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Des signaux extraterrestres détectés par les équipes de Stephen Hawking

DÉCOUVERTE – Deux ans après avoir lancé Breakthrough Listen, un programme qui recherche des signes de vie extraterrestre, le physicien Stephen Hawking et ses équipes ont détecté au mois d’août des signes provenant d’une galaxie (très) lointaine.

De nouveaux signaux sont détectés depuis l’espace lointain, et voilà que le débat sur une forme de vie extraterrestre est relancé. Le 15 août dernier, les équipes du projet scientifique Breakthrough Listen ont réussi à capter quinze pulsations en provenance d’une galaxie située à 3 milliards d’années-lumière de la Terre. Pourtant, si les bruits sont avérés, ils ne sont pas forcément la preuve d’une vie en dehors de notre planète Terre.

Une dizaine de signaux détectés depuis 2007

L’origine de ces signaux reste pour le moment inconnue. Dans le jargon scientifique, ils sont appelés les « sursauts radios rapides » (Fast Radio Bursts) et ont toujours fasciné les astronomes. Pour comprendre l’importance de ces signaux, les scientifiques estiment que les « FRB » dégagent, en quelques millisecondes, autant de puissance que le Soleil. Depuis 2007, seulement une dizaine de ces signaux ont été détectés. Généralement, ils sont liés à des collisions d’étoiles ou des trous noirs… 

Un projet ambitieux qui livre ses premiers résultats

Porté par le célèbre astrophysicien Stephen Hawking et le milliardaire russe Yuri Milner, le projet Breakthrough Listen, en place depuis 2015, devrait coûter 100 millions de dollars sur 10 ans. L’objectif ? Détecter la présence d’une intelligence extraterrestre.

 

Le projet s’appuie sur deux radiotélescopes majeurs aux Etats-Unis (Green Bank Observatory) et en Australie (Parkes). La surface couverte par leurs observations est ainsi dix fois plus importante que les recherches passées. En deux ans, le programme a recueilli deux fois plus d’informations que les projets précédents en dix ans. (source)

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Stephen Hawking et 32 autres physiciens signent une lettre ouverte sur l’origine de l’univers

En réponse à une critique de la théorie de l’inflation publiée par trois physiciens en février dernier, Stephen Hawking et 32 des plus éminents physiciens de la planète ont signé une lettre défendant avec colère l’une des principales hypothèses sur l’origine de l’univers.

Selon la théorie de l’inflation proposée il y a 30 ans, l’Univers aurait connu une brève phase d’expansion vertigineuse juste après le Big Bang. Cette phase d’expansion très violente lui aurait permis de grossir immensément et se serait produite très tôt dans l’histoire de l’univers, à l’issue de l’ère de Planck ou relativement peu après (de l’ordre de 10-35 seconde). En février dernier, trois physiciens publiaient dans la revue Scientific American une vive critique de cette théorie, allant jusqu’à prétendre que le modèle « ne pouvait être évalué à l’aide de la méthode scientifique », ce qui, en termes académiques, voulait tout simplement dire que ce n’était pas de la « vraie science ». En réponse, 33 des meilleurs physiciens du monde, y compris Stephen Hawking, Lisa Randall et Leonard Susskind, renvoient les premiers dans les cordes en publiant dans la même revue une lettre défendant avec rage la théorie de l’inflation.

Proposée par le physicien américain Alan Guth en 1979, cette théorie a été depuis affinée et se présente aujourd’hui comme la théorie principale de la naissance de l’Univers. Évidente pour certains, la théorie l’est beaucoup moins pour d’autres. Fait intéressant, l’un des anciens collègues de Guth, le physicien Paul Steinhard, fait partie du trio qui ouvrait les hostilités en février. Ils avaient pourtant partagé le prestigieux prix Dirac « pour le développement du concept d’inflation en cosmologie » en 2002. Depuis, Steinhard est devenu un critique actif de la théorie inflationnistecomme en témoigne le papier intitulé « Pop goes the Universe », cosigné par la physicienne de Princeton Anna Ijjas et par l’astronome Abraham Loeb de Harvard.

Cet article mettait notamment l’accent sur les recherches récentes concernant le fond diffus cosmologique et soulevait le fait que l’inflation aurait normalement généré des ondes gravitationnelles primordiales qui n’ont jamais été détectées. « Les données suggèrent que les cosmologistes devraient réévaluer ce paradigme privilégié et envisager de nouvelles idées sur la façon dont l’univers a commencé », annonce un résumé de l’article. En soi, la critique est bonne en science comme partout, elle fait avancer. Ce qui n’est pas « passé », c’est la suggestion selon laquelle la théorie inflationniste ne pouvait être testée en premier lieu et n’était donc pas vraiment de la science.

« Ils détaillent l’affirmation extraordinaire selon laquelle la cosmologie inflationniste ne peut être évaluée par la méthode scientifique », peut-on lire dans cette lettre. Ils affirment que certains scientifiques qui acceptent l’inflation rejettent par la même occasion l’une des propriétés déterminantes de la science : la testabilité empirique. « Nous n’avons aucune idée de ce à quoi ils font référence […] Dans cette lettre, nous nous concentrerons sur notre désaccord catégorique avec ces déclarations au sujet de la stabilité de l’inflation ». Au cours des 37 dernières années, certains modèles ont fait des prédictions correctes et vérifiables, y compris sur la densité de masse moyenne de l’Univers et sa forme plate. Beaucoup d’éléments ne sont toujours pas résolus à ce jour, « mais ces modèles sont tous vérifiables, ce qui signifie “qu’ils peuvent être prouvés ou refondus en fonction des éléments de preuves dont nous disposerons à l’avenir”.

Il est vrai qu’il reste encore des questions importantes laissées sans réponse face au paradigme inflationniste, mais la bonne réponse dans cette situation est soit de travailler ensemble à essayer de trouver des réponses, soit de passer et de travailler sur autre chose (ce qui est une option parfaitement respectable). Il ne faut en revanche pas prétendre que les questions sont en principe inapplicables et que, par conséquent, le domaine de recherche ne répond pas aux critères de la science”, peut-on également lire.

Les auteurs de l’article original ont depuis répondu à cette lettre. Ils maintiennent leur position en insistant sur le fait que “ce qui apparaissait dans les années 1980 comme une théorie qui semblait faire des prédictions définitives est devenue une théorie qui ne fait pas de prédictions définies”. Le débat aura au moins le mérite de reposer les bonnes questions et pourquoi pas, de galvaniser les recherches. Les deux parties sont au moins d’accord sur une chose : le fait que la théorie de l’inflation n’est pas parfaite et nous devrions tous avoir une idée ouverte de ce qui s’est réellement passé lors de la naissance de notre Univers à mesure que de nouvelles données seront disponibles.

Vous pouvez lire l’article original ici, la lettre ouverte répondant ici et la réponse originale des auteurs ici.

Source, via SP

 
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Publié par le 16 mai 2017 dans Espace, général, Sciences

 

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Stephen Hawking : «Nous sommes au moment le plus dangereux de l’histoire de l’humanité»

Selon le célèbre scientifique, l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis et la sortie imminente du Royaume-Uni de l’UE vient à un moment qui serait le plus dangereux pour la race humaine.

Selon le professeur de Cambridge, le changement général de politique dans le monde montre que la majorité des humains se sentent complètement abandonnés par les dirigeants et ne leur vouent plus aucune confiance.

«Nous vivons un moment où les oubliés ont pris la parole pour rejeter unanimement les élites qui les dirigent», explique Stephen Hawking, ajoutant que «l’aspect le plus préoccupant de cette situation est que désormais, plus qu’à n’importe quel moment de notre histoire, notre espèce a besoin de cohésion».

Le scientifique affirme que le monde est confronté à des défis immenses, dont le changement climatique, la production alimentaire, la surpopulation, la disparition d’espèces, les maladies épidémiques et l’acidification des océans.

«Tous ces facteurs nous rappellent que nous nous situons bien au moment le plus dangereux du développement de l’humanité», déclare-t-il.

«Nous pouvons surmonter ces défis. Je dis cela car j’ai toujours été optimiste. Mais il faudra pour cela que les élites, qu’elles soient à Londres ou à Harvard, à Cambridge ou à Hollywood, tirent les leçons de l’année qui vient de s’écouler et apprennent à retrouver une once d’humanité», fait savoir Stephen Hawking.

Pour l’éminent professeur, l’humanité a atteint un stade d’avancée technologie où elle peut s’autodétruire en réduisant à néant la planète Terre, tout en n’ayant toujours pas développé les possibilités de se réfugier ailleurs.

«Il est possible que dans quelques centaines d’années, nous aurons établi des colonies humaines dans le cosmos ou sur d’autres planètes. Mais pour le moment, nous n’avons qu’une seule et même planète et nous nous devons de nous serrer les coudes pour la préserver».

Le chercheur britannique a également averti que l’intelligence artificielle et l’automatisation croissante de la société qui progresse à une vitesse fulgurante allaient finir par anéantir les emplois de la classe moyenne et aggraver les inégalités, ce qui risque de créer un bouleversement politique significatif partout dans le monde.

«Les emplois disparaissent, mais aussi les industries. Nous devons aider les gens à se reprendre pour créer un monde nouveau et à les soutenir financièrement dans leur démarche», a ajouté Stephen Hawking.

Ce n’est pas la première fois que le professeur fait part de son opinion à propos notamment de l’élection de Donald Trump. Dans une interview au réseau télévisé britannique ITV plus tôt dans l’année, il avait qualifié le président élu de «démagogue qui fait appel au plus petit dénominateur commun».

 
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Publié par le 4 décembre 2016 dans général, Insolite, International, Politique

 

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De Stephen Hawking à Jean Pierre Petit : Trous noirs et ondes gravitationnelles (qui frappent une deuxième fois)

Cette fois c’est définitif : les ondes gravitationnelles sont (re)confirmée .

(Rappel des derniers développements récents: Ondes gravitationnelles : encore une prédiction d’Einstein confirmée ! et Les ondes gravitationnelles détectées un siècle après avoir été prédites)

En effet , un second signal a été détecté par les interféromètres Ligo en décembre 2015 . 

Que sont les ondes gravitationnelles chers lecteurs ?

Comme je l’ai rapporté récemment et c’était Historique : « Les trous noirs n’existent pas !!! » (Selon Stephen HAWKING – Jean pierre PETIT) 

Apres avoir déclaré que les « trous noirs n’existent pas », ce qui est absolument révolutionnaire pour la science moderne – une révolution (qui a débuté dans les 70’s par JPP) a pris une autre envergure cette année avec Stephen Hawking qui a déclaré : « Il n’y a pas de trous noirs »  dans la revue NATURE (entre autres)

Autant vous dire que c’est un coup de tonnerre absolu dans le monde de la cosmologie : le modèle standard de la cosmologie s’effondre, c’était bien du FLANC .

A la place,la proposition radicale de Hawking est  qu’un « horizon apparent » beaucoup plus bénin, qui ne détient que temporairement la matière et l’énergie prisonniers avant de finalement les relâcher, quoique sous une forme plus brouillée .

Hawking qui va même plus loin sur les « trous noirs », rappelez vous : 

Incroyable – Les trous noirs sont ‘franchissables’ et mèneraient à … des univers parallèles !!! (Stephen Hawking) 

« Si vous tombez dans un trou noir, n’abandonnez pas. Il y a une sortie »

Par ailleurs rappelez vous – Selon l’astrophysicien Jean pierre Petit , les trous noirs ce sont des étoiles à Neutrons qui arrivent au niveau critique de 3.3 masses solaires, et qui en relâchant l’exés de matière reçu de leur étoile compagnon  ,  empêchent toute lumière de s’échapper, car l’énergie nécessaire dépasse la masse absolue et donc le photon (ou lumière …) en s’échappant, dépense plus d’énergie qu’il n’a de masse ( redshift gravitationnel )  et le photon consomme toute son énergie . L’énergie à fournir pour permettre à une masse m de la quitter dépasse mc2 . Donc aucun objet ne peut s’en échapper. Et c’est valable aussi pour les photons, qui ont une énergie hV. Eux aussi perdent de l’énergie pour quitter une masse. »  (Cf Vous connaissez les trous noirs, mais qu’est ce qu’un « trou blanc » ?)

De l’autre coté, il faut aussi comprendre le « Spin » – C’est très simple : Un astre qui tourne sur lui même dégage une énergie provoquée par la force centrifuge . On pourrait comparer le spin à une toupie qui emmagasine l’énergie électromagnétique dans l’univers électrique. (cf la vidéo de Nassim Haramein à Paris, voir dans le menu recherche à droite) 

Mais l’énergie dégagée n’est pas suffisante pour dégager des ondes gravitationnelles perceptibles à de longues distances. Ce n’est qu’arrivé au stade de 3.3 masse solaire que la fluctuation (ou déformation) spatio temporelle devient réellement perceptible .

Ainsi plus la masse est grande plus la distorsion spatio temporelle l’est .  (Einstein – E = MC 2) .

L’équation la plus exacte est celle de JPP :

Afficher l'image d'origine

C’est pourquoi si on prend 2 trous noirs (dont la masse est énormissime et qui dépassent largement 3.3 masses solaires) , une partie de la masse totale des deux objets , en l’occurence, qui contenaient chacune environ 30 fois la masse du Soleil, est convertie en ondes gravitationnelles qui nous sont perceptibles.

Et que nous pouvons désormais détecter avec nos instrument . (Ce fut la cas grâce aux interféromètres Ligo en décembre 2015)

C’est une révolution (nous pouvons remonter aux origines de l’univers)

Donc, Les ondes gravitationnelles viennent de frapper une deuxième fois .

Pour illustrer (et pour que vous puissiez mieux comprendre) voici Le Monde :

Et de deux ! Pour la seconde fois, des détecteurs très particuliers ont tremblé sur Terre lors du passage de secousses venues de l’espace : des ondes gravitationnelles. Ces dernières sont des vibrations de l’espace-temps équivalentes aux vaguelettes créées par la chute d’un caillou à la surface d’un lac et sont décrites par la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein.

Selon Futura Sciences :

Un second signal détecté par les interféromètres Ligo en décembre 2015 est interprété par l’équipe, en collaboration avec celle de Virgo, l’homologue européen, comme le résultat de la fusion de deux trous noirs. C’est donc la deuxième détection de ce genre après le coup de tonnerre de février dernier, qui reposait sur une observation de septembre 2015.

Ça y est, des ondes gravitationnelles ont été détectées. Ces fluctuations de l’espace-temps proviennent de la fusion de deux trous noirs d’environ 30 fois la masse de notre Soleil. Découvrez dans cette vidéo comment les scientifiques de Ligo ont pu effectuer ces premières mesures.

Ça y est, des ondes gravitationnelles ont été détectées. Ces fluctuations de l’espace-temps proviennent de la fusion de deux trous noirs d’environ 30 fois la masse de notre Soleil. Découvrez dans cette vidéo comment les scientifiques de Ligo ont pu effectuer ces premières mesures.

Le 11 février 2016, les membres de la collaboration Ligo aux États-Unis annonçaient, conjointement avec les membres de la collaboration Virgo en Europe, que le détecteur d’ondes gravitationnelles eLigo avait permis la première détection directe sur Terre des ondulations se propageant dans la courbure de l’espace-temps. Elles avaient été prédites presque 100 ans auparavant par Albert Einstein. Leur existence ne faisait plus de doute depuis des décennies grâce à la découverte de certaines étoiles à neutrons. En effet, les calculs menés notamment par le physiciens français Thibault Damour (à qui on doit une BD sur le Mystère du Monde quantique) et ses collègues, dans les années 1980, avaient permis de rendre compte de la diminution annuelle de la période de l’orbite d’un pulsar binaire (PSR B1913+16 ) révélée et mesurée par les prix Nobel de physique Hulse et Taylor. Les deux astres perdaient de l’énergie en émettant des ondes gravitationnelles, ce qui faisait diminuer lentement mais de plus en plus rapidement la taille et donc la période de leur orbite. Il ne s’agissait que d’une signature indirecte, mais convaincante, de l’existence de ces ondes (voir les réflexions sur son blog de Futura-Sciences d’Aurélien Barrau).

La détection du signal baptisé GW150914 s’était produite de façon totalement inattendue le 14 septembre 2015. Son analyse a montré qu’il provenait des derniers évènements survenant quand deux trous noirs de masse stellaire formant un coupe binaire se rapprochent en suivant une spirale puis fusionnent en un seul astre compact. Une partie de la masse totale des deux objets, qui contenaient chacune environ 30 fois la masse du Soleil, a été convertie en ondes gravitationnelles. Pour se donner une idée de l’énergie qu’un tel évènement représente, on peut imaginer que si ces ondes gravitationnelles avaient été des ondes électromagnétiques, alors la source de la collision observée en septembre 2015 aurait parue dans notre ciel plus lumineuse que la pleine Lune. Pourtant, l’évènement s’est produit à environ 1,3 milliard d’années-lumière de la Voie lactée…

Les ondes gravitationnelles sont des déformations de l’espace-temps prédites par Einstein. Il serait possible de les mesurer avec des outils appropriés. L’éditeur Dunod a interviewé Pierre Binétruy, professeur au laboratoire Astroparticule et Cosmologie de l’université Paris-Diderot, afin d’en savoir plus sur ces mystérieuses ondes et sur la façon dont on pourrait les détecter. © Dunod

Deux trous noirs stellaires de 8 et 14 masses solaires

Les chercheurs n’espéraient de la nouvelle version plus sensible du détecteur Ligo qu’elle permette d’observer aussi rapidement une telle fusion, et surtout pas celle de trous noirs aussi massifs. Cette belle surprise laissait augurer bien d’autres détections. De fait, les membres des collaborations Ligo et Virgo qui avaient déjà joint leurs efforts pour analyser le signal de GW150914 viennent d’annoncer que le 26 décembre 2015, une autre onde gravitationnelle produite par la fusion de deux trous noirs avaient été mise en évidence.

Logiquement appelée GW151226 (GW pour Gravitational Wave et 151226 pour la date de détection), la source de ce signal se situe à 1,4 milliard d’années-lumière de la Terre. Il est plus faible que celui de GW150914 car il provient d’un système binaire dont les deux trous noirs pesaient 8 et 14 masses solaires. Ces masses sont plus conformes aux attentes des astrophysiciens qui étudient théoriquement et observationnellement les trous noirs provenant de l’effondrement des étoiles.

La détection des ondes gravitationnelles, la première ayant été annoncée le 11 février, est le fruit d’une véritable prouesse technologique. Les détecteurs Ligo et Virgo doivent pouvoir repérer des mouvements infinitésimaux, de l’ordre du milliardième de la taille d’un atome ! © CNRS

De nouveaux tests pour la physique et une nouvelle fenêtre sur le cosmos

Une nouvelle astronomie gravitationnelle est donc bel et bien en train de naître grâce aux travaux des pionniers que sont Ronald Drever, Kip Thorne et Rainer Weiss, lesquels viennent d’ailleurs de se voir attribuer un million de dollars (876.000 euros) par la Fondation du Prix de physique fondamentale qui signale et récompense également les travaux théoriques de deux chercheurs français, Luc Blanchet et Thibault Damour. Il semble difficile d’imaginer que certains de ces noms ne sont pas sérieusement considérés pour un Nobel de physique avant 2020.

Que pourrait nous apprendre cette nouvelle astronomie ? Déjà de nouvelles choses sur la physique de la gravitation et de possibles extensions de la théorie d’Einstein. Dans le cas de GW151226, les trous noirs étant plus légers, leur rapprochement a été moins rapide, de sorte que le signal a duré plusieurs secondes, contre moins de 0,5 seconde pour le précédent, ce qui veut dire que le nombre d’orbites observées a été plus grand. De ce fait, les contraintes posées sur de la nouvelle physique sont plus fortes. On pourrait bien découvrir aussi que la matière noire se présente souvent sous forme de trous noirs binaires, et bien d’autres choses encore, comme nous l’avait expliqué dans une interview Pierre Binétruy.

Avec le prix Nobel de physique George Smoot, le chercheur vous invite à participer à un Hangout du Mooc Gravity! dont le thème portera sur les trous noirs et les ondes gravitationnelles. Il sera retransmis en anglais ce jeudi 16 juin à 21 h 00 (heure de France métropolitaine). Même si vous n’êtes pas inscrits à cette session du cours en anglais Gravity! vous pouvez dès à présent poser vos questions sur le site du cours et sur Twitter en utilisant le hashtag #FLGravity.

Inspiral, merger, ringdown : ce sont les noms anglais des trois étapes qui ont conduit deux trous noirs à se rapprocher en décrivant une spirale, suite à des pertes d’énergies sous forme d’ondes gravitationnelles, puis à entrer en collision pour finalement donner un seul trou noir. L’horizon des évènements de l’objet compact final a vibré, telle une cloche frappée, en émettant des ondes gravitationnelles. Les courbes montrent les signaux détectés par les deux interféromètres Ligo, à Handford et à Livingston, aux États-Unis, le 14 septembre 2015. Le 26 décembre 2015, un signal très similaire produit par un même scénario astrophysique a été détecté par Ligo. © Ligo, NSF, Aurore Simonnet
Inspiral, merger, ringdown : ce sont les noms anglais des trois étapes qui ont conduit deux trous noirs à se rapprocher en décrivant une spirale, suite à des pertes d’énergies sous forme d’ondes gravitationnelles, puis à entrer en collision pour finalement donner un seul trou noir. L’horizon des évènements de l’objet compact final a vibré, telle une cloche frappée, en émettant des ondes gravitationnelles. Les courbes montrent les signaux détectés par les deux interféromètres Ligo, à Handford et à Livingston, aux États-Unis, le 14 septembre 2015. Le 26 décembre 2015, un signal très similaire produit par un même scénario astrophysique a été détecté par Ligo. © Ligo, NSF, Aurore Simonnet

Une représentation d'artiste d'ondes gravitationnelles se propageant dans le tissu de l'espace-temps et rayonnées par un couple de trous noirs spiralant l'un vers l'autre. Ce mouvement leur fait perdre de l'énergie, et c'est elle qui s'échappe sous forme d'ondes. © K. Thorne (Caltech)-T. Carnahan (Nasa GSFC)

Le « caillou » cosmique qui a ridé la surface de l’espace-temps

Cette secousse n’a duré qu’une seconde, mais c’était suffisant pour déterminer quel « caillou » cosmique a ainsi ridé la surface de l’espace-temps et touché les deux détecteurs avec 1,1 milliseconde de décalage. Comme pour le premier événement, il s’agit de deux trous noirs en rotation à très grande vitesse l’un autour de l’autre et qui finissent par fusionner pour former un nouveau trou noir.

Ce nouveau-né, après l’agitation de la naissance, cesse de vibrer comme une cloche et n’émet plus d’ondes gravitationnelles. De telles masses et de telles vitesses sont suffisantes pour agiter l’environnement cosmique jusqu’à le sentir sur Terre, même plus d’un milliard d’années après que l’événement a eu lieu.

Les deux masses en jeu sont de 7,5 et 14 fois celles du Soleil et l’objet résultant ne pèse que 20,8 fois plus que notre étoile, la masse perdue ayant été emportée par l’onde gravitationnelle sous forme d’énergie. Les deux trous noirs se tournant autour sont plus légers que ceux annoncés en février, qui faisaient 29 et 36 fois la masse du Soleil. Ils étaient donc plus difficiles à repérer. Quelque 55 spirales avant la fusion ont été enregistrées contre une dizaine dans le premier cas. Malheureusement, comme pour le premier duo, l’endroit de cette valse dans l’Univers est mal défini car deux capteurs ne suffisent pas à indiquer précisément la région d’origine.

La fréquence de tels phénomènes est plus grande qu’attendu

Une troisième secousse a également été enregistrée le 12 octobre 2015, mais elle n’est pas attribuée à une onde gravitationnelle, faute de précision suffisante. « Aucun autre candidat de couple de trous noirs de masse comprise entre 4 et 100 fois celle du Soleil n’a été trouvé jusqu’à la fin de la prise de données en janvier 2016 », écrivent les chercheurs, dans leur article de Physical Review Letters paru le 15 juin. Cependant, ils estiment d’ores et déjà que la fréquence de tels phénomènes est plus grande qu’attendu, de l’ordre d’un par mois.

En conclusion, ils confirment que « cette première période d’observation annonce l’ouverture de l’astronomie par ondes gravitationnelles ». Ces détecteurs, à partir de l’automne, vont en effet se transformer en véritables télescopes, repérant des événements totalement invisibles jusqu’alors, puisque les trous noirs par définition ne rayonnent pas de lumière. A ce moment, le détecteur Virgo se sera refait une jeunesse pour être aussi précis que LIGO. A trois, de concert, ils pourront trianguler les événements et repérer plus précisément leur origine dans le ciel.

Un détecteur d’ondes gravitationnelles géant

Ce sera aussi l’époque où l’Agence spatiale européenne peaufinera son projet de détecteur d’ondes gravitationnelles géant, eLISA. Il devrait fonctionner dans l’espace avant 2030 avec des bras laser de plus d’un million de kilomètres, contre 3 à 4 kilomètres sur Terre. Une première expérience LISA Pathfinder (LPF), lancée en décembre 2015, a dévoilé début juin des résultats meilleurs que prévu concernant la faisabilité technique d’un tel projet.

Dans la ligne de mire d’eLISA, il y aura des trous noirs dits supermassifs, dotés d’une masse de l’ordre d’un million de fois celle du Soleil et qui tournent relativement lentement. Le détecteur verra aussi les mêmes couples que ceux observés par LIGO, mais des mois avant leur fusion, durant leur longue danse en duo.

 
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Publié par le 19 juin 2016 dans Espace, général, Sciences

 

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Des vaisseaux à voile vogueront-ils bientôt dans l’espace ? Stephen Hawking annonce Starshot, « une nouvelle étape dans l’exploration spatiale » !!

Une illustration du système à rayon laser que Stephen Hawking et l'équipe de Breakthrough Listen présentent le 12 avril 2016. © Breakthrough Listen
Une illustration du système à rayon laser que Stephen Hawking et l’équipe de Breakthrough Listen présentent le 12 avril 2016. © Breakthrough Listen

C’est la fameuse technologie de la voile solaire qui semble officiellement avoir les faveurs des scientifiques pour la prochaine génération de propulsion spatiale (et la propulsion à antimatière, entre autres, dans les blacks programs) : vous construisez une énorme voile (ici des fils de 20 km) qui va capter l’énergie des protons fournie par le vent solaire (ou un rayon laser ça marche aussi) . Résultat, la possibilité d’atteindre les confins du système solaire en moins de dix ans , voir carrément Alpha du Centaure avec la méthode d’Hawking ! (qui serait mort, et juste un  « prête nom » : même si c’était vrai ça ne changerait rien à cette news …)  

D’abord, La NASA a entamé les essais d’une technologie futuriste censée permettre aux vaisseaux spatiaux d’atteindre les confins du système solaire en moins de dix ans.

Au Centre aérospatial Marshall à Huntsville, dans l’Etat de l’Alabama, les scientifiques ont entamé les essais d’un système de propulsion potentiellement révolutionnaire, nommé HERTS E-Sail. Il pourrait permettre aux engins spatiaux d’atteindre l’héliopause beaucoup plus rapidement qu’auparavant.

Les résultats des tests fourniront les données de modélisation nécessaires de ce système prometteur, dont le nom signifie Heliopause Electrostatic Rapid Transit System (littéralement Système de transport rapide électrostatique de l’héliopause ou HERTS). Le concept prévoit l’élaboration d’un système sans moteur – une voile électrostatique capable d’exploiter le vent solaire pour propulser l’engin spatial vers l’héliopause, la limite où le vent solaire du Soleil est arrêté par le milieu interstellaire.

« Le Soleil expulse beaucoup de protons et d’électrons qui forment le vent solaire, dont la vitesse est énorme – de 400 à 750 kilomètres par seconde », explique Bruce Wiegmann, ingénieur du Centre aérospatial Marshall de la Nasa et chercheur principal du projet HERTS E-Sail.

« Notre voile solaire utiliserait ces protons pour propulser le vaisseau spatial », a-t-il ajouté.

Le concept prévoit la construction d’une large voile de forme circulaire, qui comprendra de 10 à 20 fils en aluminium chargés électriquement, s’étendant vers l’extérieur depuis le centre de l’engin spatial. Cette construction sera en mesure de repousser les protons rapides du vent solaire. Selon le concept, cet échange d’énergie cinétique, à son tour, fournira la poussée de l’engin spatial. Chaque fil sera extrêmement mince, de seulement 1 millimètre, et dans le même temps très long – près de 20 kilomètres.

Le pilotage d’un tel engin pourrait être réalisé en modulant la tension de chaque fil individuellement pendant que le véhicule spatial effectue des rotations. En appliquant différentes niveaux de force sur les différentes parties de l’E-Sail, les ingénieurs pourront piloter le vaisseau spatial de façon similaire aux voiles d’un bateau classique. »L’équipe a étudié le concept, et il est devenu clair que la construction est flexible et adaptable. En fonction de l’objectif, on peut changer la longueur des fils, leur quantité et le niveau de tension pour adapter la voiles à tel ou tel besoin — mission planétaire intérieure, planétaire extérieure ou le voyage vers l’héliopause. L’E-Sail est très échelonnable », a déclaré M. Wiegmann.

Les scientifiques estiment que la nouvelle technologie permettra d’atteindre les confins du système solaire beaucoup plus rapidement que la sonde spatiale Voyager, dont le voyage a pris 35 ans. Le but du projet HERTS est de faire le même voyage en moins d’un tiers de ce temps. (source)

Hé bien dans la même veine de la voile solaire, Stephen Hawking fait mieux et annonce Starshot, une technologie de propulsion par laser de la voile solaire « une nouvelle étape dans l’exploration spatiale »

Le groupe Breakthough Listen soutenu par Stephen Hawking annonce qu’une technologie à base de rayons lasers permettrait d’atteindre Alpha du Centaure.

ANNONCE. On savait que le célèbre astrophysicien Stephen Hawking s’était associé avec l’entrepreneur russe Youri Milner pour lancer le projet Breakthough Listen.

Doté d’un budget de 100 millions de dollars (soit 92 millions d’euros), il avait été présenté au moment de son lancement comme une ambitieuse tentative d’entrer en contact avec une intelligence extraterrestre. Aujourd’hui, Breatkthough Listen prend une autre ampleur avec l’annonce faite en direct sur internet par le scientifique britannique. « Ce qui rend l’être humain unique ? Je pense que c’est son aptitude à s’affranchir de ses limites », a expliqué Hawking après un discours introductif de Youri Milner.

Et le Britannique de citer, après la première traversée de l’Atlantique, l’aventure spatiale – avec une pensée particulière pour le Russe Youri Gagarine, dont le premier vol dans l’espace est fêté en ce 12 avril (c’était en 1961). « Parce que nous sommes des êtres humains, notre nature est de voler » a assené de sa voix électronique l’auteur de Une Brève histoire du temps.

Quelles sont ces limites ? Comment voler ? L’idée semble résolument tirée d’un récit de science-fiction : il s’agirait d’employer des rayons lasers pour « catapulter » des « milliers de minuscules vaisseaux spatiaux » au-delà d’Alpha du Centaure, le système d’étoiles le plus proche du Soleil, situé à 4,4 années-lumière de la Terre.

Source

 
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Publié par le 15 avril 2016 dans Espace, général, Insolite

 

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Stephen Hawking annonce la fin de l’humanité pour bientôt

Le plus célèbre astrophysicien du monde, Stephen Hawking, vient d’annoncer sur BBC 4 que la plus grande menace pour notre humanité est… elle-même. Les avancées technologiques notamment les robots dotés d’intelligence artificielle et, pêle-mêle, la possibilité d’une guerre nucléaire, le réchauffement climatique, les virus issus de nos manipulations génétiques, peuvent nous faire basculer dans le néant beaucoup plus tôt que prévu, dès les siècles prochains…. Seul espoir pour lui : disperser l’humanité, en premier lieu sur Mars, et fissa….

Alors que la durée de vie restante de notre planète devrait nous laisser de la marge (en théorie encore quelques milliards d’années), selon Stephen Hawking, l’espèce humaine est en danger car la catastrophe est imminente. Elle arrivera peut être dans quelques centaines d’années, un battement de cil à l’échelle de l’humanité et de l’univers! Alors que la société du futur pourrait être aseptisée, apaisée et domestiquée grâce aux technologies toujours plus avancées, ces dernières pourraient surtout nous dépasser puis nous détruire. Hawking affirme que nous serons responsables de notre propre extinction.

« Once humans develop artificial intelligence, it will take off on its own and redesign itself at an ever-increasing rate. Humans, who are limited by slow biological evolution, couldn’t compete and would be superseded. » (Source: The Independent)

« Une fois que les humains développeront une intelligence artificielle, elle prendra son envol et se remodèlera elle-même de plus en plus rapidement. Les humains, qui sont limités par des fonctions biologiques lentes, ne pourront rivaliser et seront dépassés ». 

Seul sur Mars, 2015

Seul sur Mars, 2015

Alors pour pallier ce problème quelque peu épineux, l’astrophysicien suggère d’aller coloniser d’autres planètes, et vite! Idéalement, il faudrait rester dans le système solaire et la première candidate est bien sûr Mars. Un processus de colonisation extra-terrestre qui prendrait environ un siècle. D’ici l’achèvement de cette colonisation, il y aurait donc des années très, très délicates selon Stephen Hawking même si tout n’est pas perdu, loin de là. Il a malgré tout foi en l’humanité et en son instinct de survie.

“Most of the threats we face come from the progress we’ve made in science and technology. We are not going to stop making progress, or reverse it, so we must recognize the dangers and control them. I’m an optimist, and I believe we can.” (Source: The Telegraph)

« La plupart des menaces qui nous guettent découle de nos progrès scientifiques et technologiques. Nous n’allons pas cesser de progresser, ou faire marche arrière, c’est pourquoi nous devons regarder en face les dangers qui arrivent et apprendre à les contrôler. Je suis optimiste, je pense que nous pouvons y arriver. »

L’émiettement et la dispersion dans différentes planètes et colonies permettrait de faire survivre l’humanité, ses souvenirs et les restes de sa culture, même si le berceau de la Terre venait à disparaître.

Nous serions alors les premiers extra-terrestres, en attendant que ceux qui existent probablement ailleurs dans l’Univers nous donnent signe de vie comme le suggère le paradoxe de Fermi (lire cet article du CNRS, « le paradoxe de fermi et les extraterrestres invisibles »).

Cette théorie, énoncée en 1950 par un physicien italien lauréat du Prix Nobel, pourrait se résumer ainsi « S’il y avait des civilisations extraterrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ? »

L’une des explications du paradoxe de Fermi, selon certains chercheurs, serait que toute civilisation extraterrestre très avancée technologiquement (et donc dotée d’armes de destruction absolue, nucléaires ou autres) en viendrait inéluctablement à s’autodétruire avant d’atteindre d’autres mondes dans l’univers…

Pour tout comprendre, regardez cette vidéo éducative ludique et très complète sur la question (5 mn) en anglais sous titré en français:

D’où la crainte formulée par Steven Hawking: le suicide de notre espèce à coup d’armes technologiques incontrôlables.

Interstellar, 2014

Interstellar, 2014

La Grande-Bretagne se prépare déjà à créer une armée de robots guerriers pour protéger ses troupes au sol rapporte The Telegraph. Le drone Taranis, d’une valeur de 190 millions d’euros, vole plus vite que la vitesse du son et sélectionne ses cibles automatiquement. Il demande tout de même l’autorisation d’un humain avant d’attaquer, mais un pas a définitivement été franchi depuis 2013. Un sillon, là encore, déjà largement creusé par les oeuvres de science fiction, « Terminator » en tête…

Pour aller plus loin:

Les deux Reith Lectures (conférences) délivrées par Stephen Hawking dont la première est consacrée aux trous noirs et s’accompagne d’une visualisation graphique animée.

Inês Fressynet avec Loïc de La Mornais 

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Publié par le 11 mars 2016 dans général, Insolite, Sciences, société

 

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Stephen Hawking pense que les progrès de la science sont une menace pour l’humanité

Stephen Hawking

Pour le célèbre physicien britannique Stephen Hawking, l’humanité file un mauvais coton et les nouvelles technologies n’arrangeraient pas les choses. Mais s’il prédit le pire dans les 1000 prochaines années, l’extinction de l’humanité, selon lui, n’est pas d’actualité.

On savait déjà, en raison de sa position concernant l’intelligence artificielle, que Stephen Hawking est du genre méfiant quand il s’agit des nouvelles technologies. A l’occasion d’une conférence organisée par la BBC, l’astrophysicien britannique de 74 ans a réitéré ses dires, estimant que les plus grandes menaces de l’humanité sont actuellement liées aux progrès de la science et de la technologie.

Parmi les éléments à risque, le professeur Hawking cite notamment la possibilité d’une guerre nucléaire, les virus génétiquement modifiés ou encore le réchauffement climatique.

« Bien que la probabilité qu’une catastrophe survienne sur la planète Terre durant une année donnée soit très faible, le risque évolue au fil du temps, et cela devient une quasi-certitude pour les 1 000 ou 10 000 prochaines années » estime Stephen Hawking. La fin de la Terre est donc inéluctable dans un laps de temps résolument court dans l’existence d’une planète.

La fin de la Terre, mais pas des hommes

Néanmoins, le scientifique relativise ses prédictions, en se basant sur la conquête spatiale. « Dans les 1 000 prochaines années, nous nous serons étalés dans l’Espace, à d’autres étoiles. Ce qui signifie que si une catastrophe arrive sur Terre, ça ne sera pas synonyme d’extinction pour la race humaine. »
Pour Hawking, il est surtout urgent de se préoccuper des menaces qui pourraient survenir durant les 100 prochaines années. « Nous ne pourrons pas établir de colonies autonomes dans l’Espace durant au moins les 100 ans qui viennent, nous devons donc être très prudents durant cette période. »

« Nous n’allons pas cesser de faire des progrès ou de les inverser, donc nous devons avoir conscience des dangers et nous devons les contrôler. Je suis optimiste, je pense que nous pouvons le faire » ajoute-t-il.

Hawking est loin d’être le seul scientifique à faire ce genre de mise en garde. Sur bien des points, son discours rejoint celui d’Elon Musk, qui évoquait lui aussi l’éventualité d’une guerre nucléaire il y a peu. « Les générations futures de chercheurs doivent être conscientes de la façon dont le progrès scientifique et technologique change le monde. Il est important de veiller à ce que ces changements aillent dans la bonne direction. Dans une société démocratique, cela signifie que chacun nécessite d’un minimum de savoir scientifique pour prendre des décisions éclairées quant à l’avenir » conclut le Britannique. Mais sera-t-il entendu ?

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Publié par le 20 janvier 2016 dans général, Insolite, Sciences

 

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