7 mois et 800 heures de travail plus tard, leur rêve devient réalité : un espace à vivre de 13m2 à peine, surmonté d’une chambre-mezzanine, pour un coût situé autour de 18 000 euros. En plus, 10 000 euros d’équipements photovoltaïques vont permettre au couple de vivre en parfaite autonomie électrique. On y tout le confort moderne en version miniature : douche, toilettes, cuisine, espace bureau, salon et suite parentale avec lit Queen size, avec en prime la fierté d’avoir construit sa maison soi-même.

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Une maison mobile à faible impact écologique

Baignée de lumière naturelle grâce à ses 11 fenêtres, ce qui lui confère cette atmosphère si particulière, la tiny house de Chris et Malissa est un petit bijou ultra économe en énergie. Construite en bois et en matériaux de récupération ou achetés localement, elle est isolée en laine naturelle. Équipée de toilettes sèches, d’un espace cuisine avec plaque de cuisson au propane, de 4 panneaux solaires et d’une réserve d’eau de 150 litres, elle permet au couple de réaliser des économies record. Construite sur une remorque et donc mobile, elle appartient à la catégorie des véhicules de loisir. En d’autres termes, pas de formalités comme pour une construction en dur, ni de taxes et impôts liés à l’habitat.

En hiver, l’électricité leur coûte environ 1$ par jour, le reste de l’année, c’est la facture est réduit à néant. La réserve d’eau doit être remplie à peu près tous les 4 jours, soit 37 litres d’eau par jour et par personne, c’est peu en comparaison des 600 litres/jour consommés en moyenne par les américains. Le couple utilise des savons naturels, les eaux grises sont donc évacuées dans la nature sans l’endommager. Reste la location du terrain, 250 euros par mois.

L’argent économisé leur donne la possibilité de faire plus d’activité extérieures, de rembourser plus rapidement leur prêt étudiant, d’avoir plus de temps libre en pouvant choisir de travailler en freelance. Une situation qui va également leur permettre de surmonter le licenciement de Chris sans trop de dommages…

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Vivre plus librement, un choix, un sacrifice

Plus qu’une maison, une tiny house c’est un mode de vie. Pas étonnant que le concept ait vu le jour au pays de la démesure et des formats XXL par réaction saine. Née aux États-Unis en 1999 sous l’impulsion de Jay Shafer, l’aventure séduit de plus en plus d’américains, et bien d’autres, mus par une même envie de changer de vie. Avoir plus de temps libre, réduire son impact écologique et sa dépendance à l’argent, se désencombrer, sont des valeurs portées par les utilisateurs de ces maisons. Mais aussi se réapproprier le savoir faire, ne plus être uniquement un consommateur, dans la droite lignée du mouvement Do It Yourself. Et enfin avoir le sentiment d’appartenir à une communauté axée sur l’entraide et le partage.

Un autre monde est possible et il semble se construire devant nos yeux. Si l’entreprise vous tente mais que vous n’avez pas l’âme d’un bâtisseur, les « tiny house » ont débarqué en France depuis 2013 et une petite entreprise normande les commercialise… On retiendra également l’exemple de Laëtitia, jeune française à l’origine de sa propre tiny house parfaitement légale en Europe. Si une révolution invisible est en marche, elle se trouve probablement dans ces changements radicaux de modes de vies.


Source : chrisandmalissa.com / unlikelylives.com / wimp.com / latinyhouse.com

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