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Des médecins dénoncent le manque de moyens et alertent sur «une mise en danger de la vie d’autrui»

urgence

Pendant ce temps rien ne va plus dans le milieu hospitalier Français où les conditions se dégradent à vu d’œil . Les médecins sonnent l’alarme une fois de plus et évoquent carrément «une mise en danger de la vie d’autrui» (la notre !)  .  C’est assez grave – Il doit bien y avoir une urgence quelque part !  Z

« Si nous faisons appel à vous de façon pressante, c’est parce que nous ne pouvons plus actuellement remplir notre mission de service public », écrivent les médecins à Edouard Philippe. (Illustration) AFP

«Les décès médiatisés survenus récemment» ne sont pas des «faits isolés», affirment quelque 175 signataires dans une lettre ouverte.

Dans une lettre ouverte au Premier ministre, Édouard Philippe, rendue publique dimanche, des médecins affirment ne plus pouvoir remplir leur « mission de service public » par manque de moyens. Ils alertent le gouvernement sur « une mise en danger de la vie d’autrui ».

Dans ce courrier, les 175 signataires, médecins hospitaliers ou libéraux de différentes régions de France, demandent à être reçus par le Premier ministre, parce qu’une précédente requête à l’attention de la ministre de la Santé Agnès Buzyn est « restée sans réponse depuis septembre 2017 ».

Les signataires disent représenter les « plus de 1350 confrères et consœurs de différentes spécialités et disciplines » qui avaient signé une précédente lettre ouverte à Agnès Buzyn. Celle-ci était née à l’initiative de médecins hospitaliers d’Auvergne-Rhône-Alpes.

« Si nous faisons appel à vous de façon pressante, c’est parce que nous ne pouvons plus actuellement remplir notre mission de service public », écrivent les médecins à Edouard Philippe.

Les décès récents ne sont pas de «faits isolés»

« Nous vous alertons sur une mise en danger de la vie d’autrui et non-assistance à personne en danger. Mise en danger de la population qui s’adresse à nous, et mise en danger des professionnels qui doivent remplir cette tâche sans en avoir les moyens », ajoutent-ils. « Les décès médiatisés survenus récemment » ne sont pas de « faits isolés », mais des « signes patents de la dégradation nationale des services hospitaliers », estiment-ils, appelant à « réinjecter au plus vite dans le système de santé les moyens indispensables ».

« Il s’agit de stopper immédiatement toute fermeture de lit, suppression de poste soignant et d’embaucher du personnel formé ou à former au plus vite. Il coûtera certainement très cher, trop cher de laisser poursuivre la dégradation exponentielle du service public hospitalier, aussi bien en tant que souffrance physique et psychique que financièrement », concluent-ils.

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Publié par le 25 juin 2018 dans général, Politique, Santé - nutrition, société

 

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Les risques s’accumulent sur Deutsche Bank

Le niveau alarmant des réserves de sécurité de la Deutsche Bank

Les risques s’accumulent sur Deutsche Bank. La banque allemande inquiète de nouveau les marchés suite à un abaissement de sa note de confiance par l’agence Standard & Poor’s (S&P) et a une mise sous surveillance par les autorités américaines (la Fed et FDIC).

– La Deutsche Bank est mise sous surveillance aux USA car jugée trop risquée.

– Le levier entre les fonds propres et les engagements de la banque est compris entre 30 et 50 pour la DB

 
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Publié par le 11 juin 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Craintes sur une éruption du Yellowstone alors que le plus grand geyser au monde érupte pour la 8ème fois depuis Mars après des années de silence

Selon Zero Hedge, Les craintes d’éruption de la caldera de Yellowstone ont augmenté lorsque le plus grand geyser du supervolcan est entré en éruption pour la huitième fois . Jusqu’à présent, les scientifiques ne sont pas certains de la raison pour laquelle le geyser Steamboat continue d’exploser, ajoutant aux craintes.

Après des années de silence, le geyser Steamboat de Yellowstone a craché de l’eau bouillante à plusieurs dizaines de mètres de hauteur à huit reprises depuis Mars.  Steamboat, le plus grand geyser dans le vaste parc national de Yellowstone, n’est pas fiable du tout, contrairement au célèbre Old Faithful qui crache sa vapeur avec régularité . Mais le fait est que Steamboat a été plus fidèle, du moins ces derniers temps, en entrant en éruption huit fois depuis le 14 mars, après avoir été silencieux pendant près de quatre ans. Mais cette régularité est terrifiante et déroutante pour les scientifiques . 

Steamboat ne dégonfle pas. Considéré comme le plus grand geyser actif du monde à ce jour, il présente un regain d’activité inhabituel.

La cause de ce brusque réveil rend perplexes les géologues qui avouent ne pas être en mesure de l’expliquer . 

Voici des précisions

Le Steamboat Geyser dans le Parc National de Yellowstone inquiète les scientifiques qui se posent beaucoup de questions après sa huitième éruption depuis le mois de mars. Elle s’est produite à 9h04 le 4 juin 2018 et a propulsé de l’eau bouillante à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Le geyser a ensuite laissé échapper de volumineux panaches de vapeur.

Le Steamboat Geyser se manifeste très rarement, contrairement au Vieux Fidèle qui est très régulier. Sa dernière grosse éruption remonte à 2014. Les scientifiques ne savent pas pourquoi le geyser connaît subitement ce regain d’activité. Il se peut qu’un petit séisme ait ouvert un nouveau passage à la vapeur suchauffée qui fait jaillir l’eau à la surface. Il se peut aussi que la source magmatique ait subi une modification à la verticale du Steamboat. Les scientifiques prévoient de le surveiller plus activement et de mieux l’étudier pour comprendre ce qui a provoqué le changement soudain de son comportement. Ainsi, les géologues de l’Université de l’Utah ont mis en place une série de capteurs sismiques autour du geyser pour enregistrer les vibrations pendant les éruptions. Ils espèrent obtenir un modèle du réseau d’alimentation du geyser en mesurant les ondes sonores qui le traversent.

Les éruptions d’un geyser sont en surface les expressions de la libération de la pression dans le sous-sol. Au fur et à mesure que l’eau s’écoule dans le sol, elle se rapproche de la roche chauffée par le magma et se transforme en vapeur. Ce processus crée de l’eau surchauffée et sous pression qui se trouve piégée sous la surface de la Terre. Finalement, cette eau bouillante et cette vapeur rassemblent assez de pression pour surmonter la pression de l’eau qui les surmonte. Elles sont brusquement expulsées et donnent naissance à une éruption spectaculaire.

Les autorités du Parc conseillent aux personnes qui ont l’intention de se rendre à Yellowstone de prévoir la visite du Steamboat Geyser vers le 11 ou 12 juin, soit sept à huit jours après la dernière éruption.

 

 
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Publié par le 8 juin 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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Le département de la Défense des États-Unis rend public un rapport sur le voyage supraluminique et le Warp Drive

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Une illustration de 1998 d’un vaisseau spatial utilisant l’énergie négative pour déformer l’espace-temps et voyager plus vite que la lumière

Le département de la Défense des États-Unis a financé une série d’études concernant des technologies aérospatiales avancées, et notamment une étude rendue publique concernant la distorsion spatio-temporelle (Warp Drive) afin d’effectuer des voyages supraluminiques. La possibilité d’utiliser l’énergie noire et les dimensions supplémentaires pour distordre l’espace est évoquée, mais selon le physicien Sean Carroll, ces technologies ne pourraient être effectives avant au moins un millier d’années.

À la fin du mois d’août 2008, l’US Department of Defense a embauché plusieurs dizaines de chercheurs afin d’explorer des pistes technologiques ultra-avancées pour l’aérospatiale, incluant des méthodes de propulsion et de camouflage inédites. Deux chercheurs, le physicien Richard K. Obousy (Icarus Interstellar) et l’astrophysicien Eric W . Davis (consultant à la NASA) rendent un rapport de 34 pages le 2 avril 2010, intitulé « Warp drive, énergie sombre et manipulation des dimensions supplémentaires ». Celui-ci vient d’être rendu public par la Defense Intelligence Agency.

Ce n’est pas la première fois qu’Obousy travaille sur le voyage par distorsion spatiale. Depuis les années 2000, il a publié un certain nombre d’études concernant la faisabilité d’un tel moyen de déplacement. Les auteurs du rapport suggèrent que les scientifiques ne seraient pas si loin d’appréhender les dimensions supplémentaire et la nature de l’énergie noire (suspectée être à l’origine de l’accélération de l’expansion de l’univers).

warp drive

Le Warp Drive est un moyen théorique de propulsion supraluminique utilisant la distorsion de l’espace-temps. Crédits : ElixirOfKnowledge

« Le contrôle de ces dimensions spatiales supplémentaires pourrait permettre de manipuler technologiquement la densité de l’énergie noire et pourrait aboutir au développement de technologies de propulsion exotiques ; notamment le Warp drive. Des voyages entre les planètes de notre système solaire ne prendraient alors que quelques heures plutôt que des années, et des voyages vers les systèmes stellaires locaux ne prendraient que quelques semaines plutôt que des centaines de milliers d’années ».

Cependant, Sean Carroll, physicien théoricien spécialiste de l’énergie noire et de la relativité générale au Caltech, se montre moins optimiste et plus nuancé. « Ce sont des morceaux et des pièces de physique théorique habillés comme s’ils étaient vraiment reliés à de potentielles applications dans le monde réel, alors que ce n’est pas le cas. Ce n’est pas pour autant quelque chose de fou ou un discours de Maharishi affirmant que nous allons utiliser l’énergie spirituelle pour voler — c’est de la vraie physique. Mais ce n’est pas quelque chose qui pourra être utilisé en ingénierie à court terme, et peut-être même probablement jamais ».

L’origine de l’étude concernant la distorsion spatiale provient d’un document militaire concernant l’évaluation technologique des menaces extérieures ; c’est-à-dire un document aidant l’armée américaine à évaluer et prédire les nouvelles technologies développées par les pays/organisations « ennemis », y compris celles de nature tout à fait théorique. Cette étude s’inscrit également dans une série de rapports sur les technologies avancées destinés au Programme d’Application de l’Aérospatiale Avancée et des Systèmes d’Armement. Ce programme incluait notamment le Programme sur l’Identification des Menaces de l’Aviation Avancée (destiné notamment à évaluer les événements d’objets volants non-identifiés, rapportés par le personnel militaire).

La physique derrière la distorsion spatio-temporelle

Les auteurs de l’étude font appel à diverses notions physiques bien établies dans la communauté scientifique, parmi lesquelles l’énergie noire, la relativité générale et la déformation géométrique de l’espace-tempsl’énergie quantique du vide et l’effet Casimir, ainsi que la théorie M — la théorie unifiant les 5 théories des supercordes et prédisant l’existence de 7 dimensions supplémentaires qu’une technologie comme le Warp drive pourrait exploiter. La combinaison de ces différentes notions permet d’aboutir, selon eux, à une propulsion supraluminique. « Si l’on souhaite maintenir l’idée réaliste de l’exploration interstellaire dans le délai d’une vie humaine, alors un véritable changement de paradigme concernant la propulsion spatiale est nécessaire », expliquent les auteurs.

L’étude inclut un tableau comportant différentes destinations et les temps de voyage théorique vers celles-ci en utilisant la distorsion spatiale, afin de voyager à 100 fois la vitesse de la lumière dans le vide. Selon les auteurs, le Warp drive pourrait fonctionner en manipulant l’énergie noire de manière à dilater une dimension supplémentaire, qui formerait alors une bulle ; une telle bulle pourrait contenir un vaisseau ou un volume de 100 m3. Une contraction de l’espace-temps en avant du vaisseau et une dilatation à l’arrière, pourraient ainsi permettre de propulser l’ensemble bulle-vaisseau dans une sorte de « tube d’espace-temps », sans techniquement dépasser la vitesse de la lumière.

Grâce à la métrique d’Alcubierre, en contractant l’espace-temps à l’avant d’un vaisseau et en le dilatant à l’arrière, le voyage supraluminique devient possible. Crédits : Anderson Institute

Sean Carroll rappelle qu’il ne s’agit pas là d’une idée démente mais bien d’un véritable concept physique développé par le physicien mexicain Miguel Alcubierre en 1994 : la métrique d’Alcubierre. Cette dernière implique une déformation ondulatoire de l’espace-temps, qui se contracte dans une direction et se dilate dans une autre.

« Vous ne pouvez pas aller plus vite que la lumière, mais vous pouvez imaginer distordre l’espace-temps et donner l’impression que vous voyagez à une vitesse supraluminique » explique Carroll. « Si vous souhaitez rejoindre Alpha Centauri par exemple, vous pouvez vous demander : puis-je distordre l’espace-temps et me retrouver à côté d’Alpha Centauri afin que cela me prenne des jours plutôt que des dizaines de milliers d’années ? La réponse est oui, vous pouvez théoriquement le faire ».

Mais selon Carroll, les auteurs exagèrent leur analyse. « Il y a quelque chose appelé Warp drive, il y a des dimensions supplémentaires, l’effet Casimir et, l’énergie sombre — tous sont de véritables concepts physiques. Mais il n’y a aucune chance pour que quelqu’un de notre époque ou des 1000 prochaines années construisent quelque chose en rapport direct avec ces concepts, que ce soit pour des questions de défense ou pour d’autres raisons ».

Les problèmes posés par la distorsion spatio-temporelle

Carroll indique que le Warp drive est actuellement déconnecté de la réalité physique, car personne ne connaît la nature de l’énergie noire, ne sait la créer ou encore la stocker. En outre, la quantité d’énergie noire requise pour faire voyager un volume de 100 m3 vers Alpha Centauri en seulement quelques années est phénoménale.

« Si vous annihiliez la Terre pour la transformer en pure énergie, cela correspondrait à la quantité d’énergie qu’il vous faudrait, tout en sachant qu’en réalité, c’est de l’énergie à pression négative qu’il vous faut, et que personne n’a d’indice sur comment en produire » explique Carroll. « C’est vraiment un discours démesuré, ce n’est pas comme s’il suffisait de dire « Oh, nous avons besoins de meilleurs transistors ! » ; c’est quelque chose de complètement en dehors du domaine de la faisabilité ».

warpdrive negative energie

Le Warp drive nécessite une importante quantité d’énergie noire (énergie à pression négative) pour fonctionner. Or, les physiciens ne connaissent pas encore la nature de l’énergie noire, ni comment la produire ou la stocker. Crédits : Lawrence H. Ford et Thomas A. Roman

Les auteurs sont conscients de l’aspect spéculatif de leur hypothèse et reconnaissent que la quantité d’énergie négative requise est effectivement incroyable ; ils ajoutent qu’une « compréhension complète de l’énergie noire pourrait prendre encore plusieurs années ». L’étude suggère tout de même qu’une « découverte expérimentale majeure au LHC ou que des développements concrets de la théorie M, pourraient conduire à un véritable bond quantique dans la compréhension de l’énergie noire, et peut-être aider au développement d’innovations technologiques ».

Outre les lacunes scientifiques concernant l’énergie noire et la théorie M, le Warp drive comprend en lui-même des risques. En effet, la distorsion spatio-temporelle pourrait créer une instabilité à l’allumage du vaisseau et entraîner une perte de contrôle totale. À l’arrêt du vaisseau et de la distorsion, le rayonnement de Hawking pourrait incinérer le vaisseau tout entier. Enfin, la décélération pourrait transformer les poussières et gaz alentours en particules de haute énergie, à l’origine d’une onde de choc disloquant le vaisseau.

« C’est possible dans le sens où je ne peux pas exclure l’idée, mais je ne pense pas que ce soit vraiment faisable. Je pense que si nous connaissions mieux la physique, nous dirions simplement « Non, nous ne pouvons pas faire ça » »conclut Carroll à propos du Warp drive et des voyages supraluminiques.

Sources : Trust My Science – Rapport sur le Warp DriveBusiness Insider

 
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Publié par le 5 juin 2018 dans Espace, général, Sciences

 

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L’Italie sème la panique sur les marchés, Soros averti que « le monde pourrait être au bord d’une nouvelle crise financière dévastatrice »

Au palais de Quirinal à Rome, le 28 mai. Carlo Cottarelli, un ancien du Fonds monétaire international, a été chargé de créer un gouvernement technique en Italie mais les investisseurs ne croient pas que ce dernier obtiendrait la confiance du Parlement et tablent sur de nouvelles élections.

C’est le grand retour de la peur. Wall Street, Tokyo, Paris, Milan… mardi 29 mai, l’ensemble des places financières mondiales ont terminé en baisse, tandis qu’en Europe, les taux souverains des pays du Sud se sont tendus un peu plus encore – en particulier ceux de l’Italie. Mercredi l’incertitude dominait toujours.

Une angoisse comparable à celle de 2012 saisit les investisseurs et aiguise l’appétit des fonds spéculatifs : celle de voir la zone euro sombrer dans une crise existentielle majeure, dans le sillage des incertitudes politiques italiennes. A Rome, le torchon brûle entre le président Sergio Mattarella d’une part, et les populistes de la Ligue et du Mouvement 5 Etoiles d’autre part. De nouvelles élections se profilent. Pour la première fois de l’histoire, la troisième économie européenne pourrait être dirigée par les eurosceptiques. D’ici là, un été agité s’annonce sur les marchés…

Par ailleurs, Dans un discours prononcé mardi à Paris, le chantre du mondialisme George Soros a averti que le monde pourrait être au bord d’une nouvelle crise financière dévastatrice , alors que les crises de la dette réapparaissent en Europe et que les rivaux américains émergent.

« Ce n’est plus une figure de style de dire que l’ Europe est en danger existentiel, c’est la dure réalité … le monde pourrait être au bord d’une nouvelle crise financière dévastatrice »  a-t-il entre autres déclaré .

L’Italie sème la panique sur les marchés

La crise politique en Italie a provoqué hier un vent de panique sur les marchés européens, ils ont tous terminé la séance en baisse. Les pays de la zone euro craignent de revivre une crise de la dette, cette peur est-elle justifiée ?

La violence des mouvements observé hier sur les marchés ravive effectivement les mauvais souvenirs des années 2011/2012, quand l’Europe a basculé dans la crise de la dette. Les taux d’emprunts italiens ont subi les revers les plus inquiétants. Le taux à deux ans qui était en territoire négatif il y a quinze jours a subitement grimpé jusqu’à +2,7%, un plus haut pas vu depuis 2013. Le taux à dix ans a même dépassé brièvement la barre des 3%. Cette tension sur la dette italienne a plombé toutes les bourses. Milan, Paris, Londres ou Francfort. Même Wall Street a été contaminé et ce matin les marchés asiatiques ont ouvert en baisse en partie à cause de la crise italienne.

Ce sont les banques qui ont le plus souffert

Les banques italiennes parce qu’elles détiennent une bonne part de la dette de leur pays, mais on a vu aussi reflué la cote de la française BNP, de l’espagnole Santander ou encore de l’allemande Commerzbank. Là encore cela rappelle le scénario noir qu’a connu la zone euro, car c’était déjà les banques qui étaient en première ligne. Pourtant la situation économique de l’Italie comme celle de toute la zone euro est bien meilleure qu’au début de la décennie. C’est ce que répètent sur tous les tons ceux qui cherchent à ramener le calme sur les marchés. Et c’est vrai. Tous les pays de la zone euro ont assaini leurs finances et ils poursuivent leurs efforts, ils ont renoué avec la croissance, et le chômage globalement régresse.

Mais la reprise ne pèse plus grand chose quand réapparait le risque politique

Effectivement c’est l’incertitude sur le sort de l’Italie qui sème la panique. La situation politique est totalement inédite, imprévisible. La perspective d’un gouvernemen technique dirigé par Carlo Cotarrelli, un partisan de l’austérité, a d’abord rassuré. Et puis elle a été apréhendé par les investisseurs comme un facteur négatif. Celui qu’on surnomme Mr Ciseau en Italie pourrait cristalliser le vote anti système. Les prochaines élections qui auront lieu cet automne, on dit même qu’elles pourraient être organisées dès le mois de juillet, sont désormais perçu comme un référendum pour ou contre l’euro. Une éventuelle sortie de l’Italie de la zone euro parait hautement improbable mais le fait que la question soit posée est en soi une calamité pour les finances de la péninsule comme pour toute la zone euro. Car une fois encore l’existence même de de la monnaie unique est remise en question.

Et cette perspective sème la zizanie à Bruxelles

Le commissaire allemand Gunter Ottinger a déclenché le courroux des Italiens en laissant entendre que les marchés pourraient envoyés un signal aux électeurs italiens leur enjoignant de ne pas choisir les populistes. Il a retiré ses propos mais le mal était fait. Pour désamorcer le président de la commission Jean-Claude Juncker a très vite affirmé le contraire: les marchés d’après lui ne sauraient dicter le vote des Italiens. Au moment où l’Europe s’apprête à réformer ses institutions, on voit que la crise italienne fait ressurgir les antagonismes toujours profondément ancrés dans la zone euro, et qu’elle les attisent même. Entre d’un côté les partisans de la mutualisation du risque, comme la France, et de l’autre, les croisés de l’orthodoxie budgétaire, comme l’Allemagne, plus que jamais hostiles à l’idée de renflouer les plus endettés.

 
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Publié par le 30 mai 2018 dans économie, général, International

 

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L’Assemblée nationale rejette les amendements pour l’interdiction du glyphosate, et cède aux lobbies sur l’étiquetage nutritionnel !

L’Organisation Mondiale de la Santé l’a qualifié de cancérogène, Emmanuel Macron a promis que son interdiction d’utilisation en France serait effective dès qu’une alternative serait trouvée : le glyphosate, herbicide plébiscité dans l’agriculture française, ne fait plus l’unanimité depuis longtemps. Pour autant, l’Assemblée Nationale a rejeté dans la nuit du lundi 28 mai au mardi 29 mai 2018 tous les amendements concernant la sortie du glyphosate dans la loi agriculture et alimentation.

Le Président de la République française Emmanuel Macron l’avait affirmé dans un tweet en novembre 2017

Cette nuit, de nombreux amendements proposés ayant pour but d’interdire le glyphosate, y compris par des membres de La République En Marche, ont été rejetés par l’Assemblée Nationale qui préfère attendre qu’une solution sous forme de substituts soit trouvée pour les agriculteurs avant de sortir l’herbicide de la loi.

Le glyphosate est connu pour être le principe actif du tant décrié Roundup de l’entreprise Monsanto, dont les effets sur la santé et l’environnement sont au cœur de nombreux débats. De nombreuses personnalités se sont érigées contre Monsanto, à l’instar de l’artiste Neil Young, dont l’album Monsanto Years sorti en 2015 se voulait une dénonciation directe de l’entreprise.

France Info rapporte notamment que des amendements qui posaient un terme au 1er juillet 2021 à l’utilisation du glyphosate ont été rejetés, une date butoire qui faisait néanmoins écho au tweet d’Emmanuel Macron de novembre 2017. Il en a été de même pour un amendement qui, lui, réclamait la date du 1er mai 2021, tout en autorisant des dérogations possibles en fonction des cas jusqu’à l’année 2023, également écarté.

« L’inscrire dans la loi, c’est relancer des tensions », a affirmé l’agriculteur et député LREM Jean-Baptiste Moreau, soulignant la possibilité d’un conflit avec ses homologues en cas d’interdiction du glyphosate pour le moment. Stéphane Travert, Ministre de l’Agriculture, a expliqué que la recherche d’alternatives au glyphosate battait son plein, pour répondre à l’objectif « ambitieux et pragmatique » défini par le président : « Nous mettons toutes les chances de notre côté ».

Source : Demotivateur

Sous la pression des médias télévisuels, le ministre a également refusé d’étiquetage nutritionnel des produits, avec un code couleur, sur tous les supports publicitaires, malgré la volonté d’Olivier Véran, pilier de la majorité et rapporteur général du budget de la sécurité sociale. Les éditeurs de presse, qui craignaient que l’entrée en vigueur de cette mesure ne fasse plonger leurs revenus, ont adressé une lettre d’avertissement au gouvernement et à certains députés. Un lobbying payant puisque l’Assemblée a finalement rejeté l’étiquetage obligatoire.

Tous les amendements tendant à interdire la publicité pour les produits trop gras ou trop sucrés à destination des moins de seize ans ont également été rejetés, au nom de la nécessité d’un texte « qui marche sur ses deux jambes», a expliqué le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert. 

L’Assemblée nationale a en revanche voté… pour l’obligation de la mise à disposition de « doggy-bag » dans les restaurants, d’ici à juillet 2021. Le seuil de revente à perte en grande surface a également été relevé de 10%, pendant deux ans. Les hypermarchés pourront désormais casser les prix pour gagner des parts de marché, quitte à réaliser des moins-values.

 
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Publié par le 29 mai 2018 dans Climat - Environnement, général, Politique

 

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Sucres, sels, graisses, additifs, nitrites, pesticides cachés … «60 millions de consommateurs» tape sur les «aliments qui empoisonnent»

La revue 60 millions de consommateurs s’attaque à l’industrie agroalimentaire dans un hors-série publié jeudi. Elle y dénonce «les aliments qui empoisonnent» et apprend au consommateur à débusquer sucres, sels, graisses, additifs, nitrites et pesticides cachés.

La revue épingle plus de 100 produits de grande consommation à éviter…

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Sucres, sels, graisses, additifs, nitrites, pesticides cachés… La revue 60 millions de consommateurs s’attaque dans un hors-série paraissant jeudi à l’industrie agroalimentaire en dénonçant « les aliments qui empoisonnent ».

Du chocolat en poudre qui contient plus de sucre que de cacao aux additifs interdits dans les yaourts, la revue (éditée par l’Institut national de la consommation, un établissement public dépendant du ministère en charge de la consommation) épingle plus de 100 produits de grande consommation.

Le sucre caché, ennemi n°1

L’accusé numéro un, le sucre, est souvent caché. Ainsi dans un flacon de ketchup Heinz de 700 g, on trouve huit tomates et 22 morceaux de sucre. Soit pour 20 g de sauce, autant de sucre que dans deux petit-beurre de la marque Lu. « 80 % du sel absorbé par les Français proviennent des aliments transformés. 70 % des sucres sont ajoutés et cachés » indique la revue.

La lecture du dossier est anxiogène, mais elle vise aussi à donner des armes et des clés au consommateur en rapprochant chaque produit d’une série d’études internationales, dont celle publiée début 2018 dans le British Medical Journal, établissant un « lien sérieux » entre nourriture ultratransformée et risque de cancer.

Mais au fait qu’est-ce qu’un aliment ultratransformé ? Pour l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), qui juge le dossier de 60 millions de consommateurs« particulièrement violent », il n’existe « aucune définition officielle » de ce concept, souligne une porte-parole.

Additifs « à proscrire »

Pour la revue 60 millions en revanche, il a été défini en 2009 par le département nutrition de l’université de Sao Paulo au Brésil. Et recouvre des aliments « dont la particularité est d’être fabriqués avec très peu de matières premières brutes (fruits, lait, viande..) et beaucoup d’additifs ou d’ingrédients reconstitués dans le but de leurrer le goût du consommateur et d’obtenir un produit facile à utiliser ».

Au chapitre additifs, 60 millions publie une liste de 50 produits « à proscrire », allant du E102 au E951. Cette liste a passablement énervé l’Ania (Association des industries alimentaires) qui a rappelé que les additifs « ont d’abord été introduits pour la conservation des aliments ».

Trop de viande rouge favoriserait les cancers

Au rayon viande, la revue détaille le « mécanisme pernicieux » du « trop de fer », ou comment, à trop forte dose, le fer contenu dans la viande rouge favorise l’apparition de cancers, notamment du sein pour les femmes. En résumé, la revue préconise pas plus de 500 grammes de viande rouge par semaine, soit 70 g par jour, et moins pour les femmes après 50 ans.

Les céréales « bombes de graisses »

60 millions débusque aussi des graisses cachées dans les céréales des enfants qualifiées de « bombes de graisses », en particulier les marques Tresor de Kellogg’s et Extra Fruits du même Kellogg’s, ainsi que les barres de céréales, les pâtes feuilletées, et, plus surprenant, les poêlées de légumes de Bonduelle ou Picard qui doivent être utilisées sans ajouter de matières grasses.

Le « cheval de Troie » dans les yaourts

Alors que la réglementation française interdit l’ajout d’additifs dans les yaourts, les grandes marques en incorporent en quantité dans les mélanges de fruits qui parfument les desserts lactés : neuf additifs dans le yaourt Carrefour aux fruits recette crémeuse, sept dans le Taillefine aux fraises, et 12 dans le panier de Yoplait nature sur fruits. « Le mélange de fruits sert en somme de cheval de Troie pour contourner la loi », un « subterfuge » qui « dénature un produit simple et bon pour la santé » regrette la revue.

Tout est passé au laser. Même un outil destiné à améliorer l’information du consommateur et lutter contre l’obésité ou le diabète, comme le nouveau système d’étiquetage Nutriscore (basé sur les cinq lettres A, B, C, D, E, et un code couleurs) présente « quelques lacunes », selon la revue.

Cela ne fait « qu’alimenter les peurs », pour les entreprises agroalimentaires

Mise en cause, l’Ania, qui représente 17.000 entreprises françaises du secteur agroalimentaire, a regretté un dossier qui ne fait selon elle « qu’alimenter les peurs ». Il « mélange des études sérieuses avec d’autres qui le sont beaucoup moins », dans le but de « faire douter les consommateurs », alors que le secteur fait « beaucoup d’efforts » dans le sillage des États généraux de l’alimentation « pour tenir ses engagements afin de parvenir à une alimentation plus sûre, plus saine et plus durable », a indiqué une porte-parole à l’AFP.

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Publié par le 13 avril 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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