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Vers l’après-guerre du Moyen-Orient élargi

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Contredisant les apparences de la propagande atlantiste, Thierry Meyssan interprète les relations internationales sur le temps long. Pour lui, il n’y a pas eu de guerre civile durant les sept dernières années en Syrie, mais une guerre régionale de dix-sept ans au Moyen-Orient élargi. De ce vaste conflit, dont la Russie sort vainqueur face à l’OTAN, émerge progressivement un nouvel équilibre du monde.

 

Toute guerre finit avec des vainqueurs et des vaincus. Les dix-sept ans que nous venons de vivre au « Moyen-Orient élargi » ne peuvent pas faire exception [1]. Pourtant, alors que Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi ont été éliminés et que la Syrie est en train de gagner, il n’y a pas d’autre perdant que le peuple arabe.

Tout au plus peut-on feindre de croire que le problème n’est qu’en Syrie. Et qu’en Syrie, il n’est qu’à la Ghouta. Et que dans la Ghouta, l’Armée de l’islam a perdu. Cet épisode ne suffira pas pour déclarer la fin des hostilités qui ravagent la région, détruisent des villes entières et y tuent les hommes par centaines de milliers.

Pour autant, la fable de la contagion des « guerres civiles » [2] permet aux 130 États et organisations internationales qui participèrent aux sommets des « Amis de la Syrie » de dénier leurs responsabilités et de garder la tête haute. Et comme ils n’accepteront jamais leur échec, ils continueront leurs exactions sur d’autres théâtres d’opération. En d’autres termes : leur guerre sera bientôt finie dans la région, mais elle se poursuivra donc ailleurs.

De ce point de vue, ce qui s’est joué en Syrie depuis la déclaration de guerre des États-Unis – le Syrian Accountability Act –, en 2003, c’est-à-dire il y a presque 15 ans, aura façonné l’Ordre du monde qui est en train de se constituer. En effet, si presque tous les États du « Moyen-Orient élargi » ont été affaiblis, voire détruits, seule la Syrie est toujours debout et indépendante.

Par conséquent, la stratégie de l’amiral Cebrowski, visant à détruire les sociétés et les États des pays non-globalisés et à racketter les pays globalisés pour qu’ils puissent avoir accès aux matières premières et aux sources d’énergie de cette zone, ne pourra plus être mise en œuvre par le Pentagone, ni ici, ni ailleurs.

Sous l’impulsion du président Trump, les Forces armées US cessent lentement leur soutien aux jihadistes et commencent à se retirer du champ de bataille. Cela n’en fait pas des philanthropes, mais des réalistes, et devrait marquer la fin de leur engagement contre des États.

 

(Vidéo en anglais non sous-titrée)

 

Renouant avec la Charte de l’Atlantique par laquelle Londres et Washington s’accordaient, en 1941, pour contrôler ensemble les océans et le commerce mondial, les mêmes États-Unis se préparent au sabotage du commerce de leur rival chinois. Donald Trump reforme les Quads (avec l’Australie, le Japon et l’Inde) pour limiter les déplacements de la flotte chinoise dans le Pacifique. Simultanément, il nomme comme conseiller de Sécurité, John Bolton, dont la grande réalisation sous Bush Jr. fut d’impliquer les Alliés dans la surveillance militaire des océans et du commerce global.

Le grand projet chinois de routes de la soie (à la fois route terrestre et maritime) ne devrait pas aboutir dans les prochaines années. Bejing ayant décidé de faire passer ses marchandises par la Turquie plutôt que par la Syrie et par la Biélorussie plutôt que par l’Ukraine, des « troubles » vont désormais surgir dans ces deux pays.

Au XVème siècle déjà, la Chine avait tenté de rouvrir la route de la soie en construisant une gigantesque flotte de 30 000 hommes sous le commandement de l’amiral musulman Zheng He. Malgré l’accueil chaleureux de cette pacifique armada dans le Golfe persique, en Afrique et en mer Rouge, ce projet échoua. L’empereur fit brûler la totalité de la flotte. La Chine se referma sur elle-même durant cinq siècles. Le président Xi s’est inspiré de cet illustre prédécesseur pour imaginer « la Route et la Ceinture », mais il pourrait être amené comme l’empereur Ming Xuanzong à saborder lui-même son initiative, quelles que soient les sommes investies par son pays – et donc perdues.

Le Royaume-Uni quant à lui n’a pas abandonné son plan de nouvelle « révolte arabe » par laquelle il avait porté au pouvoir les wahhabites de la Libye à l’Arabie saoudite, en 1915. Cependant, le « printemps arabe » de 2011, qui devait consacrer cette fois les Frères musulmans, s’est brisé sur la Résistance syro-libanaise.

Londres entend mettre à profit le « pivot vers l’Asie » des États-Unis pour retrouver le rayonnement de son ancien empire. Il s’apprête à quitter l’Union européenne et oriente ses armées contre la Russie. Il a tenté de rassembler le plus grand nombre d’alliés possible derrière lui en instrumentant l’affaire Skripal, mais a éprouvé plusieurs déconvenues, dont le refus de la Nouvelle-Zélande de continuer à jouer le dominion docile. Il devrait logiquement réorienter ses jihadistes contre Moscou comme il le fit lors des guerres d’Afghanistan, de Yougoslavie et de Tchétchénie.

La Russie, seule grande puissance à sortir victorieuse du conflit moyen-oriental, est parvenue à réaliser l’objectif de la Tsarine Catherine II d’accéder à la Méditerranée et de sauver le berceau du christianisme sur lequel sa culture est fondée.

Moscou devrait maintenant développer l’Union économique eurasiatique, à laquelle la Syrie est candidate depuis 2015. À l’époque, son adhésion avait été suspendue à la demande de l’Arménie inquiète de faire entrer dans l’espace économique commun un État en guerre, mais la donne change.

Le nouvel équilibre du monde est déjà bipolaire depuis que la Russie a révélé son nouvel arsenal nucléaire. Le monde devrait être divisé en deux, non pas par un rideau de fer, mais par la seule volonté des Occidentaux qui séparent déjà les systèmes bancaires et bientôt l’Internet. Il devrait reposer sur l’OTAN d’un côté et, non plus sur le Pacte de Varsovie, mais sur l’Organisation du Traité de sécurité collective de l’autre. En une trentaine d’années, la Russie a tourné la page du bolchevisme et a déplacé son influence d’Europe centrale vers le Moyen-Orient.

Dans un mouvement de balancier, l’Occident, ancien « monde libre », se transforme en un ensemble de sociétés coercitives et faussement consensuelles. L’Union européenne se dote d’une bureaucratie plus vaste et oppressante que celle de l’Union soviétique. Tandis que la Russie redevient le champion du Droit international.

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Vers une guerre commerciale entre l’Europe et les USA ou vers le retour du traité de libre-échange transatlantique ?

24hGold - Vers une guerre comm...

À lire les titres alarmistes de la « grande presse », la presse sérieuse (et sérieusement subventionnée mais c’est un autre sujet), nous sommes au bord du chaos. Que dis-je, de l’effondrement, que dis-je, de la conflagration mondiale absolue entre deux titans économiques du monde, à savoir l’Europe et les États-Unis d’Amérique.

Voici le titre d’un article du Figaro qui relaie cette dernière sortie « Trumpesque », tout en sachant que les articles traitant de cette information sont pour le moins très nombreux.

Trump juge l’Union européenne « très injuste » envers les États-Unis

« Le président américain estime que les échanges commerciaux transatlantiques souffrent d’un grave déséquilibre.

Dans un entretien à la chaîne de télévision britannique ITV diffusé dimanche soir, Donald Trump s’en est pris à l’Union européenne, estimant que Bruxelles traitait les États-Unis de manière très injuste dans leurs relations commerciales, et l’a menacée à demi-mot de représailles.

Ainsi Donald Trump a déclaré : J’ai beaucoup de problèmes avec l’Union européenne et cela pourrait se transformer en quelque chose de très gros de ce point de vue, du point de vue du commerce, déclare le président américain. Nous ne pouvons faire entrer nos produits. C’est très, très dur. Et pourtant, elle envoie ses produits chez nous : pas de taxes, très peu de taxes. C’est très injuste, ajoute-t-il. Elle n’est pas la seule, d’ailleurs. Je pourrais nommer beaucoup de pays et d’endroits qui le font. Mais l’Union européenne est très, très injuste envers les États-Unis. Et à mon avis, cela va vraiment se retourner contre elle.

Élu sur un programme aux accents protectionnistes (America First), se targuant de vouloir protéger les travailleurs et entreprises américains, Donald Trump a régulièrement accusé des pays étrangers de pratiques commerciales déloyales, dont la Chine, principal partenaire commercial des États-Unis. L’administration américaine a ainsi instauré la semaine dernière des droits de sauvegarde sur des panneaux solaires importés de Chine, mais aussi sur les grandes machines à laver fabriquées en Chine, en Corée du Sud, au Mexique, en Thaïlande et au Vietnam. En Europe, le président américain a croisé le fer avec l’Allemagne, dont il juge l’excédent commercial avec les États-Unis excessif. Il a notamment menacé d’instaurer des taxes douanières en représailles pour réduire le déséquilibre.

Interrogé sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, Donald Trump a dit qu’il se serait montré plus ferme” que la Première ministre britannique dans les négociations avec Bruxelles. Non, je ne le négocierais pas comme c’est négocié, a répondu M. Trump à la question de savoir si Theresa May était bien positionnée dans les négociations sur le Brexit. J’aurais dit que l’Union européenne n’est pas aussi bien que ce qu’elle est censée être, a-t-il ajouté. J’aurais adopté une position plus ferme sur le retrait de l’Union européenne. En janvier 2017, le milliardaire républicain avait estimé que le Royaume-Uni avait eu bien raison de quitter une UE selon lui dominée par l’Allemagne, prédisant que le Brexit serait un succès et que le bloc européen continuerait à se fragmenter. »

Voilà pour l’analyse du Figaro.

Vers un retour du traité transatlantique évidemment !!

Vous avez aimé le TTIP et sa bataille sur les accords de libre-échange totaux ?

Eh bien vous allez aimer son remake qui vient en réalité de commencer sous vos yeux et sous ceux des journalistes qui n’ont pas du tout compris ce qui se jouait, car ils sont pris par leur idéologie anti-Trump primaire.

Encore une fois, on peut ne pas aimer Trump, on peut même le détester ou le haïr, il ne faut pas pour autant le faire de façon stupide.

Trump est un homme d’affaires.

Et les hommes d’affaires négocient férocement, sinon ils seraient des hommes mais pas d’affaires…

Si Trump est milliardaire, c’est qu’il sait monter et créer des « scripts » suivant sa volonté pour amener l’autre partie là où il le souhaite en faisant croire aux autres qu’ils ont trouvé la solution.

Alors que va-t-il se passer ?

C’est vraisemblablement assez facile à prévoir.

Le ton va monter entre l’Europe et les États-Unis autour de certains sujets ayant trait à des produits plus ou moins interdits chez les uns ou chez les autres et refusés par l’un ou par l’autre…

Dès lors, deux possibilités vont s’offrir à nos mamamouchis de part et d’autre de l’immense océan qui nous sépare.

Nous pouvons nous faire la guerre commerciale avec toutes les conséquences fâcheuses que cela impliquera forcément, ou alors on finit par se mettre d’accord dans le cadre d’un “deal win-win” (gagnant- gagnant) comme disent les hommes d’affaires de la trempe d’un Trump, sous l’amicale pression des multinationales et du « big business » qui ne va pas accepter de se voir réduire considérablement ses profits, alors que nous pourrions tous, si intelligemment, ressortir comme par hasard ce beau projet de libre-échange entre nos deux grandes zones économiques.

Ainsi, les Européens en général et les Français en particulier, devenus tous complètement neuneus dès qu’ils aperçoivent un pot de Nutella en promo, pourraient en plus se jeter, affamés qu’ils sont, sur du bon bœuf aux hormones made in USA…

Mon humble avis est que, comme la guerre des monnaies, qui n’a pas lieu, la guerre commerciale entre les États-Unis et l’Europe n’aura pas lieu.

L’accord de libre-échange, lui, sera signé, et tous les mondialistes europathes ne pourront pas s’y opposer sans s’enferrer dans leurs propres contradictions, et ils s’apprêtent à offrir, sans le savoir, à Trump une belle victoire de communication, puisqu’ils… signeront en grand pompe un traité avec le « monstre » protectionniste de Washington. Une fois de plus, l’Europe sera l’outil part lequel les Français se feront couillonner.

J’en rigole déjà dans ma barbe qui blanchit à vue d’œil.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

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Publié par le 31 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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Vers un nouveau scandale de poulets contaminés au Royaume-Uni ?

poulets contaminés, Royaume-Unis

© Guitar photographer

Selon une étude menée par le gouvernement britannique, des bactéries résistantes aux antibiotiques ont été découvertes dans des poulets destinés à la consommation humaine.

Après la vache folle, un nouveau scandale sanitaire serait-il en préparation outre-Manche ? Le gouvernement britannique vient d’alerter sur la présence de superbactéries résistantes aux antibiotiques dans des poulets.

Risque de développer des maladies graves

Consommer de la viande contaminée peut s’avérer dangereux car les bactéries peuvent se transmettre à l’homme par la consommation. Mais là où la situation devient vraiment préoccupante, c’est quand les bactéries des animaux résistent aux antibiotiques. Ces superbactéries ne pourront être combattues avec des médicaments et l’homme prend alors le risque de développer des maladies graves.

Au Royaume-Uni, le gouvernement vient de publier une étude qui met en lumière la présence de Campylobacter résistantes dans des poulets destinés à la consommation. Les antibiotiques permettent de terrasser la grande majorité des bactéries, mais plus ils sont utilisés plus ils deviennent inefficaces. Les bactéries deviennent de plus en plus fortes et finissent par résister.

Bien cuire sa volaille avant de la manger

Selon la Food Standards Agency (FSA) qui a mené ces travaux, on trouve bien des superbactéries dans des « poulets frais entiers vendus au détail au Royaume-Uni. Il est donc important de manipuler le poulet de façon hygiénique et de bien le cuisiner pour réduire les risques pour la santé publique », ajoutent les auteurs de ce rapport. Ces travaux inquiètent et interpellent sur les méthodes d’élevages. Pour rappel, en 2014 déjà, une étude révélait que 70 % de la viande de poulet était contaminée par la Campylobacter au Royaume-Uni !

Les éleveurs qui utilisent les antibiotiques en trop grande quantité courent le risque de se retrouver avec des animaux malades. Ils portent également une certaine responsabilité vis-à-vis du consommateur. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Campylobacter, la bactérie découverte dans les poulets, est la cause bactérienne la plus courante de gastro-entérite dans le monde. Elle provoque des infections intestinales généralement bénignes mais qui peuvent être fatales chez les très jeunes enfants, les personnes âgées et/ou immunodéprimées. Pour l’éliminer, la meilleure solution est de bien cuire votre volaille avant de la consommer.

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Publié par le 24 janvier 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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Vers un gouvernement mondial de l’économie et de la finance ?

[titre article pour referencement]

Voici une preuve que même les élites religieuses et le Vatican sont mouillés dans le processus du NOM en appelant à la mise en place d’un gouvernement mondial, supranational, dont le fer de lance serait l’élite de la haute finance internationale . Il réclament une gouvernance basée sur un « système de gouvernement de l’économie et de la finance internationale » !!! Incroyable . Comme quoi on invente rien, le processus est en cours , avec rien de secret là dedans,tout est publique !! Z  

Le Conseil Pontifical Justice et Paix a publié le lundi 24 octobre un document en forme de manifeste pour les indignés intitulé « Pour une réforme du système financier international dans la perspective d’une autorité publique à compétence universelle ». Soulignons que ce texte n’est pas un document officiel du Magistère. Il émane d’un simple Conseil, sans autorité doctrinale particulière. Dans la perspective de la réunion du G20 à Paris, il appelait à la mise en place d’un gouvernement mondial, d’une « autorité supranationale », appelée encore « autorité politique mondiale ».

Dans ce texte, on peut lire notamment la déclaration suivant : « En matière économique et financière, les difficultés les plus importantes proviennent de l’absence d’un ensemble efficace de structures capables de garantir, en plus d’un système de gouvernance, un système de gouvernement de l’économie et de la finance internationale. »

Rien n’est dit de l’endettement croissant et ruineux des gouvernements occidentaux. Au contraire, la note suggère « des mesures fiscales sur les transactions financières » et « des formes de recapitalisation des banques avec des fonds publics » (un euphémisme pour le renflouement des banques). En d’autres termes, plus d’impôts et plus de dépenses.

Enfin le texte dénonce, en écho au livre de Joseph Stiglitz (Le triomphe de la cupidité), ce qui passe pour être l’une des causes de la crise : la cupidité des hommes et l’idolâtrie du marché.

L’idolâtrie du marché ?

Le problème des catholiques, c’est surtout leur ignorance des mécanismes de marché. Daniel Villey a écrit un article passionnant sur le sujet en 1954. L’article n’a pas pris une ride et il est même d’une étonnante actualité. Villey prend l’exemple d’une lettre pastorale écrite par le cardinal Saliège, archevêque de Toulouse. Saliège écrit : « Je supplie les chefs d’entreprise de ne pas augmenter le nombre des chômeurs. Il n’est pas nécessaire qu’une entreprise fasse des bénéfices. Il est nécessaire qu’elle vive et fasse vivre des hommes. » Bien entendu, commente Villey, le cardinal ne se demande jamais quelles seraient les conséquences économiques de ses conseils. En ne réduisant pas leur personnel, les entreprises ne vont-elles pas compromettre leur propre existence et provoquer ainsi une extension plus grave du chômage ? Et n’est-ce pas justement l’essence même du travail d’un entrepreneur que de faire des profits ?

Le propos du cardinal est à peu près aussi sensé que celui qui consisterait à dire : « il n’est pas nécessaire qu’un professeur fasse des cours ; il suffit qu’il achète des livres » ; ou encore : « il n’est pas nécessaire qu’un médecin soigne des malades ; il suffit qu’il s’occupe de sa femme ». Et Villey d’ajouter : « Dans la poursuite du bénéfice, on ne voit que l’attrait (coupable) du gain. On ne voit pas dans le profit le baromètre du service rendu, qu’il est en économie de marché. »

Frédéric Bastiat avait déjà expliqué très clairement le problème : « Entre un mauvais et un bon Économiste, voici toute la différence : l’un s’en tient à l’effet visible ; l’autre tient compte et de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir. Mais cette différence est énorme, car il arrive presque toujours que, lorsque la conséquence immédiate est favorable, les conséquences ultérieures sont funestes, et vice versa. » Malheureusement, les médias, les hommes politiques et les hommes d’Église à leur suite, valorisent toujours les avantages temporaires d’un projet, sans jamais parler de son coût économique et humain à long terme : frais supplémentaires, générés indirectement par le ralentissement des échanges économiques ou directement par l’augmentation de l’inflation et des taxes, entraves à la liberté et au droit de propriété.

À la base du libéralisme économique, explique encore Daniel Villey, il y a cette idée, largement ignorée, que les phénomènes économiques s’engendrent les uns les autres ; qu’ils sont reliés les uns aux autres par des lois ; que de multiples décisions en apparence incohérentes sont en réalité coordonnées par des mécanismes rigoureux et cachés, de telle façon qu’il y ait un ordre déterminé des phénomènes économiques. C’est l’idée qu’au-delà du plan des intentions il y a celui des conséquences, et que le second est largement autonome par rapport au premier. Derrière la concurrence et l’opposition des intérêts, que l’on voit, il y a une harmonie qu’on ne voit pas, mais que la science peut découvrir.

Daniel Villey cite un autre exemple de lettre pastorale, celle de l’archevêque de Rouen qui déclarait : « Les salariés qui acceptent de faire des heures supplémentaires doivent se demander s’ils ne portent pas tort à leurs camarades de travail. (…) Certains retraités qui ajoutent un salaire normal à une retraite décente doivent se demander s’ils ne prennent pas indûment la place de quelqu’un dont les besoins sont plus grands que les leurs ». Au plan de « ce qu’on voit », la recommandation peut paraître indiscutable. C’est d’ailleurs avec un argument de ce type qu’on a adopté en France les 35 heures. Réponse de Daniel Villey à ce sophisme : « si l’on élargit l’horizon et la période du raisonnement, on s’aperçoit qu’il n’y a là le plus souvent qu’une illusion d’optique, et que faire des heures supplémentaires constitue fréquemment, en fin de compte, le moyen le plus efficace qu’ait chacun de nous de contribuer à la régression du chômage d’autrui ».

La cupidité des hommes ?

La cupidité a toujours existé, dans chaque société et à chaque période de l’histoire. Selon Thomas Woods, chercheur associé au Mises Institute et catholique, « le problème n’est pas que les hommes soient cupides. Le problème est le système lui-même. Nous avons besoin d’une économie véritablement libre, qui ne soit pas corrompue par le copinage ni manipulée par les interventions arbitraires des banques centrales ». Et il ajoute : « Si nous avions vraiment été les promoteurs de l’idolâtrie du marché, nous aurions écouté le marché. Au lieu de cela, les autorités centrales ont masqué ce que le marché essayait de nous dire. L’idolâtrie ne vient pas du marché, mais des banques centrales, les sources institutionnalisées de l’aléa moral et de l’instabilité financière dans le monde. (L’aura d’infaillibilité et le culte de la personnalité entourant les présidents de la Fed font du langage de l’idolâtrie une pure et simple poésie) ».

Les auteurs du texte « Pour une réforme du système financier international » soulignent la nécessité de « dépasser les idéologies » pour « subordonner l’économie et la finance à la politique, responsable du bien commun ». Mais peut-on être sûr que les politiques seront les garants du bien commun et non des hommes cupides comme les autres ? L’expérience n’a-t-elle pas montré au contraire que les politiques étaient des hommes comme les autres, âpres au gain et motivés par leurs intérêts personnels ?

Bien avant les économistes de l’école des Choix publics au XXe siècle, Bastiat avait démystifié l’État et avait montré que lorsqu’un gouvernement outrepasse sa mission de défense des personnes et des biens, il incite les groupes d’intérêt à rechercher des privilèges et à influer sur le pouvoir pour obtenir des avantages au détriment des contribuables et des consommateurs.  « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde », écrivait Frédéric Bastiat dans son pamphlet intitulé L’État.

Supposons un instant que d’honnêtes hommes politiques soient capables de résister à la corruption du pouvoir. Selon Ludwig Von Mises, ils seraient incapables de faire ce qu’on attend d’eux à cette position : la planification centralisée ne marche pas. Le système des prix émerge du processus de marché. Sans un marché libre, il ne peut y avoir aucun calcul par les investisseurs et les entrepreneurs. En matière monétaire, il en va de même. Hayek a expliqué, à la suite de Mises, comment les taux d’intérêt devraient aussi pouvoir fluctuer librement afin de pouvoir remplir leur fonction cruciale de coordination. Toute manipulation des prix ou des taux d’intérêt par une banque centrale, conduit à fausser l’offre de crédit et les possibilités d’investissement pour les entrepreneurs, ce qui a pour effet la mauvaise allocation des ressources.

Faut-il une banque centrale mondiale ?

L’école autrichienne d’économie est l’une des rares écoles de pensée à avoir mis l’accent sur le rôle perturbateur des banques centrales. Ce sont des institutions monopolistiques, créées pour planifier le système monétaire. Selon Mises et Hayek, les banques centrales sont responsables du cycle d’expansion-récession par l’inflation de la masse monétaire. En fournissant du crédit facile, à des taux maintenus artificiellement bas, les banques centrales favorisent les bulles spéculatives et les mauvais investissements. Durant la phase de récession, les sociétés qui avaient réalisé de mauvais investissements, à condition qu’elles soient suffisamment puissantes, demandent au gouvernement d’utiliser son monopole sur la monnaie pour leur venir en aide. C’est le cas notamment des banques.

Dans cette perspective, ce n’est pas la déréglementation, mais bien la réglementation financière et la manipulation de la masse monétaire par la Réserve fédérale américaine qui est à l’origine du krach de 2008. Au cours de la dernière décennie, la Fed a multiplié les baisses des taux d’intérêt pour conjurer le ralentissement de 2000-2002, après l’éclatement de la bulle technologique et les attentats du 11 septembre.

Thomas Woods le déplore : « on nous a assuré que les économistes les meilleurs et les plus brillants dirigeaient la Fed. Ce sont des gens qui nous ont dit que la hausse des prix des logements était adossée à des fondamentaux solides. Alan Greenspan a dit aux gens d’acheter à taux variables. Ben Bernanke a déclaré en 2006 que les normes en matière de prêts étaient saines. Et ainsi de suite… Chaque fois que la hausse des taux pouvait décourager la folle spéculation immobilière, la Fed a maintenu des taux faibles. En d’autres termes, lorsque le marché essayait d’allumer les feux rouges, la Fed les mettait tous au vert ».

Dès lors, vouloir créer une banque centrale mondiale est à peu près aussi naïf que les objectifs de ceux qui ont favorisé la création de la Fed parce qu’ils s’imaginaient qu’elle pourrait contrôler l’expansion du crédit dans le système bancaire. « En fait, c’est pire que cela, selon Jeffrey Tucker du Mises Institute, car nous avons eu un siècle d’expérience pour savoir que la banque centrale ne conduit pas à la responsabilité, aux flux de crédit réglementés et à une monnaie saine, mais précisément au contraire. C’est comme un médecin qui recommanderait un poison pour soigner l’empoisonnement, qui administrerait de l’héroïne pour arrêter une addiction à la cocaïne ».

Si la centralisation de l’argent, du crédit et de l’autorité politique est la cause de ce problème, comment une centralisation supérieure pourra-t-elle le régler ? N’est-ce pas plutôt de subsidiarité dont nous aurions besoin ? Au lieu de donner toujours plus de pouvoir à de nouvelles élites mondialisées, ne devrions-nous pas rendre ce pouvoir à la société, à l’échelon local ?

Quelle alternative ?

Si le système bancaire et monétaire actuel produit de mauvaises incitations, s’il encourage artificiellement l’endettement et une gestion imprudente de l’argent, il faut le changer. Si les banques centrales sont des créatures du gouvernement et non du marché libre, si elles déclenchent des cycles d’expansion-récession, il faut les supprimer. Le marché libre n’a rien à voir avec cet échec. Le seul moyen de revenir à la prospérité, c’est de laisser le marché coordonner la production et la consommation.

Concrètement, une monnaie saine doit être restaurée. Les banques doivent être soumises à la loi des pertes et profits. Les sauvetages doivent cesser. Les liquidations doivent être permises. Et surtout, les gouvernements doivent être disciplinés et contrôlés. En d’autres termes, nous avons besoin de véritables marchés libres et de subsidiarité. C’est la seule voie vers un monde responsable et réglementé. Sinon, nous allons créer des problèmes encore plus graves que ceux que nous connaissons déjà.

Enfin, le Vatican pourrait peut-être tirer quelques leçons de l’analyse économique.

Par exemple :

1° que les États ne créent rien et n’ont donc pas de fonds hormis ceux provenant des gens ordinaires : les contribuables ;

2° que le système financier mondial est actuellement en danger en raison de l’envolée de la dette publique ;

3° que les organismes de réglementation n’ont jamais été capables de protéger le public contre les fluctuations du marché, les bulles spéculatives et même contre la fraude et qu’il est raisonnable de s’attendre à ce qu’une autorité mondiale reproduise ces échecs à l’échelle mondiale ;

4° que les interventions gouvernementales dans les marchés produisent invariablement des conséquences involontaires, la plupart délétères ;

5° que la réglementation étatique (ou supranationale) fournit invariablement des opportunités pour les multinationales de manipuler le marché à leurs propres fins, au détriment de l’intérêt général

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Publié par le 18 décembre 2017 dans économie, général, International, Nouvel ordre mondial

 

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Fonçons-nous joyeusement vers un trou noir économique ?

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Au risque d’atteindre la surchauffe, la mécanique économique semble bloquée en mode “plus haut, plus fort, plus loin” sans que ça n’inquiète qui que ce soit. La situation est tellement exceptionnelle et inédite qu’on parle tous les quatre matins “d’alignement des planètes” de “moment historique” ou même d’occasion rêvée pour changer nos modèles obsolètes. Mais l’euphorie du court terme ne serait-elle pas surtout en train de tuer la raison du long terme ?

Le fameux “alignement des planètes”

En économie, on parle “d’alignement des planètes” lorsqu’un certain nombre de facteurs clés s’orientent simultanément en position favorable pour créer les conditions idéales à une amélioration substantielle d’une situation politique, financière, monétaire… ou même des trois à la fois. L’analogie cosmologique est assez bien trouvée car ce genre de configuration est assez rare, et surtout particulièrement bref, pour inciter les acteurs économiques à en profiter dès que l’occasion se présente. Cela leur permet d’engranger des bénéfices, ou encore de renforcer leurs positions pour continuer à prospérer lorsque les “planètes” se seront “désalignées” et que l’économie aura retrouvé son état naturel plus ou moins chaotique.

Or, il se passe un phénomène étrange depuis quelque temps, et plus précisément depuis le dernier alignement des planètes qui remonte maintenant à deux ou trois ans. C’est que, justement, les planètes de l’économie mondiales semblent toujours alignées. Et deux ou trois ans, c’est long, très long. Trop long.

Alignement ou effondrement inéluctable et ordonné ?

Pour reprendre l’analogique avec la mécanique céleste, il n’y a qu’une raison pour laquelle des astres se retrouvent subitement alignés et filent ainsi à toute allure dans l’espace, de plus en plus vite et sans paraître vouloir dévier de leur trajectoire. C’est tout simplement parce qu’ils ont été happés par quelque que chose de tellement puissant que cela a brusquement annihilé leur mouvement naturel pour les précipiter en file indienne vers un point bien précis de l’espace. Et le seul objet susceptible d’imposer une telle force d’attraction à des planètes, des astres qu’on pensait immuables, voire des galaxies parfois, c’est un trou noir.

Notre économie est en train d’être aspirée par un trou noir gigantesque. Cela explique notamment pourquoi tous les modèles connus jusqu’ici sont désormais inopérants, pourquoi les marchés ne réagissent plus comme ils l’ont toujours fait. Et surtout pourquoi tout semble aller de plus en plus vite comme un manège qui s’emballe et qui, après avoir amusé les enfants qui montaient et descendaient sur leurs chevaux de bois, commence aujourd’hui à les effrayer sérieusement.

Des circonstances inédites qui ne répondent plus à aucun modèle

Historiquement, les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas, les masses monétaires n’ont jamais été aussi pléthoriques, les principaux indices boursiers se sont rarement portés aussi bien, et pour tout dire on pourrait presque croire que, oui, cette fois les arbres peuvent pousser jusqu’au ciel.

Aux États-Unis, véritable phare de l’économie mondiale depuis que la devise américaine est devenue la référence au niveau international, rien de ce qui frappe la première puissance de la planète ne semble désormais ébranler l’insolente progression des marchés financiers.

Pourtant, que ce soit sur le plan politique, stratégique, économique et même idéologique, l’arrivée de Donald Trump au pouvoir risque de marquer l’une des plus calamiteuses périodes de l’histoire du pays. Mais peu importe, le Dow Joness’envole.

Le dollar a désormais perdu près de 95% de la valeur qu’il avait au début des années 70 lorsqu’il fut choisi (imposé ?) comme étalon de richesse à l’échelle planétaire. Mais peu importe, le Dow Jones continue de caracoler vers des sommets.

Les chiffres du chômage aux USA ont été grossièrement truqués pour laisser croire au plein emploi alors que le pays n’a jamais connu d’aussi mauvaises conditions depuis la Grande Dépression. Mais ce n’est rien, le Dow Jones continue à monter.

Les menaces de guerres, qu’elles soient commerciales avec la Chine, militaires avec la Corée du Nord ou même idéologique avec le reste du monde qui commence à voir la Russie comme un pis aller, rien de tout cela ne semble désormais freiner l’indice boursier américain qui abat record sur record chaque semaine.

Les limites d’un système qui ne produit plus rien

Sauf que ces phénomènes ne doivent rien au hasard et que les politiques plus qu’accommodantes menées par les banques centrales n’y sont pas étrangères. En cumulant création de monnaie “no limit” et abaissement du coût de l’argent à des niveaux jamais vus (voire négatifs !), les grands argentiers du monde ont fait le travail dont rêvaient les communistes depuis un siècle : casser la machine capitaliste.

Aujourd’hui, l’argent ne vaut plus grand chose et rapporte encore moins que cela. Et la contrepartie de ces rendements faméliques, c’est qu’à part pouvoir s’endetter gratuitement, on n’a plus vraiment le sentiment de s’enrichir. Certes, on peut acquérir des biens, mais il faut les rembourser. Et pour cela, gagner plus d’argent encore.

L’issue fatale : vendre pour récupérer un peu de plus-value

Aujourd’hui, un bon nombre d’investisseurs réfléchissent à prendre une partie de leurs profits sur les marchés afin de compenser le manque de rentabilité de leurs placements. D’autres cherchent des alternatives et se prennent à rêver à des pseudo-monnaies qui seraient à la fois rentables et déconnectées de ces marchés expansionnistes qui ne rapportent plus rien. Le bitcoin fait partie de ces expériences et, malheureusement pour ceux qui y croient encore, il ne sera rien d’autre qu’une expérience.

Et qui plus est, une expérience douloureuse. Tous les millionnaires, voire les milliardaires en bitcoin, ne sont riches que virtuellement. Certes, quelques uns parviendront à tirer leur épingle du jeu, ceux qui se trouvent en haut de la pyramide et qui auront su revendre leur crypto-devise avant l’effondrement du château de cartes. Mais tous les autres ?

Enfin, il y a les devises, les vraies (enfin, façon de parler, appelons-les plutôt les officielles). Il s’en est créé tellement ces dernières années, à grands coups de quantitative easing, qu’il va bien falloir commencer à réfléchir à ce qu’elles valent en réalité. La désillusion risque d’être brutale. Et la dévaluation aussi…

Les premiers profits signeront le début de la fin

Finalement, lorsque les premiers gros investisseurs vont commencer à prendre leurs profits sur les marchés (histoire de compenser, rappelons-le, le manque de rentabilité de leurs autres placements) et que les actions vont commencer à être massivement mises en vente, qui peut croire encore que le Dow Jonescontinuera à pousser quasiment à la verticale ?

Et dès les premiers signes de fléchissement de l’indice US (suivi de près par les autres indices majeurs de la planète), d’autres investisseurs vont se dire qu’il est peut-être temps pour eux aussi de récupérer leur mise, avec l’espoir d’une plus-value au passage, faisant encore davantage plonger les indices boursiers sans doute bien plus vite qu’ils avaient remonté la pente depuis la dernière crise de 2008.

Et ce sera vite l’emballement : plus les indices baisseront, plus les gens voudront vendre, et les perdants (ceux qui auront acheté à la hausse) seront de plus en plus nombreux.

Les richesses véritables et intangibles : l’option gagnante

Un scénario bien sombre qui laisse entendre que ceux qui n’auront pas su l’anticiper sont condamnés à plus ou moins brève échéance. Sauf qu’il existe malgré tout une échappatoire.

On les appelle valeurs refuges, et elles n’auront alors sans doute jamais aussi bien porté leur nom. Les terres et l’immobilier pour posséder un point d’ancrage physique en des temps où, peut-être, des millions de gens se retrouveront littéralement à la rue. Mais aussi de l’or et les métaux précieuxen guise de réserve de valeur pour quand les jours seront devenus meilleurs, mais aussi pour pouvoir continuer à échanger avec les autres acteurs économiques lorsque les devises ne vaudront plus rien ou presque.

Dé-bancarisés, donc libérés de l’emprise du surendettement organisé par les institutions financières, ces capitaux et leur détenteurs échapperont à la spoliation (l’argent que nous avons en banque n’est qu’une illusion) et pourront attendre que le trou noir économique dans lequel nous nous élançons joyeusement ait fini de digérer les ressources factices dont l’énormité incontrôlable aura poussé le système à s’effondrer sur lui même.

Un retour à des valeurs économiquement humaines

Alors, lorsque l’espace économique se sera assaini et calmé, peut-être pourrons-nous revenir à une conception plus saine de l’économie, pas forcément en retournant à l’étalon-or qui, lui aussi, a montré ses limites à une certaine époque, mais plutôt en comprenant qu’on ne peut indéfiniment vivre à crédit sur le dos des générations futures. Que ce soit sur le plan environnemental, sociétal et même économique.

L’or et l’argent n’ont donc pas forcément vocation à (re)devenir des monnaies, mais plutôt à servir de modèle quant à la nécessité de créer un système économique basé sur des richesses véritables. Des richesses qui peuvent évoluer, certes, au gré des nouveaux apports, et dont l’évolution dépendra surtout, non pas d’une course à la spéculation sans cause, mais de l’amélioration des conditions de vie et de production capables d’accompagner durablement le progrès, la démographie et les besoins de chacun.

Ce système reste majoritairement à créer, mais quand on voit qu’un bête algorithme informatique créé à partir de rien il y a 7 ou 8 ans, sur une idée somme toute relativement vertueuse de liberté et d’égalité, représente aujourd’hui plusieurs centaines de milliards de dollars (totalement virtuels, mais tout de même), on peut raisonnablement garder foi en l’esprit humain pour parier sans grand risque sur une solution pérenne qui saura s’affranchir des excès de ces dernières décennies. Des excès dont le bitcoin n’est rien de plus que la caricature paroxystique qui marque sans doute la fin d’un modèle. (source)

 
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Publié par le 12 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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Vers une interdiction du Kebab par l’Union Européenne ?

Vers une interdiction du Kebab par l’Union Européenne ?

C’est une collation très appréciée pour les amateurs de la fin de soirée, car ils rentrent chez eux à la fin de la soirée.

« Les brochettes de doner sont un aliment de base très apprécié dans les plats à emporter dans tout le pays et sont appréciés depuis le VIIIe siècle avant JC. »

Il a déclaré au Daily Telegraph: »Dans de nombreux cas, comme dans mes propres restaurants, les kebabs sont faits maison et lorsqu’ils sont servis avec une salade fraîche et du pain pitta, ils offrent aux consommateurs un choix santé.

Les restaurateurs répondent déjà à la demande des consommateurs en leur offrant des options plus saines et en adaptant leurs menus, qu’il s’agisse de choisir des huiles à faible teneur en matières grasses ou de se procurer des produits locaux… ».

Une étude scientifique menée en 2012 a suggéré un lien possible entre les phosphates, lorsqu’ils sont utilisés comme additifs alimentaires, et les maladies cardiaques, bien que les données probantes ne soient pas concluantes.

L’utilisation d’additifs phosphatés dans la préparation de la viande, lorsqu’ils sont utilisés pour protéger les arômes et conserver l’eau, est normalement interdite par la législation communautaire. Toutefois, il y a des exceptions et il n’existe actuellement aucune disposition concernant l’utilisation du phosphate dans la viande de kebab congelée.

La commission de la santé du Parlement européen a voté cette semaine contre une proposition de la Commission européenne qui aurait permis l’utilisation d’acide phosphorique, de phosphates et de polyphosphates dans la viande de kebab à base de mouton, d’agneau, de veau, de bœuf ou de volaille. Le Parlement européen au complet devrait se prononcer sur la question lors de son siège à Strasbourg dans deux semaines.

Telegraph.co.uk

Traduction

 
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Publié par le 4 décembre 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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Bank of England : le crédit pourrait précipiter le Royaume-Uni vers un effondrement du genre Venezuela

vue aérienne de Londres

Alors que les fêtes approchent, voilà que les banques centrales se mettent à plomber l’atmosphère en reconnaissant enfin l’évidence : l’endettement massif de nos sociétés est dangereux. Hasard du calendrier ou pas, après l’aveu d’il y a quelques jours de la présidente de la FED, c’est au tour d’un responsable de la banque d’Angleterre d’émettre un tel avertissement : l’endettement du Royaume-Uni fait courir au Royaume-Uni le risque d’un effondrement similaire à celui du Venezuela. Tim Wallace du Telegraph a consacré un article en date du 30 novembre à ce sujet :

« La Grande-Bretagne ne peut se permettre d’emprunter davantage sans mettre en danger la stabilité financière du pays, a déclaré un haut responsable de la banque d’Angleterre.

Richard Sharp a déclaré que le gouvernement a déjà emprunté un trillion de livres sterling supplémentaire depuis la crise financière de 2008.

Emprunter davantage pourrait faire courir le risque à la Grande-Bretagne de connaître un effondrement similaire à celui du Venezuela, selon lui. Monsieur Sharp, membre du Comité de Stabilité Financière de la banque, s’est exprimé quelques jours après l’annonce de Philip Hammond d’un plan massif de dépenses de 25 milliards de livres et tandis que le parti travailliste suggère d’emprunter 250 milliards de livres supplémentaires.

Sa remarque, qui a pour objet de dissuader le Chancelier de ne pas trop ouvrir les cordons de la bourse, marque un tournant pour la Banque centrale britannique, qui se passe habituellement de commenter les finances publiques.

M. Sharp a déclaré que le risque de complaisance existe alors que les taux sont très bas et que l’économie ne présente pas de signes alarmants. Il a ajouté que si la Grande-Bretagne continuait d’emprunter, elle pourrait perdre des latitudes fiscales et donc mettre en danger sa stabilité financière.

Son discours prononcé au University College London sera utilisé en tant que nouvelle preuve de la folie du parti travailliste concernant les dépenses publiques. Durant la campagne des élections générales, Jeremy Corbyn a annoncé un plan de nationalisation du rail et de sociétés d’électricité, de gaz et d’eau qui augmenterait la dette de 250 milliards de livres.

Il y a une semaine seulement, M. Hammond a annoncé un plan de dépenses surprise pour le logement, les soins de santé et le Brexit, le tout largement financé par de la dette fraîche.

L’objectif était d’attirer les jeunes électeurs qui en ont assez de l’austérité, mais l’organisme indépendant Institute for Fiscal Studies a déclaré que les plans de Monsieur Hammond signifient que la dette britannique ne serait pas en mesure de retomber en dessous des niveaux d’avant la crise avant les années 2060.

Monsieur Sharp a ajouté : «Un gouvernement largement endetté dispose de moins de marge de manœuvre pour réagir face aux crises : nous ne pouvons pas partir du principe que d’autres chocs ne vont pas se matérialiser. L’histoire montre qu’une marge de manœuvre fiscale est une ressource nationale vitale pour contrecarrer les effets de tels chocs. Réduire les latitudes fiscales signifie donc qu’il est plus difficile d’assurer la stabilité financière.»

dette ukLe coût du service de la dette a été maintenu en respect grâce aux taux planchers, même si rien qu’en octobre il s’est élevé à 6 milliards de livres sterling. Même si les marchés s’attendent à ce que les taux restent à de bas niveaux, rien n’est certain. Si les taux moyens de la dette grimpaient jusqu’à 7 %, comme dans les années 2000, alors la facture annuelle des intérêts pourrait s’élever jusqu’à 100 milliards de livres, selon lui. (…)

suite et fin

 
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Publié par le 4 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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