), Eure-et-Loir (28), Finistère (29), Loiret (45), Manche (50), Nord (59), Oise (60), Orne (61), Pas-de-Calais (62), Paris et sa petite couronne (75-92-93-94), Seine-Maritime (76), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Somme (80), Essonne (91) et Val-d’Oise (95).

Carte de vigilance selon Météo France.
Carte de vigilance selon Météo France. | Visactu

 

Des coefficients de marée élevés

Parmi tous ces départements, ceux situés en bord de mer devront prendre garde à des risques réels de vagues-submersion, en raison de coefficients de marée qui culmineront mercredi à 106 le matin et 107 le soir.

D’autant que David va rester sur notre territoire a priori jusqu’à 18 heures.

Carte de prévision des vents pour mercredi matin à 8 h.
Carte de prévision des vents pour mercredi matin à 8 h. | Arpège Météo France

 

Cartes de prévision américaine pour ce mercredi.
Cartes de prévision américaine pour ce mercredi. | NOAA

Un autre coup de vent de mercredi à jeudi…

Et ensuite ? Eh bien, d’autres dépressions sont à venir. Un fort coup de vent est modélisé entre mercredi soir et jeudi après-midi sur un axe s’étendant du Poitou-Charentes aux frontières de l’Est. Selon Agate Météo, les rafales estimées sont de l’ordre de 80 à 90 km/h, ponctuellement 100 km/h dans les terres, 90 à 110 km/h sur les zones littorales.

Regardez ci-dessous la carte météo de prévision pour le jeudi 4 janvier à 0 h : au programme, encore et toujours du vent.

Carte de prévision américaine pour le jeudi 4 janvier à 0 h.
Carte de prévision américaine pour le jeudi 4 janvier à 0 h. | NOAA

… et peut-être encore un vendredi

Enfin, un renforcement des vents est aussi prévu pour la journée de vendredi, de la Bretagne jusqu’à la région des Hauts-de France avec des rafales voisines de 90 km/h dans les terres, 90 à 100 km/h sur la côte d’Opale et le rivage de la Manche.

Le chapelet noir des tempêtes n’a pas fini de s’égrener.

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Publié par le 2 janvier 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Monsanto: Après le glyphosate, voici le dicamba

Monsanto: Après le glyphosate, voici le dicamba

Monsanto a gagné mardi une bataille autour d’un herbicide controversé sur lequel le géant de l’agrochimie a beaucoup misé, des législateurs de l’Arkansas décidant d’aller à l’encontre de recommandations de leur propre administration en ne limitant pas l’utilisation du produit chimique.

L’agence en charge de la régulation des pesticides dans cet Etat du sud des Etats-Unis avait préconisé début novembre d’interdire le dicamba, cousin du glyphosate, dans les champs entre le 16 avril et le 31 octobre après avoir observé des problèmes importants cet été.

L’utilisation de cet herbicide a en effet soudainement bondi après la commercialisation par Monsanto de semences de soja et de coton génétiquement modifiées pour le tolérer.

Des réclamations

Mais le dicamba a aussi eu tendance à se propager sur les champs alentours, y compris les nouvelles formules censées être moins volatiles développées par Monsanto, BASF et DowDupont, déclenchant de nombreuses réclamations, en particulier dans l’Arkansas.

Un comité du Congrès de l’Etat a toutefois rejeté mardi les recommandations de l’agence et lui a demandé de retravailler sur le sujet en prenant notamment en compte «des preuves basées sur la science», selon un communiqué.

Ce comité législatif a également incité l’agence à réfléchir à une éventuelle différentiation des règles entre le nord et le sud de l’Etat et en fonction des températures et du niveau d’humidité de l’air.

«Cela représente un pas dans la bonne direction», s’est félicité auprès de l’AFP Scott Partridge, responsable de la stratégie mondiale de Monsanto. Cette décision «envoie un message très clair aux agriculteurs de l’Arkansas en reconnaissant qu’ils ont besoin de ce produit».

Débats observés

Les distributeurs du dicamba, Monsanto et BASF en tête, imputent principalement l’éparpillement de l’herbicide à sa mauvaise utilisation par les agriculteurs et assurent que les problèmes peuvent être évités grâce à une meilleure formation.

D’autres, scientifiques ou agriculteurs, assurent que la nature même du produit est en cause puisqu’il est connu pour sa propension dans certaines conditions, en particulier quand il fait chaud et humide, à se transformer en gaz et à se déplacer au gré du vent.

Les débats autour du dicamba dans l’Arkansas sont particulièrement observés aux Etats-Unis. Après la recommandation émise par l’agence début novembre, le Missouri, le Dakota du Nord et le Minnesota ont pris ou annoncé qu’ils prévoyaient de prendre des mesures restreignant l’utilisation du dicamba pendant une partie de la saison.

 

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Voici le plan du Pentagone pour l’Europe

Général Curtis Scaparrotti à la tête du Commandement européen des Etats-Unis

Général Curtis Scaparrotti à la tête du Commandement européen des Etats-Unis

En préparation de la visite du président Trump en Europe -le 24 mai à Rome, le 25 au Sommet Otan de Bruxelles, les 26-27 au G7 de Taormina- le Pentagone a présenté son plan stratégique pour le « théâtre européen ». Il l’a fait par la voix du général Curtis Scaparrotti qui, étant à la tête du Commandement européen des Etats-Unis, est automatiquement à la tête de l’Otan avec la charge de Commandant suprême allié en Europe. Au Sénat des Etats-Unis, le 2 mai, le général rappelle que « le théâtre européen reste d’une importance cruciale pour nos intérêts nationaux » et que « l’Otan nous donne un avantage unique sur nos adversaires ». Cet avantage se trouve cependant à présent mis en danger par « une Russie résurgente, qui essaie de miner l’ordre international sous conduite occidentale et de se réaffirmer comme puissance mondiale ».

Le Commandant suprême appelle les alliés européens à serrer les rangs autour des Etats-Unis pour défendre par tous les moyens l’ « ordre international » -celui qui est fondé sur la suprématie économique, politique et militaire de l’Occident- mis en péril par l’émergence de nouveaux sujets étatiques et sociaux.

Il concentre le feu sur la Russie, en l’accusant d’ « activités malignes et actions militaires contre l’Ukraine » (juste au troisième anniversaire du massacre de dizaines de Russes perpétré à Odessa le 2 mai 2014 par des néo-nazis ukrainiens sous direction USA/Otan). Mais la « menace » ne provient pas que de la Russie : les Etats-Unis -déclare l’amiral Harris, chef du Commandement Pacifique- sont défiés dans cette région simultanément par « une Chine agressive et une Russie revancharde ».

En réponse à ces défis, annonce Scaparrotti, le Commandement européen des Etats-Unis « est en train de revenir à son rôle historique de combat, en adaptant ses plans aux menaces que nous avons face à nous ». Il demande donc au Congrès d’augmenter les fonds pour la «European Reassurance Initiative », l’opération lancée par les USA en 2014 officiellement pour « rassurer » les alliés Otan et partenaires européens, pour laquelle 3,4 milliards de dollars ont été attribués en 2017. « De significatifs investissements sont nécessaires -souligne le général- pour augmenter dans toute l’Europe notre présence avancée, le pré-positionnement de matériels militaires, les exercices pour la préparation aux conflits ».

Le plan est clair et il est déjà en acte : transformer l’Europe en première ligne de la confrontation avec la Russie. C’est ce que confirme l’annonce, faite le 4 mai, que l’Armée USA en Europe a constitué un nouveau quartier général à Poznan, en Pologne, pour commander les plus de 6 mille soldats étasuniens basés en Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie, Allemagne, Slovaquie, Hongrie, Roumanie et Bulgarie, dans le but de « renforcer le flanc oriental de l’Otan comme dissuasion envers la Russie ».

Au déploiement sur le flanc oriental -comprenant forces blindées, chasseurs-bombardiers, navires de guerre et unités de missiles y compris nucléaires- participent les puissances européennes de l’Otan, comme le démontre l’envoi de troupes françaises et de chars d’assaut britanniques en Estonie.

Et l’armée européenne ? Dans la rencontre avec les ministres de la défense de l’Union européenne, le 27 avril à Malte, le secrétaire général de l’Otan Stoltenberg n’a laissé aucun doute :

« Il a été clairement convenu par l’Union européenne que sont objectif n’est pas de constituer une nouvelle armée européenne ou des structures de commandement en compétition avec celles de l’Otan, mais quelque chose qui soit complémentaire à ce que fait l’Otan ».

Le bâton de commandement reste donc solidement dans les mains du Commandant suprême allié en Europe, un général étasunien nommé par le président des Etats-Unis.

Manlio Dinucci

 

https://ilmanifesto.it/ecco-il-piano-del-pentagono-per-leuropa/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

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Publié par le 10 mai 2017 dans général, International, Politique

 

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