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Archives de Tag: Syrie

La Russie va fournir des S-300 à la Syrie et « brouiller les communications de tout avion voulant frapper la Syrie depuis la mer Méditerranée » !

La Russie compte fournir à la Syrie des systèmes de défense anti-aérienne S-300 d'ici deux semaines

 

Finalement les déclarations de Poutine n’étaient que pour la forme, la Russie répond et continue de « muscler » sa politique quant au conflit syrien , et enchaine les mesures de rétorsion envers Israël , ce qui touche l’occident en général . Apres avoir ferme l’est de la Méditerranée au trafic maritime et aérien, ce qui est un coup dur pour Israël, elle va maintenant livrer le système de défense anti-aérienne ultra sophistiqué S 300 à la Syrie d’ici 2 semaines (Damas et Moscou ont signé en 2010 un accord pour la livraison de S-300, mais la Syrie n’avait toujours pas pris possession de ce matériel en raison de l’opposition d’Israël) . Autre annonce importante à noter : « les communications de tout avion voulant frapper la Syrie depuis la mer Méditerranée seront dorénavant brouillées » ! Alors là on monte encore d’un ton . Les Russes replacent leur pions . On va voir comment va réagir l’occident face à ces mesures.   Z 

Une semaine après qu’un avion russe a été abattu en Syrie – tragédie dont la Russie tient Israël responsable –, le ministère russe de la Défense a annoncé la livraison à Damas de systèmes de défense anti-missiles S-300.

La Russie a annoncé ce 24 septembre son intention de livrer des systèmes de défense anti-aérienne S-300 à l’armée syrienne, une semaine après le crash d’un avion russe Ilouchine-20 (Il-20) en Syrie, drame dont Moscou a attribué la responsabilité à Israël. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a précisé : «Les forces armées syriennes seront fournies d’ici deux semaines en systèmes modernes S-300.» Ces derniers, selon le membre du gouvernement russe, «sont capables d’intercepter des appareils sur une distance de plus de 250 kilomètres et peuvent frapper en même temps plusieurs cibles dans les airs».

Le président russe Vladimir Poutine a informé directement son homologue syrien Bachar el-Assad de cette décision, lors d’un entretien téléphonique.

Nous sommes convaincus que la réalisation de ces mesures va refroidir les têtes brûlées et empêchera les actes irréfléchis constituant une menace pour nos soldats

La livraison de ces systèmes modernes, prévue par un accord signé en 2010 par Moscou et Damas, n’avait pas eu lieu jusque-là en raison de réserves israéliennes. «En 2013, à la demande d’Israël, nous avions suspendu la livraison des systèmes S-300 à la Syrie, qui étaient prêts à être utilisés», a ainsi rappelé, dans un communiqué, le ministère russe de la Défense. Or, «la situation a changé et cela n’est pas de notre fait», déclare le ministère, en référence à la tragédie du Il-20.

L’armée syrienne disposait, jusqu’alors, de systèmes de défense anti-aérienne S-200, moins avancés. En outre, des S-300 opérés par l’armée russe sont déployés autour de la base navale russe de Tartous en Syrie, tandis que des S-400, encore plus modernes, sont déployés sur la base aérien ne de Hmeinim.

«Refroidir les têtes brûlées» et «empêcher les actes irréfléchis»

«Nous sommes convaincus que la réalisation de ces mesures va refroidir les têtes brûlées et empêchera les actes irréfléchis constituant une menace pour nos soldats», a encore déclaré Sergueï Choïgou.

Pour autant, interrogé sur ses relations avec Israël, le Kremlin a assuré que la décision concernant les S-300 n’était pas dirigée contre un Etat en particulier. Le Kremlin a précisé que ce choix visait, seulement, à accroître la sécurité des forces militaires russes.

Autre annonce : les communications de tout avion voulant frapper la Syrie depuis la mer Méditerranée seront dorénavant brouillées. «La navigation par satellite, les radars de bord et les systèmes de communication de l’aviation militaire attaquant des cibles sur le territoire syrien seront supprimées dans les zones adjacentes à la Syrie en mer Méditerranée», selon le ministre russe de la Défense.

Une décision provoquée par le drame de l’Ilouchine-20

Selon Moscou, la disparition de l’avion russe Il-20 le 17 septembre au soir au-dessus de la Méditerranée, avec 15 membres d’équipage à son bord, résulte d’«une succession de circonstances tragiques» ayant abouti à un tir ami de la défense anti-aérienne syrienne. La Russie considère néanmoins Israël comme responsable de ce drame. Ce 24 septembre, encore, le Kremlin a expliqué la destruction de l’avion russe par les actions «préméditées» des pilotes israéliens

«La responsabilité dans la tragédie […] incombe entièrement à l’Armée de l’air israélienne», avait déjà conclu le porte-parole de la Défense russe, Igor Konachenkov, lors de son compte-rendu des événements le 24 septembre. D’après ce dernier, l’appareil russe a en effet été abattu par le système de défense anti-aérienne syrien alors que des F-16 israéliens s’en servaient comme couverture, pour opérer des frappes sur la province syrienne de Lattaquié.

Selon Igor Konachenkov, l’armée israélienne n’avait pas transmis à son homologue russe les informations exactes concernant la localisation de ses avions et la nature de ses cibles. Tsahal aurait ainsi déclaré s’apprêter à frapper des «sites industriels» dans le nord de la Syrie, avant de finalement réaliser des frappes dans la province de Lattaquié, à l’ouest du pays. «Les informations trompeuses fournies par [l’armée israélienne] à propos des frappes [israéliennes] n’ont pas permis à l’avion russe Il-20 de se déplacer à temps vers une zone sûre», a analysé Igor Konachenkov.

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Syrie – Les Russes se préparent intervenir …

Les Russes se préparent clairement à la intervenir en Syrie  en mobilisant d’importantes forces en Méditerranée … Il ne laisseront pas tomber Assad . Et ils ne laisseront pas les US agresser la Syrie . Quelques chose se trame par les américains du coté de la Syrie, une fausse attaque chimique selon le ministère russe de la défense . Les Russes tentent de prendre les devants en accroissant leur présence militaire . En outre La Russie prépare son opinion à une nouvelle bataille – « le statu quo ne peut pas durer indéfiniment » selon Lavrov.

Les déclarations ministérielles et les reportages diffusés à la télévision russe ne laissent aucun doute : le Kremlin prépare l’opinion publique avant l’offensive que le régime de Damas veut lancer à Idlib, dernière région syrienne échappant au contrôle des forces gouvernementales. Une offensive qui sera appuyée par les forces russes.

Si les US interviennent aussi, ça risque de chauffer fort ! Z

La Russie a mobilisé d’importantes forces navales et aériennes en Méditerranée, au large de la côte syrienne, sous le commandement du commandant de la marine russe, l’amiral Vladimir Korolov. Pas moins de 25 navires de guerre et 30 avions participent à des manœuvres d’envergure : bombardiers Tu-160, Tu-142, II38 de lutte anti-sous-marine, SU-33, SU-30M et autres appareils. Ces exercices ont été annoncés au lendemain du sommet de Téhéran réunissant les présidents Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan et Hassan Rouhani, afin de décider du sort et de l’issue de la bataille d’Idlib. Cela pourrait indiquer que la Russie s’apprête à déployer une puissance de feu énorme en appui à l’offensive syrienne contre le djihadistes au nord de la Syrie, en créant du même coup un bouclier pour dissuader toute attaque tactique possible des USA contre Damas.

Des sources proches des responsables du commandement en Syrie n’ont aucun doute que la bataille d’Idlib aura lieu, peu importe les menaces des USA. Elle se divisera en plusieurs étapes. Le premier objectif est d’assurer la sécurité de la base militaire russe de Hmeimim sur la côte syrienne, qui a subi plusieurs attaques de drones armés lancées par le front al-Nosra, alias Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), ex Al-Qaeda en Syrie, comme l’a affirmé la Russie. La région rurale de Lattaquié devient ainsi le premier objectif, qui sera suivi par la région rurale d’Idlib. La Turquie a fourni des renseignements substantiels qui s’ajoutent à ce que les services du renseignement syriens et russes ont déjà recueilli. On a pu ainsi établir une banque d’objectifs contre HTS, Tanzim Hurras al-Deen (THD) et tous les autres djihadistes et combattants étrangers dans la ville et ses régions rurales.

Selon les sources, Jisr al-Choghour, Khan Cheikhoun, Saraqeb et Sahl al-Ghab sont les objectifs initiaux favoris de l’armée syrienne et des Russes pour déloger et éliminer les djihadistes s’y trouvant, avec l’assentiment des Turcs.

La Turquie a officiellement désigné HTS comme une organisation terroriste. Cependant, elle tente toujours de convaincre son chef, Abou Mohammed al-Joulani, un ancien émir du groupe armé « État islamique » (Daech), de dissoudre son groupe et de se joindre, lui et ses 12 000 à 15 000 hommes, aux groupes proturcs au nord. La Turquie a également demandé à Joulani de se détacher de tous les combattants étrangers afin d’épargner Idlib de l’assaut, étant donné la volonté ferme de Damas de reprendre chaque centimètre du territoire syrien, y compris Idlib.

Les relations turco-syriennes sont passées d’un état critique à une période moins belliqueuse. Le ministre des Affaires étrangères Walid al-Mouallem a d’ailleurs dit que « Damas n’a pas l’intention d’affronter la Turquie ». C’est la première affirmation non belliqueuse d’un dirigeant syrien envers la Turquie en sept ans de guerre imposée à la Syrie. Même ceux qui ont financé, facilité et soutenu la guerre (c.‑à‑d. l’Arabie saoudite) s’éloignent de leurs positions initiales. Mouallem a envoyé un signal positif à son homologue saoudien Adel al-Joubeir, qui a inlassablement répété pendant toutes ces années qu’« Assad devrait être déposé pacifiquement ou par des moyens militaires ». Tous les signaux indiquent que la Syrie récupère et sort lentement de son état de guerre. Seules de petites poches subsistent dans le nord, ce qui correspond à environ le tiers du territoire syrien, mais où vivaient moins de 10 % de la population totale estimée de la Syrie avant la guerre.

De plus, Ankara a confirmé à la Russie son intention de se retirer de la Syrie une fois qu’une solution politique sera offerte à ceux qui ont combattu contre l’armée syrienne et qui sont maintenant sous mentorat turc. Moscou et Damas ont été informés des intentions turques et apprécient les efforts d’Ankara pour faciliter l’élimination de tous les djihadistes dans le nord. Ankara est prêt à laisser aller ces djihadistes, à les forcer à partir ou à les abandonner à leur sort.

Au milieu de tous ces préparatifs, l’administration américaine saisit toutes les occasions de menacer le gouvernement syrien, en se rangeant du côté des djihadistes et de la ville d’Idlib, que l’envoyé présidentiel des USA Burt McGurk a déjà décrit comme « la plus grande concentration de militants d’Al-Qaeda depuis le 11 septembre 2001 ». On ne sait trop pourquoi les USA protègent Al-Qaeda, qui est censé être leur ennemi mortel.

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En effet, le secrétaire d’État des USA Mike Pompeo a déclaré que « Sergueï Lavrov défend l’assaut syrien et russe contre Idlib. Les USA considèrent qu’il s’agit d’une escalade dans un conflit déjà dangereux ». Pompeo a une fois de plus omis de tenir compte du fait que la Syrie est un pays souverain. À ce titre, la Syrie n’a pas l’intention de laisser Al-Qaeda établir un lieu sûr dans son territoire et compte bien enrayer la menace que posent ces idéologues et djihadistes dangereux expérimentés qui cherchent à établir un émirat islamique où, sous leur domination, la laïcité et les autres religions n’auraient aucune place.

Pompeo a également dit qu’Idlib compte « 3 millions de réfugiés syriens », tandis que le conseiller de l’Envoyé spécial pour la Syrie Jan Egeland affirmait pour sa part qu’il y a « 2 millions de personnes dans la ville, dont plus de la moitié sont des personnes déplacées », ce qui comprend les combattants étrangers et leurs familles.

L’affirmation la plus surprenante est venue de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan De Mistura, qui a offert « d’escorter personnellement les résidents d’Idlib en lieu sûr » en cas d’attaque. « Il n’y a pas d’autre Idlib, où donc peuvent-ils aller? ». Ce que De Mistura a omis de reconnaître, c’est que dans les faits, les armées syrienne et russe ont établi des couloirs de sécurité qu’empruntent déjà des milliers d’habitants, mais qui sont ensuite bloqués par les djihadistes qui emprisonnent tous les Syriens prêts à se réconcilier avec les forces gouvernementales ou à quitter la ville encore sous contrôle djihadiste. De plus, De Mistura n’a pas clarifié ou indiqué si l’ONU était prête à escorter tous les djihadistes, y compris ceux d’Al-Qaeda, en lieu sûr à l’extérieur de la Syrie. On ne sait pas vraiment si les USA et l’ONU offrent à Al-Qaeda et aux djihadistes et combattants étrangers du même acabit leur protection (en voulant empêcher toute attaque de leur château fort) ou un passage sûr Dieu sait où.

La Russie est résolue à aider la Syrie à éradiquer les djihadistes, comme Walid Mouallem l’a dit, et à les empêcher de retourner chez eux, d’autant plus qu’ils sont nombreux à avoir la nationalité russe. « Il faut crever cet abcès », a déclaré Lavrov. Mouallem a ajouté que « l’armée tentera d’éviter les victimes civiles », un objectif que les USA sont incapables de remplir, comme le prouvent leurs bombardements de précision qui ont tué jusqu’ici environ 6 000 civils en Syrie et en Irak ces dernières années.

Les bombardements américains contre des objectifs syriens ont très peu de chance de changer le rapport de force au Levant. La Russie a la ferme intention de s’opposer à toute agression des USA contre la Syrie, au moment même où son armée cherche à reprendre le contrôle du pays et à éliminer les djihadistes. Nous devons toutefois garder à l’esprit que le président Trump est confronté à une lutte interne qui remet profondément en question sa capacité à diriger le pays. Ainsi, une attaque contre la Syrie qui s’approche dangereusement d’une hostilité guerrière contre la Russie pourrait lui permettre de respirer un peu. Nul ne peut toutefois prédire quelles seront les conséquences ultimes des manœuvres effectuées par deux superpuissances si proches l’une de l’autre avec un appareil militaire imposant dans un tout petit secteur du Moyen-Orient. Mais une chose est sûre : la Syrie reprendra tôt ou tard le contrôle d’Idlib.

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Syrie – Les Russes avertissent d’une possible attaque chimique sous faux drapeau dans 2 jours

ALERTE - Syrie: Attaque chimique sous faux drapeau possible dans 48 heures

Une fois de plus, le ministère Russe de la défense , donc pas n’importe qui, avertit d’une possible attaque chimique sous faux drapeau d’ici 2 j, la dernière fois que le Russes avaient prévenu ainsi, si je me rappelle bien,  il y en avait eu une qui avait débouché sur la pseudo intervention occidentale . Mais cette fois ça risque de partir en vrille, n’oubliez pas, entre autres, que Poutine a prédit « le chaos » en cas de nouvelles frappes en Syrie ! Z 

De grandes provocations avec une prétendue utilisation d’armes chimiques contre la population civile et avec la participation de spécialistes étrangers anglophones sont prévues d’ici deux jours dans la localité de Kafr-Zita, dans la province syrienne d’Idlib, a annoncé dimanche le ministère russe de la Défense.

Des habitants de la province d’Idlib ont annoncé aujourd’hui au Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit que des spécialistes étrangers anglophones étaient arrivés dans la localité de Hbit afin de mettre en scène une «attaque chimique» avec du chlore, a déclaré dimanche aux journalistes le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov.

L’attaque est ainsi prévue d’ici deux jours contre la localité de Kafr-Zita, située à six kilomètres au sud de Hbit, a-t-il précisé.

«Un groupe d’habitants transportés du nord de la province se préparent dans la localité de Kafr-Zita à la mise en scène de “dégâts” à cause de “munitions chimiques” et de “bombes barils” des forces gouvernementales syriennes. Est également préparée l’assistance par des sauveteurs déguisés des “Casques blancs” et le tournage de vidéos destinées à être diffusées dans des médias au Moyen-Orient et anglophones», a expliqué le porte-parole du ministère russe de la Défense.

Selon la Défense russe, cette initiative vise à «déstabiliser de manière brusque la situation et à saper la dynamique stable du processus de paix en cours», a-t-il conclu.

Hier, la Défense russe a annoncé que les États-Unis, conjointement avec la France et le Royaume-Uni, envisageaient un bombardement en Syrie au motif de l’utilisation par Damas d’armes chimiques. 

«À cet effet, le destroyer The Sullivans de l’US Navy avec 56 missiles de croisière à son bord est arrivé il y a quelques jours dans le golfe Persique. Un bombardier stratégique В-1В de l’US Air Force doté de 24 missiles de croisière air-sol AGM-158 JASSM a été positionné sur la base aérienne Al Oudeid au Qatar», a-t-il souligné samedi.

 

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Syrie : les forces militaires occidentales désavouées par le Bundestag

Entretien du 13/07/18 avec Richard Labévière, journaliste et animateur du site procheetmoyenorient.ch. Interrogé sur la légalité de l’intervention russe en Syrie par le Bundestag, il s’inscrit dans la lignée de l’Assemblée parlementaire allemande. Selon lui, les forces militaires américaines, françaises et britanniques sont dans l’illégalité internationale absolue.

Une info importante sur la situation en Syrie – Le vent commence à tourner semble-t-il …

Pour le Bundestag, l’intervention russe en Syrie est légale, celle des Occidentaux beaucoup moins

Les services d’expertise du Parlement allemand se sont penchés sur les interventions étrangères en Syrie. Ils en ont conclu que le mandat de Damas rendait l’intervention de la Russie légale, celle des Etats-Unis et de leurs alliés beaucoup moins.

Les services d’expertise du Parlement allemand (Wissenschaftlichen Dienste) ont rendu leur avis sur la légalité de l’intervention de la coalition arabo-occidentale, largement dominée en réalité par les Etats-Unis et ses alliés occidentaux, dont la France et l’Allemagne.

A la veille du sommet de l’OTAN à Bruxelles, la chaîne allemande ARD a annoncé le 10 juillet que les experts du Bundestag avaient tranché : l’intervention de la Russie en Syrie à partir de la fin 2015 était légale du point de vue du droit international, du fait notamment que le gouvernement syrien en avait fait la demande à Moscou afin de lutter contre Daesh et les groupes armés rebelles, dont le Front al-Nosra.

«La présence russe en Syrie est considérée comme autorisée dans le droit international», ont ainsi conclu les services d’expertise, dirigés par une figure du parti de gauche Die Linke, Alexander Neu. Cette instance, au sein du Bundestag, est consultée par les parlementaires sur des points techniques et juridiques et est tenue de fournir des réponses argumentées et neutres, s’appuyant exclusivement sur les textes de loi.

Si la conclusion ne surprendra pas Moscou, qui fait valoir cet argument depuis le début de son intervention militaire en Syrie depuis 2015, elle contribue à remettre en question la pertinence de la participation de l’Allemagne à la coalition arabo-occidentale à l’œuvre en Syrie. D’autant que les critiques des Etats-Unis à l’égard de ses partenaires européens s’intensifient, Donald Trump exigeant que les membres de l’OTAN augmentent leur budget consacré à la Défense.

 
 

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Hélas, ce n’est pas fini !

Hélas, ce n’est pas fini !
Commençons par un bref résumé des événements.
  • Il y a environ un mois, Nikki Haley annonce au Conseil de sécurité de l’ONU que les États-Unis sont prêts à violer les règles de ce même Conseil de sécurité en cas d’attaque chimique en Syrie
  • Puis les Russes ont annoncé qu’ils avaient la preuve qu’une attaque chimique sous fausse bannière est en préparation en Syrie ;
  • Puis une attaque chimique (supposée) se produit (dans un endroit encerclé et essentiellement contrôlé par les forces gouvernementales !) ;
  • L’OIAC envoie des enquêteurs (même si les puissances occidentales clament haut et fort qu’aucune enquête n’est nécessaire) ;
  • Les Anglosionistes bombardent la Syrie ;
  • Puis le Conseil de sécurité de l’ONU refuse de condamner la violation de ses propres règles et décisions ;
  • Enfin, les États-Unis d’Amérique parlent d’une « frappe parfaite ».

Maintenant, dites-moi : avez-vous l’impression que c’est terminé ?

Si vous me dites que 32 sur 103 n’est pas parfait, je vous répondrais que vous êtes à côté du sujet. En fait, 32 sur 103 est une incitation supplémentaire à bombarder de nouveau !

Examinons les choses différemment pendant une seconde et posons-nous la question : qu’a démontré l’attaque anglosioniste, en fait ?

  • Le grand public occidental est si définitivement zombifié que les attaques sous fausse bannière peuvent désormais être annoncées quatre semaines à l’avance ;
  • Les Européens vivent maintenant selon la devise « mon honneur s’appelle solidarité » (une variante de la devise SS « mon honneur s’appelle fidélité ») ;
  • Emmenés par les États-Unis, les pays occidentaux n’ont pas d’objection à des guerres déclenchées en violation de leurs propres lois nationales ;
  • Le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas d’objection à des guerres déclenchées en violation de la Charte des Nations Unies et du droit international ;
  • Les dirigeants de la République populaire de Chine, dans leur infinie sagesse, agissent comme s’ils n’avaient rien de personnel en jeu et agissent comme des spectateurs ;
  • Les Israéliens, par l’intermédiaire des néocons de l’ONU, contrôlent maintenant totalement l’Empire et l’utilisent pour « nettoyer la maison d’à côté ».

J’entends déjà les objections. Elles ressemblent à peu près à ça :

– Mais l’attaque a été un échec lamentable !
– Et alors ? L’Empire n’a rien payé pour la mener.
– Mais les Américains ont cillé ! Ils ont attaqué depuis l’espace aérien jordanien et depuis la mer Rouge ! Ils ont totalement évité les Russes ! Ils ont peur d’eux !
– Et alors ? Ils ont encore bombardé un allié russe en totale impunité.
– Mais vous ne suggérez quand même pas que les Russes auraient dû déclencher une guerre contre les États-Unis à partir d’une attaque qui n’a même pas tué une seule personne ?
– Non, bien sûr que non, mais en ne prenant aucune mesure, les Russes n’ont pas non plus réussi à dissuader de futures attaques.
– Mais qu’auraient pu faire les Russes ?

ÇA, c’est la bonne question !

Examinons les choses d’un peu plus près. Grosso modo, les Russes ont le choix entre trois types de mesures de représailles : politique, économique et militaire. Cependant, chacune d’elle a un ensemble spécifique de prérequis qui sont actuellement problématiques, pour le moins :

Mesures Politique Économique Militaire
Prérequis Suppose un minimum de décence, d’intégrité et de respect de la loi par le reste de la planète. Suppose que d’autres pays, en particulier la Chine, seraient prêts et en mesure de soutenir ces mesures. Suppose que la Russie a la capacité militaire de vaincre la « coalition » anglosioniste.
Réalité actuelle La Russie peut gémir, tempêter, se plaindre, protester, faire appel à des valeurs plus élevées,  à la logique ou au faits – tout le monde s’en fout. Les Chinois et les autres ne sont pas prêts pour l’instant à faire quoique ce soit pour soutenir la Russie. La Russie peut vaincre militairement les Anglosionistes, mais seulement en risquant l’avenir de notre planète.

Cela peut se résumer en une phrase simple : l’hégémonie anglosioniste est une menace pour l’ensemble de la planète, mais personne à part la Russie et l’Iran n’est prêt à l’affronter. Quel paradoxe !

Le soi-disant « Occident chrétien » est devenu un parasite volontaire pour son hôte sioniste et les seuls qui ont le courage et l’intégrité morale de l’affronter sont les chrétiens orthodoxes et les musulmans. Sic transit gloria mundi en effet…

Mais ce qui est encore plus important, c’est que s’il est vrai que les néocons américains n’ont pas réussi à lancer le genre d’attaque massive qu’ils auraient voulu et s’il est vrai que l’attaque américaine a été à peu près aussi boiteuse que possible, il faut complètement oublier ces faits. Les faits ne comptent simplement pas. Ni la logique. Tout ce qui compte, ce sont les perceptions !

Et la perception est que « nous » (les dirigeants anglosionistes et leurs serfs) avons « botté le cul » d’Assad et que « nous le referons » si « nous » en avons envie. C’est tout ce qui importe dans L’Empire des illusions que l’hégémonie anglosioniste est devenue.

Dès que vous comprendrez cela, vous devrez aussi accepter que Trump avait raison : c’était une « frappe parfaite » (de nouveau, pas dans la réalité mais dans le monde d’illusions créé autour d’elle).

La boucle est bouclée.

L’hégémonie anglosioniste exige que la planète entière s’incline et la vénère.  À l’exception de la Russie et de l’Iran, tout le monde se met à genoux ou, au mieux, détourne les yeux. Dans leur réalité illusoire, les « Méricains » se sentent autorisés à frapper la Russie ou l’Iran à n’importe quel instant.  Il n’y a rien que l’Iran puisse faire pour les arrêter et alors que la Russie le peut, elle ne peut le faire qu’au risque de l’avenir de notre planète entière.

Maintenant, dites-moi : pensez-vous réellement que ce soit terminé ?

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Syrie : le secrétaire général de l’ONU s’inquiète d’une « situation hors contrôle »

Un jeune Syrien, originaire de Douma (Ghouta orientale) dans le camp de réfugiés de Al-Bil, dans le nord de la Syrie, le 10 avril.

 

Voici maintenant un papier du Monde qui résume bien la situation générale , les acteurs en présence et leur position, mais avec un parti pris et surtout qui ne rend pas compte de la gravité de la situation ! Je ne veux pas faire dans l’alarmisme , mais il y a de quoi s’alarmer sérieusement ; c’est en tout cas ce que fait le secrétaire général de l’ONU !!!! Z 

« Eviter une situation hors contrôle. » Le cri d’alarme est venu, mercredi 11 avril, du secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, qui a exhorté les cinq membres permanents du Conseil de sécurité – Etats-Unis, RussieChineFrance et Royaume-Uni – à trouver un terrain d’entente sur le conflit en Syrie, alors que des attaques chimiques présumées ont ravivé les tensions diplomatiques et que la menace d’une action occidentale en Syrie s’est renforcée.

« J’ai appelé les ambassadeurs des cinq membres permanents [du Conseil de sécurité] pour réaffirmer ma grande inquiétude face à l’impasse actuelle [en Syrie] », explique dans un communiqué le patron de l’ONU.

« N’oublions pas, qu’au bout du compte, nos efforts visent à mettre un terme à la terrible souffrance du peuple syrien. »

Le triple vote de mardi – fait rare à l’ONU la même journée et sur le même sujet – portant sur deux textes russes et un texte américain n’a abouti à aucune adoption. La Bolivie, qui s’était rangée du côté de Moscou contre la résolution de Washington, a demandé la tenue, jeudi, d’une réunion du Conseil sur « l’escalade récente de la rhétorique concernant la Syrie ».

Lire aussi :   L’ONU et la Syrie, une histoire de veto et de résolutions adoptées

  • Les Etats-Unis mettent en garde contre des tirs imminents

Mercredi, Washington et Moscou étaient engagés dans un face-à-face de plus en plus tendu sur le dossier syrien, le président des Etats-Unis, Donald Trump, avertissant du tir imminent de missiles contre le régime Assad.

« La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et “intelligents” ! Vous ne devriez pas vous associer à un animal qui tue avec du gaz, qui tue son peuple et aime cela », a tweeté Donald Trump.

En appui au président, le Pentagone s’est dit « prêt » à présenter des options militaires, tandis que Damas aurait évacué des aéroports et des bases militaires.

Mais après les tweets présidentiels va-t-en-guerre de la matinée, la Maison Blanche s’est montrée plus prudente dans l’après-midi. « Le président tient la Syrie et la Russie pour responsables de cette attaque aux armes chimiques », mais « toutes les options sont sur la table, la décision finale n’a pas été prise », a déclaré sa porte-parole, Sarah Sanders.

Les chefs du Pentagone, Jim Mattis, et de la CIA, Mike Pompeo, se sont rendus à la Maison Blanche dans la journée.

Jugeant la situation « très tendue », le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a dit espérer « que toutes les parties vont éviter tout acte qui ne serait en réalité en aucun cas justifié ». Et ce dernier de relever que son pays « ne participe pas à la Twitter-diplomatie ».

L’ambassadeur russe au Liban, Aleksander Zasypkin, s’est, lui, fait plus menaçant sur la chaîne Al-Manar, gérée par le Hezbollah : « En cas de frappe américaine (…), les missiles seront détruits, de même que les équipements d’où ils ont été lancés. »

De son côté, le président Vladimir Poutine a dit espérer que le « bon sens » l’emporterait dans cette crise.

Lire aussi :   Moscou met en garde contre des frappes en Syrie

  • Possible ralliement de Londres à l’intervention militaire

De son côté, la cheffe du gouvernement britannique, Theresa May, va réunir, jeudi, un conseil ministériel extraordinaire consacré à la Syrie. Selon plusieurs médias du Royaume-Uni, celui-ci débouchera vraisemblablement sur un ralliement de Londres à la volonté de représailles militaires occidentales.

D’après la BBC, Mme May ne sollicitera pas l’aval du Parlement si elle décide d’une telle intervention. Le chef de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, avait, lui, estimé plus tôt que Westminster devrait avoir son mot à dire en cas d’action militaire en Syrie.

En déplacement mercredi à Birmingham, la première ministre a par ailleurs déclaré à la presse que tout indiquait que les autorités syriennes étaient responsables de l’attaque chimique de Douma, en Ghouta orientale.

La France, elle, annoncera « dans les prochains jours » une « décision » en accord avec les alliés américain et britannique, a déclaré le président Emmanuel Macron, affirmant que les bombardements viseraient « les capacités chimiques » du régime de Damas.

Dans ce contexte, la Turquie, autre acteur-clé dans le conflit syrien, a exhorté Moscou et Washington à cesser leur « bagarre de rue »« L’un dit J’ai de meilleurs missiles, l’autre dit Non, c’est moi qui ai de meilleurs missiles. Allez, chiche, envoie-les ! (…) Ils se bagarrent comme des caïds », a déploré le premier ministre, Binali Yildirim, lors d’un discours à Istanbul.

Le président Recep Tayyip Erdogan et son homologue américain, Donald Trump, ont évoqué cette crise lors d’une conversation téléphonique mercredi soir. Aucun détail sur la teneur de leur discussion n’a été communiqué.

Ankara et Washington sont alliés au sein de l’OTAN, mais leurs relations ont été récemment affectées sur plusieurs points. Dans le même temps, la Turquie s’est rapprochée de la Russie sur la question syrienne. Les deux pays conservent toutefois de nettes divergences : Ankara soutient les rebelles en lutte contre le président syrien, tandis que Moscou reste un soutien indéfectible de Bachar Al-Assad.

  • Des « symptômes liés à une exposition à des agents chimiques »

Cinq cents patients présentant des signes évoquant une exposition à des agents toxiques se sont rendus dans des centres de soin à Douma, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Plus de 70 personnes qui s’abritaient dans des caves auraient péri, « 43 de ces décès étant dus à des symptômes liés à une exposition à des agents chimiques à haute toxicité », a déclaré mercredi l’OMS, citant des informations émanant de ses partenaires.

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Syrie : la Turquie met en garde contre une « invasion » par la France

Syrie : la Turquie met en garde contre une "invasion" par la France
Des représentants des combattants kurdes (photo) reçus à Paris ont affirmé que la France allait renforcer son dispositif militaire dans la région.@ MARWAN IBRAHIM / AFP

C’est le retour de la France Belliqueuse au proche Orient . Quoi qu’on pense d’Erdogan, et bien qu’il défende ses intérêts,  il ne balance pas tout ça par hasard . « Invasion », le mot est fort … Il semble qu’un mauvais coup se prépare au proche Orient, malgré les dénégations de l’Elysée . Macron va-t-il enflammer la situation et faire entrer la France en guerre ?? Ne pas minimiser cette news …. Z

Ankara a mis en garde samedi contre une « invasion » française dans le nord de la Syrie, après que des représentants des combattants kurdes aient été reçus vendredi à l’Élysée. 

Le ministre turc de la Défense a mis en garde samedi contre une « invasion » française dans le nord de la Syrie, après que des représentants des combattants kurdes reçus à Paris ont affirmé que la France allait renforcer son dispositif militaire dans la région.

« Si la France prenait une mesure comme un déploiement militaire dans le nord de la Syrie, cela serait une mesure illégitime, contraire au droit international », a déclaré aux médias le ministre Nurettin Canikli. « Ce serait une invasion ». La France avait elle-même en février mis en garde la Turquie contre toute velléité d' »invasion » de la Syrie, après le lancement d’une opération contre les combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), un groupe classé « terroriste » par Ankara mais allié à la coalition internationale pour lutter contre le groupe État islamique (EI) en Syrie.

Que la France « regarde sa propre histoire ». Lors d’un discours télévisé devant ses partisans samedi à Istanbul, le président turc Recep Tayyip Erdogan a tenu à rassurer à nouveau son homologue français Emmanuel Macron, en expliquant que l’opération menée par Ankara en Syrie « n’est pas une invasion, mais vise à sauver la région de gangs sanguinaires ». « Comment peux-tu te lever et nous donner des leçons de civilisation ? Regarde d’abord ta propre histoire », a-t-il poursuivi, évoquant la Guerre d’Algérie et l’opération française en Libye en 2011, la qualifiant d' »occupation ».

Pas de nouvelle opération militaire française prévue. L’Élysée a affirmé vendredi que la France ne prévoyait pas de nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie en dehors de la coalition internationale contre l’EI. Mais elle « n’exclut pas de reproportionner son intervention en Syrie (…) pour atteindre ses objectifs, uniquement dans le cadre de la coalition », a ajouté la présidence, sans plus de précisions. Des forces spéciales françaises sont présentes en Syrie, mais la France reste très discrète sur ce point.

La Turquie veut poursuivre son offensive militaire. Ces précisions ont été données au lendemain de déclarations de responsables kurdes qui ont assuré, après avoir été reçus à l’Élysée, que Paris allait envoyer de « nouvelles troupes » dans la région de Minbej dans le nord de la Syrie, tenue par les YPG qu’Ankara a promis d’éradiquer. Après la prise du canton d’Afrine, dans le nord-ouest, le 18 mars, la Turquie a affirmé sa volonté de poursuivre son offensive militaire en Syrie plus à l’Est.

Dialogue. Au cours de l’entretien du président français avec les représentants des Forces démocratiques du peuple (FDS), dont les YPG sont le fer de lance, Emmanuel Macron a aussi prôné un dialogue entre Ankara et les FDS « avec l’assistance de la France et la communauté internationale », selon l’Élysée. La Turquie a opposé vendredi une fin de non-recevoir à cette offre de médiation, le président Erdogan se disant « extrêmement peiné » par la position « totalement erronée » de Paris.

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Publié par le 3 avril 2018 dans général, International, Politique

 

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