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Archives de Tag: Simone Wapler

Simone Wapler – Le Gold : un rempart contre le gaspillage

Notez au passage que l’or et l’argent ont désormais le statut de monnaie en Arizona, les MP reviennent en force :

Les efforts visant à miner la FED ont reçu un énorme coup d’accélérateur hier (lire le 22 mai). Le gouverneur de l’Arizona Doug Ducey a ratifié la loi qui élimine pour l’or et l’argent la taxe sur les plus-values, permettant ainsi aux habitants de l’Arizona d’utiliser les métaux précieux en tant que monnaie en lieu et place des billets de banque de la FED…

Car il ne faut pas se leurrer, il n’y a par nature pas de fiscalité sur une monnaie. Encore une fois, la monnaie est et doit-être neutre, c’est-à-dire qu’une monnaie ne rapporte rien et ne coûte rien. Ce qui rapporte (ou coûte), ce sont les opérations économiques que l’on peut entreprendre avec cette quantité de monnaie.

Supprimer la fiscalité sur l’or c’est donc directement « re-monétiser » le métal jaune et c’est une sacrée nouvelle !

Simone Wapler – Le Gold : un rempart contre le gaspillage

Jamais on n’a créé autant d’argent ou de crédit dans l’histoire. Plus de 9 000 Mds$ depuis la crise financière de 2008.

Jamais on n’a vu autant de gaspillages, de mauvaises allocations de capital. Les Etats-providence captent en moyenne 40% des économies et la croissance s’étouffe sous le poids de la dette. Même l’OCDE a récemment admis que trop de « redistribution » et « dépenses sociales » étaient nuisible à l’expansion économique.

Comme le rappelle Bill Bonner : « le progrès économique dépend de l’épargne et non des dépenses ». Il dépend de la bonne allocation de cette épargne vers des actifs productifs. Ce sont les détenteurs d’épargne qui sont les mieux à même de juger de ce qui est véritablement productif. S’ils se trompent, ils sont punis et par conséquent ils apprennent de leurs erreurs, contrairement aux grands planificateurs étatiques et à la bureaucratie. C’est ainsi que le monde avance…

Pourquoi ces grands principes sont-ils si importants et pourquoi nous les ressasser tous les jours ? Parce que le capital représente la liberté et que la dette représente la servitude. Parce que la première et préférable à la seconde. Mais aussi parce que toute une communication institutionnelle souhaite nous faire oublier ces principes…

Les gouvernements des Etats-providence ont intérêt à nous faire croire que leurs dépenses sociales sont la panacée qui nous soulagera de tous les maux. Ils ont intérêt à décourager l’épargne pour mieux organiser la dépendance. C’est le but même des politiques monétaires.

Face à cela,  faute d’opportunité d’investissement productif, stockez une partie de votre épargne en métaux précieux. L’or coûte actuellement 1 260 $ l’once (soit environ 1 130 €).

Un phénomène étrange se produit : alors que des milliers de milliards de monnaies factices sont créés, les métaux précieux ont beaucoup moins progressé que les actions, les obligations et même les crypto-monnaies comme le bitcoin.

Il est même possible qu’au cas où une récession s’officialise aux Etats-Unis, l’or baisse encore, exactement comme cela s’est produit en 2008. Lorsque la crise des subprimes avait éclaté de l’or avait été vendu pour couvrir des pertes, provoquant une chute des cours avant une hausse qui a culminé en 2012 à 1 900 $ l’once. En 2012, le bilan des banques centrales se montait à moins de 9 000 Mds$. Il a depuis augmenté de 50%.

L’or est aujourd’hui une opportunité contrarienne rare. Il peut encore reculer en cas de crise financière, mais faites confiance aux banquiers centraux pour à terme détruire l’épargne et la monnaie-crédit.

Comme le dit l’auteur libéral Daniel Tourre :

« Une pièce d’or, trouvée au fond de l’eau dans un galion naufragé, a conservé sa valeur pendant 400 ans, sans banque centrale, sans experts et sans ministres de l’Economie. Les crustacés sont manifestement plus compétents pour garder une monnaie saine, moins arrogants et moins coûteux qu’une banque centrale ».

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

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Publié par le 30 mai 2017 dans général, or et argent métal

 

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Simone Wapler – Impôts : Cet Etat qui en veut à nos biens

L’Etat qui ne veut que notre bien en veut à nos biens. C’est assez logique, me direz-vous puisque l’Etat n’a pas d’argent, il n’a que le nôtre.

Parmi les mesures les plus stupides de l’ancien gouvernement, celle de l’idée du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.

Tout est en place, tout est prêt pour transformer les entreprises en collecteurs de cet impôt direct payé par de moins en moins de monde. Il s’agit d’une mesure irrationnelle, la majorité des gens s’acquittant de cet impôt ayant déjà opté pour un prélèvement mensuel.

« Inutilement coûteux pour les entreprises et l’économie françaises, le prélèvement à la source dégrade notre capacité à exercer pleinement notre contrôle sur l’appareil d’Etat. Il s’agit d’une mesure anti-démocratique qui exonère davantage les hommes politiques et l’administration de rendre des comptes aux contribuables », estimions-nous l’été dernier.

Le nouveau président semble vouloir temporiser. Tant mieux.

Le prétexte invoqué est toutefois purement bureaucratique. « Il y aura immanquablement des loupés techniques et je n’ai pas envie de plonger le pays dans l’incertitude totale » a déclaré Macron. Cet énarque doit savoir de quoi il parle. Il pourrait y avoir des bugs, Bercy ne serait pas à 100% prêt, il faudrait plus de temps pour former les agents…

Les protestations des zélés agents du fisc à cet égard sont comiques. Bercy se déclare au taquet sur ce coup. Le ministère a même financé avec notre argent une campagne de publicité pour nous vanter les mérites de la nouvelle méthode pour nous prendre notre argent.

Avec des mignons slogans tels que « l’impôt s’adapte à votre vie ».

Mmmmmm…c’est plutôt nous qui adaptons notre train de vie aux impôts, il me semble. Sauf évidemment si vous vous appelez Cahuzac ou Thévenaud.

Pour le long terme, la position de Macron et de son gouvernement sur ce sujet n’est pas encore tout à fait tranchée.

En revanche sur l’ISF c’est assez clair : cet impôt sera réformé pour devenir une taxe immobilière de plus, une sorte de méga-taxe foncière. En attendant, cette année encore, il faudra le déclarer si vous y êtes « assujetti » pour reprendre le jargon ad hoc. Heureusement vous n’êtes pas tout seul et vous pouvez éviter la « phobie administrative ».

Dans sa très grande complaisance, l’Etat qui ne veut que notre bien et nos biens ouvre sa base de données « Patrim » d’estimation de la valeur des biens immobiliers.

Une touchante attention. Sauf que la connexion n’est pas anonyme et vous devez donner votre numéro fiscal. Certains professionnels déconseillent donc aux particuliers de se connecter en direct pour y chercher des renseignements. Car si vous doutez sur la valeur d’estimation de votre bien, le fisc sait que vous doutez, vous pourriez donc avoir fait par le passé des estimations hasardeuses et il pourrait être tentant de regarder vos anciennes déclarations…

Mais je ne voudrai pas que vous succombiez à un accès de paranoïa par une si belle journée de printemps.

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Publié par le 23 mai 2017 dans économie, général

 

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Simone WAPLER – Comment survivre à la parasitocratie

 

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La fin de la mondialisation ?

Je voulais aujourd’hui prendre un peu de recul sur le début d’année catastrophique que les marchés mondiaux subissent… et sur l’état des économies dans le monde.

Il me semble que si l’on met bout à bout tous les éléments, toutes les causes, les catalyseurs (en fait, déjà en place depuis 2008), il s’agit de la fin d’un système. Une page de l’histoire économique se tourne lentement sous nos yeux : celle de la mondialisation, une organisation selon laquelle les Etats développés exportent leur dettes et importent ce qui leur est nécessaire.

Cette organisation a conduit :

– A l’appauvrissement des classes moyennes des pays développés

– A l’enrichissement de la population des pays dits émergents

– Au développement des infrastructures de la Chine et des autres pays émergents

– A de mauvais investissements

– A un monstrueux stock mondial de dettes

Aujourd’hui, l’argent reflue de Chine. La consommation de matières premières ralentit, laissant voir de monstrueuses surcapacités qui demanderont des années à être absorbées.

Les marchés financiers sont désorientés par les manoeuvres monétaires des banques centrales visant à camoufler les stocks de mauvaises dettes.

Face à la diminution du crédit disponible, la force relative (par rapport aux autres monnaies) du dollar gêne l’appareil productif américain tourné vers l’export des produits de grande consommation. La vente de biens à destination des classes moyennes des pays développés – comme ceux d’Apple – marque le pas.

Bref, il s’avère que vendre à crédit à des gens qui vivent au-dessus de leurs moyens n’est pas le business model rêvé.

« Où que nous regardions, nous constatons dans l’économie mondiale des conditions extrêmes, différentes de tout ce que nous avons connu jusqu’à présent ». « We’re seeing extreme conditions unlike anything we’ve experienced before just about everywhere we look. » Tim Cook, Président d’Apple

Les observations des entrepreneurs, hommes de terrain, me semblent infiniment plus crédibles que toutes les prévisions des banques centrales, du FMI, etc. Tim Cook sait ce qu’il vend, à qui, où dans le monde, ce que ça lui coûte et ce que ça lui rapporte. S’il est réservé quant aux ventes d’iPhone (et de ses autres produits haut de gamme) sur 2016… c’est que sa cible, la classe moyenne aisée, n’a sans doute plus les moyens de se les payer.

Je voudrai revenir aussi sur le deuxième point de l’organisation économique actuelle, l’enrichissement des populations des pays émergents.

Le discours sur l’inégalité prévaut. Les adeptes de l’économie administrée, du capitalisme de copinage, vous expliquent en long en large et en travers que la montée des inégalités est atroce, que 1% de la population possède plus que les 99% (selon l’étude Oxfam, abondamment relayée ces derniers temps) et que cette concentration est la résultante de l’ultralibéralisme sauvage et déchaîné, qu’il convient donc de piloter, réglementer, administrer, en les payant pour cela…

Personne ne rappelle qu’avec la mondialisation la pauvreté a baissé dans le monde. Pour la première fois dans l’histoire humaine, « moins de 10% de la population mondiale vivra dans l’extrême pauvreté à la fin de 2015 » selon les chiffres de la Banque mondiale.

Alors oui, peut-être que les vendeurs de dettes, les brasseurs d’argent de la finance mondiale concentrent la richesse de façon « obscène », pour reprendre les mots de L’Humanité. Mais les plus pauvres le sont de moins en moins. L’Asie, qui comptait 31,7% de la population mondiale en extrême pauvreté en 1990, n’en compte plus que 9,6% en 2015.

Et même en Afrique sub-Saharienne le pourcentage de la population en état de pauvreté extrême est passé de 46,2% en 2012 à 35,2% en 2015.

Les échanges librement consentis dans la concurrence loyale sont source d’enrichissement mutuel.

Toutefois, nous faisons face à une crise de surconsommation à crédit. La plupart des gens des pays développés n’ont pas les moyens d’acheter ce que ceux des pays émergents fabriquent ; nous allons payer des décennies de mauvais investissements dans des capacités productives sans débouchés.

L’explosion des vilaines dettes des pays développés enrayera-t-il le recul de la pauvreté dans les autres pays ?

Plus d’infos sur : http://quotidienne-agora.fr/fin-mondialisation/
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Publié par le 1 février 2016 dans économie, général, International

 

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Simone Wapler – La monnaie des banques centrales n’est pas synonyme de richesse

Et même la FED elle même prévoit une croissance du PIB annualisée de 0.1 % : mais on vous répète que c’est la reprise … Une hausse des taux ? Impossible à tenir sans croissance forte et durable, elle ne peut etre au mieux que symbolique (un 10e de point, soit 0.1) Z .

▪ Les banquiers centraux ont échoué. Il n’y a ni croissance véritable, ni inflation, et l’une ou l’autre serait cependant indispensable pour ronger les dettes.

Les maquillages statistiques américains trompent de moins en moins de monde ; en Europe les perspectives restent moroses. Le Fonds monétaire international prévient que la croissance ne reviendra pas car la population vieillit et les investissements productifs diminuent.

La hausse des taux américains sera probablement repoussée au moment où les poules auront des dents en or (pour reprendre l’expression de ma collègue Cécile Chevré). Elle est impossible.

La monnaie ne fait pas la richesse, contrairement à une illusion d’optique toujours trop répandue

L’explication de cet échec des politiques monétaires est très simple : la monnaie ne fait pas la richesse, contrairement à une illusion d’optique toujours trop répandue.

En revanche qui contrôle la monnaie peut capter la richesse à son profit. Aristote, Oresme, Cantillon, Baudin et d’autres l’ont expliqué avec talent. Les banquiers centraux de nos démocraties actuelles arrivent cependant à défendre que cette captation des richesses s’effectue aujourd’hui pour le bien commun. Le génie du keynésianisme consiste à faire croire que les tours de passe-passe monétaire profitent au peuple.

▪ Allons faire quelques courses…
Imaginez un supermarché et des clients. Ce supermarché est un peu spécial : les clients en approvisionnent eux-mêmes les rayons. Ils y apportent les marchandises ou les offres de service qu’ils souhaitent vendre aux autres clients. On y paye la marchandise avec des bons d’achats.

Des chefs de rayon, qui ne fournissent rien eux-mêmes, disposent la marchandise ; ils décident des taxes qu’ils vont prélever pour se payer et financer le supermarché (bâtiment, électricité, nettoyage, sécurité et système de caisse). Ils décident aussi quels produits ou services vont être plus ou moins mis en valeur sur les rayons.

Malheureusement, ces choix ne sont pas toujours judicieux car ils ne se fondent pas sur le succès rencontré auprès d’une clientèle totalement libre de choisir. Plutôt que de laisser jouer la concurrence et de s’assurer qu’elle

soit loyale, les chefs de rayon préfèrent orienter les choix des clients. Petit à petit, les produits correspondent de moins en moins aux goûts véritables des chalands. Un chef de rayon a un cousin boulanger et souhaite promouvoir la viennoiserie au détriment de la charcuterie. Un autre déteste le bricolage et pense que la couture est une activité à promouvoir…

Plus il y a de chefs de rayon, moins il y a de clients approvisionneurs

Chacun continue d’approvisionner le supermarché mais en essayant d’optimiser son apport en fonction des diktats des chefs de rayon plutôt qu’en recherchant à fournir des biens et services qui plaisent aux autres clients. Petit à petit, les gondoles deviennent moins bien garnies. On multiplie les postes de chefs de rayon, les règles de sélection, de contrôle et de mise en valeur, les offres promotionnelles pour enrayer le déclin, mais rien n’y fait. Il est vrai aussi que plus il y a de chefs de rayon, moins il y a de clients approvisionneurs. Mais les chefs de rayon sont si gentils, si empressés, si désireux de bien faire, les clients n’y voient aucun mal…

La situation de notre supermarché empire. Les frais de fonctionnement gonflent et grèvent les prix. Les caissiers ont beau faire crédit de bons d’achat, rien n’y fait. Dans le cadre d’une opération commerciale choc, le directeur du supermarché décide alors d’une distribution de bons d’achats. Cette opération vise à insuffler de l’optimisme aux clients. Avec plus de bons d’achat, les rayons se videront et voyant ceci, les clients s’empresseront de les remplir à nouveau.

▪ Un raisonnement imparable, n’est-ce pas ?
Non, bien entendu. Ce n’est pas parce que les bons d’achat ont été multipliés que les produits en rayon vont eux aussi se multiplier par magie. Les rayons ne se vidaient pas par manque de bons d’achat. Ils ne se rempliront pas parce qu’il y a plus de bons d’achat.

Les opérations des banquiers centraux ont consisté jusqu’à présent à distribuer des bons d’achat, mais pas aux clients-approvisionneurs de notre supermarché. Ces bons ont été donnés aux chefs de rayon (les gouvernements) et aux caissiers (le système bancaire). Ces opérations se soldent par un échec, sauf pour les intéressés évidemment.

Les gouvernements ont ainsi trouvé à financer leurs promesses électorales stupides et à payer encore plus de postes de chefs de rayon. Les investissements ralentissent car on ne peut à la fois financer l’augmentation des frais de fonctionnement du supermarché et le développement de nouveaux produits.

Les banques font croire qu’elles sont assainies. Elles ne le sont évidemment pas puisque nous avons des taux négatifs. Ceci signifie que les gens qui ont de grosses sommes d’argent préfèrent payer pour avoir une créance signée d’un Etat ou d’une multinationale, plutôt que de laisser leur argent dans une banque (car un compte au solde créditeur est en réalité une créance que vous détenez sur votre banque).

L’helicopter money de Ben Bernanke décollera bientôt

Bien sûr, gouvernements et banquiers centraux ne vont pas crier sur les toits qu’ils se sont enrichis sur votre dos avec leurs opérations de création monétaire. Pas vu, pas pris. Ils vont continuer à profiter de l’ignorance. Si nécessaire, ils seront prêts à distribuer des bons d’achat à la foule. L’helicopter money de Ben Bernanke décollera bientôt.

Cela ne marchera pas mieux puisque la création de monnaie n’a rien à voir avec la création de richesse. Mais cela prolongera l’illusion. Les prévaricateurs continueront à s’enrichir car — comme Richard Cantillon l’a démontré il y a trois siècles — ceux qui sont au plus près de la source de création monétaire en profitent toujours. Les malheurs sont pour ceux qui en sont éloignés. Les faux-monnayeurs officiels ont encore de beaux jours devant eux puisque le peuple n’a pas de mémoire. Donnez-lui des bons d’achat et il se croit plus riche. Ca ne coûte rien, c’est l’Etat qui paie, pour paraphraser notre président.
[NDLR : Retrouvez toutes les analyses et explications de Simone Wapler jour après jour — avec en plus, des recommandations concrètes pour vos investissements : il suffit de cliquer ici…]

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Publié par le 9 avril 2015 dans économie, général

 

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Simone Wapler – L’hyperinflation peut-elle exister à l’heure de la Carte Visa ?

leadimg

Autre son de cloche ici …..Simone voit que  « la planche à billets en euro va pouvoir fonctionner à plein régime » .

OK je vois, c’est pierre Lecomte qui modère tout ça dans le monde des goldeux (faut dire que lui est LONG en US T BOND TLT

pas d’hyperinflation ? En Europe oui, Aux US je suis moins catégorique , Ils y courent … : tout l’enjeu est qui tombera en 1er pour moi, et les étasuniens essayent de nous faire tomber d’abord …

Le big reset, de Christine Lagarde : oui mais avant ou après le Crash ?

Comme le croit DELAMARCHE , je pense que ce sera après . Z .

▪ Ça y est, Mario Draghi a obtenu son imprimatur de la Cour européenne de justice, la planche à billets en euro va pouvoir fonctionner à plein régime. Joie et allégresse, l’Europe aura bientôt le droit de masquer l’insolvabilité par la fausse monnaie, comme les Etats-Unis, comme le Japon.

Pour certains, ce ne serait pas encore si simple. Pierre Leconte, du Forum monétaire de Genève, commente à chaud :

La question de la légalité des achats d’obligations d’Etats européens par la BCE n’est toujours pas clarifiée en raison de la ‘conditionnalité’ que le procureur auprès de la Cour européenne de justice a conseillé à ce tribunal d’exiger de la part de la BCE lorsqu’elle entend pratiquer ce type d’opérations. Ce qui signifie que Draghi annoncera probablement un QE le 22 janvier, sans pour autant en dévoiler la forme ni le montant, d’autant que la Bundesbank et l’Allemagne s’y opposent, ce qui pourrait décevoir les investisseurs et conduire à une forte correction baissière des actions européennes”.

Un système qui n’est pas à court d’argent n’a aucune raison de s’arrêter ou de se réformer

▪ Alors EQE (European quantitative easing)… ou pas ?


Peut-être faut-il revenir sur ce qui choque profondément les Allemands dans cette affaire. Finalement, le QE revient à imprimer l’argent de ce qu’on appelle les minima sociaux (allocations chômage, allocations familiales, revenus de solidarité active, allocations équivalent retraite, allocations d’insertion, allocations aux adultes handicapés, allocations de solidarité aux personnes âgées, allocations supplémentaire d’invalidité) et à payer les salaires des fonctionnaires en surnombre. Il faut bien comprendre que l’Etat emprunte pour financer son déficit, que le rachat des émissions d’emprunt par la Banque centrale revient à créer de l’argent pour financer ces dépenses sociales. Or un système qui n’est pas à court d’argent n’a aucune raison de s’arrêter ou de se réformer.

Un ancien gestionnaire de hedge fund révèle…
“LE CALENDRIER MAGIQUE”Comment une “faille” créée par le gouvernement américain fait exploser les prix des actions les plus convoitées deWallStreet : grâce à une petite loi méconnue, vous pouvez connaître la date exacte de vos gains — des mois à l’avance !Découvrez comment en cliquant ici…

L’Allemagne de son côté est un pays vieillissant, son budget est équilibré ; or un pays de vieux a besoin d’une monnaie forte, stable qui garantisse l’épargne et de taux obligataires qui permettent aux assureurs de verser les pensions de retraite. L’Allemagne a peur de l’hyperinflation à laquelle pourrait conduire cette stupide expérimentation monétaire.

Lorsqu’on parle d’hyperinflation, on vous raconte toujours les histoires de l’Allemagne, du Zimbabwe, de l’Argentine, de la Hongrie. On voit les brouettes de marks, les piles de billets, le marché noir qui s’organise avec une autre monnaie.

Récemment, on a parlé de l’inflation en Russie. La baisse du rouble est difficile à encaisser pour les Russes. Certains avaient contracté des prêts immobiliers en dollar et voient leurs remboursements s’alourdir de 41% (c’est la chute du rouble face au dollar en 2014). L’inflation pourrait atteindre 17% au printemps. Les gens se ruent sur l’électroménager, l’électronique, l’automobile et l’ameublement. L’inflation déclenche une fièvre de consommation au comptant pour ceux qui le peuvent. Mais avec 17% de hausse des prix en rythme annuel, les Russes sont encore loin de l’hyperinflation.

▪ La grande inconnue
Il y a aujourd’hui une grande inconnue concernant la survenue d’une hyperinflation éventuelle, notamment en France : la dématérialisation de la monnaie. Lorsque vous faites vos courses, vous constatez que de plus en plus de gens payent avec une carte de débit. La manipulation physique de la monnaie devient rare. D’ailleurs les pièces et billets ne représentent qu’une très faible proportion de la monnaie en circulation.

La manipulation physique de la monnaie devient rare

Or l’hyperinflation traduit avant tout un emballement de l’inflation dû au rejet de la monnaie qui n’est plus considérée comme fiable. Il y a un catalyseur psychologique qui fait basculer de l’inflation vers l’hyperinflation. Réaliser que pour le même achat on sort une pièce ; puis le lendemain un billet ; le surlendemain deux billets ; à la fin du mois, les billets sont changés et portent un zéro de plus… Avec une carte de débit, on tape toujours le même code et le ticket conserve le même format.

Nous ne sommes pas la Russie ; l’euro n’a perdu que 10% de sa valeur face au dollar ; cette chute ne nous pénalise pas car le prix du pétrole a été divisé par deux. La monnaie est largement dématérialisée, cantonnée dans les comptes bancaires. Le moment venu d’assainir les comptes publics, nous ne verrons probablement pas d’hyperinflation mais simplement une confiscation de l’épargne directement à la source. C’est la même chose que l’hyperinflation, mais à la fois plus sophistiqué et plus brutal. Le big reset, de Christine Lagarde. Christine, Mario sont des gens raffinés, ils appartiennent à l’élite. Ils vont nous mitonner une arnaque élégante, n’en doutez pas.

[NDLR : Comment vous protéger contre les risques liés aux manipulations monétaires de Mario, Christine et tous les autres ? Tout est expliqué ici…]

 
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Publié par le 15 janvier 2015 dans économie, général

 

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L’Euro survivra-t-il à 2015 ? Simone Wapler

L’Euro survivra-t-il à 2015 ? Simone Wapler

 
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Publié par le 14 janvier 2015 dans économie, général, International

 

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