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Archives de Tag: Russes

6 chasseurs russes auraient survolé l’espace aérien israélien

Que s’est-il passé à la mi-septembre entre la Russie et Israël ? La journaliste, blogueuse et écrivain Adeline Chenon Ramlat affirme que, suite à la destruction le 17 septembre 2018 d’un avion russe Il-20 avec 15 soldats à son bord, six chasseurs russes ont violé le lendemain l’espace aérien israélien.

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Les médias israéliens sur les S-300 russes en Syrie : «Ce sera un cauchemar»

s-300

Hé oui, Israël est bien désarmé face à ces S 300 .. ils ne vont plus pouvoir mener des opérations en Syrie comme ils veulent ..

Israël est-il  capable de détruire les S-300 syriens ? Voici des éléments de réponse : 

« Les experts russes croient que le déploiement des missiles S-300 sur le territoire syrien serait un atout pour la Russie », rapporte l’agence de presse américaine. Pour Jane’s Defence Weekly, « la Syrie a déjà de bons systèmes à courte et à moyenne portée. Les S-300 seraient en mesure de former un parapluie de défense aérienne à plusieurs couches assez complet sur la Syrie ». Or, ajoute l’expert, pour détruire les nouvelles armes, Israël utiliserait probablement des avions furtifs américains F-35 et mènerait une guerre électronique ». Les F-35 déjà fournis à Israël sauront-ils relever le défi qu’est la destruction des S-300 syriens ?

Des avis experts sont partagés : alors que le Pentagone vient de cesser l’achat des F-35 à leur concepteur Lockheed Martin pour cause de nombreux défauts qui lui sont propres, Israël, lui, aurait du mal à défier la Russie avec un appareil qui a peu de chance d’échapper aux tirs antimissiles russes quand bien même il serait furtif. (source)

 

 Mener une guerre électronique contre les Russes ? Là ça va être compliqué, Ils sont à la pointe dans le domaine . Les US en font les frais : 

L’ancien commandant de la guerre électronique de l’armée de terre américaine, Laurie Buckhout, a même noté que les USA ne disposaient pas de capacités de guerre électronique aussi importantes que la Russie.

«Nous avons une très bonne reconnaissance électronique et nous pouvons écouter tout le monde, mais nous ne disposons pas du dixième des capacités russes permettant de mettre des équipements hors service», affirme-t-il.

Israël se montre d’ailleurs trés inquiet à propos du brouillage électronique que les Russes menacent d’activer en cas d’opération israélienne. Z

La décision de livrer à la Syrie des S-300 russes a tellement inquiété la presse israélienne que ‘9tv.co.’ a même titré «Dans deux semaines ce sera un cauchemar pour Israël?».

The Jerusalem Post signale que les S-300 permettront aux militaires syriens de moderniser en profondeur le système de défense antiaérienne et de créer «une menace pour les avions israéliens» étant donné que ce système est capable de détecter des avions et des missiles balistiques à une distance allant jusqu’à 300 km.

Selon le média, pour l’heure, la défense antiaérienne en Syrie est dotée «de systèmes soviétiques périmés» et de systèmes tactiques plus modernes, car la Russie a déjà livré à Damas des systèmes sol-air de courte portée Pantsir S-1.

Haaretz estime que les S-300 ne garantiront pas une protection totale contre des frappes aériennes. Cependant leur présence menacera l’activité de l’aviation israélienne dans la région car désormais «Israël devra bien réfléchir avant de lancer une nouvelle attaque».

Le journal Yediot Aharonot trouve que la livraison de S-300 à la Syrie est, en effet, une mauvaise nouvelle pour Israël et demandera de la part des forces aériennes «davantage d’efforts, une meilleure planification et une plus grande prudence lors du recours à la force dans le ciel syrien et libanais».

Le média rappelle que la Russie a modernisé les systèmes syriens de gestion et de contrôle automatique de la défense antiaérienne, ce qui permettra d’augmenter la vitesse de réaction des batteries syriennes.

Évoquant les projets russes d’utiliser en Syrie des systèmes modernes de guerre électronique contre les chasseurs, les missiles et les drones, le média signale que leur déploiement limitera sensiblement la liberté d’action de l’aviation israélienne.

La Russie livrera d’ici 15 jours des systèmes antiaériens S-300 à l’armée syrienne afin de renforcer ses capacités de combat dans le cadre du drame de l’avion russe Il-20, a déclaré lundi 24 septembre le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

Le ministre a signalé qu’en 2013 la Russie avait suspendu la livraison de S-300 à la Syrie répondant à la demande d’Israël, mais qu’à présent la situation avait changé et non pas à cause de la Russie.

Le 17 septembre, la défense antiaérienne syrienne a ciblé par erreur un Il-20 russe avec 15 militaires à son bord. L’appareil se dirigeait vers la base aérienne de Hmeimim et a été abattu à 35 km des côtes syriennes. Le crash de l’avion a coïncidé avec un raid israélien contre la Syrie. La Russie accuse les pilotes israéliens d’avoir utilisé l’Il-20 comme couverture pour échapper aux missiles syriens.

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WW3 – Trump n’exclut pas de bombarder des militaires russes en Syrie !

Trump n’exclut pas de bombarder des militaires russes en Syrie

Selon le Wall Street Journal , les États-Unis envisagent plusieurs options en Syrie, notamment celle d’attaquer des objectifs russes et iraniens, au risque de provoquer une Guerre mondiale.  

Les forces américaines pourraient attaquer directement des militaires russes et iraniens déployés sur le territoire syrien, affirme The Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier.

Donald Trump évalue actuellement de possibles frappes visant les forces russes et iraniennes présentes en Syrie, en cas d’éventuelle attaque chimique perpétrée par les troupes fidèles au gouvernement de Damas, relate The Wall Street Journal, se référant à des officiels américains sous couvert de l’anonymat.

Selon ces même sources, le dirigeant syrien Bachar el-Assad aurait «approuvé l’emploi du chlore gazeux dans la reprise du dernier bastion des rebelles dans le pays» — c’est à dire la province d’Idlib — ce qui serait susceptible de provoquer une riposte de la part des forces américaines, souligne le journal.

Le Pentagone élabore différents scénarios militaires, mais M.Trump n’a pas encore décidé de ce qui devra ou non entraîner une riposte militaire, ni d’une éventuelle attaque sur des forces russes ou iraniennes soutenant M.Assad en Syrie», indique le média.

D’autres officiels contactés par le journal n’ont pas confirmé ces informations.

Alors que l’armée syrienne s’apprête à lancer une grande opération de reprise de la ville d’Idlib, la partie russe estime que les États-Unis ont l’intention de se servir d’une mise en scène impliquant des armes chimiques dans la région pour effectuer de nouvelles frappes sur la Syrie.

La semaine dernière, le Pentagone a annoncé que la partie américaine ne coopérerait pas avec Moscou dans le but de chasser les terroristes du gouvernorat d’Idlib.

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Les implications des nouveaux systèmes d’armes russes

C’est vrai que les Russes ont fait fort  en matière d’armements avec leur budget minable, c’est juste un incroyable exploit ! Les scientifiques Russes sont d’un trés haut niveau . Le discours de Poutine en Mars a fait l’effet d’une bombe et tout ça a terrifié les américains . Ils ont  rendu le bouclier anti missiles US obsolète avant même qu’il ne soit déployé ! Il semble bien que la Russie soit devenue sous l’impulsion de Poutine, la 1ere puissance militaro-technologique mondiale . Ça change beaucoup de choses .. Z 

Pendant la guerre russo-géorgienne d’août 2008, les opérations de la 58e armée ont été qualifiées de « contrainte à la paix ». C’est un terme approprié une fois qu’on se souvient de ce qui était vraiment en jeu à ce moment-là. Les Russes ont gagné cette guerre et, en fait, forcé la Géorgie à vivre dans une atmosphère beaucoup plus paisible.En termes clausewitziens, les Russes ont atteint l’objectif principal de la guerre en obligeant l’ennemi à faire la volonté de la Russie. Les Russes, comme l’ont montré les événements des 19 dernières années, ne se font plus d’illusions sur la possibilité d’une conduite civilisée raisonnable de la part de l’Occident combiné, et surtout des États-Unis qui continuent à résider dans leur bulle qui les isole de toute voix extérieure de raison et de paix. Les antécédents mondiaux des États-Unis au cours des dernières décennies ne nécessitent aucune élaboration particulière – c’est un bilan des catastrophes militaires et humanitaires. 

Le discours du 1er mars de Vladimir Poutine adressé à l’Assemblée fédérale de la Russie ne parlait pas sur les prochaines élections présidentielles de la Russie, comme le suggèrent beaucoup à l’Ouest, obsédés par les élections. Le discours de Poutine visait à contraindre les élites américaines à la paix, sinon à la paix, au moins dans une certaine forme de santé mentale, étant donné qu’elles sont actuellement complètement détachées des réalités géopolitiques, militaires et économiques d’un nouveau monde émergent. Comme ce fut le cas avec la Géorgie en 2008, la coercition était basée sur le pouvoir militaire. L’Armée russe pré-Choïgou, malgré tous ses défauts réels et perçus, se débarrassa en cinq jours de la force géorgienne entraînée et partiellement équipée des États-Unis – la technologie, le personnel et l’art opérationnel de l’armée russe étaient simplement meilleurs. De toute évidence, un tel scénario n’est pas possible entre la Russie et les États-Unis ; cela au moins avant que le mythe américain de la supériorité technologique ne soit démystifié.

Les élites américaines au pouvoir, dont la majorité n’a jamais servi un jour en uniforme, n’ont jamais fréquenté d’institutions académiques militaires sérieuses et dont l’expertise sur de sérieuses questions militaro-technologiques et géopolitiques se limite à quelques séminaires sur les armes nucléaires et, dans le meilleur des cas, les efforts du Congressional Research Service ne sont tout simplement pas qualifiés pour saisir la complexité, la nature et l’application de la force militaire. Ils n’ont simplement aucun point de référence. Pourtant, étant un produit de la culture pop-militaire américaine, aussi connue sous le nom de porno et de propagande militaire, ces personnes – cette collection d’avocats, de « scientifiques » politiques, de sociologues et de journalistes qui dominent la cuisine stratégique américaine et cuisine sans arrêt des doctrines militaires et géopolitiques délirantes – ne peuvent rien comprendre, quand leurs pauvres idées sont dégommées par tout le monde.

Le message de Poutine aux États-Unis était extrêmement simple : il a rappelé aux États-Unis leur refus condescendant de même envisager la position de la Russie sur le Traité ABM. Comme l’a déclaré Jeffrey Lewis, dans un surprenant moment de sobriété pour le magazine Foreign Policy :

« La genèse réelle d’ une nouvelle génération d’armes nucléaires bizarres de la Russie ne réside pas dans la plus récente Nuclear Posture Review, mais dans la décision de l’administration George W. Bush en 2001 de se retirer du Traité sur les missiles antibalistiques, et l’échec bipartisan à la fois par Bush et les administrations Obama à s’engager de manière significative avec les Russes sur leurs préoccupations au sujet des défenses antimissiles américaines. Poutine a dit autant dans ses remarques. ‘Pendant toutes ces années depuis le retrait unilatéral des États-Unis du Traité ABM’, a expliqué Poutine, ‘nous avons travaillé intensivement sur les équipements avancés et les armes, ce qui nous a permis de développer de nouveaux modèles d’armes stratégiques’. Malheureusement, nous n’avons jamais eu les armes diplomatiques dont nous avions besoin. » 

Le message de Poutine était clair : « Vous ne nous avez pas écoutés alors, vous allez nous écouter maintenant ». Après cela, il a procédé à ce qui ne peut être décrit que comme un Pearl Harbor militaro-technologique rencontrant Stalingrad. Les ramifications stratégiques des derniers systèmes d’armes présentés par Poutine sont immenses. En fait, ils sont historiques par nature. Bien sûr, de nombreux experts américains, selon toute vraisemblance, ont rejeté cette affirmation comme étant grossière – c’est ce que l’on attend de la communauté des « experts » militaires américains. D’autres n’étaient pas aussi dédaigneux et certains ont été, en effet, profondément choqués. L’impression générale aujourd’hui, un jour après la présentation de Poutine, peut être décrite en termes simples comme telle : l’écart de missiles est réel et, en fait, ce n’est pas un fossé mais un abîme technologique. Paradoxalement, cet abîme n’est pas ce que beaucoup admettent, comme le RS-28 Sarmat missile balistique, dont l’existence et les caractéristiques approximatives étaient plus ou moins connues depuis des années. C’est indéniablement une réussite technologique impressionnante d’avoir un missile balistique avec une portée non seulement illimitée mais aussi capable de trajectoires qui rendent toute défense anti-balistique inutile. En fin de compte, être attaqué depuis le pôle Sud, à travers l’Amérique du Sud, n’est pas une éventualité à laquelle l’armée américaine est capable de faire face. Probablement pas pendant de très nombreuses années.

Le système d’arme hypersonique russe appelé Avangard (évoluant à plus de Mach 20), qui est déjà en production en série, n’est pas non plus un développement inattendu – les États-Unis ont leur propre programme, bien que pas encore opérationnel, pour ces types d’armes aux États-Unis depuis le milieu des années 2000 sous la tutelle du PGS (Prompt Global Strike). Oui, ce sont des réussites technologiques stupéfiantes de la part de la Russie avec le terme bizarre de Jeffrey Lewis étant un euphémisme pour « nous n’avons rien de comparable », mais ce n’était même pas là où le vrai choc devait être. Plusieurs de mes articles sur cette ressource ont été concentrés précisément dans la zone où les États-Unis étaient plus que en retard, les missiles de croisière, toutes sortes d’entre eux. J’ai prédit le vrai déclin militaire américain, notamment par ce chemin il y a de nombreuses années. Aujourd’hui, il est clair que la Russie possède un avantage militaire et technologique écrasant dans les missiles de croisière et aéro-balistiques.

Alors que les laquais occidentaux discutaient encore de tous ces systèmes d’armes exotiques et, sans aucun doute, conçus pour délivrer des frappes nucléaires à n’importe quel point du globe avec une très grande précision, beaucoup de vrais professionnels haletaient de surprise quand le Dagger (Kinzhal) a été dévoilé. C’est un changeur de jeu complet géopolitiquement, stratégiquement, opérationnellement, tactiquement et psychologiquement. On savait depuis longtemps que la marine russe déployait déjà un missile anti-navire 3M22 Zircon révolutionnaire (évoluant à plus de Mach 8). Aussi impressionnant et pratiquement impossible à intercepter par toutes les défenses anti-aériennes qu’est le Zircon, le Kinzhal est tout simplement choquant dans ses capacités. Il est probablement basé sur le célèbre Iskander, capable, très maniable (évoluant à plus de Mach 10). C’est un missile aéro-balistique avec une portée de 2000 kilomètres, porté par MiG-31BMs, et il vient de réécrire l’histoire de la guerre navale. Il a rendu obsolètes les grandes flottes de surface et leurs personnels de bords. Non, vous ne vous trompez pas. Aucun système de défense aérienne ou anti-missile dans le monde aujourd’hui (peut-être à l’exception du prochain S-500 spécialement conçu pour l’interception de cibles hyper-sonores) n’est capable de faire quoi que ce soit à ce sujet, et, très probablement, cela prendra des décennies pour trouver l’antidote. Plus précisément, aucun système de défense anti-aérien moderne ou en perspective déployé aujourd’hui par une flotte de l’OTAN ne peut intercepter même un seul missile présentant de telles caractéristiques. Une salve de 5 à 6 missiles de ce type garantit la destruction de tout groupement de combat avec un porte-avion ou de tout autre groupe de surface, d’ailleurs – tout cela sans utiliser de munitions nucléaires.

L’utilisation d’une telle arme, d’autant plus que nous savons maintenant qu’elle est déjà déployée dans le district militaire sud de la Russie, est très simple : le lieu de largage de ces missiles par des MiG-31 le plus probable se situera dans les eaux internationales de la mer Noire. Il interdira toute la Méditerranée orientale à tout navire de surface ou groupe de navires. La Russie peut également fermer complètement le golfe Persique. Il crée également une vaste zone interdite dans le Pacifique, où les MiG-31BM de Ielizovo au Kamtchatka ou la base aérienne de Centralnaïa Uglovaïa dans le Kraï de Primosrky pourront patrouiller de vastes distances au-dessus de l’océan. Il est, cependant, remarquable que la plate-forme actuelle pour le Kinzhal est le MiG-3, indiscutablement le meilleur intercepteur de l’histoire. Évidemment, la capacité du MiG-31 à atteindre des vitesses supersoniques très élevées (bien supérieures à Mach 2) est un facteur clé du lancement. Mais quelles que soient les procédures de lancement de cette arme terrifiante, les conséquences stratégiques immédiates du déploiement opérationnel de Kinzhal sont les suivantes :

Il retire enfin les porte-avions de la niche de la projection de puissance pure contre des adversaires faibles et sans défense, et loin de la zone maritime éloignée de la Russie, que ce soit la Méditerranée, le Pacifique ou l’Atlantique Nord. Cela signifie également une zone de non-droit complète pour l’un des 33 destroyers et croiseurs de la US Navy équipés d’Aegis qui sont cruciaux pour la défense antimissile américaine ;
Il fait des groupes classiques avec porte-avions une force de frappe principale contre un pair ou un quasi-pair complètement obsolète et inutile, il rend aussi n’importe quel vaisseau de combat de surface sans défense quelles que soient ses capacités de défense aérienne ou antimissile. Il annule complètement des centaines de milliards de dollars d’investissement dans ces plates-formes et ces armes, qui ne deviennent soudainement rien de plus que de grosses cibles sans défense. Tout le concept de bataille air-mer, c’est à dire le Concept joint pour l’accès et la manœuvre dans les communs mondiaux (Joint Concept for Access and Maneuver in the Global Commons/JAM-GC), qui est la pierre angulaire de la domination mondiale américaine, devient simplement inutile – c’est une catastrophe doctrinale et financière.
Le contrôle maritime et le déni de mer changent de nature et fusionnent. Ceux qui ont de telles armes, possèdent simplement de vastes espaces de la mer limités par les portées du Kinzhal et de ses transporteurs. Il supprime également complètement tout support de surface crucial pour les sous-marins dans la zone, les exposant ainsi aux navires d’aviation patrouillant en surface ou dans les airs. L’effet est multiplicatif et profond.La Russie a beaucoup de ces transporteurs, le programme de modernisation des MiG-31 pour sa version BM était en plein essor depuis quelques années maintenant, et les unités de première ligne de l’armée de l’air voient un afflux considérable de ces avions. Les raisons d’une telle entreprise de modernisation sont maintenant claires. Elle l’a été pour les MiG-31BM, plates-formes de lancement pour le Kinzhal . Comme le général James L. Jones l’a enregistré en 1991, après la première guerre du Golfe, « Tout ce qu’il faut pour faire paniquer un groupement tactique est d’entendre quelqu’un laisser tomber un couple de bidons de 50 gallons dans l’eau ». Le Kinzhal supprime efficacement toute force de surface non suicidaire à des milliers de kilomètres des côtes russes et rend ses capacités non pertinentes. Dans le jargon des profanes, cela ne signifie qu’une chose : la totalité de la composante de surface de la marine américaine devient une force creuse, utile uniquement pour les défilés et des manifestation aux drapeaux près et dans les eaux littorales des nations faibles et sous-développées. Cela peut être fait pour une infime partie des coûts astronomiques des plates-formes et des armes américaines.Il est très difficile à ce stade de prédire pleinement les retombées politiques du discours de Poutine aux États-Unis. Ce qui est facile à prévoir, cependant, c’est l’utilisation du cliché de l’asymétrie. L’utilisation de ce cliché est fausse. Qu’est-il arrivé le 1er mars cette année avec l’annonce et la démonstration de nouvelles armes russes. Ce n’était pas d’ordre asymétrique, c’était une reconnaissance de l’arrivée définitive d’un tout nouveau paradigme dans la guerre et la technologie militaire et, par conséquent dans la stratégie et l’art opérationnel. Les anciennes règles et la sagesse ont cessé de s’appliquer. Les États-Unis n’étaient pas et ne sont pas préparés à cela, malgré de nombreux professionnels, y compris aux États-Unis, mettant en garde contre le nouveau paradigme militaire et technologique et une myopie et un hybris américains dans tout ce qui touche à l’armée. Comme le colonel Daniel Davies a été forcé d’admettre :

« Aussi justifiée que puisse être cette fierté à l’époque, elle s’est rapidement transformée en arrogance désagréable. Maintenant, c’est un danger absolu pour la nation. Peut-être rien n’illustre mieux cette menace que le système d’acquisition dysfonctionnel du Pentagone. » 

Il est prudent de prédire aujourd’hui, dans le contexte d’une approche américaine de la guerre, qu’il n’y aura pas de réponse technologique américaine raisonnable à la Russie dans un avenir prévisible. Les États-Unis n’ont tout simplement pas de ressources autres que de faire tourner la planche à billet et de se ruiner complètement dans le processus pour contrer cette menace. Mais le fait est que les Russes le savent et le discours de Poutine ne consistait pas à menacer directement les États-Unis qui, à toute fin pratique, sont simplement sans défense contre la pléthore d’armes hyper-soniques de la Russie. La Russie ne poursuit pas l’objectif de détruire les États-Unis. Les actions de la Russie ne sont dictées que par une seule cause: tirer au pistolet sur un mec bourré qui brandit un couteau et lui faire prêter attention à ce que les autres peuvent avoir à dire. En d’autres termes, la Russie a une arme à feu dans un combat au couteau et il semble que ce soit la seule façon de traiter avec les États-Unis aujourd’hui.

Si les avertissements et la démonstration de la supériorité militaro-technologique russe ont un effet, comme le souhaitait la Russie depuis le début, une discussion sensible sur le nouvel ordre mondial pourrait commencer entre les principaux acteurs géopolitiques. Le monde ne peut plus se permettre un tyran prétentieux, s’auto-glorifiant dont les intimidations sonnent creux, qui ne sait pas ce qu’il fait et menace la stabilité et la paix du monde. L’hégémonie autoproclamée américaine est terminée là où cela compte vraiment pour tout hégémon réel et perçu – le domaine militaire. C’était fini depuis un certain temps maintenant, il a juste fallu le discours de Poutine pour démontrer le bon vieux truisme d’Al Capone que l’on peut aller bien plus loin avec un mot gentil et une arme à feu qu’avec un mot gentil seul. Après tout, la Russie a essayé un mot gentil, ça n’a pas marché et les États-Unis n’ont qu’eux-mêmes à blâmer.

Andrei Martyanov

On peut aussi lire son essai pointu sur la question. Commentaire du traducteur Ce texte est la traduction d’un article d’un spécialiste russe en questions militaires. Miraculeusement ignoré en France, très commenté en Amérique, il affirme que les Russes sont maintenant au-dessus du lot. Avec un problème : on ne les croit pas.

Traduit par Nicolas Bonnal

 

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Jean-Pierre Petit : Modèle Janus et Armes russes

 

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Des chasseurs russes menacent une frégate française en Méditerranée

Dans les médias on a pu lire ceci ces derniers jours :

« Assurant que la France « ne souhaite aucune escalade », Emmanuel Macron a précisé mardi que d’éventuelles frappes ne viseraient en aucun cas les « alliés » du régime syrien. 

La France annoncera « dans les prochains jours » sa réponse à l’attaque chimique présumée en Syrie et, si elle décide de frappes, celles-ci viseront les « capacités chimiques » du régime et en aucun cas ses « alliés » russe et iranien, a déclaré mardi le président français Emmanuel Macron. »

Hé bien on comprend facilement pourquoi Macron veut à tout prix éviter d’énerver les Russes … Ces derniers ont d’ores et déjà envoyé des chasseurs survoler nos capacités militaires … Mais si la France attaque avec les anglo saxons, ce qui semble certain, elle s’expose au pire !! La destruction de notre pays parmi les 1er, voilà l’enjeu en cas d’escalade mortelle . Macron joue trés gros, il joue avec nos vies !!! Z 

En cas d’affrontement majeur avec la Russie, il est fort probable que les navires français ou anglais seraient les premiers pris pour cible par l’aviation russe pour la simple et bonne raison que dans une « saine » gestion d’une escalade militaire savamment conçue, on commence par frapper un allié direct du grand patron, à savoir des États-Unis, pour que les USA ne soient pas frappés directement.

C’est également tout le sens de l’avertissement sans frais adressé par la Russie à la France et aux États-Unis.

Il semble que le message ait été bien reçu à l’Élysée, qui semble nettement moins pressé et ravi d’aller se frotter à l’ours russe même en Syrie.

Retenons notre souffle, mais en cas d’escalade, c’est la marine française qui pourrait bien payer les premiers pots cassés.

Charles SANNAT

La frégate française Aquitaine, déployée en Méditerranée orientale, aurait été survolée par des avions de chasse russes ce week-end sur fond d’augmentation des tensions en Syrie.

Des chasseurs russes ont effectué au cours du week-end un survol de la frégate multi-mission (FREMM) française Aquitaine qui se trouve en Méditerranée orientale, selon des informations du magazine Le Point.
L’État-major de la Marine a confirmé le fait du survol par des avions de chasse russes Su-24 et Su-30 et l’a qualifié d’action dangereuse et inamicale. En outre, les avions étaient armés, souligne le quotidien.

Participant à l’opération Chammal, la frégate Aquitaine navigue avec le destroyer américain USS Donald Cook et trois autres navires de ce type. Cette flottille est déployée près de la côte libanaise, selon le quotidien Ouest-France. La FREMM Aquitaine, dotée de missiles de croisière navals capables d’atteindre des cibles à plus de 1 000 kilomètres, pourrait effectuer des frappes contre la Syrie en réponse à l’attaque chimique présumée à Douma dont Damas est accusé par des pays occidentaux, ajoute Le Point.
Les radicaux du groupe Jaych al-Islam ont précédemment accusé les forces gouvernementales syriennes d’avoir eu recours, samedi 7 avril, à des armes chimiques contre un hôpital de Douma, dans la Ghouta orientale. Ces allégations ont été reprises par les puissances occidentales, le Président Trump ayant estimé que la Syrie devait « payer le prix fort pour l’attaque chimique ».

La diplomatie russe a pour sa part qualifié d’« intox » les informations sur une attaque chimique en Syrie.

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Expulsions de diplomates russes : Moscou dénonce une «provocation» et promet « une réponse symétrique »

Expulsions de diplomates russes : Moscou dénonce une «provocation» et promet une réponse symétrique 
Une fois de plus la tension n’en fini pas de monter entre les Russes et l’occident . La confrontation s’étend sur tout les terrains possibles et imaginables . Où et comment est ce que ça va se terminer ??? Poutine est déterminé à aller au bout et à gagner cette nouvelle guerre froide. L’arrivée de Trump,empêtré dans le scandale de l’influence Russe sur les élections US, n’aura finalement rien changé  . Bien au contraire ……. Z 

Après l’annonce par 21 Etats de l’expulsion de plus de 100 diplomates russes, Moscou n’a pas tardé à réagir, regrettant un signal inamical envoyé par l’Occident. Des mesures russes de rétorsion sont prévues.

La Russie regrette la décision de gouvernements occidentaux, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, d’expulser des diplomates russes, en raison de l’empoisonnement de l’ex agent-double russe Sergueï Skripal sur le sol britannique. Réaffirmant son innocence dans cette affaire, Moscou a déclaré le 26 mars par la voix du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, que la réponse russe à ces décisions serait basée sur le principe de la réciprocité. «Nous regrettons cette décision qu’ils expliquent par la prétendue affaire Skripal. Nous l’avons déjà dit et nous le répétons : la Russie n’a jamais eu et n’a rien à voir avec cette affaire», a ainsi fait savoir le porte-parole du Kremlin.

Il a également fait savoir que ce serait le président Vladimir Poutine qui prendrait une décision définitive, quant à la forme précise des mesures de rétorsion.

Le ministère russe des Affaires étrangères a en outre qualifié de «provocation» ces expulsions de diplomates, les décrivant comme une décision inamicale de la part des Occidentaux. Dans un communiqué, la diplomatie russe a affirmé que les pays en question faisaient ainsi le jeu de Londres, qui «a pris de facto une position fondée sur des préjugés, biaisée et hypocrite, produisant des accusations infondées contre la Fédération de Russie, sans explications sur ce qui s’est passé et en refusant la coopération». La «solidarité» exprimée par les pays occidentaux vis-à-vis de Londres «nuit à l’enquête» sur l’affaire Skripal et contredit le droit international, selon le ministère russe.

La Russie réaffirme par ailleurs qu’elle souhaite «connaître la vérité sur l’empoisonnement des citoyens russes [l’ex-agent double et sa fille] sur le sol britannique». «Malgré nos demandes répétées à Londres, la partie russe n’a obtenu [du Royaume-Uni] aucune information sur l’affaire. Les alliés des Britanniques ont agi sans disposer de données objectives et exhaustives, et suivent aveuglément les principes de l’unité euro-atlantique, défiant le bon sens, les principes du dialogue civilisé entre les Etats et le droit international», a enfin regretté la diplomatie russe, ajoutant qu’un «mouvement aussi hostile» de la part de ces pays ne resterait pas sans réponse.

Ambassadeur russe à Paris : «Nous sommes profondément déçus»

En ce qui concerne le cas précis de la France, l’ambassadeur de Russie à Paris, Alexeï Mechkov, a déclaré que les Russes étaient «profondément déçus de cette initiative de la part de [leurs] collègues français ». Cette décision d’expulser des diplomates a été prise, selon lui, «sans avoir attendu les résultats de l’enquête» sur l’affaire Skripal. Qualifiant l’accusation britannique, sur laquelle se fondent les pays occidentaux, de «provocation sale», l’ambassadeur a affirmé que la Fédération de Russie se réservait le droit de répondre de façon adéquate.

Les relations russo-américaines au plus bas

Concernant le cas des diplomates russes expulsés des Etats-Unis, une source du ministère des Affaires étrangères russes citée par l’agence RIA a déclaré, plus tôt dans la journée : «La réponse sera symétrique, nous y travaillerons dans les prochains jours et nous répondrons tour à tour à chaque pays.»

En outre,à Washington, l’ambassadeur de Russie, a déclaré que la décision américaine d’expulser des diplomates russes était «injustifiée» et qu’elle aggravait, encore, les relations russo-américaines. Anatoly Antonov a également regretté que les Etats-Unis ne semblent comprendre que la force, selon l’agence RIA.

19 Etats occidentaux ont décidé le 26 mars d’expulser plus de 100 diplomates russes, en lien avec l’affaire Skripal. Londres a désigné Moscou le 14 mars comme étant responsable de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal le 4 mars, à Salisbury. Le Royaume-Uni avait alors décidé d’expulser 23 diplomates russes et annoncé le gel des relations bilatérales. La Russie, qui clame son innocence et accuse Londres de ne «pas vouloir entendre les réponses», avait ordonné en représailles l’expulsion de diplomates britanniques et la fin des activités du British Council sur son territoire. Le 23 mars, les 28 pays de l’Union Européenne, emboîtant le pas au Royaume-Uni, avaient à leur tour jugé «très probable» la culpabilité de la Russie, bien que certains pays comme l’Italie ou la Grèce ont tenu à exprimer une position plus tempérée.

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Publié par le 27 mars 2018 dans général, International, Politique

 

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