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Archives de Tag: sur le climat

Conférence de l’ONU sur le climat: «Il y a urgence à agir» : le sud devra débourser entre 250 à 500 milliards de dollars par an en 2050

Une manifestation pour les droits de l’homme et l’environnement à Lima au Pérou, en marge de la 20e conférence de l’ONU sur le climat, le 6 décembre 2014.REUTERS/Amazon Watch/Spectral 

Alors que l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM) annonce l’année 2014 comme probablement la plus chaude jamais enregistrée, la 20e conférence de l’ONU sur le climat (COP 20), qui a débuté le 1er décembre, se poursuit à Lima, au Pérou. Objectif : préparer un accord destiné à être signé à Paris fin 2015, pour anticiper et réduire le réchauffement climatique d’ici à la fin du siècle. Les négociateurs de 195 pays et des milliers d’experts entament donc lundi 8 décembre leur seconde semaine de travail.

Avec notre envoyée spéciale à Lima,  Agnès Rougier

« Il y a urgence à agir !» C’est sur cet appel de Christiana Figueres, responsable du climat à l’ONU, que la conférence a commencé. Mais mettre d’accord 195 pays autour d’un texte qui les engage est extrêmement difficile.

D’un côté, les pays développés et les pays émergents devront remplacer le pétrole et le charbon par des énergies renouvelables, tout en progressant en efficacité énergétique. De l’autre, l’augmentation de la température provoque déjà des dégâts et les pays les plus vulnérables sont les pays en développement, qui vont devoir s’adapter rapidement.

Le financement, question épineuse

Il est donc beaucoup question de moyens et de financements à Lima. Et c’est là que les choses se compliquent. Les pays développés ne veulent pas payer l’intégralité de la facture, et en particulier s’engager pour après 2020. Mais les pays les plus vulnérables, qui émettent peu de gaz à effet de serre, veulent être aidés financièrement à s’adapter.

Le texte de Lima devra donc proposer un accord qui définisse les engagements des pays, avant et après 2020, tout en créant un cadre de comparaison et d’évaluation, impliquant une transparence qui, jusqu’ici, n’existe pas.

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20141208-conference-onu-climat-urgence-agir-perou/

Climat : le sud devra débourser entre 250 à 500 milliards de dollars par an en 2050

Les investissements nécessaires pour protéger les populations des pays en voie de développement des risques liés au changement climatique pourraient atteindre 250 à 500 milliards de dollars par an en 2050, selon un rapport de l’ONU publié vendredi à Lima.

Cette nouvelle estimation, qui inclut tous les pays en voie de développment, est largement supérieure à la précédente (70 à 100 milliards de dollars), indique le Programmme des Nations unies pour l’environnement(PNUE), et part du principe que la communauté internationale parviendra à limiter la hausse de la température globale à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

http://www.liberation.fr/economie/2014/12/05/s-adapter-au-rechauffement-coutera-250-a-500-milliards-de-dollars-par-an-au-sud-en-2050_1157661

Biodiversité en danger : la gestion des zones humides critiquée

Le phoque moine a disparu de l'Hexagone.
Le phoque moine a disparu de l’Hexagone. | AFP/-

En France, 20 % des espèces sont menacées. D’autres, comme le phoque moine, ont disparu de l’Hexagone. En cause : les activités humaines, responsables du déclin de nombreux habitats et espèces, vient rappeler un rapport sur l’état de l’environnement en France publié vendredi 5 décembre par le ministère de l’écologie et disponible en ligne.

Parmi les « multiples pressions [qui] s’exercent sur la biodiversité et menacent la survie de nombreuses espèces », le document cite la surpêche, le changement climatique, les activités agricoles intensives, mais aussi le drainage des zones humides et le comblement des mares.

ARTIFICIALISATION

Or la sauvegarde des zones humides et de la biodiversité est le principal argument utilisé par les opposants à plusieurs projets contestés, comme le barrage de Sivens (Tarn) et le village de vacances Center Parcs à Roybon (Isère).

« L’artificialisation du territoire a augmenté de 68 000 hectares par an en moyenne de 2006 à 2012 », rappelle le rapport. Soit l’équivalent de 180 terrains de footballchaque jour durant cette période, « au détriment des terres agricoles mais aussi des milieux naturels ».

Voir le visuel interactif : Tour de France des « grands projets inutiles »

Tous les quatre ans, un tel rapport est publié. Celui-ci dresse un état des lieux environnemental arrêté au 30 avril 2014. Outre la biodiversité, il évoque des thèmes tels que la qualité de l’air et de l’eau, les ressources naturelles face à la demande croissante de biens et services, l’exposition aux risques et nuisances, les modes de consommation durables ou encore l’économie verte.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/12/05/biodiversite-en-danger-la-gestion-des-zones-humides-critiquee_4535714_3244.html

 
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Publié par le 8 décembre 2014 dans Climat - Environnement, général

 

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Chine et Etats-Unis concluent un accord inédit sur le climat (Réchauffement climatique : le GIEC ne sait plus comment mentir)

Réchauffement climatique : le GIEC ne sait plus comment mentir
Voir la vidéo : Comprendre le réchauffement climatique en 4 minutes

Un an avant la conférence sur le climat prévue à Paris à la fin de 2015, Pékin et Washington sont parvenus à un accord, mercredi 12 novembre, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Les deux premiers pollueurs de la planètereprésentent à eux seuls 42 % du total des émissions de CO2.

La Chine, pays qui produit le plus de gaz polluants, s’est fixé l’objectif d’un pic deses émissions de gaz à effet de serre « autour de 2030 », avec l’intention« d’essayer d’y arriver plus tôt », a annoncé la Maison Blanche. C’est la première fois que Pékin s’engage sur l’année à partir de laquelle la courbe s’inversera. De leur côté, les Etats-Unis promettent une réduction de 26 à 28 % de leurs émissions d’ici à 2025 par rapport à 2005.

Part des Etats-Unis et de la Chine dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2013.

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, a salué mercredi une « importante contribution au nouvel accord sur le climat qui doit êtresigné l’an prochain à Paris » et a appelé « tous les pays, notamment toutes les grandes économies, à suivre la voie de la Chine et des Etats-Unis. »

Reçu mercredi à Pékin par son homologue chinois, Xi Jinping, après le sommet de coopération économique de l’Asie-Pacifique (APEC), Barack Obama a quant à lui salué un « accord historique ». L’objectif américain « est à la fois ambitieux et réalisable », a insisté un haut responsable américain sous couvert de l’anonymat. Il pourrait toutefois se heurter à l’opposition des élus du Congrès. Dès cette annonce, le tout nouveau leader républicain au Sénat, Mitch McConnell, a fustigé un « projet irréaliste que le président refourguera à son successeur ». Selon lui, cet accord annonce « des prix de l’énergie encore plus élevés et encore beaucoup moins d’emplois ».

LIMITER LE RÉCHAUFFEMENT À 2 DEGRÉS

Des réticences qui pèsent bien peu face au constat des scientifiques : les efforts actuels sont insuffisants pour limiter la hausse de la température mondiale au-delà de 2 °C, objectif que s’est fixé la communauté internationale pour éviter un emballement catastrophique des dérèglements climatiques. Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie, les températures pourraient augmenter jusqu’à 3,4 °C d’ici à 2030 si la consommation énergétique se poursuit comme actuellement.

UE28CanadaChineFranceAllemagneIndeEtats-UnisRussie196019701980199020002010010000500015000Global Carbon Project

La Chine, premier émetteur de CO2 au monde
En millions de tonnes de CO2 émises par an.
Sur la place Tiananmen à Pékin, le 11 octobre.
Sur la place Tiananmen à Pékin, le 11 octobre. | AFP/FRED DUFOUR

Or, à la fin de 2015, à Paris, la conférence annuelle sur le climat doit décrocher un accord suffisamment ambitieux pour limiter le réchauffement à 2 °C. « Le fait que les Etats-Unis et la Chine, traditionnellement considérés comme les leaders de deux camps opposés [dans les négociations sur le climat], avancent ensemble vaavoir un gros impact », explique encore un haut responsable américain.

Dans les négociations sur le climat, Pékin insiste systématiquement pour ne pasêtre logée à la même enseigne que les pays industrialisés. Il met en avant le principe des « responsabilités communes mais différenciées », selon lequel la responsabilité de la lutte contre le réchauffement planétaire incombe principalement aux pays développés.

A la fin d’octobre, l’Union européenne était de son côté parvenue à un accord sur les trois objectifs climatiques : diminuer les émissions de gaz à effet de serre d’« au moins » 40 % d’ici à 2030 par rapport à 1990 ; porter la part des énergies renouvelables à 27 % du mix énergétique  ; réaliser 27 % d’économies d’énergie. Seul le premier objectif sera contraignant.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/12/chine-et-etats-unis-concluent-un-accord-inedit-sur-le-climat_4522109_3244.html

 

 
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Publié par le 13 novembre 2014 dans Climat - Environnement, général, International

 

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