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Vers un effondrement de civilisation ?

Le scientifique François Roddier, astronome et physicien, spécialiste des questions de thermodynamique et de leurs rapports avec l’évolution des civilisations, donne ici une interprétation thermodynamique de l’hypothèse de l’effondrement de notre civilisation. Bien plus qu’un « sujet à la mode » et malgré qu’il le soit parfois dérisoirement, l’hypothèse de l’effondrement de notre civilisation est d’abord une très haute et très pressante exigence intellectuelle et spirituelle des événements de notre temps présent, ceux que nous voyons défiler chaque jour, dans une sorte de vertige métahistorique. Nul ne peut y être indifférent, parmi ceux qui n’acceptent pas une soumission aveugle et mécanique au Système. Chacun y apporte la contribution de son savoir et de ses connaissances, dans son domaine et dans l’esprit de la recherche d’une compréhension générale.

Vers un effondrement de civilisation ?

Après avoir lu l’article Welcome To The Next Awakening de Neil Howe, j’ai mis sur la version anglaise de mon blog un texte, About secular cycles, en accord avec les grandes ligne de cet article et en donnant une explication générale. Depuis lors, Pepe Escobar et maintenant Alastair Crooke ont aussi publié des articles sur ce sujet et dedefensa, commentant l’article de Crooke, a écrit : « Il y a maintenant plusieurs années qu’on ne mesure plus les possibilités de crise aux seuls chiffres du chômage, de la Bourse ou de la croissance, mais que le sentiment général est celui d’une crise de civilisation en train de se préparer ou déjà en train de se dérouler, affectant par définition tous les domaines, un bouleversement à la fois métahistorique et eschatologique»

C’est bien une énorme crise de civilisation qui est en train de se préparer. J’ai donc traduit et en partie repris mon texte pour le présenter ici sur ce blog, dont je me sens très proche : entropie oblige !

Dans un livre intitulé The Fourth Turning : An American Prophecy » 1, William Strauss et Neil Howe affirment qu’en Amérique (et par extension, dans la plupart des autres sociétés modernes), l’histoire se déroule selon un cycle récurrent de quatre générations, impliquant que l’Amérique se dirige maintenant vers un « quatrième tournant » durant lequel le populisme, le nationalisme et l’autoritarisme étatisé pourraient être à la hausse. L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis est aujourd’hui largement considérée comme un tournant dans la vie politique de ce pays. Cela semble confirmer leur prédiction.

J’ai déjà parlé des cycles économiques  et de l’évolution des opinions politiques sur mon propre blog. Comme je suis arrivé à une conclusion analogue à celle de Strauss et Howe, cela m’incite à résumer ici plusieurs billets de ce blog.

Des cycles récurrents ont été signalés depuis longtemps en économie, d’abord par Clément Juglar en 1862, puis par Joseph Kitchin en 1920. Ce sont des cycles économiques dont les périodes typiques sont inférieures à 10 ans. Un économiste russe, Nicolaï Kondratiev, a été le premier à montrer l’existence de cycles économiques ayant une période beaucoup plus longue, typiquement de 45 à 60 ans. L’économiste autrichien Joseph Schumpeter a interprété ces cycles comme dus à la récurrence dans les innovations, processus qu’il a qualifié de « destruction créatrice », tandis que Simon Kuznets et plus récemment Thomas Piketty ont montré leur relation avec la répartition inégale du revenu.

Dans leur livre publié en 2009 2, les historiens Peter Turchin et Sergei A. Nefedov ont montré l’existence de cycles séculaires en Histoire. Ces cycles démographiques sont de même longueur que ceux de Howe et Strauss, avec des virages successifs, appelés « phases », décrits comme une phase de dépression suivie d’une phase d’expansion puis d’une phase de stagflation. Selon leur description, l’élection de Trump marquerait le début d’une phase de crise.

Dans mon propre livre 3, j’ai expliqué que les sociétés humaines sont des « structures dissipatives », un terme d’abord inventé par Ilya Prigogine. Les physiciens réalisent aujourd’hui que toutes les structures dissipatives de l’univers s’auto-organisent, suivant un processus universel appelé « transition de phase continue ». Ce processus a été mis en évidence pour la première fois en physique des particules et en cosmologie. Un physicien danois nommé Per Bak 4 a montré qu’il s’applique aussi bien aux écosystèmes, à notre cerveau ou à l’économie humaine. Il l’a nommé « criticalité auto-organisée ».

La criticalité auto-organisée consiste en cycles de même nature que les cycles de Carnot d’un moteur thermique, autour d’un point critique. Les oscillations consistent en une transition de phase lente dite continue, suivie d’une transition rapide dite abrupte. La transition continue, aussi appelée macro-évolution, donne naissance aux grands animaux, aux plantes de longue durée de vie, ou aux grandes structures économiques telles que l’URSS et l’Europe. Les biologistes appellent cette phase « sélection K ».

Au cours de la transition de phase abrupte, appelée aussi microévolution, les grandes structures se dégradent ou disparaissent et donnent naissance à des structures plus petites et plus adaptables telles que des petits animaux, des petites plantes ou des structures économiques comme les villes en transition. Les biologistes appellent cette phase « sélection r ».

Selon ce schéma, nos civilisations actuelles aborderaient une transition de phase abrupte, durant laquelle les États-Unis ou la communauté européenne pourraient se scinder, au moins partiellement comme l’a fait le bloc soviétique. Suivra ensuite une lente transition de phase dite continue, durant laquelle l’humanité tout entière pourrait progressivement former une seule et même civilisation planétaire.

Pour explorer davantage ce processus, j’ai identifié les cycles économiques à des cycles de Carnot décrits par les variables traditionnelles P, V, T, mais pour lesquels P reflète ce que les économistes appellent la « demande » et joue le rôle d’une pression sociale. La variable V représente le « volume » de la production (quantité d’objets manufacturés). La variable T mesure ce que j’ai appelé la « température » de l’économie, et que l’on peut assimiler à ce que les économistes appellent « l’offre ». Le revenu $ joue le rôle de l’entropie. Dans un état stable, l’équilibre entre l’offre et la demande est donné par l’équation P.dV = T.d $. (avec les variables habituelles l’équation est P.dV = T.d S).

À un instant donné, l’état d’un ensemble économique peut être représenté par un point dans l’espace (P, V, T). L’ensemble des points se trouve sur une surface décrite par une équation d’état de l’économie. Cette équation d’état est analogue à celle des fluides condensables. Comme un fluide, une économie peut se condenser en deux phases distinctes : une économie de gens riches et une économie de gens pauvres. Ces deux économies se dissocient l’une de l’autre, à l’intérieur d’un certain domaine représenté en sombre sur la figure 2a ou à l’intérieur du pli dans la figure 2b.

point critique
Figure 2. L’état d’une économie peut être décrit par un point sur la surface ci-dessus. C est appelé point critique, d’où le nom de criticalité auto-organisée.

La figure 2a représente l’équation bien connue de Van der Waals pour les gaz réels, mais tournée de 90° dans le sens direct. Les trois axes de coordonnées sont toujours P, T, V maintenant désignés sous leur appellation économique de demande, offre et production. La production économique étant une grandeur extensive, celle-ci est maintenant portée sur un axe vertical en fonction des deux grandeurs intensives que sont l’offre (vers l’arrière) et la demande (vers la gauche). Les courbes dites « isothermes » sont les lignes le long desquelles l’offre reste constante. La figure 2b représente la même surface avec une vue perspective. À mesure que l’économie évolue, son point représentatif tourne autour du point critique C, passant d’une phase de dépression à une phase de dilatation, puis à une phase de stagflation, processus qui rappelle l’image de Schumpeter d’une tornade.

La figure 2 montre que pendant la phase de crise, deux économies coexistent dans le même pays, de la même manière que deux phases, comme le liquide et le gaz, coexistent dans le même fluide lors d’une transition de phase abrupte. À tout moment, la production peut chuter du niveau supérieur, où l’ancienne économie basée sur les énergies fossiles s’effondre, jusqu’au niveau inférieur où une nouvelle économie fondée, espérons-le, sur des énergies renouvelables, prend le relais.

Figure 3. Modèle de métamorphose de Mensch. Entre les flèches a et b, les économies successives se chevauchent comme dans la fig. 2.

Ce schéma se compare bien au « modèle de métamorphose » développé par l’économiste allemand Gerhard Mensch dans les années soixante-dix 5. Ce modèle est représenté sur la fig. 3 reprise de son livre. Aujourd’hui, le modèle de métamorphose de Mensch est largement utilisé chez les économistes schumpeteriens. Il a même été utilisé par des historiens tels que Giovanni Arrighi. 6

Le circuit de la figure 2a représente un cycle économique arbitraire autour du point critique. Projetée dans le plan production/demande, son aire représente l’énergie dissipée au cours d’un cycle. Celle-ci étant positive, la rotation a nécessairement lieu dans le sens des aiguilles d’une montre. Par analogie avec les fluides, la partie du cycle située dans la zone sombre a été représentée par une « isotherme » de condensation, ici un segment de droite verticale.

Résultats de recherche d'images pour « falaise de seneque images »

Cette zone sombre est dans un plan vertical. Il paraît naturel de l’identifier à une zone d’effondrement de l’économie, zone baptisée « falaise de Sénèque » par Ugo Bardi. Dans cette zone d’instabilité, la production s’effondre verticalement, quelle que soit l’offre (température) ou la demande (pression) correspondante. L’effondrement de la production s’interprète alors par le fait que les gens pauvres ne peuvent plus acheter ce que produisent les gens riches. Peu à peu, l’ensemble de la population s’appauvrit.

Le cycle économique de la figure peut être suivi et interprété de la façon suivante. Si l’on part du pied de la falaise, la production économique commence par passer par un minimum. Cette partie du cycle se caractérise par une pénurie de biens matériels et une demande grandissante. Elle est clairement identifiable à la phase de dépression de Turchin et Nefedov. On arrive ensuite dans la partie gauche du cycle durant laquelle la production économique reprend. Cette partie se caractérise par des inégalités de richesses faibles et une absence quasi-totale de chômage. L’offre tend à satisfaire la demande et la production augmente. La paix et le bien-être s’étendent, de sorte que la population tend à croître. C’est la phase dite d’expansion de Turchin et Nefedov.

Une fois satisfaite, la demande tend à décliner mais, liée aux investissements, l’offre se maintient. On arrive dans la zone chaude de l’économie de luxe. Celle-ci suit des lois proches de celles des gaz parfaits. L’offre y maintient la demande, de la même façon que la température maintient la pression dans une chaudière. Les gens riches sont de plus en plus nombreux, mais peu à peu la production stagne et le chômage s’installe. C’est la phase de stagflation de Turchin et Nefedov. On arrive alors au bord de la falaise de Sénèque, du haut de laquelle la production économique s’effondre. Les sociétés tombent en faillite, les populations se soulèvent et les gouvernements sont renversés. C’est la phase de crise de Turchin et Nefedov.

Semblables à Sisyphe, les civilisations portent le fardeau de la production le long de leur ascension économique, jusqu’au sommet de la falaise d’où elles voient le fruit de leur labeur s’écrouler. Au pied de la falaise, de nouvelles civilisations prennent le relais.

François Roddier

Notes

  1. The Fourth Turning : An American Prophecy,Broadway (1997).
  2. Secular cycles, Princeton (2009).
  3. La thermodynamique de l’évolution, un essai de thermo-bio-sociologie, Parole (2012)
  4. How Nature Works, Springer (1996).
  5. Stalemate in Technology,Ballinger, Englished. (1979).
  6. The Long Twentieth Century, Verso (1994, 2010).
 

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L’Ukraine nationalise sa première banque dans une tentative pour éviter un effondrement du système bancaire

Des personnes font la queue devant la PrivatBank, le 18 mars 2014.

L’Ukraine a annoncé dimanche 18 décembre au soir la nationalisation de la première banque du pays, la PrivatBank, dans une tentative pour éviter un effondrement du système bancaire dans cette ancienne république soviétique ravagée par la guerre.

Le gouvernement ukrainien a expliqué, dans un communiqué, être à « 100 % propriétaire de PrivatBank et garantir le fonctionnement ininterrompu de cette institution et la sauvegarde de l’argent de ses clients ».

Le président ukrainien Petro Porochenko a appelé lundi la population à ne pas céder à la panique après la nationalisation de la première banque du pays, PrivatBank, décidée en urgence pour éviter un effondrement du système financier.

Après des mois de rumeurs concernant la santé de l’établissement contrôlé par le puissant oligarque Igor Kolomoïski, en conflit ouvert avec les autorités, et sous la pression croissante des bailleurs de fonds occidentaux de Kiev pour assainir le secteur bancaire, le gouvernement a annoncé en pleine nuit qu’il reprenait 100% du capital de PrivatBank pour « garantir le fonctionnement ininterrompu de cette institution et la sauvegarde de l’argent de ses clients ».

Quelques heures plus tard, Petro Porochenko s’est adressé aux Ukrainiens pour justifier une décision « sans précédent ». « La banque était menacée, mais aussi l’ensemble du système bancaire », a-t-il expliqué dans un vidéo diffusée par la présidence.

« De l’état de cette banque dépend toute la situation économique et financière du pays », a-t-il insisté, rappelant qu’elle comptait comme clients « environ la moitié de la population adulte et plus de la moitié des entreprises ».

« Gardez votre calme », a-t-il demandé aux déposants, leur promettant que leurs économies seraient conservés dans leur intégralité.

Les difficultés des banques présentent toujours le risque d’entraîner une spirale si les clients perdent confiance et se mettent à retirer leurs fonds, aggravant une situation financière déjà précaire. Elles peuvent aussi entraîner une défiance généralisée au delà du seul établissement concerné, d’autant que les signaux d’alarmes se sont multipliés ces derniers mois concernant le secteur ukrainien.

Un effet domino aurait des conséquences dramatiques au moment où l’économie du pays reprend timidement des couleurs après plusieurs années d’effondrement aggravé par la guerre avec les séparatistes prorusses dans l’Est industriel.

L’un des membres de la direction de PrivatBank, Dmytro Doubilet, a ainsi qualifié ces difficultés de « prophétie auto-réalisatrice » résultant d' »attaques médiatiques ». « La décision de transférer la banque sous contrôle de l’Etat a été prise quand nous avons compris que nous ne pourrions pas survivre à cette attaque », a-t-il expliqué sur sa page Facebook.

– Bonne nouvelle pour le FMI ? –

La situation de PrivatBank constitue un sujet explosif non seulement par sa taille mais aussi par l’identité de son principal actionnaire jusque là: le milliardaire Igor Kolomoïski, un temps gouverneur à poigne de la région de Dnipropetrovsk avant de devenir une cible du président Porochenko dans sa lutte contre la corruption.

Le Fonds monétaire international, après une mission à Kiev en novembre, a décidé que l'Ukraine a besoin de plus de temps pour remplir à certaines conditions du plan de sauvetage de 2015-AFP/Archives/BRENDAN SMIALOWSKI

Le Fonds monétaire international, après une mission à Kiev en novembre, a décidé que l’Ukraine a besoin de plus de temps pour remplir à certaines conditions du plan de sauvetage de 2015-AFP

Sans le nommer directement, M. Porochenko a justifié la nationalisation par l' »insuffisance » des mesures prises par « les propriétaires et les cadres-dirigeants ». Il a plus globalement critiqué la stratégie de la banque et souligné l’aggravation de la crise économique sur fond de guerre dans l’Est pour expliquer sa décision.

Lors d’une conférence de presse, la présidente de la banque centrale, Valéria Gontariéva, a dénoncé une « politique de crédits non équilibrée » car la quasi totalité des emprunts étaient accordés à des personnes liées aux actionnaires.

A ses côtés, le ministre des Finances Olexandre Danyliouk a estimé le renflouement nécessaire à plus de quatre milliards d’euros et assuré que le gouvernement remettrait PrivatBank en vente quand elle serait « complètement stabilisée ».

Le ministre a insisté sur le fait que le sauvetage de l’établissement permettrait à Kiev de « se rapprocher d’une coopération étroite avec le Fonds monétaire international pour recevoir une nouvelle tranche » d’aide financière.

L’assainissement du secteur bancaire fait partie des conditions posées par les alliés occidentaux de Kiev, menés par le FMI, pour maintenir leur perfusion financière, qui a déjà pris du retard ces dernières années à cause de la persistance de la corruption.

L’Ukraine espérait du FMI le feu vert au versement d’une tranche de 1,3 milliard de dollars en novembre, dans le cadre du plan de sauvetage financier de 17,5 milliards de dollars accordé en 2015. Mais à l’issue de sa dernière mission à Kiev, en novembre, le Fonds a estimé que le pays avait besoin de plus de temps pour remplir les conditions nécessaires.

Des tests de résistance menés récemment par la banque centrale ont montré que sur 39 établissements étudiés, 28 n’avaient pas les liquidités nécessaires pour survivre à une éventuelle nouvelle crise économique.

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Publié par le 19 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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Les médias tirent la sonnette d’alarme – Vers un effondrement écologique mondial : le miel et d’autres aliments contaminés par le Roundup, les abeilles meurent en masse ..

Nouveau scandale – La FDA Trouve un Herbicide de Monsanto Dans du miel US peut on lire :

La Food and Drug Administration, sous la pression du public à commencé à tester des échantillons de nourriture américaine pour voir la présence d’un pesticide qui est lié au cancer, avec des premiers résultats alarmants.

Lors de l’examen des échantillons de miel provenant de divers endroits aux États-Unis, la FDA a trouvé une nouvelle preuve que des résidus de l’herbicide appelé glyphosate peut être omniprésent – on en trouve même dans un aliment qui n’est pas produit avec l’utilisation de glyphosate. Tous les échantillons de la FDA testé dans un récent examen contenait des résidus de glyphosate, et une partie du miel a montré des niveaux de résidus du double de la limite autorisée dans l’Union européenne, selon des documents obtenus par le biais du Freedom of Information Act. Il n’y a pas de niveau de tolérance légale pour le glyphosate dans le miel aux États-Unis.

Le Glyphosate, qui est l’ingrédient clé dans l’herbicide Roundup de Monsanto Co., est le désherbant le plus largement utilisé dans le monde, et des spécialistes du cancer de l’OMS ont déterminé que le glyphosate est un cancérogène probable pour l’ homme.

Et donc pas seulement dans le miel, mais aussi dans des aliments non traités au glyphosate !

L’herbicide star mondial Roundup (glyphosate) détruit la capacité des abeilles à naviguer vers leurs ruches, et il pourrait jouer un rôle dans l’effondrement continu des populations de pollinisateurs dans le monde entier. Ceci est le résultat d’une étude menée par des chercheurs de l’Université de Buenos Aires en Argentine et à l’Université de Berlin qui a été publié dans le Journal of Experimental Biology le 10 Juillet

Le Glyphosate impossible à éviter

Les risques ne sont pas seulement hypothétique; les abeilles sont presque certainement régulièrement exposées au glyphosate en quantités énormes. Avec l’adoption généralisée des cultures qui ont été génétiquement modifiées (OGM) pour résister à Roundup il y a environ 20 ans, l’utilisation de l’herbicide dans les champs agricoles a explosé.

On apprend aussi que le Glyphosate, omniprésent partout car utilisé en masse à l’échelle mondiale, détruit le cerveau des abeilles . Trés inquiétant .

Voici des précisions :

Des documents obtenus sous la Loi pour la liberté d’information par le groupe américain Right to Knowrévèlent que la FDA a confirmé la présence de contamination de glyphosate dans le miel vendu dans les magasins américains.

Le glyphosate est l’ingrédient actif dans le Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde. L’énorme succès commercial de Roundup a été largement obtenu par l’utilisation de cultures génétiquement modifiées pour résister à l’application directe de l’herbicide. En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a déclaré la substance chimique probablement cancérogène pour l’homme.

Les documents montrent que chaque échantillon de miel testé par la FDA contenait des résidus de glyphosate, dans certains cas, à des niveaux deux fois ceux permis dans l’Union européenne (UE).

La FDA minimise les résultats étonnants

Bien que la FDA procède à des tests annuels pour les résidus de pesticides dans de nombreux produits alimentaires, et le Département américain de l’Agriculture (USDA) test chaque année les produits, les deux organismes ont toujours refusé de tester les résidus de glyphosate, affirmant que le produit chimique est tellement sûr qu’il n’y a pas besoin d’essais.

En 2014, le Government Accountability Office des États-Unis a critiqué la FDA pour cette politique et une nouvelle pression est venue avec la décision du CIRC en 2015. Un certain nombre de chercheurs ont mené leurs propres tests indépendants, et ont trouvé des résidus de glyphosate dans divers aliments à base de céréales, y compris les produits non-OGM tels que l’avoine. Les critiques ont fait remarquer que même de petites quantités de résidus peuvent être alarmantes car le glyphosate est répandu parmi les aliments qui sont consommés régulièrement.

Ainsi, la FDA a lancé une « mission spéciale » cette année pour tester certains aliments, y compris le miel. Les scientifiques ont testé le miel recueilli à travers le pays vendu par marques, y compris Louisiana-based Carmichael’s Honey, Leighton’s Orange Blossom Honey basée en Floride et la coopérative Sue Bee Honey de l’Iowa.

« Il est difficile de trouver du miel pur qui ne contient pas de résidus. Je collectionne environ 10 échantillons de miel sur le marché et ils contiennent tous du glyphosate », a écrit un chercheur dans un courriel interne.

Même les marques de miel commercialisées comme «miel de montagne bio» contiennent du glyphosate.

Les scientifiques ont trouvé des concentrations de glyphosate de 22 parties par milliard (ppb) dans Leighton, 41 ppb à Sue Bee et 107 ppb à Carmichael. Cela est compatible avec une étude préalable indépendante qui a révélé des niveaux de résidus moyens de 64 parties par milliard dans 41 des 69 échantillons de miel.

Qu’est-ce qui est arrivé quand la scientifique de la FDA Narong Chamkasem a informé ses collègues scientifiques que certains des échantillons dépassait de loin le niveau de tolérance de l’UE de 50 ppb, et que techniquement, tous les niveaux de résidus violent la loi américaine parce que l’Environmental Protection Agency (EPA) n’a jamais mis en place un seuil acceptable ?

Chris Sack, en charge des tests de résidus de pesticides à la FDA, a rejeté que la contamination au glyphosate est«techniquement une violation», et a déclaré qu’il avait informé l’EPA qu’ils devraient fixer des niveaux de tolérance pour le miel. Si, comme prévu, l’EPA établit des niveaux supérieurs à 106 ppb, le problème va disparaître avec un coup de crayon.

Les abeilles et les consommateurs souffrent

Les producteurs de miel ont exprimé une détresse avec ces conclusions. Le vice-président de Sioux Honey, Bill Huser, (dont la société commercialise son produit comme « 100% pur, 100% naturel et 100% américain ») a noté que le glyphosate pénètre dans le miel car il est pulvérisé sur les champs agricoles où les abeilles se rendent.

« Je ne comprends pas comment je suis censé contrôler le niveau de glyphosate dans mon miel quand je ne suis pas celui qui utilise le Roundup », a déclaré un autre opérateur de la compagnie de miel. « Il est tout autour de moi. C’est injuste. »

La recherche suggère que le glyphosate fonctionne effectivement comme une toxine pour les abeilles, et peut contribuer à la diminution des populations dans le monde entier.

Comme la FDA, l’USDA a également lancé un «projet spécial» pour tester les résidus de glyphosate dans le soja cette année. Les résultats ont montré une contamination généralisée. Des résultats similaires ont été trouvés par une division spéciale de l’USDA qui teste le blé destiné à l’exportation vers les pays les plus sceptiques au sujet des allégations que le glyphosate est «sans danger».

Pendant ce temps, l’EPA travaille toujours sur un rapport d’évaluation des risques pour décider si l’utilisation du glyphosate devrait être limitée. Prévu à l’origine en 2015, le rapport est maintenant reporté au « printemps 2017 ».

« Il n’y a aucun sentiment d’urgence autour de ces expositions que nous vivons jour après jour », a déclaré Jay Feldman, directeur exécutif de Beyond Pesticides.

resistanceauthentique – Secrets of the FedHuffingtonPostNaturalNewsEcoWatch

 

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Egon Von Greyerz : Préparez-vous à un effondrement imminent !

Avec une « reprise mondiale »qui soi – disant reprend la main, les banques centrales injectent un montant record de liquidités sous la forme de 2,5 $ + billions de dollars en achats annuels d’actifs par toutes les banques centrales (plus de 200 milliards de $ par mois). Et tout cela confirme une fois encore que la «reprise» est une fois de plus construite sur des bases artificielles, entièrement à partir de l’argent créé par les banques centrales, ce qui a au moins réussi à pousser le marché boursier américain à des sommets de tous les temps.

Voici Egon von Greyerz sur l’astronomique et irremboursable dette US :

Depuis l’arrivée de Ronald Reagan au pouvoir en 1981, les Etats-Unis ont vu passer 5 présidents différents qui ont toujours dépensé davantage d’argent afin de se maintenir au pouvoir, et pour acheter des bulletins de vote. Cela a abouti à la plus extraordinaire impression monétaire de toute l’histoire. Les banques centrales ne sont pas les seules à imprimer de l’argent…

En empruntant d’énormes quantités d’argent, les gouvernements font exactement la même chose que les banques centrales puisque tout cet argent crée ne repose sur rien. Et pire encore, le gouvernement américain n’a ni l’intention, ni la capacité de rembourser sa dette avec de l’argent réel. Ainsi, la dette américaine ne peut pas disparaître étant donné que le pays est déjà en défaut de paiement. Comme il n’y a aucun moyen pour résoudre ce problème de dette, la faillite des Etats-Unis interviendra à coup sûr dans les prochaines années.

Oubliez l’hélicoptère monétaire, nous aurons affaire à des jumbo-jets monétaires

Etant donné que l’agent balancé par les hélicoptères monétaires ne suffira pas, la Fed et le gouvernement choisiront alors d’inonder le marché à l’aide de jumbo-jets monétaires d’une contenance bien plus importante. L’argent balancé par ces Jumbo-jets monétaires créera une hyperinflation, et au lieu d’aider à rembourser la dette, cela aura l’effet inverse puisqu’avec toute cette impression, le montant de la dette augmentera de milliers de milliards de dollars à des millions de milliards de dollars.

L’économie américaine a connu une croissance naturelle, sans déficit budgétaire jusqu’en 1960. A partir de cette date, l’implication toujours plus importante des Etats-Unis dans la guerre du Vietnam a créé les premiers déficits. Lorsque Dwight David Eisenhower avait cédé la présidence à John Fitzgerald Kennedy en 1961, la dette américaine n’était que de 286 milliards de dollars. Puis, 20 ans plus tard, durant la première année du mandat présidentiel de Ronald Reagan, la dette américaine avait atteint un montant de 1000 milliards de dollars.

Reagan avait été salué comme un superbe président principalement parce qu’il (comme Thatcher au Royaume-Uni) était arrivé au pouvoir au bas du cycle économique et boursier. En clair, ils avaient eu de la chance d’être arrivé au bon moment. Mais peu de gens se rendent compte que Reagan était presque parvenu à tripler la dette, la faisant passer de 900 milliards de dollars à 2600 milliards de dollars. Donc, en huit ans Reagan a ajouté 1700 milliards de dette supplémentaire, ce qui est presque deux fois plus que ce qu’avaient engagé tous les présidents américains avant lui depuis George Washington en 1789.

Et depuis Reagan, chacun des présidents américains a continué a accroître le déficit. La plupart des gens croyaient que Clinton avait particulièrement bien géré l’économie américaine et avait créé des excédents pour la première fois en 35 ans. Mais en réalité ce que l’administration Clinton avait particulièrement bien réussi, ce fût la manipulation des chiffres plutôt que de créer des excédents. Car durant chaque année de l’administration Clinton, la dette publique américaine a augmenté malgré qu’elle ait présenté des excédents budgétaires. Et au moment où Clinton avait quitté la Maison Blanche en 2001, il avait réussi à ajouter 1600 milliards de dollars de dette supplémentaire faisant passer le montant total de la dette publique à 5700 milliards de dollars.WN-Greyerz-VIII-942016-1024x880

Montée en flèche de la dette publique américaine

Le recordman suivant fût George W. Bush Jr., qui a fait croître la dette publique américaine de 4300 milliards de dollars, la faisant passer de 5700 milliards de dollars à 10.000 milliards de dollars. Mais Barack Obama a fait mieux que tous les présidents américains depuis 1789. Rappelez-vous qu’il a pris la présidence des Etats-Unis 219 ans après la naissance de l’Amérique et sur ce laps de temps, la dette était déjà passé de zéro à 10.000 milliards de dollars. Mais lorsqu’il quittera ses fonctions, Barack Obama laissera une dette publique d’environ 20.000 milliards de dollars. C’est la plus importante augmentation de dette publique de toute l’histoire hors économie hyperinflationniste. Et rappelez-vous que ce chiffre ne comprend pas l’impression monétaire de la Fed pas plus que le passif non capitalisé, ni les dettes personnelles ou d’entreprises qui ont toutes connues une croissance exponentielle. Avec tout cela, nous pouvons rajouter au moins 250.000 milliards de dollars !

Le premier tableau ci-dessous montre comment la dette est passée de 900 milliards de dollars en 1981 à 19.600 milliards de dollars aujourd’hui. Au moment où Obama s’apprête à remettre la clé du pouvoir à Hillary Clinton ou à Donald Trump, il aura réussi à multiplier par 2 la dette publique américaine en la faisant passer de 10.000 milliards de dollars à 20.000 milliards de dollars durant ses 2 mandats de président, et il a également réussi à cumuler un déficit budgétaire de 7.000 milliards de dollars.KWN-Greyerz-III-942016-1024x664Ainsi, au cours des 36 dernières années, la dette publique américaine aura été multipliée par 22. Alors que 220 années avaient été nécessaires pour que la dette publique américaine atteigne 10.000 milliards de dollars, il n’aura fallu que 8 ans à Barack Obama pour réussir à la multiplier par 2, eh oui, elle est aujourd’hui d’environ 20.000 milliards de dollars. Ayant déjà reçu le prix Nobel de la paix, on devrait sans doute également lui décerner le Prix Nobel d’économie pour avoir été le président le plus productif de toute l’histoire.

Ci-dessous, le second tableau montre les recettes fiscales des Etats-Unis de 1981 à ce jour. Les recettes fiscales sont passées de 600 milliards de dollars à 3500 milliards de dollars, elles ont été multipliées par 5,8.KWN-Greyerz-IV-942016Chaque année depuis 1960, les Etats-unis n’ont jamais eu un seul excédent budgétaire réel. Avec une dette qui n’a jamais cessé d’augmenter puisqu’elle a été multipliée par 22 depuis 1981 alors que les recettes fiscales n’ont seulement été multipliées que par 5,8, Il est totalement certain que la dette américaine se sera jamais remboursée. Et la seule solution est et sera la faillite.

Ce qui se passe est tout simplement hallucinant. Alors que ce pays est la plus grande économie au monde, et que sa devise (Le Dollar) est en plus la monnaie de réserve mondiale, l’Amérique est précipité dans l’abîme par une succession de présidents qui chacun leur tour arrivent à aggraver le problème de dette en l’augmentant de façon exponentielle. Ce qui est encore plus étonnant, c’est qu’actuellement dans la campagne à l’élection présidentielle américaine, aucun des deux candidats n’évoque jamais le plus important de tous les problèmes à savoir «les problèmes économiques»! La raison en est simple. Ils n’osent pas évoquer sérieusement ce problème puisqu’ils savent pertinemment qu’ils n’ont aucune solution. Briguer la présidence des Etats-Unis à un moment où il est presque garanti que l’économie américaine et le dollar vont s’effondrer dans les 4 prochaines années est certainement une perspective effrayante.

Même dans des circonstances normales et sans d’importantes récessions, le déficit américain devrait croître sensiblement dans les prochaines années. Les promesses des candidats Clinton/Trump contribueront également à creuser davantage les déficits.

Ajoutez à cela une grave récession, l’augmentation des taux d’intérêt, une débâcle sur les produits dérivés et nous ne verrons pas seulement des déficits qui se compteront en dizaines de milliers de milliards de dollars, mais en centaines de milliers de milliards de dollars.

Sur les sentiers de la perdition

Un pays qui depuis 55 ans ne peut pas gérer correctement ses finances est sur les sentiers de la perdition.

C’est seulement une question de temps avant que l’économie américaine implose. Et lorsque que le pays implosera, le dollar américain s’effondrera. Une monnaie qui n’est soutenue que par de la dette sans valeur et par une puissance militaire qui ne cesse de s’affaiblir, ne peut pas continuer à jouer le rôle de monnaie de réserve mondiale. Et voilà pourquoi l’hégémonie américaine et donc celle du dollar arrive aujourd’hui à son terme. L’Amérique n’est certainement pas prête à renoncer à ce statut sans livrer un rude combat. Cela pourrait malheureusement déboucher sur des conflits militaires majeurs, ayant même des proportions nucléaires. Il est également garanti que nous assisterons à l’impression monétaire la plus massive de toute l’histoire.

stock_market_bubbleIl n’y a pas que l’Amérique qui connaîtra l’escalade de ses déficits, une impression monétaire massive et un effondrement de sa monnaie. Pratiquement toutes les grandes économies, comme le Japon, la Chine, l’UE et les marchés émergents connaîtront la même chose. Mais la grande différence, c’est que les Etats-Unis ont la plus grande dette et les plus importants déficits, ainsi que les plus grandes bulles. Aux Etats-Unis vous avez des bulles de partout, sur le marché actions, sur les obligations, dans le secteur immobilier, sur les prêts automobiles, sur les prêts étudiants, etc… et ces bulles sont bien plus importantes que dans n’importe quel autre pays.

Le ciel commence à s’assombrir de plus en plus rapidement à travers le monde et cet automne semble déjà très inquiétant aussi bien pour l’économie mondiale, que sur le plan géopolitique et social. Tous ces risques combinés n’ont jamais été aussi élevés aujourd’hui qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire. Lorsque les risques sont élevés, il est conseillé de rester à l’écart des marchés où il y a des bulles. Mais malheureusement, le monde de l’investissement aime posséder des choses à des prix surévalués, défiant tout logique, et en ignorant totalement les potentielles pertes massives.

Préparez-vous à un effondrement imminent

La meilleure garantie face à un risque financier ou économique, ce sont des actifs réels tels que l’Or et l’Argent et ce aussi longtemps qu’ils seront détenus en toute sécurité et à l’extérieur du système financier. Les métaux précieux refléteront la destruction sans fin de la monnaie papier. Avant qu’on ait vu la fin de cette crise qui se profile, l’Or est susceptible d’atteindre au moins 10.000 dollars l’once et l’argent environ 500 dollars l’once. Dans un contexte d’hyperinflation, ces objectifs pourraient être multipliés plusieurs fois. Donc, si le cours de l’Or atteint 100.000 dollars l’once comme lors de la République de Weimar, ce serait vraiment une somme astronomique d’argent. Mais par rapport à de l’argent détenu en banque ou en espèces chez vous, l’augmentation du cours de l’Or sera votre assurance-vie. Et à 1300 l’once actuellement, il ne faut pas hésiter à s’assurer face à la crise qui se profile et à cet avenir incertain auquel nous serons tous confrontés.

Source

 
 

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Vers un effondrement de la production d’argent et une flambée de son prix

[titre article pour referencement]

Le prix du Silver est sur le point d’exploser . Ce qu’on avait prévu depuis longtemps et ce que je vous ai souvent suggéré est en train de se produire .

Dans un 1er temps, on a une explosion exponentielle de la demande d’investissement en Argent – qui remplace largement les déclins de la demande dans des secteurs comme la photographie et qui a un potentiel énorme (il suffirait que moins de 1 % des investisseurs investissent dans le métal blanc pour que son prix explose – un état comme l’Inde à a lui seul englouti un tiers de la production mondiale d’argent l’année dernière en partie en raison des restrictions sur l’or , confortant le fait que ce métal était toujours perçu comme une valeur refuge) :

A mesure que les marchés du monde continuent de s’effondrer, la demande en métaux précieux continue de grimper. Aux Etats-Unis, l’atelier monétaire national s’est déjà trouvé dans l’obligation de rationner ses ventes de Silver Eagles en raison d’une pénurie de flans d’argent. En un peu plus d’une semaine, les ventes de Silver Eagles ont atteint près de 5 millions d’onces.

Bien qu’au mois de janvier, les ventes de Silver Eagles soient généralement plus élevées que le reste de l’année, les ventes de cette année ont commencé sur les chapeaux de roues. Les revendeurs agréés ont acheté les 4 millions d’onces de Silver Eagles allouées la semaine dernière, et ont demandé la livraison de 950.000 onces sur le total d’un million d’onces allouées cette semaine. Il n’y a plus que 50.000 Silver Eagles disponibles jusqu’à la semaine prochaine (Source: CoinNews.net).

A l’heure où j’écris cet article, le marché boursier de Hang Seng a perdu 701 points à sa fermeture, et le Nikkei a baissé de 518 points. J’imagine que les indices boursiers américains seront dans le rouge à l’ouverture des marchés, à moins que les magiciens de la Fed et du Trésor ne décident de sortir de nouveaux tours de leur sac.

Il n’en est pas moins que les investisseurs commencent à s’inquiéter face à un marché qui n’a plus aucun sens. Bien que de nombreux investisseurs n’aient pas compris les valeurs fondamentales de ces deux à trois dernières années, alors que les indices boursiers étaient en hausse, ils ont retenu leur souffle et n’ont pas quitté le train en marche. Maintenant que les marchés américains et globaux sont en chute libre, les choses pourraient vite s’avérer catastrophiques en 2016.

Oubliez le prix papier de l’argent, voyez son évolution sur vingt ans

Alors que de nombreux investisseurs s’inquiètent de la chute du prix papier de l’or et de l’argent, la demande en métaux physique continue de gagner du terrain… notamment pour ce qui concerne l’argent. Pour vous donner une idée de l’ampleur actuelle de l’investissement sur l’argent, voyez le graphique suivant :

Silver-Eagle-Sales-1996-vs-Jan-19-2016

En 1996, les ventes de Silver Eagles se sont affichées à 3.466.000 sur l’année. Comparez cela aux 4.950.000 Silver Eagles vendues au cours de la la première moitié du mois de janvier. Rappelez-vous que les ventes de Silver Eagles de 2016 ont commencé le 11 janvier. En seulement six jours ouvrables (lundi dernier était un jour férié), l’atelier monétaire des Etats-Unis a vendu 43% de Silver Eagles de plus que sur l’année 1996.

Voici une comparaison des ventes de SIlver Eagles de 1996 avec celles de 2015 :

Silver-Eagle-Sales-1996-vs-2015

Les investisseurs ont acheté un record de 47 millions de Silver Eales en 2015, contre seulement 3,5 millions en 1996. En 2015, les investisseurs ont acheté 13,5 fois plus de Silver Eagles qu’en 1996. Même s’ils continuent d’être frustrés par la faiblesse du prix papier de l’argent, ils réalisent le terrible destin qui attend les actifs papiers sur le long terme.

La hausse de la demande en investissement sur l’argent indique que des esprits intelligents comprennent que l’argent représente une valeur de réserve de qualité en comparaison aux autres actifs papiers négociés par des algorithmes informatiques.

La clé de l’investissement sur l’argent est d’amasser des onces de métal

La clé de l’investissement sur l’argent est d’amasser des onces de métal sans se soucier de leur valeur papier. La valeur véritable de l’argent a été masquée par la financiarisation des actifs papiers au travers des gens ordinaires des Etats-Unis et du reste du monde. Quand je dis gens ordinaires, je n’essaie pas d’être méprisant. Je suis moi-même l’un d’entre eux pour ce qui concerne les politiques de la Fed qui enrichissent les 1% tout en détruisant la classe moyenne.

Ceci étant dit, les investisseurs achètent des quantités record d’argent physique pour se protéger de la plus grosse combine financière à la Ponzi de l’Histoire. Ce nouveau graphique nous montre l’évolution sur vingt ans des investissements sur l’argent par rapport à la demande en bijoux et en argenterie :

Silver-Demand-1996-vs-2015

En 1996, la demande globale totale en barres et pièces d’investissement a été de 23 millions d’onces, contre 264 millions d’onces pour la bijouterie et l’argenterie. En revanche, vingt ans plus tard, la situation est très différente. Bien que la demande globale en bijoux et argenterie soit passée à 280 millions d’onces, la demande en barres et pièces a atteint 236 millions d’onces.

Note : le GMFS, qui publie les World Silver Surveys, nous fournit les données relatives à la demande de ces dernières années. Les 23 millions d’onces représentent la demande en pièces et médailles rapportée par le GMFS en 1996. J’imagine que l’investissement en barres et pièces était assez faible en 1996 en raison du manque d’intérêt du public. Le GMFS estime également que la demande totale en barres et pièces pour 2015 sera de 206 millions d’onces. J’ai ajouté 30 millions d’onces à ce chiffre, parce que les barres et flans privés n’en sont pas séparables. J’ai récemment échangé quelques emails avec le GMFS, qui m’a dit être sur le point de publier une mise à jour du nombre de barres et flans privés. Il estime qu’en 2015, les barres et flans privés s’élevaient à 30 millions d’onces ou plus, en raison des pénuries de pièces officielles survenues entre juin et septembre.

Malheureusement, les investisseurs sont d’avis que la déflation sera une mauvaise chose pour l’argent, parce que son prix papier pourrait baisser davantage. Bien que ce soit vrai, je pense que le potentiel baissier de l’argent est bien inférieur à celui des marchés boursiers tels que le Dow Jones, qui n’a perdu que 12% depuis son pic de l’année dernière. Depuis son record de 49 dollars enregistré en 2011, l’argent a aujourd’hui perdu 71%.

Nous avons déjà été témoins d’une majorité de la déflation du prix des métaux précieux. En revanche, le bain de sang ne fait que commencer sur les marchés boursiers. Les investisseurs institutionnels et les fonds de couverture feraient mieux de se réveiller et de réaliser que les dividendes, les rendements et les prix des actions ne feront désormais que continuer à la baisse.

La fin des rendements est proche. Malheureusement, il n’y a que très peu d’investisseurs qui continuent d’acheter de l’argent, alors qu’une majorité d’entre eux jouent à la roulette russe avec les marchés papiers.  (source)

Ensuite, comme je l’ai plusieurs fois montré, l’offre d’argent s’écroule déjà depuis plusieurs années car l’argent est consommé et donc – même si la production d’argent est en train d’atteindre un pic – il n’y a quasiment plus de réserves d’argent hors sol . Les gouvernement ont eux vendu depuis longtemps leurs réserves de métal blanc . C’est un marché qui fonctionne à flux tendu, sans filets de protection . Les pénuries de Flancs à l’US mint par exemple se produisent de plus en plus tôt . 

Et ce phénomène risque de s’amplifier avec une chute drastique de l’offre : nous atteignons ou sommes proches d’atteindre un pic de production . Je ne parle même pas des réserves d’argent exploitables dans le sol : il n’en reste que pour une bonne décennie maximum .

Le système économique et financier global est en bien pire état que nous aurions pu le croire. Les plus récentes données et informations suggèrent qu’un effondrement se produira bien plus tôt que prévu, et que ses conséquences seront bien plus terribles que nous pourrions l’anticiper. En conséquence, la production globale d’argent devrait plonger avant la prochaine décennie.

24hGold - Vers un effondrement...

C’est bien plus grave que ce que nous aurions pu imaginer. Comme je l’ai déjà dit, de nouvelles informations et données laissent supposer un « effondrement thermodynamique » des industries énergétiques américaines et du reste du monde. Voici ce que nous en dit Louis Arnoux dans son article Some Reflections On The Twilight Of The Oil Age :

D’ici dix ans, l’industrie du pétrole telle que nous la connaissons aujourd’hui se sera désintégrée.

Voici un autre passage de l’article, qui concerne Hills Group :

B.W. Hill pense que d’ici dix ans, le nombre de stations essence aux Etats-Unis aura plongé de 75%.

Je prévois d’écrire très bientôt un certain nombre d’articles basés sur les trois parties de celui de Louis Arnoux.

Ceci étant dit, la production d’argent globale aura de fortes chances de s’effondrer à un rythme bien plus important que nous aurions pu le penser. Voici un graphique de la production d’argent globale estimée :

24hGold - Vers un effondrement...

La production globale d’argent plafonnera certainement à 28.000 tonnes ou moins… soit 500 tonnes de plus que la production de 2015. La production globale a jusqu’à présent augmenté au cours des premiers mois de 2016 en comparaison à l’année dernière sur la même période. La raison en a principalement été la hausse de 50% de la production de cuivre du Pérou entre janvier et juin de cette année, ce qui a fait grimper la production d’argent du pays de 15%. Une majorité de la production d’argent eu Pérou provient en effet de ses mines de cuivre.

Les tentatives de la Fed et des autres banques centrales de soutenir l’économie globale et le système financier se heurteront bientôt au mur qu’est celui de l’énergie thermodynamique.

L’idée selon laquelle les élites pourront continuer de contrôler le système monétaire fiduciaire au travers de leurs interventions de marché tout au long du siècle prochain est infondée. Ainsi, les théories de la conspiration selon lesquelles l’élite formera un jour un gouvernement mondial sont insensées et complètement dénuées de logique.

Tout s’effondrera plus vite que nous pourrions le croire.

Ainsi, l’effondrement des industries pétrolières des Etats-Unis et du monde détruira l’activité économique à un rythme bien plus rapide que prévu. Ce qui entraînera la désintégration d’une majorité des actifs papiers et des biens immobiliers à une vitesse alarmante. La seule manière de protéger son capital sera d’investir sur l’or et l’argent physique.

Je ne sais pas si nous verrons le prix de l’argent flamber à mesure que les investisseurs afflueront sur le marché, ou si la valeur de l’argent explosera en parallèle à l’effondrement de la valeur des voitures, des bateaux, des propriétés, des obligations et d’une majorité des actions.

Mais l’effondrement du système financier est plus proche que nous pourrions le croire. Je publierai de nouveaux articles sur le sujet ces prochaines semaines.

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Publié par le 17 août 2016 dans général, or et argent métal

 

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George Soros se prépare à un effondrement économique. Sait-il des choses que vous ne savez pas ?

On reprend doucement avec George Soros qui vient de vendre 37 % de ses actions, quelque chose se prépare sans aucun doute – L’effondrement s’accélère ostensiblement mais à l’échelle du temps ça nous semble bien plus long . 

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Tout en achetant aussitôt de l’Or et des parts de sociétés aurifères. Mais que lui passe-t-il par la tête ? 

Si les choses restent relativement stables comme elles le sont actuellement, George Soros pourrait probablement perdre beaucoup d’argent dans cette histoire. En revanche, si une crise financière majeure est imminente, il pourrait tenir des déclarations très virulentes. Donc, est-ce que George Soros sait quelque chose que nous ne savons pas ? Serait-il possible qu’il ait passé trop de temps à lire des sites Web tels que le blog de l’effondrement économique ? Que devons-nous en déduire de tout cela ?

Les récents mouvements auxquels vient de procéder George Soros sont si importants et si “bearish” qu’ils ont même obtenu toute l’attention du Wall Street Journal

Inquiet sur les perspectives de l’économie mondiale et craignant que d’importants mouvements de marchés arrivent prochainement, le célèbre milliardaire, gérant de fonds et philanthrope qu’est George Soros a récemment entrepris une série de grands placements baissiers, selon des personnes proches du dossier.

Le fonds Soros Fund Management, qui gère 30 milliards d’actifs pour le compte de George Soros et de sa famille, a vendu des actions et acheté de l’or et des titres de sociétés aurifères, anticipant une baisse sur divers marchés. Les investisseurs considèrent souvent l’Or comme une valeur refuge surtout en temps de crise.

Hmmm – il semble que George Soros et Michael Snyder soient exactement sur la même longueur d’onde sur ce qui est sur le point d’arriver à l’économie mondiale.

Vous savez qu’il sera trop tard lorsque cela va commencer à se produire …

Une chose qui préoccupe particulièrement George Soros et dont je n’ai pas beaucoup parlé jusqu’à maintenant est le prochain vote sur le Brexit. Si le Royaume-Uni quitte l’UE (et nous espérons qu’il le fasse),les conséquences à court terme pour l’économie européenne pourrait potentiellement être absolument catastrophique

euro-zoneM. Soros soutient également qu’il reste une forte probabilité que l’Union Européenne s’effondre du fait de la crise migratoire, des déboires de la Grèce et du risque de « Brexit ».

“Si la Grande-Bretagne se retire, cela provoquera un exode général, et la désintégration de l’Union européenne deviendra pratiquement inévitable”, a t-il expliqué.

Le vote pour ou non le Brexit aura lieu dans deux semaines à partir d’aujourd’hui, à savoir le jeudi 23 Juin 2016, et nous suivrons de près ce qui va se passer.

Mais George Soros n’est pas seulement préoccupé par un potentiel Brexit. Le ralentissement économique chinois le rend également très inquiet, et il a amené son entreprise à faire des paris extrêmement “bearish”.

Selon le Wall Street Journal, la dernière fois que george Soros a pris de telles positions baissières, il faut revenir en 2007, et cela avait donné lieu à plus d’un milliard de dollars de bénéfices pour son entreprise.

Bien sûr, George Soros n’est pas le seul à avoir cette perspective baissière. En fait, la Goldman Sachs vient d’avertir qu’ “il peut y avoir un risque important de baisse sur les marchés“…

goldman_sachs_logo_doorLa Goldman Sachs devient nerveuse au sujet des marchés actions.

Dans une note à ses clients, Christian Mueller- Glissmann, stratégiste chez Goldman Sachs décrit ses craintes sur le fait qu’il peut y avoir des risques importants de baisse sur les marchés.

Christian Mueller-Glissmann craint une chute de plus de 20% des Bourses mondiales.

En fin de compte, George Soros comme la Goldman Sachs se penchent sur les mêmes données économiques que je partage avec mes lecteurs et ce sur une base quotidienne.

Comme je le démontre depuis des mois, presque tous les indicateurs économique auxquels vous pouvez penser montrent que nous nous dirigeons vers une récession.

Par exemple, je vous transmets aujourd’hui l’extrait d’un article de Mike Shedlock qui a montré que les recettes fiscales fédérales et de l’état américain sont vraiment en train de ralentir tout comme elles l’avaient fait juste avant les deux dernières récessions…

Les recettes de l’impôt fédéral sur le revenu des particuliers américains sont en train de chuter rapidement. ci-dessous, l’enquête réalisée par l’institution financière Evercore ISI sur les recettes fiscales américaines.

Les deux dernières fois que l’enquête avait autant plongé, les Etats-Unis était déjà en récession.

Est-ce différent cette fois ?

Et les offres d’emploi en ligne sur le réseau social professionnel “LinkedIn” ont chuté brusquement depuis Février 2016 après 73 mois consécutifs de hausse

Après avoir connu une croissance d’une année sur l’autre pendant 73 mois consécutifs, les offres d’emplois en ligne ont baissé depuis Février 2016. Le mois de Mai était de loin le pire mois depuis Janvier 2009, en baisse de 285.000 par rapport au mois d’Avril et en baisse de 552.000 par rapport à la même période il y a un an .

La semaine dernière, le gouvernement américain a publié le pire rapport sur l’emploi depuis près de 6 ans, et l’industrie de l’énergie continue de perdre les emplois bien rémunérés de la classe moyenne à un rythme effarant. Ce qui suit provient de site oilprice.com

Cela peut sembler surprenant qu’un secteur phare de industrie se soit séparé aussi rapidement d’employés, avec plus de 350.000 personnes licenciées dans le monde entier dans l’industrie pétrolière et gazière.

Le Texas est un état qui a été frappée durement. Environ 99.000 emplois directs et indirects ont été supprimés dans cet état puisque les cours du pétrole se sont effondrés il y a deux ans, ce qui représente environ un tiers des emplois sur l’ensemble de l’industrie. En Avril, il y a seulement 1 mois et demi, 6.300 personnes travaillant dans le secteur du pétrole, du gaz et des services de support pétrolier ont été licenciés. L’emploi dans le secteur pétrolier au Texas est quasiment revenu à son plus faible niveau au lendemain de la crise financière de 2009. « Nous allons encore perdre énormément d’emplois au fil des mois,” selon Karr Ingham qui dirige le cabinet Ingham Economic Reporting à Amarillo dans l’ouest de l’Etat où se trouvent les principaux champs pétroliers et dont les propos on été rapportés par le quotidien américain chronicle houston.

A ce stade, il est donc évident que nous sommes entrés dans une nouvelle récession économique dont je ne sais pas comment on pourra faire pour le nier plus longtemps.

Malheureusement, dans l’ensemble, la population n’a pas encore compris ce qu’il se passait.

Tout comme 2008, les américains continuent de s’endetter frénétiquement en utilisant leurs cartes de crédit, et ce même si nous sommes au bord d’une crise financière majeure…

credit-cardLes contribuables américains sont les premiers à critiquer le gouvernement fédéral au sujet de la dette publique américaine qui ne cesse d’enfler, mais une nouvelle étude publiée mercredi a révélé que les contribuables ont également le même problème, puisque l’endettement sur les cartes de crédit aux Etats-Unis atteindra un niveau record avec 1.000 milliards de dollars de soldes débiteurs à la fin de l’année 2016.

Wallethub, un site qui recommande les cartes de crédit en fonction des besoins des consommateurs, a déclaré que ce sera le montant le plus élevé d’endettement enregistré sur les cartes de crédit dépassant même les années avant et pendant la Grande Récession. Le site a déclaré que le record datait de 2008, lorsque les gens devaient 984,2 milliards de dollars sur leurs cartes de crédit.

Saurons-nous un jour tirer les leçons du passé ?

Actuellement, c’est bien le pire moment choisit pour s’endetter en utilisant sa carte de crédit.

Malheureusement, “l’argent facile” continuera d’agir sournoisement et discrètement tandis que l’investisseur futé qu’est George Soros utilisera cette situation pour se positionner tranquillement et profiter de la crise qui a déjà commencé.

Nous ne changerons rien à ce qu’il se passe actuellement dans l’économie, en revanche nous contrôlons nos choix.

Donc, je vous invite à faire les bons.

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Publié par le 16 juin 2016 dans économie, général, International, Politique

 

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Olivier Delamarche – Vers un effondrement économique programmé

Sa dernière vidéo ICI

 

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