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« L’indice de la spéculation » atteint de nouveaux records

dette sur marge vs PIB

« Même l’ami le plus circonspect des marchés concédera que les marges accordées par les bourses d’échange sont un bon indice de la spéculation. » – John Kenneth Galbraith, le grand krach de 1929.

En ce qui concerne l’humeur des marchés actions, je préfère me concentrer davantage sur les indicateurs qui mettent en exergue le positionnement des investisseurs plutôt que les enquêtes de sentiment. Je préfère savoir ce que les investisseurs font, ce qu’ils disent qu’ils font n’est pas vraiment important. Selon moi, le niveau de la dette de marge met en exergue l’offre et la demande potentielle pour les actifs risqués. Lorsque la dette de marge baisse, il y a beaucoup de demande potentielle, et lorsqu’elle est élevée, il y a beaucoup d’offre potentielle. La dette de marge nominale a récemment dépassé les 600 milliards de dollars pour la première fois de l’histoire. C’est environ 2 fois plus qu’au pic de la bulle Internet.

Même en mettant en perspective les montants avec la taille de l’économie, la dette de marge a récemment atteint de nouveaux records. Observez sur le graphique ci-dessous que pendant longtemps, plusieurs décennies en fait, les investisseurs se satisfaisaient de spéculer en utilisant des effets de levier modestes. Même le pic de la dette de marge de 1987 est négligeable par rapport à ce que l’on a connu avant l’éclatement de la bulle Internet. Il n’y a peut-être pas de meilleure représentation du risque moral qui a été créé par les politiques monétaires interventionnistes. Depuis le « Greenspan put », juste après le krach de 1987, les investisseurs ont pris des risques comme jamais auparavant. Aujourd’hui, cette habitude a atteint des niveaux extrêmes.

Une caractéristique intéressante de la dette de marge par rapport au PIB est que vu que la spéculation avec effet de levier a progressé plus rapidement que la taille de l’économie, à partir de la moitié des années 90 environ une corrélation négative intéressante s’est manifestée entre ce ratio et les rendements sur 3 ans des actions. Pendant longtemps, lorsque la dette de marge représentait une infime fraction de l’économie, il n’y avait pas vraiment de relation entre les 2. Mais depuis la bulle Internet, lorsque la dette de marge a bondi pour atteindre presque 3 % du PIB, elle a régulièrement mené à des tendances baissières de 50 % dans les années suivantes. La dette de marge a atteint ce niveau en 2015, et tandis que les actions semblaient être prêtes à s’engager dans une correction, elles sont reparties à la hausse si bien que cette relation doit à nouveau s’établir. Il n’empêche que les liquidations forcées potentielles permettent d’imaginer à quoi pourrait ressembler le prochain marché baissier. Durant la moitié du siècle précédent, nous n’avons jamais connu de tels niveaux de dette de marge, donc il est difficile de prédire quelles pourraient être les conséquences.

Si on remonte un peu plus dans le temps, la dette de marge avait atteint environ 6 % du PIB juste avant le grand krach de 1929.

suite et fin

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Publié par le 28 février 2018 dans économie, général, International

 

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Aussi bon que l’or ? Le Bitcoin atteint de Nouveaux records, l’or aussi (pour 2017)

L’or est dans une dynamique haussière depuis début 2017. Cette tendance haussière s’explique clairement par les craintes autour des incertitudes politiques, économiques et géopolitiques actuelles. Notamment celles soulevées par l’élection et la politique actuelle – plutôt ambiguë car teintée de compromis – du nouveau président américain : l’or retrouve très vite son statut de valeur refuge à la moindre crainte de crise !

Tous les indicateurs sont donc dans le vert pour l’or, qui chaque jour explose son record annuel en euros, et se rapproche du sommet de l’année dernière.  

Venons en au Bitcoin qui explose actuellement . Il atteint le prix d’une once d’or à nouveau . (je ne suis pas trop pour les crypto monnaies : je m’en méfie car elle peuvent être facilement contrôlées par les autorités et les Banksters qui ont pris la chose en main, mais chacun fait ce qu’il veut, pourquoi pas ne pas essayer …)

Aussi bon que l’or ? Le Bitcoin atteint de Nouveaux records

Comme le note Bloomberg, suite à un rallye de dix jours , la crypto-monnaie a réduit son écart avec le métal précieux au minimum .


Chaque actif a été présentée comme une alternative aux monnaies régulières, en raison des contraintes liée à leur offre et à la capacité qu’elles offrent de contourner les gouvernements.

La Parité BTC/Gold pointe son nez à nouveau …

Mais, comme Stefan Wieler de GoldMoney l’anoté précédemment, le prix de Bitcoin s’aligne sur le prix de l’ or à nouveau cette semaine ; Cependant, cette comparaison est totalement arbitraire.

L’or est mesurée en poids, tandis que le Bitcoin, un peu comme la monnaie, est une forme abstraite d’argent et ne peut qu’être mesuré en unités de Bitcoin. Un Bitcoin vaut beaucoup plus que 1 gramme d’or, mais beaucoup moins que 1 tonne. Malgré la performance stellaire de Bitcoin en 2016, la taille et la profondeur du marché de la crypto-monnaie est éclipsé par celle du marché de l’or –  7 000 milliards de dollars.

L’or reste le seul vrai argent mondial avec une taille et une volatilité comparable à celle de la monnaie fiduciaire.

 
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Publié par le 24 février 2017 dans général, or et argent métal

 

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Le Chômage Atteint De Nouveaux Records En France ! (malgré 304100 radiations)

Un record de chômeurs :, bien joué Hollande!

Alors, elle est belle aussi la reprise en France ! Alors qu’on nous bassine depuis une semaine  car L’emploi intérimaire en France a progressé de 4,2% en août , une info qui passe en boucle dans les journaux TV (tout comme en juillet chaque jour on nous a rappelé la très légère baisse , en réalité saisonnière , surtout des jobs à temps partiel et intérimaires), la réalité est tout autre . 

Même avec une croissance financée à crédit de manière « illimitée » , le chômage explose  :

Le chômage en France repart à la hausse. Après une très légère baisse au mois de juillet, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité a augmenté de 0,6% en août 2015. Selon les chiffres dévoilés jeudi 24 septembre par le ministère du Travail, il y a 20.000 personnes supplémentaires inscrites à Pôle Emploi en catégorie A par rapport au mois précédent.

La France métropolitaine compte au total 3.571.600 demandeurs d’emploi en catégorie A, un nouveau record. Sur un an, cela correspond à une hausse de 4,6%. En ajoutant les personnes en activité réduite (catégories B et C), Pôle Emploi dénombre 5.420.900 personnes sur ses listes.

Selon Zero Hedge  :

« Depuis l’élection de François Hollande en mai 2012, la France a vu le rang de ses chômeurs grossir pendant 36 des 39 mois de son mandat pour atteindre une hausse stupéfiante de 648.000 chômeurs. Le mois dernier, le nombre de Français cherchant un emploi a augmenté de 20.000 unités, semblant ainsi indiquer que le bref répit de juin et juillet est déjà terminé. Avec 3,571 millions de chômeurs, jamais la France n’a connu autant de demandeurs d’emploi. »

Et tandis que l’on peut voir une certaine corrélation entre le taux de chômage (en bleu) et le CAC 40 (en vert) jusqu’en 2011, les 2 courbes sont subitement parties à l’opposé l’une de l’autre en 2012. D’où la question de Zero Hedge qui clôture ce court article : « le temps de la convergence est-il arrivé » ?

france-chomage-cac40

 

 
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Publié par le 25 septembre 2015 dans économie, général

 

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Pendant que L’UE donnerait à ses membres « plus de liberté de décision » sur les OGM, Le Salvador bannit le Roundup de Monsanto et connaît des récoltes records !

Paysans au Salvador
Le Salvador bannit le Roundup de Monsanto et connaît des récoltes records

INCROYABLE news ! Alors je sais pas si vous avez déjà utilisé du round up, mais ça détruit carrément la  terre : impossible de cultiver quoi que ce soit pendant plusieurs années sur une terre traité au round up . Cette news est incroyable : supprimez les produits MOSANTO et la terre produit comme en 40 ! Cette société est une plaie, un fléau de grande envergure, une menace directe contre mère nature et pour la sécurité alimentaire mondiale . Personne ne peut avoir le monopole sur mère nature, et c’est pourtant ce qu’essaie de faire monsanto en la stérilisant, pour ensuite placer ses produits OGM , les seuls qui poussent après le passage du tueur de la nature . Ici tout est dit, qu’attendent les gouvernements pour agir ! L’enjeu est énorme !!

Comme vous allez le lire c’est édifiant,  non seulement ils ne font rien, mais ils ouvrent encore plus les portes au tueur de la nature, partout en occident et notamment chez nous, en Europe .

Dans l’article suivant, qui montre bien les rapports de forces en jeu, sous couvert de plus de liberté accordée aux états, on pourrait en fait éradiquer toute « base légale », laissant le champ libre aux multinationales.

Ce n’est pas le genre de la commission de laisser plus de liberté, c’est le symbole de l’intégration et la technocratie même, il y a grosse anguille sous roche et on peut dejà la voir : 

 » les Etats membres refusant un produit devront se fonder sur des « motifs légitimes autres que ceux liés aux risques pour la santé humaine ou animale, ou pour l’environnement »

Oui, vous lisez bien …. les états pourront invoquer ce qu’ils veulent pour interdire les OGM , « sauf la santé et l’environnement » !!!

Ahurissant !

Il y aura sûrement un gros prix à payer, et les américains le font déjà savoir.

Et donc, quand on lis bien, ce qui apparaissait à priori positif, cache en fait un éléphant dans la pièce . Z .

 Dans un 1er temps, on apprend donc ceci : Monsanto – L’UE donne à ses membres plus de liberté de décision sur les OGM

* L’UE propose de modifier sa législation sur les OGM

* Les Etats membres pourront restreindre ou interdire des produits

* Les Etats-Unis veulent l’ouverture du marché européen

par Philip Blenkinsop

La Commission européenne a proposé mercredi une nouvelle loi qui permettrait aux Etats membres de l’UE de restreindre ou d’interdire sur leur territoire l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) autorisés à l’échelle de l’Union.

« Des changements sont nécessaires pour tenir compte de l’avis de l’opinion publique dans les Etats membres et permettre à des gouvernements nationaux de faire davantage entendre leur voix », a déclaré l’exécutif européen dans un communiqué, en rappelant que ce réexamen était l’un des engagements pris par la nouvelle Commission lors de sa désignation l’an dernier.

La proposition, applicable aux OGM utilisés dans l’alimentation humaine aussi bien qu’animale, a suscité la colère des Etats-Unis, qui souhaitent une ouverture totale du marché européen à leurs OGM dans le cadre du traité de libre échange transatlantique en cours de négociation.

Michael Froman, le représentant américain au Commerce, a exprimé sa déception face à une proposition qui, selon lui, reviendra à fragmenter l’Union européenne en 28 marchés séparés pour certains produits. « Proposer ce genre d’action de nature à restreindre les échanges commerciaux n’est pas constructif », a-t-il déclaré dans un communiqué.

La proposition de la Commission a aussi suscité des critiques d’associations de protection de l’environnement, qui craignent que la nouvelle législation laisse les Etats membres sans base légale face à d’éventuelles ripostes judiciaires de firmes biotechnologiques américaines.

Dans un communiqué commun, trois fédérations d’industriels et de négociants en céréales ont quant à elles jugé que les propositions de la Commission constituaient une « gifle » pour le secteur européen du bétail et un revers pour le marché unique.

LA COMMISSION DANS LE SILLAGE DU PARLEMENT EUROPÉEN

La Commission indique que les Etats membres refusant un produit devront se fonder sur des « motifs légitimes autres que ceux liés aux risques pour la santé humaine ou animale, ou pour l’environnement, qui sont examinés à l’échelle de l’Union. »

La nouvelle législation ferait écho à celle adoptée le mois dernier par le Parlement européen, qui accorde aux Etats membres un droit de refus similaire concernant cette fois la culture de plantes transgéniques sur leur sol.

Très utilisés aux Etats-Unis et en Asie, les OGM divisent l’opinion en Europe. Le Royaume-Uni y est généralement favorable alors que la France et d’autres pays s’y opposent.

Une seule culture OGM est actuellement pratiquée en Europe, celle du maïs MON810 de Monsanto, en Espagne et au Portugal. Mais 58 autres produits sont autorisés pour l’alimentation humaine et animale dans l’UE, selon la Commission.

Selon le groupement professionnel EuropaBio, l’exécutif européen n’a plus délivré d’autorisation depuis novembre 2013 alors que 59 produits sont en attente d’une décision, dont 17 qui ont d’ores et déjà satisfait aux tests de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), agence indépendante qui conseille la Commission.

La proposition législative de la Commission va être maintenant transmise au Parlement européen. (Avec la contribution de Barbara Lewis et Krista Hughes à Washington, Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand)

Ce qui est déjà FOU en soi, mais il y a encore plus FOU, c’est qu’on  a des éléments concrets démontrant que les produits MONSANTO représentent non seulement une menace grave d’ordre sanitaire et environnementale, mais aussi une menace pour la sécurité alimentaire mondiale et par extension, pour le monde entier .

Le Salvador bannit le Roundup de Monsanto et connaît des récoltes records !

Le Salvador a tourné le dos aux grandes multinationales semencières et aux phytosanitaires pour favoriser la culture de graines locales. Depuis, le système agricole du pays aurait gagné en durabilité et en productivité.

En septembre 2013, le Salvador votait l’interdiction de 53 produits phytosanitaires à usage agricole. Parmi eux, ce grand pays producteur de café, coton, maïs et canne à sucre retirait du marché le Roundup (glyphosate), désherbant vedette de Monsanto, récemment classé “cancérogène probable” par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Pour protéger le patrimoine semencier salvadorien et assurer la production agricole, le gouvernement de l’ancien président Mauricio Funes lançait en 2011 le Plan pour l’agriculture familiale (FAP). À destination de quelque 400 000 familles d’exploitants, ce plan visait à revaloriser les semences locales et émanciper les petits producteurs des industriels des biotechnologies et de leurs OGM.

En crise, le système agricole était majoritairement dépendant des semences hybrides commercialisées par Monsanto, Pioneer et consort. Avant la mise en œuvre du FAP, 75 % du maïs et 85 % des haricots étaient importés selon le site d’information The Seattle Globalist. Et les plantes cultivées sur le territoire étaient majoritairement issues de graines OGM stériles, non adaptées aux territoires et à leurs particularités, forçant le recours aux intrants chimiques. Réaffirmant sa souveraineté alimentaire, le gouvernement a donc décidé de rompre avec les industries semencières internationales pour favoriser les graines locales.

L’État a alors investit plus de 18 millions de dollars afin de livrer 400 000 exploitants en maïs H-29, développé par le Centre national de la technologie agricole et forestière (CENTA). Le maïs présente l’avantage d’être une variété locale, mieux adaptée aux terres salvadoriennes et plus résistantes à la sécheresse.

Selon le site Natural Society, l’agriculture du Salvador serait en pleine expansion. Le pays aurait connu des récoltes records depuis qu’il a banni certains phytosanitaires.
Si le Salvador s’est détourné des grands groupes internationaux spécialisés dans les biotechnologies, des questions demeurent quant à la pérennité du Plan agricole du pays. Car le maïs H-29, bien que produit localement, est une variété hybride. Il a beau être mieux adapté au territoire du Salvador et nécessiter l’usage de moins d’intrant, il n’en est pas moins stérile.

Mise à jour : Suite à de nouvelles informations, l’article a été modifié le 22 avril 2015. La rédaction remercie Pierre-Alexis Rigaudière pour son éclairage et ses sources. 

http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/24916/salvador-bannit-roundup-de-monsanto-connait-des-recoltes-records#sthash.3uQJSQDy.dpuf – http://www.zonebourse.com/MONSANTO-COMPANY-13589/actualite/Monsanto–LUE-donne-a-ses-membres-plus-de-liberte-de-decision-sur-les-OGM-20237686/

 

 

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Avec la Fed et l’assouplissement quantitatif, plus rien n’arrête le Dow Jones

leadimg
Superbe article de Philippe Béchade : c’est vraiment du grand n’importe quoi … La chute fera mal ;
revue de presse 2013 Z@laresistance

▪ Les indices boursiers et les marchés de taux ne peuvent plus que continuer de monter éternellement. D’après une déferlante d’articles ultra-haussiers qui fleurissent sur de nombreux sites économiques, Wall Street n’en est qu’au début d’un cycle de hausse de 12 ans… Lequel n’aurait véritablement débuté qu’en 2011, après le plongeon consécutif à la dégradation de la dette américaine par Standard & Poor’s.

La période actuelle est fantastique, la tendance haussière est la plus forte — et pour tout dire, la plus invulnérable — jamais observée depuis l’après-Deuxième guerre mondiale car l’inflation ne ressurgira pas avant trois ou quatre ans.

C’est le grand retour de Boucles d’Or (Goldilocks) au Pays des Merveilles, le nouvel âge d’or de la Grande modération. Alors que la croissance — aujourd’hui assoupie — va faire preuve d’une vigueur insoupçonnée en 2014 aux Etats-Unis, les salaires vont demeurer extraordinairement sages aux Etats-Unis et même baisser en Europe.

Le retour à la compétitivité dans l’Eurozone est à ce prix. L’Allemagne l’a bien compris, elle qui compte déjà 15% de travailleurs pauvres concurrençant de façon déloyale les salariés des pays riverains, notamment français ou néerlandais.

Quant à la France, ou elle « aménage » (désintègre) le SMIC et réduit les compensations versées aux chômeurs, ou les agences de notation ne vont pas tarder à lui tomber dessus.

Les Etats-Unis vont en revanche consolider leur « AAA » grâce aux gaz de schiste : les marchés l’ont bien compris depuis 2009. L’Amérique, bientôt indépendante énergétiquement, va se mettre à dégager des excédents commerciaux qui permettront de réduire les déficits sans qu’il soit besoin de procéder à de nouvelles coupes budgétaires (volontaires ou automatiques).

▪ La croissance partout : merci les banques centrales !
Si la balance commerciale américaine ne se rétablit pas depuis trois ans malgré la formidable hausse de la production de « pétrole alternatif », c’est parce que les partenaires économiques n’achètent pas encore assez de produits made in Etats-Unis du fait de leur sortie de crise trop lente.

Ce handicap sera bientôt corrigé par des injections massives de la BCE, sitôt que la Cour constitutionnelle de Karlsruhe aura donné son feu vert à des LTRO 3, 4, 5 (vers l’infini et au-delà).

Outre l’Amérique, nous verrons également le Japon connaître une croissance vertigineuse en 2014. La super planche à billets qui a été mise en route début 2013 va en effet produire ses pleins effets dès le début de l’année prochaine. Et si cela ne suffit pas, la Bank of Japan imprimera encore davantage, et elle le fera tant qu’il restera assez d’arbres pour fabriquer du papier-monnaie.

Autrement dit, le taux implicite d’optimisme des marchés, induit par un ratio call/put vertigineux de 10 contre un (proche du record absolu depuis que de telles données sont compilées) est parfaitement justifié. Lespermabulls peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

▪ Les indices à la hausse… encore…
Toutefois, avant d’aller goûter un repos bien mérité, ils se sont offert une nouvelle charge héroïque ce mardi. Les indices américains ont brusquement accéléré à la hausse à partir de 17h05, lorsqu’IBM a fait part de son projet de racheter pour 15 milliards de dollars de ses propres titres. Le cours a fait un bond de 2% qui s’est avéré décisif pour Wall Street et les indices US ont inscrit dans la foulée une cascade de records historiques.

Conformément au scénario bien rôdé depuis que la Fed a mis en place des programmes de quantitative easing massifs, les séances positives s’achèvent presque toujours au plus haut. Cela valide un signal technique full bull pour les gestions basées sur l’analyse technique… induisant la perpétuation des programmes d’achats et de réplication indicielle de la hausse (dont les fondements réels ne sont jamais remis en question).

Le S&P 500 s’est envolé mardi soir vers 1 772 points (+0,56%) dans le cadre d’une 13ème séance de hausse sur une série de 15.

Le mois d’octobre 2013 devient le meilleur millésime boursier depuis un autre mois d’octobre (en 2011). Le Dow Transport (+0,22%) affiche désormais +36% en 2013, tout comme le Russell 2000 (nouveau zénith à 1 122 points).

Dans le même temps, on apprenait que les banques américaines pourraient devoir verser 107 milliards de dollars de pénalités pour solder les litiges sur les dérivés de crédits immobiliers tandis que l’accord entre JP Morgan et le département de la Justice pourrait capoter… Mais rien n’arrête la hausse, et surtout pas la chute d’une ampleur inattendue de la confiance des ménages américains (-9 points à 71,2 contre 75,9 anticipés).

▪ La Fed reste la clé
Ce mauvais indicateur — il n’est pas le seul aujourd’hui puisque les ventes de détail ont reculé de 0,1% le mois dernier — renforce la conviction que la Fed maintiendra pendant encore de longs mois sa politique d’injection massive, au moins jusqu’au début de l’année prochaine et probablement jusqu’en mars. La confirmation est attendue ce mercredi lors du communiqué final de la Fed ; Ben Bernanke ne tiendra pas de conférence de presse, le marché ne s’attend donc à aucune annonce d’aucune sorte.

La Fed reste la clé de tout face à une conjoncture morose et des trimestriels souvent revus à la baisse. Chaque hausse déconnectée de la réalité de terrain est justifié par la croissance future… et par la politique monétaire « quantitative » qui sera poursuivie au minimum jusqu’à fin 2015 d’après un large consensus.

Cette séance qui coïncide avec la conclusion du FOMC pourrait s’avérer décisive, à en croire des gérants et traders interviewés peu après une clôture « historique » des marchés américains.

Selon l’un des plus ardents défenseurs de la hausse perpétuelle de Wall Street, c’est le niveau du Dow Jones qui a la plus grande portée symbolique pour l’épargnant lambda (lequel se soucierait peu de savoir pourquoi les cours montent, pourvu qu’ils montent).

Si le Dow bat un record absolu (ce qu’il a fait en clôture à 15 680 mais pas encore en séance), le non-initié aura alors un « déclic ». Il comprendra que la hausse est partie pour durer très longtemps et qu’il lui faut opter résolument pour le risque… puisque l’obligataire ne rapporte rien.

▪ Et pour ceux qui n’y croient pas ?
Mais à aucun moment du débat, il n’a été question d’évoquer une bulle basée sur de l’argent fictif, ni de défendre l’attitude de ceux qui préfèrent ne pas gagner grand’chose plutôt que de perdre beaucoup.

Ceux-là ont déjà beaucoup perdu en ne suivant pas le troupeau : ce n’est que du manque à gagner… mais parler de « perdants » est beaucoup plus stigmatisant, ce qui permet de décrédibiliser les sceptiques.

La méfiance des derniers épargnants restés sourds aux sirènes de la hausse était justifiée par l’enchaînement de trois trimestres de résultats trimestriels médiocres, par un problème de dettes que les politiciens se montrent incapables de résoudre (shutdown), par une croissance mondiale moins vigoureuse que prévu.

Aucun de ces freins n’a disparu… Pourtant, les cours de bourse hurlent que rien de tout cela n’a plus d’importance puisque la Fed veille au grain et va injecter, encore et encore.

Les stratèges sont convaincus que le franchissement de résistances majeures fera office d’électrochoc, ce qui libèrera de façon parfaitement mécanique un vaste élan haussier alimenté par tous ceux qui se moquent désormais d’acheter au plus haut (puisque ce n’est plus une frontière).

L’essentiel désormais, ils l’affirment sans l’ombre d’un doute, c’est d’être « dans le marché » comme tous les autres idiots, oups, pardon… les clients non-initiés qui laissent carte blanche aux brasseurs d’argent pour faire gonfler la montgolfière boursière à leur profit exclusif.

http://la-chronique-agora.com/fed-assouplissement-quantitatif-dow-jones/

 
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Publié par le 30 octobre 2013 dans général

 

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Les ventes de pieces d’argent de l’us mint battent tous les records : le prix de l’argent ajusté à l’inflation atteindra 130 $ minimum !

Voici un papier de SD que j’ai traduit ; l’argent dépassera les 130 $ ,tout comme SD  j’en suis personnelement persuadé sur le long terme . Mais pour le moment attention, une attaque couve …. Revue de presse 2013 Z@laresistance

AM La solution d’aujourd’hui était de USD 1,366.00, 1,019.86 EUR et 874,91 EUR par once.
le fixing d’hier AM était de USD 1,378.50, 1,030.35 EUR et 880,32 EUR par once.

L’Or a chuté 16,60 $, ou 1,2% hier pour clôturer à 1,367.10 $ / Oz. L’Argent terminé en baisse de 1,01%.

La faiblesse de l’or continue et l’or est maintenant proche de son plus bas niveau en quatre semaines, alors que l’afflux de liquidité a conduit à un rallye dans les actions, la prudence des investisseurs sur la politique monétaire de la Réserve fédérale contribue à un marché de l’or nerveux.

  
Argent en USD, 3 ans – (Goldcore)

Le Président de la Fed Ben Bernanke a déclaré le mois dernier que la banque pourrait réduire ses 85 milliards de dollars d’achats d’obligations par mois si l’économie américaine se renforçait, mais un manque de clarté sur le timing a déstabilisé les marchés. Une déclaration de politique de la banque centrale sera publié aujourd’hui, après la réunion.

Les attentes sont que la Fed pourrait réduire de 85 milliards de dollars  à $ 60 milliards par mois  son programme de monétisation de la dette, et continuer avec un de taux d’intérêt proche de zéro .

Les deux cas seraient haussier pour l’or.


Cross Currency Table – (Bloomberg)

Ce serait très baissier pour l’or et l’argent si Bernanke indiquait que l’achat d’obligations etait  complètement terminé et que les taux d’intérêt avaient permis de relever les normes historiques. Toutefois, étant donné la nature très fragile de la reprise américaine, un retour à des politiques monétaires conventionnelles ne va pas arriver de si tôt.

L’économie américaine reste massivement endettés et la situation budgétaire voit peu de signes d’améliorations. De nombreux États sont au bord de la faillite.

Cela contribue à maintenir une demande physique très robuste des investisseurs et des acheteurs qui considèrent les métaux comme une réserve de valeur à l’échelle internationale, et aux États-Unis.

Cette demande peut être vu dans le manque de liquidations des ETF argent par les investisseurs et les spéculateurs, et par une demande continue de pièces et lingots d’argent comme réserve de richesse  .


Total connu des Trackers argent

Le CME fait face à la demande en introduisant un  contrat à terme sur l’argent physique de 1000 onces « en raison de la demande des clients».

« La petite taille fournira aux participants du marché plus de souplesse pour gérer leur risque sur le  prix de l’argent, et servira d’outil plus rentable pour les investisseurs individuels ou d’autres personnes qui cherchent à se prémunir contre l’incertitude économique. »

Le CME a dit que ce contrat est livrable contre les contrats à terme sur l’argent existants.

Les ventes de pièces d’argent par la Mint américaine ont battu un niveau record au cours du premier semestre de 2013 ,voyant le meilleur départ jamais vu dans une année  Les pièces d’ Argent d’investissement ont d’abord été proposées en 1986.

La baisse des prix et les préoccupations sur la capacité d’être en mesure de prendre livraison des pièces, au milieu de préoccupations persistantes sur l’économie américaine et de l’avilissement de la monnaie, ont conduit à une demande record.

Les ventes en 2013 ont atteint 24.030.000 onces et la demande a atteint un sommet mensuel , le plus élevé de tous les temps, à 7,5 millions d’onces en Janvier.

La demande reste à un «niveau sans précédent», et les ventes d’or et d’argent peuvent atteindre un record annuel dés cette année, a déclaré le 5 Juin. Richard Peterson, le directeur par intérim de la Mint .

Les ventes de Pièce en argent   ont été suspendues en Janvier pour plus d’une semaine en raison d’un manque de stocks d’argent. En Avril, les achats ont plus que doublé sur un an après que les prix avaient chutés de 16% en deux jours en raison de la vente inhabituellement agressive sur le marché à terme.

Les futures Argent ont diminué de 28% cette année à New York, la plus grande perte parmi les 24 produits de base suivies par l’Indice Spot Standard & Poors GSCI, mais « l’argent intelligent » continue à s’accumuler .

La mort des marchés haussiers or et  argent est grandement exagérée comme on le voit par la demande physique qui reste très robuste au niveau des investisseurs et acheteurs , qui les perçoivent comme réserve de valeur,  au niveau international comme aux États-Unis

Les marchés haussiers ne finissent pas dans une période de demande physique soutenue , près de deux ans après que les prix ont « atteint un sommet ».

Cela suggère fortement que le marché haussier de l’argent est loin d’être terminé . L’argent a été massivement sous-évalué dans le début des années 2000 pour finir par être apprécié a sa juste valeur aujourd’hui. Les marchés haussiers finissent toujours en folies spéculatives avec une participation de masse du public et atteint des sommets où les prix deviennent massivement surévalués comme on l’a vu en 1980.

Cela a été clairement vu en 1980 quand l’argent est passé de 6.08/oz $ le 2 Janvier 1979 à 50/oz $ le 21 Janvier 1980  ,en moins de 13 mois.

Ce n’est pas encore arrivé à l’argent. La plupart de la population ne connaît même pas le prix d’une once d’argent, sans parler de sa valeur et comment le posséder. L’Argent reste le très pauvre cousin de l’or et n’obtient peu ou pas l’attention des médias.


Or Argent Ratio (Quarterly, 1950 à aujourd’hui)

Le pic parabolique conduira a un ratio or/argent s’effondrant à 17 pour 1 ($ 850 oz / $ 50 oz). Nous nous attendons à une surperformance et à un mouvement de prix final parabolique similaire en argent et il est probable que le ratio or/argent reviendra à sa moyenne historique à long terme, vue dans une grande partie de l’histoire, en-dessous de 20 pour 1. ndlr 90% du mouvement d’un marché haussier se fait dans les 10% de temps restant .

Les marchés haussiers voient presque toujours les prix monter encore plus que leurs plus hauts, avec une inflation ajustée . Parfois, les prix augmentent à un multiple de leur plus haut précédent, avec l’inflation corrigé.

Le prix de l’ argent avec L’inflation ajusté serait de 130/oz $ et nous continuons de voir ça comme un objectif de prix à long terme réaliste. 

http://www.silverdoctors.com/u-s-mint-sales-of-silver-coins-reach-record-in-2013-first-half/

 
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Publié par le 19 juin 2013 dans général, or et argent métal

 

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