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L’Euro survivra-t-il à 2015 ? Simone Wapler

L’Euro survivra-t-il à 2015 ? Simone Wapler

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Publié par le 14 janvier 2015 dans économie, général, International

 

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Simone Wapler : « Morgan Stanley prédit que le prix du baril pourrait descendre jusqu’à 43 $ en 2015 »

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Alors ce chiffre de 40 $ est intéressant : ça ne vous rappelle pas le ministre des émirats hier, qui dit que  L’OPEP ne bougera pas même si le baril tombe à 40 dollars ! ?!  Si ça arrive va y avoir du gros dégât, non seulement pour les producteurs de brut ou de schiste (dans lequel les banques US sont très exposées) , mais pour l’économie mondiale ;  Z . 

Depuis plus de deux ans, dans L’Investisseur Or & Matières, j’ai démontré que le miracle du pétrole et gaz de schiste n’était qu’un mirage. Nous avons pu en profiter avec notamment Sundance Energy, vendu le 1er octobre avec 41,2% de plus-value.

L’important quand on investit dans une bulle est simplement d’être conscient des dangers et de laisser jouer les stops en fin de partie.

Désormais de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la bulle énergétique. « Comme la bulle dot.com, la story du gaz de schiste américaine a été montée en épingle par les banques, sous de beaux slogans comme Saudi America , qui à présent séduisent moins d’investisseurs », dénonce Myret Zaki dans le journal suisse Bilan.

« C’est comme un cube de glace. Si la production n’augmente pas, vous êtes mort », Mike Kelly, Global Hunter Securities, cité par Bloomberg.

La semaine dernière, Morgan Stanley a prédit que le prix du baril pourrait descendre jusqu’à 43 $ en 2015

La baisse du pétrole est-elle durable ?
La semaine dernière, Morgan Stanley a prédit que le prix du baril pourrait descendre jusqu’à 43 $ en 2015.

On se demande pourquoi Morgan Stanley n’a pas sorti cette prévision en septembre alors que la baisse était déjà bien amorcée et le côté suiveur de tendance est suspect ; mais Morgan Stanley est une banque bien informée et qui a le moyen d’influencer les cours.

En dehors des questions géopolitiques, la baisse actuelle des cours reflète bien évidemment le ralentissement de la croissance mondiale, et donc de la demande.

Le phénomène est d’autant plus accentué que la demande de la Chine est en train de se transformer. L’économie chinoise termine sa période de gloutonnerie pétrolière justifiée par la construction d’infrastructures et les plans de relance mis en place depuis la crise.

Chine

En 10 ans, la consommation pétrolière chinoise a doublé pour atteindre 10,3 millions de barils par jour, mais depuis 2012 le rythme est beaucoup plus modéré. Par ailleurs, la Chine s’approvisionne essentiellement au Proche-Orient.

Proche-Orient

La baisse des prix trouve ses racines dans le ralentissement économique mondial et la Chine, devenue un poids lourd de la demande, a tendance à consommer moins même à activité économique stable

La baisse des prix trouve ses racines dans le ralentissement économique mondial et la Chine, devenue un poids lourd de la demande, a tendance à consommer moins même à activité économique stable.

Pour que les prix remontent, il faudrait qu’un gros robinet se referme quelque part dans le monde, ailleurs qu’aux Etats-Unis.

Quel est le seuil de rentabilité de l’activité américaine du pétrole de schiste ?
Les puits forés dans la zone Eagleville Condy, qui fait partie du grand champ d’Eagle Ford, se rentabilisent à 80,28 $ le baril, ou 55 $ le baril si l’on exclut les coûts perdus tels que la location du terrain et les infrastructures de forage.

Une estimation de l’Agence Internationale de l’Energie indiquait que 96% de la production américaine était rentable à 80 $ le baril

Une estimation de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) indiquait que 96% de la production américaine était rentable à 80 $ le baril, chiffre remis en cause par les analystes de Sanford & C. Bernstein LLC qui estimaient qu’un tiers des extractions du premier trimestre de 2014 n’était pas rentables avec un WTI à 80 $.

Un article de fin novembre 2014 de Bloomberg situait la barre de rentabilité à 75 $ le baril dans 19 régions (Kansas, Oklahoma, Arkansas, Mississipi, Texas) qui pompent 413 000 barils par jour.

En réalité, l’examen des chiffres montre de très grandes disparités locales selon Bloomberg New Energy Finance. En Oklahoma le point mort varie selon les puits de 79,28 $ à 186,73 $ le baril. Au Kansas de 78,56 $ à 163,51 $ le baril…

– See more at: http://quotidienne-agora.fr/2014/12/15/petrole-schiste-chine/#sthash.dYTISRdB.dpuf

 
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Publié par le 17 décembre 2014 dans économie, général

 

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Simone Wapler – Le crédit subprime du pétrole de schiste, une vraie menace

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Les Américains allaient redevenir les rois du pétrole ; l’Etats-Unis-Saoudite était née grâce au pétrole et gaz de schiste, les Etats-Unis redevenaient exportateurs nets d’énergie… C’était l’idée vendue fin 2013. C’était le bon temps du pétrole à 100 $.

Un an plus tard, avec la chute du baril de pétrole, la question se pose de savoir si les mauvais crédits accordés dans le secteur de l’énergie de schiste ne pourraient pas déclencher une nouvelle catastrophe de l’ampleur de celle du crédit subprime.

L’exploitation des gaz et pétrole de schiste par forage horizontal n’est pas une idée neuve. Beaucoup de projets sommeillaient dans des fonds de tiroir d’ingénieurs pétroliers. Ils y sommeillaient faute de rentabilité. Mais voilà, en 2009, la conjonction de taux d’intérêt très faibles et d’un prix élevé du pétrole permettait de les regarder d’un oeil neuf. En 2008, le pétrole frisait les 150 $ le baril ; la crise l’a fait retomber à 30 $ le baril mais dès la fin de 2009, il dépassait à nouveau 80 $ le baril. Avec des taux d’intérêt à presque zéro pour très longtemps et une tendance haussière de l’or noir, les pétroliers ont refait leurs comptes. Le coup pouvait être tenté…

Ce fut alors la ruée vers le pétrole de schiste… avec des financements par l’emprunt.

Ce fut alors la ruée vers le pétrole de schiste… avec des financements par l’emprunt. Les investisseurs s’arrachèrent la dette émise par des petites entreprises, mal notées, mais du papier qui rapportait quelque chose dans une morne plaine de taux désespérément bas. Les puits se multiplièrent au nord-ouest du golfe du Mexique.

Petit problème, la plupart de ces puits extraient du pétrole à un prix de revient compris entre 75 $ le baril et 186 $ le baril, selon Bloomberg. La moyenne est plutôt vers 85 $ – 90 $ le baril.

Il n’a pas échappé à votre profonde sagacité, cher lecteur, que le pétrole cotait actuellement 61 $ le baril. Par ailleurs, une grande banque d’affaire américaine Morgan Stanley a indiqué spéculer sur un retour à 43 $ le baril. Les entreprises qui ont émis de la dette et comptent payer les intérêts en vendant du pétrole à 80 $ ont donc un petit problème de trésorerie. Et les marchés financiers en ont un plus gros. De quelle taille exactement ?

▪ Des signes inquiétants
La dette dite haut rendement (high yield ou plutôt junk bonds, soit obligations pourries) représenterait environ 900 milliards de dollars, soit 15% du secteur obligataire américain du haut rendement. Le premier défaut a eu lieu en mai 2014, avant même le début de la baisse du pétrole. Une très modeste faillite de 1,3 milliard, pour le moment. Mais depuis octobre, l’écart de rendement des obligations pourries du secteur de l’énergie s’est écarté de façon très menaçante du rendement moyen de l’ensemble des obligations pourries. C’est mauvais signe : les investisseurs prennent peur et vendent.

chute des obligations
Par courtoisie de GKResearch et de l’Institut des Libertés

Toute la question est de savoir si l’effondrement de ce secteur peut provoquer une hausse des taux par contagion du secteur obligataire à haut rendement en général

Toute la question est de savoir si l’effondrement de ce secteur peut provoquer une hausse des taux par contagion du secteur obligataire à haut rendement en général. Face à l’avidité des investisseurs en quête d’un peu de retour sur capital, de nombreux fonds high yield se sont créés. Ces fonds peuvent se retrouver confrontés à une multiplication de défauts des émetteurs. Ceux qui ont une mémoire supérieure à celle d’un poisson rouge se souviendront certainement des trois obscurs fonds immobiliers de BNP Paribas qui avaient été suspendus de cotation en août 2007, prémisse de la crise de 2008.

Mais évidemment, dans une telle situation, la réponse des autorités serait — comme toujours — à la hauteur de la situation. Il suffira de baisser les taux. Non ? Ce n’est plus possible ? Eh bien, il suffira de ne jamais les remonter, ce qui multipliera les mauvais investissements et vous verrez que finalement tout ira bien. Il restera toujours du goudron et des plumes pour Janet Yellen.
[NDLR : Retrouvez les analyses et conseils de Simone Wapler jour après jours dans La Stratégie de Simone Wapler : cliquez ici pour tout savoir !]

 

http://la-chronique-agora.com/subprime-petrole-schiste/

 
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Publié par le 11 décembre 2014 dans économie, général

 

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Simone Wapler : Comment les banques centrales confondent consommation et prospérité

leadimg

– « Les majors du pétrole vont recourir à la dette pour payer leurs dividendes »
L’Agefi du mardi 2 décembre 2014

▪ Décidément, nous vivons dans un monde bizarre. Des gens acceptent d’être copropriétaires d’une entreprise qui emprunte pour leur redonner l’argent de la dette contractée. Remarquez que d’une façon générale, des taux d’intérêt négatifs sont une insulte au bon sens. Arrivés à ce stade, plus rien ne doit nous étonner concernant ce qu’il est convenu d’appeler les « actifs financiers ». Même cette terminologie est d’ailleurs inadaptée car la majorité des actifs circulants sont de la dette, donc plutôt du passif.

Les medias nous proposent une vision très étrange de l’économie, soit keynésienne, soit monétariste — et le plus souvent un doux mélange des deux, ce qui nous vaut des absurdités.

La consommation n’est qu’un signe extérieur de richesse qui n’existe vraiment que si on a les moyens de consommer

Dans la vision keynésienne, la consommation est au centre de tout. Plus vous consommez, plus l’activité économique augmente, plus vous vous enrichissez. Tout recul de la consommation est un drame et les politiques de l’offre permettent de lisser des cycles. Un enfant comprendrait aisément que la consommation n’est qu’un signe extérieur de richesse qui n’existe vraiment que si on a les moyens de consommer. Mais les politiciens professionnels adorent le keynésianisme : il permet de justifier des politique de la demande – je prends à Pierre (qui ne consomme pas, le bougre d’animal obtus) pour donner à Paul qui va consommer (et qui est mon gentil électeur).

*** Confidentiel ***
Un conseiller de la CIA révèle le plan qui prépare en secret l’avènement de
LA « MONNAIE FANTÔME »Selon cet expert, la fin du système monétaire mondial est déjà programmée et pourrait avoir lieu d’ici mars 2015ou avant.

S’il a raison, les marchés boursiers pourraient être divisés par deux, l’épargne individuelle partirait en fumée, les faillites bancaires se multiplieraient… et des millions de gens perdraient TOUT.

Cliquez ici pour découvrir comment vous pouvez vous mettre à l’abri, vous et votre famille, de cette catastrophe à 100 000 milliards d’euros

 

Dans la vision monétariste, la monnaie est au centre de tout. Une économie a besoin d’une certaine quantité de monnaie pour bien fonctionner. S’il n’y a pas assez de monnaie, elle se grippe. Un grand planificateur omniscient, appelé banquier central, sait très précisément de quelle quantité de monnaie une économie a besoin. Il a un gros bouton « taux d’intérêt » qu’il tourne dans un sens ou dans l’autre. Concrètement, il le tourne toujours à la baisse et la masse de crédit gonflant, les gens se croient plus riches.

L’ancêtre des monétaristes était John Law : « La Hollande, placée sur le sol le plus ingrat et les rivages les plus dangereux, est la plus riche contrée du monde. Pourquoi ? Parce qu’elle regorge en numéraire », s’extasiait-il — en concluant que pour être riche, il fallait de la monnaie.

Aujourd’hui le banquier central, qui a oublié la faillite de John Law, a cassé la butée zéro de son gros bouton. Nous avons des taux d’intérêt négatifs, c’est-à-dire que des gens en payent d’autres pour emprunter. Là encore, politiciens et bureaucrates adorent la vision monétariste car elle justifie beaucoup de postes de grands planificateurs omniscients et d’économistes courtisans apologues de politiques monétaires, de dévaluations compétitives et autres sornettes. Cela marche durant un temps : lorsque les gens ont plus de monnaie et de crédits, ils ont la faiblesse de se croire plus riches même s’ils ne peuvent pas échanger plus.

Pour paraphraser Alexandre Dumas, la monnaie est bonne servante mais mauvaise maîtresse

▪ Ce qui fait vraiment la prospérité
En réalité, au coeur de l’économie se trouve l’échange librement consenti et non pas la consommation ou la monnaie. Les gens prospèrent s’ils peuvent échanger librement quelque chose contre quelque chose. Dans cet échange, pour paraphraser Alexandre Dumas, la monnaie est bonne servante mais mauvaise maîtresse. A l’échelle d’un pays, les exportations servent à payer les importations. Les dévaluations compétitives ne sont que poudre aux yeux et écrans de fumées. Tout ce qui entrave l’échange librement consenti entrave la création de richesses.

Tout le monde a oublié qu’ »une transaction ne peut se faire que si les deux parties en retirent un profit », comme dit Bill Bonner dans son dernier livre. Si les échanges sont forcés par l’Etat ou par la manipulation monétaire, l’économie devient exaction, vol, prébende, corruption. « Les pots-de-vin sont généralement versés pour remporter des contrats auprès d’entreprises détenues ou contrôlées par l’Etat dans les économies avancées, bien plus que dans les pays en développement, et la plupart des corrupteurs et des corrompus viennent des pays riches », indique l’OCDE dans son dernier rapport.

L’économie réelle, celle de l’échange, a été cassée en 1973, date de l’avènement des monnaies adossées à rien. Du pétrole, des marchandises, des services contre une promesse de payer un jour… C’est la belle vie, le retour de John Law. Les promesses de payer se sont accumulées et tout le monde sait maintenant qu’elles ne seront pas tenues. Mais cette situation absurde se maintient.

On ne doit jamais sous-estimer la longévité d’un système absurde. L’expérience de John Law a duré deux ans ; le communisme a duré presqu’un siècle. Mais tôt ou tard, l’une des parties s’aperçoit que l’échange n’est pas profitable. Elle veut autre chose que de la dette. Lorsqu’il s’agit de monnaie, en général, c’est de l’or ou de l’argent. Ce sont les seules monnaies qui garantissent un échange équitable, un monde civilisé.
[NDLR : Retrouvez toutes les analyses, conseils et recommandations de Simone Wapler dans sa lettre d’investissement — cliquez ici pour plus d’informations]

 
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Publié par le 4 décembre 2014 dans économie, général

 

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Simone Wapler : La dette, “un crime contre la postérité”

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▪ Pour l’économiste américain Laurence Kotlikoff, professeur à l’université de Boston, le fonctionnement actuel des Etats occidentaux et leur fol endettement est « un crime contre la postérité ».

Le principal a atteint une telle somme qu’il ne sera jamais payé. Aucune personne sensée n’acceptera cet immense passif en héritage

En effet, les engagements de retraites et de santé des social-démocraties sont insuffisamment provisionnés. L’endettement public pallie cette carence, mais il s’agit de dettes à long terme (10 ans, 20 ans, 30 ans) dont le paiement des intérêts échoit aussi à nos enfants ou petits-enfants. Le paiement du principal pèserait même sur nos arrières petits-enfants. Je mets ici à dessein un conditionnel, car le principal a atteint une telle somme qu’il ne sera jamais payé. Aucune personne sensée n’acceptera cet immense passif en héritage.

Selon les estimations de Kotlikoff, le fossé entre les promesses et le réalisable serait équivalent à 12 fois le PIB des Etats concernés que ce soit en Europe, au Japon ou aux Etats-Unis. Les systèmes de retraite « s’effondreront comme des châteaux de cartes dès que les plus jeunes ne voudront plus payer l’addition – où en seront incapables ». Pour combler le fossé budgétaire, il faudrait que les gouvernements relèvent les impôts ou baissent les reversements. Les impôts sont déjà à la limite du supportable. En France, il faut compter comme impôts les assurances chômage, maladie et vieillesse, systèmes publics en situation de monopole qui conduisent à des taux de prélèvements obligatoires de presque 50%.

Un ancien gestionnaire de hedge fund révèle…
« LE CALENDRIER MAGIQUE »

Comment une « faille » créée par le gouvernement américain fait exploser les prix des actions les plus convoitées de Wall Street : grâce à une petite loi méconnue, vous pouvez connaître la date exacte de vos gains — des mois à l’avance !

Découvrez comment en cliquant ici…

 

Les conclusions de l’économiste Kotlikoff sont également celles d’Emmanuel Todd qui a un regard d’historien, d’anthropologue et de démographe.

▪ Le cas de la France
En France, nous avons assisté à un emballement de l’espérance de vie dans les années 1970. Ce changement fondamental a pris par surprise le monde politique qui ne l’avait pas prévu et a refusé d’en tirer les conséquences.

« C’est comme si on avait eu une immigration sauvage de vieux. Les gens pensent que le problème de la société française c’est que les banlieues se remplissent d’immigrés sans qu’on puisse le contrôler mais la vérité des problèmes pour moi, c’est plutôt que la société française s’est remplie de vieux« *.

Nous vivons en démocratie, la population majoritaire est âgée et elle organise l’écrasement économique de la jeunesse, son étouffement par la dette. Ce n’est pas l’euthanasie financière du rentier par l’inflation préconisée par Keynes qui s’organise sous nos yeux, c’est l’euthanasie financière de la jeunesse par la dette et le paiement de la rente à leurs aînés.

Vous avez là les germes d’une situation violente : une minorité opprimée, rançonnée et sans représentation politique, sans contre-pouvoir.

En France, nos professionnels de la politique sont économiquement incompétents. Ils n’ont rien compris aux grands chocs du 20ème siècle et du 21ème siècle : démographie, mondialisation des échanges commerciaux. Ils sont en majorité monolingues et n’ont jamais connu un environnement de concurrence puisqu’ils sont surtout fonctionnaires. Hollande a découvert la Chine, « l’usine du monde », en avril 2013 ; il n’y avait jamais mis les pieds auparavant. Le prix Nobel** d’économie 2014, Jean Tirole, invité par la commission des affaires économiques du Sénat, a parlé devant une petite douzaine de sénateurs ! Il évoquait pourtant les réformes conduites par la Suède, l’Allemagne, l’Australie ou le Canada pour sauver leur modèle social.

Une société de vieux signifie moins de dynamisme, moins d’entrepreneurs, moins de créativité, plus de crainte

▪ Enfin une bonne nouvelle pour les jeunes…
Sur le plan économique, une société de vieux signifie moins de dynamisme, moins d’entrepreneurs, moins de créativité, plus de crainte. La croissance décline, le principe de précaution est gravé dans le marbre de la constitution. Cela signifie aussi une société qui consomme moins car elle épargne. Cette société n’est plus dans la logique de consommation qui prévaut lorsque les familles s’agrandissent.

Les banques centrales inondent le système de fausse monnaie pour que la pyramide de dettes ne s’écroule pas — ce qui ruinerait les vieux au pouvoir mais libérerait les jeunes. Dans le capitalisme normal, la faillite met une fin à l’absurde, mais dans le capitalisme de connivence, il reste toujours de l’argent puisqu’il suffit de le créer. Une situation absurde et injuste peut cependant durer très longtemps, comme nous l’apprennent les expériences communistes. Il suffit de recourir à l’exaction et au crime, d’où ce crime contre la postérité.

Aujourd’hui le prix des actifs financiers est soutenu par la création monétaire partout dans le monde. Si vous êtes tentés par les marchés à long terme, investissez plutôt dans des pays où les jeunes sont encore majoritaires et fuyez la dette de vieux. Reste les autres actifs, au premier rang desquels l’immobilier. En France, les jeunes actifs qui doivent payer les rentes de retraite et les soins de santé de leurs aînés (ou les intérêts de la dette publique, ce qui est finalement la même chose) n’auront jamais les moyens d’acheter de l’immobilier aux prix actuels. De surcroît, le Comité de Bâle souhaite mettre en place dès 2015 une règle qui imposerait le taux variable dans les crédits immobiliers afin de préserver les banques du risque de remontée des taux.

Donc l’immobilier devrait baisser, vraiment baisser. Enfin une bonne nouvelle pour les jeunes !

*Emmanuel Todd, conférence Le vieillissement de la population, quels effets ? à l’adresse des pharmaciens du Carré de l’Optique, du 10 octobre 2014

**Très précisément « prix 20144 de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel » puisque l’économie n’était pas un domaine initialement primé par Nobel.

http://la-chronique-agora.com/dette-crime-posterite/

 
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Publié par le 27 novembre 2014 dans économie, général

 

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Simone Wapler – Il ne faut pas confondre “envie” et “besoin”… ni “dette” et “argent”

leadimg
« La phase ultime du naufrage consistera probablement à mettre directement dans la poche des gens de l’argent fabriqué à partir de rien, comme en Allemagne, en Hongrie ou au Zimbabwe. » : ils y travaillent comme on l’a plusieurs fois reporté, après franchiront-il la pas ? La « déflation » est si horrible, vous comprenez…(jamais dans l’histoire on a créé autant d’argent à partir de rien) ; Z .

« Vous n’avez rien compris », m’écrit en substance un lecteur, « peu importe que les banques ne se prêtent pas entre elles, l’or c’est idiot. Les gens n’ont pas besoin de travail, ils ont besoin d’argent ».

Mmmmmmm… Vraiment ?

Le but de tout travail est de gagner de l’argent — sinon, il y a bien d’autres occupations plus agréables. L’argent permet d’échanger des biens et services contre son travail présent ou passé.

Pour qu’une personne reçoive de l’argent sans travailler, il faut donc bien qu’une autre ait travaillé sans recevoir. C’est devenu difficile depuis qu’on a supprimé l’esclavage et que tout travail mérite un salaire, dit-on.

Il me semble que l’erreur de cette phrase est le mot « besoin » ; elle fait ressortir une confusion entre besoin et envie.

Vous avez besoin d’être chaudement vêtu en hiver mais vous avez envie d’un cachemire… Les envies sont un luxe, les pauvres ont des besoins insatisfaits.

Les gens n’ont pas envie de travail, ils ont envie d’argent.

Cette phrase me choque moins. C’est normal, c’est humain. La plupart des gens ont même envie d’un peu de travail contre beaucoup d’argent.

Nous vivons dans une société d’abondance dans laquelle tout l’art du marketing et de la politique consiste à faire confondre envie et besoin

Nous vivons dans une société d’abondance dans laquelle tout l’art du marketing et de la politique consiste à faire confondre envie et besoin. On crée des envies qui ne correspondent à aucun besoin. Notez qu’il n’y a rien de mal à avoir des envies, bien au contraire. C’est ainsi que de multitudes de chose très agréables quoique très inutiles voient le jour. Les ennuis commencent lorsque « argent » et « envie » ne coïncident pas ou lorsque des « besoins inutiles » sont financés avec « l’argent des autres », c’est-à-dire des impôts, notre argent.

« Janet Yellen a mis fin à ses QE, les banques ne se prêtent plus et les bourses s’envolent. Quant à l’or… Simone, les marchés prennent la relève des banques centrales c’est eux qui gonflent la masse monétaire. SVP, ne confondez pas emploi et argent. C’est d’argent dont les gens ont besoin. La production, les Chinois et les robots s’en chargent », poursuit mon lecteur.

La mondialisation a consisté à importer des biens et produits fabriqués avec du travail pas cher, celui des Chinois, puis des robots chinois. Elle a supprimé du travail cher, celui des Occidentaux, et elle a importé du chômage chez ceux qui n’ont rien compris à ce processus et qui pensent toujours qu’on peut échanger quelque chose contre rien. Des Occidentaux aveuglés qui persistent à vivre au-dessus de leurs moyens parce qu’ils n’ont pas su adapter leur offre de travail à cette nouvelle donne.

Certains ayant créé toutes sortes d’envies, d’autres se sentent frustrés de ne plus avoir assez d’argent pour les assouvir. Or des gens frustrés ne font pas de bons électeurs.

▪ Solution politicienne
Heureusement, les politiciens ont trouvé la parade. Il suffit de créer de l’argent sans proportion avec le travail fourni. D’abord, ils ont commencé à prendre l’argent du futur en généralisant le recours à la dette. Il suffisait d’admettre et d’imposer un système financier prêt à émettre du crédit sans limite et sans aucun rapport avec le travail fourni, le tout avec la bénédiction d’une banque centrale. C’est le principe selon lequel « les crédits font les dépôts ». L’idée de génie consiste à mettre dans la poche des gens de l’argent qui n’existe pas encore afin qu’ils puissent assouvir leurs envies.

Les politiciens ont oublié de prévenir les gens qu’ils avaient déjà vendu leur travail du futur, qu’il ne leur serait pas payé deux fois, qu’un crédit prive de la liberté de l’avenir

La facilité a donné lieu à de mauvais crédits, tel que le crédit subprime, avec le désastre de 2008. Mais l’endettement public a pris le relais et les gens ont toujours ce qu’ils veulent : de l’argent. En contrepartie, les impôts rémunèrent l’industrie financière des intérêts dus sur la dette publique. L’accumulation de dettes souveraines est telle que la richesse ne progresse plus puisqu’il faut payer des intérêts croissants sur l’argent pris toujours plus loin dans le futur. Les politiciens ont oublié de prévenir les gens qu’ils avaient déjà vendu leur travail du futur, qu’il ne leur serait pas payé deux fois, qu’un crédit prive de la liberté de l’avenir.

La phase ultime du naufrage consistera probablement à mettre directement dans la poche des gens de l’argent fabriqué à partir de rien, comme en Allemagne, en Hongrie ou au Zimbabwe.

« Les gens n’ont pas besoin de travail mais besoin d’argent » : grâce à un bon marketing keynésien qui postule qu’on s’enrichit en consommant, une majorité le croit volontiers, c’est tellement agréable ! L’argent distribué par le crédit crée le besoin qui crée à son tour le travail (mais pas trop et pas trop pénible, de préférence le travail des Chinois qui acceptent du travail mal payé et n’ont aucun besoin de sécurité ou d’assurance maladie).

Un jour cependant, les gens comprendront la différence entre « envie » et « besoin ». Ils auront des besoins à satisfaire et de l’argent incapable de les assouvir, comme en Allemagne, en Hongrie ou au Zimbabwe lorsqu’on a fabriqué de l’argent à partir de rien. Alors peut-être, à ce moment, ceux qui découvriront qu’ils sont devenus pauvres auront envie de pendre les naufrageurs cyniques qui se seront enrichis à leurs dépens. Envie et non pas besoin… car la vengeance est un luxe.

http://la-chronique-agora.com/envie-besoin-dette-argent/

 
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Publié par le 13 novembre 2014 dans économie, général, or et argent métal

 

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Pierre LECONTE :  » Charles Sannat a tort à court et moyen terme  » (idem pour simone Wapler)

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Pierre LECONTE, parlons en : je ne suis pas d’accord avec son analyse, ou plutot je suis d’accord jusqu’a un certain point, mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas le diffuser : il a une trés bonne analyse (jusqu’ un certain point : pour moi , et beaucoup d’autres, l’hyperinflation ou une grande inflation suivra la déflation) 

Pour Pierre LECONTE Objectif technique de l’or : 1.050 USD l’once, résistance 1.190 (prix -s’il était touché- auquel il faudrait couvrir les shorts mais pas passer long) : les baissiers sont en contrôle, et les shorts (ceux qui jouent l’or à la baisse) mènent la dance , la grande question étant de savoir à quel niveau l’or va former un fond , jusqu’a où ça va descendre ? 

Pierre LECONTE dit 1050 $ et je suis d’accord , nous sommes à une centaine de dollars , à partir du moment où le niveau des 1180 fut cassé à la baisse … et que le dollar continue à prendre de la vigueur, il faut s’attendre à plus de baisse avant de voir un beau rebond jusqu’à 1530 $, j’espère . (en Euros c’est différent , mais il y aura un plus bas aussi…) 

Mais l’or résiste bien, et il est soutenu par les achats physiques forts en Asie, mais aussi dans le monde musulman comme on a vu hier avec le DAECH qui va passer au gold standard (si on les laisse faire ….), ce qui fait qu’il y aura un fort plancher normalement .

Pierre LECONTE ‘remet Charles Sannat en place’ dans cet article  :  » Pour répondre à ceux qui ont encore l’espoir que l’achat d’or leur permettra de conserver leur pouvoir d’achat et  même de réaliser des gains en capital (néanmoins fortement taxés sauf dans quelques pays comme la Suisse), tel l’excellent Charles Sannat (de « Au Coffre »); ils ont, à notre modeste avis, tort à court et moyen terme mais probablement raison à long terme à la condition que le dollar US (la monnaie mondiale hégémonique actuelle) rechute lourdement par rapport aux autres monnaies de papier et que les gouvernements ne se mettent alors pas d’accord pour confisquer le métal jaune. C’est plutôt vers le contraire d’une chute prochaine du dollar US que l’on se dirige. »

Quant a Simone Waper elle avait répondu dans son sens suite au dernier papier de LECONTE qu’on a diffusé (La fin de l’argent et la déflation mondiale) , validant son analyse mais faisant valoir en plus que l’initiative de la suisse  sauverait la situation en quelque sorte (http://cdn.publications-agora.com/elements/lca/newsletter/html/141106_LCA.html) : Pierre LECONTE balaye d’un revers Simone, et l’argument suisse . (il est plus fin, avec simone …)

On attend les réponses des concernés … (et du sang SVP …)

Pierre LECONTE de  l’École autrichienne d’économie ? Je ne savais pas, ça ne se sent pas, mais  l’École autrichienne d’économie est ma préférée, celle qui est une des plus pertinente pour moi . .

Mais quelle rigidité de pensée malgré la pertinence, son scénario est plat et ne prend pas en compte maints événements potentiels , et est du fait improbable, un seul exemple assez révélateur, non lié à l’économie, mais assez représentatif :  » Pierre LECONTE préconise de mettre ‘les 3/4 De l’Afrique en 40 aine’ dans son précédent papier, quant au EBOLA : … stupide . 

« L’or c’est la monnaie de la LIBERTÉ (des citoyens) et de la RESPONSABILITÉ (des banquiers centraux) mais ces dernières ne reviendront plus. Pire, les gouvernements et banques centrales d’Occident se servent de l’or dont ils font sciemment baisser les cours comme d’une arme économico-monétaro-politique contre les BRICS et c’est peut être cela qui pourrait le faire le plus chuter, les achats chinois, russe ou indien n’étant pas en mesure de renverser la tendance. » : je ne suis pas d’accord je pense que le dénouement sera différent, mais je plussoie car il touche les bons points à mon goût, avec « l’arme économico-monétaro-politique contre les BRICS » .

 » l’or et l’argent-métal, comme tout autre actif, doivent faire l’objet d’une gestion active (ce à quoi nous nous employons) et non pas d’une thésaurisation passive improductive. » ça c’est de la pure logique, vous pouvez aussi faire de l’argent à la baisse, en shortant l’or (le jouer à la baisse) , tout est question d’avoir du temps (je parle de faire de l’argent dans les 2 sens)… Z .

Bref retour sur la fin de l’argent et la déflation mondiale

Il y a deux façon de tuer la monnaie: par l’inflation et/ou par la déflation. Nous assistons actuellement à la seconde version de la fin de l’argent qui sera pire que la première version, tout simplement parce que, dans cette seconde version, tous les instruments dont l’achat permettrait éventuellement  de se protéger s’écroulent au fur et à mesure que la vitesse de circulation de la monnaie et que le multiplicateur de crédit s’enfoncent dans le trou noir de la « trappe à liquidités ». A l’instar des prix des métaux précieux, matières premières et autres actifs réels, avant que ce soit aussi le cas des prix des actifs semi-réels comme les actions.

En déflation, il n’y a qu’un actif qui mécaniquement voit sa valeur relative s’apprécier par rapport à celle de tous les autres, c’est les obligations d’État exprimées dans la monnaie la moins mauvaise que les autres. En l’occurrence, actuellement, les obligations d’État US exprimées en dollars US (comme le TLT ou le TMF).Pourquoi ? Parce que les taux d’intérêt à court terme et donc à moyen et long termes, en déflation, sont condamnés à stagner ou à chuter. Et parce que la liquidité RÉELLE (pas la fausse monnaie ou plutôt le faux crédit résultant des QE des banques centrales) disponible, sortant progressivement de tous les autres actifs, va se placer dans le dernier instrument alternatif. Nous ne changeons rien à notre scénario, dont le déroulement d’ailleurs s’accélère avec le double effondrement des prix de l’or, de l’argent-métal, du pétrole, d’une part, et du yen et à un moindre degré des autres monnaies contre le dollar US, d’autre part. 

Facteur aggravant: les peuples en Occident et ailleurs n’en peuvent plus de leurs dirigeants politiques actuels qui leur mentent systématiquement pour se faire élire puis, une fois élus, suivent des politiques diamétralement opposées à celles qu’ils avaient promis de mener avant leur élection. Tous les Barack Obama, François Hollande, Matteo Renzi, Shinzo Abe et autres clowns tristes, faute de légitimité, sont poussés vers la sortie, ce qui veut dire qu’il n’y a plus personne en mesure d’exercer le pouvoir, d’autant que leurs adversaires sont enlisés dans des luttes d’égos visant à désigner ceux qui remplaceront les dirigeants actuels pour évidemment faire ensuite aussi mal qu’eux… Ce sont donc les banquiers centraux, les groupes de pression divers et variés et autres technocrates non élus (du style Commission de Bruxelles, FMI, BRI, OMC, ONU ou Agences fédérales US) qui décident d’à peu près tout dans l’opacité la plus complète, ce qui aggrave la situation puisque ce sont eux qui ont créé et entretiennent la déflation mondialisée à force de vouloir appliquer leurs idéologies dépassées et de présenter leurs échecs comme des réussites, alors qu’ils ont sciemment tout faussé et manipulé et continuent de le faire avec une inconscience confondante. Jusqu’à ce que les peuples probablement se révoltent et qu’alors les mécanismes de manipulation s’écroulent.

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La situation réelle:

http://www.zerohedge.com/news/2014-11-04/paul-singer-slams-fake-world-fake-growth-fake-money-fake-jobs-fake-stability-fake-in

http://www.bloomberg.com/news/2014-11-04/singer-s-elliott-says-optimism-on-u-s-growth-unwarranted.html

http://www.bloomberg.com/news/2014-11-05/analyst-sees-dangerous-scene-for-markets-as-others-yawn.html

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http://www.cnbc.com/id/102142330?trknav=homestack:topnews:3

http://www.moneynews.com/StreetTalk/trade-deficit-exports-economy-growth/2014/11/04/id/605056/

http://www.businessinsider.com/elections-are-democratic-disaster-2014-11

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/les-nouveaux-affabulateurs-05-11-2014-1878925_2428.php#xtor=CS3-190

http://www.zerohedge.com/news/2014-11-04/europe-triple-dip-recession-goldmans-internal-model-finds

http://www.lepoint.fr/economie/un-audit-interne-critique-l-efficacite-des-remedes-du-fmi-contre-la-crise-04-11-2014-1878732_28.php#xtor=CS3-190

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Important:

 

http://www.zerohedge.com/news/2014-11-06/gold-yen-central-banks-and-endgame

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http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/06/pourquoi-la-rebellion-monte-contre-mario-draghi_4519441_3234.html#xtor=AL-32280515

http://www.spiegel.de/international/business/deep-divisions-emerge-over-ecb-quantitative-easing-plans-a-1000713.html

 

Voici pourquoi acheter le TLT et le TMF est actuellement et pour longtemps le meilleur investissement possible:

 

http://www.bloomberg.com/news/2014-11-03/bond-market-demand-for-treasuries-means-nobody-mourns-end-of-qe.html

http://www.zerohedge.com/news/2014-11-04/interest-rates-cannot-rise-heres-why

http://www.bloomberg.com/news/2014-11-03/gross-says-deflation-a-growing-possibility-threatening-wealth.html

http://dollarcollapse.com/monetary-policy-2/us-now-importing-the-worlds-deflation/

Les objectifs techniques des TLT et TMF sont respectivement 181 et 143.

 

TLT objectTMF object

« The Inevitable Coming Stock Market Crash
(Vronsky)
11/02/2014 – 20:39
It happened in 2000 and again in 2007…the ratio of US Bonds/Dow Index bottomed. ..Exactly like it is doing in recent days. The logic supporting this Stocks Bear Market signal is obvious: When Stocks are too high relative to US Bonds, it implies stocks are too over-valued while US T-Bonds are too under-valued relative to risk. Consequently, smart individual and Institutional Investors flee to the safe haven of bonds. Testament to this prudent investment theory is the fact that the Dow Stock Index plummeted 39% from 2000 to 2003…and again bombed 54% from 2007 to 2009. ATTENTION INVESTORS: the US Bonds/Dow Index is again bottoming…thus signaling another Stock Market Crash looms on the horizon.

The burning question is how far might the Dow Index fall in the fourth-coming market crash? Indubitably, this is difficult to ascertain…however, history has always been a good estimator and good guide of the future.
Obviously, it is a daunting task to estimate how far down stocks will fall in the up-coming crash. However, if the correction is the average of the two previous crashes, then the Dow Index might retest the 9000 level…where there is significant support from the 2008 to 2009 era. This level might be retested by mid-2015…based upon the two cited previous bear markets. »
ratio bonds stocks
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Les indices boursiers US sont à nouveau sur-achetés et mûrs pour une forte correction à la baisse:
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« What is QE ? (by Chris D. in Gold Eagle) QE is not printing.
Never has been. QE’s main beneficiaries are a group of 22 primary dealers, which borrow direct from the FED at essentially interest free rate to use for buying Treasuries. If the Treasury market was allowed to fail all payments from the government would have to stop. The bankers know that, thus the banks who make money from money, sell to the FED what they can’t sell at the private market to the FED at the original cost of purchase and get paid with low interest loans to buy Treasury debt with. It’s basically a swap that has to be settled at a future date. Right now almost all banks who take in individual savings deposits sent those deposits to the FED for Treasury securities that now get used as collateral in our fractional loan making system. Treasuries are now used for what individual savings at one time were used for. In this way everything we the people own and have a mortgage on is now also collateral for our Treasury debt. About 60% of the QE money has been channeled into mortgage backed securities.
All this talk about QE inflation is wrong. QE debt creation is not money printing. An IOU is not cash money. The reason QE benefits the rich is because the rich make money from money, and the poor who don’t have any money, have no way of making money from money. Thus the growing disparity in income that is chocking our ability to advance. Ahead of us is what in my mind is called stagflation. Everything fiat will become worth more as everything physical is worth less. Gold is showing that. Gold will go much lower in the years ahead, for it is tied to the fiat script called US$’s.
QE is essentially an increase in the supply of credit to buy debt with. The FED is doing what most corporations are doing. Basically it is using credit to buy debt and store it off balance sheet. Lets use IBM as an example. They borrowed a lot of credit and used the credit to buy their shares to increase the earnings per share. Bank debt is not accounted for in the EPS. CHK is another example of that. They had to sell their almost best to SWN. The bullshit accounting Enron used is alive and well. The stock market is up because credit is being leveraged. 3/4 of the people in the USA don’t own stocks, thus can’t benefit from it. Truth be told they don’t trust the stock market ponzi scheme. You can only shaft people so many times and then they stay away for good. The fact is, the cash money stock in the USA is falling. People are using credit cards to buy a subway sandwich. For QE to be inflationary, the cash money stock has to increase not decrease. The only reason the stock market is high is because there is a lot of debt supporting it. Take that away and it will crash just like it did in 1929. And that is ahead of us. »
Pour répondre à ceux qui ont encore l’espoir que l’achat d’or leur permettra de conserver leur pouvoir d’achat et  même de réaliser des gains en capital (néanmoins fortement taxés sauf dans quelques pays comme la Suisse), tel l’excellent Charles Sannat (de « Au Coffre »); ils ont, à notre modeste avis, tort à court et moyen terme mais probablement raison à long terme à la condition que le dollar US (la monnaie mondiale hégémonique actuelle) rechute lourdement par rapport aux autres monnaies de papier et que les gouvernements ne se mettent alors pas d’accord pour confisquer le métal jaune. C’est plutôt vers le contraire d’une chute prochaine du dollar US que l’on se dirige.
Ni un krach boursier, ni une guerre, ne feront remonter puissamment l’or puisque ce sont les obligations d’Etat en dollars US qui seraient alors préférées.
Controverse avec Charles Sannat:
L’autre alternative permettant une revalorisation du prix de l’or serait que les gouvernements occidentaux (et non pas les gouvernements des BRICS qui n’ont pas de poids suffisant à ce sujet) prennent la décision de le rétablir comme étalon monétaire dans lequel la plupart des monnaies de papier seraient librement convertibles (ce à quoi, appartenant à l’École autrichienne d’économie, nous sommes évidemment favorables). Alors là, il n’y a hélas presque aucune chance que cela se produise de la part de pouvoirs publics passés maitres de la manipulation permanente et généralisée de tous les actifs qui, au surplus, n’accepteront jamais d’abandonner leur pouvoir discrétionnaire à des mécanismes automatiques. Et vont créer des monnaies virtuelles constituées de signes informatiques remplaçant le cash qui leur permettront de contrôler toutes les transactions.
Juste, d’accord avec S. Wapler:
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Il y a très peu de chance que les Suisses votent positivement lors du référendum sur l’or du 30 novembre 2014 tant le gouvernement, la banque centrale et les milieux dirigeants y sont hostiles, un échec qui ferait encore chuter les prix des métaux précieux :
Article long, la suite ici  http://www.forum-monetaire.com/
 
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Publié par le 12 novembre 2014 dans économie, général, or et argent métal

 

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