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De plus en plus de gouvernements manipulent les réseaux sociaux, selon un rapport

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De plus en plus de pays suivent l’exemple de la Russie et de la Chine en manipulant les réseaux sociaux et en traquant les opposants sur internet, une grave menace pour la démocratie, s’est inquiétée mardi l’organisation Freedom House.

Selon une étude sur la liberté de l’internet menée par cette ONG de défense des droits dans 65 pays, 30 gouvernements ont manipulé internet en 2017 pour déformer l’information en ligne, contre 23 l’année précédente.

Ces manipulations incluent l’usage de commentateurs payés, de trolls, de « bots » – des comptes automatisés – ou de faux sites d’information selon ce rapport intitulé « Freedom on the Net » (Liberté sur internet).

Le rapport indique que ces tactiques de manipulation et de désinformation en ligne ont joué un rôle important dans les élections d’au moins 18 pays au cours de l’année écoulée, y compris aux Etats-Unis.

« L’usage de commentateurs rémunérés et de « bots » politiques pour diffuser la propagande gouvernementale a d’abord été développé par la Chine et la Russie, mais c’est maintenant un phénomène mondial », a expliqué Michael Abramowitz, le président de Freedom House.

Pour Sanja Kelly, directrice du projet « Freedom on the Net », ces manipulations sont souvent difficiles à détecter, « et plus difficiles à combattre que d’autres types de censure, comme le fait de bloquer certains sites web ».

L’année 2017 marque selon l’organisation la septième année consécutive de déclin de la liberté sur internet.
Pour la troisième année, la Chine est classée en tête des pays qui manipulent internet, en raison d’un renforcement de la censure et de la lutte contre l’anonymat en ligne et de l’emprisonnement de dissidents s’exprimant sur le web.

Le rapport mentionne aux Philippines une « armée de claviers » dans laquelle les gens sont payés 10 dollars par jour pour donner l’impression d’un soutien généralisé à la politique de répression brutale du trafic de drogue; et l’utilisation par la Turquie de quelque 6.000 personnes pour contrer les opposants au gouvernement sur les réseaux sociaux.

Accusée d’avoir cherché à influencer les élections aux Etats-Unis et en Europe, la Russie a quant à elle renforcé ses contrôles de l’internet dans le pays.

Les blogueurs qui attirent plus de 3.000 visiteurs par jour doivent désormais s’enregistrer auprès du gouvernement russe et se conformer à la loi sur les médias de masse. Les moteurs de recherche ont interdiction de prendre en compte les pages internet provenant de sites non enregistrés.
Freedom House exprime également son inquiétude face aux restrictions croissantes sur les VPN – des réseaux privés virtuels qui permettent de contourner la censure – désormais en place dans 14 pays.
Les Etats-Unis ne sont pas épargnés, selon le rapport.

« Si l’environnement en ligne aux Etats-Unis est resté dynamique et diversifié, la prévalence de la désinformation et des contenus partisans a eu un impact significatif », indique le rapport, ajoutant que « les journalistes qui contestent les positions de Donald Trump ont été confrontés à un harcèlement en ligne de façon flagrante ».

source 

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Quelqu’un récolterait les données biologiques des Russes pour d’obscures raisons, selon Poutine

Quelqu'un récolterait les données biologiques des Russes pour d'obscures raisons, selon Poutine

Les données biologiques des Russes feraient l’objet d’une collecte « délibérée » à travers tout le pays, d’après le président russe. En référence à un étrange appel d’offre lancé en juillet par les forces aériennes américaines ? 

C’est à l’occasion d’une séance du Conseil russe des droits de l’homme que Vladimir Poutine a fait une déclaration, le 30 octobre, qui a suscité la curiosité des médias à travers le pays. Un des membres du conseil, Igor Borissov, évoquait le nombre élevé de téléspectateurs étrangers ( près d’un million selon lui ) ayant suivi les retransmissions en direct depuis les bureaux de vote lors des dernières élections régionales, le 14 octobre.

 

« Ma question est la suivante : pourquoi tant de personnes suivent-elles avec intérêt nos élections et, de fait, enregistrent les visages des gens, et dans quel but ces images seront-elles utilisées par la suite ? », a demandé à Vladimir Poutine Igor Borissov, également directeur de l’Institut public russe du droit électoral.

« Les images, c’est une chose, mais savez-vous que sur l’ensemble du pays il est procédé à une collecte de données biologiques, qui concerne, de plus, différentes ethnies et des habitants de diverses régions de la Fédération de Russie ? Dans quel but ? Cela est fait de façon délibérée et professionnelle. Nous faisons l’objet d’un très grand intérêt », a déclaré en réponse Vladimir Poutine.

Le président n’a pas précisé qui était derrière cette opération. Il a simplement lancé, en guise de conclusion : « Qu’ils fassent ce qu’ils veulent, et nous ferons ce que nous aurons à faire. »

Dans la journée du 31 octobre, le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov a expliqué aux médias que les services spéciaux russes avaient effectivement constaté « de tels cas », notamment de la part de « représentants d’ONG » mais également d’autres organisations.

En juillet 2017, l’Air Education and Training Command ( le département d’entraînement et d’éducation des forces aériennes des Etats-Unis ), avait publié un appel d’offres assez bizarre sur un site appartenant au gouvernement américain. Il cherchait à se procurer des échantillons d’acide ribonucléique, molécule qui participe au fonctionnement des gènes et la synthèse des protéines, et du liquide synovial, dont la fonction est de lubrifier les articulations. Tous ces échantillons devaient « être collectés en Russie et provenir de Caucasiens », pouvait-on lire dans l’appel d’offres.

 

L’Air Education and Training Command a précisé qu’elle avait besoin de 12 échantillons d’acide ribonucléique, et de 27 de liquide synovial, accompagnés d’informations sur le sexe, l’âge, l’origine ethnique, le poids, la taille et l’histoire médicale de leur donneur.

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Publié par le 2 novembre 2017 dans général, Insolite, International, Politique

 

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10 ans plus tard, le nouveau subprime selon Goldman Sachs est…

Goldman Sachs vient de lancer un produit de couverture contre une crise bancaire européenne. Un produit qui devrait lui rapporter gros.

Vous vous souvenez peut-être comment Goldman Sachs a réalisé de fabuleux profits lors de l’effondrement de la bulle du crédit subprime ?

Je peux vous rafraîchir la mémoire mais si vous n’en avez pas besoin, cher lecteur, sautez directement à l’image.

Goldman Sachs avait fabriqué des produits dérivés synthétiques permettant à ses clients institutionnels en quête d’un petit rendement supplémentaire d’investir dans des paquets de crédits subprime titrisés (les fameux CDO).

En même temps, Goldman Sachs anticipait l’effondrement de ce même marché et avait aussi fabriqué des couvertures contre cet événement (CDS).

Bien entendu, l’ensemble de ces trucs et bidules financiers était « convexe », comme on dit en jargon, c’est-à-dire qu’en cas de chute les gains étaient énormes alors que les gains à la hausse étaient très faibles, de l’ordre de quelques points de base de rendement (100 points de base correspondent à 1% de rendement). Goldman Sachs se plaçait du côté des baissiers alors que la plupart de ses clients prenaient le pari spéculatif haussier.

C’était d’une pierre trois coups. Des émoluments pour avoir conçu des CDO, des commissions sur les ventes des CDO, et des gains colossaux lorsque le soufflé est retombé conformément aux prévisions avisées des génies de la finance. Cynique mais efficace et, après tout, il n’est pas illégal de s’enrichir avec la bêtise des autres.

Selon Bloomberg, 10 ans plus tard, Goldman Sachs réitère l’opération.

Devinez quelle est cette fois le sous-jacent, le nouveau subprime de cette fin de décennie ?

Les banques européennes et la dette Tier 1 émise après la crise de l’euro. Environ 150 Mds$ de titres qui rapportent du 4,8%, un rendement 10 fois supérieur à celui de la dette bancaire dite senior (des titres dont la qualité est considérée comme étant juste inférieure à de la dette d’Etat).

Dans un monde de taux zéro ou négatifs, ces petits bouts de papier rapportent une fortune !

Les spécialistes appellent ces titres des AT1 (comme Additional Tier 1). Ils ne peuvent pas être couverts par des CDS (credit default swaps), l’assurance classique en finance. D’où la petite cuisine de produits dérivés mise en place par Goldman Sachs.

Voici comment est décrite cette nouvelle petite merveille par Bloomberg :

« Certains participants au marché cherchent une exposition à cette classe d’actifs tandis que d’autres couvrent leurs positions

D’un côté du marché des TRS, l’acheteur de l’indice anticipe que le rendement total de l’indice va augmenter. De l’autre côté, le vendeur de l’indice anticipe l’inverse. »

Vu comme ça, rien de mal : un acheteur et un vendeur, quoi de diabolique ? N’oubliez pas la machiavélique « convexité » ! Ce sont des produits synthétiques et les gains des uns ne sont pas les pertes des autres… Les gains des uns sont bien supérieurs aux pertes des autres.

Mais pourquoi un tel produit maintenant ?

Petit retour en arrière.

Les AT1 ont été émis pour ne pas en appeler aux contribuables au moment de la « crise de la dette en euro ». Pour allécher le marché, les intérêts sont élevés.

En juin dernier, lors du sauvetage de l’espagnole Banco Popular, les AT1 ont explosé en vol, ce qui a rendu certains investisseurs institutionnels nerveux.

D’où le besoin d’un produit de couverture puisque les CDS ne sont pas possibles.

Bloomberg encore :

« Ils [Goldman Sachs et JP Morgan] introduisent ces total return swaps parce que les obligations AT1 ne peuvent pas être couvertes par des CDS. En effet, une banque ne peut différer un paiement de coupon sans déclencher un défaut.

Le total return swap permet aux investisseurs de se couvrir contre le défaut d’un panier d’AT1 […] sans avoir à posséder les titres sous-jacents ou à immobiliser beaucoup de garanties.

Goldman Sachs est teneur de marché dans des swaps liés à un indice iBoxx de dettes bancaires émises en dollar et en euro. […]

Les deux indices comprennent des AT1 émises par des établissements de crédit tels que Banco Santander SA, Deutsche Bank AG and HSBC Holdings Plc. »

Dans ces conditions, ne vous étonnez pas si Angela Merkel freine des quatre fers pour la mise en place de la garantie bancaire européenne.

Pour résumer : il y a quelque chose de pourri au royaume des banques européennes. Des instruments de couvertures viennent d’être créés pour protéger les professionnels qui le désirent.

Et vous, quelle est votre couverture en cas de crise bancaire européenne ? L’euro pourra-t-il survivre à une telle crise ?

En attendant de découvrir la réponse dans nos prochains articles, prenez vos précautions.

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Publié par le 17 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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Catalogne : « l’indépendance proclamée sous peu », selon Puigdemont

 Les actifs espagnols ont chuté alors que le porte-parole catalan réaffirme l’engagement de devenir une république indépendante –  la baisse a envoyé l’IBEX dans un territoire de correction maintenant en baisse de 10% par rapport au sommet intraday du 8 mai.

Le chef de l’exécutif catalan entend proclamer l’indépendance 48 heures après le décompte des résultats officiels. Mardi soir, le roi d’Espagne Felipe n’a pas reconnu le référendum et a jugé l’attitude des dirigeants sécessionnistes catalans, « irresponsable ».

Il persiste et signe. La proclamation de l’indépendance de la Catalogne n’est « qu’une question de jours« , a déclaré mardi soir à la BBC le chef de l’exécutif catalan, Carles Puigdemont.

Le gouvernement catalan « va agir à la fin de cette semaine ou au début de la semaine prochaine« , a précisé le président de la Généralité de Catalogne.

Interrogé sur l’éventualité d’une intervention de Madrid en vue de prendre le contrôle de la Catalogne, Carles Puigdemont a estimé qu’il s’agirait « d’une erreur » susceptible de « tout changer ».

Le service de presse de l’exécutif autonome a annoncé mercredi matin que Puigdemont ferait une déclaration dans la journée. Une source proche du pouvoir régional a précisé que son allocution était programmée à 21h00 (19h00 GMT).

L’indépendance proclamée deux jours après le décompte officiel des résultats

Dimanche, à l’issue du référendum d’autodétermination déclaré illégal par Madrid, il avait ouvert la voie à une proclamation d’indépendance, estimant que « les citoyens catalans (avaient) gagné le droit d’avoir un Etat indépendant sous la forme d’une république ».

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé mardi dans les rues des villes de Catalogne, où une grève générale avait été décrétée par les indépendantistes pour dénoncer les violences policières lors du scrutin.

 Vidéo

(vidéo : AFP TV/ Digitecka)

« Nous proclamerons l’indépendance 48 heures après le décompte de tous les résultats officiels », précise Puigdemont, dans l’interview accordée à la BBC.

« Cela finira probablement une fois que nous aurons tous les votes de l’étranger à la fin de la semaine, et par conséquent nous allons probablement agir durant le week-end ou en début de semaine prochaine », ajoute-t-il.

Le roi, fermement attaché à la constitution espagnole

Les propos du chef de l’exécutif autonome de Catalogne ont été diffusés après l’allocution du roi d’Espagne, Felipe, qui a déploré mardi soir l’attitude « irresponsable » des dirigeants sécessionnistes catalans, qu’il accuse d’avoir fractionné la société catalane.

« Aujourd’hui, la société catalane est fracturée et traversée par un conflit », a regretté le souverain.

Les dirigeants catalans, a poursuivi Felipe VI « ont bafoué par leurs décisions le système de règles approuvées par la loi, démontrant une inacceptable déloyauté à l’égard des pouvoirs de l’Etat ».

La couronne reste fermement attachée à la constitution espagnole et à la démocratie, a encore dit Felipe VI, rappelant que son rôle consiste à préserver « l’unité et la pérennité de l’Espagne. »

source (avec Reuters)

 
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Publié par le 4 octobre 2017 dans général, International, Politique

 

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“Le système [financier] part dangereusement à la dérive et je vois plus de danger aujourd’hui qu’en 2007” selon l’ancien économiste en chef de la BRI

« Le système [financier] part dangereusement à la dérive. La situation est similaire à 2008, mais je vois plus de danger aujourd’hui qu’en 2007 », a dit William White, ancien économiste en chef de la BRI (Banque des règlements internationaux), dans une interview avec Bloomberg TV. White était il y a 10 ans, l’un des rares banquiers à avoir mis en garde contre la menace posée par le système financier occidental.

Aujourd’hui, il préside le Comité d’examen des situations économiques et des problèmes de développement de l’OCDE, une coopération de 35 pays qui étudient et coordonnent des politiques économiques et sociales.

Selon White, les prix sont très élevés, en particulier sur les actifs à fort rendement ; la cote des actions est en hausse, les prix de l’immobilier augmentent fortement dans plusieurs pays, et l’indice VIX est faible. L’indice VIX est un indicateur de la volatilité sur les marchés financiers. On le surnomme aussi « indice de la peur ».

« Toutes ces questions sont une source de préoccupation »

« Toutes ces questions sont une source de préoccupation. Nous n’avons aucune certitude, tout pourrait bien se passer, mais je pense que nous sommes confrontés à des dangers ».

Vidéo

Dans une interview télévisée de six minutes, White énumère une série de préoccupations :

  • L’Inde et la Chine ont toutes deux accumulé d’énormes dettes. En Inde, il y a aussi des problèmes de gouvernance, y compris dans les banques d’État. Les problèmes de la Chine, mais de plus, la croissance du crédit est débridée en Chine.
  • Selon White, il faut tenir compte du fait que certains de ces prêts ne seront jamais remboursés. « Nous avons un problème de règlement de la dette, un problème d’insolvabilité. La vérité, c’est que seuls les gouvernements peuvent s’attaquer à un problème tel que celui-ci, ce n’est pas à la portée des banques centrales », dit-il.
  • Selon l’économiste, le monde a besoin de plus d’expansion budgétaire (c’est-à-dire de relance budgétaire), et celle-ci doit être accompagnée de réformes structurelles, mais aussi d’abandons de créances (annulations de dettes). En outre, un certain nombre d’institutions financières devraient être recapitalisées.

Toujours selon l’ancien économiste en chef de la BRI, dans de nombreux pays, on observe un déséquilibre croissant entre les fruits du travail et les fruits du capital.

Les banques centrales doivent resserrer leur politique monétaire (cesser d’injecter de l’argent), mais elles doivent le faire avec prudence. Finalement, il a adressé la mise en garde suivante :

« Maintenant, c’est chacun pour soi, et personne ne sait ce quelles seront les conséquences de tout ceci à long terme. »

“Un tsunami de défaillances et de faillites”

L’année dernière, White avait déjà sonné l’alarme concernant l’accumulation des dettes au cours des 8 dernières années. L’endettement a atteint de tels niveaux dans le monde entier qu’il pose désormais des risques très sérieux, et notamment la possibilité qu’une cascade de défaillances et de faillites déferle sur le monde, contribuant à le déstabiliser. Là aussi, White avait pointé le risque posé par les défaillances de prêts :

« Lors de la prochaine récession, il sera de plus en plus évident qu’une partie de ces dettes ne seront jamais remboursées, et cela sera très inconfortable pour beaucoup de gens qui pensent que leurs actifs valent quelque chose ». (source)

 
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Publié par le 22 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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Selon Emmanuel Macron, le temps de la souveraineté populaire est révolu….

Terminé la France, que des régions dans une infinité d’autres ? Fini nos spécificités, nos terroirs, nos coutumes ? Nous avons été 55% à refuser cette Europe, (que l’on nous a sur-vendue avec ses promesses non tenues, de paix, prospérité, égalités etc.. Nous avons été trahis par Sarkozy et son traité de Lisbonne. A présent qu’un banquier règne sur le pays, c’est l’ultra-libéralisme, l’esclavage marchand, la compétition qui va primer et, nous n’aurons pas notre avis à donner, puisque nous ne comptons plus que comme variables d’ajustement. Tout sera à protéger si ça rapporte, sinon.. L’argent en passe d’être supprimé, toujours moins de droits à l’horizon et ils vont faire quoi les gaulois et autres européens ?  La réflexion s’impose.

Participant à la traditionnelle semaine des ambassadeurs, le président Macron a prononcé son premier discours général de politique étrangère depuis son arrivée au palais de l’Élysée [1]. Toutes les citations entre guillemets de cet article en sont extraites. Le président n’a pas dressé de paysage des relations internationales actuelles, ni expliqué le rôle qu’il conçoit pour la France dans le monde, mais la manière dont il entend utiliser cet outil.

Selon lui, la France n’a pas été capable de s’adapter aux changements du monde depuis 1989, la chute du Mur de Berlin, la dissolution de l’Union soviétique et le triomphe de la globalisation états-unienne. Pour reconstruire le pays, il serait absurde de vouloir revenir à l’ancien concept de souveraineté nationale. Au contraire, il faut avancer en s’emparant des leviers disponibles. C’est pourquoi, aujourd’hui : « Notre souveraineté, c’est l’Europe ».

Certes, l’Union européenne est un monstre, « un Léviathan » [2]. Elle n’a pas de légitimité populaire, mais devient légitime lorsqu’elle protège ses ressortissants. Dans son format actuel, elle est dominée par le couple franco-allemand. Lui, Emmanuel Macron, et la chancelière Angela Merkel peuvent donc, ensemble, la gouverner. Ainsi a-t-il pu se rendre en Pologne, en sa qualité de président français, et, avec l’accord de sa partenaire allemande qui ne pouvait se permettre d’agresser la Pologne au regard de l’Histoire, y parler en tant que représentant implicite de l’Union, y insulter le Premier ministre, lui rappeler qu’elle n’est pas souveraine et la faire rentrer dans le rang européen.

D’ores et déjà, avec la chancelière, il a décidé d’agir dans quatre domaines :
– la protection des travailleurs ;
– la réforme du droit d’asile et la coopération européenne en matière migratoire ;
– la définition d’une politique commerciale et d’instruments de contrôle des investissements stratégiques ;
– le développement de l’Europe de la Défense.

Ces objectifs déterminent évidemment les politiques nationales de chacun des États membres, y compris la France. Par exemple, les ordonnances que son gouvernement vient de prendre sur la réforme du Code du Travail posent les limites minimales de la protection des travailleurs conformément aux instructions arrêtées depuis longtemps déjà par les fonctionnaires de Bruxelles. La coopération européenne en matière migratoire fixera les seuils d’hospitalité permettant de faire fonctionner l’industrie allemande [3], tandis que la réforme du droit d’asile fixera la capacité d’accueil de la France au sein de l’espace Schengen. L’Europe de la Défense permettra d’unir les armées de l’Union et de les intégrer collectivement aux ambitions de l’Otan.

Pour faire avancer plus rapidement l’Union européenne, la France et l’Allemagne organiseront des coopérations renforcées sur différents thèmes, en choisissant leurs partenaires à la carte. On conservera alors le principe de décision à l’unanimité, mais uniquement entre États présélectionnés comme étant déjà d’accord entre eux.

La cohésion de cet ensemble sera maintenue autour de quatre valeurs communes :
– « la démocratie élective et représentative,
– le respect de la personne humaine,
– la tolérance religieuse et la liberté d’expression,
– et la croyance au progrès ».
« La démocratie élective et représentative » ne s’appliquera qu’au niveau local (communautés de communes et régions administratives, les communes et les départements étant appelés à disparaître) puisqu’il n’y a plus de souveraineté nationale.
« Le respect de la personne humaine, la tolérance religieuse et la liberté » devront être compris au sens de la Convention de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, et non plus à celui de la Déclaration de 1789 pourtant placée en préambule de la Constitution.
« La croyance au progrès » permettra de mobiliser les ressortissants européens dans une période où chacun voit des pays aisés, au Moyen-Orient élargi, soudain rasés de la carte et renvoyés à l’âge de pierre.

La méthode Macron

La France devra utiliser l’outil européen pour s’adapter au « monde multipolaire et instable ». Étant entendu qu’il n’est pas question de rétablir l’alliance franco-russe que le président Sadi Carnot et l’empereur Alexandre III conclurent car l’Union européenne est le volet civil de l’Alliance militaire atlantique, il ne sert à rien de fonder la diplomatie française sur l’Histoire ou des valeurs.

Il convient au contraire de jouer le rôle de « contrepoids » afin de maintenir « les liens avec les grandes puissances dont les intérêts stratégiques divergent ». Comprenez bien, le président ne parle pas des intérêts qui divergent entre d’un côté les États-Unis et de l’autre la Russie et la Chine, mais de maintenir les liens que ces deux grandes puissances doivent entretenir avec les États-Unis.

« Pour cela il nous faut (…) nous inscrire dans la tradition des alliances existantes et, de manière opportuniste, construire des alliances de circonstances qui nous permettent d’être plus efficaces ». Le rôle des diplomates n’est donc plus de défendre à long terme les valeurs de la France, mais de flairer à court terme les opportunités, les bons coups à faire.

« La stabilité du monde »

Ce cadre de travail européen et cette méthode étant posés, la fonction de la diplomatie française sera à la fois d’assurer la sécurité des Français en participant à « la stabilité du monde », et de gagner de l’influence en défendant « les biens communs universels ».

Puisque depuis la chute du Mur de Berlin et la fin de la souveraineté nationale, il n’y a plus d’ennemi conventionnel, la France n’a plus besoin d’armée pour défendre son territoire. Par contre, elle doit faire face à un ennemi non-conventionnel, le « terrorisme islamiste », qui exige d’elle à la fois une police omniprésente et une armée de projection capable d’intervenir dans les foyers de terrorisme à l’étranger : la Syrie et l’Irak d’un côté, la Libye et le Sahel de l’autre. C’est évidemment ce changement d’objectif, et non pas une question budgétaire, qui a conduit le président Macron à limoger le chef d’état-major des armées. Il reste à réformer la police.

La France continuera à protéger ses ressortissants musulmans tout en maintenant dans son discours un lien entre l’idéologie politique islamiste et la religion musulmane. Elle pourra de la sorte continuer à surveiller la pratique du culte musulman, l’encadrer, et de facto influer ses fidèles.

La lutte contre le terrorisme, c’est aussi l’asséchement de son financement, que la France poursuit au travers de nombreuses institutions internationales ; étant entendu que, du fait « des crises régionales et des divisions, des divisions en Afrique, et des divisions du monde musulman », certains États participent secrètement à ce financement. Or, premièrement le terrorisme n’étant pas des hommes mais une méthode de combat, et secondement les actions terroristes étant considérablement mieux financées depuis que l’on prétend l’interdire, il est évident que ce dispositif a été mis en place par Washington non pas contre les Frères musulmans, mais contre l’Iran. Bien que cela n’ait apparemment aucun rapport avec le financement du terrorisme, le président Macron aborde alors la question de l’antagonisme saoudo-iranien, pour prendre le parti de l’Arabie saoudite et condamner l’Iran.

Depuis les attaques de Daesh contre « nos intérêts, nos vies, notre peuple », la paix en Irak et en Syrie constitue « une priorité vitale pour la France ». D’où le changement de méthode en cours depuis le mois de mai : certes, Paris « avait [été] mis à l’écart » des négociations d’Astana, mais il fait aujourd’hui « avancer concrètement la situation » en discutant, un à un, avec les participants des réunions Astana. Il les a convaincus d’adopter l’objectif fixé de longue date par le président Obama : l’interdiction des armes chimiques et l’accès humanitaire aux zones de conflits. Enfin, la France a créé un « groupe international de contact » qui se réunira à l’occasion de l’Assemblée générale de l’Onu autour de Jean-Yves Le Drian. Le retour de la Syrie à l’état de Droit « devra s’accompagner de la justice pour les crimes commis, notamment par les dirigeants de ce pays ».

Le président Macron opère ainsi un retour en arrière par rapport à ses déclarations précédentes. il ne s’agit plus comme il l’avait laissé entendre lors d’une interview au JDD, d’accepter la République arabe syrienne et de l’épauler contre Daesh, mais au contraire de poursuivre le double jeu antérieur : utiliser le prétexte humanitaire pour continuer à approvisionner les jihadistes en armes contre Damas. L’annonce du jugement des dirigeants syriens équivaut à celle de la défaite de la République arabe syrienne, puisque jamais, absolument jamais, un État n’a jugé pour crime de guerre des généraux victorieux. Le président Macron ne précise pas quel tribunal devra juger ces dirigeants, mais sa formulation renvoie au plan du directeur des Affaires politiques de l’Onu, Jeffrey Feltman, qui prévoyait dès 2012 (c’est-à-dire avant la guerre généralisée) la « condamnation » de 120 dirigeants syriens ; un plan qui avait été rédigé sous la direction d’un fonctionnaire de Madame Merkel, Volker Perthes [4].

Concernant la Libye et le Sahel, le président Macron a rappelé son initiative de La-Celle-Saint-Cloud, au cours de laquelle il a rapproché le « Premier ministre libyen » Fayez Sarraj et le « chef de l’armée nationale libyenne » Khalifa Haftar ; sommet où il avait assuré les deux hommes du soutien de l’Union européenne à la conditions qu’ils passent par pertes et profits la mystérieuse disparition de 100 milliards de dollars du Trésor national libyen [5].

La première conséquence du renversement de la Jamahiriya arabe libyenne fut la déstabilisation du Mali, pays dont elle subventionnait très largement l’économie [6]. Il s’est alors divisé en deux : d’un côté les sédentaires bantous, de l’autre les nomades touaregs. L’intervention militaire française a prit acte de ces faits et a stoppé leurs conséquences immédiates sur les civils. Le G5-Sahel a été créé par la France pour stopper les conséquences de la guerre contre la Libye et prévenir l’affrontement entre noirs et arabes que seul Mouamar Kadhafi était parvenu à contenir. L’alliance pour le développement du Sahel vise, quant à elle, à remplacer —avec de bien plus faibles moyens— le programme d’aide au développement que la Libye avait développé dans cette région. L’ensemble de ces mesures assurera la stabilité de cette partie de l’Afrique jusqu’à ce que, dans une dizaine d’années, le Pentagone mette en œuvre son plan d’extension du chaos au continent noir [7].

Le président Macron évoque la déclaration commune qu’il vient de faire adopter par des partenaires d’Afrique et d’Europe instituant des bureaux d’immigration européens sur le continent africain. Il s’agit de trier au départ les migrants qui seront acceptés par l’Union et d’en finir avec les parcours de l’exode. « Les routes de la nécessité doivent devenir des chemins de la liberté » ; une formule qui résume la pensée présidentielle : l’Afrique, c’est la nécessité, l’Europe, c’est la liberté.

Pour Emmanuel Macron, « rétablir la sécurité » en Afrique passe par les trois D : « Défense, Développement et Diplomatie », c’est-à-dire la présence de l’armée de projection française, les investissements français et l’administration française ; le programme classique de la colonisation économique.

La défense des biens communs

Loin de négliger l’atout que représentent la francophonie et le tourisme, le président Macron y a consacré de longs développements. À ce sujet, il a impulsé l’idée de profiter du système juridique français pour étendre l’influence du pays. Ce faisant, il reprend à son compte la « doctrine Korbel », selon laquelle la manière dont un traité est rédigé étend l’influence du pays qui en a conçu les concepts ; doctrine appliquée par sa fille, Madeleine Albright, puis par sa fille adoptive, Condoleezza Rice, pour transcrire en droit anglo-saxon les traités internationaux.

Le premier bien commun, c’est la planète.

Ce discours a été prononcé durant la « semaine des ambassadeurs » au cours de laquelle le président est venu expliquer à son personnel que, désormais la fonction première de son administration était la diplomatie économique. Lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius avait eu l’idée de mobiliser le réseau diplomatique français pour développer les exportations. Il avait pour cela créé Business France, un établissement public à la tête duquel il avait placé Muriel Pénicaud. Celle-ci utilisa l’argent public qui lui était confié pour lancer la campagne électorale d’Emmanuel Macron à l’étranger, ce qui lui vaut des démêlés actuels avec la Justice. Elle est aujourd’hui ministre du Travail et a rédigé les ordonnances fixant la « protection des travailleurs ». Laurent Fabius quant à lui, est devenu président du Conseil constitutionnel. C’est à ce titre —et en violation du rôle que lui attribue la Constitution— qu’il a rédigé un Pacte pour l’environnement que le président Macron présentera aux Nations Unies.

Le deuxième bien commun, c’est la paix.

À travers « l’Europe de la Défense », le président Macron entend « donner un nouveau souffle » à l’Otan. L’Alliance vise en effet à la promotion de « la paix » comme on le voit en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie et en Ukraine.

Le troisième bien commun, ce sont la Justice et les libertés

Le président Macron, qui avait préalablement évoqué les valeurs communes de l’Union européenne que sont « le respect de la personne humaine, la tolérance religieuse et la liberté d’expression », assure désormais que « la place des femmes, les libertés de la presse, le respect des droits civils et politiques » sont des valeurs universelles. Il n’a malheureusement pas précisé la distinction qu’il opère entre celles qui sont européennes et celles qui sont universelles. Bien qu’il se pique de philosophie depuis sa rencontre avec Paul Ricoeur, il semble ne pas avoir réfléchi à la philosophie politique et confond dans son discours le Droit humanitaire avec les Droits de l’homme, et à ce propos leur signification anglo-saxonne (protection de l’individu face aux abus de l’État) et leur signification française (responsabilités des hommes, des citoyens et de la Nation).

Le quatrième bien commun, c’est la culture.

Le président Macron avait déclaré durant sa campagne électorale qu’il n’y a pas de culture française, mais de la culture en France. Identiquement, il ne conçoit pas la culture en général comme un développement de l’esprit, mais comme un ensemble de biens marchands. C’est pourquoi, il poursuivra l’œuvre de son prédécesseur pour la protection des biens culturels, et pas des gens, sur les théâtres de guerre.

Conclusion

Il faudra beaucoup de temps pour tirer toutes leçons de la vision du monde du président Macron.

Le point le plus important reste que, selon lui, le temps de la souveraineté populaire est passé aussi bien pour les Français que pour les Européens en général. L’idéal démocratique peut se poursuivre au niveau local, mais est vide de sens au niveau national.

Secondairement, sa conception du Bien commun (res publica), auquel tous les régimes politiques —qu’ils soient monarchique, impérial ou républicain— furent attachés, semble également d’un autre temps. Dans leur optique, il s’agissait de servir —ou de prétendre servir— un intérêt collectif. Certes, Emmanuel Macron évoque la Justice et les libertés, mais c’est pour immédiatement placer ces nobles idéaux au même niveau que des objets, comme la Terre et les produits culturels marchands, et un déshonneur, la vassalité à l’Otan. Il semble donc que la République aussi soit morte.

À l’issue de cet exposé, l’auditoire a chaleureusement applaudi. Ni la presse nationale, ni les leaders d’opposition n’ont émis d’objection.

[1] « Discours d’Emmanuel Macron à la semaine des ambassadeurs de France », Emmanuel Macron, Réseau Voltaire, 29 août 2017.

[2Léviathan, Thomas Hobbes, 1651.

[3] « Comment l’Union européenne manipule les réfugiés syriens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 mai 2016.

[4] « L’Allemagne et l’Onu contre la Syrie », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 28 janvier 2016.

[5] « Macron-Libye : la Rothschild Connection », Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 1er août 2017.

[6] « La guerre contre la Libye est une catastrophe économique pour l’Afrique et l’Europe », entretien avec Mohammed Siala, Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 juillet 2011.

[7] « Le projet militaire des États-Unis pour le monde », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti) , Réseau Voltaire, 22 août 2017.

 
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Publié par le 6 septembre 2017 dans général, Politique, société

 

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La liberté d’expression selon Jean Bricmont et Alain de Benoist

Jean Bricmont et Alain de Benoist étaient invités à parler de « la liberté d’expression en temps de guerre », en mai 2016.

Pour tous les deux, le temps de guerre, c’est maintenant, c’est ici, c’est partout, et ce n’est pas nouveau.

Même en temps de paix, la censure a toujours régné, dit Alain de Benoist, et elle s’attaque, non seulement à l’expression, mais aux opinions les plus secrètes. L’autocensure est encore plus destructrice que la répression voyante, puisqu’elle amplifie la menace en anticipant les coups. La répression brutale, avec sa vue basse, trahissant naïveté, férocité et opportunisme chez ceux qui choisissent de l’exercer, donne au contraire l’occasion rêvée à la résistance de faire resplendir  les armes de la logique.

L’être humain n’a pas de droits, mais seulement des libertés, insiste Alain de Benoist. On est dans le déni radical des principes de notre société, au-delà du détournement des lois. L’arbitraire, la malhonnêteté institutionnelle et l’illogisme pourront-ils encore longtemps faire tenir notre société? De Benoist est voltairien et marxien, il aime à situer sa réflexion dans un long sillage de pensée prudente et généreuse.

Jean Bricmont va au feu, et défend nommément les grands rebelles de notre temps: Dieudonné et Faurisson. Avec précision, il prend le taureau par les cornes: la France en se targuant de la loi Gayssot pour attaquer l’Iran fait bien piètre figure, et c’est nous qui retombons dans la superstition religieuse, dit-il. Il reprend l’argumentation toute en finesse de son livre La République des censeurs, et souligne à quel point Pressac, historien amateur publié par le CNRS, mettait en oeuvre la méthode révisionniste, celle-là même qu’on reproche à Robert Faurisson, et auquel il était censé porter le coup de grâce. Sur les tribunaux belges, qui ont condamné Dieudonné à deux mois de prison ferme, Bricmont est à son tour un excellent humoriste.

Alain de Benoist et Jean Bricmont ne pouvaient guère débattre entre eux, puisqu’ils sont d’accord sur l’essentiel. Alors que notre gouvernement réaffirme sa ferme intention de se soumettre totalement aux injonctions orwelliennes de Georges Soros et de son vicaire Attali, leur bonne santé intellectuelle est un exemple: à eux deux, ils constituent les piliers du front de libération mentale dont notre nation a besoin.

Mais, stratégiquement, il leur reste un terrain intime à reconquérir: tous les deux, pour évoquer l’exécrable, rappellent l’Inquisition et ce qu’il y a derrière, l’esprit religieux. La force de tous les pays qui se moquent de nous et de nos prétentions à être le peuple éclairé entre tous, c’est que tous, sans exception, se réclament de Dieu. La révolution française se réclamait de l’Etre Suprême, pas de Satan. Faut-il vraiment se priver de toute référence autre que celle de Voltaire l’acide? Une fois la rouille tartuffique décapée, n’y a-t-il vraiment pas l’or du vrai à montrer? On ignore généralement que le jeune Marx avait écrit une ode à la sainte Vierge, pour qui il avait une réelle dévotion. Les gens qui se réclament de l’athéisme sont des gens en colère contre Dieu. Bricmont comme De Benoist ont dépassé l’âge d’être de simples indignés, et ils construisent, patiemment, habilement, solidaires, fraternels. Dès que nous aurons donné à voir un bloc qui abandonne la phraséologie anticatholique, qui arrête de jeter l’Enfant avec l’eau du bain, nous verrons le bout du tunnel, et le dialogue bloqué trouvera ses vrais interlocuteurs. Alors, la censure n’aura plus de prise sur les âmes.

 
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Publié par le 22 mai 2017 dans général, Politique, société

 

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