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Archives de Tag: Une loi

La France insoumise propose une loi contre les compteurs Linky

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Tiens je pensais qu’au final on ne pouvait pas refuser Linky, mais apparemment les diverses failles exposées sur le Blog (faites recherche dans le menu) pourraient tenir la route, même si c’est pas donné . En tous cas même si il y a peu de chances que cette proposition de loi passe (quoi que allez savoir, avec une bonne mobilisation ou encore … sur une faille ou … un malentendu, lol) , il y a de plus en plus de personnes qui se lèvent contre ce fichu Linky, et ce au plus haut niveau . Ce qui est rassurant, car il serait bien temps de stopper cette énorme aberration qui est en route !! Il faut que les gens se mobilisent , et ça commence par chacun à son niveau, y’a pas de secret . Z 

Pour un droit au refus d’installation

C’est au tour des députés de La France insoumise de s’en prendre aux compteurs électriques intelligents Linky. Ils reprennent à leur compte les arguments maintes fois exprimés par les opposants à leur déploiement et réclament le droit pour les citoyens de refuser son installation.

Les députés du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale ont déposé une proposition de loi « tendant à permettre aux consommateurs et aux maires de s’opposer à l’installation de compteurs électriques dits intelligents« . Rappelant le fonctionnement de ces compteurs connectés et le rythme soutenu auquel ils sont installés par les agents d’Enedis sur le terrain (39 millions de Linky devraient avoir été installés en 2021), ces députés s’appuient sur les craintes généralement exprimées à l’encontre du compteur Linky pour justifier leur proposition.

Ils reprennent d’abord l’argument — très contestable — (mais oui bien sur !! Ndlr) des ondes émises par les compteurs Linky qui s’appuient sur la technologie CPL pour envoyer les données de consommation des foyers chaque demi-heure au fournisseur d’énergie. Un module CPL G3 qui émet en pratique tellement peu d’ondes qu’elles sont difficiles à mesurer, de l’ordre de 0,1 V/m selon les relevés du Centre scientifique et technique du bâtiment, contre 4 V/m en moyenne pour une antenne 4G lors d’un appel ou 30 V/m pour une plaque à induction. « L’ONG Robin des toits estime que le nombre de personnes atteintes d’électrosensibilité en France est sans doute comparable aux proportions évaluées en Suède, soit environ 4 % d’EHS déclarés et 10 % si on ajoute ceux qui s’ignorent (…) en croissance permanente en raison de la généralisation des émissions« , peut-on lire dans la proposition, ajoutant qu’il s’agit donc « d’un problème de santé publique« .

Exploitation des données personnelles et coût du déploiement

Plus tangibles, les craintes relatives à l’exploitation des données de consommation personnelles sont également citées. Dans sa proposition de loi, La France insoumise rappelle que la CNIL a mis en demeure Direct Energie faute d’un consentement « libre, éclairé et spécifique » des abonnés. « Aucun traitement de données à caractère personnel ne peut être réalisé par défaut, même s’il est accompagné d’une option de sortie. C’est pourtant bien ce qui se passe dans cette affaire« , indiquent les députés signataires qui s’inquiètent également que des coupures de courant à distance ne puissent intervenir plus facilement à l’aide de ces compteurs en cas d’impayé. « Si Enedis ne peut pour le moment couper l’électricité à distance en cas d’impayé (la commission de régulation de l’énergie impose à Enedis de faire se déplacer un technicien), cette technologie permettrait de le réaliser à l’avenir« , déplorent-ils.

Enfin, la problématique financière est également abordée. Pointé du doigt par la Cour des comptes, le compteur Linky serait surtout profitable au gestionnaire du réseau, sans contre partie pour l’abonné. « On peut douter d’une telle compensation. Surtout, les personnes chez qui le compteur Linky a été installé se plaignent de surfacturations, de dysfonctionnement, et de destructions d’appareils électroménagers. Plus encore, la Cour des comptes pointe une augmentation des tarifs liés au comptage dès 2021 et ce jusqu’à 2029 avec un surcoût comparativement à une situation où le programme Linky n’aurait pas été mis en place« , peut-on lire.

Et la proposition de loi de conclure : « Refuser Linky est théoriquement possible, mais juridiquement particulièrement ardu pour le consommateur (…) Pour toutes ces raisons, il nous semble urgent que la loi autorise les citoyens et les municipalités à refuser l’installation de cette nouveauté technologique. » Reste maintenant à savoir si la majorité parlementaire entendra ces arguments lors de la présentation de cette proposition.

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Publié par le 23 mai 2018 dans Climat - Environnement, général, Politique

 

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L’Inde prépare une loi de « bail-in » particulièrement dure pour les épargnants

Indiens qui font la file pour retirer de l'argent

Aux 4 coins du monde, on s’active pour revoir les règlements qui encadrent la résolution des crises bancaires, en mettant toujours plus les épargnants en première ligne. Le gouvernement indien, qui pousse sa population vers les banques tout en la décourageant d’acheter de l’or, est en train de préparer une législation particulièrement dure qui pourrait ruiner les épargnants indiens, comme l’explique cet article du Logical Indian du 4 décembre 2017, intitulé : « Les banques peuvent anéantir votre épargne » :

Le piège tendu aux épargnants indiens

« Dans le cadre des réformes du système bancaire en cours de préparation, le gouvernement central a approuvé une proposition de loi de juin 2017 visant à l’adoption d’un nouveau cadre de résolution des faillites bancaires. Des détails ont commencé à émerger sur les réseaux sociaux, qui ont inquiété plus d’un épargnant. Si le parlement adopte la loi, elle donnera des énormes pouvoirs de «bail-in» à une entité baptisée «Resolution Corporation». Cette entité serait créée dans le cadre du Financial Resolution and Deposit Insurance Bill, elle aurait le pouvoir de confisquer des actifs pour sauver une banque au bord de la faillite.

Pour ceux qui l’ignorent, le « bail-in » (renflouement interne) est une méthode qui vise à imposer des pertes aux créditeurs, aux actionnaires et aux épargnants d’une banque. C’est le contraire d’un « bail-out », lorsque le sauvetage se fait via des entités externes à la banque. (…)

Le gouvernement de Narendra Modi a introduit, dans le cadre légal, le bail-in en Inde via la proposition de loi Financial Resolution and Depo-sit Insurance (FRDI) Bill. Elle est actuellement examinée par un comité parlementaire et pourrait être votée durant la session d’hiver du parlement. La section 52 de la proposition de loi confère des pouvoirs très étendus à la Resolution Corporation, tellement qu’elle est en droit d’effacer un engagement de la banque. Autrement dit, elle peut décréter que la banque ne vous doit plus rien alors que vous y avez déposé de l’argent. L’entité peut également décider de changer la nature du dépôt. Par exemple, si vous avez déposé 10 lakhs (note : un lakh = 100.000) sur 5 ans pour financer le mariage ou les études d’un enfant, l’entité peut décider de le convertir en dépôt sur 20 ans sans vous demander votre avis. (…)

suite et fin

 
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Publié par le 8 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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11 septembre – un rapport pointe le rôle de l’Arabie Saoudite : « Riyad menace de vendre ses actifs américains si la Maison Blanche adopte une loi permettant de traduire les autorités saoudiennes en justice »

arabie saoudite 11 septembre

D’abord , sur le 11 septembre : un rapport pointe le rôle de l’Arabie Saoudite :

Bob Graham, ancien président du Comité du renseignement du Sénat au moment de l’enquête gouvernementale sur les attentats du 11 septembre 2001 se bat pour faire déclassifier un rapport qui prouverait le rôle financier des Saoudiens.

A quelques jours du voyage de Barack Obama en Arabie Saoudite, la volonté de Bob Graham de voir déclassifier ce rapport de 28 pages semble enfin rallier des suffrages importants. Et pour cause. Bob Graham et les rares personnes ayant eu l’autorisation de le lire assurent que ce texte, supprimé du rapport complet sur le 11 septembre publié en 2002 par l’administration Bush, établit le rôle financier de l’Arabie Saoudite dans ces attaques.

Pour les chercheurs de vérité, l’implication de l’Arabie saoudite est depuis longtemps un secret de Polichinelle. Mais qui n’épuise évidemment pas le sujet du 11 septembre comme opération terroriste sous faux drapeau. Le plus énorme et sordide false flag jamais réalisé… OD (merci à Alcide)

La réponse de Ryad face à ce qui est un outil de pression US, a fusé, avec une proportion qui montre que le sujet est brûlant car les Saoudiens qui se croient tout puissants avec leur pétrole, ont peur que leur régime soit déstabilisé et d’être traduits un jour en justice (sans compter son image en terme de com), l’enjeu est grand : 

« Riyad menace de vendre ses actifs américains si la Maison Blanche adopte une loi permettant de traduire les autorités saoudiennes en justice pour leur éventuelle implication dans les attaques du 11 septembre 2001.

Lors de sa récente visite à Washington, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Joubeir a transmis personnellement un message royal annonçant que les Saoudiens seraient obligés de vendre leurs titres du Trésor ainsi que d’autres actifs aux Etats-Unis d’une valeur totale de 750 milliards de dollars avant que ces derniers ne soient gelés par la justice américaine, rapporte The New York Times.

Selon le quotidien américain, l’administration de Barack Obama fait pression sur le Congrès afin de bloquer le passage du projet de loi qui risque d’avoir de graves conséquences économiques et financières pour Washington.

Les efforts intenses déployés par la Maison Blanche en vue de suspendre la loi ont attiré l’attention des familles des victimes des attaques. D’après elles, l’administration du président américain cherche à les empêcher d’apprendre la vérité sur le rôle des certains responsables saoudiens dans les attentats.

Certains experts cités par le journal notent que l’ultimatum de l’Arabie saoudite sera difficile à tenir, car le retrait des actifs pourrait « paralyser » l’économie du Royaume. Cependant, soulignent-ils, cette menace témoigne d’une escalade des tensions entre Riyad et Washington.

Plus tôt cette semaine, l’ex-sénateur démocrate Bob Graham, qui a participé à l’enquête sur les attaques du 11 septembre menée par le Congrès, a annoncé que d’ici 60 jours, le président américain Barack Obama déciderait de la publication de la partie classifiée du rapport sur les attentats terroristes qui avaient frappé les Etats-Unis en 2001.

Selon la chaîne Fox News, 28 pages du document en question pourraient confirmer l’implication des Saoudiens dans ces attaques ».

Source via OD

 

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La Chine adopte une loi controversée pour renforcer ses capacités d’espionnage sur le Web

La Chine vient d'adopter sa première loi antiterroriste, qui obligera les entreprises technologiques à fournir des clés de chiffrement aux autorités lorsqu'elles cherchent à décrypter des informations.

Une loi antiterroriste, qui impose aux entreprises technologiques la remise des clés de chiffrement des communications de leurs utilisateurs, vient d’être adoptée en Chine.

Maintenant au tour de la Chine qui est un régime dejà à la base autoritaire, de renforcer ses capacités d’espionnage sur le Web : La dérive totalitaire est un phénomène global . Le monde s’Orwellise a grande vitesse , et les populations, le public, est pris de vitesse . Le réveil sera fort brutal ! Z

C’était un texte redouté des géants de nouvelles technologies. La Chine vient d’adopter sa première loi antiterroriste, qui obligera les entreprises technologiques à fournir des clés de chiffrement aux autorités lorsqu’elles cherchent à décrypter des informations. Cela permettra à la police chinoise d’accéder, lorsqu’elle le demande, à toutes les données chiffrées par cryptographie herbergées sur les réseaux sociaux et les services de messagerie.

Cette mesure, qui existe déjà en France et qui est à l’étude au Royaume-Uni est pourtant très controversée dans les pays occidentaux, et notamment aux États-Unis. «C’est quelque chose qui devra changer s’ils veulent faire des affaires avec les États-Unis», avait prévenu Barack Obama dans un entretien accordé à Reuters. Pourtant, les candidats favoris aux présidentielles américaines ont tous fait savoir qu’ils avaient le chiffrement des communications dans leur viseur pour lutter contre le terrorisme. «Cette règle est à peu près la même que celle imposée par les autres grands pays», a noté Li Shouwei, vice-président de la commission parlementaire chinoise de lutte contre le crime.

Cette loi anti-terroriste aurait pu être plus musclée: l’installation de «portes dérobées» ou «backdoors» au sein des logiciels et appareils vendus en Chine était, par exemple, évoquée. Cela aurait permis aux autorités chinoises de lire très facilement toutes les données transmises par les entreprises. Cette mesure a été rejetée par la Chine, et elle était aussi envisagée par les États-Unis. Le patron du FBI, qui plaidait pour cette disposition, à dû y renoncer en octobre face à la pression des géants de la Silicon Valley. Le pays réfléchissait également à la possibilité d’imposer aux entreprises d’héberger les données personnelles des Chinois sur leur territoire, une mesure elle aussi abandonnée.

Un affaiblissement de la sécurité

Toutefois, le simple fait de demander les clés de chiffrement aux entreprises qui fournissent un service de cryptographie est risqué pour la sécurité des communications. En effet, des services comme iMessage, proposé par Apple, permet de chiffrer ses communications sans qu’elles puissent être lues par l’entreprise elle-même. Si la Chine veut déchiffrer ces communications, cela veut dire qu’Apple doit changer sa technologie et la rendre donc plus vulnérable.

Au Royaume-Uni, la loi baptisée «Investigatory Powers Bill», qui devrait être votée au début de l’année 2016, contient des dispositions du même acabit: les fournisseurs d’accès à Internet ou à un service seront tenus d’aider les autorités à accéder aux données protégées sur les ordinateurs ou les téléphones mobiles de leurs utilisateurs.

La Chine justifie ces mesures en expliquant qu’elle fait face à une menace terroriste sérieuse, particulièrement dans le Xinjiang, à la frontière ouest du pays, où le pays estime être mis en danger par les séparatistes islamistes. Toutefois, certaines associations de défense des droits de l’Homme doutent du fait qu’il y ait des organisations terroristes parmi les musulmans Ouighours qui peuplent la région.

D’autres mesures sont prévues par le texte de loi: les médias et les réseaux sociaux seront tenus de ne pas relayer les actes terroristes de façon à ce qu’ils ne soient pas «imités», ni de montrer des scènes «cruelles et inhumaines».

La loi autorise aussi l’intervention de l’armée chinoise dans des opérations anti-terroristes hors de son territoire, même si en pratique, cela sera très problématique d’un point de vue diplomatique.

source (avec Reuters)

 

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Liberté d’expression : bientôt, une loi contre le « conspirationnisme », en France !!


Le 27 janvier 2015, le président François Hollande rendait les « complotistes » d’aujourd’hui responsables des crimes commis hier par les nazis contre les juifs d’Europe. Il appelait à leur interdiction d’expression.

Bon bein on y arrive doucement mais sûrement , ce qui est INCROYABLE en 2015 ! Combien de temps pourrai-je encore écrire si librement ?  Ca ne tient plus à grand chose, comme pour nos libertés, en général . Le public doit être très vigilant sur ce sujet et ne pas hésiter à faire entendre sa voix, car nous sommes le dernier rempart (celui que l’oligarchie a dans le viseur en ce moment même, comme je vous l’ai montré) : Apres nous, ce sera vous, soyez bien conscients de la GRAVITE de la situation … Z .

À la demande du président François Hollande, le Parti socialiste français vient de publier une Note sur le mouvement international « conspirationniste ». Son but : préparer une nouvelle législation lui interdisant de s’exprimer.

Aux États-Unis, le coup d’État du 11 septembre 2001 a permis d’établir un « état d’urgence permanent » (Patriot Act) et de lancer une série de guerres impériales. Progressivement, les élites européennes se sont alignées sur leurs homologues d’Outre-Atlantique. Partout, les citoyens s’inquiètent d’être abandonnés par leurs États et remettent en question leurs institutions. Cherchant à se maintenir au pouvoir, les élites sont désormais prêtes à utiliser la force pour bâillonner leurs oppositions.

Le président de la République française, François Hollande, a assimilé ce qu’il nomme les « théories du complot » au nazisme, puis a appelé à empêcher leur diffusion sur internet et les réseaux sociaux.

Ainsi a-t-il déclaré le 27 janvier 2015 au Mémorial de la Shoah :

« [L’antisémitisme] entretient les théories du complot qui se diffusent sans limite. Théories du complot qui ont, dans le passé, conduit déjà au pire » (…) « [La] réponse, c’est de prendre conscience que les thèses complotistes prennent leur diffusion par Internet et les réseaux sociaux. Or, nous devons nous souvenir que c’est d’abord par le verbe que s’est préparée l’extermination. Nous devons agir au niveau européen, et même international, pour qu’un cadre juridique puisse être défini, et que les plateformes Internet qui gèrent les réseaux sociaux soient mises devant leurs responsabilités, et que des sanctions soient prononcées en cas de manquement » [1].

Plusieurs ministres ont également conspué ce qu’ils appellent les théories du complot comme autant de « ferments de haine et de désintégration de la société ». Sachant que le président Hollande appelle « théorie du complot » l’idée que les États, quels que soient leurs régimes – y compris les démocraties – , ont une propension spontanée à agir dans leur intérêt et non pas dans celui de leurs administrés, on peut en conclure qu’il s’est livré à cet amalgame pour justifier d’une éventuelle censure de ses opposants.

Cette interprétation est confirmée par la publication par la Fondation Jean-Jaurès, think tank du Parti socialiste dont M. Hollande était le Premier secrétaire, d’une note intitulée « Conspirationnisme : un état des lieux » [2]. Laissons de côté les relations politiques de François Hollande, du Parti socialiste, de la Fondation Jean-Jaurès, de son Observatoire des radicalités politiques et de l’auteur de la note et concentrons-nous sur son message et son contenu idéologique.

Définition des « théories du complot »

Les expressions « théories du complot » et « conspirationnisme » se sont développées en France à la suite de la publication de mon livre sur l’impérialisme états-unien post-11-Septembre, L’Effroyable imposture [3]. À l’époque, nous avions du mal à comprendre ce qu’elles signifiaient car elles renvoyaient à l’histoire politique américaine. Aux États-Unis, on appelait couramment « conspirationnistes » ceux pour qui le président Kennedy n’avait pas été assassiné par un seul homme, mais par plusieurs, formant une conspiration (au sens judiciaire). Avec le temps, ces expressions sont entrées dans la langue française et se sont superposées avec des souvenirs des années 30 et de la Seconde Guerre mondiale, ceux de la dénonciation du « complot juif ». Ces expressions sont donc aujourd’hui polysémiques, évoquant parfois la loi du silence états-unienne et, à d’autres moments, l’antisémitisme européen.

Dans sa note, la Fondation Jean-Jaurès donne sa propre définition du « conspirationnisme ».

C’est « un récit « alternatif » qui prétend bouleverser de manière significative la connaissance que nous avons d’un événement et donc concurrencer la « version » qui en est communément acceptée, stigmatisée comme « officielle » » (p. 2).

Observons que cette définition ne s’applique pas qu’aux délires de malades mentaux. Ainsi, Platon affirmait avec le mythe de la caverne remettre en cause les certitudes de son temps ; Galilée avec sa thèse héliocentrique défiait la lecture que son époque faisait de La Bible ; etc.

Pour ma part et puisque l’on voit en moi le « pape du conspirationnisme » ou plutôt l’« hérésiarque », selon le mot du philosophe italien Roberto Quaglia, je réaffirme mon engagement politique radical, au sens du radicalisme républicain français, de Léon Bourgeois [4], de Georges Clemenceau [5], d’Alain [6] et de Jean Moulin [7]. Pour moi, comme pour eux, l’État est un Léviathan qui par nature abuse de ceux qu’il gouverne.

Comme républicain radical, je suis conscient que l’État est l’ennemi de l’intérêt général, de la Res Publica ; raison pour laquelle je souhaite non pas l’abroger, mais le dompter. L’idéal républicain est compatible avec divers régimes politiques – y compris avec la monarchie, comme l’ont acté les auteurs de la Déclaration de 1789 -.

Cette opposition, que le Parti socialiste actuel conteste, a tellement marqué notre histoire qu’en 1940 Philippe Pétain abrogea la République pour proclamer l’« État français ». Dès sa prise de fonction présidentielle, j’ai dénoncé le pétainisme de François Hollande [8]. Aujourd’hui, M. Hollande se réclame de la République pour mieux la combattre et son inversion des valeurs plonge le pays dans la confusion.

Qui sont les « conspirationnistes » ?

Les « conspirationnistes » sont donc des citoyens qui s’opposent à la toute-puissance de l’État et qui souhaitent le placer sous surveillance.

La Fondation Jean-Jaurès les décrit en ces termes :

« [C’est une] mouvance hétéroclite, fortement intriquée avec la mouvance négationniste, et où se côtoient admirateurs d’Hugo Chávez et inconditionnels de Vladimir Poutine. Un milieu interlope que composent anciens militants de gauche ou d’extrême gauche, ex-« Indignés », souverainistes, nationaux-révolutionnaires, ultra-nationalistes, nostalgiques du IIIe Reich, militants anti-vaccination, partisans du tirage au sort, révisionnistes du 11-Septembre, antisionistes, afrocentristes, survivalistes, adeptes des « médecines alternatives », agents d’influence du régime iranien, bacharistes, intégristes catholiques ou islamistes » (p. 8).

On notera les amalgames et les injures de cette description visant à discréditer les personnes qu’elle désigne.

Les mythes des « conspirationnistes »

La Fondation Jean-Jaurès poursuit son dénigrement en accusant les « conspirationnistes » d’ignorer les réalités du monde et de croire naïvement en des mythes éculés. Ainsi, nous croirions au « complot sioniste mondial », au « complot illuminati » et au « mythe Rothschild » (p. 4). Et pour créditer ces trois affirmations, elle ne cite qu’un exemple relatif au seul « mythe Rothschild » : le blogueur Étienne Chouard —dont le travail ne porte pas simplement sur la République, mais va bien au-delà pour traiter de la Démocratie [9]— affirme que la loi Pompidou-Rothschild de 1973 est à l’origine de la dette de la France. Et la Fondation de réfuter cette affirmation en citant une tribune publiée parLibération.

On notera ici que l’exemple d’Étienne Chouard nous laisse sur notre faim à propos des deux autres mythes cités. Surtout, la Fondation s’adresse à des ignorants qui n’ont pas lu la réponse de M. Chouard à la tribune de Libération [10], ni la contribution du « conspirationniste » Michel Rocard [11]. En effet, de ce débat, il ressort bien que la loi de 1973 a permis l’explosion de la dette française au profit de banques privées, ce qui aurait été impossible auparavant.

La « complosphère »

Pour la Fondation Jean-Jaurès, les intellectuels conspirationnistes seraient

« essentiellement Nord-Américains. Citons en particulier Webster Tarpley et William Engdhal (tous deux anciens membres de l’organisation politico-sectaire américaine dirigée par Lyndon LaRouche), Wayne Madsen (WayneMadsenReport.com), Kevin Barrett (VeteransToday.com) ou encore Michel Chossudovsky (Mondialisation.ca). Avec leurs homologues européens, ces derniers forment une sorte d’Internationale à laquelle Thierry Meyssan, le président du Réseau Voltaire, a tenté de donner une forme concrète en novembre 2005, en réunissant à Bruxelles une « conférence anti-impérialiste » – « Axis for Peace » – dont la liste des participants se lit comme un who’s who des auteurs conspirationnistes les plus en vue de l’époque » (p. 8).

Observons d’abord que la Fondation Jean-Jaurès ne doit lire que le français et l’anglais, et n’avoir que survolé la liste des participants d’Axis for Peace, pour croire que le phénomène qu’elle décrit ne concerne que la France, le Canada et les États-Unis, alors qu’il comprend une très importante littérature en allemand, en arabe, en espagnol, en italien, en persan, en polonais, en portugais et en russe ; langues qui sont d’ailleurs majoritaires à Axis for Peace.

Notons aussi le caractère malveillant de l’allusion à « l’organisation politico-sectaire américaine dirigée par Lyndon LaRouche ». En effet, Webster Tarpley et William Engdhal ont quitté cette organisation, il y a plus de 20 ans. Et à l’époque où ils en étaient membres, ce parti était représenté en France aux congrès d’une formation d’extrême-gauche.

Un peu plus loin, la Fondation Jean-Jaurès ne manque pas de citer l’humoriste Dieudonné M’Bala M’Bala, dont l’État tente d’interdire les spectacles, le sociologue Alain Soral, dont le site internet (EgaliteEtReconciliation.fr) obtient des records d’audience en France, et Alain Benajam (facebook.com/alain.benajam), président du Réseau Voltaire France et représentant du gouvernement Novorossien du Donbass.

En 1989, l’ancien chef du Renseignement états-unien en Europe, Irwing Brown, révélait aux journalistes Roger Faligot et Rémi Kauffer avoir recruté Jean-Christophe Cambadélis lorsqu’il militait chez les trotskistes lambertistes. 25 ans plus tard, M. Cambadélis est devenu Premier secrétaire du Parti socialiste français.

Les idées politiques des « conspirationnistes »

Après ces apéritifs, la Fondation Jean-Jaurès en vient au cœur du débat, celui des idées politiques. Il définit ainsi celles des « conspirationnistes » :

– « l’effacement de toute distinction de nature entre régimes autoritaires et démocraties libérales (réputées plus « totalitaires » que les pires des totalitarismes) » ;
– « [l’opposition à] toute législation antiraciste sous prétexte de défense de la « liberté d’expression » » ;
– « [le rejet de] la pertinence du clivage droite-gauche, le véritable clivage étant celui qui sépare « le Système » (ou « l’Empire », ou « l’Oligarchie ») de ceux qui lui résistent » ; (p. 8)
– « l’idée que le sionisme est un « projet de domination » du monde » (p. 9).

La Fondation Jean-Jaurès cible précisément les sujets de conflit, mais grossit le trait pour discréditer ses opposants. Par exemple, personne ne s’est opposé à la législation antiraciste, mais uniquement et exclusivement à la disposition de la loi Fabius-Gayssot qui punit de prison le débat sur l’extermination des juifs d’Europe [12]

Qu’est-ce que le sionisme ?

La Fondation se livre alors à une très longue analyse de mes travaux sur le sionisme. Elle les défigure puis les commente :

« L’antisionisme revendiqué ici par Thierry Meyssan n’a pas de rapport avec la critique d’une politique conjoncturelle, celle des gouvernements qui ont pu se succéder à la tête de l’État d’Israël. Il ne relève pas d’un anticolonialisme que satisferait le retrait d’Israël des territoires occupés à l’issue de la guerre des Six Jours et la création d’un État palestinien. Il ne procède pas non plus d’un internationalisme qui tiendrait en suspicion, par principe, tout mouvement national d’où qu’il vienne puisque, précisément, il ne tient pas le sionisme pour un mouvement national. Cet antisionisme de facture paranoïaque ne prétend pas combattre le sionisme envisagé dans la diversité de ses expressions historiques, mais une hydre fantasmatique qui serait à la source du malheur du monde » (p. 9).

En voulant conclure sur ce débat et en lui donnant une place considérable dans son analyse, la Fondation Jean-Jaurès en souligne l’importance. Je défends en effet une position jusqu’ici absente du débat politique occidental [13] :

– Le premier chef d’État ayant affirmé son intention de rassembler les juifs du monde entier dans un État qui serait le leur fut Lord Cromwell au XVIIe siècle. Son projet, clairement explicité, consistait à utiliser la diaspora juive pour étendre l’hégémonie anglaise. Ce projet a été défendu par tous les gouvernements britanniques successifs et inscrit par Benjamin Disraeli à l’ordre du jour de la Conférence de Berlin.
– Theodor Herzl lui-même était un disciple de Cecil Rhodes, le théoricien de l’Empire britannique. Herzl avait proposé au départ de créer Israël en Ouganda ou en Argentine, pas du tout en Palestine. Lorsqu’il est parvenu à faire adhérer des militants juifs au projet britannique, il a acheté des terres en Palestine en créant l’Agence juive dont les statuts sont la copie intégrale de la société de Rhodes en Afrique australe.
– En 1916-17, le Royaume-uni et les États-Unis se sont réconciliés en s’engageant ensemble à créer l’État d’Israël, c’est la Déclaration Balfour pour Londres et les 14 points de Wilson pour Washington.

Il est donc parfaitement absurde de prétendre que Herzl a inventé le sionisme, de dissocier le projet sioniste du colonialisme britannique, et de nier que l’État d’Israël est un outil du projet impérial commun de Londres et de Washington.

La position du Parti socialiste sur ce sujet n’est pas innocente. En 1936, il proposait avec Léon Blum de transférer les juifs allemands au Sud du Liban de manière à ce que ce territoire soit annexé par Israël lorsque celui-ci serait créé [14]. Cependant le projet fut rapidement écarté par le haut-commissaire français à Beyrouth, le comte Damien de Martel de Janville, parce qu’il violait à l’évidence le mandat de la Société des Nations. Aujourd’hui le lobby israélien, créé en 2003 au sein du Parti socialiste, alors que François Hollande était Premier secrétaire, s’appelle donc naturellement Cercle Léon-Blum.

Remarques conclusives

En 2008, le professeur Cass Sunstein, conseiller du président Barack Obama et époux de l’ambassadrice US aux Nations unies, avait rédigé une note similaire [15].

Il écrivait :

« Nous pouvons facilement imaginer une série de réponses possibles.

– 1. Le gouvernement peut interdire les théories de la conspiration.
– 2. Le gouvernement pourrait imposer une sorte de taxe, financière ou autre, sur ceux qui diffusent de telles théories.
– 3. Le gouvernement pourrait s’engager dans un contre discours pour discréditer les théories du complot.
– 4. Le gouvernement pourrait engager des parties privées crédibles à s’engager dans un contre-discours.
– 5. Le gouvernement pourrait s’engager dans la communication informelle avec les parties tierces et les encourager ».

En définitive, le gouvernement des États-Unis avait décidé de financer des individus, à la fois chez lui et à l’étranger, pour perturber les forums des sites internet « conspirationnistes » et pour créer des groupes leur apportant la contradiction.

Ceci n’ayant pas suffi, la France est appelée à prendre des mesures autoritaires. Comme par le passé, les élites françaises, dont le Parti socialiste forme l’aile prétendument de gauche, se sont placées aux ordres de la principale puissance militaire de l’époque, en l’occurrence les États-Unis.

Pour la mise en œuvre de ce projet, il reste à définir quelle instance, nécessairement administrative, sera chargée de la censure et quels en seront les critères. Ne soyons pas naïfs, nous nous approchons d’une inévitable épreuve de force.

Documents joints : « Conspirationnisme : un état des lieux », par Rudy Reichstadt, Fondation Jean-Jaurès, Parti socialiste, 24 février 2015.

notes et source : http://www.voltairenet.org/article186986.html

 
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Publié par le 10 mars 2015 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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Serbie : Une loi sur le système bancaire fait l’effet d’un bombe – Panique au FMI

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Nouveau système bancaire en Serbie, avec une loi précisant que les banques travailleront exclusivement et uniquement pour le bien du pays et de ses citoyens.

Par Margarita Isidorou (avec des arrangements du traducteur)

Les socialistes de Serbie ont abandonné début août le système bancaire version modèle européen, provoquant des protestations véhémentes au sein de l’Union européenne et du Fonds monétaire international. Le président de la Banque centrale de Serbie, Dejan Soskica, a démissionné alors que son mandat prenait fin en 2016. En Europe et en particulier dans les Balkans, voici la première réponse et réaction politique à la dictature de la finance, obtenues grâce à une loi adoptée par le parlement serbe.

L’information n’est pas révélée par les médias, qui finiront peut-être par parler de ce mouvement serbe de révolte, étant donné que le FMI s’est maintenant exprimé publiquement contre une loi serbe pourtant adoptée par un vote démocratique, et contre le Premier ministre socialiste Dacic Ivica.

Avec la nouvelle loi, la Banque de Serbie devra désormais travailler dans l’intérêt de l’économie nationale et des besoins du peuple serbe et pourra ne pas observer les décisions de la Banque centrale européenne, du FMI et des spéculateurs internationaux !

Il s’agit d’une action du Parlement serbe qui défend l’ensemble du pays et il semble finalement assez naturel de voir réagir l’Union européenne et le FMI, qui estiment que la Serbie bouleverse littéralement la « stabilité » du système bancaire international ! […]

La décision de la Serbie montre qu’il y a toujours des gens, en marge du système, qui osent s’opposer aux dogmes européens et au système financier actuel.

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-marc-laborie/210812/serbie-une-loi-sur-le-systeme-bancaire-fait-leffet-dun-bombe-pani

 
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Publié par le 21 janvier 2014 dans économie

 

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