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Coup d’Etat en perspective contre Trump ?

Coup d’Etat en perspective contre Trump

Trump subira-t-il le même sort que JFK ? C’est vrai qu’on assiste actuellement à un épisode de démondialisation, et qu’il s’est mis toute l’establishment US à dos après sa rencontre avec Poutine, il critique ouvertement la FED, et j’en passe un gros paquet … Totalement farfelu ce président ! En tout cas avec tout ça si il n’a pas de gros problèmes et qu’il termine son mandat, c’est que ce n’est qu’une marionnette de plus de l’élite . J’ai du mal à croire qu’il soit autre chose, mais d’un autre coté à peine élu rappelez vous, il y a avait eu une tentative de ce qu’on a appelé « révolution pourpre », on l’accuse d’avoir été élu grâce aux Russes , etc etc . A suivre ..   Z 

par Finian Cunningham

La réaction américaine contre le président Trump lors du sommet avec le dirigeant russe Vladimir Poutine a été aussi féroce que prévisible.

Toutes les calomnies possibles ont été entendues. Mais c’est l’accusation de « traîtrise » qui met le président en danger.

Les démocrates, les républicains, les experts du renseignement d’État, les médias libéraux – tous ont lancé un torrent d’attaques contre Donald Trump pour avoir osé rencontrer Poutine à Helsinki cette semaine.

Le Washington Post a accusé Trump de « collaboration ouverte avec le chef criminel d’une puissance hostile ». Réfléchissons un instant à cette formule extrême. Les répercussions sont plus graves que jamais.

Comme d’autres politiciens et médias, le Post a déclaré que le président avait « trahi » les services de renseignement américains, se rangeant du côté du président Poutine en niant que la Russie était intervenue dans les élections américaines.

L’ancien chef de la CIA John Brennan a dénoncé Trump comme un « traître » qui avait « commis un crime grave » en organisant un sommet amical avec Poutine.

Trump est dénigré par la quasi-totalité de l’establishment politique et médiatique américain comme un ennemi « traître » de l’Etat.

Selon cette logique, il n’y a qu’une alternative : l’establishment américain appelle à un coup d’Etat pour destituer le 45ème président. Dans un article faisant état de cinq transgressions du président, le Washington Post a lancé l’ultimatum suivant : « Si vous travaillez pour Trump, démissionnez maintenant ».

La classe politique américaine a rendu son verdict selon lequel Trump était un ennemi de l’Etat et a ouvertement appelé à une mutinerie contre la Maison Blanche.

La survie politique de Trump est incertaine. Il est possible que la seule chose qui fait hésiter ses ennemis pour l’instant est leur réticence sur la manière dont les citoyens américains ordinaires réagiraient à une profonde manœuvre de l’État pour renverser le dirigeant élu.

Malgré l’hystérie de l’élite politique américaine à propos de la rencontre avec Poutine, la majorité des citoyens américains semblent plutôt optimistes quant à l’évolution de la situation. Beaucoup d’Américains applaudissent la tentative de Trump de normaliser les relations avec Moscou. Après tout, c’est l’une des principales raisons pour lesquelles ils l’ont élu à la Maison-Blanche en 2016.

La classe politique américaine s’acharne à se débarrasser de Trump, mais elle hésite à agir tout de suite, car une manœuvre décisive pour destituer le président pourrait engendrer une révolte sociale plus large contre les élites. Il y a un profond ressentiment dans la société américaine brûlante de revendications. La pauvreté et l’inégalité sociale abyssale ainsi que l’aliénation populaire vis-à-vis de l’establishment de Washington si elles perdurent seront trop répandues pour une éventuelle guerre civile ou révolution.

On peut s’attendre à ce que la campagne médiatique autour de la trahison de Trump s’intensifie dans les jours à venir, ses puissants ennemis de l’Etat Profond projettent de retourner l’opinion publique contre lui pour « trahison de l’Amérique » avec un « ennemi hostile ». Si cette manipulation de l’opinion publique est accomplie, alors Trump est fichu.

Certes, Trump a de nombreux défauts et une grande partie de sa politique étrangère est conforme à la conduite criminelle habituelle de l’impérialisme américain. Mais une chose que l’on peut dire en sa faveur est qu’il n’est pas poussé par une russophobie irrationnelle ou une détermination acharnée à la confrontation avec Moscou – contrairement à beaucoup dans l’establishment américain.

Trump est souvent coupable de colporter lui-même de fausses nouvelles. Mais une chose sur laquelle il a raison, c’est d’avoir qualifié l’affaire du « Russia-gate » de canular. L’establishment américain a créé cette farce pour nuire à Trump et ébranler ses intentions de normaliser les relations avec la Russie.

Pendant deux ans, les ennemis politiques de Trump ont scandé le refrain « La Russie s’est immiscée dans notre démocratie » – en vain. Le dernier fait marquant a été l’inculpation injustifiée de 12 membres des services de renseignement militaire russes quelques jours seulement avant le sommet d’Helsinki.

Pour être juste avec Trump, cette inculpation ne l’a pas dissuadé de participer au sommet avec Poutine. Mais le piège était tendu. Dès que la réunion s’est terminée à Helsinki, les médias et les politiciens américains contrôlés par l’État Profond se sont déchaînés et ont condamné Trump.

Vladimir Poutine a qualifié les accusations d’ingérence russe dans la démocratie américaine de « plus grande absurdité de tous les temps ». Trump a dit qu’il était d’accord avec cette affirmation. Il est probable que de nombreux citoyens américains soient également d’accord pour dire que cette affaire a été préparée par des élites politiques qui n’ont jamais accepté que le mandat démocratique soit confié à Trump.

Trump a raison de réfuter l’évaluation des services de renseignements américains qui prétendent que la Russie, sous les ordres de Poutine, s’est immiscée dans la course à la présidence. Poutine a déclaré à la conférence de presse d’Helsinki qu’il voulait que Trump remporte les élections afin d’améliorer les relations bilatérales. Et alors ? Les dirigeants étrangers n’ont-ils pas le droit d’avoir des opinions sur les personnes qui accèdent au pouvoir dans les pays rivaux ?

Quoi qu’il en soit, l’évaluation des services de renseignement américains n’est ni concluante ni consensuelle pour l’ensemble des 16 agences étatiques, comme l’ancien ambassadeur américain Jack Matlock l’a récemment souligné. En d’autres termes, la demande n’est que partielle et loin d’être définitive. C’était « politiquement intéressé », a dit Matlock, un diplomate émérite.

La classe politique américaine est malade. Elle souffre d’une psychose qui empêche toute compréhension de la réalité. Elle vit dans le déni abject de la réalité, convaincue que la Russie est un ennemi hostile et que Trump est un « larbin du Kremlin ».

Le problème pour l’establishment américain, c’est qu’il n’a pas aimé la façon dont la démocratie a fonctionné. Le peuple a voté pour un candidat qui voulait rétablir les relations avec la Russie. Pour l’élite, ce résultat est inacceptable, et ils ont essayé tous les coups bas pour renverser le processus démocratique. Ironiquement, ils prétendent que la Russie a tenté de renverser la démocratie américaine, alors que c’est la faible élite de Washington et l’appareil d’État profond qui sont en train de renverser la constitution du pays.

Jusqu’à quel point ces gens peuvent être ridicules ? Un président américain tient une réunion attendue depuis longtemps avec le dirigeant de la deuxième puissance nucléaire mondiale. La réunion a été un succès en termes d’ouverture d’un dialogue amical entre les deux dirigeants. Et pourtant, la classe dirigeante américaine qualifie cet événement de  » déshonneur  » et de  » complicité criminelle « .

Les intérêts des citoyens américains, comme ceux de la majorité de la population mondiale, ne sont pas servis par une hostilité irrationnelle à la Russie. Il est dans notre intérêt d’ouvrir un dialogue pacifique et de développer une compréhension mutuelle entre les États-Unis et la Russie afin d’éviter les affrontements.

Ce n’est qu’une élite non représentative qui pourrait être hostile. La guerre et les conflits sont profitables pour un petit nombre de personnes. Mais cette cabale aux Etats-Unis, et parmi ses alliés européens, guidée par la russophobie et les profits de la guerre, est néanmoins extrêmement efficace. Cette élite contrôle les médias grand public et les politiciens avec leur argent et leurs services de renseignement.

Lorsque les intérêts de l’élite dirigeante américaine sont menacés, tout est possible. Assassinats et coups d’État sont à l’ordre du jour pour ces ploutocrates et leurs agents.

La réaction vive à l’engagement raisonnable de Trump avec Poutine cette semaine – une réaction vicieuse et coordonnée – est un signe inquiétant que des forces puissantes s’opposent à ce président.

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Publié par le 22 juillet 2018 dans général, International, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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Trump n’est « pas content » de la Fed

« Je n’aime pas voir les taux qui remontent avec tout ce travail que nous faisons pour doper l’économie », a estimé Trump sur CNBC. – AFP

Et voilà maintenant que Donald Trump s’en prend à la Fed, fait rarissime pour un président américain en exercice ! Donald Trump a surpris les marchés en critiquant ouvertement la politique monétaire de la FED de Jérôme Powell, jugeant que le dollar est trop fort et que les hausses successives des taux d’intérêt pourraient nuire à l’économie américaine. En réaction à ces propos, le dollar a perdu du terrain face à l’euro . Du coup l’or a aussi un peu rebondi ….

« J’ai placé un homme très bien à la tête de la Fed. Mais je n’approuve pas forcément ses choix (…) Parce que nous sommes en croissance, ils veulent relever encore les taux d’intérêt. Je ne suis pas content de cela (…) Regardez l’euro (…) il tombe ! La Chine : leur monnaie est en chute libre. Cela nous met dans une position désavantageuse »

Et il a raison, il y a des bulles qui ne demandent qu’à éclater partout – le but des élites qui dirigent la FED est de faire exploser l’économie . Nous allons vers pire qu’un recession, un grand Reset .  Z  

Le président américain a critiqué la politique de relèvement des taux suivie par la banque centrale. Une première pour l’exécutif américain.

Même pour Trump, c’est une première. Le président américain a affirmé  jeudi sur CNBC qu’il n’était « pas ravi » du chemin pris la banque centrale, dont les décisions sont théoriquement indépendantes du pouvoir exécutif. « Parce que ça va mieux, ils veulent relever les taux à nouveau, a-t-il expliqué. Je ne suis pas content. Mais en même temps je les laisse faire ce qu’ils pensent être le mieux».

Depuis sa prise de fonctions en début d’année, le  président de la Fed Jerome Powell , nommé par Trump, a poursuivi la politique de normalisation amorcée par Janet Yellen, qu’il a remplacée, et augmenté les taux deux fois. L’institution devrait de nouveau les relever à deux reprises avant la fin de l’année, alors que les gigantesques baisses d’impôts entrées en vigueur en début d’année, combinées aux tensions qui s’aggravent sur le front commercial, font craindre des perturbations sur l’économie américaine. « Je n’aime pas voir les taux qui remontent avec tout ce travail que nous faisons pour doper l’économie », a-t-il ajouté.

« Je m’en fiche complètement »

Donald Trump a toujours dit sa préférence pour les taux bas en tant que candidat, mais il est très inhabituel pour un président américain de commenter les décisions de politique monétaire de l’institution, qui doivent être prises indépendamment de l’exécutif pour pouvoir, au besoin, être impopulaires. La Fed ne doit rendre de comptes qu’au Congrès. « Je me contente de dire ce que je dirais en tant que citoyen lambda, a-t-il justifié. Alors si quelqu’un vient me dire « oh, peut-être qu’un président ne devrait pas dire ça », je m’en fiche complètement, parce que mon avis ne change pas ».

Donald Trump a estimé que le durcissement des taux risquait de mettre l’économie américaine en « position défavorable » alors que les autres banques centrales, au Japon ou en Europe, ont une approche plus accommodante.

«Dans une période de défiance généralisée envers les institutions, il est crucial que les banques centrales à travers le monde puissent se tenir à l’écart du monde politique », a rappelé Grégory Daco, économiste chez Oxford Economics.

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Publié par le 20 juillet 2018 dans économie, général, International

 

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Après Helsinki, les démocrates incitent à une action de « l’Etat profond » contre Trump

Après Helsinki, les démocrates incitent à une action de « l’Etat profond » contre Trump (WSWS)

La réunion de lundi à Helsinki a déclenché un flot de dénonciations débridées qui frisent l’appel direct à l’armée et aux agences de renseignement à prendre des mesures pour forcer Donald Trump à quitter la Maison Blanche.

Le Parti démocrate, les médias capitalistes et les chefs de l’armée et des services de renseignement américains s’y sont associés en qualifiant Trump de traître qui fonctionne comme un agent du Kremlin.

Trump et ses cohortes ont de nombreux crimes pour lesquels ils ont des comptes à rendre. Mais les objectifs qui motivent l’hystérie anti-Trump dans les médias et les méthodes de conspirateurs auxquelles les démocrates recourent sont tout à fait réactionnaires.

Le sommet d’Helsinki a été précédé par l’annonce faite à un moment stratégiquement choisi d’un acte d’accusation contre 12 prétendus agents de renseignement militaires russes par le procureur spécial Robert Mueller sur des accusations de piratage dans les ordinateurs du Comité national démocrate et de John Podesta président de la campagne présidentielle de Hillary Clinton.

Cet acte d’accusation, qui consiste en une série d’allégations non fondées, a été saisi par des démocrates de premier plan et des sections des médias pour exiger que Trump annule sa rencontre avec Poutine.

Lorsque le président républicain a ignoré ces exigences et a continué le voyage à Helsinki, les démocrates et leurs médias alliés étaient prêts à entrer en éruption dès la fin des pourparlers. Cela a été clairement révélé dans un article particulièrement réactionnaire du chroniqueur du New York TimesCharles Blow intitulé « Trump, Traître », publié le matin de la réunion, qui a accusé Trump d’« avoir commis un crime incroyable et impardonnable contre ce pays ».

Le ton hystérique avait déjà été décidé avant la réunion de Trump et Poutine, et, une fois la réunion terminée, la réaction fut instantanée.

À peine les présidents américain et russe avaient-ils terminé leur conférence de presse commune que le présentateur de CNN à Helsinki, Anderson Cooper, un héritier de la fortune Vanderbilt qui avait commencé à travailler à la CIA avant d’entamer une carrière dans les informations télévisées, a annoncé à ses téléspectateurs qu’ils « venaient de voir le comportement le plus honteux d’un président américain […] que j’aie jamais vu ».

« Le comportement le plus honteux d’un président américain » ? Il y a pourtant bien pire !

Plus scandaleux que le lancement par George W. Bush d’une guerre d’agression contre l’Irak fondée sur des mensonges, qui a fait plus d’un million de victimes ? Plus honteux que la campagne d’assassinats de drones de Barack Obama qui a tué des milliers de personnes ? Plus honteux que la propre guerre brutale de Trump contre les immigrés, dans laquelle la torture délibérée des enfants est devenue une arme ?

Quel a été le crime de Trump à Helsinki qui a éclipsé tous ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité ? Fut-il celui de remettre en question la campagne sur l’« ingérence » russe dans l’élection de 2016, où les médias traitent les affirmations des services de renseignement américains, ces mêmes agences qui nous ont donné des « armes de destruction massive », comme des faits prouvés, malgré l’absence totale de preuves.

Dans l’un des rares moments marquants de la conférence de presse à Helsinki, Poutine, l’ancien agent du KGB, a commenté que, en tant qu’ancien officier du renseignement, il avait une certaine familiarité avec « la façon dont ces dossiers sont faits ».

Moins cette campagne a d’influence au sein de la population active américaine et plus frénétique est sa promotion par des couches de l’oligarchie au pouvoir, des sociétés médiatiques et du vaste appareil de renseignement américain. Le langage au vitriol employé dans les dénonciations des déclarations de Trump à Helsinki a un caractère sinistre.

John Brennan, fonctionnaire de carrière de la CIA est devenu directeur de l’agence sous Obama, a déclaré que l’apparition de Trump avec Poutine à Helsinki « dépasse le seuil des « crimes et délits graves ». Ce ne fut rien de moins que de la trahison. »

James Clapper, l’ancien directeur du renseignement national, a accusé Trump d’avoir « essentiellement capitulé et [il] semble intimidé par Vladimir Poutine ».

Le chroniqueur des affaires étrangères du New York Times Thomas Friedman, le propagandiste en chef des médias en faveur de la guerre en Irak, a qualifié Trump d’« agent des renseignements russes », ajoutant d’une voix sonore, « Mes chers compatriotes, nous sommes en difficulté et nous avons quelques grandes décisions à prendre aujourd’hui. Ce fut un moment historique dans toute l’histoire des États-Unis », étant donné que Trump a « eu un comportement de traître ».

Friedman a ajouté : « On demandera, et il faudra demander à chaque législateur républicain en campagne électorale : Êtes-vous avec Trump et Poutine ou êtes-vous avec la CIA, le FBI et la NSA ? »

Tel est le choix proposé par la classe dirigeante américaine à la population des États-Unis : Rangez-vous avec Trump ou prenez parti pour les agents assassins qui agissent en toute impunité de « l’État profond ». Friedman et le New York Times, qui articulent de manière fiable la ligne du Parti démocrate précisent que les démocrates sont le parti de ce dernier.

Ce que Friedman ou les dizaines d’autres médias qui ont parlé ou écrit de façon similaire ne mentionnent pas, ce sont les crimes énormes commis par ces agences, des coups d’État et des assassinats de dirigeants étrangers à la torture et l’espionnage sur le territoire même des États-Unis.

Friedman a continué en affirmant que le seul message approprié que Trump aurait dû remettre à Poutine c’était une menace que Washington considérerait « l’ingérence » russe comme un « acte de guerre » et que « nous allons vous sanctionner comme jamais, mais vous allez goûter chaque cyber-arme que nous avons dans notre arsenal » En d’autres termes, une menace de guerre nucléaire mondiale.

Il y a une logique indubitable à ce genre de langage. Dans la mesure où Trump ne peut pas être dégagé au moyen d’une destitution, la porte est ouverte à un coup militaire.

Cette option a été concrétisée par Michael Hayden, l’ancien général quatre étoiles de l’armée de l’air qui dirigeait à la fois la CIA et la NSA. Interrogé par la Radio publique nationale lundi, il a condamné les déclarations de Trump à Helsinki et ajouté que « les officiers de rang intermédiaires viennent me demander « qu’est-ce que je dis à mon personnel », et c’est une question très révélatrice. »

Dans les coulisses, des sections de l’armée d’active, des espions de la CIA et d’anciens chefs des principales agences de renseignement américaines discutent de ce qu’il faut faire de Donald Trump.

Si les militaires devaient lancer un coup d’État contre Trump, il ne fait aucun doute que les dirigeants du Parti démocrate se rangeraient derrière une junte américaine.

Les préoccupations des antagonistes de la classe dirigeante contre Trump sont triples. Ils craignent que la politique étrangère de « l’Amérique d’abord » de Trump, fondée sur la guerre commerciale et la perturbation des alliances de longue date telles que l’OTAN, ne sape la poussée pour l’hégémonie mondiale des États-Unis.

Deuxièmement, ceux au sein de la classe dirigeante et de l’appareil d’État qui s’opposent à Trump considèrent toute tentative de parvenir à un accommodement temporaire avec Moscou comme un obstacle possible aux intérêts stratégiques américains.

Troisièmement, il y a une crainte croissante au sein de l’oligarchie dirigeante américaine que les conditions soient en train d’émerger aux États-Unis pour une explosion de conflits de classes, que l’administration Trump sera incapable de contenir. Au sein de la classe dirigeante, un consensus grandit sur le fait qu’il sera impossible de réprimer les bouleversements sociaux à venir dans les limites des formes démocratiques de gouvernement.

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Publié par le 18 juillet 2018 dans général, International, Politique

 

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Trump appelle à sortir de la Guerre froide 2.0

Sur Twitter, une vidéo montrait également  l’expression de Melania juste après avoir serré la main du président russe. « On dirait qu’elle a vu les yeux du diable », selon plusieurs commentaires . *

Pour le moment, ce que fait Trump avec la Russie est incroyable, l’establishment US est choqué, y compris dans son propre camp ! Z 

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Par PATRICK J. BUCHANAN

A l’issue de sa conférence de presse conjointe avec Vladimir Poutine, le président Trump a déclaré que les relations entre les Etats-Unis et la Russie n’avaient jamais été « pires ».

Il a ensuite ajouté ostensiblement, cela vient de changer « il y a environ quatre heures. »

Cela a certainement été le cas. Avec ses remarques à Helsinki et au sommet de l’OTAN à Bruxelles, Trump a signalé un changement historique dans la politique étrangère des États-Unis qui pourrait déterminer l’avenir de ce pays et le sort de sa présidence.

Il a rejeté les prémisses fondamentales de la politique étrangère américaine depuis la fin de la guerre froide et a rejeté la responsabilité de nos relations misérables avec la Russie, non pas sur Vladimir Poutine, mais carrément sur l’establishment américain.

Dans un tweet précédant la réunion, Trump a accusé les élites des deux partis : « Notre relation avec la Russie n’a jamais été aussi mauvaise à cause de nombreuses années de bêtises et de stupidité américaines et de la chasse aux sorcières bidon actuelle ! »

Trump a ainsi répudié les archives et les agendas des néocons et de leurs alliés interventionnistes libéraux, ainsi que l’archipel des think tanks du parti de la guerre qui sévissent à l’intérieur du Beltway.

Passant en revue la semaine passée, de Bruxelles à la Grande-Bretagne en passant par Helsinki, le message de Trump a été clair, cohérent et saisissant.

L’OTAN est obsolète. Les alliés européens ont relâché la défense américaine tout en accumulant d’énormes excédents commerciaux à nos dépens. Ces jours sont finis. Les Européens vont arrêter de voler nos marchés et commencer à payer pour leur propre défense.

Et il n’y aura pas de guerre froide II.

Nous n’allons pas laisser l’annexion de la Crimée par Poutine ou l’aide aux rebelles pro-russes en Ukraine nous empêcher de travailler sur un rapprochement et un partenariat avec lui, dit Trump. Nous allons négocier des traités sur les armes et parler de nos différences comme Ronald Reagan l’a fait avec Mikhaïl Gorbatchev.

Helsinki a montré que Trump voulait dire ce qu’il a dit quand il a déclaré à plusieurs reprises : « La paix avec la Russie est une bonne chose, pas une mauvaise chose ».

Sur la Syrie, Trump a indiqué que lui et Poutine travaillaient avec Bibi Netanyahu, qui veut que toutes les forces iraniennes et les milices soutenues par l’Iran soient tenues loin du plateau du Golan. Quant aux troupes américaines en Syrie, dit Trump, elles sortiront après l’écrasement de l’EIIL, et nous en sommes à 98%.

C’est un autre message sous-jacent ici : l’Amérique rentre à la maison des guerres étrangères et abandonnera ses engagements à l’extérieur.

Avant et après la réunion de Trump-Poutine, la couverture de l’information par câble était aussi hostile et haineuse envers le président que tout ce que j’ai jamais vu. Les médias ne sont peut-être pas « l’ennemi du peuple », affirme Trump, mais beaucoup sont des ennemis implacables de ce président.

Certains voulaient que Trump imite Nikita Khrouchtchev, qui a fait exploser le sommet de Paris en mai 1960 suite à l’échec d’une opération de renseignement américaine – l’avion espion U-2 a été abattu au-dessus de l’Oural quelques semaines plus tôt.

Khrouchtchev avait demandé à Ike de s’excuser. Ike a refusé, et Khrouchtchev a explosé. Certains médias semblaient espérer une telle confrontation.

Lorsque Trump a parlé de la « bêtise et de la stupidité » de l’establishment de la politique étrangère américaine qui a contribué à cette ère d’animosité dans les relations américano-russes, que pouvait-il avoir en tête ?

Était-ce les États-Unis qui ont fait entrer l’OTAN de manière provocatrice dans la cour avant de la Russie après l’effondrement de l’URSS ?

Était-ce l’invasion américaine de l’Irak pour dépouiller Saddam Hussein d’armes de destruction massive qu’il n’avait pas, ce qui nous a plongés dans des guerres sans fin au Moyen-Orient ?

Était-ce le soutien américain des rebelles syriens déterminés à renverser Bashar Assad, menant à l’intervention de l’Etat islamique et une guerre civile de sept ans avec un demi-million de morts, une guerre dans laquelle Poutine est finalement entré pour sauver son allié syrien ?

Est-ce l’abrogation par George W. Bush du traité ABM de Richard Nixon et la recherche d’une défense antimissile qui a poussé Poutine à sortir du traité Reagan INF et à commencer à déployer des missiles de croisière pour le contrer ?

Est-ce la complicité des Etats-Unis dans le coup d’Etat de Kiev qui a évincé le régime pro-russe élu qui a poussé Vladimir Poutine à s’emparer de la Crimée pour maintenir la base navale russe de la mer Noire à Sébastopol ?

De nombreuses actions de Poutine que nous condamnons étaient des réactions à ce que nous avons fait.

La Russie a annexé la Crimée sans effusion de sang. Mais les Etats-Unis n’ont-ils pas bombardé la Serbie pendant 78 jours pour forcer Belgrade à rendre sa province berceau du Kosovo ?

En quoi cela était-il plus moral que ce que Poutine a fait en Crimée ?

Si le renseignement militaire russe a piraté les courriels du DNC, exposant comment ils ont coincé Bernie Sanders, Trump dit qu’il n’y a pas participé. Y a-t-il, après deux ans, une preuve qu’il l’a fait ?

Trump insiste sur le fait que l’ingérence russe n’a eu aucun effet sur le résultat en 2016 et qu’il ne laissera pas l’obsession des médias à l’égard de la Russie interférer avec l’établissement de meilleures relations.

L’ancien directeur de la CIA, John Brennan, est furieux : « La conférence de presse de Donald Trump à Helsinki… était … une trahison. …. Il est entièrement dans la poche de Poutine. Patriotes républicains : Où êtes-vous ? »

Eh bien, comme l’a dit Patrick Henry il y a longtemps, « Si c’est une trahison, profitez-en ! »

Photo: Le président Trump et la première dame Melania Trump avec le président russe Vladimir Poutine à Helsinki le 16 juillet. (Www.kremlin.ru)

Source : http://www.theamericanconservative.com/buchanan/trump-calls-off-cold-war-ii/

Via RI

 
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Publié par le 18 juillet 2018 dans général, International, Politique

 

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Sommet d’Helsinki – Trump accusé de collusion avec Poutine

Les titres des médias français sont incroyables :  «On a vu une soumission, une vassalisation de Trump» face à Poutine titre 20 minutesLes liaisons dangereuses de Donald Trump et Vladimir Poutine pour Le Monde .. etc

Le chef de la Maison-Blanche a fait l’unanimité contre lui aux États-Unis en se désolidarisant de ses services de renseignement devant le président russe.

Les propos de Donald Trump aux côtés de Vladimir Poutine ont  scandalisé les médias alignés au niveau mondial, et la classe politique américaine jusque dans les rangs républicains, où l’on s’inquiète de la « faiblesse » affichée par le président des Etats-Unis, accusé de traiter son homologue russe en allié plutôt qu’en adversaire.  

Donald Trump est parvenu à faire quasiment l’unanimité contre lui avec sa prestation à Helsinki face à Vladimir Poutine. «Lamentable», «surréaliste», «répugnant», «horrible», «antipatriotique», «une honte nationale»… Un déluge de commentaires négatifs venus de la droite comme de la gauche. Même Fox News a eu des états d’âme, c’est dire. Le Figaro

Tout ça confirme que Trump a beaucoup de respect pour Poutine, et il l’assume envers et contre tous … Z

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La rencontre tant attendue entre Donald Trump et Vladimir Poutine à Helsinki a enfin eu lieu hier et il est peu de dire qu’elle a déjà fait couler beaucoup d’encre. Le président américain a-t-il encore été l’auteur d’une déclaration fracassante ? Non, et c’est justement ce qui lui est reproché par les politiciens américains et les journalistes du monde entier. Jugé trop amical vis-à-vis de la Russie, il est attaqué bille en tête pour sa « faiblesse » et même sa « trahison ». Mais qui sont les auteurs de ces insultes ?  

Trump serait-il fort avec les faibles et faible avec les forts ? La question se pose à la lecture des articles qui reviennent non pas sur la rencontre entre les présidents américain et russe, mais sur leur conférence de presse commune. Les deux hommes se sont rencontrés hier à Helsinki (en terrain neutre donc) et ont fait preuve d’une attitude constructive. S’en est déjà trop pour tous les anti-russes qui hantent les structurent gouvernementales et les salles de rédaction !

Réactions épidermiques et déplacées

L’opposition démocrate tire à boulets rouges. C’est son rôle et sa défaite qui a rangé Hilary Clinton dans le musée des antiquités a fait mal. Les démocrates veulent la peau de Trump et racontent n’importe quoi sur la Russie et Poutine depuis plus de deux ans. C’est ainsi que leur chef au Sénat, Chcuck Schumer a qualifié Trump d’ «  irréfléchi, dangereux et faible ». Même son de cloche du côté de l’ancien patron de la CIA, John Brennan, qui n’a toujours pas digéré de s’être fait virer par Trump. Alors, il enrage sur Twitter où il qualifie l’attitude de Trump que « rien de moins qu’un acte de trahison ».

Et pour que la fête soit complète, l’ancien bodybuilder et gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger a montré toute l’étendue de sa prose en affirmant : « C’était gênant. Tu étais à côté de Poutine comme une nouille flasque, comme un fan-boy ». Qu’a bien pu faire Trump pour se coltiner toutes ses attaques ? Sa première faute aux yeux de ses détracteurs est d’avoir rencontré le président Poutine… Le ton est donné. Sa seconde faute qui le condamne pour l’éternité est de ne pas avoir fait de déclaration à l’emporte-pièce contre la Russie.

Ces faucons veulent la guerre avec Moscou juste parce qu’ils marchent à la philosophie meurtrière qu’est le néoconservatisme. Ils sont tellement dans leur délire que certains ont demandé à vérifier qu’il n’y ait pas de système d’écoute dans le ballon de foot offert par Poutine à Trump en conférence de presse… L’intelligence a disparu des écrans radar juste pour avoir le plaisir de taper sur Trump.

Nul doute que les services de renseignement américains encore en bonne partie dirigés par leur moteur démocrate continuent de travailler d’arrache-pied pour prouver que Trump n’est qu’un pantin dans les mains des russes. Mais après deux années d’enquête, les résultats sont bien minces et viennent confirmer que les Américains ont chassé Clinton justement parce qu’elle se souciait plus de faire la guerre à la Russie que de protéger les travailleurs américains. Les politiciens et médias américains n’ont toujours pas compris que les électeurs avaient pour une fois voté pour défendre leurs intérêts.

source

Après la rencontre historique entre les chefs d’Etat américain et russe à Helsinki, Vladimir Poutine a accordé une interview à la chaîne américaine Fox News. L’entretien a notamment permis d’aborder le sujet de la prétendue ingérence russe dans le scrutin présidentiel américain de 2016.

 
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Publié par le 17 juillet 2018 dans général, International, Politique

 

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Trump a déclaré que l’Union Européenne est un « ennemi » avant la réunion avec Poutine

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Par Jason Ditz

Dans les commentaires faits lors de sa conférence de presse du dimanche, le président Trump a déclaré que les États-Unis ont « beaucoup d’ennemis », désignant l’Union Européenne en premier lieu et avant tout parmi eux. Il a poursuivi en disant qu’il a « un gros problème » avec l’Allemagne.

En parlant des ennemis des Etats-UNis, Trump a déclaré que l’UE est un ennemi, et la Russie « est un ennemi à certains égards », tandis que la Chine est « un ennemi sur le plan économique ». Il a dit que ses problèmes avec l’UE étaient centrés sur « ce qu’ils nous font dans le commerce ».

Trump a minimisé la signification de ces déclarations, disant que cela ne signifie rien d’être un ennemi si ce n’est de reconnaître qu’ils sont « compétitifs ». Il convient toutefois de noter que la semaine dernière, il a minimisé l’idée que le président russe Vladimir Poutine était un ennemi, le présentant plutôt comme un concurrent.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a critiqué les commentaires de Trump, insistant sur le fait que les États-Unis et l’UE « sont les meilleurs amis » et prétendre que quiconque se dit ennemi « répand de fausses nouvelles ».

Les complaintes de Trump au sujet des membres de l’UE ne s’arrêtent pas là : « J’ai un gros problème avec l’Allemagne parce que l’Allemagne a conclu un accord de gazoduc avec la Russie ». Lors du sommet de l’OTAN, Trump a accusé l’Allemagne d’être sous contrôle russe. Au cours du commentaire de dimanche, il a déclaré que les Allemands « agitent un drapeau blanc » en achetant de l’énergie à la Russie.

Article originel : Trump Declares European Union a ‘Foe’ Ahead of Putin Meeting

Traduction SLT

 
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Publié par le 17 juillet 2018 dans général, International, Politique

 

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« L’attaque de Trump contre l’Allemagne. Sortir de l’OTAN ? Une nécessité !! »

Hé bien hier ce fut une dure journée pour les alliés face à Trump ! 

Egrenant ses exigences financières, attaquant Berlin sur sa dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou, Trump a placé la réunion de l’Alliance sous tension à Bruxelles .

Il y a dix jours le conseiller de la Maison Blanche chargé du dossier, Rich Hooker, avait quitté ses fonctions .

C’est dire le clivage que crée Trump au sein même de son camp ! 

Précisions sur ses déclarations : 

« Ils paient des milliards de dollars à la Russie et nous devons les défendre contre la Russie (…) Ce n’est pas normal », a-t-il martelé.
« L’Allemagne est totalement contrôlée par la Russie », a répété le président américain. « Ils tirent 60% de leur énergie de la Russie. Je pense que c’est une très mauvaise chose pour l’Otan, qui ne devrait pas se produire », a-t-il poursuivi dans une diatribe contre l’Allemagne.
M. Trump s’en est aussi pris plus généralement aux membres de l’Otan qui « ne payent pas ce qu’ils devraient » pour leurs dépenses militaires.
« Nous protégeons l’Allemagne, la France… Nous protégeons tous ces pays », a-t-il insisté, estimant que les Etats-Unis « payaient beaucoup trop ».
« C’est disproportionné et injuste pour les contribuables des Etats-Unis », a-t-il encore lâché.
Le président américain n’a de cesse de réclamer aux Européens d’accroître leurs dépenses militaires afin de respecter leur engagement de les porter à 2% de leur PIB en 2024.  (source)

On sait que Trump ne veut plus de l’OTAN qu’il trouve « obsolète » : réussira-t-il à aller au bout de ses convictions contre l’establishment US, dont son propre camp ?? Z

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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Celles et ceux qui ont toujours eu une « certaine idée de la France », et de notre indépendance, ont toujours vu d’un très mauvais œil le retour dans l’OTAN que Nicolas Sarkozy, dit « l’américain », a initié alors qu’il était président. Son successeur, François Hollande, a suivi le même chemin, celui de l’alignement corps et âme de la France et de son appareil militaire sur les intérêts américains.

Je n’ai eu de cesse de dénoncer notre appartenance à l’OTAN, pas d’un point de vue idéologique, mais parce que notre intégration à une alliance militaire bras armé des intérêts américains, ce n’est évidemment pas la meilleure solution pour assurer notre indépendance et les attributs de notre souveraineté.

Quand on dénonce l’Otanisation de notre pays, on est évidemment qualifié de faire de « l’antiaméricanisme » primaire. Désormais, c’est encore plus grave. On est « américanophobe », ce qui constituerait presque un délit pénal.

Quoique cela soit moins vrai depuis que Donald et Daisy sont à la Maison Blanche. On a le droit d’insulter le Président américain, de le vomir, et l’on est encensé… Il faut dire que notre Donald ne fait pas dans la dentelle.

Pilonnage en règle de l’Allemagne

Alors que le Président des États-Unis vient d’arriver à Bruxelles pour un sommet de l’OTAN, voici ce qu’il a déclaré afin de poser tout de suite les choses :

« L’Allemagne est complètement contrôlée par la Russie, elle est prisonnière de la Russie », ou encore « L’Allemagne paie des milliards de dollars à la Russie pour ses approvisionnements en énergie et nous devons payer pour la protéger contre la Russie. Comment expliquer cela ? Ce n’est pas juste »…

Je ne peux qu’encore une fois attirer votre attention sur ce que je disais il y a quelques jours déjà dans l’édito intitulé « Punir l’Allemagne, négocier avec la France, détruire l’Europe ! ».

Chaque jour qui passe nous montre un peu plus la réalité de cette stratégie américaine.

Quelles sont les raisons de la colère trumpienne ?

N’en déplaise aux imbéciles de propagandistes, non Trump n’est toujours pas l’abruti que l’on veut nous faire croire qu’il est.

La raison de la colère américaine c’est évidemment l’alimentation en gaz et en pétrole de l’Europe par la Russie alors que la grande idée c’est de remplacer le gaz russe par le gaz américain !

« Le président américain a dénoncé à plusieurs reprises le projet de doublement du gazoduc Nord Stream reliant directement la Russie à l’Allemagne. Il exige son abandon.
Sa critique lui permet d’enfoncer un coin dans l’unité des Européens, car Nord Stream 2 les divise. »

Les pays de l’UE importent deux tiers de leurs besoins de consommation. En 2017, ceci a représenté une facture totale de 75 milliards d’euros, selon les statistiques européennes. À ce jour, la moitié du gaz acheté est russe, mais les Européens cherchent à briser cette dépendance.

Les États-Unis sont engagés dans une stratégie de conquête de marchés pour leur gaz naturel. Ils ont exporté 17,2 milliards de m3 en 2017, dont 2,2 % par méthaniers vers les terminaux de l’Union européenne. »

75 milliards d’euros dépensés chaque année dont la plus grande partie revient à la Russie.
Or les États-Unis sont engagés dans une guerre à mort pour le contrôle de l’énergie et l’alimentation du monde.

C’est toute cette stratégie et ses implications notamment monétaires et économiques que j’ai détaillées dans ma lettre du mois de juin disponible dans vos espaces lecteurs.

La « grandeur de la France », ce sera sans l’OTAN, et sans l’Union européenne

Nous sommes ici au cœur du sujet géopolitique actuel.

Que va faire l’Europe ? Va-t-elle payer la rançon énergétique américaine ? Va-t-on au contraire poursuivre notre stratégie de mix énergétique aussi bien en diversification de sources d’énergie que de sources d’approvisionnement ? Merkel va-t-elle plier devant Trump ? Macron va-t-il rester le double vassal soumis aussi bien aux États-Unis qu’à l’Allemagne ou la France va-t-elle s’émanciper comme on pourrait en détecter les tout premiers signes (encourageants) dans le discours de Macron devant le congrès où il a déclaré en conclusion de son discours :

« Notre seule idéologie, c’est la grandeur de la France. C’est un patriotisme nouveau, vivifié que nous sommes en train de construire »…

Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais le printemps commence toujours par une hirondelle. Les événements risquent fort de se charger de faire fléchir l’idéologie macronienne.

Ce qui est certain c’est que la grandeur d’une nation, surtout d’un vieux pays comme peut l’être le nôtre, ne peut s’exprimer qu’à travers une souveraineté totale et les choses sont très simples.

Les attributs de la souveraineté sont les suivants : faire les lois, faire appliquer les lois, battre monnaie, et décider de la paix ou de la guerre. Avec l’Europe, nous ne faisons plus loi, notre police a la plus grande des peines à faire appliquer les quelques règles qui le mériteraient véritablement, nous ne battons plus monnaie puisque l’euro est une monnaie commune, et enfin, notre appartenance à l’OTAN nous empêche par définition de décider pleinement de nos guerres ou de la paix.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 12 juillet 2018 dans général, International, Politique

 

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