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La Corée du Nord prête à utiliser des missiles au gaz sarin, selon le PM japonais !

La Corée du Nord prête à utiliser des missiles au gaz sarin !

Le Premier ministre japonais s’est dit inquiet quant aux intentions de Pyongyang.

La Corée du Nord pourrait avoir la capacité de lancer un missile porteur de gaz hautement toxique sarin, a déclaré jeudi le Premier ministre japonais Shinzo Abe, selon des propos rapportés par les médias.

«Il est possible que la Corée du Nord soit déjà capable de lancer une ogive contenant du sarin», a déclaré M. Abe à une commission de défense et de diplomatie du Parlement, ont indiqué la chaîne publique NHK et les grands quotidiens nationaux. M. Abe n’a, selon les médias, donné aucune explication ni aucune précision sur l’origine de ces informations. Le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, interrogé à ce sujet lors d’un point de presse régulier, a commenté les propos rapportés du chef du gouvernement.

«Dans une allusion à la situation syrienne, notre Premier ministre a reconnu que nous ne pouvions pas exclure la possibilité que la Corée du Nord puisse équiper (un missile) d’armes chimiques», a-t-il déclaré. «Il est probable que la Corée du Nord entretienne plusieurs sites de production d’armes chimiques et qu’elle en possède déjà un nombre considérable», a-t-il ajouté.

Des scientifiques britanniques qui ont analysé des échantillons du site d’une attaque chimique présumée en Syrie, ont conclu à l’usage de sarin ou d’un agent neurotoxique similaire, a affirmé mercredi l’ambassadeur du Royaume-Uni à l’ONU.

Le 4 avril dernier, une attaque chimique présumée a frappé la localité rebelle de Khan Cheikhoun dans le nord-ouest de la Syrie, tuant 87 civils dont des dizaines d’enfants. L’attaque a été attribuée par la rébellion et des pays occidentaux dont les Etats-Unis, au régime Assad qui a démenti toute implication.

Au Japon, une attaque au gaz sarin avait frappé Tokyo le 20 mars 1995, quand des membres de la secte Aum Vérité suprême avaient répandu cette arme chimique dans plusieurs rames de métro. Cet attentat avait causé la mort de 13 personnes et des maux divers, parfois irréversibles, à 6300 autres. (afp/nxp)

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L’alarmisme de Shinzo Abe surprend le G7 : la situation actuelle est susceptible de déboucher sur une crise similaire à celle des « subprimes » de 2008 !!!

Le premier ministre nippon et les dirigeants du G7, jeudi 26 mai, à Ise-Shima (Centre du Japon)

Et Le Monde qui titre carrément ceci  L’alarmisme de Shinzo Abe surprend le G7 ! :

Pour M. Abe, la situation actuelle est susceptible de déboucher sur une crise similaire à celle des « subprimes » de 2008, à l’origine de la plus grave des récessions depuis les années 1930. En évoquant l’existence de « risques sérieux », M. Abe a quelque peu surpris par son pessimisme.

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Une inflation qui flanche et des prédictions catastrophistes du Premier ministre Abe, tous les signaux annoncent un nouveau report de hausse de TVA au Japon, même si les autres dirigeants du G7 doutent que le monde soit à l’aube d’une crise majeure.

Les prix à la consommation ont de nouveau reculé en avril (-0,3% sur un an) dans la troisième économie mondiale, selon des statistiques gouvernementales publiées vendredi. Une semaine après l’annonce d’une modeste croissance en début d’année, ces chiffres pourraient fournir à Shinzo Abe un argument de plus pour repousser le relèvement de taxe, prévu en avril 2017.

Le Premier ministre a commencé à sérieusement préparer le terrain et annoncé une décision avant les élections sénatoriales de cet été.

Au cours des discussions avec les autres dirigeants des pays industrialisés réunis en conclave à Ise-Shima, dans le centre de l’archipel, Shinzo Abe s’est fendu jeudi de propos alarmistes, qu’il a réitérés lors de la conférence de presse de clôture vendredi.

Il n’a pas hésité à comparer, données à l’appui, la conjonture actuelle à la “situation précédant la faillite de la banque Lehman Brothers” en 2008, qui avait entraîné une des plus graves crises financières de l’après-guerre.

Toutefois la chancelière allemande Angela Merkel s’est étonnée de “l’utilisation du mot +crise+”, jugé trop fort, selon la presse. Et la déclaration finale du sommet du G7, tombée vendredi matin, lui a donné raison.

Si les dirigeants ont convenu que la croissance mondiale constituait une “priorité absolue”, ils ont en revanche écarté à ce stade tout scénario à la Lehman Brothers. “Nous avons renforcé la résilience de nos économies pour éviter de tomber dans une nouvelle crise, et à cet effet, nous nous engageons à intensifier nos efforts pour faire face à la situation économique actuelle en prenant toutes les mesures de réponse appropriées en temps utile”, ont-ils ainsi souligné.

Vers un report de deux ans

“La référence de M. Abe à Lehman est importante, car il a répété à maintes reprises auparavant que la hausse de taxe aurait lieu, à moins d’un choc tel que la faillite de la banque Lehman Brothers ou le désastre du nord-est” (tsunami et accident nucléaire de mars 2011), a souligné dans une note Masaaki Kanno, économiste au sein de JPMorgan.

“Ses propos élèvent la probabilité d’un report de la mesure”, a-t-il confirmé, la date d’avril 2019 étant désormais évoquée pour profiter de l’effet porteur des jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.

Le Premier ministre devra cependant dire comment il entend “financer des dépenses sociales grandissantes” dans un archipel vieillissant, et enrayer sa colossale dette (près de 250% du PIB), d’autant que le G7 a appelé à “poursuivre les efforts pour placer la dette sur une trajectoire soutenable”, à l’instar des organismes internationaux (FMI, OCDE).

Le gouvernement concocte en outre un nouveau plan de relance, venant s’ajouter à l’enveloppe spéciale de 778 milliards de yens (62 milliards d’euros) adoptée récemment par le Parlement pour soutenir la région de Kumamoto (sud-ouest), frappée mi-avril par une série de séismes.

De son côté, la banque centrale ne pourra rester immobile, juge l’analyste. “Nous pensons que la BoJ procèdera à un nouvel assouplissement, probablement en juillet”, pour tenter de relancer l’inflation.

L’indice des prix était tombé en terrain négatif en mars, signant la baisse la plus importante depuis avril 2013, date du lancement de la vaste réforme monétaire de la BoJ, dans le cadre de la stratégie de relance “abenomics” du Premier ministre Shinzo Abe.

“L’inflation va demeurer à un faible niveau”, a commenté pour l’agence Bloomberg News Takashi Shiono, chez Credit Suisse Group. “La BoJ va devoir agir bientôt”.

Malgré ces médiocres statistiques, qui s’expliquent à la fois par l’apathie de l’économie et la chute des cours du pétrole, la BoJ avait décidé de temporiser lors de sa dernière réunion fin avril, en maintenant en l’état sa politique monétaire, articulée autour d’un programme de rachat d’actifs et de taux négatifs.

Elle avait dans le même temps abaissé ses prévisions concernant l’inflation, qui n’atteindra pas dans les délais espérés le cible de 2%, un niveau désormais attendu d’ici à mars 2018, au lieu de courant 2017 auparavant.

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Publié par le 27 mai 2016 dans économie, général, International

 

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Shinzo Abe veut remilitariser le Japon !

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Développements inquiétants au japon ; revue de presse 2013 Z@laresistance 

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a suggéré de modifier la Constitution pour renforcer l’armée et pouvoir combattre aux côtés de l’Amérique partout dans le monde, écrit jeudi  19 septembre le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

La Chine et la Corée du Nord y voient une renaissance du militarisme mais la Russie, pour sa part, ne perçoit pas le Japon en tant qu’ennemi potentiel. Lors de son discours à Tokyo devant le conseil consultatif pour la défense le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe a appelé à modifier la Constitution du pays, qui restreint la possibilité d’utiliser les forces armées nationales. Cette mesure permettrait à Tokyo, dès novembre, d’utiliser la force militaire pour la légitime défense collective.

En clair : Abe souhaite renforcer la puissance militaire du pays et il lui est donc nécessaire de revoir la Constitution, qui interdit l’utilisation de la force sauf pour protéger l’Etat directement.

Cependant, la révision de la Constitution suscite des débats et une telle démarche demanderait des années, souligne le Wall Street Journal. C’est pourquoi le premier ministre a concentré ses efforts sur un changement d’interprétation officielle de la Constitution, afin de lever l’interdiction d’aider les alliés du Japon victimes d’une agression.

Le chef du gouvernement affirme que ces changements sont urgents car la situation internationale en Asie se complique. Par ailleurs, les politiciens japonais pointent généralement le réarmement rapide de la Chine et le risque d’une attaque nucléaire de la Corée du Nord.

Valeri Kistanov, directeur du Centre d’études japonaises à l’Institut de l’Extrême-Orient, note que de cette manière Abe cherche en réalité à renforcer son alliance militaire avec les Etats-Unis. D’après le traité de sécurité nippo-américain, les USA ne protègent le Japon qu’en cas d’agression majeure et si elle est de faible envergure, ce dernier doit se défendre lui-même.

De son côté, le Japon ne peut pas venir en aide aux Américains s’ils étaient attaqués. Tout au plus il lui est permis d’envoyer des navires de soutien logistique pour les bâtiments américains dans l’océan Indien qui ont participé à l’opération en Afghanistan. Abe souhaiterait transformer le Japon en pays normal, avec une armée normale. Autrement dit, élargir sa sphère d’activité afin qu’il puisse venir en aide aux USA partout dans le monde.

Les USA ne sont pas emballés par cette perspective. A leurs yeux le Japon a de l’importance en tant qu’allié subordonné, mettant des bases à leur disposition qui servent d’appui pour la dissuasion de la Chine, le contrôle de la péninsule coréenne et même les opérations au Moyen-Orient. Selon Valeri Kistanov, les Américains estiment que leur présence militaire au Japon sert de bouchon pour retenir dans la lampe le génie du militarisme japonais.

Evidemment les forces de sécurité russes surveillent la croissance de la puissance militaire du Japon. Mais contrairement à Pékin et Pyongyang, Moscou n’évoque pas la remilitarisation du pays. « Au niveau officiel, la Russie n’exprime aucune inquiétude à ce sujet », conclut l’expert.

Washington mène un double-jeu suite à l’aggravation du conflit sino-japonais autourdes îles Senkaku (Diaoyu). Le département d’Etat appelle son allié à faire preuve de prudence mais les généraux tiennent un autre discours. Le chef des Marines à Okinawa, John Wissler, a déclaré hier que les avions hybrides américains Osprey pourraient être projetés sur les îles litigieuses en cas de besoin.

http://fr.rian.ru/presse_russe/20130919/199341668.html

 
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Publié par le 19 septembre 2013 dans général

 

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Le nuage de tchernobyl s’était arrêté à notre frontière : Ou va celui de Fukushima ? (superbe animation)

Suites des INSOLITES du Dimanche : Avec cette superbe animation qui simule le déplacement du nuage de Fukushima en temps réel , et le taux de dispersion du CS 137 (césium) , calculé par une équipe de professionnels allemand : regardez les dates : en 2020 il sera encore actif !
Hé oui, rappelez vous chers lecteurs… : le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à notre frontière !
Pour celui de Fukushima ( centrale qui devient hors de contrôle https://resistanceauthentique.wordpress.com/2013/08/22/zerohedge-tepko-perd-le-controle-sur-fukushima/), on a cette fois eu les images assez vite : une superbe animation !
Merci à notre lecteur X

Ici plus complet 


ici Tchernobyl : seul le sud ouest eut de la « chance » 

 
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Publié par le 15 septembre 2013 dans général, Insolite

 

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Le Japon, premier domino d’un krach obligataire mondial ?

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Le Japon est au bord du gouffre … Et entraînera l’économie mondiale : c’est ce que j’avais prédit dans ce blog des le début ! Et cela devient flagrant ! Revue de presse 2013 Z@laresistance

Le Japon est un « insecte à la recherche d’un pare-brise » écrivait en 2011 l’investisseur américain John Mauldin. En 2013, il me semble que le pare-brise a été identifié et qu’il se rapproche  à grande vitesse.

Le Japon marche très loin devant nous, en éclaireur de la faillite collective. Il serait logique –  en l’absence d’autre événement perturbateur comme, par exemple, des émeutes et des résultats électoraux déroutants dans d’autres pays – que le krach obligataire qui menace les grands pays surendettés débute au Japon.

La bulle obligataire est actuellement proche de son paroxysme. Plus aucune voix audible ne dénonce les maléfices de la création monétaire. Les dithyrambes sur l’excellence de la politique  de Shinzo Abe confinent au grotesque.

Ils me rappellent les éditoriaux de 2011 commis par les  économistes keynésiens pour lesquels la catastrophe naturelle dont était victime le Japon était  une chance. Un tremblement de terre puis un raz-de-marée suivis d’un accident nucléaire allaient permettre à l’économie de rebondir. D’autant que la riposte keynésienne (pardon néo-keynésienne) parfaite avait suivi : 15 000 milliards de yens (132 milliards d’euros) d’injection de liquidités créées  à partir de rien par la Banque du Japon (BoJ).

Florilège de l’époque :
– « Un choc économique qui sera suivi d’un rebond. […] L’impact sur la croissance devrait rester faible sur l’ensemble de l’année« , Le Temps, le 15 mars 2011.
– La reconstruction « apportera un supplément de croissance. En conséquence de quoi, cette année, le PIB nippon a des bonnes chances de progresser de 2%« , Klaus Baader, co-directeur de la recherche économique de Société Générale Corporate & Investment Banking, dans Les Echos le 16 mars 2011.
– « L’économie du Japon, qui a été frappée en mars par un violent séisme et un tsunami, devrait ‘fortement rebondir’ a indiqué lundi le porte-parole du groupe des principales banques centrales, Jean-Claude Trichet, à l’issue d’une réunion à la Banque des règlements internationaux (BRI)« , TF1 news le 9 mai 2011.

Heureusement que le ridicule ne tue pas, peu d’économistes survivraient. Chez les keynésiens, si vous démolissez quelque chose, l’activité économique qui en découle est capable de créer beaucoup plus de richesse que la perte de ce qui a été détruit. C’est le célèbre sophisme de la vitre cassée décrit par l’économiste Frédéric Bastiat dans Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.

Dans la même veine, si vous payez des gens à creuser des trous et à les reboucher, c’est bon pour  l’économie et tout le monde y gagne.

Mais revenons au Japon, l’île de tous les excès dans le domaine de la dette et de la déflation, avec un petit rappel :
– 1986-1987 : le Japon baisse son taux directeur de 5% à 2,5% pour contrer l’appréciation du yen face à un dollar qui s’écroule.
– 1985-1989 : l’indice Nikkei triple, les prix de l’immobilier s’envolent et la masse monétaire gonfle de plus de 10% par an. En 1989, l’ensemble de l’immobilier japonais était évalué à 24 000 milliards de dollars, soit quatre fois la valeur totale de l’immobilier américain !
– 1989-1990 : la BoJ pratique cinq hausses successives de ses taux, jusqu’à 6%.
– 1990 : effondrement du Nikkei. Après avoir atteint 40 000 points en décembre 1989 (avec des ratios cours/bénéfices de 80 !), l’indice japonais perd 80% de sa valeur.

Aujourd’hui, il est à 13 600 points. Classique gonflement et dégonflement de bulle. Effondrement des banques. On sort alors la trousse à outils keynésienne pour améliorer les choses.

Poursuivons :
– 1992-1995 : mise en oeuvre de mesures de relance financées par la dette à hauteur de 65 500 milliards de yens.
– 1998 : doses supplémentaires de shoot keynésien avec 40 600 milliards de yens en infrastructures.
– 1999 : dose supplémentaire de 11 000 milliards de yens. Le bétonnage, les routes vers nulle part et les ponts n’enjambant rien n’ont bien évidemment pas sauvé le Japon.
– 2012 : impression massive de yens pour la reconstruction du pays dévasté.
– 2013 : la BoJ déclare qu’elle imprimera autant de yens que nécessaire pour que l’inflation atteigne 2% – soit 60 000 à 70 000 milliards de yens par an. Le Nikkei gagne près 50% depuis le  début de l’année.

Cette impression monétaire équivaut à 60 milliards de dollars par mois, les Etats-Unis imprimant de leur côté 85 milliards de dollars par mois.

Aujourd’hui, la dette publique japonaise représente 235% du PIB. 70% des nouvelles émissions sont achetées par la BoJ. Le bilan de la Banque du Japon gonfle donc. C’est devenu la mode depuis 2008 de parler des bilans des banques centrales. Par « bilan », comprenez les « actifs douteux » que les banques centrales acceptent de prendre en pension contre de l’argent qu’elles font surgir du néant.

Explications. Vous êtes banquier et vous avez une créance douteuse qui vous enquiquine. Vous êtes presque certain que l’emprunteur ne remboursera pas et, du coup, cette perte pourrait entraîner votre faillite.

Vous allez donc, vêtu de votre plus beau costume sombre, au guichet de votre banque centrale. Le guichetier examine de façon très approfondie votre vilaine créance et décide que finalement, oui, elle vaut la peine d’être « prise en pension ». Il appuie alors sur sa touche magique « EDIT » et vous crédite de l’argent correspondant à votre créance. Vous disposez de cet argent pendant tout le temps de la « prise en pension ». Voilà, la vie de banquier est belle, belle, belle…

Le bilan des banques centrales, c’est donc le placard où sont rangées toutes ces belles créances douteuses. Dans ce placard figurent aussi les vieilles obligations souveraines dont les banques commerciales ne veulent plus parce qu’elles ont besoin de cash, ainsi que les obligations fraîchement émises sur lesquelles le marché ne s’est pas goulûment jeté.

Bilan des banques centrales

Le PIB du Japon pèse 6 000 milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB total de la France de l’Italie et de l’Espagne.

Alors demandez-vous une chose : ces centaines de milliards de yens imprimés pourront-ils aider Sony à inventer l’équivalent de l’iPhone ? Transformer des retraités frugaux en consommateurs enfiévrés ? Empêcher la population japonaise de vieillir ? Evidemment, non.

Donc l’Abenomics (puisque l’on nomme ainsi la politique de Shinzo Abe) est a priori inutile, comme toutes celles qui l’ont précédée. Mais, plus intéressant (pour nous), elle pourrait s’avérer beaucoup plus nuisible que les précédentes : « A moins que le Japon ne puisse avoir une croissance économique beaucoup plus rapide, l’expérience radicale de relance d’Abe créera un surendettement et un excédent de liquidité tels qu’ils conduiront le système financier à la faillite et déclencheront probablement l’hyperinflation ». Anatole Kaletsky, GKReserach, The Arithmetic of Abenomics – 16 mai 2013

Vous devez vous souvenir de deux choses importantes en matière d’obligations souveraines :
1. Les pays empruntent in fine, c’est-à-dire que durant la durée de vie de l’obligation, ils ne remboursent que les intérêts. Le principal est remboursé à la fin, lorsque l’obligation arrive à maturité.

2. Les pays ne remboursent jamais leur dette qui enfle toujours. Ils la roulent, c’est-à-dire qu’ils émettent une nouvelle obligation pour rembourser une vieille obligation qui arrive à échéance.

Dans ce contexte, dites-vous que le marché obligataire japonais est particulier : près de 90% de la dette est entre les mains japonaises et seulement 10% des titres sont vendus à l’étranger. Vous pouvez considérer que le flottant est donc très réduit.

Par ailleurs, la Banque du Japon achète 70% des nouvelles émissions. Cette particularité tient à trois facteurs :
1. les Japonais économisent beaucoup,
2. les fonds de pension souscrivent,
3. et le Japon exporte plus qu’il n’importe (sa balance commerciale est excédentaire).

Mais ce très bel équilibre est en train de vaciller car désormais :
1. Les Japonais économisent moins. Leur taux d’épargne est maintenant de l’ordre de 2%, en baisse continue depuis 1992. Ne croyez pas que ce soit parce que les Japonais se sont transformés en cigales dépensières. Simplement, ils vieillissent.
2. Les Japonais vieillissent : en 2030, 30% de la population aura plus de 65 ans. Les fonds de retraite perçoivent de moins en moins de cotisations et doivent verser de plus en plus de rentes.
3. La politique du yen faible fait plonger la balance commerciale dans le rouge. C’est bien beau de vouloir faire plonger sa monnaie mais quand  on n’a pas de pétrole et que les centrales nucléaires sont à l’arrêt, ça finit par coûter cher. Comme il ne vous a pas échappé que la croissance mondiale ralentissait, les gens se jettent moins sur les gadgets de Sony et le marché automobile n’est pas florissant.

L’euthanasie des retraités japonais ? 
Glissez-vous dans la peau d’un gestionnaire de fonds de retraite japonais. L’objectif affiché de sa banque centrale est 2% d’inflation. Le rendement des obligations japonaises est en dessous de 1%. Comment va-t-il pouvoir payer des pensions en étant sûr de perdre de l’argent ? Il doit donc vendre ses obligations.

Là, cher lecteur, je vous entends penser, « tout ça n’a aucune  importance. Il suffit à la banque du Japon d’imprimer encore et 後は野となれ山となれ (après nous le déluge) ».

Mmmmm, non. Pas si vite. Notre gérant de fonds japonais ne souscrit plus aux nouvelles émissions de son pays et vend les anciennes.

Or comment un banquier central fait-il baisser sa monnaie ? Ce ne sont pas des tas de billets qu’il échange mais de la dette souveraine. Il utilise les réserves de changes du pays pour acheter des obligations souveraines étrangères, c’est son Livret A. Ou alors il emprunte auprès de sa population et, avec le cash levé, il achète des obligations souveraines étrangères.

Problème : un pays ne peut pas impunément racheter la dette déjà émise, en émettre de  la nouvelle qu’il rachète aussi et acheter de la dette étrangère.

Le yen est donc en route vers l’effondrement et c’est pour cela que, récemment, les obligations japonaises ont été plusieurs fois suspendues de la cote. C’est ce qui s’est passé le 5 avril sur le 10 ans japonais : les rendements ont bondi violemment. Le marché a été suspendu de la cotation.

Le Japon, premier domino d’un krach obligataire mondial ?
En mai, partout dans le monde, les rendements obligataires sont partis à la hausse parce que les Japonais ont réduit leurs achats d’obligations et que le discours de la Fed commence à inquiéter. En un mois, les taux américains sont passés de 1,60% à 2,23% (le 29 mai). Cela correspond à une baisse de 30% sur la valeur nominale des obligations.

Les taux français se sont aussi tendus : ils sont passés de 1,80% (moyenne d’avril) à 2,056% le 30 mai, soit une baisse de plus de 10%. En mai, le rendement du Bund est passé de 1,20% à 1,50%, une chute de 20%. Le vendredi 29 mai, la Banque centrale européenne mettait en garde contre une résurgence de la crise de la dette et s’alarmait de la forte hausse des créances douteuses.

Le Japon est en train de casser le mythe de la création monétaire comme solution à la crise.
[Comment vous protéger – et surtout profiter ! – d’un krach obligataire au Japon ? C’est ce que vous propose Simone Wapler dans sa dernière StratégieLes dettes s’empilent, la pyramide est à deux doigts de s’effondrer… prenez les devants !]

– See more at: http://quotidienne-agora.fr/2013/06/14/japon-krach-obligataire-mondial/#sthash.GcQtTWx4.dpuf

 
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Publié par le 14 juin 2013 dans général

 

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Japon : petite comparaison entre les “Abenomics” et les “Reaganomics”

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Le Japon s’enfonce littéralement , à vitesse grand V , plus vite encore que l’ile de Java : Nikkei !  ; Revue de presse 2013 Z@laresistance

Pré-requis : en mathématiques, en sciences et en technologie, apprendre est une chose linéaire. Chaque idée se construit sur les innovations qui ont été trouvées avant elle. En politique et en économie — comme en amour et dans la guerre — nous continuons à commettre encore et encore les mêmes erreurs stupides.

Première pièce à conviction : une édition du Financial Times parue il y a quelques jours nous propose sa vision de l’expérience mise en place par le Japon avec le capitalisme démocratique : le Premier ministre japonais Shinzo Abe « a lancé la ‘troisième flèche’ de son programme de redressement économique ». J’ai lu l’article pour vous, pas la peine donc de perdre votre temps. Je vous épargnerai les traits d’esprit rebattus qui émaillent le texte.

« Le Premier Ministre japonais Shinzo Abe », rapporte le Financial Times (FT), « a terminé ce mercredi la description dans les grandes lignes de son plan de réformes économiques. Il a promis d’assouplir les règles régissant la vente de médicaments prescrits sans ordonnance et de permettre à certaines villes de bénéficier d’un impôt allégé et d’une réglementation assouplie. Ces propositions entrent dans le cadre d’une large ‘stratégie de croissance nationale’ que le gouvernement devrait approuver la semaine prochaine ».

Il était temps ! Quelqu’un va enfin faire quelque chose pour cette pauvre économie japonaise.

es marchés actions et obligations japonais ont connu une envolée folle. Les rendements ont augmenté malgré le fait que la Banque du Japon achète pour 68 milliards de dollars d’obligations d’Etat japonaises par mois et que le Nikkei a chuté de 20% depuis son plus haut du 22 mai — entrant officiellement dans un marché baissier.

▪ Trois flèches…
A présent, cette « troisième flèche » de baisse d’impôts et de dérégulation ajoute la munition à pointe creuse au carquois de M. Abe.

« Si cela est nécessaire à la croissance », a déclaré M. Abe, « je suis prêt à faire face à n’importe quel obstacle ».

« Jusqu’ici, M. Abe a déployé une liste d’objectifs mais a donné peu de détails sur les délais dans lesquels ils seront atteints », peut-on lire dans le FT. « Il souhaite doubler les revenus agricoles, le tourisme et l’investissement étranger direct, tripler les exportations de transport et d’équipements de production d’électricité, et booster les investissements des entreprises de 10% par an ».

Voici comment CNN Money décrit le plan d’Abe :

« [Il] comprend des dépenses publiques coordonnées, un stimulus par la banque centrale et des réformes économiques structurelles ».

« L’idée est que ces mesures pousseront les prix vers le haut et mettront fin à quinze années de déflation, conduisant la troisième économie mondiale vers une croissance plus ferme ».

« Le programme a permis d’affaiblir le yen et a significativement stimulé les bénéfices des exportateurs. Tout cela a fait exploser à la hausse l’indice Nikkei ».

« La volatilité a laissé les investisseurs dans le doute : les décideurs peuvent-ils réussir cet exercice de haute voltige tout en évitant les embûches inhérentes à une croissance stimulée dans le pays le plus endetté au monde ? »

Les détails peuvent être confus mais j’ai l’impression que nous avons déjà vu cette trajectoire auparavant.

Les critiques de la révolution par l’offre avaient surnommé ce plan Reaganomics… aujourd’hui au Japon, il est nommé Abenomics. A mon avis, le résultat rimera de la même façon.

▪ … ou quatre pieds ?
J’ai récemment interviewé Lewis Lehrman chez lui dans le Connecticut. Lehrman a été l’une des « éminences grises » lors des discussions qui, à l’époque, ont conduit à la politique économique qui selon le gouvernement Reagan permettait d’entrer dans une nouvelle ère de prospérité et réparerait la catastrophe de la décennie précédente. Il pensait que la réforme économique nécessitait quatre « pieds » — des impôts faibles, une réglementation assouplie, des budgets équilibrés et une monnaie saine.

« Les quatre pieds de la table devaient être construits en même temps », m’explique-t-il. « Avec seulement deux pieds, par exemple la réforme fiscale ou la dérégulation, on aurait obtenu une table très instable ». L’analogie de la table convient très bien à la situation actuelle du Japon. La configuration pour la chute est la même mais les enjeux sont plus élevés.

A la fin des années 1980, les Reaganomics augmentèrent la dette américaine à plus de 40% du PIB — un fait que Reagan lui-même déplorait. « Il disait que l’une de ses plus grandes déceptions », raconte Lehrman, « fut qu’il avait été incapable de maîtriser le budget ».

Si Abe continue l’analogie — réduisant les impôts et assouplissant les règles mais n’arrivant pas à équilibrer le budget ni à produire une monnaie saine — il dépassera sans doute Reagan dans le domaine des regrets. Le graphique ci-dessous résume bien la situation du Japon :

Japanese Public Debt Comparison

Allez dans un centre commercial, achetez pour un montant représentant deux fois votre revenu annuel et voyez ce qui arrive.

Mais si vous posez la question à un professeur d’économie, il vous dira que ce n’est pas la même chose car les pays ne meurent pas. Ils n’ont pas besoin de rembourser leur dette de la même façon qu’un individu.

Nous verrons bien quelles seront les répercussions sur le long terme sur les marchés obligataires. Il en ira de l’Occident comme du Japon.

 
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Publié par le 10 juin 2013 dans général

 

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Japon : attention au tsunami de liquidités

L’hyperinflation commencera certainement au Japon : à force d’imprimer comme des malades   (1200  milliards de $ dernierement ) ils vont casser la machine … Revue de presse 2013 Z@laresistance

C’est avec stupéfaction que les analystes et traders suivent au quotidien l’évolution de la Bourse japonaise. Comme vous pouvez le constater sur le graphique ci-dessous, le Nikkei 225 semble ne connaître qu’une seule direction : vers le haut !

Graphe de l'indice Nikkei

Mais même au niveau actuel, à environ 15 000 points, il est encore loin des 40 000 points atteints au début des années 1990.

Toutefois, pour un investisseur étranger qui doit tenir compte du taux de change, le tableau n’est pas aussi idyllique que cela.

Depuis le début de l’année, le yen a chuté d’environ 15% contre le dollar et vient de toucher la parité de 100 yens pour 1 dollar, et ce pour la première fois depuis avril 2009. Par rapport à l’euro, depuis le début de l’année, la parité est passée de 113,61 à 131,25. La tendance baissière avait commencé en octobre 2012.

Pour le moment, rien ne prouve que la politique économique et monétaire du nouveau Premier ministre, Shinzo Abe, et de la Banque du Japon sera, à long terme, couronnée de succès car elle induit un niveau de risque élevé. Depuis déjà 20 ans, les politiques de taux zéro et d’assouplissement monétaire pratiquées dans l’Archipel sont restées inefficaces.

A ces méthodes de relance “traditionnelles”, Abe a ajouté une forte dévaluation du yen pour promouvoir les exportations et essayer d’atteindre une inflation de 2%.

La dévaluation ne convient pas à tous les partenaires commerciaux et la cible de 2% d’inflation est un poison pour les millions de milliards de yens investis sur les marchés obligataires.

Les rendements ont fortement augmenté ces derniers jours et ont même atteint, pour la maturité à 5 ans, un plus haut sur les 13 derniers mois, malgré les achats mensuels de 75 milliards de dollars de la Banque du Japon.

Graphe des obligations japonaises

La confiance des consommateurs a chuté pour la première fois depuis 6 mois. De plus, l’inflation peut très rapidement devenir hors de contrôle. Avec un taux d’inflation de 3% et des taux de rendement équivalents – soit supérieurs à 3% au minimum –, la totalité des recettes fiscales du pays ne servirait qu’à payer les intérêts de la dette publique (qui, pour rappel, représente, 240% du PIB).

Conclusion : le potentiel de croissance reste limité. Par conséquent, sur le marché boursier, les PER devraient rester bas. Les actions japonaises paraissent trop risquées et la chute du Nikkei en fin de semaine dernière démontre l’instabilité d’une Bourse uniquement guidée par la liquidité.

http://quotidienne-agora.fr/2013/05/27/japon-attention-tsunami-liquidites/

 
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Publié par le 27 mai 2013 dans général

 

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