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Archives de Tag: UE

UE contre Démocratie…

 
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Publié par le 20 avril 2017 dans général, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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Adieu la vieille UE, Bonjour la Nouvelle Europe « à plusieurs vitesses »

 François Hollande et Angela Merkel ont insisté sur une union «dans la diversité» de 27 , mettant en avant l’épreuve du Brexit.

Suite à l’élection de Trump et Frappée par une vague de crises, l’Union européenne est à la recherche d’un nouveau modèle de fonctionnement de toute urgence afin de survivre sous une forme ou une autre. La nécessité d’équilibrer l’unité et la diversité est un dilemme auquel est confronté actuellement le bloc. La monnaie, la politique et les intérêts diffèrent et empêchent de faire d’un nouveau modèle d’intégration européenne une réalité.

Il est prévu que la décision finale sur le fonctionnement futur de la communauté se fera en Décembre. Les mois à venir sont susceptibles de voir de nouvelles turbulences. L’UE fait face à des élections législatives aux Pays – Bas ce mois – ci, suivie par des élections présidentielles en France – en Avril et Mai. L’Allemagne organise des élections législatives en Septembre.

Le président français François Hollande a accueilli ses homologues le 6 Mars à Versailles, près de Paris, pour se préparer à une réunion plus importante de l’UE à Rome le 25 Mars . La France, l’ Allemagne, l’ Italie et l’ Espagne ont profité de l’occasion pour exprimer leur soutien à une Europe à plusieurs vitesses dans un effort conjoint pour amortir l’impact du Brexit.

« L’unité ne correspond pas à l’ uniformité», a dit le président français François Hollande aux  journalistes avant un dîner de travail avec la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy et le premier ministre Paolo Gentiloni Italie. «Pour cette raison , je soutiens de nouvelles formes de coopération», a t – il dit lors d’ une conférence de presse conjointe avec les autres dirigeants.

Certains États membres de l’ UE pourraient «aller plus vite» et «plus loin dans des domaines tels que la défense et la zone euro, par l’approfondissement de l’union économique et monétaire, et en harmonisant la politique fiscale et sociale», a affirmé le président français.

D’ autres membres de l’ UE pourraient choisir de se retirer de mesures destinées à approfondir l’ intégration, a t – il ajouté. Hollande a également souligné la nécessité d’une défense européenne qui fonctionnerait en coordination avec l’ OTAN.

 

Il a été soutenu par son homologue allemand. «Nous devons avoir le courage d’accepter que certains pays puissent avancer un peu plus rapidement que d’ autres»,dit la chancelière allemande Angela Merkel. Elle a insisté sur le fait que les autres Etats membres devraient être en mesure de rejoindre les plus avancés quand ils seront prêts. «Une Europe à plusieurs vitesses est nécessaire, sinon nous allons probablement êtres coincés. Si l’ Europe est bloqué et ne se développe pas plus, alors ce travail de paix peut être en danger plus vite que l’ on pourrait penser », Merkel a noté. La chanceliere a été l’ une des premieres à  parler de  cette solution en Février lors du sommet informel de l’ UE à Malte.

Le concept permet à certains Etats membres de continuer à promouvoir une intégration plus rapide que d’autres. Ceux de la «voie lente» se limiteraient à la participation au marché unique et à la coopération en matière de politique étrangère et de sécurité.

Outre l’Allemagne et la France – «moteurs de» de l’Union européenne – le concept de l’Europe à plusieurs vitesses est soutenue par l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg et apr plusieurs autres pays riches de l’UE. Les États baltes sont susceptibles de le soutenir aussi.

Préparant sommet de l’ UE à Rome à l’occasion du 60 e anniversaire du Traité de Rome, la Commission européenne  a dévoilé le 1er Mars de nouvelles idées  pour garder le bloc unifié. Le  Livre blanc sur l’avenir de l’ Europe  prévoit cinq scénarios possibles pour le continent en 2025 :

1

Ainsi, l’ organe exécutif de l’UE renvoie la balle aux Etats membres afin de décider dans quelle direction l’UE devrait se diriger.

Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a soutenu au Parlement européen qu’une Europe à plusieurs vitesses était la meilleure solution. Les dirigeants européens envisagent maintenant les options de Juncker avant le sommet de Rome, où ils feront leurs propres déclarations au sujet de la voie à suivre après le départ prévu de la Grande – Bretagne en 2019.

La mise en œuvre du concept d’une Europe multi-vitesse verrait certains pays de l’UE plus unis sur les questions économiques et de défense tout en permettant à d’autres États de les rattraper plus tard. Les «principaux» pays de l’UE pourraient se aller plus vite et plus loin dans l’approfondissement de la zone euro et harmoniser leur politique fiscale et sociale.

L’idée présuppose des brèches dans les bases de l’intégration européenne, telles que le marché unique, ou les quatre libertés : de mouvement, des capitaux, des biens et services. En un mot, tout se résume à l’intégration de l’UE dans des sous-groupes, ce qui est déjà le cas de facto.

Aujourd’hui, l’UE est divisée en clubs ,se chevauchent parfois en mini-coalitions basées sur la géographie ou des intérêts partagés. Certains pays appartiennent à la zone euro, certains appartiennent à la zone Schengen, et certains membres de l’UErenforcenet leur coopération au sein du Réseau européen des brevets. L’Allemagne, la Suède, la Belgique les Pays – Bas et l’ Autriche  considèrent  l’idée de créer un «mini-Schengen» et ferment collectivement leurs frontières au reste de Europe pour mettre fin à l’afflux de réfugiés dans leur pays.

En Septembre dernier, la Grèce  a organisé un sommet  des pays d’ Europe du Sud – le soi-disant Club Med. Ils sont sujets à soutenir davantage les mesures de protection et veulent que Bruxelles donne aux gouvernements individuels plus de latitude à dépenser et à emprunter comme ils l’ entendent.

Il y a le groupe de Visegrad des émergents d’Europe centrale – la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque (V4). Il y a les petits pays baltes qui partagent beaucoup en commun. Et il y a le Conseil nordique (dont les membres sont des pays non UE (- la Norvège et l’Islande). En fait, la Scandinavie est déjà un bloc au sein d’un bloc. Ces nations sont historiquement proches naturellement. Les activités du Conseil nordique n’a jamais fait les manchettes des médias, mais cette union existe déjà pour aider à la gouvernance internationale en Europe du Nord.

Les pays de Visegrad ont refusé de prendre les demandeurs d’asile et des migrants en dépit des appels de l’UE à la solidarité.

Le président de la Hongrie Viktor Orban  veut construire une «démocratie intolérante « et le gouvernement polonais est sous surveillance de l’ UE quant à des violations constitutionnelles alléguées. Le 2 Mars, un jour après la parution du Livre blanc, les membres du groupe de Visegrad ont publié une déclaration commune exprimant l’idée qu’une Europe à plusieurs vitesses est inacceptable. Ils voient l’idée d’une Europe à plusieurs vitesses comme un signe qu’ils seront traités comme des parents pauvres ou des citoyens de seconde classe.

L’ Europe à plusieurs vitesses créerait des blocs rivaux et perpétuerait les divisions, avec la France et l’ Allemagne fixant les règles. Les pays en dehors du noyau seront marginalisés étant maintenus en dehors du processus de prise de décision. L’UE est sur le point de devenir une alliance, une  mosaïque de blocs dans les blocs .

Il faut Appeler un chat un chat, l’UE est un bloc au bord de la destruction. Le processus de désintégration a commencé et il est imparable. Une Europe à plusieurs vitesses est simplement une reconnaissance de la réalité. Il est temps de dire au revoir à l’UE telle que nous la connaissions. Un patchwork de clubs est en train d’ émerger – au lieu de changer le paysage politique européen une fois pour toutes.

Zero Hedge – resistanceauthentique

Aux Pays bas – Les citoyens néerlandais vont voter aujourd’hui pour élire un nouveau gouvernement dans une des élections les plus suivie depuis des années.

Alors que les sondages ont penché vers le Parti VVD du PM Rutte ces derniers jours,  le leader eurosceptique du Parti liberté, Geert Wilders,  perd du terrain :

 
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Publié par le 15 mars 2017 dans général, International, Politique

 

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UE : initiative citoyenne européenne pour interdire le glyphosate

glyphosate

Une initiative citoyenne vise à interdire dans l’UE le glyphosate, herbicide commun mais controversé
© AFP/Archives REMY GABALDA

Enfin une excellente nouvelle  – La Commission européenne a validé mardi l’enregistrement d’une initiative citoyenne visant à interdire le glyphosate, herbicide commun mais controversé, qui en cas de succès pourrait pousser l’UE à se prononcer sur la question.

Cette ICE (initiative citoyenne européenne) sera officiellement enregistrée le 25 janvier, précise la Commission dans un communiqué.

Elle appelle à « proposer aux États membres une interdiction du glyphosate, à réformer la procédure d’approbation des pesticides et à fixer des objectifs obligatoires à l’échelle de l’UE en ce qui concerne la réduction de l’utilisation des pesticides ».

Le glyphosate, substance active utilisée dans les pesticides et herbicides les plus communs et dont les effets sur la santé sont controversés, a fait l’objet d’une longue bataille autour du renouvellement de sa licence dans l’Union européenne en 2016.

Bruxelles s’était finalement résolu fin juin 2016 à prolonger temporairement l’autorisation de la substance jusqu’à la publication d’un nouvel avis scientifique au plus tard fin 2017, tout en restreignant les conditions d’utilisation.

L’initiative citoyenne européenne est une procédure instituée dans le traité de Lisbonne (2009).

Si en l’espace d’un an une ICE recueille au moins un million de soutiens de citoyens au sein d’au moins sept États membres différents, la Commission est obligée de réagir dans les trois mois.

L’exécutif européen peut décider de donner suite et déclencher une procédure législative, ou non, mais dans tous les cas il doit motiver sa décision.

« La décision d’enregistrement prise par la Commission ne concerne que la recevabilité juridique de la proposition », souligne l’institution dans son communiqué. « A ce stade, le collège (des Commissaires européens) n’a pas analysé l’initiative sur le fond », ajoute-t-elle.

© AFP

 

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UE : « la consommation d’insectes a des avantages »

Cosommation des insects

Ce n’est pas les asiatiques , qui les consomment comme des friandises (j’ai du mal à me l’imaginer) qui diront le contraire …..

Ça montre a quel point nous sommes conditionné quant à la nourriture .

En somme l’UE songe à nous faire manger des insectes (si un peu quand même)

C’est un des grands enjeux en termes d’alimentation de la population mondiale, dans les prochaines années : la planète ne fournira dans un futur pas si lointain plus assez de nourriture pour tous, il faut déjà penser à innover .

Une belle larve de chenille, ou un beau gros corps d’araignée cru, une purée de cafards (parisiens) , ça vous tente ?  (mmm quelques cafards de notre jolie capitale, …. non ?)

Apres tout ça ne reste que de la nourriture qui gigote un peu, suffit de fermer les yeux  … et d’avaler (vous pensez ???) 

Comme on dit  ……… bon appétit ! Z

Les avantages potentiels des insectes en tant qu’alimentation humaine ou animale et les risques liés à la production, à la transformation et à la consommation de cette source alternative de protéines ont été étudiés par l’EFSA.

L’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a abordé la question en élaborant un profil de risque qui identifie les dangers biologiques et chimiques potentiels, ainsi que les risques d’allergénicité et les dangers pour l’environnement associés à l’utilisation d’insectes d’élevage pour l’alimentation humaine et animale. L’avis scientifique compare également ces dangers potentiels avec ceux associés aux sources traditionnelles de protéines animales.

Selon les experts scientifiques de l’EFSA, les risques biologiques et chimiques liés aux aliments dérivés d’insectes dépendrait des méthodes de production utilisées, du substrat sur lequel les insectes sont nourris, de l’étape du cycle de vie à laquelle les insectes sont « récoltés », des espèces d’insectes ainsi que des méthodes utilisées pour leur traitement ultérieur.Les insectes représentent un marché de niche alimentaire dans l’UE, plusieurs États membres faisant état d’une consommation humaine occasionnelle. Néanmoins, l’utilisation d’insectes comme source d’alimentation humaine et animale présente potentiellement d’importants avantages sur le plan économique ainsi que sur les plans de l’environnement et de la sécurité de l’approvisionnement alimentaire.

Parmi les espèces d’insectes signalées pour avoir le plus grand potentiel d’utilisation dans l’alimentation humaine et animale dans l’UE on compte la mouche domestique, le ver de farine, le grillon et le ver à soie.

La Commission européenne cofinance actuellement un projet de recherche destiné à étudier la faisabilité d’utiliser des protéines d’insectes pour l’alimentation animale.  Elle réfléchit également à la manière de développer des politiques dans le domaine des nouveaux aliments et de l’alimentation animale afin de refléter l’utilisation potentielle des insectes en tant qu’alimentation humaine et animale.

source

 
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Publié par le 12 octobre 2015 dans général, Insolite, Santé - nutrition

 

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Référendum grec : NON massif ! – Les leçons du référendum grec (SAPIR)

20 h 05 : NON massif confirmé ! Tremblement de terre pour l’Europe je vous le dis !

C’est juste Historique … mais pas à lire les médias mainstreams qui sous estiment la portée de ce vote.

Voir Référendum en Grèce – EN DIRECT

20h : Ah,  Référendum grec. Le non l’emporterait, selon les premiers sondages titre ouest France :

En Grèce, c’est le non qui l’emporterait dans le référendum lancé par Alexis Tsipras, selon les premiers sondages. Les résultats officiels tomberont à 20 h, heure de Paris.

Les Grecs ont dit « non » aux créanciers. C’est en tout cas ce que révèlent deux sondages réalisés par téléphone ce dimanche. Les habitants de ce pays en crise n’ont pas accepté la dernière proposition de réformes formulée par les créanciers du pays (BCE, UE, FMI).

 Résultats serrés

Les résultats semblent néanmoins serrés. Un sondage de la chaîne Star donne au non une fourchette entre 49% et 54% contre 46 à 51% au oui. La chaîne Mega donne entre 49,5% et 53,5% au non et entre 46,5% et 50,5% pour le oui. Le gouvernement du Premier ministre de gauche radicale Alexis Tsipras a prôné le non.

Pour l’instant c’est « NON » aux créanciers pour le référendum Grec, il semble (il y a eu une grosse campagne et des manifestations massive en faveur du « non » au référendum cette semaine, mais aussi une grosse « contre campagne » par les technocrates) : on va suivre cette journée historique pour la Grèce, voir pour l’Europe .

lire ICI

16h : Selon Spoutnik :

La plupart des Grecs répond « non » aux propositions des créanciers, selon un sondage réalisé à la sortie des urnes.

La plupart des Grecs répond « non » aux propositions des créanciers, selon des sondages réalisés à la sortie des urnes.

La différence entre le « non » gagnant et le « oui » est de 7-8 %, d’après une étude, et de 4%, d’après une autre.

« La victoire du « non » est évidente », selon une source qui a présenté les résultats des sondages.

Les experts estiment néanmoins que les résultats du vote peuvent changer dans l’après-midi.

En attendant ce papier de Sapir : Les leçons du référendum grec 

Athènes

Nul ne peut prévoir le résultat du référendum qui se tiendra en Grèce le 5 juillet prochain. Les électeurs grecs sont soumis à une pression tant économique que médiatique sans précédents pour les convaincre de voter « oui ».

Les exemples ici abondent, depuis les déclarations des hiérarques de l’Union européenne (les Juncker, Schulz et autres) jusqu’aux pressions faites par les entreprises grecques, en passant bien entendu par la pression la plus importante, et la plus significative, celle de la Banque Centrale européenne qui a coupé l’accès au compte Target2 des entreprises grecques, les empêchant de commercer avec l’étranger. On est en train d’étrangler la Grèce, en la privant de liquidités, et ce au moment même ou le FMI reconnaît le bien-fondé des positions défendues par le gouvernement d’Alexis Tsipras.

L’ampleur de l’ingérence européenne est sans égale; elle constitue un scandale inouï et un déni de démocratie immense. Elle jette un doute sur l’honnêteté du résultat si le « oui » devait l’emporter et elle divise fortement la société grecque. Les sondages montrent que le « oui » l’emporte chez les plus de 55 ans alors que le « non » est très majoritaire chez les moins de 30 ans. Cela correspond au fait que si 26% des grecs sont sans emplois, le pourcentage dépasse les 50% chez les moins de trente ans. La division de la société grecque est le produit de l’attaque insensée contre la démocratiemise en œuvre par les institutions de Bruxelles.

Mais, et ce point est aussi très important, ce référendum a permis en quelques jours d’opérer un dévoilement important de l’attitude tant del’Eurogroupe que de l’Union européenne. Ce dévoilement de ce qui apparaît désormais comme la nature réelle des institutions européennes est un fait important pour l’ensemble des peuples qui vivent sous ce qu’il nous faut bien aujourd’hui appeler la coupe del’UE. Il faut donc ici faire le bilan de ce que nous avons appris à la fois dans les mois qui nous séparent de l’élection de janvier dernier et surtout dans les jours qui ont suivi l’annonce du référendum.

1. La position, tant de l’Eurogroupe que de la Commission européenne, ou du Conseil européen, vis-à-vis du gouvernement grec n’a nullement été fondée sur un constat économique mais elle a toujours procédé d’un parti-pris politique.


En effet, il était clair que les demandes de restructurations que le gouvernement grec a présenté sans relâche depuis le mois de février dernier de la dette étaient fondées. De nombreux économistes l’ont écrit. Même le FMI l’a récemment reconnu. Il est aujourd’hui évident que cette restructuration devra avoir lieu, et que le plus tôt sera le mieux.

Les rejets multiples et répétés de ces propositions par l’Eurogroupe n’ont eu pour seul objectif que d’aboutir soit à la capitulation du gouvernement grec soit à se démission. La déclaration de Martin Schulz, Président du Parlement européen le confirme . Il est donc désormais bien établi que les institutions européennes n’ont eu de cesse que d’obtenir le départ d’un gouvernement démocratiquement élu. Ceci en dit long sur la notion de « démocratie » dont on segargarise tant à Bruxelles qu’à Strasbourg. Ces « institutions » ont donc mené une guerre sans relâche contre le gouvernement grec, n’hésitant devant aucunemanœuvre pour le déstabiliser. On en a eu une confirmation avec les méthodes odieuses qui sont utilisées contre lui depuis qu’il a décidé de recourir au référendum.

2. L’Eurogroupe, qui est l’instance assurant le pilotage de l’Union Economique et Monétaire, que l’on appelle la « zone Euro » n’a pas hésité à violer les règles tacites de fonctionnement établies depuis maintenant des décennies que ce soit du temps du « Marché Commun » ou de celui de l’Union européenne. De ce fait elle a commis ce qui peut être caractérisé comme un « abus de pouvoir ».

En décidant de tenir une réunion dont le ministre Grec, M.Varoufakis, serait exclu,l’Eurogroupe, et en particulier son Président M.Dijssenbloem ne se sont pas seulement comportés de manière illégale, mais surtout de manière contraire aux principes qui sont censés être respectés entre les différents pays de l’UE. Il s’agit, ici encore, d’un abus de pouvoir inouï. Il n’a de parallèle que la décision de la Banque Centrale Européenne de couper les comptes Target 2 (ou système électronique de transferts intra-zone) des entreprises grecques, organisant une pénurie artificielle de liquidités en Grèce, pénurie qui pèse de manière dramatique sur la situation de la population et qui compromet la tenue du référendum. C’est la première fois que, dans l’Histoire, une Banque Centrale organise une crise financière au sein de la zone dont elle a la responsabilité, non par incompétence mais à dessein. A nouveau, nous sommes confrontés à un abus de pouvoir inouï. Cet abus de pouvoir signifie en réalité que, sans le dire, la BCE a exclu la Grèce de la zone Euro. Si tel n’était pas le cas, laBCE aurait du continuer à respecter les comptes Target2 des entreprises. Cela signifie que tant l’Eurogroupe que la BCE ne respectent pas la souveraineté de la nation grecque. Nous sommes revenus à la situation des années 1960 quand Leonid Brejnev affirmait la doctrine de « souveraineté limitée » des pays de l’Est vis-à-vis de l’Union soviétique. Ce qu’on fait l’Eurogroupe et la BCE est l’équivalent financier de l’intervention soviétique à Prague en août 1968. Nous sommes donc bien confronté à une tyrannie. Il faut en mesurer soigneusement toutes les conséquences.

3. On peut en déduire que l’Euro n’est pas une monnaie, ni même un projet économique, mais qu’il est un mode de gouvernement qui vise à imposer les règles du néo-libéralisme contre l’avis des peuples.

Telle est la conclusion logique des dénis de démocratie que l’on a décrit et que le gouvernement grec, avec beaucoup de courage et un grand discernement, ont permis de dévoiler. Le maintien de l’Euro ne se justifie pas par des arguments économiques, mais essentiellement par la volonté politique de domination qui aujourd’hui s’incarne dans l’Allemagne, mais qui s’étend, que l’on parle ici de « collaboration » ou de « syndrome de Stockholm » n’a que peu d’importance, aux élites politiques de l’Espagne, de la France et de l’Italie. De ce point de vue, l’absence de politique française, ou plus précisément la servilitécompassionnelle dont elle fait preuve face à l’Allemagne sur la question de la Grèce estdes plus instructive. On ne peut que s’indigner de la passivité du Ministre des Finances, M. Michel Sapin quand, le samedi 27 juin, M.Varoufakis a été exclu de la réunion del’Eurogroupe. Mais, reconnaissons que cette passivité est dans la logique de l’attitude française depuis le début. Rappelons ici qu’avant son élection M. AlexisTsipras n’avait pas été reçu par les membres du gouvernement et du P « S »…

4. Ces comportements signifient la fin des illusions en ce qui concerne la possibilité d’aboutir à un « autre Euro » ou de « changer l’UE ».

Il faut sur ce point être très clair. De nombreuses forces se sont bercées d’illusions sur ce point, que ce soit en Grèce, et c’est l’une des contradictions de Syriza, ou en France, avec l’attitude du PCF et du Parti de Gauche. Toute bataille menée de l’intérieur du système est appelée à rencontrer des obstacles tellement formidables que l’on peut douter de son succès. James Galbraith, après beaucoup d’autres, a écrit que seul le vote « non » au référendum du 5 juillet pourrait encore sauver l’Euro. Ce qui est sûr est que, paradoxalement, le « oui » va accélérer la fin de l’Euro en mettant au jour la nature réelle de la zone Euro. Le voile de la soi-disant « rationalité » économique désormais déchirée, réduit à un mécanisme de domination, l’Euro se révèle dans sa nature la plus odieuse. Vouloir « changer » l’Euro n’est plus aujourd’hui une simple erreur; cela devient à la vue de l’action de la zone Euro envers la Grèce une stupidité criminelle. Il faudra d’urgence que les différents partis qui ont joué avec cette idée se mettent rapidement au clair sur cette question ou qu’il assume de n’être que l’aile compassionnelle de la tyrannieeuropéiste.

5. Les erreurs stratégiques de Syriza pèsent alors lourd, même si la manière dont la négociation a été menée est digne d’éloge.

Ne s’étant jamais mis au clair sur cette question, le gouvernement grec n’a pu apporter au coup d’Etat financier organisé par Bruxelles qu’une réponse bien incomplète. A partir du moment où la clôture des comptes Target2 des entreprises grecques était constatée il devait réquisitionner la Banque Centrale de Grèce pour que le pays ne se trouve pas à court de liquidité, ou émettre des certificats de paiement (garantis par le Ministère des finances). On rétorquera que cela aurait été interprété par l’Eurogroupe comme une rupture définitive. Mais, l’action de la BCE était bien l’équivalent de cette rupture. Il n’est aujourd’hui pas dit que le « oui » l’emporte et il faut au contraire espérer un victoire du « non ». Mais, si le « oui » devait l’emporter, ce serait bien parce que le gouvernement grec n’a pas voulu aller jusqu’au bout de la logique dans sa lutte pour la démocratie.

http://fr.sputniknews.com/international/20150705/1016847774.html   – http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150703/1016841176.html#ixzz3f1qYFjO3

 
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Publié par le 5 juillet 2015 dans général, International, Politique

 

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Historique – Vers la fin de l’Euro . Coup de tonnerre de Tsipras, les autorités se réunissent et se préparent à un « black monday » et à la clôture des banques : Contrôle des capitaux, les banques grecques et le marché action fermés une semaine !!! (l’or en Euro prêt à décoller …)

Les Grecs retirent leur argent des banques

C’est ÉNORME ce qui se passe en Grèce, je vous l’avais dit depuis des mois : ça va craquer ….

Je vais tenter de (presque) tout vous résumer à ma façon (n’hésitez pas à passer certains détails si c’est trop long, allez directement à « l’écriture grasse », qui définit les différents paliers d’infos, ainsi que mes commentaires : tout ce qui est en gras, c’est le principal à savoir)

Et pas que en Grèce ; c’est l’Euro qui est fondamentalement mal conçu à la base : 27 pays avec des économies différentes, sans aucune harmonisation à aucun niveau,  ne peuvent pas avoir « une monnaie commune » 

Hé bien c’était un coup de tonnerre vendredi soir quand TSIPRAS a annoncé un référendum sur la question d’accepter les propositions des créanciers  : 

Alexis Tsipras a obtenu l’aval du Parlement grec pour la tenue d’un referendum sur le plan d’aide européen. Il s’est clairement positionné contre, sans toutefois indiquer vouloir rompre avec l’Union européenne. Sans accord avec ses créanciers, le pays devrait se retrouver en défaut de paiement mardi .

La porte est ouverte à d’autres discussions avec la Grèce, a déclaré samedi à Bruxelles Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, après le rejet par l’Eurogroupe de la demande grecque d’une prolongation du plan d’aide dont bénéficie Athènes.

Critiquant la décision du gouvernement grec d’organiser un référendum le 5 juillet sur les dernières propositions des créanciers d’Athènes, Jeroen Dijsselbloem a souligné que les pays membres étaient déterminés à préserver la stabilité financière de la zone euro en utilisant tous les instruments à leur disposition.

Le président de l’Eurogroupe a ajouté que les créanciers d’Athènes étaient prêts à fournir une assistance technique au système bancaire grec.Nous sommes tous prêts à soutenir si nécessaire la Grèce après l’expiration du plan d’aide le 30 juin, a-t-il insisté.

Il a précisé que le ministre grec Yanis Varoufakis avait pris de lui-même la décision de quitter la réunion de l’Eurogroupe dans l’après-midi, avant la fin des discussions.

La zone euro va «tout faire pour éviter tout risque de contagion» de la crise grecque, après son refus de prolonger le programme d’assistance financière à Athènes au-delà du 30 juin, a assuré samedi le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

La Grèce, qui risque de ne pas pouvoir rembourser 1,5 milliard d’euros au FMI le 30 juin et qui a décidé d’organiser un référendum sur les propositions de ses créanciers, provoquant une rupture des négociations, va rencontrer de «grandes difficultés dans les prochains jours», a estimé M. Schäuble.

Il a cependant assuré, tout comme plusieurs de ses confrères, que le pays restait «membre de la zone euro».

«Le refus d’une extension (de l’aide) entamera certainement la crédibilité de l’Eurogroupe comme union démocratique et je crains que le préjudice ne soit permanent», avait déclaré le ministre grec des Finances Yanis Varoufaki, dont le pays refuse les propositions avancées par ses créanciers pour éviter le défaut de paiement.

Un référendum le 5 juillet sur les exigences des créanciers

Cet Eurogroupe, le cinquième en dix jours, était considéré comme la réunion de la dernière chance pour parvenir à un accord, à trois jours d’un remboursement de la Grèce au FMI, que le pays ne peut honorer sans nouvelle perfusion financière.

Mais les négociations pour éviter à la Grèce un défaut de paiement ont pris un nouveau tour samedi, après l’annonce fracassante d’un référendum dans le pays le 5 juillet sur les exigences des créanciers, UE et FMI.

Aux yeux de Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, cette décision a «mis fin unilatéralement aux négociations. Pour le moment il n’y a plus de base pour des négociations (…), aucun des collègues à qui j’ai parlé n’a une idée de ce que l’on peut faire maintenant», a ajouté le représentant de la ligne «dure» de l’Eurogroupe.

Même incompréhension du président de l’Eurogroupe qui estime que la décision du premier ministre grec «ferme la porte à la poursuite des discussions». «Je suis très négativement surpris» par la nouvelle, a ajouté Jeroen Dijsselbloem. «C’est une triste décision pour la Grèce car cela a fermé la porte à la poursuite des discussions alors que la porte était toujours ouverte dans mon esprit, a-t-il affirmé.

«Le plan B (évoquant un défaut de paiement du pays, ndlr) est en train de devenir le plan A», estime de son côté, le ministre finlandais Alexander Stubb et l’Espagnol Luis de Guindos. «Il faut accélérer nos préparatifs» pour faire face à cette éventualité, a confirmé à l’AFP une source européenne proche des négociations.

Les institutions tentent de calmer le jeu

Mais les institutions, FMI et UE, ont montré leur volonté de calmer le jeu. Le Fonds monétaire international va «continuer à travailler» pour rétablir la stabilité financière de la Grèce, a assuré sa directrice générale, Christine Lagarde. Avec les autres créanciers, «nous avons constamment adapté nos approches, progressé dans les négociations avec un objectif double: rétablir la stabilité financière» de la Grèce et «permettre le développement de la croissance et de la compétitivité» du pays «dans le souci des équilibres sociaux», a-t-elle dit.

«Ce que nous voulons est que la Grèce reste dans la zone euro», a insisté de son côté le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, ajoutant que «l’écart qui demeure est relativement limité» entre les positions des uns et des autres. Mais il a reconnu que les discussions s’étaient interrompues à l’annonce de l’organisation du référendum.

Les propos des institutionnels ne rassurent toutefois pas les citoyens grecs. Ces derniers se sont rués sur les distributeurs pour retirer leur argent, signe que ces derniers ne croient plus au maintien de la Grèce dans la zone euro. Si le mouvement de retraits bancaires se poursuit et se transforme en panique bancaire, un contrôle des capitaux pourrait être décidé, comme cela avait été mis en place en mars 2013 à Chypre.

Et la situation dans les banques Grecques est critique : elle survivent grâce à des injections de la BCE au compte goutte, pratiquement au jour le jour, et sont à court de liquidité, les tiroirs (outre l’ELA ) sont complètement vides . (source)

Et le bankrun Grec a pris une autre ampleur, les Grecs ont vidés littéralement les distributeurs : 

GRÈCE – Début de vent de panique à Athènes ? La Banque de Grèce « fait tout pour assurer que les distributeurs sont bien équipés en billets », ont assuré à l’AFP samedi des sources internes à la banque centrale, alors que des files d’attente s’étiraient devant de nombreux distributeurs après l’annonce dans la nuit d’un référendum sur la proposition faite à Athènes du plan d’aide financière.

Mais apparemment, la crainte d’une faillite bancaire demeure malgré les appels au calme. Même au niveau du pouvoir législatif. Comme l’a relevé le Spiegel allemand, le distributeur du parlement à Athènes serait à sec. On peut le voir sur ces photos publiées sur Twitter:

Le distributeur du parlement pris d’assaut après l’annonce du référendum par Alexis Tsipras :

All money from the ATM in Parliament has been withdrawn http://bit.ly/1Kk4L0t 

This is the ATM in Parliament building Run out of € last NIGHT !!!

Les distributeurs pris d’assaut

Un symbole pour ce pays puisque même les parlementaires grecs semblent douter d’une possible issue heureuse du bras de fer entamé par le Premier ministre Alexis Tsipras avec l’Eurogroupe.

Au niveau international, la BCE est « prête à intervenir à tout moment » pour relever le plafond de l’aide d’urgence aux banques grecques (ELA), ont par ailleurs assuré des sources bancaires grecques depuis plusieurs jours. La BCE avait dû relever ce plafond cinq fois en huit jours récemment, avant de le laisser inchangé jeudi et vendredi, les retraits s’étant calmés.

Mais dans la nuit de vendredi à samedi, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé l’organisation d’un référendum le 5 juillet sur les propositions des créanciers (UE, FMI, BCE) dont il a dénoncé « l’ultimatum » posé selon lui dans leur projet d’accord formulé vendredi. Celui-ci prévoit notamment un versement de 12 milliards d’euros en quatre fois d’ici fin novembre.

Cette annonce, ajoutant surprise et confusion à la situation, a soulevé une certaine angoisse dans la population, les plus inquiets se dirigeant vers leurs banques pour retirer de l’argent:

Si ce début de « bank run » devait se transformer en véritable panique bancaire, un contrôle des capitaux pourrait être décidé, comme cela avait été mis en place en mars 2013 à Chypre.

Donc, la BCE avait donné 2 jours de liquidités supplémentaires ELA pour jeudi et vendredi, alors que le bank run s’était calmé suite aux rumeurs d’un énième « accord du dernier moment »..

Mais depuis l’annonce du référendum, les Grecs se ruent sur les distributeurs et beaucoup sont déjà vides selon Zero Hedge citant 2 administrateurs de la banque centrale Grecque,  et les autorités se réunissent et préparent la fermeture des banques lundi  :

Les membres de la BCE se réunissent en conseil de stabilité bancaire à Athènes pour discuter de la situation en Grèce. Ils dévraient décider s’ils accordent ou non de nouvelles liquidités aux banques grecques. Ce conseil analyse et suit en permanence les évolutions du secteur financier. Il est composé du ministre des Finances, du vice-ministre des Finances, du gouverneur de la Banque de Grèce et de la Commission des marchés grecque.

Il devrait, selon Reuters, également convier Yanis Varoufakis, ministre des finances grec et le gouverneur de la banque de Grèce, Yiannis Stournaras et le président des associations de banquiers en Grèce.

Selon le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, le gouvernement grec envisage de fermer les banques ce lundi et de contrôler des capitaux. Mais le ministre a démenti auprès de Reuters plancher sur un contrôle des capitaux. Le ministre à précise que ces décisions seront confirmées cette nuit, a indiqué sur Twitter un responsable de la BBC. (source)

Attente devant un distributeur de billets en Crète dimanche 28 juin.
Attente devant un distributeur de billets en Crète dimanche 28 juin. STEFANOS RAPANIS / REUTERS

Le ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, a démenti, dimanche 28 juin, des propos que la BBC lui attribuait sur la mise en place de mesures de contrôle des capitaux et la fermeture des banques du pays lundi. Pourtant, les économistes sont nombreux à penser qu’une telle mesure sera difficile à éviter si le ton monte encore entre la Grèce et ses créanciers.

Selon le Monde, la Grèce ne pourra pas éviter la mise en place d’un contrôle des capitaux (source) :

  • A quoi sert le contrôle des capitaux ?

En cas de crise financière sévère, le contrôle des capitaux s’impose comme un mal nécessaire. Instauré en Malaisie et Thaïlande pendant la crise asiatique des années 1990, en Argentine quand le pays a fait faillite en 2001, en Islande en 2008 ou encore à Chypre en 2013, il vise d’abord à stopper les sorties d’argent du pays et le « bank run » : la panique bancaire.

Des retraits excessifs des banques peuvent en effet mettre en danger la solvabilité de celles-ci, voire les pousser vers la faillite. Dès lors, l’économie du pays est privée de liquidités et ne peut plus fonctionner… Il devient dès lors vital de « fermer » les frontières financières du pays, en instaurant des contrôles.

Lire aussi : Quel est l’état des banques grecques ?

  • Comment fonctionne-t-il ?

Les cas islandais et surtout chypriote, en 2008 et 2013, l’ont rappelé : l’instauration du contrôle des capitaux peut se faire rapidement. Il suffit parfois d’un week-end. Dans certains cas, les établissements bancaires sont fermés pendant un à plusieurs jours. A Chypre, exemple extrême, les banques avaient même baissé leurs rideaux pendant douze jours !

 Et on vient de l’apprendre (il était 15h), mais l’info est démentie par Zero Hedge (il est maintenant 18h) :

La BCE maintient les prêts d’urgence aux banques grecques

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé dimanche qu’elle maintenait à leur niveau actuel les prêts d’urgence accordés aux banques grecques, laissant de facto la porte ouverte à une solution politique pour éviter la déroute de l’économie grecque et le « Grexit ».

« Au vu des circonstances actuelles, le conseil des gouverneurs a décidé de maintenir le plafond de fourniture de liquidités d’urgence aux banques grecques au niveau décidé vendredi », selon un communiqué. Le conseil « examine avec attention la situation et ses implications potentielles pour sa politique monétaire », ajoute la BCE.

De son côté, le président de la banque centrale de Grèce, Yannis Stournaras, a promis dimanche de tout faire pour « assurer la stabilité financière » de son pays et éviter la déroute de l’économie grecque

La décision de la BCE inquiète

La BCE a annoncé qu’elle maintient ses prêts d’urgence au niveau de vendredi mais en réalité pour maintenir les banques grecques à flots et qu’elles ne manquent pas de liquidités, il faudrait accroître ce seuil, indiquent les experts.

La décision de la BCE est plus dramatique que ce que les gens imaginent. Sans une extension des prêts de la BCE, les banques grecques ne seront pas en mesure d’ouvrir, indique Karl Whelan, professeur d’économie à l’Université de Dublin.

Oh, re coup de tonnerre, alors que la BCE avait  dit qu’elle maintenait les prêts d’urgence, d’après ZH : Draghi Gèle l’ELA grec , Varoufakis Indique à la BBC  qui’il « pense à l’imposition de contrôles de capitaux, et à la clôture des banques » :

Le contexte, bien sûr, c’est le bluff jusqu’à la fin, avec Varoufakis affirmant que si la BCE devait arrêter le soutien aux banques grecques, alors l’Europe que nous connaissons (ou non) « aura échoué ».

Le problème est que la Grèce , aux yeux de la BCE, ne fait plus partie de l’union monétaire et certainement pas après le 30 Juin, si il n’y a pas « un compromis » comme Dijsellbloem a dit hier, c’est le problème du gouvernement grec – en d’autres termes, l’Europe pense qu’elle a remporté le « jeu du blâme», et le perdant est la Grèce, tandis que la Grèce tente toujours désespérément de faire de l’Europe , le méchant.

Un peu moins de 24 heures avant que l’Europe n’ouvre des fins de la transaction, et un peu moins de 12 heures avant l’ouverture des marchés futures sur actions, les choses ne vont  pas bien.

Reuters ajoute que le dimanche soir, le gouvernement grec envisage d’imposer des contrôles de capitaux et la fermeture des banques du pays le lundi, selon le ministre des Finances Yanis Varoufakis , tout en affirmant que la crise ne signifie pas que Athènes devra quitter l’euro.

Varoufakis, a qui on a demandé si les contrôles de capitaux sont désormais inévitables et si le système bancaire serait fermée le lundi, a déclaré à Radio BBC dimanche:  » Ceci est une question que nous aurons à travailler la nuit avec les autorités compétentes, à la fois ici en Grèce et à Francfort. « 

Varoufakis a dit qu’il serait en pourparlers avec la Banque de Grèce et la Banque centrale européenne pour voir « ce qui peut être fait pour réduire le fardeau du refus de l’Europe sur les Grecs , et leur accorder les droits démocratiques fondamentaux ».

Il a dit que la crise et le  référendum prévu ne signifient pas que la Grèce devra nécessairement quitter l’euro mais, même si les Grecs votent pour rejeter le paquet offert par les créanciers.

« Il n’y a pas de dispositions pour quitter la zone euro . Vous ne pouvez pas sortir. Cela fait partie des traités européens. Pourquoi devrions-nous envisager même sortir de l’euro? » a t-il dit.

Mais admettre ou nier, ça n’a plus d’importance: il y a quelques instants, la BCE a annoncé qu’elle a gelé l’aide d’urgence ELA à son niveau de vendredi alors même que le bank run grec a provoqué le retrait de au moins un autre 1 milliard € de dépôts selon les rapports de la télévision Skai , et en tant que tel, c’est seulement une question de temps avant que l’ ensemble du plan de sauvetage ELA qui s’est déroulé à Chypre en Mars 2013 , ne soit appliqué.

Selon ZH .

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A lot of these around this morning …

Au passage, Berlin et Londres (après la Pologne) recommandent aux touristes de prévoir du liquide :

Le ministère allemand des Affaires étrangères a recommandé dimanche aux Allemands se rendant en Grèce de « prévoir suffisamment d’argent liquide » alors que le pays est au bord de la déroute bancaire. Berlin invite également les Allemands en partance pour la Grèce, l’une de leurs destinations de vacances préférées, à « se tenir informés sur l’évolution de la situation via les recommandations de voyage du ministère et les médias ».

Même discours à Londres. Le ministère des affaires étrangères conseillent à ses ressortissants qui se rendent en Grèce d’y aller avec plus d’un moyens de paiement, du liquide, une carte de crédit et de débit. « Soyez certain d’avoir assez d’argent pour couvrir vos urgentes et des délais imprévisibles », recommande le ministère.

Selon ZH, Plusieurs réunions «d’urgence» ont été prévues ce dimanche pour éviter un « black monday » :

Le G-7, les agents bancaires de l’UE tiennent des réunions d’urgence alors qu’un Black Monday menace

Plusieurs réunions «d’urgence» ont été prévues pour le dimanche et les fonctionnaires de l’UE se démènent pour trouver la meilleure façon de traiter avec ce qui est susceptible d’être une semaine mouvementée et d’examiner l’impact qu’un Grexit potentiel aura sur le bloc monétaire, ses nations membres et les institutions , et sur ​​le système financier mondial dans son ensemble. Pendant ce temps, l’Allemagne évalue les dommages liés à un Grexit.

Donc, Zero Hedge avait raison depuis le début (ainsi que nous qui les relayions)  : TSIPRAS veut sortir de l’Euro, et l’Europe elle, veut faire un  exemple de la Grèce, et sous le houlette de l’Allemagne, elle veut faire tomber le gouvernement TSIPRAS depuis le début .

Aucun ne veut porter le blâme de ce véritable drame grec à ciel ouvert .

Le GREXIT est de plus en plus probable, et de plus en plus évoqué, les positions étant trop antagonistes et inconciliables , on apprend donc que Athènes devra avoir un feu vert pour quitter l’euro :

VIENNE, 28 juin (Reuters) – Une sortie grecque de la zone euro ne sera possible que si Athènes demande en premier lieu à quitter l’Union européenne et que les autres pays l’acceptent, a déclaré dimanche le ministre autrichien des Finances, Johann Georg Schelling.

Le Parlement grec a approuvé dans la nuit de samedi à dimanche la tenue d’un référendum le 5 juillet prochain sur les propositions des créanciers de la Grèce.

Les ministres des Finances de la zone euro ont, eux, refusé de prolonger le programme de renflouement qui expire mardi, jour où la Grèce, à court de liquidités, doit rembourser 1,6 milliard d’euros au Fonds monétaire international.

« Il est clair que, quelles que soient les circonstances, aucun pays ne peut faire chanter la Commission européenne et les autres pays de la zone euro« , a déclaré le ministre au journal Die Presse.

Le tournant intervenu ce week-end, empêchant le déblocage d’une dernière tranche d’aide financière, ouvre donc la voie à un défaut grec dès mardi et risque d’enclencher un processus inédit de sortie d’un pays de l’union monétaire. (Shadia Nasralla,; Nicolas Delame pour le service français) (source)

Donc, c’est un  véritable coup de poignard de TSIPRAS, un gros malin je vous l’avais dit, qui a agit avec  le courage d’Achille, la ruse d’Ulysse comme le disait SAPIR, qui est aussi un de ceux à avoir vu juste ! TSIPRAS ne pouvait faire pire (ou mieux) que ce coup de tonnerre vendredi dans la nuit . C’est épique ce qu’il a fait ! 

 Les choses vont donc maintenant devenir trés intéressantes, et la Grèce a commencé un processus qui devrait mener vers un démantèlement de l’Euro : nous vivons le début de la fin de l’Euro, rien de moins !

Ne reste plus qu’a se tourner vers la Russie et à accepter sa proposition, et ce sera aussi le début de la fin de l’OTAN comme l’a rappelé paul craig Roberts  . Et nous éviterons la 3e guerre mondiale grâce au courage des Grecs ! (car la proposition Russe c’est « un pack » qui ne se limite pas à un simple pipeline de gaz …)

Pour l’or c’est très intéressant aussi :

Déjà d’un coté La Grèce possède une quantité non négligeable d’or avec (de mémoire) 130 tonnes d’or , ce qui est ÉNORME pour un si petit pays, et sur lequel lorgnait l’Allemagne, comme je l’ai rapporté (et la CIA …)

Ce serait techniquement très difficile, mais théoriquement, la Grèce pourrait  utiliser son trésor pour garantir la nouvelle Drachme .Face à un Drachme backé par de l’or, d’une façon ou d’une autre, les autres devises papier auraient l’air bien pales . 

Une remonétisation de l’or en Grèce, Ce serait une énorme coup de poignard du petit peuple Grec dans le dos de l’Empire et des créanciers de toutes sortes de cette pyramide de ponzi qu’est notre système monétaire .

Encore mieux si les Grecs se joignent aux Russes et aux Chinois dans cette perspective .

Et cette question grecque pourrait beaucoup aider le prix de l’or, voir provoquer un retournement du marché . Ce coup de tonnerre intervient au moment où l’or allait faire un plus bas à court terme et où il était dans une tendance baissière, et où les marchés étaient fermés (WE) .

Et bien ça devrait tout changer : la question grecque a été anticipée par les marchés mais ça m’étonnerait que ce scénario ait été complètement pricé par eux (les marchés étaient fermés lors de l’annonce) .

Je m’attend donc à ce que le prix de l’or en Euros explose, ce qui serait logique , à l’ouverture des marchés tout à l’heure .

L’or devrait au moins aller directement chercher les 1224 $ voir les 1300 $ dans un 1er temps . Et l’Euro, que certains prédisaient aller à 1.20 $ avant de reprendre sa dynamique baissière face au dollar, devrait recommencer à chuter , et retourner vers une parité euro – dollar à 1 contre un .

En effet, le facteur géopolitique est un des facteurs déterminants du prix de l’or je vous l’ai déjà dis (car il impact directement la dynamique du marché, et donc l’offre /Demande)  . J’étais d’ailleurs étonné jusqu’à présent de voir le prix de l’or ne réagir que trés peu face à la question grecque .

En fait, toutes les conditions sont réunis pour une explosion du prix de l’or en Euro, voir déjà un début de retournement du marché de l’or en cas de Défaut, ce qui sera certain en cas de Grexit et pire en cas de contagion, ou d’explosion du système bancaire . 

La seule chose qui pourrait empêcher l’or de monter d’après moi, serait la manipulation (flash crash en début de séance) , mais là ce serait bien trop flagrant , ou une actu économique inattendue (déclaration forte ou action d’une des banques centrales par exemple)

Et franchement si l’or ne monte pas sur ce coup, il y a un gros problème, c’est certain, car fondamentalement là il devrait exploser . (déjà que dans le contexte macro économique actuel, le prix de l’or devrait se situer bien plus haut …)

En tout cas il va être passionnant d’observer le comportement des marchés .

Ce qui vient de se passer ce WE est donc HISTORIQUE , qu’on ne s’y trompe pas, c’est absolument magnifique ce qu’a fait TSIPRAS face au rouleau compresseur Européo-troikiste qui est en train d’affamer et de renvoyer le peuple grec au moyen age …

Comme le note ZH , l’avenir de l’Europe est désormais suspendu à la formulation de la question sur le référendum : les Grecs sont 80 % a vouloir rester dans l’Euro, mais aussi 80 % contre l’Austérité .

Et on peut faire confiance à Syriza pour tourner la question comme il faut  (ex « êtes vous pour ou contre l’horrible plan des créanciers, et moins 30 % sur votre salaire ?? »)

Cette question et ce référendum s’apparentent clairement à un référendum pour ou contre la sortie de l’Euro .

Avec le bank run , comme l’a précisé Sapir, TSIPRAS a délibérément laisser les capitaux sortir pour rendre acceptable une sortie de l’Euro aux Grecs , car si la future Drachme est dévaluée de 50 % et que les Grecs ont des « euros sous le matelas » , ces dernier doubleront leur pouvoir d’achat …

Le défaut (puis le Grexit) est donc la meilleure chose que puisse faire le gouvernement Grec . 

Çà arrangerait aussi l’Europe , qui espère faire tomber le gouvernement Grec , grâce au chaos qui s’annonce .

Et surtout l’Allemagne, qui a tout fait  pour arriver au pied du mur : l’Allemagne en a assez de payer pour les autres, l’Allemagne ne veut pas du QE de Draghi, les Allemands ont ont assez des Grecs, mais aussi des Français et de leur « croissance » financée par la planche à billet, des espagnols  …. 

L’Allemagne a un plan, et c’est de faire exploser l’Euro en l’état, pour refaire un autre système, sur mesure …

Hé oui, je vous le redis : nous assistons au début de  la fin de la zone Euro .

(Allez vous commencer à regarder vos billets Y de plus prés ?)

Hé bien à 20 h , le Contrôle des capitaux grecs commence : les banques grecques, et le marché action ne seront pas ouvert lundi :

Malgré les assurances de tous les fonctionnaires élus (et non élus) , compte tenu du fait que la ruée sur les guichets automatiques bancaires en Grèce s’est transformé en une panique, il n’est pas surprenant que le PDG de la Banque du Pirée  vient d’annoncer que les banques grecques resteraient fermées pendant au moins une semaine ;  le marché boursier grec restera également fermé. 

 La BCE avait rendu difficile pour les banques d’ouvrir le lundi parce qu’elle avait décidé de geler le niveau du soutien de financement (ELA) au système bancaire Grec, plutôt que de l’augmenter pour couvrir une augmentation des retraits de déposants inquiets.

Au milieu de drame en Grèce, où une nette majorité des gens veulent rester à l’intérieur de l’euro, les prochains jours présentent un défi majeur pour l’intégrité du bloc monétaire de la zone euro . Les conséquences pour les marchés et le système financier dans son ensemble ne sont pas claires.

Le chef de la Banque du Pirée, l’un des quatre grandes banques de Grèce, parlant après une réunion financière du Conseil de stabilité du pays, a déclaré que les banques seraient fermées lundi alors qu’une source de l’industrie financière a déclaré à Reuters que la bourse d’Athènes ne serait pas ouverte.

« C’est une heure sombre pour l’Europe …. néanmoins d’où nous sommes assis, nous avons la conscience claire », a déclaré le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis plus tôt dans une interview à la BBC.

Le gouvernement  Grec de Gauche Syriza a négocié pendant des mois un accord pour libérer des fonds à temps pour son paiement au FMI. Puis, soudain, dans les premières heures de samedi, Tspiras a demandé un délai supplémentaire pour permettre aux Grecs de voter à un référendum sur les termes de l’accord.

Les créanciers ont rejeté cette demande, laissant peu d’options pour la Grèce, sauf d’empiler davantage de pression sur le système bancaire du pays. 

 Bon, comme précisé ci dessus, la BCE ne leur à plus vraiment laissé le choix, ils sont dos au mur, ou leurs banques explosent alors qu’ils ont cette solution.

« En d’autres termes, les spéculateurs grecs (et bien sûr, les déposants qui étaient assez stupide pour avoir encore de l’argent dans les banques locales) , l’ont dans le BABA » , ….. conclut Zero Hedge

Et ce n’est pas fini : 

Mise à jour 2,  21 heures : Selon Skai  si / quand les banques rouvriront (peut être soi-disant le mardi), une limite de 60 € de retrait sera imposé.

Mise à jour 21 heures : Dans un discours télévisé à la nation, le PM grec Alexis Tsipras a assuré aux Grecs que leurs dépôts sont en sécurité malgré un prochain jour férié et malgré le fait que les marchés grecs ne seront pas ouverts le lundi. Tsipras a également déclaré que Athènes a de nouveau demandé une extension de sauvetage et a exhorté les Grecs à « rester calme » dans ce qui va sûrement ‘être une semaine mouvementée.

  • Le Premier ministre grec dit que les grecs devraient rester calme
  • Tsipras  : les BANQUE DE GRECE A PROPOSÉ RESTRICTIONS DES TRANSACTIONS BANCAIRES
  • Tsipras a déclaré que la Grèce avait RE-DEMANDÉ UNE EXTENSION DU BAILOUT
  • Le Premier ministre grec DIT QUE LES DÉPÔTS sont complètement sûrs

(Zero Hedge)

Passionnant ! Quel Week end historique !

Allons nous vers un scénario chypriote ? Un GREXIT anticipé ? Le système financier financier est il au bord de l’implosion ?

Ce soir, Toutes les options sont sur la table . Surtout les pires …

 
5 Commentaires

Publié par le 28 juin 2015 dans économie, général, Insolite, International, Politique

 

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Historique – La Grèce se Prépare au « Grexit », au retour au drachme, et élabore un plan de nationalisation des banques !!!!

La Grèce risque de sortir de l’Euro de manière imminente et s’y prépare !

Jeudi matin, nous avons Jeté un regard en profondeur sur ce que la progression des événements est susceptible d’être dans le cas où la négociation avec le Grèce échoue et qu’elle se retrouve à sec, par manque de volonté ou pour manque d’options, et qu’elle ne parvient pas à gratter assez de liquidités pour payer ses créanciers. Comme le note BofAML, un paiement du FMI manqué et / ou un défaut du paiement d’intérêt soit à la BCE ou soit aux créanciers privés au cours des prochaines semaines mènerait probablement à un défaut dans les 30 jours, ce qui montre à quel point « mark-to-fantasy » devient mark-to -market (définition) puis « mark-to-default » à très court terme. 

Bien que les fonctionnaires grecs étaient à la mi journée dans un déni « catégorique » des rapports affirmant que le pays serait complètement à court de trésorerie dans seulement sept jours, il semble maintenant qu’Athènes se soit peut être préparé à la possibilité d’un paiement manqué au FMI et tout ce qui va avec,  si cela signifie sauver la face et préserver les promesses de campagne de Syriza envers la population grecque assiégée.

Via The Telegraph :

La Grèce est en train d’élaborer des plans drastiques afin de nationaliser le système bancaire du pays et d’introduire une monnaie parallèle pour pouvoir payer les factures à moins que la zone euro ne prenne des mesures pour désamorcer la crise latente et adoucir ses exigences.

Des sources proches des décideurs du parti  Syriza ont déclaré que le gouvernement est déterminé à maintenir les services publics en vie et à payer les pensions alors que les caisses sont à un niveau critiques. Il sera peut être contraint de prendre la décision sans précédent de manquer un versement au Fonds monétaire international la semaine prochaine.

La Grèce n’a plus assez d’argent pour payer 458 millions €  au FMI le 9 Avril et aussi pour couvrir les paiements des salaires et de la sécurité sociale le 14 Avril, à moins que la zone euro ne s’ engage à verser la prochaine tranche de son accord intermédiaire de renflouement dans le temps..

« Nous sommes un gouvernement de gauche. Si nous avons à choisir entre un défaut face au FMI ou un défaut face à notre propres peuple, le choix est évident « , a déclaré un haut fonctionnaire …

« Ils veulent nous humilier et de nous forcer à la séquestration. Ils essaient de nous mettre dans une position où nous aurons soit un  défaut envers notre propre peuple ou soit nous devrons signer un accord qui est politiquement toxique pour nous. Si c’est leur objectif, ils devront le faire sans nous « , a dit la source.

Accumuler des arriérés  envers le FMI – même pour quelques jours – est une stratégie extrêmement risquée.

Aucun pays développé n’a jamais fait défaut aux institutions de Bretton Woods. Bien qu’il y aurait une période de grâce de six semaines avant que le conseil du FMI ne déclare la Grèce en défaut technique, le processus pourrait devenir hors de contrôle à différents stades.

Des sources de Syriza disent qu’ils sont pleinement conscients que la ligne dure avec les créanciers risque de déclencher une réaction en chaîne imparable. Ils insistent sur le fait qu’ils sont prêts à envisager le pire plutôt que d’abandonner leurs promesses électorales au peuple grec. Un plan de repli d’urgence est déjà prêt. 

«Nous allons fermer les banques et les nationaliser, puis émettre des reconnaissances de dette si nous le devons, et nous savons tous ce que cela signifie. Ce que nous ne ferons pas est de devenir un protectorat de l’UE « , a déclaré une source.

Il est bien entendu que pour Athènes une telle action équivaut à un retour à la drachme, même si Syriza préférerait plutôt parvenir à un accord amiable dans l’UEM.

Pour rappel, voici ce que dit Goldman sur ce que cette redénomination signifierait pour la Grèce :

Isolé sur les marchés internationaux de capitaux, la Grèce ne serait pas en mesure d’émettre une monnaie commercialisée dans le monde 

Avec des passifs de premier rang en circulation, la Grèce serait isolé des marchés internationaux de capitaux. Ce ne serait pas juste valabe pour le gouvernement grec. Il est probable que les conséquences touchent le secteur privé grec aussi, avec les exportateurs et les importateurs grecs n’ étant pas en mesure de s’ appuyer sur les lettres de crédit fournies par les institutions grecques.

Dans un tel cas, le commerce grec s’ effondrerait a un niveau qui ne peut être soutenu par les entreprises dont la trésorerie est en euros.

Si une monnaie grecque être introduite à la suite d’un défaut de paiement, elle aurait probablement une convertibilité très limité en euros en dehors de la Grèce. Ce serait un moyen de transactions purement interne , selon toute vraisemblance.

Mais est-ce qu’il existe une solution d’équilibre pour la Grèce ? Non, parce que dans un tel cas, il serait difficile de convaincre même les Grecs de détenir des drachmes. En d’autres termes, alors que les employés du secteur public, les retraités et les fournisseurs du gouvernement seraient payés en drachmes (et s’ attendraient à payer une partie de leurs obligations fiscales dans la nouvelle monnaie), ils ne seraient pas en mesure d’utiliser cette monnaie pour acheter des biens importés.

Les marchandises exportées deviendraient également trop précieuses pour être acheté en drachmes . Anticipant cela, même les fournisseurs de services domestiques (chauffeurs de taxi, les coiffeurs, etc.) éviteraient de recevoir des paiements en drachmes si possible.

Par dessus tout, la drachme se négocierait avec un rabais considérable par rapport à l’euro. L’économie resterait largement en euro- , mais sans une source naturelle de liquidités en Euro  …

En fin de compte ,il serait très difficile pour la Grèce d’introduire une nouvelle monnaie viable unilatéralement. Une telle démarche conduirait probablement à un effondrement dans les transactions et le commerce internationaux de la Grèce (à la fois pour le gouvernement et le secteur privé), exposerait le pays à des risques de contentieux et déclencherait une déstabilisation importante du système bancaire.

La seule fonction d’une telle nouvelle monnaie serait de taxer les parties de la population qui ne recevrait naturellement pas de devises dans le cadre de leur structure des paiements « fiscales ». Mais cette taxe ne conduirait pas à une augmentation naturelle des créances du gouvernement pendant que l’économie (à la fois intérieure et l’économie externe) plongerait dans une spirale descendante.

Alors maintenant, tout comme nous l’avions prédit il y a deux semaines, Goldman (et toute autre personne qui avait effectivement écarté la possibilité que la Grèce allait enfin atteindre un point de rupture et etre contrainte de mettre en route les presses nationales) pourrait avoir à réviser et repenser leur évaluation , car le rideau final semble prêt à tomber sur la tragi-comédie de longue durée qu’est l’impasse gréco-Européenne. 

Voici ce que la Grèce doit à qui et quand …

… Et voici ce qui se passe ensuite :

:

The Telegraph  – http://www.zerohedge.com/news/2015-04-02/greece-said-prepare-grexit-drachma-bank-nationalization-plans – resistanceauthentique

 
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Publié par le 3 avril 2015 dans économie, général, International, Politique

 

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