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La France se prépare pour la guerre des étoiles

Ariane Group possède six stations optiques « Geotracker » de surveillance spatiale réparties autour du monde.

L’espace est devenu un nouveau terrain de confrontation. Au-delà du renouvellement des satellites militaires, le président de la République Emmanuel Macron a demandé à sa ministre des Armées, Florence Parly, une nouvelle stratégie de défense spatiale.

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Florence Parly se rend ce jeudi sur le site d’ArianeGroup. Objectif : renforcer la lutte contre les minisatellites espions et autres menaces spatiales.

Non, ce n’est pas parce que la ministre des Armées s’est rendue en famille, mercredi soir, au cinéma pour découvrir le dernier opus de « la Guerre des étoiles » qu’elle a décidé de s’emparer des questions de sécurité spatiale. Cet après-midi, Florence Parly se rendra sur le site d’ArianeGroup, aux Mureaux (Yvelines), spécialisé dans la conduite des grands programmes spatiaux civils et militaires.

Publiée il y a quelques jours, la « Revue stratégique de défense et de sécurité nationale », qui fixe le cadre de la prochaine loi de programmation militaire (LPM 2019-2025), désigne le ciel comme un domaine à renforcer sans tarder. «C’est un espace de confrontation où certains Etats peuvent être tentés d’user de la force, analysent les spécialistes qui ont conduit ce bilan. Le milieu exo-atmosphérique (NDLR : au-delà de l’atmosphère) revêt une importance cruciale pour l’ensemble de nos capacités de défense. Il est devenu un champ de vulnérabilité croissante pour nos moyens de commandement et de surveillance.» En clair, la France n’est pas assez armée pour une éventuelle confrontation cosmique !

D’autres pays sont plus avancés

Historiquement, les Etats-Unis et la Russie se sont lancés seuls à sa conquête, à la faveur de la guerre froide autant que pour des raisons de prestige. Depuis, d’autres pays se sont dotés de programmes militaires spatiaux, comme la Chine, l’Inde ou encore Israël.

La France n’est pas en reste. Un commandement interarmées de l’espace existe déjà au sein du ministère. Aujourd’hui, les armées auscultent l’espace grâce à un système de radar ultra-perfectionné. Son nom : Graves (Grand Réseau adapté à la veille spatiale). « On va rénover et augmenter ses capacités pour qu’il détecte des objets encore plus petits », assure-t-on dans l’entourage de la ministre. Et particulier, les systèmes orbitaux miniatures, véritables « satellites butineurs » qui s’approcheraient des engins envoyés dans le ciel par la France pour les espionner et percer à jour leurs secrets.

Protéger les données sensibles

Ce sont bien ces systèmes étrangers et malveillants qui inquiètent les autorités, d’autant que de nombreuses données ultrasensibles (de nature économique ou stratégique) transitent désormais par l’espace.

Par conséquent, la ministre des Armées a décidé de lancer des séances de travail pour trouver des moyens de répondre à ces périls stratosphériques émergents. « On doit s’y préparer », explique-t-on dans l’entourage de Florence Parly.

« C’est un enjeu pour le futur, confirme Alain Charmeau, PDG d’ArianeGroup (ex-groupe Airbus Safran Launchers, leader européen des lanceurs). L’utilisation de l’espace va se développer. Il faut qu’on ait des moyens de se protéger. » La guerre des étoiles, la vraie, n’en est qu’au début de sa longue saga.

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Publié par le 13 septembre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, Politique

 

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L’armée russe se prépare pour la 3ème guerre mondiale en créant un « Cloud géant »

L’armée russe se prépare pour la 3ème guerre mondiale en créant un « Cloud géant »

Pendant ce temps, les Russes qui sont acculés de partout par les américains, se préparent toujours à la guerre, en ayant mis en route la création d’un  « Internet indépendant » …. Z

L’armée russe est en train de construire un cloud gigantesque qui servira d’Internet de secours en cas de guerre. Le Cloud sera prêt dans deux ans et permettra à la Russie de survivre en temps de guerre, même s’ils sont totalement déconnectés.

Cette nouvelle initiative fait partie de la campagne de modernisation en cours, rapporte The Daily Mail L’intention est que la Russie survive pendant une guerre mondiale majeure, dans laquelle elle serait coupée du reste du monde. Le « Cloud de guerre » se connectera au vaste réseau interne de l’armée russe.

Le premier conseiller informatique du président Vladimir Poutine, Herman Klimenko, a déjà déclaré que pendant la guerre, le pays pouvait fonctionner sur le réseau interne préexistant de l’armée – appelé segment de transfert fermé. « Techniquement, nous sommes maintenant prêts pour n’importe quelle action », a-t-il déclaré à la chaîne de télévision russe NTV en mars dernier.

Il a d’abord été révélé que le pays était en train de créer un « Internet indépendant » à la fin de l’année dernière, qui fonctionnerait séparément du système de noms de domaine (DNS) utilisé dans le monde entier. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité russe, les responsables ont discuté d’une initiative visant à créer une alternative au DNS, affirmant que cette mesure pourrait protéger la Russie et une poignée d’autres pays en cas d’attaque cybernétique à grande échelle. Cependant, selon certaines spéculations, ce  » cloud de guerre  » pourrait être un moyen pour la Russie de lancer ses propres opérations malveillantes, avait rapporté Defence One à l’époque.

Selon un nouveau rapport, le pays pourrait gérer le trafic commercial en utilisant son propre réseau interne, appelé à juste titre le  » cloud de guerre « .  Le cloud de guerre, qui est en cours de construction pour un coût de 390 millions de roubles (6 millions de dollars US/4,5 millions de livres sterling), s’appuiera sur des centres de données dans tout le pays et le premier aurait déjà été achevé dans le district sud de l’armée.  La création de ce premier centre a augmenté le pouvoir et l’influence de la Russie dans la région. Selon un rapport de Defence One, il s’agit d’une zone qui comprend la péninsule de Crimée ainsi que des parties de l’est de l’Ukraine.

Selon Sam Bendett, un analyste de recherche associé à l’organisation de recherche à but non lucratif CNA, la Russie voit cela comme une clé lui permettant de protéger ses données de l’interférence occidentale. « La Russie investit dans le développement militaire de haute technologie, et en particulier dans les logiciels et le matériel produits localement », a-t- il déclaré à Defence One. «  Les centres de données travaillant avec ce cloud sont tous fabriqués avec des composants russes », a déclaré Bendett, qui est également étudiant en Russie à l’American Foreign Policy Council. « Jusqu’à récemment, de nombreux composants informatiques dans les secteurs militaire et civil étaient occidentaux – cela commence à changer», a-t-il déclaré.

Source : https://www.zerohedge.com/news/2018-06-11/russian-military-prepares-ww3-creating-giant-war-cloud

via RI

 

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La Grande-Bretagne se prépare désormais officiellement pour une guerre contre la Russie

La Grande-Bretagne se prépare désormais officiellement pour une guerre contre la Russie

Mercredi 21 février, le ministre britannique de la Défense, le conservateur Gavin Williamson, a annoncé que le Royaume-Uni changeait sa stratégie de défense principale, passant d’une stratégie ciblant les terroristes non gouvernementaux (Al-Qaïda, etc) à une stratégie ciblant trois pays : la Russie, la Chine et la Corée du Nord. Il a reconnu qu’une augmentation massive des dépenses militaires sera nécessaire à cette fin, et que des « économies » devront être réalisées dans d’autres domaines de dépenses gouvernementales, comme les services de santé, et les dépenses militaires contre le terrorisme.

Le titre du London Times du 22 février était « La Russie est une plus grande menace pour notre sécurité que les terroristes ». Leur rédactrice en chef concernant la Défense, Deborah Haynes, y écrivait que :

« La menace que représentent des États comme la Russie et la Corée du Nord pour la Grande-Bretagne est plus grande que celle que représente le terrorisme, a déclaré hier le secrétaire à la Défense, ce qui marque un changement important dans la politique de sécurité.

Gavin Williamson a laissé entendre aux députés que plus d’argent et un changement dans la structure des forces armées seraient nécessaires dans le cadre d’une révision de la défense pour relever le défi d’un conflit entre États, ce que la Grande-Bretagne n’a pas eu à envisager depuis une génération…

C’est un changement par rapport à la stratégie de sécurité nationale publiée en 2015, qui a d’abord inscrit le terrorisme international sur la liste, et qui s’inscrit dans le droit fil de la décision prise le mois dernier par les États-Unis de déclarer la « concurrence stratégique » de pays comme la Chine et la Russie comme son principal objectif plutôt que de lutter contre le terrorisme…

Il a décrit « l’affirmation accrue » du Kremlin, comme une multiplication par dix de l’activité de ses sous-marins dans l’Atlantique Nord, une présence russe croissante dans la région méditerranéenne et son implication dans la guerre en Syrie. Mais vous voyez alors de nouvelles nations qui commencent à jouer un rôle plus important dans le monde, comme la Chine…

Interrogé sur la question de savoir si M. Williamson admettait que cela aurait un effet indirect sur la façon dont les forces armées britanniques étaient structurées et sur leur état de préparation à la guerre, M. Williamson a répondu « Oui, c’est le cas ». »

Tout comme ce qui s’est passé lorsque le Premier ministre britannique Tony Blair a fait de son pays le chien de garde du président américain George W. Bush lors de l’invasion de l’Irak en 2003, la Première ministre britannique Theresa May a fait de son pays le chien de garde du président américain Donald Trump dans les invasions à venir, de la Corée du Nord, de la Russie et de la Chine.

La presse aux États-Unis et dans les pays alliés (comme le Royaume-Uni) pourrait avoir de la difficulté à convaincre leurs populations que l’augmentation des dépenses militaires afin de conquérir la Russie, la Chine, la Corée du Nord et – comme le président américain Trump souhaite également l’inclure – l’Iran (mais il va probablement utiliser l’allié américain qu’est Israël pour cette partie de l’opération), pourrait être difficile, car, par exemple, le même jour, le 22 février, Gallup a rapporté que 59 % des Américains désapprouvent Trump (et 37 % l’approuvent) sur la question des « relations avec la Russie », et si on revient au 23 mars 2017, Public Integrity titrait « Le public est favorable à la réduction des dépenses de défense, pas d’ajouter des milliards de plus, constate un nouveau sondage » et il y était écrit que :

« Le budget proposé par le président Trump pour 2018 ne suit pas l’opinion publique, selon un nouveau sondage.

Le sondage, réalisé par le Programme de Consultation Publique (PCP) de l’Université du Maryland, a révélé que même si Trump a proposé une augmentation de 54 milliards de dollars des dépenses fédérales pour les forces armées, la majorité des Américains préfèrent une réduction de 41 milliards de dollars. Alors que Trump a proposé une augmentation de 2,8 milliards de dollars pour la sécurité intérieure, une majorité d’Américains est favorable à une réduction de 2 milliards de dollars…

Les propositions de Trump étaient en contradiction avec les préférences des républicains et des démocrates…

La majorité des personnes interrogées au sein du parti républicain ont déclaré qu’elles souhaitaient maintenir le budget de défense dit « de base », ou principal, au niveau actuel, bien qu’elles soient favorables à une réduction de 5 milliards de dollars des dépenses concernant le budget pour les « opérations des contingents à l’étranger », notamment en Afghanistan et en Irak…

Ces résultats, à leur tour, étaient étonnamment semblables aux conclusions d’une enquête menée en 2012 par le Centre pour l’Intégrité Publique, le PCP, et le Centre Stimson, un groupe d’étude à but non lucratif sur les politiques de Washington. Lorsqu’on a demandé aux participants de cette enquête ce qu’ils feraient du budget de la défense de base d’Obama, la majorité des participants étaient favorables à une réduction d’au moins 65 milliards de dollars, passant de 562 à 497 milliards de dollars… »

La situation risque d’être encore plus difficile au Royaume-Uni, où, selon un sondage de Gallup en 2017, comme indiqué dans leur « Classement des Dirigeants Mondiaux : 2018 », les habitants du Royaume-Uni à qui on a demandé « Approuvez-vous ou désapprouvez-vous les performances professionnelles des dirigeants des États-Unis ? » ont été 63 % à désapprouver et 33 % à approuver, et l’approbation nette (-30%) a diminué de 26 % par rapport à la notation du précédent président, Obama (-4%), en 2016.

Par conséquent, pour que les dirigeants y parviennent, il faudra qu’il y ait un divorce total, même de la prétention d’être des « démocraties », car, sur la base d’une décision si importante quant à savoir s’il devrait y avoir ou non une troisième guerre mondiale (et, si c’est le cas, si l’Iran devrait y être une cible), il ne serait possible d’aller à l’encontre de l’écrasante majorité de l’opinion publique que dans ce qui est effectivement une dictature (ce qui a été scientifiquement prouvé pour les États-Unis). Donc : il sera difficile d’y parvenir, mais au moins aux États-Unis – qui est une dictature avérée – c’est possible.

Alors que la presse, à la fois aux États-Unis, et au Royaume-Uni, a délibérément gonflé les mensonges du gouvernement, affirmant que, selon l’AIEA, Saddam Hussein n’était qu’à six mois de posséder des armes nucléaires, ils pourraient ne pas le faire cette fois-ci contre des pays réellement dotés d’armes nucléaires, parce qu’il n’y a probablement pas encore, ni dans un proche avenir, suffisamment de bunkers de milliardaires souterrains profonds – comme ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici – pour les protéger des explosions nucléaires, et encore moins quoi que ce soit pour protéger quiconque contre l’hiver nucléaire et la famine mondiale qui en résulteraient.

Ainsi, peut-être, l’avidité atteindra-t-elle enfin ses limites : l’auto-préservation pure et simple. C’est une chose quand un pays étranger, comme l’Irak – ou la Libye, ou la Syrie, ou le Yémen – est détruit, mais c’en est une autre quand le monde sera lui-même détruit. Le degré de folie que le complexe militaro-industriel suppose aujourd’hui parmi le grand public pourrait tout simplement ne pas exister.

Enfin, les entreprises de fabrication d’armes des gouvernements occidentaux pourraient devoir faire face à la chute brutale de leurs valeurs boursières, que toutes méritent tant, et qui a déjà été retardée pendant des décennies – depuis au moins 1991, quand l’Union soviétique, son communisme et son alliance militaire avec le Pacte de Varsovie ont tous pris fin, et que tout ce qui reste disponible en tant qu’épouvantails qui doivent être tués pour « sauver le monde » c’est : la Russie, la Chine, la Corée du Nord – et peut-être (si les Saoudiens et Israël veulent faire ce qu’ils veulent), l’Iran.

Ce qui n’est pas encore clair c’est quand – si jamais – les pays « démocratiques » occidentaux (les États-Unis et leurs alliés, les milliardaires qui s’y trouvent) atteindront la limite de leur cupidité impériale. Mais si le monde est leur limite, alors il n’y a pas de limite du tout, parce que le monde lui-même prendra fin avant que cette limite soit atteinte. Et maintenant, ce n’est pas seulement Donald Trump qui ouvre la voie, mais Theresa May s’est jointe à sa marche somptueuse vers l’anéantissement mondial.

Eric Zuesse

Note de la traductrice : Je suis personnellement beaucoup moins optimiste que l’auteur concernant la propension des journalistes à ne pas suivre le mouvement par peur de l’anéantissement mondial. Il suffit de repenser à cet article de The Economist qui appelle peu ou prou à déclencher la guerre contre la Russie et la Chine car ces pays contestent l’hégémonie américaine, pour se rendre compte que les journalistes des médias de masse ont perdu tout sens commun, et sont incapables d’appréhender les réelles conséquences de leurs appels à la guerre.

Source : Strategic Culture
Traduction : Christelle Néant

via:https://dnipress.com/fr/posts/la-grande-bretagne-se-prepare-desormais-officiellement-pour-une-guerre-contre-la-russie/

 
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Publié par le 28 février 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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On se prépare pour la guerre ou on joue à la guerre ? Un porte-hélicoptères français arrive au Japon pour des exercices militaires

© Nobuhiro Kubo / Reuters – Le bateau de guerre Mistral

Dans un contexte régional tendu après un tir de missile balistique nord-coréen, le navire de guerre Mistral est arrivé dans une base navale au Japon afin de mener des exercices communs avec Washington, Tokyo et Londres. Le porte-hélicoptère français Mistral a accosté dans la base navale américaine de Sasebo, au Japon, le 29 avril, avec deux hélicoptères britanniques à son bord, ont annoncé les autorités françaises.

Le navire de guerre doit mener les premiers exercices militaires communs de la France avec le Japon, les États-Unis et la Grande-Bretagne début mai, dans le Pacifique. Quelques 700 soldats doivent y prendre part.

L’arrivée du porte-hélicoptère français coïncide avec un essai de missile balistique réalisé par la Corée du Nord, et qui s’est soldé par un échec.

L’ambassadeur de France au Japon Thierry Dana a souligné que les deux événements n’étaient pas liés. Il a ajouté : « La coopération entre nos quatre nations pour faire respecter les lois, la paix et la stabilité dans la région démontrera notre disposition à nous occuper de la Corée du Nord ».

L’exercice est prévu du 3 au 22 mai dans les eaux proches du Japon, ainsi qu’à Guam et dans les îles Mariannes du nord, dans le Pacifique ouest, ont précisé les Forces d’autodéfense japonaises.

Le Mistral peut emporter 16 hélicoptères lourds ou 35 légers. Il peut aussi emmener entre deux et quatre bateaux de débarquement, jusque 59 véhicules terrestres et jusqu’à 900 soldats.

Après l’essai de Pyongyang, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal avait mis en garde : « En dépit de son échec, cet essai confirme la volonté du régime nord-coréen de se doter d’une capacité nucléaire opérationnelle et constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales. Notre responsabilité collective est de réagir avec fermeté et détermination. »

Paris avait également appelée la Corée du Nord « à procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses programmes nucléaire et balistique » et à « s’abstenir, sans condition, de tout geste risquant d’accroître encore davantage la tension dans la péninsule coréenne et de porter atteinte à la paix et à la sécurité internationales ». (source)

 

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Fin de l’Euro – Pendant que l’élite Européenne entame le « processus » à Davos, Marine Le Pen s’aligne et affine Sa « stratégie » …

Comme je l’ai précisé hier , concernant la Fin de l’Euro : Mario Draghi valide et l’élite Européenne en panique entame « le Processus » à Davos  . Pendant ce temps, de sont coté, MLP à la fois opportuniste et ambiguë, s’est vite alignée et pense aussi à l’après (et avant tout à arriver au pouvoir) . Dans les TOUS les cas – Qui que ce soit au pouvoir en France – l’Euro et l’Europe telle qu’on la connait arrive à sa fin . 

Marine Le Pen a imaginé ouvertement deux monnaies pour remplacer l’euro .

Une proposition (celle de l’euro ECU, qui est effectivement dans ses cartons) qu’elle avait déjà faite lors de la campagne présidentielle de 2012 et qu’elle a réitéré avant hier – et qui a créé une Polémique (de part l’ambiguïté volontaire de sa position) : 

Marine Le Pen présidente, les Français auraient deux monnaies, avait-elle expliqué mercredi. La candidate Front national à l’élection présidentielle souhaite mettre en place une « monnaie nationale » pour les Français au quotidien, éventuellement accompagnée par une « monnaie commune » pour les États et les grandes entreprises..

« Il est possible d’envisager pour les entreprises, ce qui a existé par le passé, qui était l’écu, une monnaie commune. C’est un peu compliqué, ça ne touche pas les 60 millions de Français, ça touche exclusivement les États ou les grandes entreprises », a-t-elle poursuivi. « Ça n’a pas été, c’est vrai, une grande réussite, mais on peut bien sûr envisager dans le cadre de cette négociation une coopération monétaire avec les pays d’Europe », a ajouté Marine Le Pen.

Le parti d’extreme droite tente de rassurer sur sa position de sortie de l’euro, majoritairement rejetée par les Français, selon les enquêtes d’opinion.  

Une monnaie commune nécessiterait l’accord des autres pays partenaires . (fondamentalement le point clef)

Elle a dans le même temps rectifié le tir tout en se réservant une marge de manœuvre en déclarant – « Il n’y aura pas deux monnaies en France »  . Elle joue sur les 2 tableaux en fait, c’est une position volontairement ambiguë – avant tout « opportuniste » :

Invitée mercredi de la matinale sur Europe 1, Marine Le Pen a réaffirmé sa volonté de sortir de la monnaie unique si elle était élue. Les ménages n’auraient plus accès à l’euro.

Marine Le Pen élue, l’euro ne circulerait plus en France, du moins pour les ménages, après la sortie du pays de la monnaie unique. C’est en tout cas ce que la présidente du Front national a indiqué, mercredi, sur Europe 1 : « Il y a aura une monnaie pour les Français, la monnaie nationale, pas deux monnaies. Pour les entreprises, il est possible d’envisager une monnaie commune qui touche exclusivement l’Etat ou les grandes entreprises. […] On peut envisager une coopération monétaire avec les pays d’Europe. »

« Dumping monétaire ». Pour Marine Le Pen, « l’euro a échoué, cette monnaie a entraîné une augmentation spectaculaire des prix et donc une baisse du pouvoir d’achat. Nous sommes victimes d’un dumping monétaire, cela fait perdre notre compétitivité. » Quant à la parité avec la monnaie unique de l’Union européenne, la présidente du Front national a indiqué qu’un nouveau franc équivaudrait à un euro.

Pour justifier son choix de quitter l’euro, la candidate FN s’est appuyé sur les « 140 économistes [qui parlent d’un échec de l’euro, NDLR], dont quatre ou cinq qui sont Prix Nobel d’économie. » Selon le FMi, cité par la candidat, ‘l’euro est sous-évalué de 6% pour l’Allemagne et sur-évalué de 15% pour la France, cela veut dire qu’il y a un différentiel de 21% de compétitivité du fait de cette monnaie unique. Cela nous tue », a insisté Marine Le Pen.

Vous l’avez bien compris , le FN s’adapte et a une position sans vraiment en avoir une (on appelle cela de la démagogie), tout ce qui compte, c’est être élu . (tout est bon pour le pouvoir)

 
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Publié par le 27 janvier 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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L’Etat italien se prépare à Nationaliser Monte dei Paschi (et à un Bail out)

Comme je le précisais hier,  Monte Paschi se «préparerait à un Bailout de l’ Etat » :

Les banquiers sont à court de solutions dans le secteur privé pour Monte dei Paschi di Siena et ont dit au prêteur italien de se préparer un plan de sauvetage de l’Etat ce week-end après que le Premier ministre Matteo Renzi a subi une défaite référendaire.

Pendant la nuit, nous en avons eu la confirmation par non pas une mais deux sources, avec italien II et Sole 24 signalant que le Trésor italien envisage une intervention directe de l’ État  » avec précaution » pour sauver la banque , un plan qui a déjà été esquissé par Rome et Bruxelles.

Les dirigeants de la banque se réunissent avec les responsables de la Banque centrale européenne aujourd’hui

Hé bien l’info se confirme, ce sont les contribuables Italiens qui devraient payer pour ne pas changer , dans ce qui ressemble fortement à une volonté de Nationaliser la banque – Les autorités italiennes se préparent à l’éventualité d’un renflouement par l’Etat de Banca Monte dei Paschi di Siena, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier, alors que l’espoir que la banque mène à bien son projet de recapitalisation en faisant appel au seul secteur privé semble s’amenuiser.

L’une des sources a déclaré qu’un décret gouvernemental autorisant un plan d’aide pourrait être publié dès ce week-end.

Selon deux sources informées du projet, le Trésor envisage d’augmenter la participation de l’Etat dans la banque en achetant des obligations subordonnées détenues par des investisseurs individuels pour les transformer en actions.

« Le gouvernement est prêt et mettra en oeuvre le projet si nécessaire », a dit l’une des sources.

L’Etat est déjà le premier actionnaire de la banque avec 4% du capital. Sa part pourrait passer à jusqu’à 40% avec le rachat de dette subordonnée, ce qui permettrait au Trésor de contrôler la banque et ses assemblées générales, selon les sources.

Monte dei Paschi, troisième banque d’Italie, doit lever cinq milliards d’euros d’ici la fin de l’année sous peine de liquidation mais la mise en oeuvre de ce projet est compliquée par la victoire du « non » au référendum constitutionnel de dimanche, après lequel le président du Conseil, Matteo Renzi, a annoncé son intention de démissionner.

Le départ du chef du gouvernement pourrait ouvrir la voie à la tenue d’élections législatives anticipées dans quelques mois et cette incertitude politique risque de dissuader certains investisseurs.

Trois personnes proches du dossier ont déclaré à Reuters que l’Etat devrait apporter des capitaux frais à Monte dei Paschi dans le cadre d’une recapitalisation « préventive », afin d’à empêcher une faillite de la banque et de prévenir une contagion à l’ensemble du secteur.

Une telle crise pourrait en effet déstabiliser le système financier italien, déjà fragilisé par 360 milliards d’euros de créances douteuses.

Le Trésor et italien et Monte dei Paschi n’étaient pas disponibles pour un commentaire dans l’immédiat.

A Bruxelles, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a déclaré que la CE était « en contact étroit » avec les autorités italiennes au sujet des banques.

« Les autorités se sont préparées et sont prêtes à intervenir si et quand cela est nécessaire », a-t-il ajouté.

L’administrateur délégué de Monte dei Paschi devait s’entretenir dans la journée avec des responsables de la Banque centrale européenne (BCE), selon plusieurs sources.

ROME VEUT PROTÉGER LES PETITS PORTEURS

Classée dernière des tests de résistance européens pratiqués l’été dernier, la banque toscane comptait s’assurer l’engagement ferme d’un ou plusieurs investisseurs stables et lancer une augmentation de capital dès mercredi ou jeudi.

Mais, de sources proches du dossier, on expliquait lundi que les banques chargées de l’opération, emmenées par JPMorgan et Mediobanca, avaient de fait suspendu le projet en raison de l’incertitude politique.

Leur mandat leur permet de renoncer à l’augmentation de capital si les conditions de marché sont défavorables et une source a déclaré qu’elles prendraient une décision d’ici vendredi mais que la probabilité de voir l’opération menée à bien était mince.

Monte dei Paschi espérait convaincre le fonds souverain du Qatar de lui apporter jusqu’à un milliard d’euros mais des banquiers proches du consortium chargé de l’opération ont déclaré que le fonds et d’autres investisseurs potentiels préféraient attendre de savoir quel gouvernement succéderait à celui de Matteo Renzi.

Ce dernier a annoncé dès dimanche soir qu’il allait démissionner, tirant ainsi les conséquences de la défaite cinglante de son gouvernement au référendum constitutionnel. Mais le président Sergio Mattarella lui a demandé de rester en fonctions jusqu’à l’adoption du budget 2017 par le Parlement, ce qui pourrait intervenir dès mercredi.

Ce choix a retardé la formation d’un nouveau gouvernement, ce qui rend d’autant plus difficile la démarche de Monte dei Paschi et de ses banques.

Une recapitalisation par l’Etat impliquerait forcément des pertes pour les actionnaires institutionnels porteurs de dette junior, conformément aux règles européennes en matière de résolution bancaire.

La banque toscane a déjà levé 1,029 milliard d’euros en convertissant en actions une partie de sa dette subordonnée.

Rome souhaite en revanche que les quelque 40.000 actionnaires individuels qui détiennent pour environ deux milliards d’euros d’obligations junior émises par la banque ne soient pas sollicités en cas de renflouement.

A la Bourse de Milan, l’action Monte dei Paschi a fini la journée en hausse de 1,18% à 18,90 euros; l’indice des valeurs bancaires italiennes a quant à lui rebondi de près de 9%, porté entre autres par des rachats de couverture.*

Modeste sell off sur les obligations italiennes (sur l’info que le PM Renzi va démissionner Aujourd’hui après l’approbation du projet de budget)

 

 
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Publié par le 7 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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Huit banques italiennes pourraient s’effondrer si le référendum du Premier ministre italien échouait, La BCE se prépare à intervenir …

Matteo Renzi discutait des affaires économiques de son pays au Council on Foreign Relations en septembre dernier. Des banquiers pensent qu'une défaite lors de son référendum mènerait à des faillites en chaîne des établissement bancaires de son pays

La prochaine crise viendra surement d’Italie et elle est imminente, ce pourrait être le gros Domino qui fera tomber l’Europe – D’ailleurs en embuscade, La BCE est prete à acheter plus d’obligations Italiennes si le Referendum « ébranle les Marchés » :

Dans un rapport confirmant que la BCE se prépare à une répétition d’un scénario post-Brexit,Reuters écrit que la BCE est prête à intervenir temporairement sur les achats d’obligations d’État italiennes si « les marchés sont ébranlés » lors du résultat d’ un référendum décisif de dimanche prochain, qui selon le WSJ déterminera probablement l’avenir non seulement de Monte Paschi , mais d’ autres banques italiennes insolvables, et que les coûts d’emprunt pour le plus grand débiteur de la zone euro montent brusquement. Le marché à terme des BTP (Obligations Italiennes) monte brièvement sur cette info

Comme observé ici la semaine dernière, les obligations du gouvernement italien et les actions bancaires ont été vendue abruptement avant le référendum sur les réformes constitutionnelles du 4 décembre et le marché a appris à apprécier le risque de troubles politiques. Les sondages d’opinion suggèrent que le camp du «Non» se dirige vers une victoire importante, ce qui pourrait forcer vers la sortie le Premier ministre Matteo Renzi dans le dernier bouleversement contre l’establishment balayant le monde développé..

Matteo Renzi discutait des affaires économiques de son pays au Council on Foreign Relations en septembre dernier. Des banquiers pensent qu’une défaite lors de son référendum mènerait à des faillites en chaîne des établissement bancaires de son pays

Avant le référendum décisif pour Matteo Renzi, qui doit faire passer le Parlement de deux à une chambre, des banquiers cités par The Financial Times estiment qu’une victoire du «non» sonnerait le glas pour huit établissements bancaires du pays.

Les conséquences politiques du référendum défendu par Matteo Renzi sur les modifications du fonctionnement du Parlement rendent fébriles les marchés financiers du pays.

Si le «non», qui domine nettement dans les sondages, venait à l’emporter, des banquiers cités par le quotidier britannique The Financial Times estiment que cela plongerait les marchés dans une zone de «troubles et de turbulences». Ils ont expliqué au journal que huit banques italiennes, dont la plus vieille du monde Monte dei Pashi, pourraient faire faillite.

En supposant que Renzi démissionne de son poste en cas de défaite, le pays entrerait dans une période d’incertitude, et ferait face à des difficultés pour former un gouvernement de transition et se trouver un nouveau Premier ministre. L’incertitude est toujours redoutée sur les marchés, et la fragilité des banques italiennes pourrait en pâtir.

Elles nécessitent en effet une recapitalisation, dont la plus fragile d’entre elles, Monte dei Pashi, de 5 milliards d’euros. La banque italienne, qui détient des prêts irrécouvrables à hauteur de 50 fois sa capitalisation, a négocié fin juillet un plan de secours qui implique entre autre JP Morgan, Deutsche Bank ou encore HSBC.

Un «non» au référendum pourrait remettre en question le programme, les banques pourraient trouver plus risqué d’intervenir que de ne pas le faire. «L’augmentation de capital des banques italiennes prévue juste après le référendum pourrait être encore plus difficile qu’actuellement en cas de victoire du non» prévient Lorenzo Cordogno, ancien chef économiste au Trésor italien.

Sans compter que la banque allemande se retrouve depuis au cœur de la tourmente et menace elle-même le système financier mondial.

Les banquiers cités par The Financial Times assurent que le pire scénario envisagé était qu’un échec de la recapitalisation et de la restructuration de la dette de la banque ne se traduise par «une perte de confiance généralisée dans le système bancaire italien et mettrait à mal une solution du marché pour ces banques en mauvaise santé financière».

Lundi 29 novembre, les valeurs bancaires italiennes étaient les plus affectées sur les marchés boursiers, Unicrédit et Banco Popolaire par exemple, perdaient plus de 3%.

 
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Publié par le 29 novembre 2016 dans économie, général, International, Politique

 

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