En fait, la Russie et la Chine sont bien conscient que le point faible de l’oncle sam, c’est son système de communication, et notamment ses satellites … Donc , ça ne m’étonnerait pas que ce soit  un satellite « tueur » Russe … Z .

Alors que la crise en Ukraine fait régner un climat de guerre froide en Europe, un satellite russe suscite bien des fantasmes.

Il aura suffit d’un article, publié lundi sur le site du Financial Times, pour ranimer le spectre d’une guerre dans l’espace. On y apprend que la Russie a mis un mystérieux objet sur orbite en mai, sans en informer les agences spatiales du reste du monde, et qu’il pourrait s’agir d’un satellite conçu pour détruire d’autres satellites.

D’abord classé comme un débris spatial issu de la mise en orbite de trois satellites de communication militaires russes, « Object 2014-28E » serait bien plus qu’un simple objet. Au cours des dernières semaines, il aurait effectué des manœuvres complexes au milieu d’autres débris, poussant les astronomes amateurs qui le suivent à la trace à supposer qu’il s’agit d’un satellite à part entière, rapporte le quotidien économique britannique. Un site permet d’ailleurs de suivre en direct sa trajectoire.

Satellite d’attaque

Pour le moment, les applications d’Object 2014-28E demeurent inconnues. « Il y a toujours une confusion autour de ce genre de choses, puisque personne ne sait vraiment ce que ce genre de satellite est capable de faire », prévient un expert au Washington Post. Le Financial Times estime qu’il pourrait servir à nettoyer les déchets gravitant à la même orbite, à réparer des satellites existants, voire à attaquer ou hacker d’autres satellites.

Dans le contexte de tensions entre la Russie, d’un côté, et l’Union européenne et les Etats-Unis de l’autre, la présence au dessus de nos têtes d’un satellite non-déclaré a de quoi inquiéter. Car, comme le rappelle le FT, le directeur de l’agence spatiale russe Roscosmos affirmait en 2010 que la Russie développait à nouveau des satellites d’inspection et d’attaque, 24 ans après la fin de la guerre froide. Contacté pour savoir si l’armée française était au courant et suivait le satellite, l’Etat major des armées n’a pas donné suite.

http://www.tdg.ch/ donne des précisions :

L’Occident et le mystère du «spoutnik tueur»

Au début, l’objet volant pas très identifié a été considéré comme un débris d’une fusée russe. Lancée le 23 mai dernier, cette dernière transportait trois satellites de communications Rodnik destinés à compléter un dispositif militaire en orbite autour de la terre.

Et puis, Object 2014-28E a commencé à suivre une trajectoire anormale, attirant l’attention des services occidentaux qui surveillent tout ce qui bouge dans l’espace. Baptisé 39’765 par le NORAD (le commandement nord-américain de défense aérospatial), Cosmos 2’499 serait en fait un satellite expérimental russe aux capacités totalement inconnues.

Dans le climat de guerre froide régnant actuellement entre l’Occident et la Russie à cause de la crise ukrainienne, il n’en fallait pas plus pour alimenter les théories les plus folles. Cosmos 2’499serait en fait le prototype d’un satellite tueur, digne héritier du projet «Istrabitel Spoutnik» (chasseur de satellite) lancé au début des années 60 par l’Union soviétique pour se garantir la maîtrise militaire de l’espace. Un programme qui n’a jamais abouti.

Capacité de propulsion

«Je ne sais pas s’il s’agit d’un spoutnik tueur, commente Anton Ivanov, spécialiste des satellites au Swiss space centre de l’EPFL. Mais il est exact que celui que l’on appelle Cosmos 2’499, Object 2014-28E ou 39’765 est bien en orbite autour de la terre (une orbite assez haute puisque son périgée est de plus de 1’000 km) et dispose de capacité de propulsion».

D’après le scientifique et ses collègues qui ont procédé hier à quelques rapides calculs, le satellite pourrait avoir un poids de 5 kg et mesure environ 1 mètre de long. «Selon toute vraisemblance, il s’agit d’un engin expérimental qui pourrait avoir pour fonction de ravitailler un autre engin ou servir d’aspirateur à débris», dit encore Ivanov.

Ce qui est remarquable, poursuit le scientifique, «c’est de voir comment Cosmos 2’499 s’est rapproché ces dernières heures des restes du dernier étage de la fusée qui l’a emporté dans l’espace, comme s’il voulait l’accoster.»

S’il ne voit aucun lien entre la crise ukrainienne et Cosmos 2’499 – il faut plusieurs années de travail pour préparer une telle mission – Ivanov est en revanche convaincu que cette expérience démontre que la Russie est à nouveau à la pointe de la technologie dans ce domaine extraordinaire qu’est la conquête spatiale. «Certes Philae est allé plus loin, mais Cosmos 2’499 pourrait réserver des surprises», conclut-il.

On peut suivre la trajectoire de Cosmos 2’499 sur: http://www.n2yo.com

http://www.tdg.ch/monde/occident-mystere-spoutnik-tueur/story/13426878 – http://www.metronews.fr/info/la-russie-a-t-elle-envoye-un-satellite-tueur-dans-l-espace/mnkr!Kg9TUoSlFkHM/