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L’Australie va maintenant sanctionner, deux fois par mois, les parents qui refusent de faire vacciner leurs enfants

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En France jusqu’ici, il existait une disposition juridique précise, l’article L3116-4 du code de la santé publique, selon laquelle « le refus de se soumettre ou de soumettre ceux sur lesquels on exerce l’autorité parentale ou dont on assure la tutelle aux obligations de vaccination (…) sont punis de six mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. » 

En plus du passage de trois à onze vaccins obligatoires, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) prévoit de supprimer cette disposition

En revanche, les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 devront être à jour de leurs vaccins pour être admis en crèche ou à l’école, ce qui constituera une contrainte non négligeable. Z

Le gouvernement australien renforce radicalement ses lois sur la vaccination, qui pourtant étaient déjà plutôt strictes. Le but est d’augmenter davantage le taux de vaccination dans le pays afin d’atteindre un niveau maximal.

Selon une déclaration de Dan Tehan, député et ministre des Services sociaux : à compter du 1er juillet 2018, les parents qui ne vaccineront pas leurs enfants perdront une partie de leurs soutiens financiers bimensuels.

Ceux qui reçoivent des versements de la Partie A de la prestation fiscale pour les familles, disponible pour les familles (ménages) ayant un revenu égal ou inférieur à 80’000 $ US par an, perdront 21 $ toutes les deux semaines pour chaque enfant qui ne serait pas à jour avec les vaccins requis.

Des politiques de vaccination qui varient partout dans le monde

En Franceonze vaccins sont devenus obligatoires depuis janvier 2018, et cela concerne tous les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. Le pays devient ainsi le détenteur du record européen du nombre de vaccins imposés avant l’âge de 2 ans.

En effet, à partir du 1er janvier, la loi a rendu obligatoires les vaccinations contre onze maladies infectieuses, au lieu des trois jusqu’ici imposées avant l’âge de deux ans. Le but étant de « contraindre pour convaincre » a déclaré la ministre de la santé et des solidarités Agnès Buzyn. Il s’agit d’utiliser la loi pour lutter contre une forme de défiance généralisée de la population contre les vaccinations.

Aux États-Unis également, il est devenu obligatoire pour les enfants de recevoir une série de vaccinations, sans quoi ils ne sont pas autorisés à aller à l’école.

« L’immunisation est le moyen le plus sûr de protéger les enfants contre les maladies évitables par la vaccination », a expliqué Tehan. Les parents qui ne vaccinent pas leurs enfants les mettent en danger eux ainsi que les autres enfants.

Il existe cependant des exemptions pour les personnes ayant des problèmes médicaux légitimes, c’est pourquoi il est important que tous ceux qui le peuvent, se fassent vacciner. Grâce au principe de l’immunité collective, si tous les autres sont vaccinés, ils restent isolés de la maladie en question.

Pour en revenir aux exemptions, il s’agit pourtant de l’une des problématiques quand il s’agit de vaccins. En effet, il y a malheureusement un nombre trop important d’autorisations d’exemptions pour des raisons personnelles, religieuses et philosophiques. Les taux d’acceptation lors de tels demandes sont scandaleux.

Les parents « anti-vaxxers » (anti-vaccins) sont de plus en plus nombreux dans l’hémisphère sud. Par exemple, certains parents australiens sont fondamentalement opposés à l’idée des vaccins, et ce sont probablement ces derniers qui subiront en premier le retour de flamme.

D’ailleurs, selon l’historique, l’effet d’une loi de vaccination stricte aurait tendance à faire hausser les taux de vaccination. En effet, le pays avait eu un certain succès concernant l’augmentation du taux de vaccination depuis que le gouvernement avait décidé de serrer la vis dans le passé.

En 2015, l’Australie a mis fin aux exemptions religieuses pour les vaccinations. Divers États australiens ont également commencé à respecter une politique « No Jab, No Play », qui interdit aux enfants non vaccinés de fréquenter les centres éducatifs et les garderies. Ils ont également banni les exemptions pour ceux qui s’opposent aux vaccinations sur le plan moral ou philosophique.

Puis en 2016, le pays a également introduit sa politique « No Jab, No Pay » : les parents des enfants non vaccinés perdent un supplément de paiement de prestations pour enfants, à hauteur d’environ 544 $ US par année.

En conséquence, 246’000 enfants de plus ont été vaccinés et le taux de vaccination dans le pays a grimpé jusqu’à 92.2%. Ceci en dépit du fait que le mouvement anti-vaccins reste une menace sérieuse.

Comme l’a rapporté ABC News en février, les « anti-vaxxers » du Queensland ont mis en place leurs propres services sociaux afin de contourner en partie les lois en vigueur.

Cette initiative gouvernementale est donc une modification des précédentes lois « No Jab, No Pay ». En effet, le principal changement consiste à passer à une réduction bimensuelle au lieu d’une pénalité de fin d’année. Selon Tehan, ce programme fournira « un rappel constant pour les parents de garder la vaccination de leurs enfants à jour ».

Sources : Trust My Science – Ministers for the Department of Social Services

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Publié par le 11 juillet 2018 dans général, Politique, Santé - nutrition

 

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« Fake news » : l’Allemagne veut sanctionner financièrement les réseaux sociaux !!

Des géants du web, dont Facebook, s'étaient engagés en décembre 2015 à examiner et supprimer dans un délai de 24 heures les commentaires signalés par les utilisateurs qui se répandent en ligne en Allemagne,
Des géants du web, dont Facebook, s’étaient engagés en décembre 2015 à examiner et supprimer dans un délai de 24 heures les commentaires signalés par les utilisateurs qui se répandent en ligne en Allemagne, (Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
Du grand n’importe quoi ! Apres la France, l’Allemagne : on voit bien que c’est une tendance générale et une grande tentation pour nos élites . La liberté d’expression est réellement en danger chers lecteurs !!

Un projet de loi porté par le gouvernement d’Angela Merkel prévoit que les réseaux sociaux auront un délai de 24 heures après leur signalement pour supprimer ou bloquer les « publications manifestement délictueuses ». Si ces délais ne sont pas respectés, les entreprises prises en défaut pourront se voir infligées jusqu’à 50 millions d’euros d’amende et les personnes physiques responsables au sein des réseaux sociaux jusqu’à cinq millions d’euros.

L’Allemagne a approuvé mercredi un projet de loi pour infliger jusqu’à 50 millions d’euros d’amende aux réseaux sociaux rechignant à lutter contre les contenus haineux et les « fausses informations », un sujet sur lequel Berlin se veut en pointe.

« Lorsqu’ils ne sont pas combattus de manière effective et ne font pas l’objet de poursuites, les crimes haineux représentent une grande menace pour la coexistence pacifique dans une société libre ouverte et démocratique », souligne le gouvernement d’Angela Merkel dans un communiqué.

D’après ce projet de loi qui vise notamment Facebook, Twitter ou Youtube, les réseaux sociaux auront un délai de 24 heures après leur signalement pour supprimer ou bloquer les « publications manifestement délictueuses », tandis que « les autres contenus délictueux doivent être effacés ou bloqués dans les sept jours suivant le signalement ». « Cela concerne aussi les copies de ces contenus délictueux », ajoute encore le gouvernement. Le délai de sept jours inscrit dans le projet de loi pour les contenus n’étant pas « manifestement » illégaux doit permettre de préserver la liberté d’expression en laissant le temps aux réseaux sociaux d’analyser ces contenus.

Le gouvernement souligne que l’avènement des réseaux sociaux a provoqué « un changement massif » dans les rapports entre les gens: « la culture du débat en ligne est souvent agressive, blessante et souvent pleine de haine ». En gestation depuis des mois, ce texte adopté en conseil des ministres a suscité de longs débats, notamment en raison de la frontière parfois floue séparant la liberté d’expression et les discours racistes qui sont durement combattus en Allemagne, pays encore largement marqué par son passé nazi.

Discours racistes et apologie du terrorisme

Porté par le ministre de la Justice, le social-démocrate Heiko Maas, le texte, qui doit encore être approuvé par le Parlement, prévoit que si ces délais ne sont pas respectés, les entreprises prises en défaut pourront se voir infligées jusqu’à 50 millions d’euros d’amende et les personnes physiques responsables au sein des réseaux sociaux jusqu’à cinq millions d’euros.

Sont concernés, outre les discours racistes, l’apologie du « terrorisme », la pédophilie, la diffamation, l’incitation à commettre des crimes et les menaces en tous genres.

Des géants du web, dont Facebook, s’étaient engagés en décembre 2015 à examiner et supprimer dans un délai de 24 heures les commentaires signalés par les utilisateurs qui se répandent en ligne en Allemagne, notamment à la suite de l’afflux de 890.000 migrants cette année-là. Les autorités jugent toutefois ces efforts insuffisants. Facebook assure faire son possible tout en insistant sur la difficulté de distinguer ce qui est pénalement répréhensible de ce qui relève de la liberté d’expression.(source)

 

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Les Socialistes veulent sanctionner « le buzz mensonger » !!!!

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Alors là … ça devient vraiment DINGUE . C’est incroyable .

Comme le note Fawkes : 

Cet amendement est réellement scandaleux et parait viser directement les médias alternatifs dont les médias de masse et le gouvernement ont décidé l’année dernière de faire leur cheval de bataille. De nombreuses informations comme la théorie du genre dans les livres recommandés par l’éducation nationale ont été étiquetées comme des canulars alors qu’il n’en est rien.
Il s’agit classiquement d’informations qui seraient susceptibles d’être visées par ce type de démarche puisqu’il s’agit d’une information (d’après eux) « erronée sur le contenu d’une politique publique » et qui est diffusée « à grande échelle ». Une fois encore, ce type d’amendement est présenté comme une mesure pour protéger les démocratie alors que c’est l’inverse.
Par contre, cela serait bien étonnant que ce type de mesure concerne les médias alignés qui eux peuvent balancer des canulars et des mensonges  en série tant qu’ils ne gênent pas l’ agenda politique du moment.

Et c’est tout à fait correct .

A mon avis le gouvernement va attaquer sur les 2 fronts, car ils sont liés : et le « complotisme », et les « fausses informations » « lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler » et qui auront « pris une dimension virale telle qu’elle en aggrave l’ampleur » .

Alors là je reste bouche bée .

Qui juge si une information est correcte ou pas ? Sur quels critères ?  La source ?

Et la satire, qui est une spécialité en France, et une des bases de la liberté d’informer ? 

« Fausse information » est une notion bien trop floue là encore, c’est comme « complotisme »

L’étau se resserre fortement . 

Jamais nos libertés, et la liberté d’information notamment, n’auront autant été, en sursis …

Voici Numérama :

Les députés socialistes défendront ce mercredi un amendement pour alourdir les sanctions pénales contre la diffusion de fausses informations lorsqu’elles génèrent du buzz sur Internet, en particulier lorsqu’il s’agit de hoax à caractère politique.

Dans le cadre de l’examen du projet de loi pour une République numérique d’Axelle Lemaire, l’ensemble des députés du groupe socialiste à l’Assemblée nationale ont signé un amendement n°CL387, qui vise à sanctionner plus durement les « hoax » (canulars) lorsqu’ils sont suffisamment bien élaborés pour avoir connu du succès sur les réseaux sociaux. Il sera examiné ce mercredi en commission des lois.

La loi sur la liberté de la presse de 1881 contient déjà un article 27, rarement mis en œuvre, qui condamne la diffusion de fausses informations, « lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler ». La peine de 45 000 euros est portée à 135 000 euros lorsque cette publication, diffusion ou reproduction est « de nature à ébranler la discipline ou le moral des armées ou à entraver l’effort de guerre de la Nation ».

Condamner les fausses informations sur l’action politique

L’amendement des députés socialistes vise à compléter cette disposition pour préciser que seront aussi sanctionnées de 135 000 euros d’amende les diffusions de fausses nouvelles « lorsque la publication, la diffusion ou la reproduction faite de mauvaise foi aura pris une dimension virale telle qu’elle en aggrave l’ampleur ».

On pourrait croire qu’il s’agit d’une réaction à la diffusion de fausses rumeurs lors des attentats du 13 novembre, qui avaient participé à alimenter la panique et à troubler le travail des policiers, mais l’exposé des motifs dévoile une autre ambition, plus politique à l’approche des élections présidentielle et législatives de 2017.

 

Une menace pour le bon fonctionnement de notre démocratie

« Nombreux sont les internautes qui sont victimes, qu’ils en soient conscients ou non, de canulars informatiques ou « hoax », sous la forme de courriels ou de lettres-chaînes. Ces canulars informatiques revêtent un caractère de particulière gravité lorsqu’ils visent à diffuser, à grande échelle, une information erronée sur le contenu d’une politique publique », dénoncent ainsi les députés Socialistes, sans livre d’exemple précis.

« L’internaute qui ne prend pas conscience de leur caractère mensonger est trompé dans son jugement là où, en tant que citoyen, il devrait toujours disposer d’une information fiable sur l’action de ses représentants. De plus, il peut également contribuer à diffuser – à son insu – des informations erronées, ce qui à grande échelle constitue une véritable menace pour le bon fonctionnement de notre démocratie ».

Aucune sanction n’est en revanche proposée pour la diffusion de fausses promesses électorales, qui ne sont pas perçues comme une menace pour la démocratie.

Les Socialistes veulent sanctionner le buzz mensonger

 
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Publié par le 13 janvier 2016 dans général, Insolite, International, Politique

 

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La lente mise à mort de la liberté d’expression

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Jamais un gouvernement n’aura fait autant reculer les libertés publiques que celui de Manuel Valls, à croire que la champ d’action du ministre de l’Intérieur se réduit à sanctionner l’expression d’opinions dissidentes. Chaque affaire médiatique est l’occasion de nouveaux reculs : affaire Mehra, affaire Clément Méric, affaire Dieudonné, fusillade de Bruxelles, attentat de Charlie Hebdo… autant de fenêtres d’opportunité pour gagner le soutien de l’opinion et faire passer des lois liberticides. Chaque situation de crise provoque un sentiment d’anxiété sociale appelant une reprise en main par l’État : le gouvernement et les médias dominants sont passés maîtres dans l’art de manier à  dessein ce mouvement d’insécurisation/sécurisation par lequel ils soumettent l’opinion. On assiste ainsi à une véritable mutation du contrôle social : hier l’instrument du combat contre la délinquance classique, il est aujourd’hui le moyen de défendre un ordre qui se veut moral et républicain mais qui est surtout identitaire et discriminatoire. Façonner les consciences et sanctionner les récalcitrants, voilà pour l’essentiel à quoi se réduit la politique autoritaire du gouvernement socialiste. Elle est le point d’achèvement d’un processus qui débute au milieu des années 1980 et dont nous voudrions rappeler ici les grandes lignes. 

A l’origine de la politique actuelle, le tournant de la rigueur

On n’a sans doute jamais mesuré totalement les conséquences du changement de cap décidé par le gouvernement Mauroy en mars 1983. Confronté à une fuite de capitaux, à un creusement du déficit budgétaire et à une série d’attaques contre le franc, François Mitterrand abandonne la politique de relance par la consommation qu’il avait suivie jusque là. Son souhait de maintenir la France dans le Système Monétaire Européen a eu raison de ses ambitions réformatrices inspirées du Programme commun d’union de la gauche.  Suivra alors une politique sociale-libérale qui montera en puissance avec la nomination de Laurent Fabius à Matignon –  privatisations, blocage des salaires, déréglementation des marchés financiers, orthodoxie budgétaire et promotion du modèle entrepreneurial – totalement à rebours des promesses de campagne du candidat Mitterrand. Dans leur conversion à l’économie de marché, les socialistes ont fait preuve d’un zèle remarquable : une note de l’Insee de 1990 donne même à la France la palme européenne du monétarisme et de la rigueur budgétaire, devant la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher et l’Allemagne d’Helmut Kohl. Et deux ans plus tard, le Parti Socialiste fera logiquement le choix d’adopter le très libéral traité de Maastricht.

Hollande dans les pas de Mitterrand

Entre la justice sociale et l’intégration européenne, le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy a choisi et n’est jamais revenu sur cet engagement lourd de conséquences.

Trois décennies plus tard, l’histoire se répète. Le cocktail est identique : intégration européenne à marche forcée, libéralisme économique et austérité budgétaire. L’équation aussi : de quelle légitimité le Parti socialiste et ses alliés peuvent se prévaloir pour mettre en oeuvre une politique qui trahit leurs engagements de campagne et ne répond en rien aux attentes des classes populaires ? La réponse est à l’avenant : éluder la question sociale en faisant diversion sur les questions de société. La recette avait bien fonctionné dans les années 1980 : lutte contre le racisme et l’antisémitisme, avec l’appui logistique de SOS Racisme lancé en 1984, en lieu et place de la défense du travail contre le capital. Le combat électoral contre le Front National devient rapidement le seul marqueur de gauche d’une politique totalement acquise aux intérêts du capital, et d’autant plus aisément que la démission économique des socialistes favorise la montée en force du vote protestataire d’extrême-droite.

Choc des civilisations contre lutte des classes

Mais pour la période actuelle, le tableau est légèrement modifié par une touche supplémentaire : le gouvernement socialiste a fait sienne la rhétorique de la « guerre contre le terrorisme », héritage des années Bush. L’alignement complet de la diplomatie française actuelle sur les intérêts du bloc américano-sioniste influence aussi sa politique intérieure. De fait, la question sociétale rejoint aujourd’hui la question identitaire : civilisation judéo-chrétienne d’un côté, Islam « barbare et conquérant » de l’autre. Les thèmes fétiches de la gauche – défense de la laïcité et combat contre l’antisémitisme, notamment – sont passés à la moulinette néoconservatrice. La politique actuelle sort ainsi les valeurs républicaines du contexte de l’immigration et des questions d’intégration qui était le leur dans les années 80 pour les inscrire dans une problématique du choc des civilisations : « Je suis Charlie » (contre la barbarie islamiste) en lieu et place de « Touche pas à mon pote ». Mais dans tous les cas, il s’agit encore de masquer la question sociale par la question identitaire : aviver les tensions communautaires entre français dits « de souche » et français issus de l’immigration pour désamorcer la lutte des classes et tourner le dos à la justice sociale. Et souvent à grands renforts de communication : l’union sacrée face au terrorisme affichée lors de la mobilisation générale du 11 janvier a relégué au second plan les antagonismes de classe, servant ainsi les intérêts des élites politiques et financières.

Catéchisme républicain et pénalisation de la dissidence

Comment obtenir l’adhésion du peuple à une politique contraire à ses intérêts ? Seule une minorité peut tirer profit du libéralisme économique et de la montée en force des tensions communautaires. L’adhésion spontanée étant donc exclue, il ne reste que le conditionnement idéologique et la pénalisation de la dissidence, deux recettes qui ont notamment fait leurs preuves dans le contexte de crise politique provoquée par la fusillade de Charlie Hebdo. L’anxiété sociale alimentée par la couverture médiatique de l’Islam radical suscite une demande de sécurité et permet au gouvernement de mener sa chasse aux sorcières avec le soutien de l’opinion. Des dizaines de procédures judiciaires pour apologie du terrorisme(qui relèvent en fait du délit d’opinion) pour un message posté sur les réseaux sociaux, pour une parole de trop ou pour un refus de la minute de silence, visant des simples citoyens parfois même des collégiens, n’ont pas suscité la moindre indignation politique à l’exception d’associations de défense des droits de l’Homme dont Amnesty International qui a pointé un risque de dérive judiciaire et d’atteintes graves à la liberté d’expression.

Politique d’ordre contre politique de sécurité

Peu actif sur le front de la délinquance classique – comme en témoignent les derniers chiffres de l’ONDRP – le gouvernement déploie en revanche une énergie remarquable pour sanctionner les idées ou les propos qu’il juge politiquement incorrects. La loi sur la presse de 1881 a été modifiée à plusieurs reprises par les socialistes, déjà en 1990 par la loi Fabius-Gayssot qui criminalise le négationnisme historique en faisant d’un délit la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité tels que définis dans les statuts du Tribunal militaire de Nuremberg. La « mère de toutes les lois mémorielles » a valu à Vincent Reynouard une nouvelle condamnation pour une vidéo postée sur Youtube, cette dernière à deux ans de prison ferme, soit le double de la peine encourue pour ce type de délit. La jurisprudence Dieudonné, fruit de la croisade lancée par Manuel Valls contre l’humoriste, lamine la protection dont bénéficiait la création artistique vis-à-vis du pouvoir et rend possible l’interdiction préventive d’une réunion ou d’un spectacle pour des motifs politiques. Last but not least, la création récente d’un délit d’apologie du terrorisme par la loi du 13 novembre 2014 est une arme (redoutable) de plus dans l’arsenal contre la liberté d’expression. Réprimer ceux qui ont le tort d’exprimer des idées non conformes : la politique du gouvernement consiste à défendre un ordre moral au besoin par la contrainte mais plus généralement par la persuasion.

Gauche morale contre gauche de transformation sociale.

Le catéchisme républicain est tout ce qu’il reste à une gauche démissionnaire sur le front économique et social. Mais le moralisme, une fois déconnecté de toute réalité matérielle, tourne à vide. La politique actuelle pousse jusqu’à l’absurde cette contradiction : d’un côté la loi Macron qui achèvera de démanteler le code du travail et de dépouiller les salariés de leurs derniers vestiges de protection sociale, de l’autre le bourrage de crâne sur les valeurs républicaines de liberté, de tolérance et d’égalité chaque jour démenties dans les faits. Signe de la fragilité du pouvoir, la propagande laïciste a atteint des sommets dans le contexte créé par l’attentat contre Charlie Hebdo, notamment quand la ministre de l’Éducation nationale a évoqué « de trop nombreux questionnements de la part des élèves » montrant ainsi les limites de sa conception de la démocratie… L’autoritarisme politique et  la négation de l’esprit critique sont devenus la norme d’un gouvernement ayant perdu toute crédibilité économique et sociale et foulant au pied les valeurs qu’il prétend défendre. Victime collatérale, la liberté d’expression vit ses derniers moments.

Voir également sur ce site : un entretien à propos de mon dernier ouvrage « La République contre les libertés« .

https://bourgoinblog.wordpress.com/2015/02/13/la-lente-mise-a-mort-de-la-liberte-dexpression/

 
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Publié par le 13 février 2015 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique, société

 

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SCOOP : Impérialisme néo-colonialiste : Le « parlement européen » veut sanctionner l’Ouganda et le Nigeria pour leurs lois anti-sodomites !!!

Loi/homosexuels : les eurodéputés veulent sanctionner l'Ouganda et le Nigeria  

 De quoi se mêle le « parlement européen » en Afrique ? Après les menaces de sanctions contre la Russie (la Russie a également adopté une loi interdisant la promotion publique de l’homosexualité de même que l’Ukraine pré-coup d’Etat en octobre 2012) les eurodéputés veulent maintenant sanctionner l’Ouganda et le Nigeria.

QUI SONT LES SODOMITES ? 

Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance 

Loi/homosexuels : les eurodéputés veulent sanctionner l’Ouganda et le Nigeria

 

Le Parlement Européen a demandé jeudi à l’Union européenne de sanctionner l’Ouganda et le Nigeria, à la suite du vote de lois anti-homosexuels dans ces pays, en réorientant l’aide au développement au bénéfice de la société civile et d’ONG, rapporte l’AFP.

 

Dans une résolution non contraignante adoptée à une large majorité, les députés appellent la Commission européenne et les Etats de l’UE à « réexaminer leur stratégie d’aide à la coopération au développement à l’égard de l’Ouganda et du Nigeria et d’accorder la priorité à la réorientation de l’aide vers la société civile et d’autres organisations ».

 

Selon les députés, les lois adoptées en décembre 2013 en Ouganda et au Nigeria qui prévoient de lourdes peines de prison à l’encontre des homosexuels constituent de « graves menaces » sur les droits de l’homme.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_14/Loi-homosexuels-eurodeputes-veulent-sanctionner-lOuganda-et-le-Nigeria-2294/

 
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Publié par le 14 mars 2014 dans société

 

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