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Moscou met en garde contre un nouveau False Flag chimique en Syrie !

Deir ez-Zor. Photo d'archive

Incroyables nouvelles déclarations du ministère russe de la Défense, et le tout est officiel ! Mais cette fois si ça se produit malgré l’avertissement russe et qu’on a une nouvelle intervention occidentale en Syrie, ça risque d’être une tout autre musique . Les Russes se préparent de plus en plus à une guerre de grande ampleur . N’oubliez surtout pas qu’après la dernière pseudo attaque occidentale en Syrie qui relevait plus de la comédie et de la provocation,   Poutine a prédit « le chaos » en cas de nouvelles frappes en Syrie ! Z

Afin de mettre en scène une nouvelle «attaque chimique», l’Armée syrienne libre a acheminé des bonbonnes de chlore dans la région de Deir ez-Zor, a déclaré le ministère russe de la Défense. Après la provocation, la coalition dirigée par les États-Unis compte frapper des sites publics en Syrie, affirment les militaires.

L’Armée syrienne libre, soutenue par les militaires des forces spéciales américaines, prépare une provocation avec l’utilisation d’armes chimiques dans la province de Deir ez-Zor, a déclaré le ministère russe de la Défense par la voix de son porte-parole, le général Igor Konachenkov.

Pour simuler cette nouvelle «attaque chimique perpétrée par le régime contre les civils», «l’ASL a transporté des bonbonnes de chlore dans la localité de Hakl al-Jafra», a détaillé le ministère.

«Après sa diffusion dans les médias occidentaux, la vidéo montée devrait servir de nouveau prétexte à un bombardement de la coalition dirigée par les États-Unis sur la Syrie», a-t-il poursuivi. Le tout pour «justifier une offensive des rebelles contre les troupes gouvernementales syriennes sur la rive est de l’Euphrate».

Et de conclure: «Le ministère russe de la Défense met en garde contre le recours inacceptable à ce genre de provocations destinées à déstabiliser la situation en Syrie».

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Un nouveau risque en Zone euro

La Zone euro n’a pas implosé malgré ses déséquilibres grandissants. Mais un risque nouveau surgit : celui d’une sécession à l’intérieur d’un pays.

Les pays très endettés du sud (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, sans oublier notre pays) qui sortiraient de l’union monétaire et reviendraient à leurs monnaies nationales seraient contraints de faire défaut sur les dettes publiques et privées détenues par les non-résidents des autres Etats de l’Union. Accros au déficit, ils se trouveraient incapables d’emprunter dans leur propre monnaie.

A l’inverse, si des pays tels que l’Allemagne, disposant d’actifs dans les pays du sud, sortaient de la Zone euro, ils devraient alors faire face à des moins-values considérables du fait de la chute de la monnaie européenne contre un nouveau mark allemand. Les banques et assureurs allemands deviendraient vite insolvables.

Voilà pourquoi jusqu’à présent, rien ne s’est produit malgré un déséquilibre croissant comme en témoigne la comptabilité Target (en Mds€).

Target signifie « Trans-European Automated Real-time Gross settlement Express Transfer system », un acronyme ésotérique comme les aiment les eurocrates.

Il s’agit d’une de chambre de compensation électronique dans laquelle les banques commerciales effectuent leurs virements intra-euro au travers de leurs banques centrales. Target mesure les impayés d’un pays à l’autre. Au-dessus de l’horizontale se trouvent les pays à qui les autres doivent de l’argent. En dessous de l’horizontale se trouvent les pays qui doivent de l’argent.

Source Eurocrisis Monitor

Mais un problème camouflé en fait surgir un autre…

On a vu ces dernières années le renforcement des velléités d’indépendance de régions à l’intérieur de certains pays de la Zone euro : nord de l’Italie ou Flandre belge et, plus près de nous, Catalogne espagnole.

Généralement, il s’agit des régions les plus riches de ces pays, mieux dotées en ressources naturelles, moins endettées et qui rejettent de plus en plus l’idée de solidarité budgétaire et fiscale avec les autres régions du pays.

Dès lors, si l’on pense que les mouvements sécessionnistes vont se renforcer (pourquoi s’affaibliraient-ils, les gens payent-ils moins d’impôts ?) et débouchent sur des indépendances, alors deux types de scénarios sont envisageables.

Ils ont en commun de provoquer pour des raisons différentes de nouvelles déstabilisations de la Zone euro.

Scénario 1. Imaginons une Catalogne qui deviendrait indépendante. On peut imaginer sans mal qu’un remplacement de l’euro par une nouvelle monnaie (en supposant comme conséquence immédiate la sortie de l’UE et donc de fait de la Zone euro) provoquerait sans doute une baisse de 20% à 30% de la nouvelle monnaie vis-à-vis de l’euro ce qui reviendrait :

  • à constater des charges de la dette libellée en euro insupportables
  • ces charges devenant insupportables, à l’insolvabilité du nouvel Etat – le conduisant à faire défaut sur la dette libellée en euro détenue par les investisseurs non-résidents.

Scénario 2. Supposons là encore que la Catalogne accède à l’indépendance et soit exclue de l’UE et donc de la Zone euro.

Rien ne permet de savoir dans les textes officiels de l’UE si le nouvel Etat reprendrait sa quote-part de la dette publique de l’Espagne (100% du PIB aujourd’hui). L’Espagne connaîtrait alors une grave crise de ses finances publiques et menacerait de nouveau la stabilité de la Zone euro.

Finalement, le vrai danger pour la Zone euro n’est sans doute pas lié au retour des crises des dettes souveraines (type Grèce 2010-2015, Italie 2011 ou Espagne 2012) ou aux risques populistes mais plutôt aux risques sécessionnistes.

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Publié par le 25 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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Vers un nouveau scandale de poulets contaminés au Royaume-Uni ?

poulets contaminés, Royaume-Unis

© Guitar photographer

Selon une étude menée par le gouvernement britannique, des bactéries résistantes aux antibiotiques ont été découvertes dans des poulets destinés à la consommation humaine.

Après la vache folle, un nouveau scandale sanitaire serait-il en préparation outre-Manche ? Le gouvernement britannique vient d’alerter sur la présence de superbactéries résistantes aux antibiotiques dans des poulets.

Risque de développer des maladies graves

Consommer de la viande contaminée peut s’avérer dangereux car les bactéries peuvent se transmettre à l’homme par la consommation. Mais là où la situation devient vraiment préoccupante, c’est quand les bactéries des animaux résistent aux antibiotiques. Ces superbactéries ne pourront être combattues avec des médicaments et l’homme prend alors le risque de développer des maladies graves.

Au Royaume-Uni, le gouvernement vient de publier une étude qui met en lumière la présence de Campylobacter résistantes dans des poulets destinés à la consommation. Les antibiotiques permettent de terrasser la grande majorité des bactéries, mais plus ils sont utilisés plus ils deviennent inefficaces. Les bactéries deviennent de plus en plus fortes et finissent par résister.

Bien cuire sa volaille avant de la manger

Selon la Food Standards Agency (FSA) qui a mené ces travaux, on trouve bien des superbactéries dans des « poulets frais entiers vendus au détail au Royaume-Uni. Il est donc important de manipuler le poulet de façon hygiénique et de bien le cuisiner pour réduire les risques pour la santé publique », ajoutent les auteurs de ce rapport. Ces travaux inquiètent et interpellent sur les méthodes d’élevages. Pour rappel, en 2014 déjà, une étude révélait que 70 % de la viande de poulet était contaminée par la Campylobacter au Royaume-Uni !

Les éleveurs qui utilisent les antibiotiques en trop grande quantité courent le risque de se retrouver avec des animaux malades. Ils portent également une certaine responsabilité vis-à-vis du consommateur. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Campylobacter, la bactérie découverte dans les poulets, est la cause bactérienne la plus courante de gastro-entérite dans le monde. Elle provoque des infections intestinales généralement bénignes mais qui peuvent être fatales chez les très jeunes enfants, les personnes âgées et/ou immunodéprimées. Pour l’éliminer, la meilleure solution est de bien cuire votre volaille avant de la consommer.

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Publié par le 24 janvier 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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Le nombre d’espèces animales et végétales menacées a atteint un nouveau record en 2017

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Le nombre d’espèces animales et végétales menacées a atteint un nouveau record en 2017, indique mercredi le WWF dans son bilan annuel. Les pangolins (petit mammifère insectivore présent en Afrique et Asie), les koalas et les hippocampes sont parmi les plus en danger.

La liste rouge mondiale des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) inventorie 25.800 espèces animales et végétales menacées. Le nouveau record négatif enregistré en 2017 concerne près de 30% de toutes les espèces examinées, note le WWF.

A titre de comparaison, 24.000 espèces étaient considérées comme menacées fin 2016.

Cette année a été particulièrement morose pour les pangolins, les insectes volants ou les hippocampes, s’alarme le WWF. Les éléphants africains sont guère mieux lotis, précise encore l’ONG, qui indique aussi que «plus de 40% des espèces d’insectes suisses sont désormais considérées comme menacées, et leur nombre ne cesse de croître».

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Publié par le 27 décembre 2017 dans Climat - Environnement, général

 

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Les USA ont inventé un nouveau type de sanctions internationales

Les USA ont inventé un nouveau type de sanctions internationales
Nous vivons un moment historique – un nouveau type de sanctions internationales a vu le jour ce mercredi. Les droits d’auteur doivent en être attribués à la diplomatie américaine qui menace désormais d’utiliser sa bonne mémoire contre les adversaires des États-Unis.

Les États-Unis «mémoriseront les noms» de ceux qui soutiendront la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël, a déclaré la représentante des États-Unis auprès de l’Onu Nikki Haley.

«Tant que vous réfléchissez à votre vote, je veux dire que le Président et les États-Unis prennent ce vote personnellement. Le Président suivra attentivement ce vote. Il a exigé que je lui précise qui aura voté contre nous», a indiqué Mme Haley dans une lettre adressée aux membres de l’Onu, y compris aux délégations européennes, et citée par le journal The Guardian.

La diplomate américaine a plus tard écrit sur Twitter qu’on avait toujours appelé les Américains «à donner et à faire plus» sans toutefois préciser de quoi il était question ce qui leur permettait de compter sur un soutien international.

​«Aux Nations unies, on nous demande toujours de faire plus et de donner plus. Voilà pourquoi nous ne nous attendons pas à des attaques de la part de ceux qui ont bénéficié de notre aide lorsque nous prenons une décision […] concernant l’emplacement de NOTRE ambassade. Jeudi, il y a un vote critiquant notre choix. Les États-Unis noteront les noms», a indiqué Mme Haley.

D’ailleurs, Mme Haley avait précédemment déclaré à maintes reprises que Washington agissait toujours uniquement dans les intérêts nationaux des États-Unis.

Les 193 membres de l’Assemblée générale des Nations Unies — qui n’a pas de veto — tiendront une session d’urgence jeudi prochain pour voter sur la résolution appelant les Etats-Unis à renoncer à leur décision sur Jérusalem. Le lundi 18 décembre, Washington a bloqué cette résolution au Conseil de sécurité.

«L’approche autoritaire de l’administration Trump à l’égard de la politique étrangère — souvent en violation du consensus international et des subtilités diplomatiques — a aliéné certains de ses alliés, même les plus proches», note The Guardian.

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Publié par le 21 décembre 2017 dans général, International, Politique

 

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Alerte générale, tous les indices annoncent un nouveau krach boursier !!

Actuellement, les indices boursiers ne cessent de battre des records.

Pour savoir si nous sommes ou non dans une bulle boursière, le Prix Nobel d’économie Robert Shiller a développé un indice, le CAPE (cyclically adjusted price to earnings), dit aussi PER de Shiller, qui correspond à la capitalisation boursière rapportée aux bénéfices, ajustés de l’impact du cycle économique. En fait, pour obtenir l’indicateur, il faut diviser la valeur boursière des marchés d’actions américains par la moyenne sur 10 ans des bénéfices annuels.

Sachez que ce ratio se situe aujourd’hui à 32,17, il a donc pulvérisé le niveau qu’il avait atteint juste avant le krach de 1929. Robert Shiller explique que la valeur moyenne de l’indicateur se situe normalement à 17. On a bien affaire à une GIGANTESQUE bulle boursière. Certains gérants de fonds s’amusent à dire qu’on peut aller bien plus haut comme en 2000, cela étant, l’endettement actuelle est SANS PRÉCÉDENT et sans commune mesure avec ce qui était mesuré en 2000.

Voici donc cet incroyable titre de Slate – Alerte générale, tous les indices annoncent un nouveau krach boursier :

Il est peut-être temps de commencer à paniquer. Ou du moins, de changer de politique monétaire et vite. Explications.

Et si cela allait de nouveau arriver? Et si, après la crise des subprimes de 2008, les économies occidentales allaient de nouveau subir un terrible ralentissement du système? Et si le chômage allait de nouveau augmenter, la croissance chuter et la confiance s’écrouler?

C’est en tout cas la prédiction lancée par l’indice Shiller, outil analytique fondé par Robert Shiller, prix Nobel d’économie en 2013 et spécialiste d’économétrie financière. Cette donnée, construite au début des années 1990 pour répondre à une demande du secteur immobilier américain de prédire l’évolution du prix des actifs, confronte la valeur moyenne des cours boursiers avec les bénéfices totaux des entreprises cotées étalés sur 10 ans.

L’équilibre des cours

Autrement dit, l’indice de Shiller étudie l’existence probable ou non de bulles financières. Il compare la valeur d’usage d’un actif, à quel prix est-il échangé sur le marché en fonction de l’offre et de la demande, et sa valeur réelle, déterminée par le montant des bénéfices créé par l’entreprise.

Il faut bien comprendre que, en théorie, la valeur d’un actif est directement corrélée avec les potentiels bénéfices redistribués. Par exemple, lorsque nous possédons une action, nous sommes en partie propriétaire d’une entreprise et, à ce titre, nous touchons, chaque année, une part proportionnelle des bénéfices, les dividendes. Si nous sommes propriétaires de 3% de l’entreprise, nous toucherons 3% de son profit tous les ans.

La valeur du titre dépend donc de la valeur du bénéfice que nous pourrons toucher. Si l’entreprise est largement bénéficiaire, elle peut redistribuer abondement et les investisseurs vont alors se ruer sur ses titres. Et, du fait d’un excès de demande, ces derniers vont prendre de la valeur: le cours augmente.

Annonciateur de bulles financières

Seulement, il arrive que le cours des actifs, sur les marchés, dépasse sa valeur réelle. Parce que les agents spéculent et sont influencés par les rumeurs collectives, ils vont injecter trop de liquidités et provoquer un dépassement de la valeur du titre, supérieure à ce qu’il devrait réellement coûter, compte-tenu de sa marge bénéficiaire. C’est le principe des bulles financières.

À la fin de l’année, si les agents économiques s’aperçoivent que finalement, malgré une action très chère, le gain en dividendes est faible, ils vont vendre en masse et les cours vont s’écrouler. C’est précisément ce que semblerait indiquer l’indice Shiller.

Ce dernier, calculé depuis les années 1890, est un déterminant des bulles financières. Il confronte la valeur moyenne des titres en bourse et la valeur moyenne des bénéfices des entreprises. Plus l’indice augmente, plus le prix des actifs financiers croît plus rapidement que la marge, un synonyme de bulle.

La valeur moyenne, sur un siècle, de l’indice Shiller est de 16,80. Il a atteint 30 le 29 octobre 1929, lors du «Black Tuesday», le plus grand krack boursier du XX° siècle, qui provoqua dépression, faillite et crise. Dans les années 2000, lors de la bulle d’internet, il a atteint le pic historique de 45.

Une future crise nous pend au nez

À combien est-il actuellement? 31,98 au 1er décembre 2017. Soit un niveau supérieur à celui de 1929 et la tendance haussière est continue. Depuis 2015, l’indice de Shiller ne cesse d’augmenter, sans que les autorités financières ou politiques ne s’en préoccupent. Pour le journaliste économique Pascal Riché, «il y a une petite odeur de krack dans l’air».

«Dans le monde merveilleux des boursicoteurs, une courbe s’échange d’e-mail en e-mail, promettant le grand plongeon. C’est celle de « l’indice Shiller », qui reflète le rapport prix/bénéfice des entreprises. Quand il grimpe trop, il faut s’inquiéter. « Pour la seconde fois en un siècle, cet indice dépasse le niveau qu’il avait atteint juste avant le krach de 1929 », s’alarme le message. Vendez touuuuuuuut!»

Mais comment expliquer ce phénomène? Pour l’économiste Przemyslaw Radomski, spécialiste de finance de marché, cela s’expliquerait par l’action des banques centrales américaines et européennes, à la fin des années 2000 et au début des années 2010, qui auraient pratiqué une politique de relance monétaire trop importante sans que les agents économiques et les intermédiaires bancaires ne suivent cette action expansionniste.

Que font les banques?

Dès 2009, avec la volonté interventionniste de Barack Obama et de Ben Bernanke, la Federal Reserve System (FED), la banque centrale américaine, a injecté une quantité très importante de liquidités afin de relancer une économie exsangue. Côté européen, la BCE a suivi une politique non-conventionnelle, le quantitative easing, fait de taux directeur bas et de rachat abondant de titres, dès 2015. Ce ne sont pas moins de 500 milliards d’euros qui ont été déversés auprès des banques commerciales afin que ces dernières puissent financer investissements et consommations des agents.

Pourtant, d’après Przemyslaw Radomski, «les politiques expansionnistes des banques centrales n’ont pas entraîné une reprise de la croissance. […] Mais l’excès de liquidité engendré a été utilisé par les banques pour acheter des actifs financiers, et donc contribuer à créer des bulles financières».

Cité par l’économiste Jérôme Gautié, de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans son cours «Monnaie et Finance», le blogueur Captain Economics va dans ce sens.

«Depuis le début de la crise, les banques n’utilisent pas les liquidités supplémentaires pour relancer la machine à crédit. […] Le montant des crédits n’augmentent pas. L’excès de liquidité étant réinvestit directement par les banques sur les marchés financiers. […] Cet excès peut avoir un impact sur le prix des actifs financiers et faciliter l’apparition de bulles.»

Cercle vicieux

D’après lui, par manque de confiance, les banques ne prêtent plus aux agents économiques, ou alors à des taux prohibitifs, ce qui empêche tout relance de l’économie, par un soutien de l’investissement et de la consommation. À l’inverse, ces intermédiaires financiers, par peur de l’avenir, par peur d’une nouvelle crise, préfèrent placer leurs liquidités abondantes sur les marchés financiers, quitte à provoquer un excès de demande, responsable d’une inflation galopante des titres.

On aboutit à une double problématique: les marges bénéficiaires des entreprises ne décollent pas puisqu’il n’y a aucun soutien réel de l’économie (croissance molle et consommation faible) et les valeurs des titres financiers grossissent artificiellement du fait d’un excès de liquidités. L’indice de Shiller se met donc à grossir de manière inconsidérée jusqu’à atteindre un niveau supérieur à celui de 1929.

Nous serions donc aux prémices d’une prochaine grande crise économique, directement créée par les banques et les autorités monétaires. De nouveau, chômage, dépression et marasme nous attendraient. Si cela est vrai, ne serait-il pas temps, enfin, de changer de modèle?

 
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Publié par le 12 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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Un nouveau mandat pour Poutine ? Les enjeux

Un nouveau mandat pour Poutine? Les enjeux
Hier, V. Poutine a annoncé sa candidature aux présidentielles russes de 2018, ce qui, paradoxalement, sans être une grande surprise reste un évènement important. Dernier mandat dans un contexte international plus que tendu, avec un soutien populaire interne incontestable mais des élites qui redoublent d’intrigues. Ce qui finalement est le propre des élites.

Le lieu de l’annonce de candidature: l’ampleur de la base électorale réelle

En deux temps, le Président russe a amené sa candidature à sa succession. Tout d’abord devant un parterre de volontaires, acclamant cet homme qui pour eux arrive, malgré le temps passé au pouvoir et l’âge, à incarner l’avenir.

Les bénévoles à Moscou ont ouvert le bal, en lançant le sujet dans une mise en scène parfaitement réglée:

« Je suis toujours avec vous », avait d’abord énigmatiquement répondu le président à un bénévole qui l’interrogeait, lors d’un Forum à Moscou, pour savoir s’il « serait toujours » avec les Russes en 2018 et plus directement sur son éventuelle participation à la prochaine élection présidentielle.

« C’est toujours une décision très importante pour n’importe quelle personne, car la motivation doit venir uniquement de la volonté de rendre la vie meilleure dans ce pays, de le rendre plus puissant, mieux protégé », avait lancé M. Poutine devant la foule composée de milliers de jeunes bénévoles travaillant dans diverses ONG à travers la Russie.

« Mais on ne peut y arriver qu’à une seule condition: si les gens vous font confiance et vous soutiennent », avait souligné le président, dont l’intervention était retransmise en direct à la télévision publique.

« Si je prends cette décision, aurais-je votre soutien et celui de ceux qui vous sont proches d’esprit ? » , avait-t-il alors demandé à la foule qui avait aussitôt répondu en criant « Oui! », sous une pluie d’applaudissements.

Pas suivant, l’annonce officielle a été faite à Nijni Novgorod devant les ouvriers de l’usine Mash, usine historique pour le pays.

 

V. Poutine déclare qu’il n’y a pas de meilleur endroit pour déclarer sa candidature et remercie les gens présents pour leur soutien, pour leur travail, pour leur attachement à leurs devoirs, à leur ville et au pays.

En choisissant ces deux lieux et ces deux publics, V. Poutine veut démontrer son attachement populaire, quel qu’il soit. Il souligne également le soutien massif dont il bénéficie dans le peuple « réel », dans les différentes tranches d’âge, de catégories sociales et de vision du monde.

D’autres candidats ont déjà annoncé leur volonté de concourir:

Grigori Iavlinski, fondateur du Parti démocratique russe unifié Iabloko («la pomme» en russe), Gennady Ziouganov, chef de file du Parti communiste, Vladimir Jirinovski, leader du Parti libéral-démocrate, Katia Gordon, journaliste, chanteuse et militante pour les droits des femmes, ou encore l’ex-jet-setteuse Ksenia Sobtchak.

Mais il reste objectivement le seul candidat réaliste, car sa base électorale est la plus large. Ses chances de victoire sont quasiment certaines, la seule inconnue étant de savoir si elle aura lieu au premier ou au second tour. Vue la tension géopolitique et la radicalisation de l’opposition, il est à espérer pour la stabilité du pays qu’elle aura lieu au premier tour. Un entre-deux tours serait une occasion rêver de tentatives de déstabilisations sociales.

Le moment de l’annonce de candidature: reprendre la main

Le moment de l’annonce est aussi symbolique. Celle-ci était prête, mais l’actualité a permis de lui donner une autre dimension, toute sa dimension. V. Poutine a annoncé sa candidature le jour de la décision du CIO mettant le pays à la porte de l’Olympisme et tentant de récupérer ses joueurs pour légitimer le drapeau neutre et la négation de l’hymne russe. A ce sujet, le ministère des Sports de Corée du Sud a déjà, (ils sont très réactifs – ou préparés) envoyé un courrier aux sportifs russes, jugés par eux dignes de participer, les invitant à prendre part aux JO sans drapeau et sans hymne. Ce qui est une pression supplémentaire, mais surtout montre le côté particulièrement préparé de ce qui ressemble de plus en plus à une opération spéciale.

C’est à ce moment-là que V. Poutine annonce sa candidature, la remettant automatiquement dans une perspective géopolitique particulière. Et il reprend la main, ce que le journal La Croix titre, avec beaucoup d’aigreur.

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Le journaliste insiste lourdement:

Après l’humiliation de l’exclusion olympique, Vladimir Poutine n’a pas tardé à reprendre l’offensive. Comme pour faire diversion au lendemain de la décision choc du Comité international olympique (CIO) d’interdire la Russie aux prochains Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en 2018, le chef du Kremlin a pris tout le monde par surprise mercredi 6 décembre : il a annoncé qu’il se présentera pour un quatrième mandat à l’élection de mars 2018.

L’objectivité journalistique est toujours un plaisir. Il est difficile d’appeler cela une manoeuvre de diversion, il s’est plutôt agi de remettre les choses à leur place: la Russie a un chef pour passer cette période de troubles et rien ne la fera changer de cap. Deux remarques à ce sujet.

Tout d’abord, en déclarant que la Russie n’empêchera pas les athlètes qui le veulent, à titre individuel (rappelé deux fois), de participer aux JO, le Président fait le choix de la souplesse contre la rigidification de l’Occident, inversant les rôles joués par le passé dans le combat entre ce même (qui n’est plus tout à fait le même) Occident et l’URSS.

Ensuite, il déclare que rien ne pourra empêcher la Russie d’avancer:

« La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais »

Le cours politique est annoncé, les réactions de l’Occident seront évidentes. Début janvier vont déjà entrer en vigueur les nouvelles sanctions adoptées par les Etats-Unis contre la Russie, ce qui va pouvoir jouer en matière économique et financière. Pas de manière radicale, mais ces sanctions vont compliquer les choses. A l’intérieur, l’opposition radicale est remontée, bien soutenue de l’extérieur et il est évident que la pression va monter sur le crédo « Poutine est responsable de tous les maux du pays, il suffit qu’il parte pour que tout s’arrange – miraculeusement, puisque nous n’avons aucun programme ». Autrement dit, en arriver au scénario ukrainien de la mise sous tutelle.

Sur le plan intérieur, le combat entre les clans s’intensifie. Si après la réunion de la Crimée, il s’était calmé, l’on voit les néolibéraux repartir au combat. Ils sont en ce sens beaucoup plus dangereux que l’opposition radicale, car intégrés dans les mécanismes de pouvoir et dans ses structures, qu’il s’agisse de l’Administration présidentielle où le changement du directeur de la politique intérieure a produit des effets particulièrement visibles, ou au Gouvernement où la politique scolaire et la folie de la virtualisation de l’Etat commencent à causer des dégâts qu’il sera difficile de réparer avec le temps. D’une manière générale, la méthode de l’arbitrage présidentiel entre les différents courants politiques, voulant ainsi éviter de tomber dans les excès des uns et des autres, montre ses limites. Peut-être ce dernier mandat sera-t-il l’occasion d’une clarification idéologique – et donc politique.

Enfin, comme dernier mandat, il est aussi celui de la préparation de la succession. Cette fois, il n’est pas possible d’éluder la question de la constitution d’élites politiques compétentes et représentatives. Mais s’agira-t-il d’une « élite » composée de ces nouveaux technocrates et managers, tant vanté par ce nouveau courant de l’Administration présidentielle, qui pourtant n’ont qu’une compréhension très indirecte de ce qu’est et la politique et l’étaticité, ou bien s’agira-t-il de la mise en place de conditions permettant l’émergence d’hommes politiques d’importance, le potentiel individuel existant? La réponse nous viendra ces prochaines années et d’elle dépendra la possibilité de l’Etat de passer à un fonctionnement systémique, seule garantie de pérennité.

Karine Bechet-Golovko

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Publié par le 8 décembre 2017 dans général, International, Politique

 

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