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Pensez vous que la science sauvera le monde ?

Alors vous pensez que la science sauvera le monde ? Vous en êtes sûr ?

Jean pierre Petit avait déjà soulevé le problème, et j’en ai parlé dans pas mal d’articles . C’est toute la méthodologie de la science moderne qu’il faut revoir, rien de moins . La plupart des études ne sont pas fiables . Les erreurs ne peuvent même pas être corrigées et atterrissent dans le corpus de la science officielle, avec les gardiens d’une pensée unique de la science officielle qui règnent en haut de la pyramide de ceux qui examinent et qui « filtrent » les publications .  Ce qui « rend presque impossible la publication d’idées novatrices » . Vous voyez un peu le schmilblick … Constat très alarmant ! Z 

Par Ugo Bardi

Je comprends qu’en publiant ce billet, je peux donner des munitions à la foule anti-science. Mais nous ne pouvons pas nous cacher dans une tour d’ivoire et dire aux gens que la science est parfaite telle quelle. Nous avons besoin de réformes profondes dans la façon de faire de la science.

En Italie, nous avons un terme pour ceux qui s’engagent dans une tâche beaucoup trop grande et trop difficile pour eux. Nous les appelons « l’armée Brancaleone » (Armata Brancaleone), un terme qui vient du titre d’un merveilleux film italien de 1966 où un chevalier italien autoproclamé tente de diriger une armée de combattants incompétents. Les tristes conditions de la science de nos jours me font parfois penser à l’histoire de l’armée de Brancaleone.

« Qu’est-ce que la vérité ? », ces mots célèbres ne viennent pas d’un scientifique mais d’un homme politique, Ponce Pilate, gouverneur de Palestine à l’époque romaine. En tant que politicien, Pilate savait très bien comment la vérité pouvait être tordue, étirée, tranchée, cuite, aromatisée et réarrangée de plusieurs façons afin d’être vendue aux gens. Les choses ne sont pas différentes, aujourd’hui. En politique, la vérité est ce que vous percevez comme vrai. Après tout, n’est-il pas vrai que nous pouvons créer notre propre réalité ? (Un fonctionnaire du gouvernement américain aurait dit cela au moment de l’invasion de l’Irak, en 2003.)

Finalement, l’Empire romain est mort noyé dans ses propres mensonges, c’était un effondrement épistémologique. Quelque chose de semblable peut nous arriver : nous ne pouvons pas continuer longtemps à ignorer la réalité, croyant que nous pouvons fabriquer la nôtre, et tromper tout le monde dans le processus.

Mais qu’en est-il de la science ? La science n’est-elle pas capable de nous dire ce qu’est la réalité selon sa « méthode scientifique » très prisée ? En principe, oui, mais la science est loin d’être une parfaite machine à rechercher la vérité. Les attaques que la science reçoit de toutes parts ont une certaine justification : en tant que scientifiques, nous ne pouvons pas prétendre pouvoir sauver le monde si nous ne nettoyons pas d’abord devant chez nous.

Un élément critique du ventre mou de la science moderne est le processus appelé « examen par les pairs ». Si vous n’êtes pas familier avec cette procédure, laissez-moi vous l’expliquer. L’idée est que lorsque les scientifiques veulent diffuser les résultats de leurs études sous la forme d’un « article », ils le soumettent à une revue « peer-reviewed », (évaluée par les pairs). Leur manuscrit sera envoyé à un certain nombre (généralement 2 ou 3) d’évaluateurs anonymes – des scientifiques travaillant dans le même domaine – qui recommanderont le rejet ou la publication et, dans ce dernier cas, avec des changements pour améliorer le document. (pour plus de détails, voir cet excellent article de Jon Tennant).

Jusqu’à présent, tout va bien : si tout le monde fait de son mieux pour accomplir le travail de révision, le processus pourrait donner de bons résultats. Et, en effet, l’examen par les pairs est censé être l’« étalon-or » de la science. L’accusation typique que les climatologues adressent à leurs critiques est que leurs articles ne sont pas examinés par des pairs : ils sont souvent publiés dans des blogs à motivation politique, et ils n’ont pas la rigueur des vrais articles scientifiques. C’est souvent un point de vue correct, la science du climat est aujourd’hui l’un des domaines scientifiques les plus avancés et les plus vitaux, et les critiques qui lui sont adressées sont normalement de mauvaise qualité et politiquement biaisées.

Mais il y a un problème : il y a beaucoup de choses qui peuvent mal tourner avec l’examen par les pairs. Tout d’abord, cela n’empêche pas la mauvaise science de s’infiltrer. Il est toujours possible, avec un peu d’effort et de patience, de trouver une combinaison favorable de critiques et de rédacteurs en chef et d’arriver à publier dans une revue sérieuse un article qui n’est pas parfaitement correct. Cela s’est produit et certains cas sont vraiment scandaleux. Vous pouvez voir celui-ci, par exemple, où les auteurs ont sorti de nulle part une toute nouvelle physique nucléaire basée sur des preuves expérimentales pour le moins bancales, et tout cela afin d’expliquer des phénomènes qui avaient d’autres explications, parfaitement valables.

À ce stade, préparez-vous à une surprise : les revues scientifiques n’ont AUCUN moyen de remédier à une erreur. Une fois qu’un article est publié dans une revue à comité de lecture, il est inscrit dans le corpus de la « science officiellement approuvée ». À moins qu’il ne s’agisse d’escroqueries évidentes, comme le plagiat ou de fausses données, le fait que la plupart des scientifiques sur le terrain pensent que le document est erroné n’est pas suffisant pour qu’il soit retiré. Le mieux que les autres scientifiques peuvent faire est de soumettre un commentaire aux rédacteurs – qui seront généralement aussi heureux de le publier qu’ils sont heureux de voir leur dentiste. Ensuite, les auteurs du document commenté pourront soumettre leurs contre-commentaires et l’ensemble du processus ne servira qu’à leur donner plus de visibilité – et c’est exactement ce qui s’est passé avec le document dont je vous parlais.

De l’autre côté du processus d’évaluation par les pairs, le filtre rend presque impossible la publication d’idées novatrices, surtout pour les jeunes chercheurs. Les réviseurs sont un groupe auto-sélectionné, souvent formé de messieurs âgés, dont l’objectif principal semble être de s’assurer que rien de ce qui contraste avec leurs opinions ne passe à travers le filtre. Et je ne parle pas du processus incroyablement lent, long et frustrant de traiter avec des examinateurs qui n’ont rien compris de votre travail, mais qui pensent néanmoins qu’ils peuvent le démolir et même s’en moquer. Les critiques peuvent toujours réussir à transformer un papier parfaitement bon en un pâle brouillon juste parce qu’ils veulent y peser de tout leur poids. Le pire, c’est quand ils ne seront pas heureux tant qu’ils n’auront pas imposé leur point de vue aux auteurs, les forçant à écrire le document comme ils le souhaitent (les réviseurs).

Qu’en est-il des normes dans l’examen ? Encore une fois, préparez-vous à une surprise : il n’y en a pas, zéro, zéro, zéro, zéro, zéro, nul. Tout le processus se déroule dans le secret, les auteurs ne savent pas qui est la personne qui a obtenu le droit d’abuser d’une position d’anonymat confortable, il n’y a pas de norme pour savoir quel type de critique est supposé être acceptable ou non, ni quel type de réfutation est supposé être acceptable ou non. Les rédacteurs en chef peuvent faire ce qu’ils veulent avec cette soumission et, normalement, il n’y a pas de procédure qu’un auteur puisse suivre pour protester contre ce qu’il considère comme un traitement injuste de son article.

Maintenant, assigneriez-vous à quelqu’un le travail de – disons – concevoir un avion sur la base de cette méthode d’examen ? Voudriez-vous l’utiliser une fois qu’il sera construit ? Donc, si vous êtes un scientifique, pensez-vous que vous pouvez sauver le monde de cette façon ? Et l’examen par les pairs n’est pas le seul problème de la science moderne.

Heureusement, la science n’est pas encore l’escroquerie qu’elle est accusée d’être, par exemple, par ceux qui rejettent la science du climat. Mais si nous ne faisons pas quelque chose rapidement pour nous améliorer, nous risquons de voir la science perçue par tout le monde comme une escroquerie. Et n’avons-nous pas dit qu’en politique, la vérité est ce que vous percevez comme étant vrai ?

Cet article s’inspire d’un article de Jon Tennant. et d’un article de Jem Bendell.

Ugo Bardi

Source CassandraLegacy

Note du Saker Francophone

 L’auteur oublie ou passe aussi sous silence le financement de la recherche. Comme pour le journalisme, l’auto-censure doit y régner en maitre. Qui va jouer sa carrière et ses financements sur un travail en contradiction frontale avec la doxa politico-financière du moment ? Le mème du moment, c’est le réchauffement climatique. Si vous abondez, vous avez de l’argent ; si vous êtes critique, plus de sous, comme les journalistes qui se retrouvent privés d’antenne. Pute ou chômeur …

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Publié par le 7 octobre 2018 dans Education - information, général, Sciences

 

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La prière active les mêmes zones du cerveau que le sexe ou la drogue

Une récente étude réalisée par des chercheurs de l’Université de l’Utah vient de mettre en évidence que comme la drogue ou le sexe, prier active le circuit de la récompense dans le cerveau. L’étude menée sur des adeptes Mormons montre que ces derniers ressentaient en effet de la satisfaction. On vous en dit plus sur les résultats de cette expérience !

UNE ÉTUDE MENÉE SUR DES MORMONS

 

L’étude a été réalisée dans l’Utah où se trouve la capitale Salt Lake City, siège mondial de l’Église Mormone, aussi dite Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. L’équipe de chercheurs tentant de comprendre le fonctionnement du cerveau  pendant des sentiments religieux, il était tout naturel qu’ils choisissent pour cela 19 mormons.

Avec plus de 16 millions de membres à l’échelle mondiale, l’Eglise Mormonerassemble de fervents fidèles. Les mormons doivent suivre des règles strictes avec de nombreux interdits comme l’alcool, le thé, les sodas, la cigarette…

La lecture de la Bible, la prière, l’éducation selon les préceptes mormons, ces pratiques religieuses permettent, d’après les fidèles, de se sentir proche de Dieu. Un sentiment très particulier que les chercheurs voulaient étudier. 12 hommes et 7 femmes ont donc accepté de se prêter à l’expérience.

La prière active les mêmes zones du cerveau que le sexe ou la drogue

DES RÉSULTATS TRÈS INTÉRESSANTS

 

Les 19 personnes ont donc passé une IRM fonctionnelle tout en pratiquant leur foi. Lecture de la Bible, prière, écoute de citations : pour chacune de ces actions, la personne devrait décrire son ressenti. « Nombreux étaient en larmes en sortant de l’IRM« , confient les scientifiques. De manière générale, les patients rapportaient un sentiment de paix et une sensation de chaleur.

« Quand nos sujets étaient amenés à penser à un sauveur, à être avec leur famille pour l’éternité ou à une récompense céleste, cela se voyait dans leur cerveau comme dans leur corps« , explique le co-auteur de l’étude Michael Ferguson. En effet, dans leur cerveau, le système de récompense s’activait. Le circuit de la récompense permet de donner la motivation nécessaire à la réalisation d’actions ou de comportements. Ainsi, l’étude montre qu’un mormon éprouve du plaisir lorsqu’il croit, que ce soit en pensant à Dieu, en priant ou en écoutant des citations.

Le circuit de la récompense est également impliqué dans les phénomènes d’addiction. Ainsi, il serait intéressant pour les chercheurs d’effectuer de nouvelles études pour comprendre si la religion, la croyance religieuse du moins s’assimile à une addiction. Pour cela, l’étude s’inscrit dans le Religious Brain Project créé en 2014 par des chercheurs de l’Université de l’Utah. Il est donc très probable que l’on entende encore parler de ces recherches. Les chercheurs tenteront sûrement d’élargir leur échantillon à d’autres religions.

« Nous commençons juste à comprendre comment le cerveau contribue aux expériences que les croyants interprètent comme spirituelles, divines voire transcendantes. Ces dernières années, les technologies d’imagerie du cerveau ont progressé de telle sorte que nous pouvons appréhender des questions qui nous taraudent depuis des millénaires« , explique Jeff Anderson, auteur principal de l’étude.

 

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Publié par le 20 août 2018 dans général, Religion - Prophéties, Sciences

 

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Trump a déclaré que l’Union Européenne est un « ennemi » avant la réunion avec Poutine

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Par Jason Ditz

Dans les commentaires faits lors de sa conférence de presse du dimanche, le président Trump a déclaré que les États-Unis ont « beaucoup d’ennemis », désignant l’Union Européenne en premier lieu et avant tout parmi eux. Il a poursuivi en disant qu’il a « un gros problème » avec l’Allemagne.

En parlant des ennemis des Etats-UNis, Trump a déclaré que l’UE est un ennemi, et la Russie « est un ennemi à certains égards », tandis que la Chine est « un ennemi sur le plan économique ». Il a dit que ses problèmes avec l’UE étaient centrés sur « ce qu’ils nous font dans le commerce ».

Trump a minimisé la signification de ces déclarations, disant que cela ne signifie rien d’être un ennemi si ce n’est de reconnaître qu’ils sont « compétitifs ». Il convient toutefois de noter que la semaine dernière, il a minimisé l’idée que le président russe Vladimir Poutine était un ennemi, le présentant plutôt comme un concurrent.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a critiqué les commentaires de Trump, insistant sur le fait que les États-Unis et l’UE « sont les meilleurs amis » et prétendre que quiconque se dit ennemi « répand de fausses nouvelles ».

Les complaintes de Trump au sujet des membres de l’UE ne s’arrêtent pas là : « J’ai un gros problème avec l’Allemagne parce que l’Allemagne a conclu un accord de gazoduc avec la Russie ». Lors du sommet de l’OTAN, Trump a accusé l’Allemagne d’être sous contrôle russe. Au cours du commentaire de dimanche, il a déclaré que les Allemands « agitent un drapeau blanc » en achetant de l’énergie à la Russie.

Article originel : Trump Declares European Union a ‘Foe’ Ahead of Putin Meeting

Traduction SLT

 
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Publié par le 17 juillet 2018 dans général, International, Politique

 

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Un ordinateur plus fort que des dermatologues

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Sans que nous nous en rendions forcément compte , l’IA débarque en force dans notre société, et ce dans tous les domaines . Un nombre incalculable d’entités se penchent sur le développement d’IA . D’ici 10 ans à peine, nous vivrons dans un tout autre monde, et à un moment nous atteindront la singularité technologique (si ce n’est déjà le début dans certains projets secrets de haut niveau), ce sur quoi tant de personnalités de haut vol nous ont averti : L’IA deviendra « consciente » . C’est inéluctable , et personne ne peut dire ce qui se passera alors, mais il est fort probable que ce soit un scénario à la Terminator . Si l’IA pouvait se limiter uniquement à diagnostiquer des maladies comme ici avec le cancer de la peau , ou les guérir, ce serait le paradis . Mais il y aura le revers de la médaille sur cette technologie dans son ensemble, n’en doutez pas . Z 

L’intelligence artificielle sera-t-elle bientôt un outil pour le dépistage du cancer de la peau ? Mis au point par une équipe de chercheurs internationaux, un ordinateur doté d’une IA a su diagnostiquer un mélanome plus efficacement qu’une équipe de 58 dermatologues.

Le remplacement de certains corps de métier par des machines occupe les esprits depuis déjà longtemps. Mais il est des professions que l’on n’imaginait pas forcément concernées, c’est le cas de la plupart des disciplines médicales. Et l’on se trompait. Car un ordinateur équipé d’un programme d’intelligence artificielle spécialement conçu pour l’occasion par une équipe de chercheurs a battu à plate couture une ribambelle de dermatologues.

Composée de spécialistes allemands, français et américains, l’équipe a préalablement entraîné son système à l’aide de 100 000 images. Une fois cette étape passée, le test officiel a été lancé et le système a alors réussi à identifier les problèmes de peau plus efficacement que 58 dermatologues issus de 17 pays différents. Dans 95 % des cas, l’ordinateur a ainsi détecté des mélanomes à partir de simples photos. Du côté des médecins, le cap des 90 % n’a pas été dépassé. Une performance impressionnante, qui ne devrait toutefois pas réellement menacer un corps de métier dans son ensemble, mais plutôt s’intégrer à ses outils afin d’établir des diagnostics de bien meilleure qualité.

 
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Publié par le 31 mai 2018 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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L’Italie sème la panique sur les marchés, Soros averti que « le monde pourrait être au bord d’une nouvelle crise financière dévastatrice »

Au palais de Quirinal à Rome, le 28 mai. Carlo Cottarelli, un ancien du Fonds monétaire international, a été chargé de créer un gouvernement technique en Italie mais les investisseurs ne croient pas que ce dernier obtiendrait la confiance du Parlement et tablent sur de nouvelles élections.

C’est le grand retour de la peur. Wall Street, Tokyo, Paris, Milan… mardi 29 mai, l’ensemble des places financières mondiales ont terminé en baisse, tandis qu’en Europe, les taux souverains des pays du Sud se sont tendus un peu plus encore – en particulier ceux de l’Italie. Mercredi l’incertitude dominait toujours.

Une angoisse comparable à celle de 2012 saisit les investisseurs et aiguise l’appétit des fonds spéculatifs : celle de voir la zone euro sombrer dans une crise existentielle majeure, dans le sillage des incertitudes politiques italiennes. A Rome, le torchon brûle entre le président Sergio Mattarella d’une part, et les populistes de la Ligue et du Mouvement 5 Etoiles d’autre part. De nouvelles élections se profilent. Pour la première fois de l’histoire, la troisième économie européenne pourrait être dirigée par les eurosceptiques. D’ici là, un été agité s’annonce sur les marchés…

Par ailleurs, Dans un discours prononcé mardi à Paris, le chantre du mondialisme George Soros a averti que le monde pourrait être au bord d’une nouvelle crise financière dévastatrice , alors que les crises de la dette réapparaissent en Europe et que les rivaux américains émergent.

« Ce n’est plus une figure de style de dire que l’ Europe est en danger existentiel, c’est la dure réalité … le monde pourrait être au bord d’une nouvelle crise financière dévastatrice »  a-t-il entre autres déclaré .

L’Italie sème la panique sur les marchés

La crise politique en Italie a provoqué hier un vent de panique sur les marchés européens, ils ont tous terminé la séance en baisse. Les pays de la zone euro craignent de revivre une crise de la dette, cette peur est-elle justifiée ?

La violence des mouvements observé hier sur les marchés ravive effectivement les mauvais souvenirs des années 2011/2012, quand l’Europe a basculé dans la crise de la dette. Les taux d’emprunts italiens ont subi les revers les plus inquiétants. Le taux à deux ans qui était en territoire négatif il y a quinze jours a subitement grimpé jusqu’à +2,7%, un plus haut pas vu depuis 2013. Le taux à dix ans a même dépassé brièvement la barre des 3%. Cette tension sur la dette italienne a plombé toutes les bourses. Milan, Paris, Londres ou Francfort. Même Wall Street a été contaminé et ce matin les marchés asiatiques ont ouvert en baisse en partie à cause de la crise italienne.

Ce sont les banques qui ont le plus souffert

Les banques italiennes parce qu’elles détiennent une bonne part de la dette de leur pays, mais on a vu aussi reflué la cote de la française BNP, de l’espagnole Santander ou encore de l’allemande Commerzbank. Là encore cela rappelle le scénario noir qu’a connu la zone euro, car c’était déjà les banques qui étaient en première ligne. Pourtant la situation économique de l’Italie comme celle de toute la zone euro est bien meilleure qu’au début de la décennie. C’est ce que répètent sur tous les tons ceux qui cherchent à ramener le calme sur les marchés. Et c’est vrai. Tous les pays de la zone euro ont assaini leurs finances et ils poursuivent leurs efforts, ils ont renoué avec la croissance, et le chômage globalement régresse.

Mais la reprise ne pèse plus grand chose quand réapparait le risque politique

Effectivement c’est l’incertitude sur le sort de l’Italie qui sème la panique. La situation politique est totalement inédite, imprévisible. La perspective d’un gouvernemen technique dirigé par Carlo Cotarrelli, un partisan de l’austérité, a d’abord rassuré. Et puis elle a été apréhendé par les investisseurs comme un facteur négatif. Celui qu’on surnomme Mr Ciseau en Italie pourrait cristalliser le vote anti système. Les prochaines élections qui auront lieu cet automne, on dit même qu’elles pourraient être organisées dès le mois de juillet, sont désormais perçu comme un référendum pour ou contre l’euro. Une éventuelle sortie de l’Italie de la zone euro parait hautement improbable mais le fait que la question soit posée est en soi une calamité pour les finances de la péninsule comme pour toute la zone euro. Car une fois encore l’existence même de de la monnaie unique est remise en question.

Et cette perspective sème la zizanie à Bruxelles

Le commissaire allemand Gunter Ottinger a déclenché le courroux des Italiens en laissant entendre que les marchés pourraient envoyés un signal aux électeurs italiens leur enjoignant de ne pas choisir les populistes. Il a retiré ses propos mais le mal était fait. Pour désamorcer le président de la commission Jean-Claude Juncker a très vite affirmé le contraire: les marchés d’après lui ne sauraient dicter le vote des Italiens. Au moment où l’Europe s’apprête à réformer ses institutions, on voit que la crise italienne fait ressurgir les antagonismes toujours profondément ancrés dans la zone euro, et qu’elle les attisent même. Entre d’un côté les partisans de la mutualisation du risque, comme la France, et de l’autre, les croisés de l’orthodoxie budgétaire, comme l’Allemagne, plus que jamais hostiles à l’idée de renflouer les plus endettés.

 
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Publié par le 30 mai 2018 dans économie, général, International

 

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Google collecte 10 fois plus de données à votre sujet que Facebook

Google collecte 10 fois plus de données à votre sujet que Facebook

Il est vraiment temps d’en finir avec cet espionnage de masse organisé !!! Que ce soit les réseaux sociaux, les entreprises ou les gouvernements ! Z

Facebook, le plus grand réseau social au monde, est actuellement sous les feux de la critique car l’entreprise collecte en masse des données en ligne de ses utilisateurs pour les revendre à des tiers. Toutefois, Google va beaucoup plus loin, a indiqué le développeur web irlandais Dylan Curran.

Selon ce dernier, le volume des données détenues par Google est presque dix fois important que la taille de la base de données compilées par Facebook, rapporte le Daily Mail.Pour aboutir à ces conclusions, Curran a téléchargé toutes les données stockées à son sujet par Facebook et Google. Outre le fait que les informations rassemblées par Google remontaient à 2008, celles-ci comprenaient un niveau de détail qui a choqué l’informaticien.

Trois millions de documents Word

Alors que les données collectées par le réseau social sur chaque utilisateur ont un volume de 600 mégaoctets, soit environ 400.000 documents Word, les informations rassemblées par Google étaient de 5,5 gigaoctets, soit un volume près de dix fois plus important que celui de Facebook et qui correspond à trois millions de documents Word.

Selon Curran, il est pratiquement impossible de déterminer ce que Google sait exactement de tous ses utilisateurs. Ces informations allaient de tous les lieux qu’il avait visité aux sites web sur lesquels il avait cliqué et contenaient même des fichiers supprimés de ses comptes de stockage en nuage sur Google Drive.

Curran a également découvert que Google suivait également tous ses déplacements en arrière-plan ainsi que le temps nécessaire pour voyager entre deux points. La base de données de Google contenaient aussi des détails sur ses passe-temps et intérêts ainsi que des estimations sur son poids et sur ses revenus potentiels.

« C’est une erreur de faire confiance à une entité qui contrôle autant d’informations », a expliqué l’expert IT. « Google essaie juste de faire de l’argent, mais à un moment donné quelqu’un commettra une erreur« , avertit-il.

Lieux fréquentés

Les données compilées par Google au sujet de Dylan Curran comprenaient tous ses voyages en Irlande au cours des douze derniers mois, ses déplacements à l’étranger et incluaient également le nom d’un certain nombre de pubs visités, la durée de fréquentation de ces enseignes ainsi que le trajet emprunté pour rentrer chez lui. En outre, Google connaissait également les événements auxquels il avait participé.

Le développeur web souligne que Google stocke aussi un rapport de données des comptes et archives numériques de l’utilisateur.

« Google conserve ainsi une trace de l’historique complet des recherches réalisées par ses utilisateurs ».

Toutes les recherches effectuées, même celles qui ont été effacées par l’utilisateur sont stockées par le géant des moteurs de recherche. Mais ce n’est pas tout, Google rassemble également tous les sujets de marketing qui pourraient vous intéresser, thèmes basés sur des facteurs tels que votre âge, votre sexe, votre emplacement et votre activité sur Internet. Toutes les applications que vous avez recherchées, installées ou lancées, ainsi que chaque vidéo YouTube visionnée, chaque e-mail envoyé ou reçu, y compris les messages supprimés et les spams, sont également archivés par Google. Par ailleurs, toutes les informations et fichiers supprimés par les utilisateurs sont aussi compilés.

Le fichier de Google téléchargé par Curran incluait enfin toutes les photos qu’il avait prises avec son smartphone, l’heure et l’enregistrement des images.

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La preuve scientifique irréfutable que les ondes d’un cellulaire sont cancérogènes

Il n’y a plus aucun doute. Le cellulaire tue! Et il est particulièrement dangereux pour les enfants. Une étude de 25 millions de dollars sur des rats vient de le démontrer. Ne vous collez plus ces appareils sur la tête. Empêchez vos enfants de moins de 12 ans de s’en approcher. Pour plus de précaution, éteignez le routeur Wi-Fi la nuit et utilisez-le le moins possible le jour. Voici la traduction d’un communiqué de presse publié par l’Environmental Working Group ce vendredi après-midi.

WASHINGTON – Les données de la plus grande étude animale sur les effets de la radiation des téléphones portables, publiée aujourd’hui par le National Toxicology Program du gouvernement fédéral américain, confirment les résultats d’études humaines selon lesquelles le rayonnement des téléphones portables augmente le risque de cancer.

La recherche a révélé que les rats mâles exposés aux rayonnements à haute fréquence avaient plus de chance de développer un cancer malin du cerveau, des tumeurs dans le cœur et des tumeurs dans d’autres organes. Diverses tumeurs ont également été observées chez des souris exposées à un rayonnement de radiofréquences. La quantité de rayonnement à laquelle les animaux de laboratoire ont été exposés comprenait les niveaux émis par les téléphones cellulaires que des milliards de personnes utilisent tous les jours.

«Il s’agit de l’étude la plus fiable publiée qui relie le cancer au rayonnement des téléphones portables – elle devrait alerter les décideurs et sensibiliser tous les Américains», a déclaré Olga Naidenko, Ph.D., conseillère scientifique principale à l’Environmental Working Group (EWG). «Ces études auraient dû être faites avant que plus de 90 pour cent des Américains, y compris les enfants, aient commencé à utiliser cette technologie jour après jour.»

La menace que le rayonnement des appareils sans fil pourrait constituer un risque pour la santé publique ne fait que s’accroître avec le rapport du NTP paru aujourd’hui. En 2011, le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé a conclu que les rayonnements émis par les téléphones portables étaient «peut-être cancérogènes pour l’homme», d’après des études épidémiologiques chez l’homme.

«Alors que de nouveaux réseaux de télécommunications sont construits dans le pays, une évaluation approfondie des risques pour la santé des enfants est essentielle», a ajouté M. Naidenko.

L’EWG a été à l’avant-garde des organisations d’intérêt public soulevant des inquiétudes au sujet de l’utilisation des téléphones portables et du cancer. L’étude fédérale de 25 millions de dollars, qui a duré une décennie, confirme les rapports de l’EWG de 2009 et 2013 qui soulignaient les risques potentiels pour la santé associés aux téléphones cellulaires et aux appareils sans fil, en particulier pour les enfants.

L’examen scientifique 2009 de l’EWG sur les risques de cancer et la santé des enfants a résumé des études approfondies montrant une variété de méfaits pour la santé liés à l’utilisation à long terme des téléphones cellulaires. Cela comprenait un risque accru de deux types de tumeurs cérébrales, y compris le gliome; la diminution du nombre de spermatozoïdes, de la motilité et de la vitalité chez les hommes; des effets neurologiques; et des changements dans le métabolisme cérébral.

En décembre 2017, l’État de Californie a officiellement publié des lignes directrices conseillant aux utilisateurs de téléphones portables d’éloigner les téléphones de leur corps. Lorsque ces lignes directrices révolutionnaires ont été rendues publiques, la directrice du département de la santé publique de la Californie, Karen Smith, a déclaré:

Des mesures simples, comme ne pas garder votre téléphone dans votre poche et l’éloigner de votre lit la nuit, peuvent aider à réduire l’exposition des enfants et des adultes … Le cerveau des enfants se développe pendant l’adolescence et peut être plus affecté par l’utilisation du cellulaire. Les parents devraient envisager de réduire le temps que leurs enfants utilisent les téléphones cellulaires et les encourager à éteindre les appareils la nuit.

Pour aider les consommateurs concernés à prendre des mesures pour se protéger et protéger leur famille, l’EWG a créé des outils et des astuces qui peuvent aider à réduire l’exposition au rayonnement des téléphones portables. Cela inclut le Guide d’EWG pour une utilisation plus sûre des téléphones cellulaires et Six questions sur le rayonnement cellulaire et votre santé.

Les résultats des études fédérales publiées pour examen par les pairs par le National Toxicology Program aujourd’hui sont disponibles à l’adresse https://ntp.niehs.nih.gov/about/org/sep/trpanel/meetings/docs/2018/march/index.html.

Pour en savoir plus, voir à http://www.cqlpe.ca/#DR. Y lire notamment tout ce qui concerne la 5G dans les récentes nouvelles. À la lumière des résultats de cette étude, et comme l’ont déclaré des experts indépendants dans un appel réclamant un moratoire sur le déploiement de la 5G, en septembre dernier, il faut ABSOLUMENT stopper définitivement le déploiement de millions de nouvelles antennes pour la 5G, infiniment plus dangereuse pour la santé que les ondes de la 3G auxquelles les rats de cette étude du NTP ont été exposés.

 

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