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Une riposte russe pire que les S-300 ?

Une riposte russe pire que les S-300?

Le système de guerre électronique que les russes déploient en Syrie ne vise pas qu’Israël, mais tout l’occident . La Russie créé de fait une zone d’exclusion aérienne en Syrie . Mener des opérations en Syrie va devenir fort compliqué pour l’occident, mais je doute que ces derniers renoncent à la Syrie . N’oublions pas non plus que les US y ont des bases, comme celle d’Al tanf . Le ciel Syrien devient une véritable poudrière, et le danger d’une guerre mondiale se rapproche !! Z 

Capable d’intercepter les avions qui décolleraient en Europe et en Israël, de neutraliser les satellites espions et les radars au sol et aériens, le système de guerre électronique russe a débarqué en Syrie. Très mauvaise nouvelle pour le régime de Tel-Aviv.

À la suite de la destruction de l’avion russe Ilyushin-20 en Syrie, utilisée par les avions de combat israéliens à titre de bouclier et ce, pour éviter la DCA syrienne, le dispositif de guerre électronique « Krassukha-4″ a été déchargé le mardi 25 septembre à la base aérienne russe Hmeimim, près de Lattaquié, un jour après que le ministre russe de la Défense, le général Sergueï Choïgou, avait promis de renforcer les systèmes de guerre radio-électroniques en Syrie.

« Des brouilleurs spécialisés pourraient être déployés parallèlement aux systèmes au sol pour renforcer également les flottes navales israéliennes », a expliqué Vladimir Mikheyev, conseiller du premier directeur général adjoint de la compagnie Concern Radio-Electronic Technologies (KRET).

« Et tout cela sera intégré dans un système de contrôle commun et nous saurons non seulement quand exactement un appareil sera entré dans l’espace aérien de cette région, mais aussi à quel moment un avion se sera déplacé sur la piste, et ce, que ce soit en Israël ou en Arabie Saoudite ou même en Europe », a-t-il précisé avant de détailler davantage les mesures de guerre électronique prises par Moscou contre Israël.

Les analystes politiques sont d’avis que la riposte russe à la mort de 15 militaires russes à bord de l’Il-20 dépasse ainsi largement la seule livraison des S-300 à l’armée syriennes. Il s’agit en effet d’efforts destinés à clouer au sol les appareils israéliens, les privant de tout marge de manœuvre. Vladimir Mikheyev revient d’ailleurs sur cet aspect et dit : « Une fois qu’un avion est repéré dans un aérodrome, le système de guerre radio-électronique renforcé lui attribue automatiquement un numéro cible et offre diverses options : soit une reconnaissance radio-électronique, une atténuation ou une suppression électronique, voire, si la situation est critique, feu à effet », a-t-il noté.

Bien qu’il ne soit pas le système de guerre électronique le plus sophistiqué de l’arsenal russe, le Krassukha-4 est très avancé et correspond aux attentes du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, dont l’altercation avec le commandant en chef de l’Armée de l’air israélienne, lors de leur rencontre jeudi 20 septembre a été largement répercutée dans les médias. Le système déployé en Syrie peut bloquer les systèmes de communication, désactiver les missiles et les aéronefs guidés et neutraliser les satellites et radars espions orbites terrestres (AWACS) à des distances de 150 à 300 km, couvrant ainsi le nord et le centre d’Israël. Le Krassukha-4 peut également endommager la guerre électronique adverse.

Que peut faire Israël? 

Les analystes politiques relèvent une véritable panique du côté israélien et la focalisation de Tel-Aviv renvoie surtout à cette crainte foncière. L’armée israélienne a plutôt axé sa réponse sur les mesures de la Russie concernant les huit batteries de défense S-300 promises à l’armée syrienne. Les officiels israéliens, eux, semblent avoir peur du « duel électronique » qui les attende et qui les place face à la Russie.

L’armée israélienne connaît le Krassukha-4 mais n’a jamais eu à faire face à une guerre électronique d’envergure, impliquant ce dispositif. Ainsi, Israël ne pourra-t-il qu’agir à l’aveuglette. Ceci dit, le Krassukha-4 est bien connu des Américains. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est susceptible de demander au président américain Donald Trump, d’encourager Vladimir Poutine à éliminer la « menace du brouillage » issue d’une guerre électronique russe. Mais « il n’y a guère de chance de trouver un tel compromis », a prédit le site web proche des milieux de renseignement militaire israélien, DEBKAfile, dont les experts pensent que « le président russe ne se satisfera pas de rien moins que d’un retrait des troupes américaines de Syrie, auquel Trump s’opposera ».

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Israël utilise un avion militaire russe comme bouclier – La Russie a averti Israël de possibles représailles

Israël utilise un avion militaire russe comme bouclier

Moscou – L’avion de reconnaissance russe disparu des radars au-dessus de la Méditerranée a été abattu par la défense anti-aérienne syrienne, a annoncé mardi l’armée russe, jugeant Israël responsable avec ses frappes « hostiles » sur la Syrie et menaçant de répliquer.

L’Il-20 « a été abattu par un système de missiles S-200 » de l’armée syrienne lundi vers 19H00 GMT, tuant les 15 membres d’équipage qui se trouvaient à bord de l’appareil, a annoncé le ministère russe de la Défense, cité par les agences russes.

Le porte-parole de l’armée russe, Igor Konachenkov, a toutefois accusé Israël d’être responsable de cet incident en menant une opération armée contre Lattaquié, fief du président syrien Bachar al-Assad, sans en avoir prévenu la Russie.

« Nous considérons hostiles ces provocations de la part d’Israël » et « nous nous réservons le droit de répondre de manière adéquate », a-t-il averti.

Selon Igor Konachenkov, le commandement israélien « n’avait pas prévenu » de cette opération et l’a annoncé à Moscou moins d’une minute avant l’attaque, « ne permettant pas d’amener l’avion Il-20 vers une zone sûre ».

Il a par ailleurs accusé les pilotes des F-16 israéliens d’avoir délibérément mis en danger l’avion de reconnaissance russe en se camouflant dans le signal radar de l’avion russe et le plaçant ainsi « sous le feu de la défense antiaérienne syrienne ».

« Les avions israéliens ont délibérément créé une situation dangereuse pour les navires de surface et les avions qui se trouvaient dans la région. Le bombardement a eu lieu près de l’endroit où se trouvait la frégate française Auvergne et à proximité immédiate de l’Il-20″, a-t-il poursuivi.

Le 17 septembre 2018, vers 22h (heure locale), un turbo-propulseur Il-20 militaire russe a disparu des écrans radars en Méditerranée, à environ 35 kilomètres des côtes syriennes. Il retournait à la base aérienne d’Hmeymim avec 14 personnes à son bord.

L’incident est survenu alors qu’une bataille faisait rage dans la zone. Quatre F-16 israéliens attaquaient depuis les eaux internationales l’Institut des industries techniques de Lattaquié. La défense anti-aérienne syrienne est parvenue à détruire en vol plusieurs missiles ennemis.

Israël attaque désormais tous les centres de recherche scientifique liés aux armées. Il s’agit de poursuivre le programme d’assassinat des scientifiques militaires non-Israéliens du Moyen-Orient, tel qu’il a été déjà mené en Iran et en Iraq.

Les États-Unis ont immédiatement accusé la Syrie d’avoir détruit l’avion par inadvertance dans le feu de l’action.

Cependant, la Syrie accuse la frégate française l’Auvergned’avoir participé à la bataille, ce que Paris nie comme à son habitude.

De nombreux satellites ont observé la bataille du 17 septembre et en conservent des enregistrements.

L’Iliouchine Il-20 était un quadrimoteur à hélices qui menait une mission d’observation des forces occidentales dans la zone au moment où la bataille a débuté.

L’étude des enregistrement montre que (1) la France a bien tiré des missiles sur la Syrie (2) un des avions israéliens s’est caché derrière l’appareil russe, de sorte qu’un tir syrien le visant a atteint l’Il-20.

Le fait d’utiliser un avion d’un pays tiers pour se protéger de la DCA ennemie constitue un acte de guerre. C’est ce qu’a fait Israël à l’encontre de la Russie.

L’ambassadeur d’Israël à Moscou a été convoqué au ministère russe des Affaires étrangères

L’ambassadeur d’Israël à Moscou a été convoqué au ministère russe des Affaires étrangères en raison de la situation autour de l’avion militaire russe Il-20 abattu en Syrie, a déclaré la diplomatie russe.

Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué Gary Koren, ambassadeur israélien en Russie, après que le ministère russe de la Défense a annoncé que l’avion russe Il-20 avait été abattu par des systèmes antiaériens syriens à cause d’une provocation israélienne.

«Au vu de la situation actuelle, l’ambassadeur israélien a été convoqué au ministère des Affaires étrangères», a déclaré un diplomate aux journalistes.

Le 17 septembre, vers 23h00, tout contact a été perdu avec l’équipage de l’appareil russe Il-20, qui était de retour sur la base aérienne de Hmeimim, à 35km de la côte syrienne. 15 personnes ont été tuées dans l’accident. La perte de tout contact avec l’appareil a coïncidé avec les frappes de l’aviation israélienne contre la Syrie et le tir de missiles depuis un navire français, a précisé la Défense russe. Le commandement français a dit n’avoir rien à voir avec le drame.

Menant des frappes en Syrie, des pilotes israéliens se sont abrités derrière l’avion russe Il-20 qui s’est retrouvé sous le feu des systèmes de défense aérienne syriens S-200, a déclaré mardi le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov. Les avions israéliens «ont délibérément créé une situation dangereuse pour les navires de surface et les aéronefs dans la région», d’après le ministère russe de la Défense.«La responsabilité du crash d’avion russe et de la mort de l’équipage repose entièrement sur la partie israélienne», a déclaré mardi le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou cité dans un communiqué.

L’ambassade d’Israël à Moscou a refusé de commenter les déclarations de ministère russe de la Défense sur l’implication de l’armée israélienne dans le crash de l’Il-20 russe.

La Russie a averti Israël de possibles représailles

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a averti mardi son homologue israélien Avigdor Liberman que Moscou se réservait « le droit de riposter » après le crash d’un avion de reconnaissance russe au large de la Syrie, dont il juge Israël « totalement » responsable.

« Nous nous réservons le droit de riposter à l’avenir », a déclaré M. Choïgou à son homologue israélien par téléphone.

Il a ajouté que la « faute » pour la mort des 15 soldats russes « repose entièrement sur Israël » après le crash de cet avion abattu par la défense anti-aérienne syrienne après une attaque de F-16 israéliens contre la région de Lattaquié, le fief du président syrien Bachar al-Assad.

L’Il-20 de l’armée russe a été abattu dans la nuit de lundi à mardi à une trentaine de kilomètres des côtes syriennes alors qu’il retournait vers la base aérienne russe de Hmeimim, en Syrie, quelques minutes après une attaque aérienne menée par quatre chasseurs israéliens F-16.

L’armée russe reproche notamment à Israël de l’avoir prévenue de l’attaque à venir « moins d’une minute » avant qu’elle survienne.

Les 15 membres d’équipage de cet avion de reconnaissance russe ont été tués.

Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a indiqué aux journalistes que le Kremlin est « très préoccupé par la situation », se refusant à tout autre commentaire sur l’avenir des relations russo-israéliennes.

« La situation est en train d’être analysée », a-t-il simplement déclaré.

 
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Publié par le 18 septembre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Syrie – Les Russes se préparent intervenir …

Les Russes se préparent clairement à la intervenir en Syrie  en mobilisant d’importantes forces en Méditerranée … Il ne laisseront pas tomber Assad . Et ils ne laisseront pas les US agresser la Syrie . Quelques chose se trame par les américains du coté de la Syrie, une fausse attaque chimique selon le ministère russe de la défense . Les Russes tentent de prendre les devants en accroissant leur présence militaire . En outre La Russie prépare son opinion à une nouvelle bataille – « le statu quo ne peut pas durer indéfiniment » selon Lavrov.

Les déclarations ministérielles et les reportages diffusés à la télévision russe ne laissent aucun doute : le Kremlin prépare l’opinion publique avant l’offensive que le régime de Damas veut lancer à Idlib, dernière région syrienne échappant au contrôle des forces gouvernementales. Une offensive qui sera appuyée par les forces russes.

Si les US interviennent aussi, ça risque de chauffer fort ! Z

La Russie a mobilisé d’importantes forces navales et aériennes en Méditerranée, au large de la côte syrienne, sous le commandement du commandant de la marine russe, l’amiral Vladimir Korolov. Pas moins de 25 navires de guerre et 30 avions participent à des manœuvres d’envergure : bombardiers Tu-160, Tu-142, II38 de lutte anti-sous-marine, SU-33, SU-30M et autres appareils. Ces exercices ont été annoncés au lendemain du sommet de Téhéran réunissant les présidents Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan et Hassan Rouhani, afin de décider du sort et de l’issue de la bataille d’Idlib. Cela pourrait indiquer que la Russie s’apprête à déployer une puissance de feu énorme en appui à l’offensive syrienne contre le djihadistes au nord de la Syrie, en créant du même coup un bouclier pour dissuader toute attaque tactique possible des USA contre Damas.

Des sources proches des responsables du commandement en Syrie n’ont aucun doute que la bataille d’Idlib aura lieu, peu importe les menaces des USA. Elle se divisera en plusieurs étapes. Le premier objectif est d’assurer la sécurité de la base militaire russe de Hmeimim sur la côte syrienne, qui a subi plusieurs attaques de drones armés lancées par le front al-Nosra, alias Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), ex Al-Qaeda en Syrie, comme l’a affirmé la Russie. La région rurale de Lattaquié devient ainsi le premier objectif, qui sera suivi par la région rurale d’Idlib. La Turquie a fourni des renseignements substantiels qui s’ajoutent à ce que les services du renseignement syriens et russes ont déjà recueilli. On a pu ainsi établir une banque d’objectifs contre HTS, Tanzim Hurras al-Deen (THD) et tous les autres djihadistes et combattants étrangers dans la ville et ses régions rurales.

Selon les sources, Jisr al-Choghour, Khan Cheikhoun, Saraqeb et Sahl al-Ghab sont les objectifs initiaux favoris de l’armée syrienne et des Russes pour déloger et éliminer les djihadistes s’y trouvant, avec l’assentiment des Turcs.

La Turquie a officiellement désigné HTS comme une organisation terroriste. Cependant, elle tente toujours de convaincre son chef, Abou Mohammed al-Joulani, un ancien émir du groupe armé « État islamique » (Daech), de dissoudre son groupe et de se joindre, lui et ses 12 000 à 15 000 hommes, aux groupes proturcs au nord. La Turquie a également demandé à Joulani de se détacher de tous les combattants étrangers afin d’épargner Idlib de l’assaut, étant donné la volonté ferme de Damas de reprendre chaque centimètre du territoire syrien, y compris Idlib.

Les relations turco-syriennes sont passées d’un état critique à une période moins belliqueuse. Le ministre des Affaires étrangères Walid al-Mouallem a d’ailleurs dit que « Damas n’a pas l’intention d’affronter la Turquie ». C’est la première affirmation non belliqueuse d’un dirigeant syrien envers la Turquie en sept ans de guerre imposée à la Syrie. Même ceux qui ont financé, facilité et soutenu la guerre (c.‑à‑d. l’Arabie saoudite) s’éloignent de leurs positions initiales. Mouallem a envoyé un signal positif à son homologue saoudien Adel al-Joubeir, qui a inlassablement répété pendant toutes ces années qu’« Assad devrait être déposé pacifiquement ou par des moyens militaires ». Tous les signaux indiquent que la Syrie récupère et sort lentement de son état de guerre. Seules de petites poches subsistent dans le nord, ce qui correspond à environ le tiers du territoire syrien, mais où vivaient moins de 10 % de la population totale estimée de la Syrie avant la guerre.

De plus, Ankara a confirmé à la Russie son intention de se retirer de la Syrie une fois qu’une solution politique sera offerte à ceux qui ont combattu contre l’armée syrienne et qui sont maintenant sous mentorat turc. Moscou et Damas ont été informés des intentions turques et apprécient les efforts d’Ankara pour faciliter l’élimination de tous les djihadistes dans le nord. Ankara est prêt à laisser aller ces djihadistes, à les forcer à partir ou à les abandonner à leur sort.

Au milieu de tous ces préparatifs, l’administration américaine saisit toutes les occasions de menacer le gouvernement syrien, en se rangeant du côté des djihadistes et de la ville d’Idlib, que l’envoyé présidentiel des USA Burt McGurk a déjà décrit comme « la plus grande concentration de militants d’Al-Qaeda depuis le 11 septembre 2001 ». On ne sait trop pourquoi les USA protègent Al-Qaeda, qui est censé être leur ennemi mortel.

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En effet, le secrétaire d’État des USA Mike Pompeo a déclaré que « Sergueï Lavrov défend l’assaut syrien et russe contre Idlib. Les USA considèrent qu’il s’agit d’une escalade dans un conflit déjà dangereux ». Pompeo a une fois de plus omis de tenir compte du fait que la Syrie est un pays souverain. À ce titre, la Syrie n’a pas l’intention de laisser Al-Qaeda établir un lieu sûr dans son territoire et compte bien enrayer la menace que posent ces idéologues et djihadistes dangereux expérimentés qui cherchent à établir un émirat islamique où, sous leur domination, la laïcité et les autres religions n’auraient aucune place.

Pompeo a également dit qu’Idlib compte « 3 millions de réfugiés syriens », tandis que le conseiller de l’Envoyé spécial pour la Syrie Jan Egeland affirmait pour sa part qu’il y a « 2 millions de personnes dans la ville, dont plus de la moitié sont des personnes déplacées », ce qui comprend les combattants étrangers et leurs familles.

L’affirmation la plus surprenante est venue de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan De Mistura, qui a offert « d’escorter personnellement les résidents d’Idlib en lieu sûr » en cas d’attaque. « Il n’y a pas d’autre Idlib, où donc peuvent-ils aller? ». Ce que De Mistura a omis de reconnaître, c’est que dans les faits, les armées syrienne et russe ont établi des couloirs de sécurité qu’empruntent déjà des milliers d’habitants, mais qui sont ensuite bloqués par les djihadistes qui emprisonnent tous les Syriens prêts à se réconcilier avec les forces gouvernementales ou à quitter la ville encore sous contrôle djihadiste. De plus, De Mistura n’a pas clarifié ou indiqué si l’ONU était prête à escorter tous les djihadistes, y compris ceux d’Al-Qaeda, en lieu sûr à l’extérieur de la Syrie. On ne sait pas vraiment si les USA et l’ONU offrent à Al-Qaeda et aux djihadistes et combattants étrangers du même acabit leur protection (en voulant empêcher toute attaque de leur château fort) ou un passage sûr Dieu sait où.

La Russie est résolue à aider la Syrie à éradiquer les djihadistes, comme Walid Mouallem l’a dit, et à les empêcher de retourner chez eux, d’autant plus qu’ils sont nombreux à avoir la nationalité russe. « Il faut crever cet abcès », a déclaré Lavrov. Mouallem a ajouté que « l’armée tentera d’éviter les victimes civiles », un objectif que les USA sont incapables de remplir, comme le prouvent leurs bombardements de précision qui ont tué jusqu’ici environ 6 000 civils en Syrie et en Irak ces dernières années.

Les bombardements américains contre des objectifs syriens ont très peu de chance de changer le rapport de force au Levant. La Russie a la ferme intention de s’opposer à toute agression des USA contre la Syrie, au moment même où son armée cherche à reprendre le contrôle du pays et à éliminer les djihadistes. Nous devons toutefois garder à l’esprit que le président Trump est confronté à une lutte interne qui remet profondément en question sa capacité à diriger le pays. Ainsi, une attaque contre la Syrie qui s’approche dangereusement d’une hostilité guerrière contre la Russie pourrait lui permettre de respirer un peu. Nul ne peut toutefois prédire quelles seront les conséquences ultimes des manœuvres effectuées par deux superpuissances si proches l’une de l’autre avec un appareil militaire imposant dans un tout petit secteur du Moyen-Orient. Mais une chose est sûre : la Syrie reprendra tôt ou tard le contrôle d’Idlib.

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L’ambassadeur russe met en garde les USA contre une agression à l’encontre de la Syrie

Frappes en Syrie

Pendant ce temps,  l’ONU redoute un bain de sang à Idlib par «10 000 terroristes» pouvant user d’armes chimiques, donc les Russes ne se trompent pas … Z 

Un nouveau regain de tensions en Syrie ne profitera à personne, sauf aux terroristes, a déclaré l’ambassadeur russe aux États-Unis. Il a également exprimé ses «préoccupations» concernant l’éventualité d’une nouvelle série de frappes préventives américaines contre la Syrie.

L’ambassadeur russe aux États-Unis, Anatoli Antonov, a annoncé qu’il avait mis en garde Washington contre toute agression à l’encontre de la Syrie, dénonçant «l’illégalité et le manque de fondement» entourant ce potentiel recours à la force.

«Une nouvelle montée de tensions en Syrie ne répond aux intérêts nationaux de personne. Il n’y a que les terroristes qui en sortiront gagnants», a indiqué le diplomate à l’issue d’une rencontre avec ses homologues du département d’État américain.

Selon l’ambassadeur, les diplomates russes ont exprimé leur «profonde préoccupation suite aux signaux provenant de la partie américaine indiquant la préparation de nouvelles frappes contre la Syrie sous prétexte d’un éventuel recours aux armes chimiques par les Syriens».

«Nous comptons sur le fait que nos préoccupations ont été entendues», a résumé M. Antonov.Auparavant, la Défense russe avait annoncé que les États-Unis envisageaient un bombardement en Syrie au motif de l’utilisation d’armes chimiques par Damas.

Comme l’a précisé le ministère russe de la Défense, à cet effet le destroyer USS The Sullivans de l’US Navy est récemment arrivé dans le golfe Persique avec 56 missiles de croisière à son bord. Un bombardier stratégique В-1В de l’US Air Force doté de 24 missiles de croisière air-sol AGM-158 JASSM a également été positionné sur la base aérienne Al-Udeid au Qatar. Washington s’est de son côté empressé de démentir la préparation de nouvelles frappes

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Provocation chimique en Syrie: l’ambassadeur russe aux USA révèle qui aide les terroristes

Suite à l’annonce faite par la Défense russe quant à la préparation d’une éventuelle attaque chimique en Syrie, l’ambassadeur de Russie aux États-Unis a révélé qui aidait les terroristes. Selon Anatoli Antonov, ce sont les services spéciaux britanniques qui participent de manière active à cette opération.

Un recours aux armes chimiques dans la province syrienne d’Idlib serait en préparation avec la participation active des services spéciaux britanniques, est-il indiqué dans la déclaration de l’ambassadeur de Russie aux États-Unis, Anatoli Antonov, diffusée ce jeudi.

«Cette provocation, qui se prépare avec la participation active des services spéciaux britanniques, pourrait servir d’occasion pour la « troïka » occidentale [Washington, Londres et Paris, ndlr] d’attaquer une énième fois les infrastructures civiles et militaires syriennes», a déclaré Anatoli Antonov.

Selon l’ambassadeur russe, cette information a été portée à la connaissance du Département d’État américain.

Auparavant, la Défense russe avait annoncé que les États-Unis envisageaient un bombardement en Syrie au motif de l’utilisation prochaine d’armes chimiques par Damas.Le chef du Centre russe pour la réconciliation des conflits en Syrie, Alexeï Tsygankov, avait fait savoir le 28 août que les Casques blancs avaient été vu acheminant des substances toxiques à Saraqib, une ville du nord-ouest de la Syrie.

Comme l’a précisé le ministère russe de la Défense, à cet effet le destroyer USS The Sullivans de l’US Navy est récemment arrivé dans le golfe Persique avec 56 missiles de croisière à son bord. Un bombardier stratégique В-1В de l’US Air Force doté de 24 missiles de croisière air-sol AGM-158 JASSM a également été positionné sur la base aérienne Al-Udeid au Qatar. Washington s’est de son côté empressé de démentir la préparation de nouvelles frappes.

 

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Un député russe propose de déployer des armes nucléaires en Syrie pour répondre aux sanctions américaines

Un député russe propose de déployer des armes nucléaires en Syrie pour répondre aux sanctions américaines

Voilà, avec les 3 derniers papiers que je viens de publier on voit bien que la tension monte encore d’un cran entre Russes et occidentaux, d’autant que les Russes ont déclaré ouvertement soutenir l’Iran et dénoncé la présence US en Syrie  …. Donc la Syrie c’est pas fini, quelque chose se prépare à nouveau . Décidément ça n’en finira jamais cette affaire, et ça peut aller très très loin … jusqu’à WW3 . Le ton monte fortement du coté des Russes .  Z

« Je crois que maintenant la Russie doit tracer ses propres lignes rouges », a déclaré Vladimir Gutenev

La politique américaine de pression sur la Russie a franchi la « ligne rouge » et Moscou devrait réfléchir à une réponse asymétrique, telle que le déploiement de ses armes nucléaires tactiques à l’étranger, a déclaré vendredi à TASS un haut responsable de la législation russe.

« Je crois que maintenant la Russie doit tracer ses propres » lignes rouges « . Le moment est venu de réfléchir à des variantes de la réponse asymétrique aux États-Unis, qui sont maintenant suggérées par des experts et visent non seulement à compenser leurs sanctions mais aussi à faire des représailles « , a déclaré Vladimir Gutenev, premier chef adjoint du Comité de politique économique de la Douma d’Etat, la chambre basse du parlement russe.

Parmi ces mesures, le fonctionnaire a cité le déploiement d’armes nucléaires tactiques russes dans d’autres pays, tels que la Syrie, l’utilisation de cryptomonnaies liées à l’or pour les exportations d’armes russes et la suspension de plusieurs traités avec les États-Unis, notamment la prolifération des technologies de missiles.

« Ce n’est un secret pour personne que de sérieuses pressions sont exercées sur la Russie, et la situation ne fera qu’empirer. Elles sont destinées à porter un coup à la coopération en matière de défense, notamment les exportations de défense. Nous voyons que les Américains parlent maintenant de la possibilité de sanctions contre les pays qui achètent des armes russes… Nous devrions suivre les conseils de certains experts, qui disent que la Russie devrait peut-être suspendre la mise en œuvre des traités sur la non-prolifération des technologies de missiles, et aussi suivre l’exemple des États-Unis et commencer à déployer nos armes nucléaires tactiques dans des pays étrangers. Il est possible que la Syrie, où nous avons une base aérienne bien protégée, devienne l’un de ces pays », a dit M. Gutenev.

Le député a ajouté que pour répondre à d’éventuelles  » tentatives américaines de contrecarrer les accords sur les armes et les biens civils russes « , la Russie devrait  » envisager la possibilité d’effectuer des transactions dans des cryptomonnaies qui sont liées à la valeur de l’or « .

« Et je suis sûr que ce sera une option très intéressante pour la Chine, l’Inde et d’autres États également.

Selon Gutenev, l’ensemble de ces mesures « pourrait devenir un argument très sérieux » en faveur de la Russie.

« Sur le ring, on ne peut pas se contenter d’esquiver les coups, mais il faut aussi frapper en réponse. Surtout lorsque toutes les règles ont été violées et que les arbitres – comme l’OMC et d’autres institutions internationales – préfèrent garder le silence », a-t-il dit.

Commentant les sanctions déjà en place, Gutenev a déclaré qu’il était peu probable qu’elles causent de sérieux dommages à l’industrie de la défense en Russie.

« Le programme de remplacement des importations a donné de très bons résultats, des fournisseurs alternatifs ont été trouvés », a-t-il déclaré. « Cependant, nous sommes préoccupés par le fait que les sanctions continuent de prendre de l’ampleur et sont devenues quelque peu imminentes », a-t-il déclaré.

Affaire Skripal et sanctions américaines

Mercredi 22 août, Washington a frappé la Russie avec d’autres sanctions pour sa participation présumée à l’empoisonnement de l’ancien colonel Sergei Skripal et de sa fille Yulia le 4 mars à Salisbury, près de Londres. Le Département d’État affirme que la Russie agit en violation de la loi de 1991 sur le contrôle des armes chimiques et biologiques et l’élimination des armes de guerre.

Comme l’a déclaré le Département d’État américain le 8 août, le premier paquet de sanctions s’applique aux produits à double usage, à l’exportation vers la Russie de tous les biens et savoir-faire sensibles liés à la sécurité nationale américaine, ainsi qu’à l’électronique, aux composants et aux technologies pour l’industrie pétrolière et gazière.

Parallèlement, la loi prévoit la possibilité de prendre des sanctions beaucoup plus sévères dans un délai de trois mois. Le deuxième paquet de restrictions envisage un déclassement des relations diplomatiques bilatérales ou leur suspension totale, une interdiction générale de l’exportation de marchandises américaines vers la Russie, à l’exception des produits alimentaires et de l’importation par les États-Unis de marchandises russes, y compris le pétrole et les produits pétroliers, le refus d’autoriser les avions des transporteurs aériens contrôlés par le gouvernement russe à atterrir aux États-Unis et le veto de Washington sur tous les prêts consentis à Moscou par les organisations financières internationales.

Les autorités américaines ont toutefois déclaré qu’elles ne souhaitent pas recourir à la deuxième phase de restrictions. Pour cela, la Russie doit présenter des arguments convaincants prouvant qu’elle ne violera pas la législation internationale sur les armes chimiques et permettra également des inspections sur place par les Nations Unies et des observateurs étrangers indépendants afin de garantir que le gouvernement n’utilise pas d’armes chimiques en violation du droit international.

Sergei Skripal, 66 ans, qui avait été condamné en Russie pour avoir espionné pour le Royaume-Uni, mais qui a ensuite été échangé contre des agents de renseignement russes, et sa fille Yulia, 33 ans, ont été retrouvés inconscients sur un banc près du centre commercial Maltings à Salisbury, en Angleterre, le 4 mars. La police a dit qu’ils ont été exposés à un agent neurotoxique. Plus tard, Londres a prétendu que la toxine de la classe Novichok avait été prétendument développée en Russie. Le Royaume-Uni s’est précipité pour accuser la Russie d’être impliquée, sans pour autant fournir de preuves. Moscou a réfuté les accusations selon lesquelles ni l’Union Soviétique ni la Russie n’avaient jamais fait de recherches sur ce produit chimique toxique. Les spécialistes du laboratoire de l’armée britannique ont déclaré plus tard qu’ils étaient incapables d’identifier l’origine de la substance utilisée pour empoisonner les Skripals.

Source : http://tass.com/politics/1018605

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Paul Craig Roberts – L’impuissance volontaire des gouvernements russe et chinois

L’impuissance volontaire des gouvernements russe et chinois

Coup de gueule de Paul Graig Roberts, il n’est pas content des Russes et des Chinois, il estime qu’ils se laissent trop faire et qu’ils « se sont fait avoir » par les US … Mais Par ailleurs il sait bien que Russes et Chinois (et de plus en plus d’autres nations) tentent de changer les choses et l’ordre mondial … On le voit bien, ils y vont doucement mais surement, et ça s’accélère de plus en plus . Mais pour PCR ce n’est pas assez radical . Moi je pense qu’ils mettront le coup décisif sur les US d’un coup soudain, quand ils auront bien positionné leurs pions . Z

Les gouvernements russe et chinois sont déconcertants. Avec toutes les cartes de la guerre de sanction en main, ils restent là sans la moindre idée quant à la façon de les jouer.

Les Russes ne recevront aucune aide des médias occidentaux, ce qui obscurcit le problème en faisant ressortir que le gouvernement russe ne veut pas priver ses citoyens de biens de consommation occidentaux, ce pourquoi sont précisément faites les sanctions de Washington.

Les gouvernements russe et chinois sont entre les mains de Washington parce que, pensant que le capitalisme a gagné, la Russie et la Chine ont rapidement adopté l’économie néolibérale étasunienne, qui est un stratagème de propagande au service des seuls intérêts étasuniens.

Depuis des années, la NASA est incapable de se passer des moteurs de fusées russes. Malgré toutes les sanctions, les insultes et les provocations militaires, le gouvernement russe livre toujours des moteurs à la NASA. Pourquoi ? Parce que les économistes russes disent au gouvernement que les monnaies étrangères sont essentielles au développement de la Russie.

L’Europe dépend de l’énergie russe pour faire tourner ses usines et pour rester au chaud en hiver. Mais la Russie ne coupe pas l’énergie en réponse à la participation de l’Europe aux sanctions de Washington, car les économistes russes disent au gouvernement que les monnaies étrangères sont essentielles au développement de la Russie.

Comme Michael Hudson et moi l’avons expliqué à plusieurs reprises, c’est une ineptie. Le développement de la Russie ne dépend nullement de l’acquisition de monnaies étrangères.

Les Russes sont aussi convaincus de la nécessité d’avoir des investissements étrangers. Cela ne sert qu’à drainer les profits de leur économie.

Convaincus aussi de devoir laisser échanger librement leur monnaie, les Russes mettent ainsi le rouble à la merci des manipulations sur les marchés des changes. Si Washington veut déclencher une crise monétaire en Russie, tout ce que doivent faire la Réserve fédérale et ses banques centrales vassales, japonaise, européenne et britannique, c’est de faire se déprécier [to short = court-circuiter ?] le rouble. Les fonds spéculatifs et les spéculateurs participent aux bénéfices.

L’économie néolibérale est un canular, et les Russes se sont laissés avoir.

De même les Chinois.

Supposez qu’au moment où toutes ces accusations contre la Russie ont commencé – prenez par exemple la douteuse attaque contre les Skirpals –, Poutine se soit rebiffé et ait déclaré : « Le gouvernement britannique est en train de mentir et tous les gouvernements, y compris celui de Washington, font écho à ce mensonge. La Russie considère que ce mensonge est très provocateur et qu’il fait partie d’une campagne de propagande visant à préparer les Occidentaux à quelque attaque militaire contre la Russie. Le flux constant de mensonges gratuits et de manœuvres militaires à nos frontières a convaincu la Russie que l’Occident a l’intention de faire la guerre. Il en résultera la destruction totale des États-Unis et de ses États marionnettes. »

Cela aurait mis fin aux provocations gratuites, aux manœuvres militaires et aux sanctions.

Au lieu de cela, nous entendons parler de « malentendus » avec nos « partenaires étasuniens ». Ainsi sont encouragés de nouveaux mensonges et d’autres provocations.

Ou, pour répondre plus modérément, Poutine aurait pu annoncer : « Comme Washington et ses serviles marionnettes européennes nous ont sanctionnés, nous coupons les moteurs de fusée à la NASA, toute l’énergie à l’Europe, le titane [*] aux compagnies aériennes étasuniennes, nous interdisons le survol d’avions cargo et de passagers étasuniens, et nous mettons en place des mesures punitives contre toutes les entreprises étasuniennes présentes en Russie. » [* NdT : Les Russes maîtrisant seuls la métallurgie du titane, ils fabriquent des pièces d’avions spéciales en titane pour la compagnie Boeing. Devant toutes ces incohérences, la logique impose de se demander si l’opposition entre Russie et États-Unis n’est pas un jeu de rôle.]

L’une des raisons pour laquelle la Russie ne fait pas cela, en plus de la croyance erronée en son besoin d’argent et de bonne volonté des Occidentaux, c’est peut-être que la Russie s’imagine à tort que Washington va lui voler son marché de l’énergie en Europe et y expédier son gaz naturel [liquéfié]. Aucune infrastructure de ce type n’existant, il faudrait plusieurs années pour les développer. D’ici là, l’Europe connaîtrait du chômage de masse et gèlerait pendant plusieurs hivers.

Et la Chine ? La Chine héberge un grand nombre de grandes compagnies étasuniennes, dont Apple, la plus grande société capitalisée du monde. La Chine pourrait tout simplement nationaliser sans compensation toutes les multinationales opérant en Chine, comme cela se fait en Afrique du Sud avec les fermiers blancs, sans que l’Occident ne proteste. Les multinationales submergeraient Washington de demandes de levée de toutes les sanctions contre la Chine et asserviraient complètement Washington au gouvernement chinois.

Ou, en plus, la Chine pourrait se débarrasser de la totalité de ses 1200 milliards de dollars en bons du Trésor étasunien. La Réserve fédérale imprimerait rapidement de l’argent pour les racheter afin que leur prix ne s’effondre pas. La Chine pourrait alors se débarrasser des dollars que la Fed a imprimés pour lui racheter les obligations. La Fed ne peut pas imprimer des monnaies étrangères pour racheter les dollars. Le dollar s’effondrerait et ne vaudrait pas un bolivar vénézuélien, sauf si Washington pouvait ordonner à ses banques centrales étrangères, japonaise, britannique et européenne, d’imprimer de l’argent dans leurs propres devises pour racheter les dollars. Cela, même si c’était respecté, engendrerait beaucoup de tension dans ce qui est appelé « l’alliance occidentale », qui est en réalité l’empire de Washington.

Pourquoi les Russes et les Chinois n’abattent-ils pas leurs cartes gagnantes ? Parce que ni l’un ni l’autre gouvernement n’ont de conseillers non endoctrinés par le néolibéralisme. Ce lavage de cerveau, mis en œuvre par les Étasuniens pendant les années Eltsine en Russie, y a été institutionnalisé. Piégée par ce conditionnement, la Russie est une cible facile pour Washington.

La Turquie est une opportunité parfaite pour la Russie et la Chine de faire un grand bond en avant en la sortant de l’OTAN. Les deux pays pourraient proposer à la Turquie d’adhérer aux BRICS, aux accords commerciaux et aux traités de sécurité communs. La Chine pourrait facilement racheter la monnaie turque sur les marchés des changes. La même chose pourrait être faite pour l’Iran. Mais ni la Russie ni la Chine ne semblent capables d’actions décisives. Les deux pays, tous deux attaqués comme l’est la Turquie par Washington, restent là à sucer leurs pouces.

Paul Craig Roberts

Ancien Secrétaire Adjoint au Trésor pour la politique économique, Paul Craig Roberts a tenu de nombreux postes universitaires, a été rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, chroniqueur chez Business WeekScripps Howard News Service et Creators Syndicate, et il a écrit aussi de nombreux ouvrages, dont l’un, L’Amérique perdue : Du 11 septembre à la fin de l’illusion Obama, a été traduit en français.

Original : www.paulcraigroberts.org/2018/08/12/the-self-imposed-impotence-of-the-russian-and-chinese-governments/

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Publié par le 15 août 2018 dans général, International, Politique

 

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La guerre électronique russe contre les troupes américaines en Syrie entre dans une phase dangereuse

ewin syria
Image via The National Interest

Pendant ce temps, la guerre en Syrie n’est pas fini, loin de là, il y a une guerre souterraine entre Russes et US qui prend de l’ampleur . Une situation à ne pas sous estimer . Z

Un colonel en retraite de l’armée US, spécialiste de la guerre électronique a déclaré à Foreign Policy : « Tout à coup, vos communications ne fonctionnent plus, vous ne pouvez pas ordonner de tirs, vous ne pouvez pas être averti des tirs hostiles parce que vos radars ont été bloqués et ils ne peuvent rien détecter ». 

Un nouveau rapport détaille l’inquiétude grandissante du Pentagone face à l’augmentation du nombre d’attaques électroniques russes contre des positions militaires américaines en Syrie, dont le nombre selon les déclarations publiques du Pentagone est de 2000 ou plus, situées sur une douzaine de bases« secrètes », principalement au nord-est de la Syrie, et intégrées dans les Forces démocratiques syriennes, majoritairement kurdes, soutenues par les États-Unis,

Le rapport de Foreign Policy commence ainsi :

« Les officiers qui ont subi le brouillage – connu sous le nom de guerre électronique – disent que ce n’est pas moins dangereux que les attaques conventionnelles avec des bombes et de l’artillerie. Mais ils disent aussi que cela permet aux troupes américaines de découvrir la technologie russe sur le champ de bataille et de trouver des moyens de se défendre. »

Depuis que la Russie est intervenue en Syrie à la demande du gouvernement Assad en 2015, les deux superpuissances se sont affrontées à de multiples occasions dangereuses, mais ont communiqué par l’intermédiaire d’une « ligne directe militaire à militaire » destinée à éviter les collisions aériennes et la confrontation directe des troupes.

La Russie, aux côtés du gouvernement syrien, considère les troupes américaines comme des occupants étrangers non invités, qui ont commis des actes d’agression contre l’État syrien, tuant des centaines de soldats syriens (et des mercenaires russes, même s’ils n’étaient pas sous les ordres de Moscou), lors de multiples incidents près des lignes de front à Deir Ezzor.

Et maintenant, comme l’a récemment déclaré le général Raymond Thomas, chef du commandement des opérations spéciales des États-Unis, lors d’une conférence de renseignement et de technologie militaire, la Syrie est devenue « l’environnement de guerre électronique le plus agressif de la planète ».

Il a dit des « adversaires » russes, iraniens et syriens : « Ils nous testent tous les jours, bloquant nos communications, désactivant nos EC-130 [les grands avions de commandement et de contrôle des champs de bataille aériens de l’Air Force]. »

Foreign Policy (FP) indique que le brouillage électronique par les forces russes signifie une menace d’« escalade » dans un environnement déjà confus compte tenu du large éventail de groupes et d’acteurs étatiques opérant en Syrie.

Le rapport dit que le Pentagone a officiellement reconnu le succès des efforts de brouillage russes la semaine dernière dans les termes suivants :

« Un colonel de l’armée américaine, Brian Sullivan, a décrit un épisode récent à des journalistes au département de la Défense des États-Unis la semaine dernière. Il a déclaré que ses troupes avaient rencontré un ‘environnement de guerre électronique saturé’ alors qu’elles combattaient dans le nord-est de la Syrie pendant leur déploiement de neuf mois, qui avait duré de septembre 2017 à mai 2018. »

Et le rapport cite encore le Col. Sullivan : « Cela nous a posé des défis auxquels nous avons pu faire face avec succès, et cela nous a donné l’opportunité d’opérer dans un environnement qui ne peut être reproduit nulle part à domicile, y compris dans nos centres de formation au combat. »

Dans une citation particulièrement troublante qui rappelle la guerre froide, le colonel note : « C’est une grande opportunité pour nous d’opérer particulièrement dans l’environnement syrien où les Russes sont actifs ».

L’ancien directeur intérimaire/directeur adjoint de la CIA Michael Morell : « nous devons tuer les Russes en Syrie » (vidéo en anglais).

Bien sûr, pour commencer – et quoi qu’on en dise – il y a la grande question de la contradiction concernant des troupes américaines qui se trouvent en Syrie sans aucune autorisation du Congrès ni mandat du peuple américain (à moins que, comme semble le croire le président Donald Trump, l’ancienne autorisation d’utilisation de la force militaire, l’AUMF, après le 9/11, signifie que les troupes américaines peuvent rester au Moyen-Orient pour toujours).

Foreign Policy écrit en outre que la guerre électronique implique l’arrêt des communications et de la capacité de navigation au sol et en l’air, quelque chose de particulièrement dangereux dans un espace de combat bondé comme la Syrie :

« Daniel Goure, expert en sécurité nationale et questions militaires au Lexington Institute, affirme que les nouveaux systèmes de guerre électronique de la Russie sont sophistiqués. Ils peuvent être montés sur de gros véhicules ou des avions et peuvent endommager des cibles à des centaines de kilomètres. »

Goure parle aussi d’un affrontement involontaire potentiel entre des puissances majeures comme les États-Unis et la Russie : « Le problème avec la guerre électronique, de manière plus générale, est qu’elle peut vraiment aveugler votre vision de l’espace de combat, votre vision opérationnelle, et cela peut mener à des erreurs vraiment horribles. »

La Russie aurait fait d’énormes progrès dans sa capacité de systèmes de guerre électronique au cours des quinze dernières années car elle perçoit que la menace d’une invasion par l’OTAN à ses frontières ne peut que croître.

En attendant, la Russie a indiqué qu’elle était au courant des actions militaires futures que Washington et ses alliés occidentaux pourraient comploter contre elle.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a dit cette semaine dans des déclarations publiques lors d’un forum éducatif russe : « Notre conscience des plans que les militaires américains et d’autres pays occidentaux préparent en relation avec la Fédération de Russie est totale. » Il a ajouté que la Russie et ses frontières terrestres et aériennes étaient sûres « quoi qu’il arrive dans le monde », ce qui semblait être une référence aux récents progrès de la technologie de la défense et du renseignement russes.

Tyler Durden

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Publié par le 8 août 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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