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« Personne ne vend d’or ou d’argent physique »

[titre article pour referencement]

Nous observons, à maintes reprises, de la fraude sur le marché des métaux précieux. Des milliers de tonnes d’argent-papier et d’or-papier sont déversées sur le marché en quelques heures ou quelques jours. Pour ceux qui ne comprendraient pas ce qu’il se passe, laissez-moi affirmer catégoriquement que cela n’a rien à voir avec le marché réel, physique, de l’or et de l’argent. Non, il s’agit d’une manipulation flagrante par les gouvernements, les banques centrales, et les spéculateurs. Les gouvernements étant impliqués, ils cautionnent cette manipulation et n’appliquent aucune sanction particulière pour les traders qui truquent le marché.

Les banques de négoce d’or craignent le jour où elles devront convertir l’or-papier en or physique

Ce qui se passe n’a rien à voir avec les marchés réels ou l’offre et la demande réels. Les gouvernements essaient de dissumuler leur mauvaise gestion de l’économie et de leur devise. Jusqu’à présent, les banques de négoce d’or s’en tirent bien, parce que les détenteurs d’or et d’argent papier ne les forcent pas à dévoiler leur jeu en exigeant la livraison des métaux. Car nous savons, et les banques le savent aussi, que le jour où elles devront fournir de vrais lingots d’or et d’argent, ce sera la fin de la fête. Parce qu’elles n’ont même pas assez d’or ou d’argent physique pour couvrir ne serait-ce qu’une fraction de leurs positions vendeuses. Entre les marchés à terme, les banques de négoce d’or, les produits dérivés sur les métaux précieux, il y a des centaines d’onces d’or ou d’argent papier pour chaque once physique.

Le problème est que les banquiers ne sont pas les seuls responsables. Non, les gouvernements le sont tout autant. Les banques occidentales détiennent, officiellement, plus de 30 000 tonnes d’or. Mais aucune de ces banques n’a effectué un audit de son or. Le dernier audit, aux États-Unis, date de l’administration Eisenhower, en 1963 !

Les banques centrales occidentales, au cours des dernières décennies, ont liquidé une grande partie de leur or. Par exemple, le Royaume-Uni a vendu la moitié de son or à la fin des années 1990 et la Suisse, plus de la moitié. La Norvège, quant à elle, a vendu TOUTES ses réserves d’or au début des années 2000.

Ce que les banques centrales n’ont pas vendu, elles l’ont prêté ou loué sur le marché pour obtenir un rendement sur leur or. La plupart de ces prêts s’effectuent via les banques de la LBMA (London Bullion Market Association) à Londres et New York. Donc, une banque centrale pouvait prêter une partie de son or sur le marché, et cet or restait à Londres ou à New York. Mais cela a changé dans les années 2000. Les gros acheteurs d’or sont dorénavant la Chine et l’Inde. Ces deux pays ne souhaitent pas conserver leur or à Londres ou à New York – ils en exigent la livraison physique. Généralement, les lingots de 400 onces sont envoyés, surtout de Londres, aux raffineurs suisses, afin d’être refondus en lingots de 1 kilogramme. Ces lingots sont ensuite exportés de Suisse vers les pays acheteurs que sont la Chine, d’Inde, et la Russie, entre autres. C’est la raison pour laquelle le Royaume-Uni est un exportateur majeur d’or.

Accumulez de l’or physique avant que le marché ne s’essouffle

Les répercussions des ces transactions sont très graves pour les banques centrales occidentales. L’or qu’elles ont prêté sur le marché n’existe plus. Il a été refondu en lingots de 1 kg et acheté par les pays de la Route de la soie. Les banques centrales occidentales, évidemment, ne reverront jamais leur or. Tout ce qu’elles ont est un I.O.U. (titre de créance) d’une banque de négoce d’or. Vu que l’or n’est plus en Occident, la banque ne pourra jamais effectuer la livraison de l’or promis sur papier.

Étant donné qu’il n’y a jamais eu d’audits, personne ne sait combien d’or non grevé se trouve encore dans les coffres des banques centrales occidentales. Il est peu probable qu’il reste même 50% des 30 000 tonnes qu’elles détiennent officiellement. Les gens et les pays qui comprennent qu’il s’agit d’un schème de Ponzi ne paniquent pas, car ils savent que ceux qui détiennent l’or détiennent aussi le pouvoir. Mais ce n’est pas qu’une question de pouvoir; c’est plutôt la confiance dans le fait que l’or physique protégera ceux qui en comprennent l’importance.

Comme nous le voyons actuellement sur le marché des métaux précieux, les « mains faibles » ont peur et sortent du marché. Ce sont des spéculateurs qui achètent de l’or sur marge. Je voudrais être très clair : vous ne devez jamais acheter un actif de préservation de richesse comme effet de levier ou pour emprunter. Quand vous empruntez avec votre or ou votre argent en collatéral, il ne vous appartient plus – il appartient à la banque ou au créancier. Il n’y a aucun intérêt à acheter de l’or physique pour l’utiliser à d’autres fins que de préserver la richesse – c’est de la pure spéculation. Dans ce cas, pourquoi même acheter de l’or physique ? Vous pourriez acheter des contrats à terme sur l’or… mais cela n’a, bien sûr, rien à voir avec la préservation de richesse.

Les spéculateurs sont des « mains faibles ». Ils achètent de l’or lorsqu’il grimpe, et vendent lorsqu’il baisse. Cela n’a rien à voir avec la préservation de richesse. On se procure de l’or et de l’argent pour se protéger de tous les risques majeurs dans l’économie mondiale et le système financier. On en achète pour sauvegarder son patrimoine, et ils devraient être à la base de votre pyramide de richesse.

À une époque où les gouvernements impriment des quantités illimitées de monnaie et augmentent la création de crédit à l’infini, les métaux précieux sont les seuls actifs qui maintiendront leur pouvoir d’achat et préserveront la richesse. Mais, bien sûr, ils doivent être stockés dans un pays politiquement sûr, hors du système bancaire.

On entend parler, ces temps-ci, de liquidations majeures d’or et d’argent, surtout sur le marché de détail. Les gens qui vendent ne comprennent pas l’intérêt de détenir de l’or et de l’argent. Ils veulent juste faire de l’argent rapidement, mais il ne leur restera rien lorsque la véritable crise frappera. Vous pouvez être absolument certain que nous vivrons la plus grande crise financière de l’histoire dans les années à venir.

Forte demande soutenue de l’Asie

24hGold -

Notre société est très proche du marché physique, et nous sommes en mesure de dire que nous ne voyons pas de liquidation d’or ou d’argent physique. Nos clients comprennent les métaux précieux et ils connaissent la raison pour laquelle ils en détiennent. Ils ne sont pas touchés par les manipulateurs qui tentent de les effrayer afin qu’ils se débarassent de leurs or ou argent physique. Ils savent que, dans les années à venir, leurs métaux précieux vont, non seulement, maintenir leur pouvoir d’achat, mais qu’ils performeront bien mieux que tous les autres investissements, pendant que la plupart des actifs, incluant la papier-monnaie, s’effondreront.

Nous discutons aussi avec nos amis les raffineurs suisses, qui produisent 60-70% des lingots d’or de la planète. Ils nous rapportent une demande forte et soutenue de l’Asie, et particulièrement de la Chine et de l’Inde. L’Ouest vend son or physique depuis des décennies, tandis que l’Est continue d’en acheter massivement.

Inspirez-vous de la sagesse orientale

La Chine a commencé à sérieusement accumuler de l’or en 2008, lors de la Grande crise financière. Les Chinois savaient que le système financier occidental ne pourrait survivre à l’impression monétaire massive dans lequel il s’est embarqué dans une tentative futile de se sauver lui-même. Les Chinois savent également que la crise de 2006-2009 n’était qu’une répétition. C’est pourquoi ils ont augmenté substantiellement leurs réserves d’or depuis.

Parmi les pays de la Route de la soie, seules la Turquie et l’Inde détenaient des réserves d’or importantes au début de la crise, en 2006, tout juste sous les 2 000 tonnes au total. La Chine a commencé à acheter de l’or à plus grande échelle en 2008. Depuis, la Chine en a accumulé 15 000 tonnes. Les achats totaux des quatre pays de la Route de la soie, la Chine, l’Inde, la Russie et la Turquie, depuis 2005, s’élèvent à 27 400 tonnes d’or. Cela signifie que quatre pays, ces douze dernières années, ont absorbé toute la production mondiale d’or. Ces pays ont bien assimilés les risques incontrôlables du système financier mondial, et ils savent aussi que l’or constitue la meilleure protection contre ces risques.

Les investisseurs devraient s’inspirer de la sagesse orientale et continuer à accumuler de l’or et de l’argent aux prix actuels, très avantageux. Il n’y a aucun doute que, d’ici quelques années, l’or et l’argent seront à des multiples de leurs prix actuels.

 
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Publié par le 17 mai 2017 dans général, or et argent métal

 

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La Russie vend des S 400 à la Chine !!

S 300 pour l’IRAN , S 400 pour la CHINE , normal, une taille au dessus : Tournée général Russe !  Et  Moscou qui se prépare des S 500 ! (La Russie élabore des S-500: les USA piquent une crise d’hystérie)

Quoi, ils se préparent à une fête ?  Z .

Moscou a autorisé Pékin à acheter ses systèmes de missiles sol-air S-400.

 La Chine est devenue le premier acheteur du système russe de missiles sol-air S-400 dernier cri, a confirmé lundi le directeur général de l’Agence russe d’exportation d’armements (Rosoboronexport) Anatoli Issaïkine.

Selon le général en retraiteViktorEssine, consultant du chef des Troupes de missiles stratégiques russes, les missiles S-400 n’ont pas d’analogue au monde et permettront à la Chine de parer toutes les attaques aériennes et spatiales dans un rayon de 400 kilomètres. »Plusieurs pays nous demandaient ce système (S-400) et la Chine cherchait depuis longtemps à obtenir l’accord de la Russie pour en acheter. Nous avons accepté de ne le vendre qu’à la Chine, compte tenu de l’actuelle situation internationale et des intérêts visant à améliorer les relations avec Pékin. Il est évident que cette démarche de la Russie vise à développer la coopération militaire et technique. Il s’agit aussi d’une dimension politique qui souligne le caractère stratégique des relations bilatérales », a indiqué le responsable dans une interview accordée à l’agence Sputnik.

Le détail du contrat n’est pas rendu public, mais il pourrait s’agir d’un contrat de près de deux milliards de dollars.

Selon le Quotidien du Peuple , L’armée chinoise va acheter des missiles de pointe à la Russie

Le système de missiles S-400 est l’une des technologies de missiles les plus avancées que possède la Russie ; les médias ont rapporté que la Chine a acheté cette arme de pointe. Kirill Kallinikov / Ria Novosti

Selon les experts militaires, le déploiement du système de missile russe sol-air S-400 va permettre à la Chine d’améliorer sensiblement ses capacités de défense aérienne, au moment où les médias russes ont rapporté que la Chine a acheté cette arme de pointe.

« Le S-400 est certainement une des meilleures armes anti-aériennes du monde. Il va grandement compléter le système de défense aérienne de l’Armée populaire de Libération, qui souffre pour l’heure de plusieurs failles en matière de défense à longue distance et à haute altitude contre les avions ou les missiles balistiques », a déclaré Wang Ya’nan, vice-rédacteur en chef du magazine Aerospace Knowledge.

« Le système a plusieurs types de missiles de différentes gammes, ce qui lui permet de protéger une très grande superficie de l’espace aérien. Certains de ses missiles sont même spécialement conçus pour intercepter des missiles balistiques », a déclaré M. Wang. « En outre, certains de ses tubes de lancement peuvent stocker et lancer plusieurs missiles différents, ce qui le rend très pratique et rapide à utiliser ».

Selon M. Wang, la Russie possède une longue histoire de développement d’armes de défense anti-aérienne et de missiles, ce qui fait que le S-400 est une concentration de certaines des technologies les plus avancées en matière de missiles que la Russie compte, comme un radar à balayage électronique actif.

« La Chine manque encore d’expérience dans le développement de systèmes de défense aérienne à longue portée, en particulier ceux qui peuvent intercepter des missiles balistiques. Et il n’y a pas de raccourci possible parce que le développement de ces armes sophistiquées nécessite un grand nombre d’expériences et de tests. C’est une question de temps et d’investissement de ressources », a-t-il ajouté.

Selon les rapports des médias russes, le S-400 est un système d’arme antiaérien de nouvelle génération capable d’engager toute cible aérienne, y compris des avions, des hélicoptères et des drones, ainsi que des missiles de croisière et balistiques tactiques, avec une vitesse maximale de 4,8 km par seconde. Le missile 40N6 du système peut détruire des cibles aériennes jusqu’à une distance de 400 km.

Anatoly Isaikin, Directeur général de Rosoboronexport, négociant en armes appartenant à l’État russe, a confirmé lundi que la Chine a bien un contrat avec sa société pour l’achat de systèmes de défense aérienne S-400.

« Je ne vais pas divulguer les détails du contrat, mais oui, la Chine est en effet devenue le premier acheteur de ce système sophistiqué russe de défense aérienne. Cela souligne une fois de plus le niveau stratégique de nos relations », a précisé M. Isaikin au journal russe Kommersant.

Selon le Moscow Times, la Chine a signé en septembre dernier un contrat d’une valeur de plus de 3 milliards de Dollars US pour la livraison d’au moins six batteries de S-400.

Actuellement, selon les observateurs militaires occidentaux, la Chine s’appuie sur son missile HQ-9 développé localement et sur le système de missiles S-300 de fabrication russe.

Du Wenlong, chercheur principal à l’Académie des sciences militaires de l’Armée Populaire de Libération, a précisé que les rayons opérationnels des aéronefs et missiles militaires modernes sont beaucoup plus étendus que leurs prédécesseurs, et que donc un système de défense efficace doit posséder des missiles à longue portée qui peuvent atteindre des avions ainsi que des missiles de croisière et des missiles balistiques tactiques.

« Notre armée de l’air a déployé des systèmes russes S-300, qui sont efficaces face à des avions, mais leurs performances dans l’interception des missiles de croisière et des missiles balistiques tactiques n’est pas très satisfaisante », a-t-il précisé. « Après la mise en service du S-400, il pourra travailler avec les HQ-9 et S-300 pour former un réseau de défense aérienne complet ».

Zhao Zhihua, chercheur senior en missiles chez China Aerospace Science and Industry Corp, un important développeur de missiles chinois, estime pour sa part que, grâce à l’introduction du S-400, la Chine pourra acquérir beaucoup d’expérience et d’expertise sur la façon de faire fonctionner un système de défense antimissile.

« L’exploitation d’un système aussi complexe va au-delà de nos connaissances et expériences actuelles ; il va nous enseigner des choses que nous ne connaissons pas, aussi cela vaut-il la peine de dépenser tant d’argent pour l’acheter », avait-il précédemment déclaré au magazine Ordnance Industry Science and Technology.

: http://fr.sputniknews.com/defense/20150413/1015636819.html#ixzz3XTvCMuNF – http://french.peopledaily.com.cn/Chine/n/2015/0416/c31354-8879393.html

 

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Le Daesh, un nouveau membre en puissance de l’OPEP

Le pétrole finance le calife
Le pétrole finance le calife

N’oublions pas de rappeler qu’en temps de guerre, il y a quelque chose qui s’appelle la « propagande de guerre », qui utilise l’outil puissant que sont les médias mainstreams pour y déverser tout et n’importe quoi, mais en réalité, nous avons trés peu d’infos (fiables) sur ce qui se passe en IRAK : une grande majorité de ce Que nous lisons n’existe certainement tout simplement … pas . Quant au pétrole du DAESH , acheté par tous les « occidentaux » à prix discount, ça dénote une grande hypocrisie au niveau international , qui vise aussi la Russie (et à soutenir le dollar …) entre autres, car ça aide à faire baisser le prix du brut ; Z .

Le chef de l’État islamique, le calife Ibrahim, alias Abou Bakr al-Baghdadi, ne cesse de nous étonner tous, y compris ses puissants commanditaires bourrés de pétrodollars. Le calife est pratiquement devenu un grand producteur de pétrole digne de faire partie de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Depuis quelque temps, en théorie du moins, ses brutes mercenaires takfiri pompent du pétrole, le raffinent, l’expédient ou le passent en contrebande. Les contrats juteux qu’ils décrochent concernent d’énormes quantités de pétrole et leur rapportent des profits de l’ordre de 2 millions de dollars par jour.

Mieux encore, le calife décapite les prix (en plus des têtes). Après tout, il ne fait qu’adopter la même stratégie de bas prix concoctée par ceux-là mêmes qu’il veut détrôner à La Mecque : les membres de la Maison des Saoud. Le produit intérieur brut du califat en Syrak ne peut que monter en flèche.

Comme par hasard, les principaux clients du pétrole à rabais du calife sont, d’une part, le paradis sur terre dusultan Recep Tayyip Erdogan, alias la Turquie, qui est membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord et, d’autre part, le domaine du roi Playstation Abdallah II qui passe pour un pays appelé la Jordanie.

Pendant ce temps, l’impressionnant appareillage militaire ultraperfectionné et l’ensemble des services du renseignement qu’ont déployés les USA et l’Otan, ces parangons de liberté, dans un foisonnement d’acronymes, n’arrivent tout simplement pas à piger l’escroquerie et y mettre un terme.

Il ne faut pas s’en étonner, car ils n’avaient pas davantage pigé et rien fait quand les brutes du calife ont conquis de larges pans de la Syrak cet été, quand ils ont présenté leur version de l’opération Tonnerre roulant [1], en traversant le désert à bord de ces Toyota étincelantes qui leur ont fait une belle campagne promotionnelle.

Quant à la solution préconisée par l’Empire du Chaos, qui est d’intercepter les profits que le calife retire du pétrole, la seule décision prise jusqu’à maintenant a été de bombarder des oléoducs appartenant à la République arabe syrienne, autrement dit, au peuple syrien.

Ne sous-estimons jamais la capacité de la doctrine du président Barack Obama en matière de politique étrangère, qui consiste à ne pas faire de conneries, à atteindre des sommets inégalés de stupidité.

Cause toujours mon cheikh !

À tout cela s’ajoute le fatidique baisemain à répétition fait au capo de la maison des Saoud par le secrétaire d’État John Kerry, qui a eu lieu à Riyad le mois dernier.

Dans le superbe article indiqué en note [2], William Engdahl n’y va pas de main morte au sujet du marché prétendument conclu entre l’Arabie saoudite et les USA prévoyant la vente de pétrole à rabais, le bombardement de Bachar al-Assad et la déstabilisation de la Russie. Sauf qu’il s’agit peut-être moins d’un marché conclu entre Washington et Riyad que d’une collaboration visant des objectifs communs : un changement de régime en Syrie à long terme et une déstabilisation de l’Iran et de la Russie à court terme.

Quant au stratagème crucial du Pipelinistan au cœur de l’énigme syrienne, la construction d’un gazoduc partant du Qatar jusqu’à la Syrie sous un nouveau régime, en lieu et place d’un gazoduc Iran-Irak-Syrie, c’est davantage une priorité des Qataris, grands rivaux des Saoudiens.

Kerry a en fait donné le sceau d’approbation de la Voix de Son Maître à la stratégie saoudienne de vendre du pétrole à bas prix, en pensant aux consommateurs américains qui font le plein à court terme et à la pression exercée sur les revenus de l’Iran et de la Russie à moyen terme. Il a de toute évidence minimisé le coup qu’encaissera l’industrie du gaz de schiste aux USA.

Les Saoudiens, de leur côté, ont d’autres éléments majeurs à considérer, comme regagner leur part de marché en Asie, où se trouvent leurs plus gros clients. Cette part de marché, ils l’ont perdue aux mains de l’Iran et de l’Irak, qui vendent du brut à prix réduit. Par conséquent, ces deux pays doivent être punis, alimentant du même coup l’aversion pathologique de la Maison des Saoud pour tout ce qui est chiite.

En ce qui concerne la situation dans son ensemble en Syrie, le capo d’Obama chargé des affaires avec le calife, le général John Allen, a imposé sa loi dans une entrevue au journal saoudien Asharq Al-Awsat [3] : il n’y aura pas de solution militaire ici [en Syrie]. Il a aussi dit ceci : l’intention n’est pas de déployer une force de campagne pour libérer Damas.

Autrement dit, on peut dire adieu aux brutes de l’Armée syrienne libre (ASL) d’hier en train de gagner contre Assad, qui cèdent leur place aux brutes de l’ASL d’aujourd’hui, qui seront d’ailleurs formées en Arabie saoudite (tiens, tiens !) et qu’on ne voit pas vraiment comme de pieux sauveurs. À toutes fins pratiques, le scénario à moyen terme prévoit qu’il y aura plus de bombardements de la part des USA (contre les infrastructures de l’État syrien), qu’il n’y aura pas de changement de régime à Damas et que le calife va consolider ses gains sans discontinuer.

Le facteur Hollywood

Imaginez si les combattants miteux d’Al-Qaïda première mouture avaient possédé les mêmes compétences en relations publiques que le calife. Des has been barbus brandissant leurs vieilles kalachnikovs dans des caves afghanes, c’est devenu tellement ringard ! Car en plus de passer en contrebande des dizaines de milliers de barils de pétrole par jour sans être découvert, voilà que le calife nous présente maintenant un otage britannique devenu correspondant à l’étranger (qui pourrait s’être converti à la version salafiste de l’Islam), en direct de Kobané vidée de sa substance, sur le point de tomber aux mains d’une bande de takfiri et de mercenaires (ce ne sont certes pas des moudjahidines).

La qualité de la production est impressionnante. Le reportage spécial du calife s’ouvre sur un plan de Kobané vu d’un drone. Est-ce un drone américain ? A-t-on mis la main dessus en Irak ? S’agit-il d’un drone israélien ? Turc ? Britannique ? Les moudjahidines ne sont sûrement pas dans la liste de contacts de Lockheed Martin, du moins pas encore.

Au même moment, sur le terrain, Ankara vient à peine d’autoriser quelque 200 peshmergas du Kurdistan irakien, dont les chefs insaisissables brassent des affaires avec la Turquie, à traverser la frontière afin d’aider Kobané (en théorie). Pas question toutefois d’envoyer des soldats, des armes et du ravitaillement aux forces du PKK/PYD kurdes, qui défendent Kobané depuis le début. La procrastination sans bornes du sultan Erdogan sera jugée par une enquête indépendante comme l’élément capital ayant rendu possible la chute de Kobané.

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a de nouveau posé les conditions de son pays pour appuyer la campagne, jusqu’à maintenant outrageusement inoffensive, des USA contre le calife. Les libérateurs éventuels de Kobané ne peuvent être que les peshmergas irakiens et le reliquat des brutes de l’ASL, et non des terroristes(lire le PKK/PYD).

En fin de compte, Kobané, qui est à cheval sur la frontière séparant le sud-est de l’Anatolie et le Nord syrien, est hautement stratégique. La situation sur le terrain est désastreuse. Il reste à peine plus de 1 000 résidents barricadés dans leurs demeures. À peine plus 2 000 combattants kurdes syriens, y compris les membres de la brigade féminine Ishtar, assurent leur protection. Ce ne sont pas 200 peshmergas en provenance du Kurdistan irakien qui vont faire une grande différence contre quelques milliers de brutes du calife fortement armées, qui ont déployé une vingtaine de chars d’assaut. Cela n’augure rien de bon, même si les faux moudjahidinesn’exercent pas un contrôle total, contrairement au reportage de l’otage britannique approuvé par le calife.

Le calife va très certainement poursuivre sur sa lancée. Absolument rien de ce qui précède n’aurait eu la moindre chance de se produire, sans la complicité explicite et implicite des USA et de l’Occident, ce qui prouve une fois pour toutes que le calife est le cadeau ultime, qui nous est offert à répétition dans le cadre de la sempiternelle Guerre mondiale contre le terrorisme. Comment se fait-il que le régime de Dick Cheney n’y ait jamais songé ?

Pepe Escobar
Traduit par Daniel pour vineyardsaker.fr

 Source : The Caliph fit to join OPEC, Asia Times, 31-10-2014

http://www.vineyardsaker.fr/2014/11/01/loeil-itinerant-calife-nouveau-membre-en-puissance-lopep/

 
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Publié par le 3 novembre 2014 dans général, International

 

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Adieu Blythe Masters : JPM vend son département matieres 1eres à Mercuria Pour 3,5 milliards de dollars

mmmmm !

C’est officiel : que va devenir blythe (au fond du caniveau ?) ; c’est pierre J (il tiens a garder l’anonymat) qui va être content , il l’aura désormais pour lui seul  ! Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

Bien que ce soit de notoriété publique depuis longtemps que JPM est désireux de vendre son département de matières premières physiques et  l’ acheteur le plus probable était le peu connu Mercuria basée en Suisse, il n’y avait rien de définitif de publié par JPM.

 Jusqu’à il y a quelques instants, quand Jamie Dimon a annoncé officiellement que JPM va officiellement se séparer du  secteur des matières premières physiques. 

Mais  contrairement aux attentes précédentes, suite à la vente , JPM fournira encore l’entrepot (ndlr : qui a brulé ?) d’or commercial  pour les opérations dans le monde entier ;

Cela signifie presque certainement adieu à Blythe Master.

 http://www.zerohedge.com/news/2014-03-19/goodbye-blythe-masters-jpm-sells-its-physical-commodities-business-mercuria-35-billi

 
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Publié par le 19 mars 2014 dans économie

 

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Zerohedge : l’US Mint vend un record de 63.500 onces d’or en un jour !

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Selon les données d’aujourd’hui de l’ US Mint , un nombre record de 63.500 onces, soit la bagatelle de 2 tonnes, de l’or ont été vendues dans la seule ojurnée du 17 Avril, portant le total des ventes pour le mois à un énorme 147.000 onces, ou plus que les deux mois précédents combinés; avec seulement la moitié du mois écoulé !

lire ici : http://www.zerohedge.com/news/2013-04-17/us-mint-sells-record-63500-ounces-gold-one-day

C’est juste la folie ! je pense que les métaux précieux sont plus que jamais la meilleure affaire du siecle ! revuedepesse2013@laresistance

 
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Publié par le 18 avril 2013 dans général, or et argent métal

 

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