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Une étude évalue l’impact de la géo-ingénierie sur les cultures terrestres

Résultat de recherche d'images pour "géo-ingénierie"

Mais à part ça, « les chemtrails n’existent pas » nous expliquent encore certains médias …  Bien évidemment que la géo-ingénierie est une réalité …. qui nuit gravement à la planète !! Certains gouvernements jouent aux apprentis sorciers avec le climat, mettant en danger la planète et la santé des populations ! Z 

Selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature (Estimation des effets de la géo-ingénierie sur l’agriculture mondiale à l’aide d’éruptions volcaniques), la géo-ingénierie pourrait nous laisser dans une situation pire que si nous ne faisions rien du tout.

Ce n’est un secret pour personne que l’activité humaine fait des ravages sur notre planète. L’idée derrière la géo-ingénierie est que les humains ont aussi le potentiel de réparer tous ces dommages en prenant des mesures importantes et audacieuses pour modifier l’atmosphère.

Bien que les propositions spécifiques varient, l’une des idées que l’on lance assez souvent est la gestion du rayonnement solaire (GRS). Par sa logique, si nous injectons des aérosols dans la stratosphère, nous diminuerions la quantité de lumière solaire qui atteint la surface de la Terre, refroidissant ainsi la planète. Les éruptions volcaniques ont inspiré l’idée – les gaz qu’elles envoient dans l’atmosphère créent un voile similaire au-dessus de la planète.

Observer le passé

Une équipe de chercheurs de l’Université de Berkeley voulait savoir quel serait l’impact de cette approche sur les rendements agricoles de la planète.

Pour ce faire, ils ont analysé les niveaux d’aérosols de la planète, les données d’irradiation solaire et les rendements des cultures après deux éruptions volcaniques : l’éruption de El Chichón au Mexique en 1982 et l’explosion du mont Pinatubo aux Philippines en 1991. Les chercheurs ont conclu que les éruptions ont eu un effet négatif sur deux types de cultures différentes – les cultures C3 (comme le riz, le soja et le blé) et les cultures C4 (une catégorie qui inclut le maïs).

Ensuite, ils ont décidé de modéliser comment une injection globale de sulfates dans la stratosphère pourrait avoir un impact sur le rendement des cultures. Pour ce faire, ils ont utilisé plusieurs modèles du système terrestre de l’Institut Max Planck de météorologie. À partir de cette analyse, ils ont conclu que la diminution de la lumière du Soleil provenant des GRS nuirait davantage aux cultures de la planète que les températures plus fraîches ne les aideraient.

Une grosse, audacieuse, mauvaise idée

Ce n’est pas la première étude à affirmer que la géo-ingénierie n’est pas une bonne idée. D’autres affirment que les GRS mettraient en péril les espèces des zones de biodiversité, alors que d’autres pensent que nous ne devrions pas le faire par crainte de conséquences involontaires.

Dans le document, l’équipe de Berkeley note que d’autres chercheurs pourraient utiliser une approche similaire pour déterminer l’impact des GRS sur différents types de systèmes, comme la santé humaine ou la fonction de l’écosystème. Si ces chercheurs arrivent à la même conclusion – que les GRS causent plus de problèmes qu’ils n’en valent la peine – nous pourrions vouloir officiellement retirer l’idée de la table.

Source : Futurism

via ASR

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Publié par le 9 août 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Conditions Météorologiques Extrêmes, et Changements Terrestres, Octobre 2015

 

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L’humanité est-elle proche d’un effondrement systémique ?

GlobalCollapse

 

 

 

 

 

Pas de croissance infinie possible dans un monde fini , point barre : donc à un moment ce modèle va s’écrouler, c’est mathématique, et la probabilité augmente exponentiellement , car la classe moyenne mondiale est en plein boom et aspire au même niveau de vie que le notre …elle va se heurter à une limite critique : on ne refera plus jamais 800 millions de voitures pour les classes moyennent asiatiques (qui explosent en ce moment même) d’ici 2020, il faudrait 2 ou plusieurs, planètes terre. Z .

Depuis quelques décennies, certaines études scientifiques démontrent mathématiquement l’impossibilité de pouvoir prospérer sur le long terme avec notre système économique actuel. Ces études font souvent appel à un domaine méconnue,la dynamique des systèmes, qui se veut d’étudier les systèmes complexes avec toutes les intrications qu’ils comportent, c’est à dire tout ce qui influence ces systèmes et les conséquences qu’ils entrainent.

Nous vous proposons un tour d’horizon des études scientifiques les plus sérieuses sur le sujet, souvent décriées, voir ignorées, elle permettent d’apercevoir ce qui pourrait se passer dans un futur plus ou moins proche. Et il y a de quoi s’inquiéter sérieusement…

1 – Le jour de dépassement global

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Le fait que l’humanité surexploite la majorité des ressources terrestres vitales pour sa survie est aujourd’hui connu et relativement bien documenté. Pour preuve, le« Global Overshoot Day », littéralement « le jour du dépassement global » annuel de l’humanité survient de plus en plus tôt chaque année, selon le Global Footprint Network, qui regroupe des scientifiques, des universitaires, des municipalités et des entreprises de partout dans le monde.

L’an dernier, le jour du dépassement est survenu le 19 août. En 1993, il y a donc à peine 20 ans, il est survenu le 21 octobre. Ce seuil indique l’instant à partir duquel la population mondiale a consommé l’ensemble des ressources que la planète était en mesure de produire pour l’année en cours.

Au rythme actuel, le Global Footprint Network évalue que «la demande de l’humanité en ressources et services écologiques exigerait une fois et demie la capacité de la Terre pour être satisfaite». Selon ces mêmes calculs, «nous aurons besoin de deux planètes d’ici 2050 si les tendances actuelles persistent». Si tous les Terriens consommaient comme les Canadiens, il nous faudrait l’équivalent de trois planètes et demie pour assurer notre subsistance.

Les pêcheries mondiales constituent un bon exemple de la surexploitation des ressources mondiales. Selon leProgramme des Nations unies pour l’environnement, il pourrait être impossible d’exploiter commercialement les poissons des océans d’ici 2050.

Qui plus est, les bouleversements climatiques risquent d’aggraver les choses. Selon la Banque mondiale, degraves pénuries alimentaires sont ainsi à prévoir si le réchauffement planétaire poursuit sur sa lancée actuelle. Cela risque d’aggraver le problème de la faim dans le monde. Les stratégies censées permettre de lutter contre ce fléau ont lamentablement échoué, en plus de nuire à l’environnement.

Les scientifiques prédisent également un accroissement du niveau des océans qui affectera de plus en plus de populations côtières, des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents ainsi que des effets irréversibles sur la biodiversité mondiale.

2013_Greenpeace_JourDepassement_(International)GPWeikl_02

2 – Un modèle minimal de l’interaction entre l’Homme et la Nature.

D’après l’étude nommée : « A Minimal Model for Human and Nature Interaction », notre civilisation risque l’effondrement d’ici à peine quelques décennies en raison de la surexploitation chronique des ressources de la terre et de l’accroissement des inégalités. C’est ce que conclut l’étude de trois chercheurs universitaires, Safa Motesharrei et Eugenia Kalnay de l’Université du Maryland et Jorge Rivas de l’Université du Minnesota.

Cette étude — dont la publication a été acceptée par le Elsevier Journal Ecological Economics — se base sur la dynamique historique qu’entretiennent les civilisations par rapport à la nature, mais aussi à l’intérieur même de leurs structures sociales. Le modèle de recherche est donc multidisciplinaire.

Les chercheurs ont ainsi mis en évidence les raisons qui ont contribué à la chute des civilisations au cours des derniers millénaires. Selon leurs travaux, une série de facteurs liés entre eux sont à prendre en compte, parmi lesquels le climat, la population, l’eau, l’agriculture et l’énergie.

Ces facteurs peuvent mener à un effondrement de la civilisation s’ils convergent vers une «rareté des ressources provoquée par une trop grande pression exercée sur les capacités de la nature» et une «stratification économique entre riches et pauvres». Ces phénomènes combinés «ont toujours joué un rôle central dans le processus d’effondrement. Du moins au cours des cinq mille dernières années», concluent-ils.

Un temple du royaume de Tikal, un des plus prospères de la civilisation classique Maya. Professeur Medina-Elizalde

Dans une telle dynamique, les citoyens les plus privilégiés sont toutefois prompts à refuser tout changement, soulignent les chercheurs qui ont mené l’étude. Ils sont en effet moins affectés que les plus démunis par «les effets de la détérioration de l’environnement». Ils peuvent donc se contenter du statu quo beaucoup plus longtemps avant de s’ouvrir à la remise en question.

L’étude souligne par ailleurs que le développement technologique n’est absolument pas en mesure de permettre à l’humanité d’éviter le pire. «Les changements technologiques augmentent l’efficacité des ressources, mais aussi la surconsommation», peut-on lire dans le document.

Face à ce constat, les chercheurs sonnent l’alerte face à l’inconscience et l’aveuglement des élites qui aurait déjà mené à la disparition d’autres civilisations. Ils estiment que l’on peut encore éviter le pire de deux manières, en réduisant les inégalités économiques ainsi qu’en réduisant la consommation des ressources. C’est donc une mise en garde qui s’adresse aux gouvernements et aux populations afin qu’ils prennent conscience qu’un changement dans les modes de vie devient nécessaire.

Rapport Oxfam - Projection de la répartition des richesses

3 – L’écroulement de la civilisation occidentale : une vue de l’avenir

Si les résultats de l’étude ci dessus peuvent sembler catastrophistes, ils sont malheureusement confirmés par d’autres études prospectives comme celle de deux scientifiques américains. Erik M. Conway, historien à la NASA et Naomi Oreskes, historienne des sciences et professeure à l’université d’Harvard. Ils ont publié en 2013 un article intitulé « The Collapse of Western Civilization: A View from the Future » dans le prestigieux journal duMassachusetts Institute of Technology (MIT).

Dans cet article ils se posent la question suivante : pourquoi sommes-nous restés inactifs, alors que nous disposions d’informations scientifiques robustes sur le changement climatique et que nous savions quels terribles événements allaient suivre ? Il s’en suit une prospective sur le déclin de l’humanité qui doit affronter le résultat de sa lâcheté : vagues de chaleurs sans précédent, hausse du niveau des océans, panique, émeutes, migrations de masse, hausse explosive des populations d’insectes, épidémies… L’ordre social s’effondre dans les années 2050 et les gouvernants, acquis à l’idéologie néolibérale, se retrouvent désarmés devant la nécessité d’une intervention massive de l’état…

Là aussi, en imaginant la situation vers laquelle l’humanité s’oriente si rien n’est fait, les auteurs montrent le piège des idéologies aveuglantes qui dominent : le positivisme et le fondamentalisme de marché.

Malheureusement, ces mises en perspective apparaissent de moins en moins extravagantes tant nos sociétés s’acharnent, contre toute logique, à faire perdurer un modèle de société obsolète et sans aucun avenir. Pourtant, il est encore tout à fait possible d’éviter de répéter les erreurs du passé et cet avenir catastrophique peut être écarté si des changements politiques et structurels forts sont mis en place.

Croissance infini pour planète finie

 

4 – Les limites à la croissance, le rapports du Club de Rome ou « rapport Meadows » (1972 – 1993 – 2004). 

The limits to growth - 1972 (Donella Meadows, Dennis Meadows, Jørgen Randers et William W. Behrens III)

Il est inquiétant de constater que l’étude de cette problématique, ainsi que les conséquences sur le long terme soient connues depuis maintenant plus de quarante ans. Le fameux « rapport du Club de Rome » fut le premier rapport scientifique rendu public sur cette problématique. En 1972, il mettait en évidence les dangers écologiques de la croissance économique et démographiqueque connaissait le monde en 1972. A travers divers scénarios, il prévoyait l’évolution de l’économie Humaine jusqu’en 2100, suivant que l’Humanité prenne telle ou telle direction.

Ils développèrent donc un modèle informatique qui avait pour objectif de décrire le monde comme un ensemble global dont les parties sont interdépendantes. Voici le développement de ce modèle :

 – Le développement économique est induit par la croissance.

– Celle-ci est stimulée par la croissance démographique et une exploitation croissante des ressources naturelles.

– Cette croissance économique provoque de la pollution, qui elle-même sera cause de recul économique et/ou démographique.

– Par le jeu de ces interactions, une consommation excessive des ressources naturelles peut entraîner une crise économique durable.

– Ainsi la croissance économique s’arrêtera faute de matières premières (énergie, ressources minières, appauvrissement des sols, épuisement des ressources halieutiques, etc.), la population diminuera faute de nourriture et/ou, comme par le passé, au moyen de conflits armés.

Graphique du scénario "business as usual" - Issue du troisième rapport (2004) "The limits to growth"

Cela conduit les auteurs à prévoir pour l’avenir plusieurs scénarios : pénurie de matières premières et/ou hausse insupportable de la pollution. Chacun de ces deux scénarios provoquerait la fin de la croissance quelque part durant le XXIe siècle. Le progrès technique ne ferait que différer l’effondrement inéluctable de l’écosystème mondial, incapable de supporter cette croissance exponentielle.

Cependant, tous les scénarios présentés par les auteurs ne mènent pas à un effondrement. Mais ils constatent que les seuls scénarios sans effondrement sont ceux qui abandonnent la recherche d’une croissance exponentielle sans limite de la production.

Trois scénarios issus du rapport Meadows. À gauche, scénario dans lequel les tendances des années 1900-1970 se poursuivent. Au centre, scénario intégrant une optimisation de l'utilisation des ressources non renouvelables. À droite, scénario faisant intervenir des politiques conjointes de stabilisation. © Vincent Landrin (d'après The Limits to Growth, 1972).

La version actualisée du rapport du Club de Rome, traduit en Français en 2012 et intitulée « les limites à la croissance, dans un monde fini » n’a quasiment pas fait parler de lui, pourtant, une fois de plus, les résultats de l’étude démontrent très clairement que la tendance n’a pas changée et que l’effondrement systémique pourrait bien avoir lieu avant 2050 au rythme de surconsommation des ressources actuelles.

En effet, les prédictions du scénario « business as usual » – donc celui dans lequel nous nous trouvons – prévoit l’effondrement économique majeur aux alentours de 2030 qui entrainerai inexorablement une baisse massive de la population mondiale.

Ce troisième rapport confirme ceux de 1972 et 1993, plusieurs études scientifiques convergent vers cette analyse, pourtant le dogme de la croissance est toujours présenté comme le seul modèle viable pour notre système économique. Tout se déroule comme prévu pour que survienne le désastre !

4 – World3, le simulateur de type dynamique des systèmes.

World3 a été développé par l’équipe à l’origine du premier rapport du Club de Rome. Il permet notamment de faire des simulations informatiques des interactions entre population, croissance industrielle, production de nourriture et limites des écosystèmes terrestres.

Il s’agit d’un modèle de type dynamique des systèmes, il comporte sept parties interagissant entre elles. Chacune traite d’un système différent du modèle. Les systèmes principaux sont :

  • le système alimentaire, incluant l’agriculture et l’industrie agroalimentaire ;
  • le système industriel ;
  • le système démographique ;
  • le système de ressources non renouvelables ;
  • le système de pollution.

Si vous souhaitez faire vos propres simulations, voici le simulateur en accès libre.

Simulation dans World3

5 – Conclusion

Une autre étude scientifique publié dans la revue Nature en 2009 par une équipe de chercheurs Internationaux mettait en alerte sur les 9 barrières qui mettraient en dangers l’équilibre de l’écosystème planétaire, ces limites visent à déterminer des seuils globaux au-delà desquels les dégradations environnementales planétaires ne permettraient plus aux activités humaines de se poursuivre. Vous pouvez consulter un résumer en français ici.

Les neuf processus terrestres à surveiller selon Rockström et coll.,1 leur indicateur, la valeur actuelle et la limite planétaire qu’il pourrait être dangereux de dépasser. Les lignes rouges correspondent aux limites qui ont déjà été dépassées, les vertes à celles qui ne l’ont pas encore été. (2013) - Réalisé par Planeteviable.org

Malgré tout ces avertissements, il parait plus que nécessaire d’informer le maximum de personne de ce qui risque de se produire si aucun changement de cap n’est envisagé et s’y préparer par la même occasion. Il parait évident que la croissance économique exponentielle n’est mathématiquement pas viable sur le long terme. Ceci n’est pas seulement une question de politique, les structures de gouvernances ne semblent pas pouvoir remettre en question l’idéologie proposée actuellement. Il ne s’agit pas d’un problème de personnes, mais d’un problème systémique, bien plus profond.

Le comportement des êtres humains étant profondément influencés par les structures sociétales dans lesquelles ils évoluent, ne pas remettre en cause ces structures, c’est s’attaquer aux conséquences et oublier les causes qui les ont générés.

 

Stéphane Hairy

 

Source :

Synrthèse du Rapport de 2012

Le devoir

The guardian

Halte à la croissance

Les limites planétaires

 
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Publié par le 4 mars 2015 dans économie, général, société

 

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Selon une étude internationale, nous nous dirigeons vers une inversion ‘rapide’ des pôles magnétiques terrestres …

pole-shift
Soyons clairs et nets : un renversement des pôles magnétiques terrestres peut se produire en quelques heures, comme nous l’avons déjà reporté , les scientifiques (des paléomagnéticiens ) ont été effarés de découvrir cela dans des couches de sédiments lors d’études archéologiques :

le champs magnétique terrestre s’affaiblit car nous sommes dans une inversion des pôles magnétiques (différent d’un « pole shift » , bien plus violent)  , c’est une constante dans ces cas là ; Il s’affaiblit de plus en plus vite jusqu’à disparaître, ce qui anéantirait toutes vie sur terre car nous serions exposés aux rayons cosmiques mortels ;

Ce qu’on nomme l’anomalie de l’Atlantique sud est la prémisse de cette inversion, et les rayons cosmiques s’y engouffrent déjà, il n’y a plus de champs magnétique (il est trés faible) à cet endroit du monde , à cause d’un gros trou dans la magnétosphère  …

 Après , « rapide » ça peut etre quelques dizaines d’années  : on ne pourra savoir qu’au dernier moment (ou si la disparition du champs magnétique s’accélère brutalement, ou exponentiellement) , c’est la nature qui décide, et nous ne sommes rien  à coté de mère nature …  Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

Fin juin, l’Agence spatiale européenne (ESA) présentait les premiers résultats de sa mission Swarm, une constellation de trois petits satellites lancés en novembre 2013, qui étudie en détail le champ magnétique terrestre. Les mesures effectuées par ces engins montraient que ledit champ magnétique, qui protège notre planète des particules chargées émises par le Soleil, était en train de s’affaiblir rapidement, perdant 5 % de son intensité en une décennie, soit une baisse dix fois plus rapide que ce qui était envisagé auparavant.

Ce résultat a ravivé l’hypothèse selon laquelle nous ne serions pas loin d’une inversion des pôles magnétiques, ce qui a provoqué ce commentaire de la part du responsable de Swarm, le Norvégien Rune Floberghagen : « Un tel renversement n’est pas instantané. Il prendrait plusieurs centaines d’années si ce n’est quelques millénaires. » Trois mois après, Rune Floberghagen peut apporter un important correctif à sa déclaration. En effet, selon une étude internationale publiée dans le numéro de novembre du Geophysical Journal International, le renversement des pôles magnétiques terrestres, un événement susceptible d’avoir de graves répercussions sur notre civilisation technologique, peut se produire en moins de temps qu’il n’en faut à un homme pour vivre et mourir.

Comme me l’a expliqué l’un des auteurs de l’étude, Sébastien Nomade, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, CEA-CNRS-Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, cette découverte a une histoire peu banale qui commence par une catastrophe, le tremblement de terre meurtrier de 2009 à l’Aquila, en Italie : « Suite à ce drame, l’Etat italien a demandé aux géologues de l’IGAG de cartographier les bassins des Apennins qui sont extrêmement actifs du point de vue tectonique. Dans certains d’entre eux, qui étaient autrefois remplis par des lacs, on a trouvé des dépôts de plusieurs kilomètres d’épaisseur : les sédiments s’y sont accumulés à une rapidité sans aucune mesure avec ce que l’on trouve ailleurs et ont gardé au passage la trace de plusieurs dizaines d’éruptions volcaniques. » Cela n’a l’air de rien, mais ces dépôts sédimentaires dotés de niveaux volcaniques pouvant servir de repères chronologiques constituent une mine d’or pour qui veut reconstituer les variations passées de l’orientation du champ magnétique terrestre, le paléomagnétisme. Et la mine d’or se transforme en mine de diamant quand dans la couche étudiée se trouve la mémoire de la dernière inversion des pôles magnétiques, l’inversion Matuyama-Brunhes, qui s’est produite il y a environ 780 000 ans.

Comment les paléomagnéticiens procèdent-ils ? « Quand le matériel se dépose dans le lac, explique Sébastien Nomade, les fines particules de magnétite qu’il contient vont s’orienter suivant les lignes du champ magnétique terrestre. On peut ensuite mesurer la direction que celles-ci avaient à différentes époques. » On comprend aisément que plus la vitesse de dépôt de ces particules est importante, meilleure est la résolution de l’enregistrement paléomagnétique. Dans le cas des sédiments des vieux lacs des Apennins, les auteurs de l’étude ont travaillé sur une couche de plus de 2 mètres d’épaisseur couvrant la période de 10 000 ans au cours de laquelle se nichait l’inversion Matuyama-Brunhes. Ils l’ont découpée en tranches de 2 centimètres d’épaisseur, représentant chacune un siècle, tranches qu’ils ont ensuite analysées.

Les résultats sont étonnants. Après de longues prémices, marquées par un affaiblissement du champ magnétique et aussi par des « tentatives » d’inversion,« à un moment, dit Sébastien Nomade, le changement de polarité s’est produit très vite, à l’échelle d’une vie humaine, soit bien plus rapidement que ce que l’on croyait auparavant. » Pendant cette inversion, les pôles magnétiques se sont déplacés en moyenne à la vitesse de 2 degrés par an.

On ignore toujours la cause du phénomène (« si je le savais, j’aurais le prix Nobel », s’exclame en riant le chercheur français) et le mystère réside dans la dynamo terrestre, c’est-à-dire dans les différences de mouvement entre la partie liquide du noyau métallique de notre planète et sa partie solide. Actuellement, le champ magnétique a une intensité plus faible que la moyenne et, comme l’a révélé Swarm, celle-ci baisse rapidement. Néanmoins, tempère Sébastien Nomade, « il est difficile de dire que l’on se dirige vers une inversion. Je dirais qu’on n’a pas plus d’arguments pour cette idée que contre. »

Une inversion du champ magnétique est synonyme d’un affaiblissement notable de la magnétosphère, le bouclier invisible qui protège la Terre des particules du vent solaire. Le risque, pour l’espèce humaine, n’est pas vraiment biologique : on n’a pas trouvé d’extinction de masse associée aux inversions du passé. Le risque est plutôt d’ordre technologique. En temps normal, le bouclier a déjà ses failles qui donnent naissance aux aurores boréales et australes. Mais cela n’est pas toujours gentillet : quand le Soleil, dans une de ses « colères », nous expédie une monstrueuse bulle de particules, une tempête géomagnétique peut se déclencher, se glisser dans les défauts de la cuirasse et, comme cela a été le cas en mars 1989 au Québec, provoquer un effondrement du réseau électrique et une coupure durable de grande ampleur. On peine à imaginer ce qui se serait passé à l’échelle du monde entier si la magnétosphère avait été très affaiblie comme cela se produit lors d’une inversion des pôles magnétiques…

Un quart de siècle après l’accident québécois, dans une ère de réseaux encore plus interconnectés et interdépendants, l’homme ne mesure pas toujours à quel point sa civilisation se repose sur l’électricité. Là est sa force, mais aussi sa faiblesse si les infrastructures ne sont pas protégées pour faire face aux interactions capricieuses entre le champ magnétique de la Terre et les particules électriquement chargées que nous envoie notre étoile.

http://www.chaos-controle.com/archives/2014/10/07/30722539.html

 
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Publié par le 8 octobre 2014 dans Climat - Environnement, général, Insolite

 

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Insolites du Dimanche : Alcyon pléiades , Changements Terrestres juillet 2014, Ovni à Kecksburg

 Alcyon pléiades

 Changements Terrestres  juillet 2014

ALIEN MYSTERIES – Ovni à Kecksburg S01E06 HD

 

 

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Israël lance l’opération terrestre à Gaza : Raid des forces spéciales ! La guerre contre Gaza est basée sur un mensonge …

L’Opération « Age de Pierre » d’Israël : Pluies d’été, nuages d’automne, hiver brûlant, plomb fondu, écho fidèle, pilier de défense et, maintenant, bordures protectrices. Les noms de code des agressions israéliennes sont de purs fantasmes, un pur exercice de propagande. Ils ne procurent à Israël ni paix ni force de dissuasion : La guerre contre Gaza est basée sur un mensonge

Après avoir effectué de nombreuses sorties et raids de bombardement visant des membres du Hamas dans la bande de Gaza au cours de la cinquième journée de l’opération « protective Edge » ( bordures protectrices), résultant dans plus d’une centaine d’innocents civils morts la semaine dernière, Israël, réalisant qu’il ne génère pas de bons points dans les médias «humanitaires» internationaux , a finalement fait ce qu’il avait menacé de faire au cours des derniers jours – lancer un assaut terrestre.

Il y a quelques instants, l’armée d’Israël a déclaré que les troupes terrestres israéliennes avaient pénétré le nord de Gaza afin de prendre le contrôle d’un certain nombre de sites de lancement de missiles.

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(NDLR :  Au début du tweet, Breaking signifie « Flash spécial » et non « Rupture »  comme indiqué)

Selon ABC , le mouvement arrive après des semaines de tensions croissantes et près d’une semaine d’escalade, et de frappes de missiles des deux côtés.

 

La mission a été lancée en début de journée ce dimanche, et vient après que le Conseil de sécurité de l’ONU a exhorté les deux parties à parvenir à un cessez-le feu, et que le gouvernement israélien a dit qu’il a frappé le nord de Gaza « avec une grande force » pour empêcher plus de tirs de roquettes du Hamas.

 

Pendant l’incursion il y a eu un échange de tirs avec des militants qui ont laissé quatre soldats israéliens légèrement blessés, selon l’armée israélienne.

 

Les troupes de Tsahal sont retournés en Israël après la mission, et aucuns soldats ne sont restés dans la bande de Gaza, a déclaré.l’armée israélienne 

Bien sûr, ce n’est que la première incursion dans la bande de Gaza avec de nombreuses autres qui suivront, dans ce qui semble est le catalyseur de l’intensification du conflit ; En outre, la seule question étant juste, c’est comment chaque côté – comme demandé par l’ONU – va désamorcer l’escalade, et plus important encore, si les Etats-Unis vont enfin intervenir ou si ils vont continuer à démontrer le genre de réserve particulière qui a permis à tout le monde, de la Chine à la Russie à la France et maintenant, à l’Allemagne, de voir  que l’ancienne hégémonie vit de plus en plus dans un monde multipolaire , un monde dans lequel les États-Unis sont dejà beaucoup moins pris au sérieux. 

Zero Hedge / resistanceauthentique

Les tueurs sionistes de déchaînent en ce moment contre la bande de Gaza assiégée. A côté des morts et des destructions causés par l’aviation et les soldats sionistes, l’opinion publique a droit aux mensonges habituels servis par une presse qui redouble d’ingéniosité pour garder un vernis de pseudo- neutralité, si ce n’est d’objectivité.

Les politiques se comportent d’une façon guère plus digne ainsi qu’on a pu le constater à la lecture du communiqué de l’Elysée qui donne la position officielle de François Hollande sur les événements en cours en Palestine occupée :

Le Président de la République a eu ce soir un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benyamin NETANYAHOU. Il lui a exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza. Il lui a rappelé que la France condamne fermement ces agressions. Il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces.

Le Président de la République (anciennement française, note de Djazaïri) rappelle la nécessité de prévenir l’escalade des violences.

Après ses indécentes déclarations d’amour au régime sioniste et aux ordures qui la gouvernent, on ne saurait être surpris.

François Hollande chante son amour pour Sion

Pourtant, l’agression décidée par le régime sioniste contre Gaza repose sur un mensonge [comme l’Etat prétendu juif lui-même, soit dit en passant]. C’est ce qu’explique fort bien à mon sens Daoud Kuttab dans les colonnes du Jordan Times. Kuttab met en effet en relation l’accès de violence du régime sioniste avec des développements politiques significatifs dans la région : l’accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah d’une part, et la crise au niveau de la coalition qui gouverne à Tel Aviv avec la surenchère belliciste d’Avigdor Lieberman et ses menaces de rompre son alliance avec le Likoud, menace qu’il vient effectivement de mettre à exécution.

Un autre aspect plus lié à l’escalade militaire qu’au déclenchement des opérations elles-mêmes tient au fait que l’Egypte n’est plus disposée à assurer l’intermédiation entre le Hams et le gang sioniste du fait, selon Kuttab, que les autorités sionistes ont failli à leur engagement de ne pas recapturer des Palestiniens qui avaient été libérés dans le cadre de l’échange avec Gilad Shalit, une des condiitions pour lesquelles l’Egypte avait apporté sa garantie.

Sans doute, mais il n’est pas sûr non plus que le régime militaire égyptien ait vraiment envie de venir en aide à un parti, le Hamas, qui fait partie de la mouvance des Frères Musulmans et qui était très proche de Mohamed Morsi, le président égyptien membre de la confrérie et qui a été renversé par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, l’actuel raïs égyptien.

In fine, Daoud Kuttab nous dit que le régime sioniste se retrouve dans une impasse stratégique que ses accès violents ne sauraient dissimuler aux observateurs avertis. Sur ce sujet, on lira ou relira utilement cet article de 2012 signé John Mearsheimer sur l’échec stratégique des autorités sionistes.

En voyant ce genre de carte (parue dans un média de San Diego aux USA, on a l’impression que les Palestiniens ont une puissance de feu supérieure à celle des sionistesSur ce genre de carte,(parue dans un média de San Diego aux USA, on a presque l’impression à première vue que les Palestiniens ont une puissance de feu supérieure à celle des sionistes.

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Sur ce genre de carte,(parue dans un média de San Diego aux USA, on a presque l’impression à première vue que les Palestiniens ont une puissance de feu supérieure à celle des sionistes
http://www.legrandsoir.info/la-guerre-contre-gaza-est-basee-sur-un-mensonge-jordan-times.html
 

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