RSS

Archives de Tag: son apparition

Or : la croix de la mort a fait son apparition, qu’en conclure ?

Cours de l'or sur support pourrait rebondir

L’or teste une oblique haussière de long terme qui vient chercher le plus bas de 2015 et 2017

Une croix de la mort, il n’y a pas de quoi faire un fromage … c’est juste que l’or est à un carrefour niveau graphique . Dans l’absolu cela peut certes signaler un retournement de tendance et un marché baissier à long terme, mais ce n’est en aucun cas le cas pour l’or , il n’y a aucune raison fondamentale, l’or devrait même monter en ce moment . Mais il baisse sans aucune explication rationnelle . Je suis d’accord avec Fiorentino sur le « dérèglement climatique des marchés avec un dysfonctionnement des corrélations classiques » contraire à toutes les règles élémentaires de trading  . Les experts n’y comprennent pas grand chose … Mais comme écrit plus bas, il arrive parfois qu’on n’ait pas d’explications à se mettre sous la dent …

D’un point de vue de l’analyse technique, Le cours de l’or consolide depuis ce matin à son plus bas de 6 mois à 1250$. Néanmoins, en plus de l’or sur support, l’indice dollar US (DXY) teste une résistance majeure à 95 points, qu’il ne réussit pas à franchir pour la deuxième fois en deux semaines, ce qui peut signaler un essoufflement du momentum haussier.

Nous retrouvons le prix et le momentum de l’or sur support. Le prix est sur son seuil psychologique à 1250$ et le momentum teste le bas de son canal baissier. En plus du support à 1250$, le prix teste également une oblique haussière de long terme qui vient chercher le plus bas de 2015 et 2017, ce qui renforce cette zone de support.

Les shorts sont toujours au contrôle et la dynamique est certes négative pour le moment sur le marché de l’or, mais il pourrait même descendre encore un peu plus bas ça ne me poserait pas encore trop de problèmes, mais c’est vrai que ce marché est vraiment un peu poussif depuis un certain temps déjà il faut l’admettre . Bien malin est celui qui peut dire ce que nous prépare le métal jaune dans ce contexte où il devrait monter . Pour le moment nous sommes en fin de cycle macroéconomique et le marché est déréglé, mais le marché retombe toujours sur ses pieds . Sur le long terme au vu de la situation globale actuelle, je ne me fais aucun soucis … Z

Or : la croix de la mort a fait son apparition, qu’en conclure ?

La tendance baissière qui règne sur le marché de l’or ne semble pas s’essouffler malgré les attentes positives pour le métal jaune en raison des guerres commerciales et des tensions géopolitiques grandissantes entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux.

C’est d’autant plus intrigant que la fameuse croix de la mort vient d’apparaître sur le graphique de l’or. D’un point de vue technique, cela n’augure rien de bon dans un avenir proche pour le métal jaune.

La croix de la mort se présente lorsque la courbe de la moyenne mobile à 50 jours passe en dessous de la courbe de la moyenne mobile à 200 jours, ce qui vient de se produire. Les analystes techniques pensent que cette configuration augure un déclin prolongé pour le métal précieux. C’est la première fois depuis 2016 qu’une croix de la mort apparaît sur le graphique de l’or.

Pour ne rien arranger, la baisse a lieu malgré la faiblesse des grands indices des marchés actions. L’or ne serait apparemment pas une assurance solide contre la baisse des titres. Le S&P 500 a baissé de 1,43 % durant les 5 dernières sessions, tandis que le Dow Jones a reculé de 1,7 %. Le Nasdaq, qui rassemble les technologiques, a été le plus touché avec son recul de 2,1 % enregistré durant cette période.

Le dollar est le coupable de la baisse de l’or

Mais pourquoi l’or baisse-t-il alors que l’appétit pour le risque en fait de même ? Les États-Unis ont réitéré leurs menaces de guerre commerciale envers la Chine et l’Union européenne. Le président Trump a notamment menacé Bruxelles de droits de douane de 25 % sur les importations de voitures du Vieux continent. L’UE est l’exportateur mondial numéro 1 de voitures vers les États-Unis. Dans des circonstances normales, une telle menace aurait augmenté la demande pour le métal jaune.

Les investisseurs dans l’or peuvent largement blâmer le dollar pour la baisse. Le billet vert s’est en effet fortement apprécié par rapport à ses rivaux durant ces dernières semaines.

Durant les 3 derniers mois, les contrats à terme sur le dollar ont progressé de 6,3 % pour effacer le recul enregistré durant le début de l’année 2018 alors que la FED poursuit sa politique agressive sur le front des taux, ce qui soutient la valeur de la devise américaine. (…)

Historiquement, le dollar dispose d’une corrélation inversée avec l’or. Elle fut particulièrement prononcée en mai, juste avant le relèvement des taux de la FED de juin. (…)

Croix de la mort or : une posture contrarienne qui paie

Si la croix de la mort n’augure traditionnellement rien de bon, cela ne garantit pas pour autant un marché baissier prolongé de l’or. Notamment parce que la corrélation négative entre l’or et le dollar s’est considérablement affaiblie depuis mai. Elle s’élève actuellement à 0,08, ce qui signifie qu’elle est quasi inexistante. Cela pourrait dire que le dollar a perdu de son influence sur le métal.

Suite et fin

L’or va mal : pourquoi les experts n’y comprennent pas grand-chose

L’or n’est pas en grande forme, alors qu’avec toutes ces tensions politiques et économiques, le métal jaune aurait dû grimper! Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco, nous dit pourquoi ce n’est pas le cas, et pourquoi les experts n’y comprennent pas grand-chose.

Il y a ce qu’on apprend à l’université et puis, il y a la réalité. Parfois, pour ne pas dire souvent, il y a un divorce.

Prenez le cas de l’or. Tous les manuels de finance nous disent qu’en cas de tensions géopolitiques, qu’en cas de crise politique, l’or est une valeur refuge. Autrement dit, quand tout va mal, l’or grimpe.

Avec les tensions avec la Corée du Nord, l’Iran, la crise politique en Italie, la guerre commerciale entre les Etats-Unis et le reste du monde, le métal jaune aurait normalement dû prendre des couleurs. Mais ce n’est pas le cas. Depuis le début de l’année, l’or a même perdu 4%.

Ce n’est pas une chute fatale bien entendu, mais c’est bizarre. Comme toujours dans ces cas, il y a des âmes charitables pour nous expliquer le pourquoi du comment.

Il n’y a qu’à se baisser pour lire la presse économique à ce propos. L’un dit que c’est normal: comme le dollar grimpe, c’est normal que l’or baisse car les deux sont corrélés inversement. D’autres disent que c’est normal vu que les taux d’intérêt aux Etats-Unis sont en train de remonter, alors que l’or par définition ne rapporte aucun intérêt.

Quand tout va mal, l’or prend normalement de la valeur, mais ce n’est pas le cas

C’est ce qu’on appelle des explications a posteriori. Mais je rejoins aussi les commentaires de Marc Fiorentino, un ancien trader parisien, reconverti dans le conseil financier.

Tous ces arguments ne sont pas convaincants. Il y a autant d’arguments à l’inverse qui pourraient expliquer la hausse de l’or a posteriori. Et donc, oui, il arrive parfois qu’on n’ait pas d’explications à se mettre sous la dent.

En attendant, d’autres valeurs continuent de jouer leur rôle de valeur refuge en ces temps de nervosité boursière. C’est le yen japonais, et les obligations d’Etat allemandes et américaines.

Il y a quelques semaines encore, l’indice Nasdaq, -c’est-à-dire l’indice des valeurs technologiques- servait aussi de valeur refuge, car les investisseurs partaient du principe que des valeurs comme Amazon, Facebook ou Netflix sont insensibles à l’évolution des taux d’intérêt ou à la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

Mais comme cet indice des valeurs technologiques a plongé de 2% lundi dernier, même le Nasdaq n’est plus considéré comme une valeur refuge. Cela me fait penser à ce que me disait l’un de mes mentors : investir en Bourse, c’est croire que l’on peut prédire l’avenir, mais quelle arrogance !

Voici ce qu’en pense Fiorentino en détail :

L’or valeur refuge ?

L’or continue à glisser. Et c’est une des grandes surprises sur les marchés de ce premier semestre. Il est à son plus bas niveau depuis 6 mois. Depuis le début de l’année il est en chute de 4%.

L’OR NE JOUE PLUS SON RÔLE

C’est une surprise car l’or doit normalement jouer son rôle de valeur refuge. Or, nous sommes en pleine guerre commerciale, en pleine tension géopolitique avec des pays émergents sous pression et en pleine crise politique en Europe. Et pourtant l’or n’en profite pas. C’est contraire à toutes les règles élémentaires de trading.

QU’EST-CE QUI EXPLIQUE LA BAISSE DE L’OR ?

On trouve comme d’habitude, des explications a posteriori, mais comme d’habitude aussi, elles sont guère convaincantes. La hausse du dollar pèse sur l’or, la hausse des taux d’intérêt américains, qui rend l’or qui lui n’a pas de rendement moins attractif, l’inflation qui certes rebondit mais reste sous contrôle et même parfois trop basse dans certaines zones économiques comme le Japon ou l’Europe par exemple. Mais je vous avoue franchement que j’ai autant d’arguments à l’inverse qui pourraient expliquer la hausse de l’or a posteriori. Ce qui est certain c’est que les grands fonds spéculatifs, les hedge funds, sont totalement sortis du marché de l’or et on le voit avec des positions ouvertes sur le Comex, le principal marché à terme sur l’or, au plus bas depuis 2016.

QUELLES SONT LES AUTRES VALEURS REFUGE ?

Si l’or ne joue plus son rôle de valeur refuge, quels sont les autres marchés qui jouent ce rôle ? À chaque évènement majeur, et notamment récemment à chaque surenchère sur la guerre commerciale, ce sont toujours les mêmes actifs qui montent : le yen, grosse valeur refuge, les emprunts d’état américains et les emprunts d’état allemands et jusqu’à la semaine dernière le Nasdaq et les valeurs technologiques. On assiste depuis quelques semaines néanmoins à un dérèglement climatique des marchés avec un dysfonctionnement des corrélations classiques. On le voit avec l’or. C’est souvent le signe annonciateur d’une hausse de la volatilité. À suivre donc de très près cet été.

Publicités
 
2 Commentaires

Publié par le 2 juillet 2018 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

Le « risque Mélenchon » fait son apparition sur les marchés financiers

Les marchés sont effrayés par un 2e tour Le Pen – Mélanchon , et pourtant on s’y dirige tout droit . Ce qui ferait tanguer la dette Française (qui est shortée)  … C’est aussi dans ce genre de situation que l’on voit l’impact que peut avoir la finance internationale sur l’économie nationale, via la sphère politique – et  donc sur notre vie politique . 

La montée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages inquiète les investisseurs autant que le risque Le Pen. L’euro et les marchés obligataires sont sous pression, alors que l’écart de taux avec l’Allemagne grimpe de nouveau.

Pour les investisseurs, c’est un peu l’invité surprise de cette campagne électorale, celui qu’on n’attendait pas. Jean-Luc Mélenchon, longtemps cinquième dans les sondages, fait une poussée remarquée , l’un d’eux le créditant de 18 % d’intentions de vote, juste devant François Fillon. Après le « risque Le Pen » , les investisseurs vont-ils devoir intégrer un « risque Mélenchon » ? C’est un peu ce qu’ils ont commencé à faire. Pour preuve, le « spread » France Allemagne – c’est-à-dire l’écart du taux à 10 ans – a brutalement augmenté à 70 points de base.

Résultat de recherche d'images pour "Le Pen-Mélenchon : le scénario noir qui fait frémir les marchés financiers"

Deux candidats épouvantails

« Même si cette progression ne remet pas en cause l’idée d’un second tour entre Le Pen et Macron, la vitesse de la hausse de Mélenchon dans les sondages pourrait mettre la pression sur la dette française », explique-t-on à la Société Générale. « Il existe encore un fossé entre lui et les deux principaux candidats, approuve-t-on à la Deutsche Bank,mais il est important de regarder si ce moment positif pour Mélenchon se poursuit et si l’écart se rétrécit encore. » Avec le risque que se dessine alors ce qui serait le scénario noir pour les investisseurs : une confrontation au second tour entre deux candidats épouvantails, Le Pen et Mélenchon. « Un scénario qui ne relève pas de la fantaisie », avertit Aurel BGC.

Le programme de Mélenchon a de quoi inquiéter les marchés, au-delà même de la rhétorique euro-sceptique qu’il partage avec le Front national. Notamment en matière fiscale : il souhaite instaurer une taxation à presque 100 % des revenus supérieurs à 20 fois le revenu médian. La montée en puissance de Mélenchon accentue les incertitudes à deux semaines du premier tour. Chez Citi, on souligne qu’en prenant en compte la marge d’erreur et les sondages, « chacun des quatre principaux candidats peut, en théorie, se qualifier pour le second tour ».

La France pourra-t-elle garder la confiance de ses partenaires européens ?

La présidentielle devrait donc rester au centre des préoccupations, d’autant que le vainqueur ne sera pas au bout de ses peines, selon Lombard Odier. Dans un contexte de « déficit budgétaire chronique, d’impôts élevés et de dépenses publiques qui représentent 57 % du PIB, notre principale inquiétude n’est pas que madame Le Pen remporte l’élection et sorte la France de la zone euro, mais que, en raison d’une coalition volatile, la France abandonne les réformes et perde la confiance de l’Allemagne et de ses autres partenaires européens ».

Après la victoire de Trump, la dette française était surtout malmenée par les fonds spéculatifs . Aujourd’hui, des investisseurs de long terme la délaissent : les Japonais ont cédé (en net) l’équivalent de 13,6 milliards de dollars d’obligations en février. Du jamais-vu depuis au moins 2005, selon Bloomberg. (source)

 
Poster un commentaire

Publié par le 11 avril 2017 dans économie, général

 

Étiquettes : , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :