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Les cerveaux humains seraient connectés par une sorte de WiFi

Les cerveaux humains seraient connectés par une sorte de WiFi
Selon le professeur Digby Tantam, le langage ne joue qu’un rôle très limité dans la compréhension de ce que les autres êtres humains disent. Les cerveaux se connecteraient à une sorte de « Wi-Fi » qui serait à l’origine des « pressentiments ».

Un chercheur de l’Université de Sheffield au Royaume-Uni évoque dans le livre Interbrain le fait que les cerveaux humains se connectent à une sorte de « Wi-Fi » qui serait à l’origine des pressentiments ou des intuitions.

Le langage n’a qu’un rôle limité dans la communication

La télépathie est un sujet qui a toujours passionné tant il est mystérieux. Dans le livre Interbrain, un scientifique de l’Université de Sheffield, au Royaume-Uni, apporte quelques éléments de réponse en évoquant une sorte de « Wi-Fi » connectant les cerveaux humains qui serait à l’origine des pressentiments. Le professeur Digby Tantam explique au Telegraph que le langage ne joue qu’un rôle très limité dans la compréhension de ce que les autres êtres humains disent réellement. Selon lui, il existe des indices subliminaux que les gens perçoivent lorsqu’ils communiquent verbalement. Ce qui rend donc, au final, la question de la télépathie possible entre tous les êtres humains.

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© maminez

Didgy Tantam pense que le cerveau absorbe inconsciemment des informations sur d’autres personnes, ce qui leur donne un sentiment instinctif. Il s’explique ainsi : « Nous pouvons connaître directement les émotions des autres et savoir à quoi ils prêtent attention. Il est basé sur le lien direct entre notre cerveau et celui des autres et entre leur cerveau et le nôtre. J’appelle cela l’inter-cerveau [Interbrain, ndlr] ». Selon lui, la compréhension de cet inter-cerveau pourrait aider les spécialistes des sciences sociales et ceux d’autres domaines à comprendre notamment la psychologie des masses.

Les gens se rassemblent car ils se transmettent de petits messages subliminaux

Le scientifique estime que les gens se rassemblent dans des situations telles que les matchs de football, les concerts et les cérémonies religieuses, précisément parce que de petits messages subliminaux qui sont déchiffrés par l’inter-cerveau sont transmis d’un seul coup par plusieurs personnes. « Le fait d’être en mode foule peut aussi nous faire vivre ce que serait que de transcender la perspective, le temps, le lieu, nos capacités de ressentir un instant, comme une personne en train de conduire », affirme-t-il.

Le professeur Tantam voudrait que chacun saisisse l’importance de ces indices subliminaux. En effet, ceux-ci risquent d’être perturbés par l’augmentation croissante des appels vidéo et des développements technologiques semblables au cours des dernières années.

Il rappelle que les gadgets technologiques, qui prennent de plus en plus de place dans le quotidien des humains, sont moins importants que les conversations qui ont lieu en face à face parce que «la contagion émotionnelle se produit à la vitesse de la lumière, et non à la vitesse de la transmission électronique. L’entrée visuelle face à face s’accompagne d’un son, d’un geste, de l’odeur de la sueur, de la possibilité du toucher et d’une connexion ». Si l’engouement pour les nouvelles technologies de la communication se maintient, beaucoup de gens risquent de perdre ces compétences inestimables en matière de relations humaines et sociales.

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Publié par le 27 février 2018 dans général, Insolite, Sciences

 

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Les éruptions solaires et la désintégration des éléments radioactifs de la Terre seraient corrélés

Les éruptions solaires et la désintégration des éléments radioactifs de la Terre seraient corrélés

Des scientifiques de l’Université de Purdue et Standford ont découvert une liaison inhabituelle entre les éruptions solaires et les éléments radioactifs de la Terre. Cette étude est tellement majeure qu’elle vient même remettre en question certaines hypothèses de la physique. 

En fait, les scientifiques ont découvert que des particules émises par le soleil pourraient être responsables d’une mutation inquiétante d’éléments radioactifs, comme le césium-137 par exemple, et compromettre ainsi les données qui permettent de protéger la santé des gens qui sont exposés à des radiations nucléaires et qui sont soumis à des traitements utilisant des isotopes médicaux. Cette mutation peut aller aussi loin que de changer la réalité de l’univers quantique et par extrapolation, la nature même de la vie.

La désintégration nucléaire d’un matériel radioactif se produisait, pensait-on, avec une constante. Le professeur Fischbach, professeur de physique à l’Université Purdue, a découvert que la désintégration radioactive des isotopes peut se produire aussi de façon aléatoireL’étude indique que la désintégration radioactive au niveau de la Terre varie avec la rotation du soleil et qu’elle pourrait être influencée par les neutrinos du soleil. Les neutrinos sont des particules produites par des réactions nucléaires du noyau du soleil, qui voyagent presque à la vitesse de la lumière à travers le monde physique (l’homme, les océans, les planètes), mais qui étaient réputés n’avoir pratiquement pas d’interaction avec quoi que ce soit. Cependant, cette étude montre que les neutrinos pourraient interagir avec des matières radioactives et modifier leur taux de désintégration.

Dans un segment du film « 2012 », production hollywoodienne qui ne s’est pas méritée de grands honneurs, on voit deux scientifiques aux côtés d’un chercheur en physique quantique qui sont alarmés par des éruptions solaires jamais vues (« les plus fortes de l’histoire de l’humanité ») et par le nombre sans précédent de neutrinos relâchés. Le scientifique indien dit ceci: « Ce qui m’inquiète véritablement le plus, c’est que pour la première fois, les neutrinos entraînent de fortes réactions dans la matière ». Ensuite, la scène montre les deux scientifiques qui vont observer un réservoir qui est situé à 4800 mètres sous terre et on peut entendre le chercheur indien dire: « On dirait que les neutrinos venus du soleil ont muté en un autre type de particule nucléaire. Ils réchauffent le noyau terrestre et agissent d’un seul coup comme des micro-ondes. »

La chaleur produite à l’intérieur de la terre est d’origine radionique. En d’autres termes, la terre en sa totalité peut être considérée comme un réacteur nucléaire rempli de combustible par la fission spontanée de divers isotopes dans le noyau intérieur. La vie sur terre est possible uniquement sous condition du refroidissement efficace de ce réacteur, un processus qui est contrôlé principalement par l’atmosphère. Ce refroidissement est la cause principale de l’équilibre thermique très fragile entre la chaleur du noyau-réacteur, la chaleur du soleil et la diffusion de la chaleur dans l’espace.

La possibilité de « fusion » du noyau intérieur pourrait signifier qu’il capte de plus en plus de chaleur solaire, soit « les neutrinos qui agissent comme des micro-ondes ».

La conséquence la plus grave d’une telle « fusion » pourrait être d’enrichir le carburant nucléaire dans le noyau au point de créer les conditions pour une réaction en chaîne, telle que démontrée dans le film « 2012 ». 

Vous remarquerez que dans les premières secondes du film « 2012 », on voit ce qui pourrait être un alignement planétaire et/ou l’approche d’une planète. Suite à cette prise de vue, les explosions solaires s’activent et là, la terre se déchaîne…

Sources :
http://news.stanford.edu/news/2010/august/sun-082310.htmlhttp://redicecreations.com/article.php?id=15191
http://www.bibliotecapleyades.net/ciencia/ciencia_sol41.htm
https://www.newscientist.com/article/dn21717-neutrino-no-show-deepens-cosmic-ray-mystery/
https://phys.org/wire-news/96704060/cosmic-ray-mystery-deepens-at-south-pole.html

 

Lu ici

 
 

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Linky – Selon les industriels, les compteurs intelligents seraient « superflus »

Dans le cadre du troisième paquet sur l'énergie de 2009, les États membres de l'UE doivent mettre en place des compteurs intelligents partout où cela est rentable, dans l'objectif de remplacer 80 % des compteurs électriques par des compteurs intelligents d'ici à 2020.

Dans le cadre du troisième paquet sur l’énergie de 2009, les États membres de l’UE doivent mettre en place des compteurs intelligents partout où cela est rentable, dans l’objectif de remplacer 80 % des compteurs électriques par des compteurs intelligents d’ici à 2020. (Crédits : Olivier Guerrin)

Les industriels s’opposent à la commission Européenne en jugeant  les compteurs intelligents « superflus » :

La transition européenne vers un réseau électrique intelligent pourra se passer de compteurs intelligents, selon des industriels. Un constat qui risque d’embarrasser la Commission, tout comme ERDF et son compteur Linky en France.

Il existe d’autres moyens plus efficaces que les compteurs intelligents pour développer des réseaux électriques intelligents, ont déclaré des délégués de l’industrie lors de la convention annuelle de l’association européenne de l’électricité – Eurelectric – organisée à Vilnius début juin.

Ces moyens sont par exemple une intégration plus rapide des renouvelables, le développement des réserves d’énergie, et une meilleure gestion de la demande d’énergie, ont expliqué les représentants.

Les bénéfices réels des compteurs intelligents ont aussi été remis en question lors de la conférence. Plusieurs États membres avaient déjà douté de leur efficacité. L’Allemagne par exemple a décidé de ne pas élaborer de stratégie de lancement au niveau national, allant ainsi à l’encontre des exigences contenues dans les lois européennes.

>> Lire : L’ère de la consommation traditionnelle d’énergie bientôt révolue

Objectif de déploiement de 80 %

Dans le cadre du troisième paquet sur l’énergie de 2009, les États membres de l’UE doivent mettre en place des compteurs intelligents partout où cela est rentable, dans l’objectif de remplacer 80 % des compteurs électriques par des compteurs intelligents d’ici à 2020.

L’objectif de 80 % s’applique aux foyers et aux bâtiments commerciaux, a confirmé un porte-parole de la Commission. L’exécutif publiera dans les deux prochaines années un rapport sur les compteurs intelligents « dans le contexte de notre exercice de surveillance régulière des progrès des États membres », a commenté le porte-parole. Mais les avancées sont lentes, car seuls quelques pays ont achevé le déploiement alors que les autres – notamment l’Allemagne – s’opposent au lancement de cette technique.

Par ailleurs, les pays qui se sont lancés dans l’installation de compteurs intelligents, comme le Royaume-Uni, se sont heurtés à des obstacles pour terminer le déploiement, car certains compteurs ne pourraient plus fonctionner si le consommateur décide de changer de fournisseur d’énergie.

Markus Merkel, membre du conseil d’administration du gestionnaire de réseau de distribution allemand EWE, a déclaré lors de la conférence Eurelectric que les compteurs intelligents en Allemagne ne présentaient pas de rentabilité positive.

>> Lire : Compteurs intelligents : les ambitions de l’UE ne répondent pas aux attentes

Données en temps réel

Le passage de la société EWE vers un réseau électrique intelligent s’est fait en grande partie en modernisant le système pour intégrer la grande quantité d’énergies renouvelables à un rythme plus soutenu. Selon Markus Merkel, les compteurs intelligents seraient plus utiles pour eux s’ils fournissaient des données en temps réel de la consommation d’énergie plutôt que les écarts d’environ 15 minutes donnés par les compteurs actuels.

« Nous avons besoin de quelques choses de différent, et peut-être qu’un système de mesure 2.0 – la prochaine génération de compteurs intelligents – nous donnera quelque chose de plus que nous, en tant que gestionnaire de réseau de distribution, nous pourrons utiliser », explique-t-il.

Laurence Carpanini, responsable des solutions intelligentes pour l’énergie chez IBM, a fait écho à cette remarque sur les données en temps réel. « Je ne vois pas les compteurs intelligents comme des moteurs de changement – nous n’en avons pas vraiment besoin. »

Les acteurs de l’industrie devraient plutôt « réfléchir à des solutions plus flexibles » et se concentrer sur un mélange de technologies de réponse à la demande, de fréquence de la réponse et de stockage de l’énergie, a-t-elle déclaré.

Les commentaires de l’industrie viennent faire de l’ombre à la stratégie de la Commission européenne de déployer les compteurs intelligents à travers l’Europe d’ici à 2020. Le porte-parole de la Commission a pour l’instant refusé de commenter l’avis des industriels sur la nécessité, ou non, des compteurs intelligents dans la transition vers des réseaux intelligents.

Les États membres devraient quant à eux mener leur propre analyse coût-bénéfice pour le lancement des compteurs intelligents au niveau national, a-t-il tout de même indiqué.

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CONTEXTE

Les bases d’un déploiement des compteurs intelligents en Europe ont été jetées en 2006 dans une directive européenne sur les services énergétiques et l’efficacité énergétique dans les utilisations finales. La loi demandait aux États membres de s’assurer que les consommateurs d’énergie et d’eau étaient équipés de compteurs individuels et recevaient des informations de facturation précises, notamment avec le temps de consommation.

Les directives sur le gaz et l’électricité du troisième paquet européen pour l’énergie, adopté en 2009, obligent les États membres à préparer un calendrier pour l’introduction de systèmes de mesure intelligents. Dans le cas de l’électricité, au moins 80 % des consommateurs devraient être équipés en compteurs intelligents d’ici 2020, à la suite d’une évaluation coûts-bénéfices.

La directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments demande aussi aux États européens « d’encourager la mise en place de système de comptage intelligent » lors de la construction d’un bâtiment ou d’une rénovation.

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PROCHAINES ETAPES

  • 2017/2018: Rapport d’évaluation de la Commission sur les progrès des États membres en matière de déploiement des compteurs intelligents.
  • D’ici 2020 : La loi européenne exige des États membres qu’au moins 80 % des consommateurs soient équipés de compteurs intelligents.

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Publié par le 19 septembre 2016 dans économie, Climat - Environnement, général, International

 

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D’un point de vue cosmique, les humains seraient nés « prématurés »

Je pense personnellement que c’est tout le contraire : en 14 milliards d’années, sachant que l’homme n’a officiellement que 100 000 ans (ce qui reste à voir), des centaines si ce n’est des milliers (ou plus) de civilisations auraient pu naître et disparaître, voir évoluer et être encore en activité . Je pense que nous sommes une civilisation naît tardivement à l’échelle cosmique . Ce n’est pas ce que pensent certains scientifiques … 

Selon une étude publiée récemment par des astrophysiciens de l’université d’Harvard et de l’université d’Oxford, la vie aurait 1.000 fois plus de chance d’apparaître dans un futur relativement lointain que de le faire aujourd’hui. L’Homme, lui, serait un « prématuré » de l’Univers.

La vie est apparue sur Terre – ou plus exactement dans les mers terrestres – il y a moins de 4 milliards d’années. Mais, sommes-nous aujourd’hui encore seuls dans l’Univers ? Lorsqu’on prend conscience de l’immensité du cosmos, difficile de s’imaginer fils unique. Pourtant, selon des chercheurs, la probabilité pour assister à l’apparition de la vie aujourd’hui, quelque part dans l’Univers, n’est que de 0,1 %. C’est en tout cas ce que suggère cette nouvelle étude sujette à controverses, menée par le professeur Avi Loeb de l’ Université Harvard, et publiée dans le Journal of Cosmology.

Selon les données récoltées, la vie dans l’univers serait beaucoup plus probable dans le futur que maintenant (l’âge de l’Univers est estimé à environ 14 milliards d’années), en partie parce que les éléments nécessaires à la vie, tels que le carbone et l’oxygène, ont mis des dizaines de millions d’années à se développer après le Big Bang, et que les étoiles les moins massives, qui conviennent le mieux à accueillir la vie, peuvent briller pendant des milliards d’années, donnant amplement temps à la vie d’évoluer à l’avenir.

Pour le Dr Rafael Alves Batista, du Département de physique Oxford, « le principal résultat de notre recherche suggère que la vie dans l’Univers semble être plus probable à l’avenir que maintenant. Cela ne signifie pas nécessairement que nous sommes actuellement seuls, si une civilisation aujourd’hui en vaut 1000 dans le futur, alors 1000 aujourd’hui équivaut à 1.000.000 de civilisations dans le futur » précise le chercheur.

Pour arriver à de telles probabilités, l’équipe de chercheurs a mis au point une équation maîtresse impliquant le nombre de planètes habitables autour d’étoiles, le nombre d’étoiles dans l’univers à un moment donné (y compris leur durée de vie et le taux de naissance, et la masse typique des étoiles nouvellement nées), et le temps nécessaire à la vie pour se développer lorsque des conditions favorables se présentent.

Alors, l’humain, prématuré ? Notons que l’étude ne fait à ce jour pas l’unanimité au sein de la communauté scientifique. Souvenons-nous qu’il y a quelques mois, des chercheurs affirmaient que les chances pour que l’humanité soit la première et seule espèce, non seulement vivante, mais encore intelligente, dans l’univers ne seraient que d’une sur dix milliards de billions.

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Publié par le 30 août 2016 dans Espace, général, Insolite, Sciences

 

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Plus fort que la Stasi : près de 6 000 agents secrets turcs seraient présents en Allemagne

A noter – Selon un Ancien fonctionnaire du Pentagone : «La Turquie pivote à l’Est, les Etats-Unis sont outrés» :

Le président turc Recep Tayyip Erdogan renoncerait à l’OTAN et à l’UE pour pivoter à l’Est, d’après l’ex-employé du Pentagone, Michael Maloof.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu, dans une interview à l’agence d’information russe Sputnik, a déclaré qu’Ankara envisageait une coopération militaire avec la Russie, l’OTAN semblant prendre ses distances avec la Turquie.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a plutôt renoncé à l’OTAN, et même à l’UE

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Selon un responsable de la sécurité allemande, près de 6 000 agents des services de renseignements turcs seraient en poste en Allemagne, c’est plus que le réseaux d’espionnage mis en place par la RDA en Allemagne de l’Ouest pendant la guerre froide.

L’information a été révélée par le grand quotidien allemand Die Welt : la Turquie aurait établi en Allemagne un important réseau d’espionnage chargé de récolter des informations, mais aussi de surveiller la diaspora turque présente en Allemagne, la plus importante d’Europe.

Selon un haut responsable du renseignement allemand interrogé par Die Welt, le MIT, les services secrets turcs, disposeraient d’un réseau d’environ 6 000 agents, actifs dans toute l’Allemagne et présents au sein-même de la communauté turque.

«Ils ne se limitent plus seulement à la collecte de renseignements, ils exercent aussi une véritable répression politique» explique Erich Schmidt-Eenboom, directeur de l’Institut de Recherche Politique pour la Paix, interrogé parDie Welt. «Même la Stasi au cœur de la guerre froide, n’a jamais réussi a mettre en place une telle armée d’agents secrets en Allemagne de l’Ouest», continue-t-il.

Toujours selon le grand quotidien, plusieurs fonctionnaires allemands auraient confirmé que ce réseaux d’agents aurait participé à la répression contre les partisans de Fethullah Gulen présents dans la communauté turque d’Allemagne. En effet, après la tentative de coup d’Etat contre le président Erdogan, l’onde de choc s’est propagée : dans plusieurs communautés turques européennes, les partisans de Gulen (ou perçus comme tel) ont été menacés et violentés par des soutiens au président Recep Tayyip Erdogan. «Beaucoup d’entre nous ont fait face à des menaces de mort», déclare ainsi à Die Welt ErcanKarakoyun, un des soutiens affichés de FethullahGulen en Allemagne .

Selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, des écoles et des locaux d’associations suspectés d’être gérés par des partisans de Gulen ont été saccagés dans de très nombreux Lander allemands.

«Les Turcs se livrent à des activités clandestines incroyables», estime le député Vert Hans-Christian Stroebele. Selon le parlementaire, les services de renseignement allemands et la police devraient même révoir leur coopération avec leurs homologues turcs.

D’ailleurs, le président du Comité de contrôle du parlement allemand et député CDU Clemens Binninger a déclaré que les récents événements en Turquie, notamment la tentative de coup d’Etat, avaient un impact sur la situation sécuritaire de l’Allemagne, mais aussi sur la coopérations entre les services de renseignements turcs et allemands.

Le relations entre les deux pays se sont considérablement détériorées ces dernières mois notamment à cause de la crise des migrants et la tentative ce coup d’Etat à l’encontre du Président Erdogan le 15 juillet dernier. Ankara accuse les partisans de Fethullah Gulen d’avoir orchestré le putsch, tandis que Bruxelles et Berlin accusent la Turquie de profiter de la situation politique pour persécuter les opposants politiques au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan.

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Publié par le 23 août 2016 dans général, International, Politique

 

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La Grande-Bretagne impliquée dans le trafic de pétrole de l’État Islamique, Des comptes Twitter de l’EI seraient associés à des adresses IP du gouvernement britannique

Deux info importantes et liées , d’abord La Grande-Bretagne serait impliquée dans le trafic de pétrole de l’État Islamique :

Dans leur hâte d’accéder à la richesse que constituent le pétrole et le gaz du Kurdistan, les États-Unis et la Grande-Bretagne ferment les yeux sur la complicité avec la contrebande de pétrole de “l’État Islamique”

Selon des sources politiques haut-placées de la région, des alliés clés dans la guerre dirigée par les États-Unis et la Grande-Bretagne contre l’État Islamique (ÉI) financent secrètement le mouvement terroriste. Des compagnies pétrolières américaines et britanniques sont lourdement investies dans le triangle géopolitique trouble qui soutient les ventes clandestines de pétrole de l’ÉI.

Le Gouvernement Régional Kurde (GRK) en Irak et le renseignement militaire turc ont tous deux apporté leur concours à la contrebande de pétrole de l’ÉI et ont même, selon des officiels kurdes, irakiens et turcs, fourni des armes au groupe terroriste.

Une compagnie pétrolière britannique en particulier, Genel Energy, a passé un contrat avec le GRK pour fournir du pétrole à une grande société kurde accusée de faciliter les ventes de pétrole par l’ÉI à la Turquie. Cette société kurde a des liens étroits avec le gouvernement kurde irakien.

Genel opère au GRK avec le soutien du gouvernement britannique, et est également lié à un groupe parlementaire britannique qui a des liens anciens avec les industries pétrolières britanniques et kurdes.

Les relations entre, d’une part, les sociétés pétrolières britanniques et kurdes et, d’autre part, des personnalités politiques britanniques importantes, soulèvent des questions sur les conflits d’intérêts — surtout dans le contexte de la « guerre contre le terrorisme » qui est censée viser, et non financer, l’« État Islamique ».

Les Kurdes, les Turcs et les aveugles

L’une des principales sources de revenus de l’ÉI est la contrebande de pétrole. L’État Islamique contrôle approximativement 60% du pétrole syrien, ainsi que sept des plus grands sites de production de pétrole en Irak.

En se servant d’un réseau soigneusement entretenu d’agents et d’intermédiaires dans la région kurde de l’Irak aussi bien qu’en Turquie, l’ÉI a réussi à produire la quantité phénoménale de 45000 barils par jour de pétrole, leur permettant d’engranger 3 millions de dollars par jour en espèces en pratiquant des prix bien au-dessous du marché.

Mais l’ampleur du montant des transactions et l’impunité de ce réseau de contrebande ont amené des politiciens locaux à se demander si certains personnages officiels du GRK et de Turquie ne fermaient pas les yeux sur ces opérations.

Des personnalités irakiennes, kurdes et turques ont accusé aussi bien le GRK que l’État turc de délibérément autoriser un certain nombre de ces opérations de contrebande.

La tension monte entre le GRK et le gouvernement central à Bagdad au sujet du contrôle de la production et des revenus des champs pétroliers de la région kurde. Les dirigeants kurdes d’Irak voient dans le pétrole de leur région un moyen d’accroître leur autonomie, voire d’accéder à l’indépendance, tandis que le gouvernement irakien cherche à assurer son contrôle souverain sur toutes les ventes en provenance de ses champs pétroliers, incluant ceux du GRK.

Ces tensions ont atteint un sommet lorsque le GRK a commencé à vendre unilatéralement du pétrole et à l’exporter en Turquie en contournant Bagdad.

Complicité

Le GRK et les autorités turques démentent avec véhémence avoir quelque rôle que ce soit dans la facilitation des ventes de pétrole par l’ÉI. Les deux gouvernements ont pris des mesures pour réprimer ces opérations de contrebande, et tant les États-Unis que la Grande-Bretagne travaillent en liaison étroite avec la GRK pour établir les routes empruntées par la contrebande de l’ÉI.

Malgré l’arrestation d’intermédiaires kurdes impliqués dans le marché noir de l’ÉI, des preuves continuent d’affluer montrant que ces mesures sont complètement décousues et ne parviennent pas à enrayer la corruption à haut niveau.

Selon une source de haut niveau du parti islamique Dawa majoritaire au gouvernement irakien, les autorités irakiennes et américaines ont recueilli des renseignements importants prouvant que des membres du GRK ont fermé les yeux sur les ventes de pétrole au marché noir par l’ÉI.

La source, qui a un accès direct à des personnalités de haut niveau du gouvernement irakien, affirme que le GRK a tout d’abord vu l’invasion de l’Irak par l’ÉI comme une occasion de consolider le contrôle kurde sur le territoire contesté, surtout sur la région riche en pétrole de Kirkuk. Cependant, les Kurdes n’avaient pas prévu que la présence de l’ÉI deviendrait aussi puissante.

Au début de l’invasion, l’année dernière, il a dit :

« Des éléments du GRK et de la milice peshmerga ont directement facilité la contrebande secrète de pétrole à travers la région kurde. Les Américains le savaient, et ils ont partagé ces renseignements avec le gouvernement irakien à Bagdad. »

Cette question a engendré des tensions entre le GRK et Bagdad et facilité les efforts de Hussein al-Chahrestani, alors vice-premier ministre irakien de l’énergie, à réprimer les exportations de pétrole indépendantes des Kurdes

Son successeur, le nouveau ministre du pétrole Adel Abdul-Mehdi, a été mis à ce poste à l’occasion d’un remaniement ministériel en septembre de l’année dernière sous la pression diplomatique américaine. Selon la source, contrairement à al-Chahrestani, Abdul-Mehdi a une approche beaucoup plus conciliante de la question du pétrole kurde, ce qui justement arrange les intérêts des investisseurs américains et britanniques dans le GRK. « Ceci signifie que Bagdad est devenu beaucoup plus coulant sur les preuves de la contrebande de pétrole par l’ÉI à travers le GRK. »

La source a confirmé que sous la pression croissante des États-Unis, « les autorités du GRK ont pris de sérieuses mesures pour freiner la contrebande illégale au profit de l’ÉI, mais que la contrebande continue, bien qu’à un niveau plus faible, avec le soutien de dirigeants du GRK qui tirent profit de ces ventes. »

Selon la source irakienne, la Turquie aussi joue un rôle crucial dans ces opérations de contrebande de l’ÉI. En tant que point d’arrivée d’une large quantité de ce pétrole parvenant au marché mondial, les autorités turques ont, dans la pratique quotidienne, fermé les yeux sur ce marché noir mené par l’ÉI. “Les Turcs ont des relations acrimonieuses avec les Américains,” affirme-t-il, tout en confirmant que les services de renseignement américains sont bien au courant du rôle de la Turquie :

« Les services de renseignement américains surveillent de près toutes ces opérations de contrebande. Quelques-uns de ces renseignements nous sont parvenus. Les Américains savent ce qui se passe. Mais Erdogan et Obama n’ont guère d’atomes crochus. En fait, Erdogan fait ce qu’il veut, et les Américains doivent faire avec. »

Ces allégations ont été confirmées par des turcs proches du gouvernement ou parlementaires. En particulier, une source ayant de nombreuses relations au sein du milieu politique turc, y compris l’entourage du Premier ministre, a affirmé que le soutien de la Turquie aux rebelles islamistes opposés au régime de Bachar el Assad en Syrie avait commencé longtemps avant l’émergence de l’ÉI, et qu’il était décisif dans l’ascension fulgurante du groupe.

La Turquie, qui est depuis longtemps membre de l’OTAN, fait partie de la coalition menée par les États-Unis pour combattre l’ÉI et a pris une part essentielle à l’entraînement des rebelles “modérés”, entraînement supervisé par les services de renseignement occidentaux.

La source a ajouté : « La Turquie joue un double jeu dans sa stratégie syrienne. »

« Depuis le début, la Turquie a financé les groupes islamistes en Syrie, y compris l’ÉI, et elle continue à le faire. L’ampleur de la contrebande de l’ÉI à travers la frontière turco-syrienne est énorme, et en grande partie facilitée par la bénédiction d’Erdogan et de Davitoglu, qui voient dans les islamistes le moyen d’étendre la mainmise de la Turquie sur la région. »

Recep Tyyip Erdogan est président de la Turquie ; et Ahmet Davitoglu en est le Premier ministre. Interrogée sur la contradiction entre ces faits et les récentes opérations destinées à tenter d’arrêter cette contrebande en visant les bastions de l’ÉI de l’autre côté de la frontière, la source a dit que c’était trop peu, trop tard.

“Ces actions sont conformes à la stratégie d’expansion d’Erdogan, a-t-il dit, nous n’essayons pas de détruire l’infrastructure de l’ÉI, nous l’attaquons sélectivement.”

Un réseau d’ombre en pleine lumière

La route de la contrebande pétrolière l’ÉI — qui passe par le GRK et aboutit au port de Ceyhan en Turquie — a récemment été étudiée par deux universitaires de Greenwich.

Le document de George Kiourktsoglou, conférencier en sécurité maritime et ancien stratège de la Royal Dutch Shell, et du Dr Alec Coutroubis, directeur par intérim de la faculté de science et d’ingénierie, visait à identifier les schémas suspects de ce commerce illicite de pétrole.

Leur étude extraordinaire, publiée en mars par la Maritime Security Review, examine en détail la route utilisée par l’ÉI, fondée sur une « chaîne de plaques tournantes commerciales » qui passe par les localités de Sanliura, Urfa, Slirt, Batman, Osmanya, Gaziantep, Simak Adana, Kahramarmaras, Adyaman et Mardin. “La chaîne se termine dans la province d’Adana (sud-est de la Turquie), où se trouve le grand port pétrolier de Ceyhan.”

En comparant les pics des tarifs d’affrètement au départ de Ceyhan avec la chronologie des activités de l’ÉI, l’analyse de l’université de Greenwich a identifié une corrélation significative entre les deux. Chaque fois que l’ÉI combat “à proximité d’une zone comportant des équipements pétroliers, les exportations par Ceyhan augmentent rapidement. Ceci peut être attribué à une augmentation due à la contrebande de pétrole en vue de générer rapidement des recettes supplémentaires.”

Bien que les preuves ne soient pas déterminantes à ce stade, les auteurs ont écrit : “Il y a de fortes probabilités qu’une chaîne d’approvisionnement illicite exporte du pétrole de l’ÉI à partir de Ceyhan” vers le marché global. “Depuis le lancement de l’aventure pétrolière de l’ÉI en septembre 2014, les taux d’affrètement à partir de Ceyhan se sont beaucoup rapprochés de ceux du reste du Moyen-Orient”

Bien qu’ils ne puissent être catégoriques, une recherche approfondie incluant des interviews de sources bien informées tend à démontrer que “ceci est le résultat d’une demande accrue de brut de contrebande à très bon marché, disponible au chargement” à partir du port turc.

Kiourktsoglu et Coutroubis appellent à une “recherche complémentaire” sur les entreprises criminelles de l’ÉI qui “puisse potentiellement définir sa place dans l’économie globale.” Les universitaires ont auparavant exposé ces éléments devant une délégation de parlementaires de la commission des Affaires étrangères sur la sécurité maritime au large de la Somalie.

Leur étude met en évidence les failles de l’approche militaire des États-Unis concernant les opérations pétrolières de l’ÉI. Bien qu’ils saluent la manière dont les États-Unis., la Turquie et les raids aériens des pays du Golfe ont “réduit les recettes pétrolières” de l’ÉI en détruisant plusieurs « installations industrielles », cela n’a pas été assez loin. Ils rapportent que :

« … dans la zone bombardée, les puits n’ont pas encore été ciblés par les É-U ou par l’aviation des alliés, un fait qui peut certainement être attribué à la politique “toxique” de l’époque au Moyen-Orient. »

En dépit des grands convois transportant le pétrole de l’ÉI à travers les zones de Syrie, de l’Irak et de Turquie contrôlées par les gouvernements, « les raids des alliés des États-Unis ne ciblent pas les camions et les citernes de crainte de provoquer une réaction violente de la part des populations locales. » En fin de compte, « les opérations de transport sont faites avec efficacité et ont lieu la plupart du temps en plein jour. »

Le dossier public

Le dossier public contient des preuves qui corroborent les affirmations des sources irakiennes et turques en démontrant une corruption endémique en amont comme en aval de la route de contrebande de l’ÉI.

Des observateurs bien informés à l’intérieur et en dehors de la Turquie ont accusé le gouvernement turc de fermer les yeux sur la contrebande de pétrole à travers la frontière syro-turque dans sa détermination à faire tomber le régime d’Assad.

Des dépositions de procureurs et de témoins, dans les tribunaux turcs, ont révélé qu’à la fin 2013 et en 2014, le renseignement militaire turc avait fourni des armes à l’intérieur de zones syriennes sous contrôle rebelle islamiste, contribuant ainsi directement à la montée de l’ÉI.

Le député d’opposition turc Ali Ediboglu a déclaré l’an dernier que du pétrole de l’ÉI avait été introduit en contrebande en Turquie, pour une valeur de 800 millions de dollars. Il a également dit que plus d’un millier de ressortissants turcs aidaient les combattants étrangers à rejoindre l’ÉI en Syrie et en Irak en passant par le territoire turc. Ces deux phénomènes, a-t-il affirmé, se déroulent au vu et au su du renseignement militaire turc, et avec sa participation.

En juillet 2014, des responsables irakiens ont révélé que, lorsque l’ÉI avait commencé à vendre du pétrole extrait de la province septentrionale de Salahouddine, « les peshmergas kurdes en ont arrêté la vente au début, mais ont plus tard permis aux pétroliers de transférer et de vendre du pétrole. »

Trois mois plus tard, un document du ministère de l’Intérieur du GRK divulgué par le média kurde Rudaw a montré qu’un ancien député de l’opposition, Bourhane Rachid, avait accusé les institutions du GRK de faciliter le flux des fonds et des armes aux militants de l’ÉI en Irak.

« Un parti politique kurde à Erbil a fourni armes et munitions aux militants de l’ÉI en échange de pétrole, » a affirmé Rachid. Le document a révélé que le procureur en chef du GRK avait secrètement préparé un procès contre Rachid à la suite des accusations qu’il avait formulées.

Le procès, qui n’a apparemment pas abouti, était une tentative évidente de réduire les critiques au silence. En janvier cependant, une commission d’enquête dirigée par les ministres du GRK de l’Intérieur et des Ressources naturelles avait largement confirmé les affirmations de Rachid.

Des milieux parlementaires kurdes ayant pris connaissance du rapport final du comité, resté secret à ce jour, ont confié à Rudaw que le rapport confirmait :

« … un certain nombre de fonctionnaires du Parti Démocratique du Kurdistan (PDK), de l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK) et des peshmergas ont été impliqués dans le commerce illégal. »

Six mois plus tard, les identités des fonctionnaires visés par l’enquête ne sont toujours pas divulguées et personne n’a été inculpé, jugé ou condamné. Le bureau du GRK au Royaume-Uni n’a pas souhaité répondre à notre demande de commentaire.

Le Groupe Nokan

Cependant, quelques mois après les conclusions du comité, des preuves ont émergé de l’implication du Groupe Nokan, une importante société kurde en lien étroit avec le GRK, dans les ventes de pétrole de l’ÉI.

Dans une lettre au Groupe Nokan, Mark D. Wallace — ancien ambassadeur américain aux Nations Unies sous la présidence de George W. Bush et chef de la direction du Counter Extremism Project, une ONG  basée à New York — a jugé fiables « des rapports selon lesquels certaines formations kurdes facilitent le commerce de pétrole de l’ÉI… »

« Plus précisément, certaines sociétés kurdes seraient engagées pour transporter du carburant raffiné à partir de la raffinerie de Baïji contrôlée par l’ÉI, au nord de Tikrit, en Irak, en vue de sa livraison à travers la région kurde par les autorités de la province de Soulaymaniyah, au Kurdistan irakien, au nord-est de l’Irak. »

Meer Soma, une « filiale » du Groupe Nokan, possède ou exploite des camions qui « sont utilisés pour transporter des produits pétroliers traités à partir des raffineries contrôlées par l’ÉI jusqu’à des organismes kurdes à l’intérieur ou aux environs de Kirkouk, » a écrit l’ambassadeur Wallace dans la lettre datée du 20 mars 2015.

Wallace a observé que, selon la presse kurde, Meer Soma figure parmi plusieurs sociétés-écran contrôlées par Nokan et opérant pour le compte du groupe dans le but d’éviter toute association publique avec la société mère.

  Photographie jointe à la lettre de l’ambassadeur Wallace adressée au Groupe Nokan, et reprise par plusieurs comptes-rendus des médias

Selon un rapport de 2012 de l’agence de renseignements d’affaires MarcoPolis basée à Paris, le Groupe Nokan compte parmi les sociétés les plus importantes de la province et « a des intérêts » dans Meer Soma.

En 2014, année de la publication en ligne de photographies montrant des pétroliers de Meer Soma acheminant du pétrole de l’ÉI vers des raffineries kurdes, le site internet de la filiale de Nokan a été supprimé.

Le courrier de l’ambassadeur Wallace n’a pas suscité grand chose sinon le silence. Wallace n’a reçu aucune réponse du groupe Nokan. Le groupe Nokan n’était pas disponible pour fournir le moindre commentaire.

Des copies de ce courrier ont été envoyées aux commissions parlementaires concernées, ainsi qu’à John E. Smith, directeur par intérim du Bureau du ministère des Finances américain pour le contrôle des actifs à l’étranger. Le trésor américain n’a pas donné suite aux demandes d’information concernant les mesures prises pour enquêter sur ces affirmations.

Même un porte-parole du Counter Extremism Project, au nom duquel le courrier fut envoyé, a refusé de faire le moindre commentaire lorsqu’il lui a été demandé de clarifier le suivi effectué par les autorités américaines.

La corruption, Nokan, et le GRK

Le groupe Nokan est un consortium d’entreprises possédées et contrôlées par le parti kurde irakien Union Patriotique du Kurdistan (UPK), qui est un des membres de la coalition majoritaire du GRK aux côtés du PDK.

Le Kurdistan Tribune rapporte que Nokan est dirigé depuis le siège de l’UPK dans la région de Soulaymani. Le journal estime qu’en comptabilisant ses 23 filiales, la valorisation du groupe Nokan approche les 4 à 5 milliards de dollars, soit plusieurs fois sa valeur déclarée.

Le quotidien La Tribune pointe le fait que le business modèle de l’UPK est représentatif du secteur privé dans tout le GRK – gangréné par la corruption et le népotisme, principalement pour enrichir les élites politiques et leurs alliés. “Le modèle économique du Kurdistan fait du marché un monopole au bénéfice de quelques-uns et crée un environnement empoisonné pour les PME,” observe le journal.

Un long article dans The Nation indique que le système clientéliste du GRK exclut et spolie la majorité de la population : “La plupart des entreprises profitables, comme celles qui contrôlent les projets de construction, sont possédées par un Barzani ou un Talabani”, les chefs des deux partis au pouvoir du GRK.

“Mais au-delà les nouveaux faubourgs rutilants, les hôtels cinq étoiles et les voitures tape-à-l’œil se trouve une ville ancienne dans laquelle, disent les critiques, la corruption reste un problème et les limites entre le gouvernement et le privé souffrent d’être troubles,” note le Financial Times.

Jusqu’à l’année dernière, le chef de l’UPK Jalal Talabani présidait l’Irak. Son fils, Qubad Talabani, est aujourd’hui premier ministre adjoint du GRK. Auparavant, celui-ci servait comme représentant du GRK aux États-Unis. Dans le cadre de ses deux fonctions, Qubad a joué un rôle clé dans le développement des relations commerciales avec l’Occident, notamment le secteur pétrolier.

L’autre fils de Jalal Talabani, Pavel, supervise le bataillon anti-terroriste du GRK à Sulaymani, qui est dirigé par un membre de l’UPK, Lahur Sheikh Jangi.

La belle-sœur de l’aîné Talabani, Shanaz Ibrahim Ahmed, est la représentante de l’UPK au Royaume-Uni en charge des relations avec les médias, ainsi que des finances du groupe Nokan.

Qubad Talabani, premier ministre adjoint en titre, doit prononcer un discours à la Kurdistan-Iraq Oil & Gas Conference qui doit se tenir à Londres ce novembre. Cette conférence, organisée par la société britannique CWC Group en partenariat avec le gouvernement d’union UPK-PDK, est sponsorisée par un grand nombre de sociétés du secteur énergétique y compris Exxon Mobil, Chevron, DNO, Gulf Keystone Petroleum et le Qaiwan Group.

Le Qaiwan Group, parmi les sponsors de platine de la conférence londonienne, est sous contrat du ministère de l’énergie du GRK pour construire et opérer les extensions prévues de la raffinerie pétrolière de Bazian dans le cadre d’un Accord d’Achat d’Energie (Power Purchase Agreement).

L’actuelle “phase 3″ de l’extension, qui doit être achevée d’ici 2018, a pour objectif de porter la capacité de la raffinerie de 34 000 à 80 000 barils par jour.

La raffinerie de Bazian est cependant possédée et contrôlée par WZA Petroleum, une autre filiale du groupe Nokan de l’UPK, dominée par la famille Talabani.

Parrwen Babakir est la présidente de WZA Petroleum et, à ce titre, également la propriétaire principale de la raffinerie de Bazian. Babakir est aussi présidente du groupe Nokan et chargée du portefeuille exploitation-production de l’UPK. Elle avait été auparavant nommée ministre de l’industrie du district de Sulaymani par Talabani de 2003 à 2007. Elle n’a pas répondu aux questions concernant le concours présumé du groupe Nokan aux ventes de pétrole de l’ÉI.

Tandis que les officiels du gouvernement du GRK et leurs proches profitent directement des contrats énergétiques lucratifs négociés par le GRK, ces mêmes officiels – qui sont responsables de la lutte anti-terroriste dans la province de Sulaymani – supervisent le groupe Nokan, qui est impliqué dans la contrebande pétrolière de l’ÉI.

La filière britannique

Une entreprise britannique du secteur de l’énergie avec de forts soutiens de l’establishment politique du Royaume-Uni contrôle le champ pétrolier alimentant la raffinerie de Bazian détenue par le groupe Nokan.

La raffinerie, détenue par le groupe Nokan dont les camions ont été vus transportant le pétrole de Daech au travers de la province du Kurdistan irakien, est fournie par le champ Taq Taq du GRK. Le champ pétrolier produit un total de 100 000 barils par jour, la plupart étant expédiés aux raffineries locales. La firme turco-britannique Genel possède une participation de 45% dans le champ pétrolier Taq Taq.

Genel Energy a été formé via une fusion de 2,1 milliards de dollars entre la firme britannique, Vallares Plc, et une compagnie turque, Genel Enerji. La firme est dirigée par Tony Hayward, un ancien président-directeur général de British Petroleum (BP).

Interrogé au sujet de la position de Genel sur sa collaboration avec des institutions impliquées dans le financement du terrorisme de Daech, Andrew Benbow, porte-parole de la compagnie anglo-turque, a répondu : « Toutes ces questions sont à poser au GRK plutôt qu’à nous. »

Selon le rapport final du Comité spécial des Affaires étrangères de la Chambre des communes dans l’enquête sur la politique du gouvernement britannique à l’égard du GRK, publié en janvier 2015, Genel est le seul investisseur britannique majeur dans la province.

Le rapport a noté que la région du Kurdistan détient environ 45 milliards de barils de pétrole — niveau du même ordre que la Libye et le Nigéria — et un “complément” de 311 milliards de m³ de gaz, plaçant ce champ autour de la dixième ou douzième place des réserves mondiales. Le GRK vise à exporter jusqu’à 2 millions de barils par jour d’ici 2020, une perspective d’un énorme intérêt pour les sociétés occidentales, y compris, selon le rapport, “Exxon, Chevron, Repsol, Total, le géant local KAR, et la compagnie britannico-turc, Genel Energy.”

Juste un mois auparavant, le ministre de l’Énergie de David Cameron à l’époque, Matthew Hancock, déclarait à la 4e conférence d’Erbil sur le pétrole et le gaz du Kurdistan irakien que l’Irak “a un rôle majeur à jouer dans la future demande mondiale de pétrole.” Faisant remarquer qu’”est prévu un pic de production en 2020″ de la production américaine de pétrole, il a dit que par conséquent : “Le monde devrait devenir de plus en plus dépendant des réserves irakiennes.”

La production de pétrole irakien va tripler à plus de 8 millions de barils par jour en 2040, il a ajouté : “Les réserves du Kurdistan vont jouer un rôle significatif dans cette augmentation. Cette région est non seulement perçue comme l’une des plus grandes réserves inexploitées de pétrole dans le monde, mais a également un potentiel substantiel pour le gaz.

Genel Energy est positionné pour tirer un profit maximal de l’augmentation de la production kurde, via un choc pétrolier ou tout autre évènement inattendu. Mehmet Sepil, le président de Genel, a dit à la conférence de 2014 que sa société entend jouer un rôle majeur dans l’exploitation des 311 milliards de m³ de gaz de la province kurde.

Une année plus tôt, le groupe parlementaire de tous les partis (GPTP) chargé de la région kurde d’Irak a publié un rapport à partir de sa mission exploratoire de la province, recommandant que le Comité spécial des Affaires étrangères entreprenne cette enquête.

Dans le cadre de la mission exploratoire, le député conservateur Nadhim Zahawi, qui est coprésident du GPTP sur le Kurdistan, visitait la région pétrolière de Taq Taq qui était dirigée par Genel Energy en novembre 2013.

Zahawi détenait des actions de Genel Energy, selon le registre d’intérêts de la Chambre des Communes, ce qui montre qu’il a déclaré sa relation avec Genel en juin 2013. Selon Zahawi, il a vendu ses parts de Genel Energy le 30 avril 2014.

Plus tard en 2013, Zahawi a été désigné par David Cameron au Conseil de Direction du Premier ministre, avec la responsabilité particulière des affaires et de l’économie, un poste qu’il détient toujours.

En juin 2014, Zahawi a été désigné comme membre du Comité spécial des Affaires étrangères, et a joué un rôle clé dans son enquête sur la politique du gouvernement.

“Ce sont évidemment de très sérieuses affirmations dont je n’étais pas au courant auparavant et qui n’ont pas été soumises à l’enquête du Comité spécial,” a déclaré Zahawi au sujet de la lettre de l’ambassadeur Wallace concernant le groupe Nokan. Il expliqua que le comité examinerait les sources de financement de l’État Islamique dans une enquête ultérieure.

Zahawi a également nié être au courant de l’enquête interne du GRK concernant le soutien au terrorisme de l’État Islamique, mais également des affirmations au sujet de la relation entre Genel et Nokan. “En tant qu’ancien actionnaire,” a-t-il expliqué, “je ne connaissais pas plus le détail de leurs opérations qu’un autre actionnaire ou tout membre du public. Je suggérerais que vous soumettiez vos preuves et questions à Genel directement.”

Le GPTP sur le Kurdistan est intimement lié au PUK et au KDP, qui dirigent tous deux les intérêts pétroliers du gouvernement et de l’Occident dans la province. Gary Kent, qui est le directeur des Amis Travaillistes de l’Irak, est payé directement par la Gulf Keystone Petroleum — qui est massivement investie dans les actifs pétroliers du GRK — pour fournir des services de secrétariat au GPTP.

Le GRK et sa branche britannique fournissent également des “services administratifs” au GPTP, ce qui inclut des “dîners pour les parlementaires,” des réceptions annuelles et des délégations du groupe de financement à la province.

Décrivant les découvertes du GPTP sur le Kurdistan en janvier 2014, le vice-président du GPTP Robert Halfon — qui est maintenant ministre (sans portefeuille) du nouveau cabinet de David Cameron et député président du Parti Conservateur — a déclaré à la Chambre des Communes :

“Dans l’ensemble du Kurdistan, les affaires sont florissantes… et les gens sont désireux d’investissement britannique et étranger. La privatisation continue rapidement et de vastes complexes immobiliers sont en construction. D’importantes réserves de gaz et de pétrole qui, de façon inhabituelle dans ces régions, sont utilisées pour l’intérêt du pays ne sont pas détournées par la corruption. Comme je l’ai mentionné lors d’une motion d’urgence [déposée par Zahawi et d’autres]… le GRK peut devenir un important allié pour garantir la future sécurité énergétique du Royaume-Uni.”

En janvier 2015, alors que le Comité spécial des Affaires étrangères publiait son rapport d’enquête, Zahawi était de retour au GRK en tant que membre d’une délégation commerciale officielle du Royaume-Uni, dirigée par le maire de Londres Boris Johnson, récemment nommé au sein du cabinet politique du Premier ministre.

Fracturer l’Irak pour le pétrole

Bien que le GRK ait lancé une enquête sur le financement du terrorisme de Daech par des responsables kurdes alors que l’enquête du parlement britannique était toujours en cours, le rapport d’enquête ne le mentionne pas, et il ne reconnait pas non plus que l’enquête du GRK avait confirmé les affirmations publiées près d’un mois plus tôt.

Le comité parlementaire n’a pas constaté de telles affirmations, et de telles informations n’ont jamais été soumises à l’enquête, a dit Zahawi.

Le rapport parlementaire britannique de 2015 justifie avec insistance les appels à cimenter les liens britanniques-GRK en raison du rôle du GRK comme “partenaire fiable dans la lutte contre le terrorisme.”

Alors que le rapport du parlement s’efforce de souligner la position officielle du gouvernement britannique qui privilégie un Irak unifié, il penche également fortement en faveur d’une solution fédérale qui octroie au GRK une autonomie considérable, basée sur son habileté à exploiter les ressources pétrolière et gazière de la province.

Soulignant la recommandation du ministre britannique des Affaires étrangères de décentralisation maximale comme étant le meilleur modèle possible pour une gouvernance démocratique en Irak, le rapport recommande que le gouvernement britannique soit préparé aux “possibles conséquences d’un éclatement de l’Irak.”

“Une augmentation de l’autonomie du GRK, voire son indépendance, est rationnelle en soi, étant donné son potentiel économique et sa capacité démontrable d’autonomie effective, et est compréhensible en soi, étant donné son histoire récente.” Alors que l’avancement vers l’indépendance n’est pas imminent, “c’est une possibilité à moyen terme, dépendante en grande partie de la stratégie d’exportation d’énergie de la région Kurdistan, ce à quoi le gouvernement britannique devrait être préparé.”

Dans son rapport sur la visite de Zahawi dans les champs pétroliers exploités par Genel Energy, The Independent a observé qu’il n’y avait “aucune suggestion d’une quelconque irrégularité dans les relations avec le GPTP Kurdistan.”

Mais indépendamment des règles parlementaires, le rôle éhonté du GPTP pour favoriser les intérêts pétroliers et gaziers britanniques dans la région n’est guère un secret.

“Nous avons apporté les rapports détaillés de nos délégations auprès des ministres britanniques et d’autres groupes pour promouvoir le message que le Kurdistan est ouvert aux affaires et pour dynamiser les relations britanniques dans le commerce, la culture et d’autres domaines,” a déclaré le GPTP sur son site web.

“Cela a aidé à changer l’approche de la Grande-Bretagne par rapport au Kurdistan… Les rapports du groupe ont aidé à dépasser cette hypothèse erronée et ont persuadé le gouvernement britannique d’envoyer des missions officielles à la foire commerciale d’Erbil – un plus grand nombre d’entreprises britanniques est attendu à la foire du mois prochain.”

Comme de nombreux autres intérêts impliqués, le Bureau des Affaires étrangères de Grande-Bretagne (FCO) a échoué à répondre lorsqu’il était questionné au sujet de la relation qu’a le gouvernement britannique avec les autorités régionales et les firmes impliquées dans la facilitation des ventes de pétrole au marché noir par l’État Islamique.

Le PDG de Genel Energy, Tony Hayward, s’est exprimé pour prendre la défense de la décision du GRK qui demande aux entreprises d’exporter par camion le pétrole brut du champ de Taq Taq en Turquie. La firme anglo-turque reçoit des paiements pour ces exportations directement du GRK, plutôt que du gouvernement de Bagdad, qui les considère comme illégales.

Jusqu’à sa démission plus tôt cette année, l’ancienne députée travailliste Meg Munn était présidente du GPTP sur le Kurdistan aux côtés de Zahawi. Ancienne ministre des Affaires étrangères sous Tony Blair, elle est vice-présidente de la Fondation Westminster pour la Démocratie (FWD), un “organisme exécutif public non ministériel” financé par les Affaires étrangères qui fait la promotion des institutions parlementaires à l’étranger.

Le FWD est sous contrat depuis de nombreuses années avec les Affaires étrangères et le Département Pour le Développement International britannique (DPDI) pour augmenter les mécanismes formels de démocratie en Irak et au sein du GRK.

Toutefois, une analyse indépendante du travail de l’organisation, commandée par le FCO en 2010, concluait que ses propres dossiers internes “fournissent peu de preuves que l’organisation a un impact significatif et durable à long terme.” L’analyse concluait au contraire :

“… l’objet du soutien du parti – strictement défini – n’est pas de présenter des améliorations démontrables du fonctionnement de la démocratie… [mais] permet aux parties prenantes de se livrer à des activités, ce qui serait impossible pour le FCO d’entreprendre.”

Cela concerne des activités politiques “conçues pour aider leurs homologues idéologiques dans d’autres pays” et qui facilitent “l’accès aux partis des démocraties en développement et leur influence,” soutenant ainsi les “objectifs diplomatiques du gouvernement de Grande-Bretagne.”

Donc, la fonction finale du FWD est de promouvoir les intérêts du gouvernementbritannique. Sa constitution stipule que les quatorze membres de son Conseil des Gouverneurs doivent être nommés par le ministre britannique des Affaires étrangères, dont huit d’entre eux sont nommés par le parlement. Un rapport annuel du FWD avoue ceci :

“Le FWD offre au FCO et au HMG [Le Gouvernement de Sa Majesté]… une focalisation sur le travail politique que le FCO ou le Gouvernement ne pourraient pas ou ne souhaiteraient pas entreprendre directement… là où le soutien du gouvernement britannique pourrait être interprété comme une interférence étrangère.”

Malgré sa propre description comme “rassembleur neutre” entre les demandes d’unité nationale et de fédéralisation, l’entièreté du programme national en Irak du FWD est dirigé depuis la capitale du GRK, Erbil.

Dans le Kurdistan irakien, cela signifiait pour le FWD, selon le rapport de 2011 du GPTP, promouvoir “une économie de marché démocratique” sûre pour la pénétration de capitaux étrangers : “Le menu inclut un État plus petit mais plus intelligent, une société civile active, un système médiatique libre et professionnel, et plus d’entreprises privées.”

“Le Kurdistan exploite ses richesses pétrolières et gazières de manière louable et en avance sur le planning par le biais d’une utilisation judicieuse du secteur privé,” s’enthousiasmait le rapport du GPTP sous la surveillance de Zahawi et Munn.

“La sécurité énergétique européenne viendra de la capacité d’acheminer le gaz par le projet de couloir énergétique sud sur un siècle. Cela mérite la reconnaissance et le soutien du Royaume-Uni.”

L’ardeur avec laquelle les compagnies pétrolières américaines et britanniques exploitent les ressources des Kurdes irakiens soulève, cependant, des questions urgentes, à savoir si le soutien des gouvernements US-UK à l’égard des liens entre GRK et le pétrole turc ne joue pas en défaveur de la guerre contre l’ÉI, et si cela n’alimente pas le groupe terroriste.

Les Britanniques pas plus que les Américains ne veulent apparemment répondre à ces questions.

Source : Insurge Intelligence, le 31/07/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.
Vu ici 

Ensuite , dans un 2e développement  confirmant le 1er, on apprend que des comptes Twitter de l’EI seraient associés à des adresses IP du gouvernement britannique, selon le Mirror Online : 
De jeunes pirates informatiques prétendent qu’un certain nombre de comptes Twitter appartenant à des membres de l’État islamique seraient opérés à partir d’adresses IP liées au Département du Travail et des Retraites (DWP) du gouvernement britannique, rapporte Mirror Online.

Tout appareil se connectant à l’Internet (ordinateur, téléphone, tablettes) obtient une adresse IP, qui est une sorte de numéro d’identification.

Le groupe de pirates VandaSec a dévoilé à Mirror Online les adresses IP des prétendus comptes Twitter d’un trio de djihadistes qui se servaient du réseau social pour effectuer des campagnes de recrutement et de propagande.

Le travail de VandaSec a déclenché des rumeurs suggérant que quelqu’un au sein du DWP pourrait opérer les comptes de l’EI, ou que les comptes auraient été créés par le service de renseignements pour piéger des djihadistes.

Cependant, le Bureau du Cabinet du Royaume-Uni a admis avoir vendu une grande quantité d’adresses IP à deux firmes saoudiennes, Saudi Telecom et Mobile Telecommunications Company, en octobre dernier.

Ces adresses auraient alors été utilisées par des extrémistes pour accéder à leurs comptes Twitter.

Un porte-parole du Bureau du Cabinet a dit, «Le gouvernement détient des millions d’adresses IP inutilisées que nous vendons en échange d’une bonne somme d’argent pour les contribuables diligents.»

«Nous choisissons minutieusement les compagnies auxquelles nous vendons les adresses, mais la façon dont leurs clients utilisent leur connexion Internet est hors de notre contrôle.»

Source

 

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Univers : les planètes à deux soleils seraient nombreuses

planète deux soleils
Crédits : Ben Bromley, University of Utah

Les planètes à deux étoiles se formeraient aussi facilement que celles orbitant autour d’une seule étoile. Parmi elles, il pourrait y avoir des planètes habitables comme la Terre.

Et si les couchers à deux soleils étaient un spectacle fréquent dans l’Univers ? C’est la question que deux astrophysiciens américains, Ben Bromley et Scott Kenyon, se sont posée après avoir mené des recherches sur les planètes à deux étoiles (planètes orbitant autour d’un système dit « binaire »).

Leur conclusion ? Au sein des systèmes binaires, les planètes ont la même probabilité de se former, et suivent le même processus de formation que les planètes orbitant autour d’une seule étoile.

Pour parvenir à cette conclusion, les deux chercheurs ont réalisé une analyse mathématique des trajectoires orbitales des planétésimaux, les corps précurseurs des planètes. Des travaux qui leur ont permis de constater que l’orbite des planétésimaux à deux soleils était susceptible d’être ovale, leur permettant ainsi d’éviter de se percuter entre eux.

D’après cette étude, c’est précisément cette caractéristique qui permettrait aux planètes à deux soleils de se former aussi facilement que les autres.

De surcroit, Bromley et Kenyon estiment que les systèmes binaires pourraient receler des planètes rocheuses et habitables, comme la nôtre, et non pas seulement des planètes gazeuses.

A l’heure actuelle, la Nasa a déjà détecté au moins sept exoplanètes gazeuses orbitant autour de deux soleils dans la zone dite d’habitabilité – la région du système planétaire favorable à la présence d’eau. Quant aux exoplanètes rocheuses orbitant autour de deux étoiles, leur détection serait rendue plus difficile, en raison de leur petite taille.

Cette étude sera publiée prochainement dans la revue Astrophysical Journal sous le titre “Planet formation around binary stars : Tatooine made easy”.

http://www.journaldelascience.fr/espace/articles/univers-planetes-deux-soleils-seraient-nombreuses-4624

 
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Publié par le 17 avril 2015 dans Espace, général, Insolite, Sciences

 

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