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La déroute obligataire a commencé, les jours des actions sont comptés (Pritchard)

 

Les premiers effets concrets de la hausse des taux américains commencent à se faire sentir sur le marché obligataire. D’après des poids lourds du secteur, comme Bill Gross, le marché haussier séculaire des obligations est officiellement terminé. Ce qui n’augure rien de bon alors que nous sommes globalement plus endettés que jamais et que la confiance des investisseurs rappelle de funestes épisodes de l’histoire financière moderne, comme 1987 et 2000.

Voici ce que dit en substance cet article d’Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph, publié le 10 janvier 2018. Il ne mentionne pas l’or, qui poursuit lentement mais sûrement sa hausse. On ne va pas vous prédire un krach financier pour 2018. Mais ce qui est certain, c’est que l’on se rapproche de plus en plus de cette échéance inéluctable :

« Tous les super cycles obligataires des 2 derniers siècles se sont étalés sur une carrière. Il s’agit de forces très puissantes. Mais quand le cycle s’inverse, le système économique mondial ne connaît rien d’autre qu’un changement de régime.

«L’âge de glace» actuel, pour emprunter le terme utilisé par Albert Edwards de Société Générale, a démarré en 1980 lorsque la FED provoqua un choc monétaire violent pour gagner la bataille contre la Grande Inflation.

Le taux de référence américain n’a cessé de baisser depuis, poussé encore plus bas par les forces déflationnistes d’Internet ainsi que les énormes afflux de ressources de main-d’œuvre bon marché dans les années 90 suite à l’intégration de la Chine et de l’Europe de l’Est dans l’économie mondiale.

Il s’agit du seul environnement que la plupart des investisseurs, des traders et des docteurs en économie connaissent. Et si les chartistes ont raison – ignorez-les à vos risques et périls – la tendance baissière est enfin cassée. Les taux des obligations américaines à travers le spectre des échéances sont en train de transpercer les niveaux de résistance, avec des effets considérables et instantanés sur le marché mondial obligataire de 49 trillions, et par ricochet sur le crédit bancaire.

Louise Yamada, l’analyste technique très écoutée par Wall Street, (…) m’a dit : «L’obligation américaine sur 2 ans est le canari dans la mine. Il est légitime de dire que le marché haussier obligataire de ces 36 dernières années est terminé.»

Son conseil aux lecteurs du Telegraph est de sortir de toute obligation dont la maturité est supérieure à 2 ans. Toute échéance plus longue débouchera sur une érosion du capital. Ceux qui les conserveront, ou qui sont poussés de force vers les obligations par leur caisse de retraite, seront les victimes d’une érosion continue de leur capital.

Mme Yamada affirme qu’une augmentation du taux des obligations américaines sur 10 ans jusqu’à 3 % fera office de confirmation finale. C’est clairement en vue alors que le taux de référence du système international vient de s’affranchir à la hausse de ses écarts d’échange pour s’approcher de son plus haut de 3 ans de 2,6 %. «Le marché baissier obligataire est confirmé», a tweeté Bill Gross, le spécialiste de la dette de Janus Henderson.

Jusqu’à présent, les investisseurs obligataires ont notoirement refusé de valider la reprise économique, préférant suivre à la lettre leur scénario de la déflation, désireux de parier sur le fait que les faucons de la FED seront à nouveau dépassés par la mondialisation et le commerce en ligne.

Le fait que la Banque du Japon, l’éternel multirécidiviste du QE, a réduit ses achats obligataires est le facteur qui a changé subitement l’humeur ambiante. Elle fait un pas en arrière dans la plus grande expérience monétaire de l’histoire. Mais il y a plus étonnant encore : le spectacle d’une économie japonaise qui est littéralement en plein boum.

Nous avons dépassé depuis longtemps le pic des injections de liquidités des banques centrales. La FED a démarré son «resserrement quantitatif», d’ici la fin de l’année elle va accélérer ses ventes d’obligations, qui atteindront la somme de 50 milliards de dollars. La BCE a réduit de moitié ses achats, à 30 milliards d’euros, durant ce mois de janvier. Elle pourrait totalement se retirer d’ici septembre.

Les marchés devront absorber une offre supplémentaire d’un trillion de dette en 2018. Cela n’explique qu’à moitié la hausse des taux obligataires : l’autre explication est à chercher du côté des investisseurs, qui se soucient de moins en moins de l’inflation même s’ils sont toujours réticents à capituler sur le scénario plus significatif d’une relance durable. (…)

Donald Trump et le Congrès rajoutent de l’huile sur le feu avec ce blitz fiscal en fin de cycle économique. Les économistes de Standard & Poor’s estiment que la réforme fiscale correspond à une stimulation de 0,8 % du PIB pour cette année, et la prochaine. Willem Buiter de Citigroup estime que ce coup de pouce pourrait être encore supérieur lorsque les dépenses électoralistes promises durant la campagne seront incluses, ce qui devrait pousser le déficit annuel américain à 5,5 %. De quoi faire passer la débauche péroniste pour de la petite bière.

On peut faire une comparaison grossière avec l’année folle de 1987, lorsque Wall Street grimpa jusqu’à des niveaux indécents malgré les signaux d’alarme lancés par le marché obligataire. «L’économie allait de mieux en mieux. L’indice manufacturier était supérieur à 60, comme c’est presque le cas actuellement, et pourtant le marché s’est effondré», a déclaré Albert Edwards. (…)

L’indicateur «Bull/Bear» des conseillers financiers est actuellement aux mêmes niveaux euphoriques que ceux d’octobre 1987. Il est plus élevé qu’au pic de la bulle Internet, ce qui fait froid dans le dos. Le gourou des actions de Société Générale Andrew Lapthorne affirme que les entreprises américaines affichent un déficit global annuel de 250 milliards, et qu’elles ne sont désormais plus en mesure d’utiliser l’effet de levier de la dette pour financer leurs opérations de rachats d’actions.

L’édifice tiendra debout tant que le coût du crédit restera cloué au ras des pâquerettes, un argument développé en avril dernier par le FMI

suite et fin

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Publié par le 17 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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En matière d’investissement, les femmes sont globalement plus performantes que les hommes

[titre article pour referencement]

Les femmes plus sages que les hommes, je n’en suis pas sur .. Je pense qu’il ne s’agit pas d’une question de sexe même si il y a eu beaucoup d’évolutions à ce niveau c’est vrai . Mais que ce soit chez les hommes ou les femmes, chacun est différent . Il y a des économes et des dépensiers des 2 cotés ! Je ne pense pas qu’on puisse en tirer une généralité à l’époque actuelle, même si j’admet que ça n’a pas toujours été le cas .  Z 

Contrairement aux idées reçues, les femmes ne sont pas moins concernées que les hommes par l’investissement. Des études prouvent même qu’elles seraient plus performantes. 

Jusqu’en 1965, les femmes mariées n’avaient pas le droit d’ouvrir de compte bancaire en France sans l’autorisation de leur mari (les célibataires avaient droit à un petit peu plus d’autonomie, mais à peine). Elles ne pouvaient d’ailleurs pas davantage exercer d’activité professionnelle sans ce même consentement du chef de famille, et lorsqu’on le leur permettait, elles ne pouvaient de toute façon pas bénéficier de leur salaire à leur guise avant les années 70. Car, c’était bien connu,l’argent n’était absolument pas une histoire de femmes, elles n’y comprenaient rien et ne savaient au mieux que le dépenser en futilités. En fait, la notion mêmed’indépendance financière des femmes n’avait tout simplement aucun sens.

Des stéréotypes sans fondement qui ont la vie dure

Fort heureusement, nous sommes désormais au XXIe siècle et, 50 ans plus tard, les choses ont beaucoup changé.

Si, si…

Enfin, peut-être pas énormément non plus.

Bon,pour être tout à fait exact, que ce soit à la maison, dans les entreprises ou même aux plus hauts niveaux de l’État, le fait de disposer de ses organes reproducteurs à l’extérieur de son abdomen semble encore aujourd’hui un prérequis indispensable pour décider des questions d’argent.

La croyance selon laquelle les femmes ne seraient pas douées pour la chose financière est encore très fortement ancrée dans les mœurs. Et pas seulement dans certains pays où on estime que l’étendue de leurs droits est directement proportionnelle à la surface de peau qu’on les autorise à montrer en public.

Une réalité du quotidien qui contredit pourtant ces idées de manière évidente

Il y a pourtant un paradoxe évident quand on étudie le rapport véritable qu’entretiennent les femmes avec l’argent, et les ressources du foyer en général, depuis la nuit des temps. Ce sont elles qui ont toujours été chargées de les optimiser au mieux pour permettre à la famille de vivre au quotidien jusqu’à la prochaine paie (ou la prochaine récolte, la prochaine chasse). Indépendamment des “grosses dépenses” décidées par l’homme (maison, voiture, et), c’est la femme qui a toujours géré les dépenses de la vie courante, devant parfois déployer des trésors d’ingéniosité pour parvenir à joindre les deux bouts.

En fait, comme le disait un article du Figaro d’il y a un an ou deux, il en va de l’argent comme des enfants dans un couple : à la femme de s’occuper des aléas de la vie de tous les jours, des tracas et des millions de problèmes à résoudre en permanence pour que tout fonctionne parfaitement à la maison, et à l’homme de gérer quant à lui les loisirs, les vacances… et les placements.

Or, on sait aujourd’hui, que même sur ce point, il est loin d’être le meilleur.

Des différences de philosophie par rapport aux ressources

Tout d’abord, l’homme et la femme ont chacun une conception de la vie assez différente qui tient principalement à leur éducation et qui rejaillit tout naturellement sur leur manière de gérer les ressources financières. L’homme apprécie la performance, le défi, voire le plaisir que lui apportent les sensations fortes d’un placement à risque dont il pense pouvoir maîtriser le danger.

La femme quant à elle a une vision plus rationnelle, elle peut également viser la performance mais plutôt sur le long terme, dans une optique alliant protection et développement équilibré. Elle est également bien plus sensible à la notion de diversification et elle enrichit son patrimoine d’une dose d’affect plus modeste.

Pour un homme, la réussite se mesure souvent à ce qu’il est capable de dépenser. Pour une femme, cela correspond plutôt à ce qu’elle est en mesure d’économiser, voire d’épargner (et donc d’investir) tout en conservant un style de vie confortable.

Des études qui prouvent que les femmes sont meilleures gestionnaires

En 2017, 3 études de grande envergure sont venues confirmer cette réalité qui veut que, contrairement aux idées reçues, les femmes sont donc de meilleures gestionnaires que les hommes, et des investisseurs plus avisés car moins impulsifs.

Prenons par exemple l’enquête Wisdom of Experience menée en octobre dernier par Capital Group à Los Angeles, qui vient tout simplement réduire à néant toutes les idées reçues sur le prétendue incompétences de femmes en matière d’investissement. L’un des stéréotype les plus courants veut ainsi que les femmes soient réticentes au risque. Or, leurs préférences d’investissements semble au contraire bien plus marquées par le risque que chez les hommes, en particulier en matière d’épargne retraite : elles sont en effet seulement 11% à opter pour des solutions ultra-sécurisées à faible rendement et capital garanti contre 24% des hommes.

En revanche, elles sont parfaitement conscientes du risque puisqu’elles sont 24% à privilégier une diversification vers, par exemple des fonds communs de placements dont les performances historiques sont globalement meilleures que celles du marché boursier, contre 19% des hommes seulement.

Les femmes sont moins impulsives et pensent en priorité à protéger leur patrimoine

Deux autres études dans le même genre, menées plus tôt dans l’année, l’une par Fidelity Investments et l’autre par Wells Fargo, viennent elles aussi confirmer l’idée selon laquelle les femmes sont plus dynamiques que les hommes en matière d’investissement, mais avec une vision différente, plus à long terme, moins impulsive et surtout moins tributaire de l’émotivité suscitée par les fluctuations épisodiques des marchés.

Par exemple, là où un homme va chercher sans cesse à maximiser ses profits, une femme va au contraire développer une stratégie visant à protéger au maximum son portefeuille contre les pertes. Là encore, priorité à la mixité des placements et à la diversification (mélange équilibré d’actions, d’obligations, de placements en valeurs refuges et autres investissements directs). À ce titre, elles sont de plus en plus nombreuses à ne plus considérer les bijoux seulement comme des ornements mais comme de véritables réserves de valeur

Enfin, les investisseurs masculins ont davantage tendance à multiplier les transactions au moindre frémissement des cours. Il sont ainsi six fois plus susceptibles que les femmes d’effectuer des changements massifs de stratégie en fonction de simples tendances plus ou moins inquiétantes ou à l’inverse prometteuses. Les femmes sont beaucoup plus patientes, et selon les experts ayant réalisé ces études, les hommes “ont au contraire tendance à être trop confiants quant à leurs capacités d’investissement, et se pensent généralement beaucoup mieux informés et aguerris qu’ils ne le sont en réalité.

C’est d’ailleurs cet excès de confiance qui conduit généralement à des échanges plus fréquents, réduisant mécaniquement les rendements, car il est presque impossible d’intervenir systématiquement sur les marchés au bon moment (sans compter que toutes ces transactions induisent des frais importants et des taxes qui érodent les gains).

L’équipe gagnante réunirait l’audace masculine et la sagesse féminine

Rien que sur ce point là, les femmes ont donc tendance à surperformer par rapport aux hommes en tant qu’investisseurs. En pourcentage, la différence peut sembler minime (+0.4%) mais en valeur absolue, on atteint souvent une moyenne de plusieurs milliers de dollars par an.

Reste ce plafond de verre de leur éducation qui les empêche encore de croire qu’elles sont capables d’investir au moins aussi bien que les hommes, et si elles sont encore très nombreuses à ne pas oser franchir le pas, c’est davantage par inexpérience que par incapacité.

Un dernier point pourrait finir de convaincre certains hommes de l’intérêt de suivre l’exemple des femmes en matière d’investissement : Wells Fargo a relevé que le nombre de transactions des investisseurs masculins célibataires étaient bien plus élevés (et donc leur rendement bien plus modeste) que le nombre de transactions effectuées par des hommes qui partageaient un compte de placement avec une femme, que ces transactions étaient en outre généralement plus pertinentes et en phase avec les mouvements majeurs des marchés, et enfin que leur solde financier était beaucoup élevé à montant investi égal.

Alors, définitivement, en termes d’investissements comme en bien d’autres domaine, l’idéal est sans doute de privilégier une coopération efficace entre les hommes et les femmes, afin de tirer de tirer parti de l’audace des uns et de la sagesse des autres.

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Publié par le 20 décembre 2017 dans économie, général

 

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Les pays du Maghreb sont au bout de leurs ressources en eau

Les pays du Maghreb sont arrivés au bout de leurs ressources en eau, a alerté, dans un entretien exclusif avec Sputnik, le secrétaire exécutif de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), l’Algérien Khatim Kherraz. 

«Les pays du Maghreb manquent cruellement de ressources en eau, même s’ils bénéficient globalement de taux importants de raccords. Aujourd’hui, ils arrivent au bout de leurs ressources», a insisté Kherraz.

Seules quelques options se profilent pour ces pays et consistant soit «à mieux gérer leurs ressources», soit à, «mobiliser des ressources non conventionnelles».

Il s’agit, pour ce dernier cas, «pour les pays qui ont la capacité de le faire», d’aller «vers le dessalement de l’eau de mer ou la réutilisation des eaux usées et traitées».

Le cas échéant, ces pays vont devoir «recourir aux eaux fossiles, avec tout ce que cela suppose comme levées de boucliers (…) en rapport avec la dilapidation du patrimoine» hydraulique.

Une option à envisager avec toute la prudence qu’il faut puisqu’elle implique «l’utilisation d’une eau qui n’est pas renouvelable, qui a mis quelques millions d’années à se constituer», a prévenu Khatim Kherraz.

Inversement, et contrairement à ce qu’on a tendance à croire, «les pays du Sahel disposent, eux, de beaucoup plus de ressources en eau que les pays de l’Afrique du Nord». Le tableau qui se présente au Sud du Sahara est totalement inversé, puisqu’on a des taux de raccords faibles à l’eau, de l’ordre de 20 à 40% contre 80 à 95% pour les pays du Maghreb.

«L’eau existe, mais les gens n’y ont pas accès parce qu’il faut de l’énergie (…) et globalement les pays n’ont pas les moyens de mobiliser l’énergie électrique ou solaire nécessaire, ni d’effectuer des forages ou des distributions», a détaillé Khatim Kherraz.

Fondé en 1992, l’Observatoire du Sahel et du Sahara est une organisation intergouvernementale à vocation africaine regroupant 23 pays du continent.

En agissant sur les volets Eau et Terre, l’OSS vise à mobiliser et à renforcer la capacité des pays africains membres à relever les défis environnementaux dans une perspective de développement durable. Dans le cadre de sa mission, l’un des principaux défis qui se posent est celui du financement, octroyé soit par les Etats membres soit par les différents bailleurs de fonds internationaux (Banque Mondiale, Unesco, Union africaine, Union européenne, etc.). Or, depuis quelques années, l’eau est «bizarrement sortie des radars des partenaires financiers.»

Ce désintérêt, absolument «inexplicable» pour Kherraz, fait qu’aujourd’hui, «on a toutes les peines du monde à faire remonter l’eau à un niveau de conscience élevé». Et pour cause, «l’alerte climatique a éclipsé les problèmes d’eau». Un «combat» a été mené par l’OSS et d’autres organisations, notamment lors des dernières COP (Paris, Marrakech et Bonn), pour «faire remonter l’eau au niveau de décision et de préoccupation mondial»

Aujourd’hui, chez les Etats comme chez les partenaires financiers,…

«On a tendance à privilégier l’urgence climatique en oubliant (…) qu’une bonne partie des solutions d’adaptation au changement climatique viendrait d’une maîtrise de l’eau. Aujourd’hui, si vous allez chercher un financement pour un projet portant strictement sur l’eau, vous n’en trouverez pas. Si vous allez chercher un financement sur l’eau mais qui soit lié au changement climatique, vous avez plus de chances», a-t-il illustré.

Outre une vocation d’expertise et le rôle de lanceur d’alertes qu’elle est amenée à jouer en s’appuyant sur plusieurs études qu’elle réalise,l’organisation s’est faite une spécialité dans la gestion des grands aquifères transfrontaliers, à travers des projets réalisés annuellement et s’inscrivant dans la gestion durable de ces ressources.

L’autre grand volet de son action, concerne la prévention contre la désertification et plus généralement, la dégradation des sols qui a également des causes liées à la démographie. Ainsi, si cette variable est maîtrisée, «l’exploitation des terres se ferait peut-être de manière un peu moins violente», d’après Kherraz, ingénieur civil de formation.

Au regard de la question du sol, l’une des mesures phares sur lesquelles travaille l’OSS a été «la Grande Muraille Verte». Un vieux projet ambitieux, qu’on a dû réexaminer aujourd’hui, «le désert s’étant avéré plus fort que tout le monde».

Initialement conçue comme un couloir vert de 15 kilomètres de large devant traverser tout l’espace sahélo-saharien pour bloquer l’avancée du désert,…

«la Grande muraille verte est réduite aujourd’hui, faute de financement suffisant, à une série de (mini-)projets prenant pour objet les espaces devant être prioritairement protégés. Face à un territoire agricole, ou une ville, menacés par le désert, on vient réaliser des murs verts concentriques autour de cet espace, selon les moyens» de l’OSS et ceux des Etats, a expliqué Khatim Kherraz.

Face à ces urgences, les Etats, «font ce qu’ils peuvent», en attendant le jour où plus de moyens seront disponibles pour réaliser la jonction entre ces différents espaces verts.

«Malheureusement, nous sommes dans une région où les feux (d’alerte) sont partout: des feux sociaux, sécuritaires, sanitaires. Une région, également, où les moyens sont extrêmement limités. Dans ces conditions, c’est toujours délicat de faire des arbitrages.» a regretté Khatim Kherraz.

 
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Publié par le 3 décembre 2017 dans Climat - Environnement, général, International

 

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ITW avec Pierre Jovanovic : Les Élections présidentielles sont manipulées

 

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90% des ménages français sont surendettés !

[titre article pour referencement]

Ce n’est qu’une comparaison, 90 % des ménages Français ne sont pas surendettés dans le sens commun du terme . Mais un rapide calcul montre que la situation est alarmante , et que la dette (uniquement celle de l’état, c’est à dire la dette publique) dépasse aujourd’hui le revenu moyen disponible (par ménage) . Une situation qui risque fort nous retomber dessus si rien ne change (cf les Grecs, les espagnols, etc) Car la législation fait que cette situation concerne malheureusement de plus en plus de Français … Aux Français d’en etre conscient et de réagir – par tous moyens – face à cet état des choses. A notre niveau nous ne pouvons que vous alerter sur l’immense danger qui nous guette … Des solutions il y en a , nous les exposons chaque jour .

90% des ménages français sont surendettés

Indépendamment des fins de mois difficiles que subissent un nombre croissant de ménages français, bien peu connaissent la réalité de la dette énorme qui plane au-dessus de nos têtes, et dont le montant par individu dépasse désormais de beaucoup le revenu annuel disponible de 90% d’entre nous.

Au début du mois, l’Insee publiait ses dernières statistiques en matière de dette publique et le résultat est loin d’être satisfaisant. En effet, malgré l’effondrement des taux d’intérêt, qui a momentanément allégé le coût de l’endettement (le montant des intérêts qui continuent à s’accumuler), la dette de l’État a encore grossi de 50 milliards l’an dernier, s’établissant finalement à 2 147,2 milliards d’euros au 31 décembre 2016.

L’État éternel emprunteur

L’ennui c’est que, même si cette situation est née des politiques erratiques de ces 40 dernières années, menées par des individus pour qui l’État n’est finalement rien d’autre qu’une grosse machine à financer leur train de vie, c’est bien sur l’ensemble des citoyens français que repose l’obligation de garantir la dette accumulée, notamment par le biais de l’impôt. D’ailleurs, c’est bien parce que la France dispose toujours de moyens coercitifs forts à l’égard d’une population soumise à l’une des taxations les plus élevées du monde, que le reste de la planète continue à lui faire confiance en dépit de sa gestion catastrophique.

Et comme se plaisent à le rappeler les experts autorisés à communiquer sur la question, l’État français n’a pas fait défaut sur sa dette depuis 1797. Autant dire que l’historique joue en sa faveur, car à la différence des entreprises ou même d’un individu, la durée de vie d’un État est théoriquement infinie : il peut donc toujours se ré-endetter pour rembourser les dettes passées.

Un risque  réel de surendettement pour les citoyens

Le surendettement est caractérisé par « l’impossibilité manifeste pour le débiteur de bonne foi de faire face à l’ensemble de ses dettes non professionnelles exigibles ou à échoir ». C’est ainsi que la loi présente une situation qui concerne malheureusement de plus en plus de Français. Ce qu’elle ne dit pas, en revanche, c’est qu’on peut se retrouver injustement chargé d’une dette par l’État lui-même. Bien sûr, beaucoup diront qu’il ne s’agit que d’une vue de l’esprit, que le remboursement de la dette publique ne nous sera jamais imputable en tant qu’individus. Sauf que l’exemple récent de la Grèce montre à quel point les institutions supranationales peuvent parfois se montrer promptes à décider du sort d’une nation pour permettre aux banksters qui dirigent le monde de retomber sur leurs pattes. Et s’il arrive un jour qu’on demande à la France de rembourser, ou au moins de garantir une partie de sa dette, il faudra bien trouver l’argent quelque part. Sans faire un gros effort de politique-fiction ou d’anticipation économique, on peut parier que ce sera dans nos poches.

De fait, nous sommes directement concernés par la dette contractée au nom de l’État. Une dette qui représente aujourd’hui environ 37 000 euros par personne. Or, en 2017, on estime que le revenu disponible moyen des ménages français est revenu aux alentours de 36500 euros par an, c’est à dire le même niveau qu’en 2007, après une décennie catastrophique sur le plan économique. Mais surtout moins que le niveau d’endettement public par individu.

Plus fort encore, l’Insee qui aime bien les chiffres précis a pour habitude de classer la population en déciles, c’est-à-dire en dix groupes d’effectifs égaux dont on va déterminer le niveau de revenus. On a ainsi une photographie plus fine de la situation financière des Français, depuis les 10% les plus pauvres jusqu’aux 10% les plus riches. Et sur ce point, la conclusion qui s’impose est pour le moins inquiétante car ce n’est qu’à partir du 7e décile (correspondant aux Français qui gagnent plus que 70% de la population) qu’on arrive à des niveaux de revenu disponible équivalents à la dette publique par individu. Rappelons au passage que l’on parle ici de revenu par ménage (lequel peut être constitué d’un ou plusieurs individus) alors que la dette de 37000 euros est à considérer… par personne !

Seuls 10% des ménages pourraient assumer cette dette

En réalité, le revenu disponible par ménage ne peut être pris en compte dans son intégralité car chaque ménage doit au minimum assurer les dépenses élémentaires de logement et d’alimentation, lesquelles représentent respectivement 22.2% et 20.4% du revenu disponible. Ainsi, si l’on voulait être plus en accord avec la réalité, il faudrait déduire 42.6% du revenu pour obtenir la capacité de remboursement des ménages. Et là, il faut aller jusqu’au 10e et dernier décile, c’est à dire correspondant aux ménages qui déclarent plus de 63 000 euros de revenu disponible par an, pour que les 37000 euros d’endettement public soient couverts. Ainsi, hormis cette ultime tranche de revenus, les 90% de ménages français se situant en-deçà peuvent être considérés comme potentiellement surendettés, dans le sens où ils gagnent moins que ce qu’ils doivent.

On pourrait encore affiner ces chiffres en partant du revenu disponible par personne, et non plus par ménage. Mais avec 28 millions de ménages en France pour 66 millions d’habitants, cela rendrait 98% d’entre nous incapables d’assumer la dette qui plane au-dessus de chacune de nos têtes. Le tableau est déjà suffisamment sombre sans avoir besoin d’en rajouter…

 
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Publié par le 31 mars 2017 dans économie, général, Politique, société

 

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Les édulcorants sont très dangereux pour notre santé

L'aspartame, édulcorant controversé | Jeff Golden via Flickr CC License by
L’aspartame, édulcorant controversé | Jeff Golden via Flickr CC License by

Je vous parlais Dimanche  : Six millions de Français sont atteints par la Nash, pathologie du foie gras humain. Hé bien sur ma lancée, voici des news alarmantes sur les édulcorants dont l’utilisation a augmenté massivement ces dernières années dans notre alimentation . 

Les édulcorants sont très dangereux pour notre santé 

De nouveaux résultats confirment les inquiétudes entourant ces produits alimentaires et notamment l’aspartame.

On les consomme en buvant des sodas dits «light» ou en sucrette avec le café. Les édulcorants comme l’aspartame, le plus courant, ou le sucralose, le plus récent, sont utilisés depuis plus de trente ans en remplacement du sucre, dans le but de ne pas grossir. Ils sont cependant controversés, suspectés de favoriser la prise de poids et le diabète de type 2, ou encore d’être cancérigènes. The Conversation

La quantité d’édulcorants dans notre alimentation a augmenté massivement ces dernières années sous des formes plus ou moins visibles, les industriels les intégrant de façon croissante dans les céréales, les biscuits, les gâteaux, les produits laitiers comme les yaourts aux fruits allégés en sucre, et même dans certains médicaments.

Dans le même temps, une recherche indépendante de l’industrie agro-alimentaire s’est développée à l’échelle internationale pour tenter de mesurer leurs effets sur la santé, en particulier leur impact sur les maladies métaboliques. Notre équipe du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations de l’Inserm apporte depuis 2012 sa contribution à travers son programme sur les facteurs de risque de diabète de type 2.

Ses résultats incitent à la plus grande prudence vis-à-vis de la consommation de faux sucre. Dans une étude publiée en février, nous venons en effet de montrer que le risque de diabète augmente avec la consommation de sucrettes. Nous avions montré auparavant que ce risque était également supérieur avec les boissons dites «light», par comparaison avec les sodas classiques.

Près de 100.000 femmes suivies depuis vingt-sept ans

Ces travaux se fondent sur les données issues d’une cohorte de près de 100.000 femmes baptisée E3N, pour Étude épidémiologique auprès des femmes de l’Éducation nationale, l’une des rares de cette taille dans le monde.

Cette étude de cohorte prospective suit depuis maintenant vingt-sept ans la santé de femmes adhérentes à la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN). Initiée par l’épidémiologiste Françoise Clavel-Chapelon, cette étude vise à mieux comprendre la santé des femmes et leurs risques de développer des pathologies chroniques comme le cancer ou le diabète de type 2.

Les participantes ont rempli des questionnaires très détaillés sur leur alimentation en 1993, passant en revue chaque repas, y compris les collations et apéritifs précédant les trois repas principaux, et la collation du soir. Les chercheurs disposent ainsi d’informations précises à la fois sur les aliments consommés, mais également sur les apports nutritionnels moyens pour chacune.

Les sodas «light», plus à risque que les sodas classiques

En étudiant ces données, notre équipe a mis pour la première fois en évidence, en 2013, un risque de diabète supérieur avec les boissons dites «light», par comparaison avec les sodas classiques.

Sur les 66.118 femmes suivies entre 1993 et 2007, 1.369 ont en effet reçu un diagnostic de diabète de type 2. Notre équipe a modélisé le risque de développer cette maladie en fonction de la consommation de trois types de boissons: sodas classiques, sodas édulcorés et jus de fruit 100 % pur jus. Nous avons pris en compte d’autres facteurs comme l’activité physique, l’indice de masse corporelle et les antécédents familiaux.

Risque de diabète de type 2 dans l’étude E3N en fonction de la consommation de boissons sucrées (à gauche), de boissons édulcorées (au centre), et de jus de fruits 100% pur jus (à droite). Le trait continu indique le risque en fonction de la quantité consommée. Guy Fagherazzi

D’autres études avaient déjà montré, auparavant, une augmentation du risque de diabète associée à une consommation élevée de boissons sucrées en général. Cette fois, nous avions réussi à les distinguer. À consommation égale, par exemple 1,5 litre par semaine, soit l’équivalent d’une grande bouteille, le risque de diabète était 60% plus élevé avec les boissons «light», comparé aux boissons sucrées classiques. Des résultats d’autant plus marquants que leur consommation, à l’époque, était moins élevée qu’aujourd’hui. Les femmes de l’étude consommaient alors en moyenne chaque semaine 328 ml de boissons sucrées, soit environ une canette, et 568 ml de boissons «light».

Autre enseignement majeur de l’étude: on ne constatait aucune augmentation du risque de diabète avec les jus de fruits 100% pur jus, des produits sucrés naturellement.

Un risque accru de diabète avec les sucrettes

Récemment, notre équipe s’est intéressée à la consommation d’édulcorants en sucrettes et en sachets chez les femmes de l’étude E3N. Dans l’étude que nous venons de publier, citée plus haut, celles qui en consomment «toujours ou presque» voient augmenter de 83% leur risque de développer un diabète, par rapport à celles qui n’en consomment «jamais, ou rarement». Les participantes qui en ont consommé régulièrement pendant plus de 10 ans voient leur risque augmenter de 110% par rapport à celles qui n’en consomment jamais ou rarement, ce qui suggère un effet cumulatif avec le temps.

Lorsque les analyses prennent en compte l’indice de masse corporelle, l’augmentation du risque persiste, bien qu’étant légèrement inférieure. On peut donc penser que les édulcorants ont bien un effet direct sur le risque de diabète, même si une forte corpulence participe, elle aussi, à l’augmentation du risque.

Les édulcorants augmenteraient la sensation de faim

Comment s’expliquent ces effets d’un point de vue physiologique? Leur mécanisme est encore loin d’être élucidé. Une hypothèse serait que les grands consommateurs d’édulcorants auraient une plus forte appétence pour le sucre, doublée d’une surconsommation des aliments en général. Les édulcorants augmenteraient la sensation de faim, ou bien activeraient les récepteurs au goût sucré T1R2/T1R3 situés tout au long du tube digestif. Cela voudrait dire que ces personnes n’obtiendraient pas l’effet généralement recherché, à savoir maintenir leur ligne.

Selon une autre hypothèse, les grands consommateurs d’édulcorants produiraient également moins d’hormones GLP-1 (pour Glucagon-Like Peptide-1), qui favorisent la sécrétion d’insuline par les cellules beta du pancréas, et auraient plus fréquemment des dérégulations du métabolisme du glucose.

Enfin, il a été montré plus récemment sur des animaux que de fortes consommations de certains édulcorants entraînent des modifications du microbiote intestinal, ces micro-organismes dont on réalise aujourd’hui l’importance pour la santé. Ces changements provoqueraient une intolérance au glucose et une insulino-résistance, un mécanisme qui entraîne le diabète de type 2.

Les sodas «light» comme les sucrettes continuent à véhiculer l’image de produits peu caloriques donc bons pour la santé. Cela soulève plusieurs questions. Cette perception incite les consommateurs à «se lâcher» plus facilement sur la quantité, puisqu’ils pensent avoir affaire à des produits sains. Et même en cas de consommation raisonnable, de nombreuses études montrent malgré tout des effets négatifs sur la santé. Il n’est que temps de réfléchir à la manière de faire passer des messages plus justes sur les bénéfices et les risques des édulcorants.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

A noter que L’aspartame fait grossir, et non pas maigrir … Depuis quelques années, les travaux semblant établir un lien entre consommation d’aliments contenant de l’aspartame, prise de poids et développement de maladies chroniques se multiplient, sans que l’on sache réellement décrypter le phénomène

 

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Les Français sont ceux qui se méfient le plus des vaccins dans le Monde (MAJ)


Encourageant – La France championne de la méfiance vis-à-vis des vaccins dans le monde.

 

Pour rappel, pas moins de 40% des Français s’avouent méfiants envers les Vaccins . Un peu plus de quatre Français sur dix estiment que les vaccins ne sont pas sûrs. C’est deux fois plus que la moyenne constatée chez les Européens et trois fois plus que la moyenne mondiale (13 %) . C’est ce qu’assure la grande étude du Vaccine Confidence Project (« Projet confiance dans les vaccins ») publiée fin septembre dernier. 

Donc – Les Français sont ceux qui se méfient le plus des vaccins dans le Monde, voici pour une fois un papier à charge sur les « conspis » et la vaccination , que je n’ai pu m’empêcher de « corriger » :

Dans l’édition N°472 du magazine Pour la Science se trouve le graphique ci dessus en ce qui concerne la confiance qu’ont les français et d’autres nations vis à vis des vaccins et on constate que la France est numéro 1 …

L’étude principale du numéro 472 de Pour la Science s’attarde essentiellement aux théories complotistes et aux médias alternatifs et scientifiques et à la façon dont les internautes consomment l’information. La grande révélation de l’étude c’est que d’une manière générale les complotistes mettent plus de « j’aime » sur Facebook pour des contenus dits « non traditionnels » (qui ne sont pas des revues scientifiques ni des journaux mainstream) et qu’ils perçoivent les médias traditionnels de la même manière que les médias alternatifs. Les conspis (qu’est ce qu’un « conspi » Mr ???, ndlr) sont aussi ceux qui se font le plus avoir par les trolls (ça dépend, ce ne reste qu’un point de vue car basé sur une seule expérience, et en plus prétentieux comme vous aller le lire, nldr)   , 88% d’entre eux n’ont pas fait la différence entre un site comme le mien (qui se moque d’eux en publiant des choses délirantes et absurdes (prétentieux n’est pas, ndlr) ) et un site comme Panamza (qui croit à toutes les absurdités qu’il publie). Il n’y a donc aucune différence de Consommation peu importe le type de média et le type de contenu, si le site est un site de trolls ou pas…(c’est prendre les lecteurs pour des imbéciles, surtout sur un blog de pointe comme le notre, et ce n’est pas de la prétention mais la réalité, ndlr)

Rien de nouveau, les conspirationnistes sont les plus crédules (ceci est est faux, c’est fort  relatif, ndlr) et nous sommes donc confrontés à un paradoxe : ceux là même qui dénoncent une forme de manipulation internationale sont eux-mêmes manipulés par les médias alternatifs et conspirationnistes. Ceux qui ont un faible pour la fibre conspirationniste sont ceux qui ont tendance à croire tout et n’importe quoi (??? – je répète c’est caricatural, et c’est sous estimer les lecteurs, ndlr) donc… « Tenter de convaincre un conspirationniste produit l’effet inverse de celui recherché ».

Comme se fait-il que dans un océan d’information comme internet et avec une telle attitude de « douter de tout » comme on le trouve chez les conspis… Comment se fait-il que le niveau baisse à ce point-là et pourquoi les conspis qui se disent « illuminés » et « ouverts » sont en fait les plus naïfs et les plus crédules ? (c’est de la lucidité et de la prise de distance, même si c’est correct pour certain, comme partout, d’ailleurs surtout chez les mainstreams, ndlr) Des questions auxquelles il faudra répondre un jour. L’étude expose des données intéressantes mais n’émet pas une conclusion définitive au delà de l’interprétation conférée aux faits.

L’étude a été effectuée cependant entre 2010 et 2014 pendant l’âge d’or du reach organique de Facebook (MDR – ndlr) et selon moi elle serait impossible à réaliser de nos jours car Facebook privilégie les contenus sponsorisés à ceux gratuits. Plus personne ne peut buzzer et cela depuis fin 2015. Tout le monde expérimente une baisse généralisée de la portée dite organique donc l’étude fonctionnait encore il y a 2 ans mais plus maintenant.

C’est peut être par souci de vouloir être en phase avec l’actualité du moment, les « fake news » que cette étude a été publiée. Mais elle est comme qui dirait mort née.

Elle reste tout de même intéressante pour tous ceux qui étudient la mouvance conspirationniste donc achetez le numéro 472 de Pour la Science (bien sur  … , ndlr) pour en savoir plus ici.

Enfin bref, pour compléter tout ceci lisez mon papier suivant de tout à l’heure – cela ira bien plus vite : A Lire Absolument. Comprendre le phénomène des « fakes news » – Spirale du silence, tyrannie des agissants et Pensée tribale : « La langue des dictateurs » (comment les élites bernent le peuple)

Ça, c’est de l’analyse profonde ! (et encore, il existe mieux, voir les liens donnés dedans)

 
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Publié par le 17 février 2017 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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