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Von Greyerz – Vendre des crypto-monnaies pour acheter de l’or

Et des sites de vente de MP comme l’Apmex acceptent désormais les Bitcoins comme paiement comme on l’a appris il y a 2 semaines … Ici la recommandation de Von Greyerz est assez radicale ! Mais il est vrai que le BTC n’est basé que sur du  vent … Par contre c’est encore un peu tôt à mon gout pour échanger ses BTC – Z

Pendant la crise financière de 2006-2009, l’effondrement du système financier mondial a été évité grâce à l’impression massive d’argent, aux garanties et à la possibilité pour les banques de valoriser les actifs au prix coûtant plutôt qu’au prix du marché, ainsi qu’ à une baisse panique des taux d’intérêt, qui sont passés de 6% aux États-Unis à zéro ou à un niveau négatif. Les obligations émises par huit grands pays ont actuellement des taux d’intérêt négatifs :

PASSIF GLOBAL DE $2 QUADRILLIONS

Quoi que disent les banques centrales et les politiciens, rien n’a été résolu. Au contraire, le risque a augmenté de façon exponentielle depuis 2006. La dette mondiale a doublé pour atteindre environ 230 000 milliards $. Si l’on inclut les passifs non capitalisés de 250 000 milliards $ et les instruments dérivés de 1,5 quadrillion $, le total des passifs et des risques s’élève maintenant à 2 quadrillions$.

Quand la prochaine crise débutera, probablement en 2018, les banquiers centraux ne se focaliseront pas uniquement sur la dette mondiale, mais aussi sur la bulle des produits dérivés. Bien entendu, les banques diront que le montant net des produits dérivés est beaucoup plus faible. Mais en cas de crise, le brut restera brut car les contreparties ne s’acquitteront pas de leurs obligations.

Dans ce contexte, les banquiers centraux vivent sur une autre planète s’ils pensent pouvoir réduire leur bilan. Au cours des prochaines années, la dette publique ou privée augmentera plus rapidement que jamais auparavant.

Prenez les USA. Ce n’est pas un hasard si Jerome Powell succédera à Yellencomme président de la Fed. Il est fiable et a été gouverneur de la Fed pendant 5 ans. C’est le choix parfait pour agrandir le bilan de la Réserve fédérale à l’infini.

La dette fédérale américaine devrait continuer de doubler tous les 8 ans, comme elle l’a fait depuis 1981. Cela signifie que la dette passera de 20 000 milliards $, lorsque Trump à pris la relève, à 40 000 milliards $ d’ici la fin de 2024. Même les prévisions du Bureau central du budget ne sont pas loin de ces 40 000 milliards $. Mais ce chiffre n’inclut pas tous les problèmes que les Etats-Unis et l’économie mondiale connaîtront dans les prochaines années.

LES EUROPÉENS VONT PERDRE LA PROTECTION DE LA BCE

En Europe, Draghi a clairement indiqué que le système de protection des dépôts n’est plus nécessaire. Ainsi, la BCE ne garantira plus les dépôts des clients jusqu’à 100 000 euros. Ce n’est pas une surprise. Au moment de la crise, aucun déposant ne recevra d’argent réel de la part d’une banque.

Quand la crise qui s’est momentanément arrêtée en 2009 reprendra véritablement, l’impression monétaire atteindra des proportions jamais vues. Le monde réalisera alors que le mot « quadrillion » existe réellement, bien que personne ne puisse en imaginer l’ampleur.

Pour mettre les choses en perspective, 1 quadrillion $ représente 15 ans de PIB mondial. Donc, si la dette mondiale passe à 1Q$ après la tentative des banques centrales de sauver le système, y compris la plupart des produits dérivés, nous devrons passer les 15 prochaines années à utiliser la production brute totale du monde pour rembourser la dette. Cela signifierait donc un impôt de 100% pendant 15 ans.

LES TAUX MONTERONT À 15 – 20%

Mais cela ne s’arrête pas là. Lorsque les défauts de paiement de la dette se produiront à plus grande échelle, les banques centrales perdront le contrôle des taux d’intérêt. La manipulation des taux défie toutes les lois de la nature et de l’offre et de la demande. Il n’est pas possible d’avoir un crédit maximum et des taux d’intérêt minimums. Dans un marché libre, si la demande de crédit est élevée, le coût du crédit sera également très élevé.

Lorsque la dette mondiale de 230 000 milliards $ commencera à imploser, les banques centrales ne pourront plus maintenir les taux à la baisse, car les marchés obligataires paniqueront. Cela va commencer avec l’augmentation des taux à plus long terme et, au final, l’augmentation des taux longs fera grimper les taux courts.

Dans les années 1970 et au début des années 1980, les taux ont atteint un niveau élevé. Cette fois-ci, ils sont susceptibles de monter encore plus haut vu que les risques de défaut et de crédit augmentent considérablement. Si les taux d’intérêt montent à « seulement » 14,4 % par an, la dette doublera tous les cinq ans. Cela signifie que la dette de 1 $Q atteindra 2 $Q cinq ans plus tard.

HYPERINFLATION PUIS DÉFLATION

Lorsque l’impression monétaire s’intensifiera de pair avec les défauts de paiement, le monde connaîtra une hyperinflation d’un niveau imaginable aujourd’hui. À ce stade, la dette s’élèvera probablement à des dizaines de quadrillionsLa plupart des gens diront que la dette n’atteindra jamais ces niveaux. Quiconque a étudié les données historiques des défauts sur la dette, de l’impression d’argent et de l’hyperinflation se rendra compte que dans ces périodes, la dette atteint des multiples de son niveau initial.

L’impression monétaire et l’hyperinflation deviennent un cercle vicieux qui se nourrit de lui-même. Les banquiers centraux, impuissants, perdent le contrôle et paniquent avant de se lancer dans la création monétaire. Au bout du compte, ce sera un échec, puisque la monnaie imprimée ne crée aucune richesse. À ce moment-là, la dépression hyperinflationniste se transforme en dépression déflationniste. Tout le crédit disparaît dans un trou noir, ainsi qu’une grande partie du système financier. Les actifs adossés à la monnaie imprimée s’effondrent de 90% ou plus.

On peut donc éviter l’hyperinflation. Cela est possible si les banquiers centraux sont trop lents à réagir quand les défauts de paiement débuteront. Nous irions alors directement vers un effondrement déflationniste, avec une défaillance totale du système financier et une dépression très grave et prolongée.

Soit nous assisterons à une destruction totale de la monnaie fiduciaire dans un scénario hyperinflationniste, soit à un effondrement du système financier en cas d’implosion déflationniste des actifs et des dettes. Nous aurons probablement les deux. D’abord l’hyperinflation, puis la déflation. Mais même en période d’hyperinflation, la dette et les actifs de la bulle se dégonfleront alors que les matières premières, y compris la nourriture, seront touchés par l’hyperfinflation.

OR ET ARGENT – LES SEULES MONNAIES QUI SURVIVRONT

Dans les deux scénarios, l’or physique et l’argent seront la seule forme de monnaie réelle qui fonctionnera. En cas d’hyperinflation, l’or atteindra des niveaux inimaginables. Le nombre de zéros sera sans importance. L’or va faire mieux que maintenir son pouvoir d’achat. Alors que le marché papier s’effondrera et que le monde entier voudra posséder de l’or, le prix de l’or en monnaie d’aujourd’hui va probablement être multiplié par 10. Nous sommes susceptibles de voir une bulle majeure dans le prix de l’or et peut-être qu’il sera multiplié par 50-100 pendant la crise. Cela signifierait un prix de 65 000 $ – 120 000 $ en monnaie d’aujourd’hui. Cette cible peut sembler irréaliste, mais le scénario catastrophe de la prochaine crise paraît aussi totalement irréaliste pour la plupart des gens.

Dans un scénario déflationniste, l’or n’atteindra évidemment pas ces niveaux élevés. Premièrement, l’or conservera au minimum son pouvoir d’achat. Mais comme il y a peu de chances que le système financier survive à une implosion déflationniste, l’or et l’argent seront probablement les seules monnaies réelles disponibles. Ainsi, même dans un scénario déflationniste, l’or est susceptible d’augmenter sensiblement en termes réels.

L’or ne sera pas la solution miracle à tous les problèmes auxquels le monde est confronté. Il y aura beaucoup de pauvres et de gens affamés. Posséder un peu d’or permettra, au moins, de garder le loup loin de la porte. Mais l’ampleur des problèmes risque de tous nous affecter.

En attendant, les marchés boursiers et les crypto-monnaies ignorent les risques mondiaux. Nous ne nous intéressons pas seulement aux risques financiers. Le risque politique augmente dans de nombreux domaines. En Europe, Merkel a du mal à former un gouvernement, le gouvernement irlandais est sur le point de s’effondrer et les négociations sur le Brexit sont une farce. Theresa May et la Grande-Bretagne sont pris en otage par l’élite bruxelloise non élue, et totalement irresponsable. Ils sont plus intéressés par conserver leur centre de pouvoir politique que de faire ce qui est le mieux pour les citoyens européens.

La situation au Moyen-Orient devient de plus en plus grave. Le prince héritier Mohammed bin Salem réussira-t-il son coup d’État ? Il se fait de nombreux ennemis susceptibles de lui causer des problèmes à l’avenir. L’Arabie saoudite a des problèmes un peu partout, y compris au Yémen, en Iran et en Syrie. La situation risque de mal touner au Moyen-Orient en 2018. Il n’est pas étonnant de voir l’Arabie saoudite s’éloigner des États-Unis pour se tourner vers la Chine. Pour les États-Unis, l’Arabie Saoudite a une valeur stratégique tant que le pétrodollar est en vigueur. Mais comme le règne du pétrodollar arrive à sa fin, l’équilibre du pouvoir va basculer de façon spectaculaire vers le petroyuan.

LES CRYPTOS REMPLACERONT-ELLES L’ARGENT PAPIER ?

Les crypto-monnaies ne sont pas la meilleure alternative à la monnaie fiduciaire, émise et contrôlée par les gouvernements. C’est pourtant ce que croient les émetteurs et les investisseurs dans les cryptos.

Les ICO (Initial Coin Offerings) sont un véritable bonanza. Il y a actuellement 1 320 crypto-monnaies et ce chiffre augmente de jour en jour. Bon nombre d’entre elles n’ont aucune valeur, mais il y en a 726 dont la capitalisation vaut 1 million $ ou plus. Le plus important est le bitcoin, qui coûte environ 11 000 $ et dont le marché est évalué à 180 milliards $. Ethereum a augmenté de 50% au cours des dix derniers jours et arrive au deuxième rang avec 46 milliards $. Ethereum a été lancé il y a seulement deux ans.

La capitalisation totale du marché des crypto-monnaies s’élève à 300 milliards $, contre 14 milliards $ il y a un an.

Les cryptos sont le plus grand système de Ponzi de l’histoire moderne. Il est très similaire aux chaînes de lettres ou aux systèmes pyramidaux. Les émetteurs font des tonnes d’argent ainsi que les spéculateurs qui sont arrivés tôt. Au bout du compte, tout va s’effondrer et les retardataires perdront tout. Comme toute frénésie d’achat (mania), les cryptos peuvent grimper beaucoup plus haut, mais c’est le genre de bulle qui se crée à la fin d’une ère économique. La plupart des participants croient que les cryptos remplaceront la monnaie fiduciaire et même l’or.

À mon avis, il y a peu de chances que cela se produise. Je ne vais pas entrer dans le détail maintenant. Les personnes intéressées trouveront de nombreux articles sur le « bitcoin vs l’or » sur Internet.

Les cryptos ressemblent à des bulbes de tulipes. Vous ne pouvez pas créer de l’argent réel à partir de rien et le voir doubler toutes les deux semaines. Les problèmes sont nombreux tels que la sécurité, la réglementation, la fiscalité, la rapidité des transactions, les faux marchés, etc. D’après ce que j’ai compris, le marché des cryptos ne résistera à aucune pression de vente. Un petit volume de ventes persistantes poussera le prix vers zéro. Le temps nous le dira.

BITCOIN MANIA – DE $900 À $11,000 EN 2017

Les cryptos peuvent continuer à monter. Mais quand la musique s’arrêtera, le marché des cryptos retournera là où il a commencé, c’est-à-dire à zéro.

La technologie des chaînes de blocs, qui n’est pas nouvelle, est susceptible de trouver de nombreuses applications dans des domaines tels que le commerce, la science, etc.

LE TRADE DU SIÈCLE

Il ne faut pas confondre cryptos et or. Ils n’ont pratiquement rien en commun. L’une est une inscription électronique sur un certain nombre d’ordinateurs et l’autre est un élément physique rare et la seule monnaie ayant survécu pendant 5 000 ans. Il est extrêmement improbable que le bitcoin remplace l’or comme monnaie pour les 5 000 prochaines années ou plus.

Je connais des investisseurs qui sont tentés d’acheter des crypto-monnnaies plutôt que de l’or. La cupidité pousse les gens à se tourner vers des instruments qui prennent rapidement de la valeur. Le NASDAQ en 1998-99 est un bon parallèle. Il a doublé jusqu’à ce que tous les investisseurs amateurs soient aspirés. Puis il a baissé de 80%. La différence est que la plupart des cryptos perdront 100%.

Pour tous ceux qui veulent préserver leur richesse, c’est le bon moment pour vendre des cryptos et acheter de l’or. Ça pourrait être la transaction du siècle. Il n’existe pas de meilleure assurance que l’or et l’argent physique pour se protéger contre les futurs problèmes mondiaux.

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Publié par le 12 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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Paul Craig Roberts : l’Ukraine devra vendre ses terres à l’Occident (et sur l’assassinat de Nemtsov)

 

ITW audio de Paul Craig Roberts

Selon Paul Craig Roberts , L’Ukraine ne pourra sortir de la crise économique actuelle qu’en réalisant des coupes drastiques dans ses programmes sociaux et en cédant ses actifs nationaux, prévient un expert.

Afin de pouvoir rembourser les prêts du Fonds monétaire international (FMI), l’Ukraine devra vendre la totalité de ses terres à la compagnie occidentale Monsanto, a déclaré vendredi le politologue et économiste américain Paul Craig Roberts dans une interview accordée à la chaîne RT.« Afin de sortir de sa situation économique difficile, l’Ukraine sera contrainte de cesser de verser les retraites, d’annuler les allocations aux victimes de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl et de réduire de façon drastique le financement des écoles et de la santé publique », a estimé M.Roberts.

Et d’ajouter que Kiev serait contraint de céder tous ses actifs nationaux et toutes ses terres arables à Monsanto, multinationale produisant des semences transgéniques, pour rembourser les crédits de FMI.« Le sort de la Grèce est promis à l’Ukraine », est persuadé l’ancien conseiller économique au sein de l’administration de Ronald Reagan.

Selon lui, une telle approche n’augure évidemment rien de bon pour l’Ukraine, qui risque de devenir une colonie de l’Occident.

« Toutes les entreprises de l’Ukraine, toutes ses ressources naturelles, toutes ses terres agricoles (…). Bref, tout appartiendra à l’Occident », a indiqué M.Roberts.
On a appris auparavant que le FMI devait trancher le 11 mars prochain sur l’octroi d’un nouveau paquet d’aide de 17,5 milliards de dollars à l’Ukraine. 

Paul Craig Roberts 

Et l’actu lui donne raison : 

L’Ukraine, futur grenier à OGM de l’Europe ?

Les députés allemands se préoccupent d’une éventuelle vente de terres arables en Ukraine pour la culture des OGM.

 Le conflit en Ukraine est utilisé pour faciliter la vente de terres arables, impliquant des sociétés et consortiums étrangers, soutenus par la Banque mondiale (BM), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et le groupe allemand Bankengruppe KfW.

 C’est ce qu’a déclaré jeudi au correspondant de l’agence Rossiya Segodnya Mme Birgit Bock-Luna, chef du bureau de Niema Movassat, député du Bundestag allemand.

« Le conflit en Ukraine est utilisé pour vendre des terres au profit de grands consortiums », a-t-elle dit, ajoutant que les députés, ayant signé la requête de Niema Movassat, collectaient et analysaient à présent l’information sur ce dossier pour la rendre publique.

Selon Mme Bock-Luna, dans sa requête au gouvernement fédéral, M.Movassat suppose que la terre en Ukraine puisse servir à cultiver des OGM, cultures interdites au sein de l’Union européenne.

Dès le début des années 1990, l’Union européenne a mis en place un cadre réglementaire pour les OGM, qui est toujours en cours d’évolution. L’objectif de cette réglementation communautaire est de rendre compatible la création d’un marché unique des biotechnologies avec la protection de la santé publique et le respect de l’environnement.

Voici en outre ce que pense Paul Craig Roberts de  l’assassinat de Nemtsov :

Assassinat de Nemtsov: une attaque propagandiste contre Poutine ?

Boris Nemtsov, un dissident politique extrêmement critique à l’égard du président Vladimir Poutine apparaît souvent comme un agent de Washington. Il a été tué aujourd’hui [le 27 février] dans une rue proche de la place Rouge.

Si Nemtsov n’a pas été assassiné par la CIA dans le but d’incriminer Poutine, il est fort probable qu’il ait été tué par des nationalistes russes qui l’on vu comme un agent de Washington.

Il faut se souvenir de l’affaire Magnitsky [un avocat fiscaliste mort en garde à vue en 2009, NdT] qui a débouché sur l’imposition de sanctions aux Russes résultant de la surréaction du Congrès états-unien à ce décès en prison: la mort de Nemtsov pourrait être imputée à Poutine. Les médias occidentaux répéteront à l’infini, sans preuve, que Poutine a tué celui qui le critiquait.

Je peux vous dire une chose, c’est que Poutine est beaucoup trop intelligent pour faire le jeu de Washington de cette manière. En plus, Nemtsov, bien que grande gueule, n’a eu aucun impact sur les 85% d’avis favorables à Poutine. Les soutiens de Nemtsov se trouvaient dans les ONG fondées en Russie par Washington. Si la CIA a assassiné Nemtsov, elle a tué ses propres atouts.

Il reste à voir si les bénéfices de la propagande justifient la perte par la CIA d’un critique de Poutine.

A lire : Expert: la situation en Ukraine est un moyen pour les USA d’élargir leur territoire

: http://fr.sputniknews.com/international/20150306/1015052703.html#ixzz3TuWcsajQ – http://lesakerfrancophone.net/assassinat-de-nemtsov-une-attaque-propagandiste-contre-poutine/

 
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Publié par le 9 mars 2015 dans général, International, Politique

 

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Avis de tempête en Iran

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Il y a longtemps que je vous l’avez donné, ce volte face de l’Iran et le changement d’alliances au moyen orient , selon moi déterminé par la volonté US de maintenir le pétro-dollar en s’appuyant su l’iran, qui en effet vie »nt d’etre acceptée dans l’Organisation de coopération de Shanghai ; L’IRAN peut  vendre son pétrole sur le marché international  car elle transactait avec de l’or pendant le plus fort des sanctions, et ça c’est un danger inacceptable pour l’oncle samy ;  Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

Les initiatives du nouveau président iranien, cheikh Hassan Rohani, se sont largement écartées de la ligne anti-impérialiste de l’imam Khomeiny. Il semble que le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui avait favorisé l’élection de Rohani, ait décidé aujourd’hui de saboter l’accord qu’il a secrètement négocié avec les États-Unis et l’Union européenne. Washington ne l’entend pas de cette oreille et prépare son « plan B ».

Pour Ali Shariati, le penseur de la Révolution iranienne, tout musulman se doit d’être révolutionnaire et tout authentique révolutionnaire doit être considéré comme musulman, quelque soit sa religion. Dès lors, l’appellation « République islamique d’Iran » peut être comprise comme « République révolutionnaire d’Iran » ; une interprétation contre laquelle lutte le représentant de la faction pro-US du clergé chiite, cheikh Hassan Rohani.

Le projet de cheikh Hassan Rohani

Depuis la Révolution khomeiniste, l’Iran soutient tous les mouvements anti-impérialistes du Proche-Orient, quelle que soit la religion de leurs membres. Cependant, cette politique a été vivement contestée par la « Révolution verte » de 2009. À l’époque, le candidat « moderniste », Mirhossein Moussaoui, déclarait durant sa campagne électorale que, tout en saluant la Résistance du Hamas et du Hezbollah, ce n’était pas aux Iraniens de payer pour leur armement, ni pour la reconstruction de la Palestine et du Liban. Une fois élu, en 2013, le nouveau président cheikh Hassan Rohani intriguait les commentateurs en brandissant une clé et en laissant entendre qu’il mettrait le Trésor iranien au service de son peuple plutôt que de le consacrer à financer de hasardeux mouvements de Résistance dont certains ne sont pas même chiites. Toutefois, le peuple iranien n’accordait que peu d’importance à cette polémique, qu’il considérait à tort comme de la politique politicienne.

Lors de son élection, cheikh Rohani soulevait un vaste espoir dans son pays, les électeurs étant persuadés qu’il parviendrait à un accord avec les États-Unis et l’Union européenne qui mettrait fin aux « sanctions » et améliorerait leur pouvoir d’achat. Aujourd’hui, l’Iran a retrouvé la possibilité de vendre son pétrole sur le marché international et dispose donc de devises étrangères. La monnaie nationale, le rial, est désormais stabilisée.

On en arrive maintenant au dénouement : cheikh Rohani a négocié en secret un accord avec Washington et Bruxelles qu’il devrait rendre prochainement public [1]. Et cet accord va beaucoup plus loin que les propos de Mirhossein Moussaoui, il y a cinq ans. Il s’agit, ni plus, ni moins, que de faire basculer l’Iran dans le camp occidental, malgré sa récente entrée dans l’Organisation de coopération de Shanghai.

Selon cet accord, l’Iran livrerait son gaz à l’Union européenne. De la sorte, celle-ci pourrait s’affranchir de sa dépendance vis-à-vis de la Russie et lancer une nouvelle Guerre froide. En outre, ce gaz manquerait à la Chine et à son développement [2].

Le 24 septembre, cheikh Rohani s’en est entretenu avec son homologue autrichien, Hans Fisher, en marge de l’Assemblée générale de l’Onu ; l’Autriche assurant la gestion du projet de pipe-line Nabucco. Les deux hommes ont discuté du financement du raccordement des champs gaziers et pétroliers iraniens, dont le coût devrait s’élever à 8,5 milliards de dollars. Un méga-chantier qui devrait générer beaucoup de corruption.

L’accord devrait conclure la polémique sur la prétendue bombe atomique dont, depuis l’élection de Mahmoud Ahmadinejad en 2005, l’Iran devrait disposer « dans quelques semaines » [3].

Le conflit entre pro-US et anti-impérialistes

Contrairement à une idée simpliste répandue par la propagande atlantiste, la Révolution islamique ne s’est pas faite avec le clergé chiite, mais à la fois contre le Shah et contre lui. Le clergé qualifiait même l’ayatollah Khomeiny de « schismatique » jusqu’à ce qu’il suive le mouvement populaire et finisse par se rallier à l’imam. Les relations entre les révolutionnaires et le clergé s’envenimèrent à nouveau durant la guerre imposée par l’Irak : à l’époque, les Gardiens de la Révolution —dont Mahmoud Ahmadinejad— constatèrent que les enfants du clergé manquaient au front.

Durant des siècles, le clergé chiite a usé et abusé de son pouvoir en Iran. La Révolution de l’ayatollah Rouhollah Khomeiny était tout autant une réforme du chiisme qu’une lutte pour la libération nationale. Avant lui, les chiites iraniens pleuraient beaucoup la mort de l’imam Ali, avec lui, ils tentèrent de l’imiter et de combattre l’injustice.

En matière de mœurs, si tous défendent les mêmes principes, ils ne le font pas de la même manière : aussi bien le clergé (dont cheikh Hassan Rohani est aujourd’hui le représentant) que les « Forces de la Révolution » (représentées notamment par les frères Laridjani) sont favorables à la coercition, tandis que les anti-impérialistes (dont Mahmoud Ahmadinejad est le leader) prônent la valeur de l’exemple. Ainsi, le président Ahmadinejad entra en conflit avec la police des mœurs durant ses mandats, et prit publiquement position contre l’obligation du port du voile pour les femmes et la forte recommandation de la barbe pour les hommes. Le conflit devint si aigu que des collaborateurs du cabinet du président furent arrêtés et incarcérés plusieurs mois pour « sorcellerie » (sic).

Le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui est un disciple privilégié de l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, dispose de pouvoirs supérieurs à ceux du président de la République, mais il ne peut intervenir que rarement. Durant les dernières années, il a tenté de limiter les initiatives du turbulent Mahmoud Ahmadinejad et de le contraindre à maintenir son alliance avec les frères Laridjani. Le président Ahmadinejad s’est alors heurté à lui, notamment à propos du choix de son vice-président Esfandiar Rahim Mashaei, finalement ramené au rang de chef de cabinet du président. En définitive, l’alliance entre les Laridjani et Ahmadinejad s’est brisée dans une ambiance délétère d’accusations publiques de corruption [4].

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Le Guide suprême a favorisé l’élection de cheikh Hassan Rohani en espérant marquer ainsi une pause dans l’affrontement avec Washington. Il considère désormais que le nouveau président a franchi la ligne jaune et menace l’idéal révolutionnaire.

Les réactions au projet de cheikh Hassan Rohani

Plus d’un an après son élection, la popularité de cheikh Rohani est en chute libre, l’opinion publique étant partagée entre ceux qui l’accusent de ne pas avoir changé grand-chose et ceux qui l’accusent de favoriser une classe sociale aux dépens de la majorité. À l’évidence, si Mahmoud Ahmadinejad était autorisé à se présenter à la prochaine élection présidentielle, il serait élu dès le premier tour. Cependant, on peut douter que l’occasion se présente. En 2013, son candidat, Esfandiar Rahim Mashaei, fut interdit de concourir, alors que les sondages le donnaient gagnant au second tour. Tout sera donc fait pour écarter Ahmadinejad de l’élection de 2017.

Quoi qu’il en soit, l’ancien président n’a jamais été aussi actif qu’aujourd’hui. Il mobilise son camp et semble certain de prévenir un basculement de l’Iran dans le camp atlantiste. Signe de sa probable victoire, le Guide suprême a laissé ses partisans organiser un colloque international anti-impérialiste alors qu’il s’y était opposé l’année dernière [5]. L’ayatollah Ali Khamenei s’y est même fait représenter. Il devrait donc opposer son veto au projet Rohani.

Pour les disciples de Khomeiny, ce projet équivaudrait à annihiler la Révolution et à revenir à l’époque du Shah. L’Iran renoncerait à son influence politique et se consacrerait au commerce international. Au plan intérieur, cela signifierait à nouveau l’opulence pour les dirigeants, mais pas forcément pour la population. Au passage, les peuples du Proche-Orient qui emmagasinent des victoires face à Washington, Londres et Tel-Aviv, principalement au Liban, à Gaza, en Syrie, et au Yémen, seraient à nouveau progressivement orphelins et démunis.

Le « plan B » des États-Unis

Dans la cas probable —sauf décès prématuré du Guide suprême— d’un échec du plan Rohani, Washington continue à préparer son « plan B » : une vaste déstabilisation du pays, bien plus puissante que celle de 2009. À l’époque, il s’agissait de faire croire à un trucage de l’élection présidentielle qui aurait été gagnée par les pro-US [6]. Cette fois, il devrait s’agir d’un remake de la pseudo-révolution syrienne de 2011.

Depuis cinq ans, Washington crée et fait créer plus de 70 télévisions satellitaires en langue farsi, alors que cette langue ne connaît qu’environ 100 millions de locuteurs dans le monde, dont 80 millions en Iran. Chaque allié des États-Unis a été sollicité, de l’Union européenne à la Corée du Sud, pour diffuser des programmes à destination des Iraniens. Si tous ces médias venaient à diffuser en même temps une fausse nouvelle, celle-ci semblerait certaine aux Iraniens, dont beaucoup se sont détournés des télévisions nationales qu’ils jugent trop militantes ou trop puritaines.

En outre, personne ne sait trop qui est responsable en Iran de la censure de l’Internet. Pour prévenir la diffusion de la pornographie, les vidéos sont toutes inaccessibles et quantité de sites également. Toutefois, chaque Iranien s’est doté d’un proxy qui lui permet de contourner la censure. Le seul et unique résultat de cette pratique est de discréditer l’État ; une situation que ne manqueront pas d’utiliser les États-Unis.

Dès lors, on peut pronostiquer qu’en cas d’échec de cheikh Hassan Rohani, Washington lancera de fausses nouvelles que le public croira. Avec les techniques numériques, il est possible de donner à voir des événements d’actualité fictifs, comme cela a été expérimenté en Libye (avec la chute de la Jamahiriya diffusée avec 4 jours d’avance pour démoraliser la population) et en Syrie (avec les nombreuses manifestations que chacun à vues mais qui n’existèrent jamais).

Le rejet du projet Rohani ne fera donc que donner le signal d’une nouvelle confrontation.

http://www.voltairenet.org/article185506.html

 
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Publié par le 13 octobre 2014 dans général, International

 

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