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La liste noire des médicaments vendus sans ordonnance

La liste noire des médicaments vendus sans ordonnance

Rhume, toux, mal de gorge, grippe et troubles intestinaux: dans les médicaments disponibles sans ordonnance, près d’un sur deux est « à proscrire », selon le magazine 60 millions de consommateurs qui dévoile mardi une « liste noire » de produits parmi ceux les plus vendus.

Sur 62 médicaments « passés au crible » sous le contrôle du professeur Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien reconnu, membre de l’Académie de médecine, et Hélène Berthelot, pharmacienne, seuls 21% d’entre eux (13) comme Vicks Vaporub, Imodiumcaps, Gaviscon menthe, Forlax 10 G, Maalox sans sucre (mais Xolaam, son jumeau méconnu est vendu environ 2 fois moins cher), sont « à privilégier ».
« Ils ont un rapport bénéfice/risque favorable », indique le magazine dans un hors-série consacré aux médicaments sans ordonnance. « De toute façon, la durée d’utilisation doit être courte », souligne le Pr Giroud.

Un tiers est classé « faute de mieux »: leur efficacité est faible ou non prouvée mais ils n’ont pas, peu ou très rarement d’effets indésirables, poursuit le journal de l’Institut national de la consommation (INC).

Stars anti-rhume
En revanche, parmi ces 62 médicaments, près d’un sur deux (28) est tout simplement « à proscrire », le rapport bénéfice/risque étant défavorable en automédication. En bonne place sur cette « liste noire » figurent des « stars anti-rhume » comme Actifed Rhume, DoliRhume et Nurofen Rhume.

Ce sont des cocktails de deux à trois composés actifs : un vasoconstricteur (nez bouché), un antihistaminique (nez qui coule) et du paracétamol ou de l’ibuprofène (mal de tête). Ces tout-en-un cumulent des risques de surdosage et d’effets indésirables gravissimes (accidents cardiovasculaires, neurologiques, vertiges?), selon 60 Millions.

Risques d’AVC
« En somme pour décongestionner un nez bouché, on met un bazooka à la disposition des malades », selon ce hors-série qui évoque notamment la pseudoéphédrine. Un produit que refuse par exemple de vendre le gérant d’une pharmacie bordelaise, relate le journal. « Cette substance expose à des risques d’accidents cardio-vasculaires et d’AVC », observe le Pr Giroud qui qualifie ces médicaments à proscrire de « dangereux ». « Ils devraient être retirés du marché », dit-il à l’AFP.

Selon lui, des médicaments à base de pseudoéphédrine par voie orale sont vendus sans ordonnance alors qu’ils délivrent jusqu’à 30 fois la dose de ceux qui s’administrent par voie nasale et qui sont accessibles seulement sur ordonnance.

C’est l’hécatombe
Pour les médicaments destinés à soulager la toux, le bilan de 60 Millions de consommateur n’est guère mieux, avec seulement un médicament à privilégier et 60% à proscrire. « C’est l’hécatombe par rapport à l’étude que nous avions réalisée en 2015, où il y avait 35 % de médicaments à privilégier et « seulement » 50 % à proscrire », écrit la revue.

Cette dégradation provient du fait que, depuis juillet, les sirops ou comprimés à base de dextrométhorphane (dérivé opioïde), une substance efficace sur certaines toux sèches et fatigantes, ne sont plus accessibles sans ordonnance.

Et ce en raison d’un détournement « marginal » de cette substance par des ados (via des cocktails « purple drank » » mêlant sodas et produits pharmaceutiques), explique Adeline Trégouët, rédactrice en chef déléguée du magazine.

Il y a 4.000 médicaments en vente sans ordonnance, chiffre incluant par exemple des bouteilles de sirop de tailles différentes ou des boîtes avec plus ou moins de comprimés, et parmi eux près de 600 sont en accès direct en pharmacie, d’après le Pr Giroud, auteur d' »Automédication. Le guide expert » (édition La Martinière, 2017).

Problème d’information
« Il y a un problème d’information, le public ne connaît les médicaments que par la publicité or elle n’est pas véritablement informative », déplore le pharmacologue.

Le magazine épingle parmi d’autres produits des pastilles pour la gorge à base d’anti-inflammatoires comme Strefen sans sucre, qui présente inutilement un risque d’hémorragies digestives. Également dans le collimateur, des fluidifiants bronchiques qui n’ont jamais fait la preuve de leur efficacité et peuvent être source d’allergie et d’irritation du tube digestif, selon le Pr Giroud.

Plus généralement, « si le risque zéro n’existe pas, malheureusement l’efficacité zéro, elle, est indiscutable pour plus de 55% des médicaments d’automédication » disponibles sur le marché, s’indigne ce spécialiste.

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Publié par le 14 novembre 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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« Un tiers des médicaments » vendus « ne servent à rien »

Selon le professeur Philippe Even, « un tiers des médicaments » vendus « ne servent à rien« . Au delà d’une efficacité jugée faible voire nulle, c’est le risque que comporte leur absorption qui est pointé du doigt.

 
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Publié par le 24 novembre 2016 dans Education - information, général, Santé - nutrition

 

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Coulisses de la géo-politique : Les USA vendus à la Chine

Allez y comprendre quelque-chose : Tandis que les relations internationales se tendent entre la Chine et l’Empire sans doute pour nourrir l’insatiable monstre qu’est le complexe militaro-industriel, d’un autre côté, les États font leurs petites affaires, et cela ne va apparemment pas dans le même sens.. A moins que ?

Cette analyse n’engage que son auteur, mais elle m’a paru intéressante. Quoi qu’il en soit, il ne s’agit bien au bout du compte que de fric et rien d’autre. Tout le baratin autour de la démocratie, du droit des peuples, du choc des civilisations  sont là pour justifier les ventes d’armes et annexer des richesses supplémentaires. Mais ce n’est qu’un côté de l’histoire. Parallèlement, les multi-milliardaires continuent leur business sans âme, indépendamment du bla-bla politique. C’est quand ça les arrange.

La Chine rachète les États-Unis

Les 110 milliards de dollars que les Chinois ont investi dans l’immobilier américain entre 2010 et 2015, c’est quelque chose d’incroyable, tout d’abord, parce qu’ils sont passés en tête, devant les Canadiens, les Indiens, les Mexicains et les Britanniques.

C’est une bonne raison pour observer la façon dont les changements géopolitiques dans notre monde se passent réellement, c’est-à-dire à quoi ressemble le « who’s who ».

Rien de personnel, rien que du business

Tout d’abord, quelques petits mais intéressants détails – agréables pour ceux qui détestent la domination américaine (son «leadership»). Une maison privée moyenne aux États-Unis coûte  256000 $ . Un acheteur chinois moyen choisit une maison de 832800 $. C’est ce que rapporte Rosen Consulting Group, une société immobilière internationale, en collaboration avec le Centre de recherche asiatique des Etats-Unis, qui mentionnent également d’autres informations relatives aux achats chinois en Amérique.

Les investisseurs chinois achètent aussi des hôtels et des bureaux, mais cela ne représente que 17 milliards $ pour la période mentionnée. Une autre information parle de zones résidentielles, notamment en Californie. Quoi qu’il en soit, selon le rapport, le phénomène va atteindre 218 milliards $ en 2020, date à laquelle la courbe montera encore plus vite.

Bien sûr, Les Etats-Unis achètent également des biens mobiliers et immobiliers en Chine, mais l’année dernière les investissements chinois aux Etats-Unis ont, pour la première fois, dépassé celles des Américains en Chine.

Les médias chinois ne rapportent pas le phénomène comme quelque chose d’excitant ou de malheureux, mais seulement dans le cadre du business, n’ayant rien de personnel,  alors que certains commentateurs américains mettent l’accent sur la poussée chinoise. (Nous ne parlons même pas de Donald Trump, qui continue à fustiger les Chinois, les accusant de «sucer le sang» de l’économie américaine.) Voici  les informations  du Washington Post qui dit que, outre le fait que les Chinois ont privé les habitants du Maine de milliers d’emplois, ils se sont également accaparé (ou tout simplement dévoré) les célèbres homards du Maine.

Bien sûr, ils paient, en donnant aux habitants du Maine une chance de gagner de l’argent. Mais, ils ont nos homards ! Pour les Chinois ! Des histoires comme celle-ci sont des cas classiques du nationalisme économique, sur lequel Trump positionne son offre. Quand l’argent vient dans le pays, c’est une bonne chose. Mais quand une villa historique, un hôtel ou une entreprise est acheté par les descendants de l’empereur Qin Shi Huang, les sentiments entrent en jeu.

La question est, qui est le plus fort – les sentiments ou le profit, et ce que le système politique américain – et de la civilisation – vont faire ensuite.

Monsieur Milliard 

En fait, le rapport met en évidence un chiffre très étrange – 200 000 emplois américains ont été créés par les Chinois en remerciement pour leurs investissements dans les biens immobiliers, en particulier dans le secteur commercial. Trump ne sait probablement pas comment utiliser cette information dans sa campagne électorale.

Un autre type d’activité d’investissement est indirectement lié aux biens immobiliers. Le Trésor américain est profondément endetté vis-à-vis de la Chine, qui achète le passif du gouvernement US. Ce qui est moins connu, c’est que la Chine est également le premier détenteur étranger du passif des États-Unis, tels que les titres adossés à des créances émises par des sociétés comme Fannie Mae et Freddie Mac, qui sont devenus des parasites, qui doivent à la Chine jusqu’à 207,9 milliards $. Ces engagements sont couverts par des propriétés. Si ces entreprises ne parviennent pas à rembourser les prêts, les financiers chinois récupèreront les propriétés.

Fannie Mae et Freddie Mac sont un symbole typique de la crise financière de 2008 qui a commencé avec la fusion de deux phénomènes (ils ont fait faillite et ont été achetés par le gouvernement). La Chine a sauvé l’économie américaine dans cette crise, et maintenant elle est en train de la sauver à nouveau.

En général, nous voyons une dépendance croissante des première et deuxième puissances mondiales, qui représente la stratégie géopolitique de la Chine et oblige l’Amérique à la prudence. Les États-Unis ont derrière eux une liste des pays dont la survie économique dépend de la Chine. Pour certains Etats, en particulier en Asie, la survie dépend presque entièrement des Chinois. Et, ce qui est tout à fait logique, le nationalisme existe à côté de cette réalité. Alors, qui est le maître du monde dans l’ombre ?

On pense que ce sont les milliardaires, les administrateurs de sociétés, les back-office mondiaux et d’autres. Voici un récent  rapport  de l’organisation caritative Oxfam. Il dit que 62 personnes les plus riches du monde possèdent les mêmes ressources que la moitié de la population mondiale – 3,5 milliards de personnes.

Cela est très étrange, étant donné que, depuis 1981, le nombre de personnes vivant dans la pauvreté absolue a diminué de 650 millions de personnes, en premier lieu grâce à la politique chinoise. Il y a beaucoup de chiffres montrant que ces dernières années, et surtout après la crise de 2008, l’inégalité mondiale a augmenté.

Mais revenons à la liste des 62 personnes. La moitié d’entre elles sont aux États-Unis. Huit viennent de Chine et trois sont de Hong Kong, qui est en fait aussi en Chine. Dix-sept maîtres de l’univers sont originaires d’Europe et d’autres endroits.

Est-ce que cela signifie que la Chine et les Chinois vont créer leurs propres « back-office mondial» et «gouvernement de l’ombre », ou vont-ils simplement rejoindre les structures existantes?

Enfin, cinquante ans se sont écoulés depuis l’époque de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne en Chine, avec ses atrocités ultragauches, égalité communiste dans la pauvreté, etc. La date a été ignorée en Chine elle-même, ainsi que dans d’autres pays.

Il y a seulement 50 ans. Comme le monde change vite!

Dmitry Kosyrev – L’auteur est un chroniqueur pour l’agence de nouvelles internationales Rossiya Segodnya. Sous le nom de plume de Maître Cheng, il écrit aussi des best-sellers sous forme de thrillers politiques qui se déroulent en Asie du Sud-Est.

http://www.presstv.ir/DetailFr/2016/05/23/466944/La-Chine-rachte-les-EtatsUnis

SOURCE DE L’ARTICLE :
http://www.jacques-tourtaux.com/, via LBE
 

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Le pétrole, le coton ou le phosphate de l’État islamique sont-ils vendus en Europe ?

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Des puits de pétrole, des gisements gaziers, des mines de phosphate, des champs de coton, des cultures de céréales… Autant de ressources sur lesquelles l’Etat islamique a mis la main grâce aux territoires qu’il contrôle en Irak et en Syrie. Malgré l’embargo dont il fait l’objet, une partie de ces produits sont écoulés sur les marchés, vers les pays voisins, et servent à financer sa guerre sans fin. Comment les entreprises des secteurs concernés, les négociants de matières premières, les banques et les institutions internationales s’assurent-ils qu’ils ne contribuent pas à remplir les caisses de Daech ?

« Les établissements financiers et de crédit sont appelés à exercer une vigilance particulière à l’égard de toutes transactions commerciales de nature à bénéficier à Daech » prévient Tracfin, la branche du ministère français des Finances chargée de la lutte contre le blanchiment. Les revenus annuels de l’État islamique avoisinent les 3 milliards de dollars, selon les estimations. En prenant le contrôle d’une partie du territoire syrien et irakien, le groupe armé a mis la main sur plusieurs puits de pétrole, sur des gisements gaziers, des fabriques d’engrais, des champs de coton et de céréales… Autant de matières premières qui peuvent contribuer à son financement. En plus de l’argent venu des enlèvements, des taxes imposées aux populations, du trafic d’antiquités, cette mainmise sur des ressources naturelles et les hydrocarbures rapportent des sommes conséquentes. Encore faut-il écouler ces matières premières. Qui sont donc les partenaires commerciaux de Daech ? Les autorités internationales et les grandes entreprises des secteurs concernés ont-elles pris les mesures qui s’imposent ?

Avec le déploiement du porte-avions Charles-De-Gaulle en Méditerranée orientale, suite aux attentats de Paris du 13 novembre, l’armée française va intensifier ses bombardements aériens – débutés il y a plus d’un an – contre Daech en Syrie et en Irak. La veille des attaques de Paris, le ministère de la Défense annonçait avoir bombardé trois sites pétroliers syriens. Les frappes menées par les États-Unis ciblent également des installations pétrolières de Daech. L’opération a été baptisée “Tidal Wave II”, en référence à la première opération Tidal Wave qui visait les ressources pétrolières des nazis en Roumanie durant la Seconde Guerre mondiale. Le lundi 16 novembre, pour la première fois, les États-Unis ont commencé à attaquer également des convois de camions citernes, transportant du pétrole destiné à la contrebande. Ce dont ils s’étaient abstenus jusqu’alors par crainte de faire des victimes civiles.

ExxonMobil, Chevron et Total convoitent les sous-sol kurdes

Les puits pétroliers contrôlés par Daech représentent, en octobre 2014, 60 % de la production syrienne de pétrole et 10 % de la production irakienne, selon un rapport de l’agence d’informations financières Thomson Reuters. Ce qui correspond à l’époque à une capacité de 60 000 barils par jour dans chaque pays. Une production qui place en théorie le « califat » au 40ème rang des pays producteurs de pétrole, et rapporte un profit estimé entre 2 et 4 millions de dollars par jour. Mais c’était il y a plus d’un an.

La situation militaire a changé. Une partie des puits capturés par Daech en 2014 ont été reconquis par les forces kurdes et irakiennes appuyées par les États-Unis et l’Iran, réduisant considérablement les ressources potentielles de l’État islamique. S’ils revêtent une importance majeure pour la conduite de la guerre, les gisements actuellement exploités par Daech restent en fait modestes : quelques dizaines de milliers de barils par jour au plus, alors que la production totale de l’Irak se compte en millions de barils. Les gisements syriens contrôlés par l’organisation sont par ailleurs sur le déclin. Mais l’avancée de Daech dans le nord de l’Irak durant l’été 2014 menace alors directement des gisements pétroliers bien plus considérables, ce qui a probablement motivé l’intervention états-unienne. ExxonMobil, Chevron et la française Total se préparent d’ailleurs à exploiter les richesses du sous-sol kurde.

Pétrole, phosphate et textile made in État islamique ?

Que fait Daech avec ses ressources, même limitées, en pétrole ? L’État islamique « couvre ses propres besoins et, semble-t-il, vend le reste sur le marché noir local, et exporte du pétrole brut ou raffiné vers la Jordanie, l’Iran, le Kurdistan et la Turquie », indique le rapport de Thomson Reuters. Les djihadistes profiteraient des réseaux de contrebande existant depuis les embargos frappant l’Irak de Saddam Hussein puis l’Iran. Un rapport d’avril 2015 du Congrès des États-Unis signale que le groupe vend du pétrole extrait de ses puits irakiens via la Turquie « de la même manière pour l’essentiel que le pétrole syrien ». Des informations font également état de ventes possibles du pétrole de Daech au régime syrien, et même aux rebelles et aux Kurdes de Syrie, qui combattent les islamistes.

En plus du pétrole, Daech a aussi pris le contrôle de plusieurs gisements gaziers, d’une mine de phosphate irakienne, d’une usine de production d’acide sulfurique et phosphorique et de cinq cimenteries, dont une de Lafarge en Syrie. Mais, précise une analyse du groupement intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent (Groupement d’action financière, Gafi), « au contraire du pétrole brut et raffiné, pour lesquels il existe des circuits de contrebande établis de longue date et des marchés noirs locaux, ces autres ressources sont probablement plus difficile à monétiser pour Daech ». Des inquiétudes existent aussi sur la possibilité que du coton syrien cultivé dans les champs sous contrôle de Daech puisse passer par la Turquie, avant de se retrouver dans les stocks des fabricants textiles européens. Une étude réalisée par une consultante française sur la filière textile régionale alertait il y a deux mois sur l’existence d’un risque réel pour les consommateurs français d’acheter des vêtements contenant du coton de l’État islamique. Des conclusions que l’Union française des industries textiles, indirectement mise en cause, juge erronées.

Les transaction de pétrole avec Daech interdites par l’UE, les États-Unis et l’ONU

En principe, toute transaction qui risque d’alimenter les caisses des groupes islamistes en Syrie et en Irak est interdite. Des entreprises ont stoppé leurs achats de matières premières avec la Syrie dès le début de la guerre. La multinationale norvégienne Yara, spécialisée dans les engrais, assure ne plus acheter de phosphate syrien depuis février 2011, ni venant d’Irak. L’Union européenne a prohibé tout achat de pétrole syrien [1]. À cette époque, les sanctions visent spécifiquement le régime de Bachar El-Assad et la répression sanglante face au soulèvement populaire – l’Etat islamique n’a pas encore surgi sur la scène régionale. Total cesse toutes ses activités de production en Syrie en décembre 2011. L’entreprise française y exploitait du pétrole dans la région de Deir Ez Zor. Elle n’emploie aujourd’hui plus que deux personnes dans son bureau de Damas, afin de « respecter les obligations contractuelles », fait savoir la compagnie.

Les États-Unis aussi ont interdit l’importation de pétrole venu de Syrie avant que Daech ne prenne le contrôle d’une partie des puits [2]. Les sanctions états-uniennes prohibent toutes les transactions de pétrole, mais aussi toute transaction financière en lien avec du pétrole d’origine syrienne. Au sein de l’ONU, les décisions prises visent uniquement les groupes islamistes de la région, mais épargnent le gouvernement syrien, grâce au soutien de la Russie, qui dispose d’un droit de véto au Conseil de sécurité. Une résolution [3] de février 2015 condamne « tout engagement dans un commerce direct ou indirect en particulier de produits pétroliers, et de raffineries modulables, avec Daech et le Front Al-Nusra », une autre composante des forces islamistes en Syrie.

Des réseaux de contrebande qui datent de l’embargo irakien

En France, Tracfin invite « les établissements financiers et de crédit » à « considérer les transactions financières relatives, directement ou indirectement, à l’achat de pétrole, brut ou non, en provenance d’Irak ou produit en Irak, comme des transactions à risque élevé, justifiant des vigilances particulières, sauf si la State Oil Marketing Organization, qui relève du ministère du Pétrole du gouvernement Irakien, y a consenti. » Sur place, les frontières sont poreuses, les alliances de factions sont à géométrie variable, la corruption est généralisée et la situation régionale, notamment au Kurdistan irakien, extrêmement complexe. Autant d’éléments qui favorisent évidemment la vente de pétrole de Daech par l’intermédiaire de trafiquants à travers l’Irak et la Turquie. Le gouvernement régional kurde d’Irak, s’il combat lui aussi Daech, exporte par exemple du pétrole sans l’accord du gouvernement central irakien, dans une stratégie d’indépendance politique et financière [4].

Dans cette situation de guerre, où les réseaux de contrebande sont implantés de longue date, les frontières troubles, et où le Kurdistan irakien vend du pétrole sans l’aval de Bagdad, il est extrêmement difficile de tracer le pétrole dans la région. Là encore, la frontière turque est montrée du doigt. « Les institutions financières feraient bien d’examiner précisément les transactions qui impliquent des entreprises turques ou des individus liés au secteur pétrolier en Turquie », conseille l’agence d’informations financières Thomson Reuters dans son rapport. En Irak, « il est apparu que Daech fait usage des anciens réseaux mis en place par le parti Baas [l’ancien parti au pouvoir à l’époque de Saddam Hussein, ndlr] pour contrevenir au programme Pétrole contre nourriture ».

Les sociétés de trading achètent-elles du pétrole de Daech ?

Ce programme, mis en place par l’ONU pour atténuer les effets de l’embargo des États-Unis contre l’Irak entre 1992 et 2002, s’est retrouvé au cœur d’un vaste système de corruption pour le contourner. Dans cette affaire, l’entreprise française Total a été poursuivie pour corruption. Elle est toujours en attente du jugement en appel [5]. Une grande entreprise suisse de négoce de pétrole, Vitol, a également été condamnée en 2007 aux États-Unis à plus de 17 millions de dollars d’amende et de compensation pour la corruption de fonctionnaires irakiens.

Comment les négociants de pétrole et de matières premières s’assurent-ils qu’ils ne commercent pas de l’or noir extrait par l’État islamique ? « Vitol a un programme global de conformité qui inclue des politiques et des procédures rigoureuses d’examen des intermédiaires et de leurs chaîne d’approvisionnement », nous assure la société de trading. « Dans la région, une vigilance et des contrôles renforcés ont été mis en place, comme l’exigence de ne traiter qu’avec des interlocuteurs connus de longue date et de confiance. »

« Il est très difficile de tracer l’origine exacte d’un produit pétrolier »

Trafigura, une autre grande entreprise de courtage de matières premières, apporte une réponse similaire : « Trafigura n’achète du pétrole et des produits pétroliers, des métaux, et minerais qu’à des sources que nous connaissons bien et qui ont passé nos procédures de connaissance clients ». Trafigura avait aussi été pointée du doigt pour des transactions illicites avec le pétrole soudanais au moment de la guerre du Darfour (ainsi que dans un scandale de déversement de déchets toxiques en Côte d’Ivoire). Les deux entreprises collaboreraient désormais avec les autorités de Washington : elles « ont été invitées dans le seul but de donner, sur la base de leurs connaissances de leur branche, une évaluation du possible volume et le déroulement des opérations pétrolières de l’État islamique », communiquent les autorités suisses.

Est-ce suffisant ? Pour Marc Guéniat, responsable d’enquêtes à l’ONG suisse Déclaration de Berne, qui suit de près les activités des grandes frimes de négoce, « il est très difficile de tracer l’origine exacte d’un produit pétrolier, surtout s’il est mélangé. Il n’existe pas de dispositif qui contraindrait un négociant à se poser cette question. En Suisse, où se trouvent les grands négociants, ceux-ci n’ont pas l’obligation de s’interroger sur l’origine des matières premières qu’ils commercent, contrairement aux banques, qui doivent s’interroger sur l’origine des fonds qu’elles reçoivent en vertu de la loi sur le blanchiment d’argent. Les négociants peuvent acquérir une matière première d’origine illégale ou qui serait le produit d’un crime. » Le traçage semble d’autant plus difficile dans des situations de conflit ouverts, des situations qui ne repoussent pourtant pas les négociants, au vu des scandales passés.

Cesser toute activité avec les pays voisins ?

En septembre 2014, l’ambassadrice européenne en Irak Jana Hybaskova confie qu’il est connu que des pays européens achètent en bout de course du pétrole de Daech [6]. Sans que plus d’informations à ce sujet n’ait été communiquée par les institutions européennes depuis. « Les négociants seraient bien gênés de véritablement exclure le commerce de pétrole provenant des zones de Daech, juge Marc Guéniat. Une banque française qui travaille à Genève dans le financement du négoce a décidé d’écarter totalement ce risque en cessant toute activité dans le pétrole de la région, ce qui signifie aussi en Turquie. C’est, à mon sens, le seul moyen d’être certain de ne pas écouler ce pétrole sur les marchés mondiaux. »

Les banques françaises savent bien que ce type de transaction en zones troubles peuvent leur valoir un coûteux retour de bâton. L’année dernière, c’est pour des transactions avec des régimes sous sanctions des États-Unis (Soudan, Iran, Cuba) que BNP Paribas a écopé d’une amende record de plus de six milliards d’euros. Près de trois quarts des transactions incriminées concernaient des échanges réalisés avec le régime soudanais, visé par des sanctions pour soutien au terrorisme et violations des droits de l’homme. Et c’est de vente de pétrole dont il s’agissait [7]. La première banque française a, depuis, considérablement renforcé son contrôle juridique, et serait particulièrement vigilante à ne pas s’impliquer dans les pays voisins de la Syrie.

La Suisse, paradis des commerçants de pétrole… et du trafic d’antiquités

La Suisse est aussi au cœur des préoccupations sur le commerce des antiquités pillées dans les zones occupées par Daech. Un rapport du président du Louvre, rendu public après les attentats de Paris, indique que les principaux sites antiques de Syrie et d’Irak ont fait l’objet « d’un nombre incalculable de fouilles sauvages ». La vente de ces objets viendrait, elle aussi, gonfler les finances de Daech.

« Daech a probablement récupéré les plus belles pièces du musée de Raqqa (en plus de celles volées dans les musées en Irak) pour les revendre à des trafiquants qui bénéficient de réseaux parfaitement organisés et qui existaient bien avant l’apparition de Daech », pointe le rapport. Or, il se peut que ces pièces volées se retrouvent dans les ports francs du monde entier pour y trouver acheteur. Car dans ces « paradis du recel », confidentialité et discrétion sont la règle. « Dans certains ports francs, aucune obligation d’inventaires à l’intention des douanes n’est imposée : la nature des biens entreposés, leur valeur et l’identité de leur propriétaire restent confidentiels », souligne le directeur du Louvre. Parmi ces territoires, on trouve Singapour et Shangaï, mais aussi Genève et Luxembourg. Au cœur de l’Europe.

Rachel Knaebel, avec Olivier Petitjean

En photo : Des miliciens de l’Etat islamique dans la région de Tikrit en Irak et leurs prisonniers, en juin 2014. Après la prise de la ville et d’une base militaire irakienne, l’État islamique revendique le massacre de 1700 prisonniers chiites.

 

[1] Voir ici.

[2] Voir ici.

[3] Voir ici.

[4] Il y a quelques jours, Reuters révélait que ces exportations se feraient notamment via Israël.

[5] Après une relaxe en première instance, le parquet a requis l’amende maximale de 750 000 euros contre Total lors du deuxième procès fin octobre.

[6] Voir cet article de Médiapart.

[7] Voir ici la description des faits reprochés.

source

 

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SCOOP – Les Russes retirent massivement leur argent de l’ouest : 105 milliards en bons du trésor US vendus rien que cette semaine !!!

 Encore un scoop du blog  : aucun journal ou site , pas même économique ou financier n’en parle !!!

Rappelez vous , POUTINE avait menacé de « dumper les treasuries, ET d’abandonner le Dollar US Si il y avait des sanctions » !!! Les russes s’étaient séparé de 13.5 milliards d’us treasuries dés la semaine dernière : là ils auraient carrément vendus ou « réaffectés » (c’est pareil) 105 milliards !  Pres de 80 % de leurs avoirs !!

La corrélation n’est pas encore officiellement établie, mais elle est fort probable et serait logique … et c’est, énorme !

Si les Russes ont l’intention de couler le dollar, c’est un pas qui va dans ce sens, et il suffirait qu’ils provoquent une contagion en incitant leurs proches partenaires, comme la Chine (qui a déjà commencé) , à faire de même ! 

RAPPELS :

ATTENTION : La Banque centrale de Russie transfère ses réserves placées aux Etats-Unis

ZH – “Ça commence : Gazprom met en garde les européens que “des ruptures d’approvisionnement” sont possible ” / la russie vend un montant record de dollars pour soutenir le rouble – Analyse globale

 Exclusivité – Énorme ! Le conseiller de Poutine menace les américains de “dumper ” les Bons du trésor , ET d’abandonner le Dollar US Si il y a des sanctions !!! 

L’économiste John Williams – Effondrement financier : Si la Russie vend effectivement ses avoirs en U.S. Dollar , ce serait la fin du monde tel que nous le connaissons !

D’abord, zerohedge avait publié ce papier : 

Les données hebdomadaires de la Fed pour les titres du Trésor américain détenus pour le compte d’institutions étrangères et de banques centrales ont fortement baissé au cours de la semaine dernière et peuvent offrir une explication plausible pour expliquer pourquoi l’USD a baissé  peu près toute la semaine contre ses principaux homologues.

Les avoirs étrangers de titres du gouvernement américain détenus à la Fed ont chuté d’un bond de 104.5 milliards de $ dans la semaine,  jusqu’au mercredi  12 Mars, selon les données publiées cette nuit (voir tableau ci-dessus).Il s’agit de la plus grande chute hebdomadaire unique  , a  comparer avec juste la goutte que représente les 13,5 milliards de $ de la semaine précédente,  et une baisse moyenne sur  4 semaines de 1,5 milliard de dollars. La précédente plus forte baisse était à la mi-2013 (le 26 Juin, une semaine après la réunion du FOMC) quand les avoirs avaient diminué de 32.4 milliards de $. La vente au cours de la dernière semaine coïncide avec les dernières statistiques de l’emploi américain, une série de données faibles provenant de la Chine et une  aggravation de la situation en Crimée et en Ukraine.

 

La Russie a menacé de répondre par ses propre sanctions contre les mesures économiques  qui devraient être imposées par l’UE et les États-Unis après le référendum en Crimée ce week-end. La Russie détient actuellement 138,6 milliards d’EUR de dollars d’us treasuries  (sur la base des données de décembre) et le pays a été un vendeur net pour une somme combinée de 11,3 milliards de dollars de t bonds au cours des deux derniers mois, selon les données disponibles. La Chine a vendu 47.8 milliards de $ seulement en Décembre. Les dernières données du Trésor pour Janvier n’arriveront  que la semaine prochaine, et donc nous ne  saurons pas officiellement avant mai de combien les avoirs de dette du gouvernement américain détenus par la Russie ont  chutés en Mars.

Donc, soit la Chine  vent du T BOND et achète de l’euro  pour rendre les importations  d’ énergie aux européens plus forte…. Ou soit c’est la Russie, qui a peut être dumpé les t bonds pour soutenir le rouble … Ou juste pour le dumping.

http://www.zerohedge.com/news/2014-03-14/it-begins-past-week-foreigners-sell-record-amount-over-100-billion-treasurys-held-fe

Ensuite ils ont « affiné » en se basant sur le FT , ce qui a donné ce papier : 

Plus tôt aujourd’hui, nous avons signalé que,  selon les données hebdomadaires de la Fed, un montant record – environ 105 milliards – en bons du trésor avait été vendue ou simplement réaffectés (qui ,pour des raisons politiques, est la même chose) à partir des comptes de la Fed, ce qui porte le montant total de papier US détenu  à la Fed à un niveau jamais vu, depuis Décembre 2012.

 Alors que la Chine était l’un des coupables suggéré  pour avoir retiré l’équivalent  en papier USD  , un candidat extrêmement plus probable  est  la Russie, qui, comme c’est bien connu, a eu une brouille avec l’Occident en général, et son système financier modeste en particulier . Il s’avère que ce que  les institutions officielles russes ont pu faire avec leurs bons du trésor (et nous ne saurons pas avec certitude avant Juin), n’était que le début.

 En fait, comme le rapporte le FT, dans les préparations silencieuses et  non silencieuses pour ce qui seront des sanctions financières  quasi-certaines   (qui inclurait un gels des compte et des confiscations d’actifs après le référendum de Crimée de ce dimanche) les  oligarques, ont déjà retiré des milliards des banques de l’ouest ..

 

« Les Entreprises russes retirent des milliards des banques occidentales, craignant que des sanctions américaines sur la crise en Crimée pourraient conduire à un gel des avoirs, selon des banquiers à Moscou.

 

Sberbank et VTB,  les banques géantes partiellement publiques de la Russie, ainsi que des entreprises industrielles, tels que le groupe d’énergie Lukoil, sont parmi ceux qui ont rapatrié  du cash provenant des prêteurs occidentaux,  par des opérations aux États-Unis. VTB a également annulé un sommet des investisseurs aux États-Unis prévue le mois prochain, selon les banquiers.

 

La dernière chance de pourparlers diplomatiques entre le ministre des Affaires étrangères de la Russie et le secrétaire d’Etat américain pour résoudre les tensions en Ukraine s’est terminée sans accord.

 

Les marchés étaient nerveux avant le référendum en Crimée  de dimanche, sur la sécession de l’Ukraine. Les commerçants et les hommes d’affaires craignent que cela pourrait déclencher des sanctions occidentales contre la Russie dès lundi. »

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Ça aura probablement lieu . L’impact de ces sanctions  forcent la Russie à engager la Chine beaucoup plus activement dans un commerce bilatéral avec elle et, finalement, à effectuer des transactions en utilisant soit des Roubles ou des  Renminbi, et de contourner le dollar .

 Peut-être même avec de l’or, ce que le prix du métal jaune a reniflé cette semaine, se propulsant à des sommets de 6 mois. Ce qui créera  également des liens financiers entre les deux pays riches en matières premières,  encore plus proche, tout en éloignant davantage encore le « diable impérialiste, »  , les Etats-Unis.

 Superbe job, Obama: vous venez  de pousser la Russie et la Chine a se rapprocher encore plus par nécessité ! En outre, il n’est donc pas surprenant que pendant que les Russes retiraient leur argent de l’ouest, les entreprises occidentales sortaient du Dodgeski.

Un haut banquier de Moscou a dit que 90 pour cent des investisseurs se sont déjà  comportés comme si les sanctions étaient en place, ajoutant que c’était de « la gestion à l’exposition prudente ».

 Ces mesures constituent le revers de la plus évident de l’ouest, par le retrait des marchés russes  de l’argent de l’Ouest , au cours de la dernière quinzaine.

Les commerçants et les banquiers ont dit que les banques américaines ont été particulièrement lourdes vendeuses  d’obligations russes. Selon les données de la Banque des règlements internationaux, les banques américaines et les gestionnaires d’actifs ont entre eux 75 milliards de dollars d’exposition à la Russie. »

http://www.zerohedge.com/news/2014-03-14/russians-have-already-quietly-pulled-their-money-west

the guardian a suivi aussi : 

Les Marchés craignent que la Russie ait dumpé les bons du Trésor US sur fond de crise en Ukraine

Le Transfert de plus de 100 milliards de dollars US laisse penser que la Russie est en mouvement pour mettre ses  fonds hors de portée des sanctions possibles

Les marchés financiers étaient en état ​​d’alerte la nuit dernière au milieu de a crise en Ukraine sur des spéculations que le Kremlin avait retiré ses vastes fonds en bons du Trésor, hors des États-Unis.

La Nouvelle  que plus de 100 milliards de dollars avaient été retirés aux  États-Unis la semaine dernière – au moins trois fois plus qu’à tout autre moment depuis le début de la crise financière – a renforcé les craintes que la Russie se prépare à un retour de bâton de l’Ouest, sous la forme de sanctions et qu’elle déplace ses fonds pour trouver refuge au-delà de l’influence américaine.

Les bonds ont été transférés en dehors des entrepôts de dépôt de la banque centrale des États-Unis la semaine dernière, alors que l’administration Obama avait augmenté la menace de sanctions en réponse à la crise croissante dans l’est de l’Ukraine. L’an dernier, le plus gros montant déplacé en une semaine était de 32 milliards $. Les analystes estiment que si le fait peut être attribuée à la Russie, il représente environ 80% des avoirs du pays en  obligations  de bons du Trésor américain .

La banque centrale russe est susceptible d’être derrière le mouvement, si  les riches hommes d’affaires russes devaient également être concernés par les sanctions imposées par Washington qui  pourrait geler les fonds qu’ils ont entreposés a la banque centrale américaine. Alexei Miller, le patron de la société d’énergie Gazprom, et Igor Setchine, qui dirige la compagnie pétrolière Rosneft , sont susceptibles d’être parmi les nombreuses personnalités à Moscou , affectés par  des sanctions ciblées imposées à la Russie.
L’affaire  est venu dans  la lumière après que la banque centrale américaine a indiqué que ses avoirs hebdomadaires en bons du Trésor , des placements qu’elle détient pour le compte d’investisseurs extérieurs ,  ont chuté de 105 milliards de dollars pour la semaine se terminant le 12 Mars, avec une chute  de 2.96 billions de $,   à 2.85 billions de $ .
 
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Publié par le 15 mars 2014 dans économie, général

 

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