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A quand l’éclatement de la prochaine bulle mondiale et de la zone euro ?

La zone euro sur la sellette

Bridgewater, le plus gros hedge fund (fonds d’investissement — gère 160 Mds $ d’actifs) du monde a misé 22 Md $ contre la zone euro : les positions à la baisse (« vendeuses  ») du fonds prouvent qu’il parie contre de nombreuses entreprises européennes (Airbus), allemandes (Siemens, Deutsche Bank) françaises (Total, BNP Paribas) et italiennes (Intesa Sanpaolo, Enel et Eni), entre autres. La société n’est pas connue pour s’attaquer à des entreprises en particulier, mais plutôt pour parier sur la santé de l’économie en général.

Depuis 2011, 4 000 Mds € ont été injectés dans la zone euro (c’est-à-dire au sein des banques commerciales) par la Banque Centrale Européenne (BCE), ce qui représente plus d’un tiers du PIB de la zone. La majorité de cette monnaie se situe principalement en Allemagne et au Luxembourg, pays qui, vous en conviendrez, ne sont pas les plus en difficulté de la zone. Plus grave, une grande partie de ces liquidités n’ont pas financé l’économie réelle par le biais du crédit aux particuliers et aux entreprises. À la place, les banques commerciales ont épargné 2 000 Mds € de cet argent frais sur leur compte à la BCE jusqu’à fin 2017 (contre 300 Mds € début 2011) pour « respecter leur ratio de liquidité » (avoir suffisamment de dépôt en cas de crise de monnaie liquide). Comme aux États-Unis, l’assouplissement quantitatif a permis à la banque centrale de renflouer les banques privées en rachetant leurs créances. Autrement dit, les dettes du secteur privé sont payées par le contribuable sans aucun retour sur investissement. Parallèlement, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a lancé un appel en faveur de moins de régulation et plus de fusions-acquisitions bancaires dans l’UE, en prenant pour modèle… le secteur bancaire US.

La BCE prévient aussi que la zone euro risque carrément d’éclater à la prochaine crise si elle n’est pas renforcée. Autrement dit les États membres doivent d’ici là réformer leur économie, dégager des marges budgétaires et intégrer les marchés et les services à l’échelle de la zone pour mieux absorber les pertes potentielles sans faire appel aux contribuables. Un instrument fiscal comme un budget de la zone euro contrôlé par un ministre des finances européen, comme le défend le président Emmanuel Macron, aiderait également à faire face à un choc économique majeur qui semble inévitable. Autant dire que cela s’avère problématique au vu du peu de consensus sur le sujet et notamment une frilosité allemande. La Banque centrale européenne a émis l’idée fin 2017, prévue de longue date par les économistes sérieux, d’abolir la limite de 100 000 € garantis en cas d’opération de sauvetage ou de faillite bancaire (Faits & Document n° 443, 15/11/17–15/12/17 p.8 et 9).

La Bundesbank juge également que l’économie allemande est plus fragile qu’il n’y parait, avec des prix immobiliers survalorisés de 15 % à 30 % et des banques parmi les moins rentables du continent avec un rendement des actifs parmi les plus bas et un ratio coût/bénéfice parmi les plus élevés de la zone euro (74,9 %). En lien, le rapport confidentiel gouvernemental allemand Prospective stratégique 2040 a été révélé par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel  : le Ministère fédéral allemand de la Défense a officiellement entériné la possibilité d’un effondrement de l’UE.

Fin 2017, le solde Target 2 de l’Allemagne a dépassé les +900 Mds €, un record depuis la création de l’euro. Ce terme de Target 2 traduit, entre autres, l’état des balances des paiements courants intra-zone euro, et donc dans notre cas, le solde de la balance de l’Allemagne sur les autres pays membres. Si la France est presque à l’équilibre, le solde négatif de l’Italie avoisine les -450 Mds € et celui de l’Espagne les -400 Mds €. La classe politico-financière germanique est très inquiète des capacités du bilan de la Bundesbank à absorber les créances (douteuses) des autres banques centrales des pays du sud de l’Europe.

Le parti politique Union Populaire Républicaine a traduit un article du journal allemand Die Welt (15/03/18) traitant d’une récente conférence à Berlin, réunissant plusieurs économistes allemands célèbres. Le thème de la conférence annonce la couleur : « L’euro peut-il vraiment survivre et, sinon, que va-t-il se passer ? ». C’est la viabilité de la monnaie unique et l’asymétrie des soldes Targets qui y ont été questionnées. M. Fuest, n°1 du prestigieux institut d’études économiques Institut für Wirtschaftsforschung (IFO), y a plaidé pour l’introduction d’une clause de sortie de la monnaie euro. Hans-Werner Sinn, ancien patron de l’IFO a y notamment déclaré : « Je ne sais pas si l’euro va tenir dans la durée, mais son système de fonctionnement est condamné. »

Les conséquences inéluctables de l’économie financiarisée

C’est la seconde fois en un siècle que l’indice de Shiller (qui analyse les probabilités de bulles financières) dépasse son record : la dernière fois qu’un tel niveau d’euphorie boursière avait été atteint, c’était juste avant le krach de 1929, soit la plus grande crise économique du XXe siècle. Des points communs avec l’avant-crise de 2008 sont également à signaler. La Banque des règlements internationaux (« la banque centrale des banques centrales »), la Banque d’Angleterre et le célèbre gestionnaire de fonds Neil Woodford relèvent des signaux économiques inquiétants dans le monde : surchauffe des marchés financiers, dette des consommateurs et des devises et actifs financiers surévalués. Tandis qu’une énième étude prouve que les inégalités socio-économiques et la concentration des capitaux se sont accrues dans le monde entier ou presque depuis plus de 30 ans, selon un rapport du World Wealth and Income Database (travail collectif de plus d’une centaine de chercheurs).

Suite à la chute récente et vertigineuse du dollar (une baisse comme on n’en avait pas constaté depuis 2003), les banquiers centraux auront besoin de désigner un responsable pour se dédouaner en cas d’éclatement de bulle, qui serait concevable à court terme. Certains analystes postulent même que la Réserve fédérale des États- Unis a désormais son excuse pour augmenter ses taux d’intérêt rapidement maintenant que le dollar chute, pour que cette bulle explose rapidement sous l’administration Trump. En 2018, le cours du dollar a perdu 4 % de sa valeur par rapport aux six principales devises mondiales et la tendance continue. Le FMI avait d’ailleurs assuré au dernier Forum économique mondiale (ou forum de Davos), que la prochaine crise frappera plus fort et plus tôt que prévu. De même que l’augmentation importante de la cotation de l’or ne laisse présager rien de bon pour l’économie internationale.

Patrick Artus, économiste directeur de la recherche et des études de Natixis, montre dans une récente étude que les économies développées de l’OCDE sont entrées dans la dynamique finale décrite par Karl Marx. La baisse du rendement du capital s’accroît (les investissements rapportent de moins en moins) et les baisses de salaires pour compenser le phénomène commencent à s’essouffler. Les opérations spéculatives (rachat d’actions, spéculations immobilière et financière, achats d’actifs risqués, bitcoins, etc.) explosent, car la productivité réelle ne suffit plus. Les prochaines étapes se résumeront donc en une hausse des inégalités de revenu et une énorme crise financière, selon Artus et Marx.

Franck Pengam, Avril 2018.

www.geopolitique-profonde.com

Source : Agoravox

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Publié par le 20 avril 2018 dans économie, général, International

 

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« Le règne du dollar fort va se poursuivre tout au long de l’année prochaine » : Vers la parité Euro-Dollar ?

C’est une autre donnée à prendre en compte, La Société générale parie sur la parité euro-dollar au premier semestre 2017

La Société générale annonce la parité euro-dollar pour le premier semestre 2017. Elle met en avant l’augmentation des taux d’intérêt par la Réserve fédérale et la montée du vote populiste comme facteurs déterminants.

A l’aube des élections présidentielles en France, l’euro et le dollar devraient être à parité selon la Société générale. Si ces prévisions s’avèrent exactes, ce serait une première depuis 15 ans.

La banque avance deux facteurs pour étayer son analyse, le premier concerne l’augmentation des taux d’intérêts par la Réserve fédérale.

«Nous nous attendons à ce que l’euro et le dollar atteignent la parité au premier trimestre 2017 avant de remonter à 1,09 à la fin de 2017» a annoncé la Société générale, ajoutant que «la prévision est basée sur deux augmentations des taux prévues par la FED l’an prochain».

Janet Yellen, la présidente de l’institution américaine, a en effet expliqué jeudi 17 novembre qu’une augmentation des taux était possible dans un avenir «relativement proche».

Le second facteur est politique, les investisseurs craignent que l’élection de Donald Trump n’entraîne dans son sillage une vague de vote «populiste» à travers le vieux continent, ce qui fragiliserait la monnaie européenne.

Goldman Sachs voit l’euro/dollar à parité dans 12 mois

Dans ses prévisions pour 2017, Goldman Sachs anticipe un dollar à la parité contre l’euro au quatrième trimestre. Selon la banque d’affaires, le stimulus fiscal qui devrait être mis en œuvre par le nouveau président américain et dans d’autres économies avancées devrait renforcer les pressions inflationnistes déjà présentes. Dans ce contexte, Goldman Sachs se dit renforcé dans sa conviction que la Fed va augmenter ses taux en décembre, puis trois fois en 2017.

L’euro devrait par ailleurs être pénalisé par l’incertitude politique en Europe où plusieurs scrutins auront lieu, dont la présidentielle en France.

Le règne du dollar fort va se poursuivre tout au long de l’année prochaine selon Les Echos :

Jusque-là hésitants, les pronostics se sont affirmés avec force après la victoire de Donald Trump : sa politique économique expansionniste sera un soutien à l’économie et au billet vert. Divergences croissantes entre les politiques monétaires des grandes banques centrales, agenda politique à haut risque en Europe : les forces centripètes sont nombreuses pour que convergent l’euro et le dollar vers la parité.

La réaction sur le marché des changes après la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine a été la même que sur les marchés d’actions : totalement inattendue. Et abrupte. Alors que les indices boursiers américains se sont tous envolés à des sommets historiques, le dollar s’est hissé à un plus-haut depuis avril 2015. Au terme de dix séances d’affilée de hausse, sa plus ­longue série de gains depuis 2012, le billet vert s’est enfin stabilisé. A environ 1,06 $ pour 1 €, il s’approche désormais de la parité.

2014, le dollar s’envole

Déjà, le billet à l’effigie de George Washington avait été porté aux nues à partir de courant 2014, lorsque la Réserve fédérale avait progressivement mis fin à sa politique ultra­accommodante, abandonnant peu à peu son programme de rachat d’actifs. A présent, il y a tout lieu de croire que, dans les prochains mois, le dollar se maintienne à un niveau élevé face à l’euro.

Première raison de cette consolidation : les politiques monétaires des grandes banques centrales vont continuer à diverger. Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale s’apprête à relever l’objectif des Fed funds d’un quart de point en décembre, comme l’anticipent investisseurs et économistes, avant de poursuivre l’an prochain et en 2018 son cycle de resserrement monétaire.

Dans la zone euro, l’heure est encore à la générosité, à l’abondance monétaire. Compte tenu d’une inflation anémique et d’une situation économique encore bien fragile, la Banque centrale européenne devrait, selon toute vraisemblance, prolonger son programme d’achat de titres, qui s’achève en principe au mois de mars 2017. Les taux d’intérêt directeurs, eux, devraient rester durablement à des niveaux plancher. Les cambistes vont donc continuer d’investir dans le dollar, monnaie dont le loyer de l’argent est plus élevé.

Grands espoirs sur Trump

Autre facteur de soutien au billet vert, mais cette fois-ci bien plus récent : l’élection du candidat républicain à la Maison-Blanche. L’euphorie qui s’est emparée des marchés d’actions et des marchés de change s’explique de la même façon. Les investisseurs fondent de grands espoirs sur la politique économique expansionniste de Donald Trump. Grands travaux d’infrastructures, baisses massives de la fiscalité pour les ménages et les entreprises, qui verront leur impôt passer de 35 %, l’un des plus élevés des pays de l’OCDE, à seulement 15 % : les ­mesures phares de son programme économique peuvent laisser espérer un vrai coup de pouce à la croissance, donc au dollar.

Difficile protectionnisme

Quant aux craintes sur les velléités protectionnistes du milliardaire, elles se sont quelque peu dissipées. « En réalité, Donald Trump ne peut pas se permettre d’ériger des barrières commerciales avec la Chine ; l’empire du Milieu dévaluerait aussitôt sa monnaie, le yuan, et ce serait un jeu à sommes nulles, voire perdant, pour les Etats-Unis », indique Steve Drew, responsable de la gestion pays émergents chez Henderson Global Investors.

A contrario, la monnaie unique devrait rester sous pression les prochains mois. Après la surprise du Brexit puis de celle de Donald Trump, les investisseurs sont sur le qui-vive. Avec la crise financière de 2008, dont les économies occidentales se remettent à peine, et la hausse des inégalités, les mouvements anti­establishment ont pris une ampleur inattendue. Or le calendrier poli­tique de ces prochains mois en Europe est chargé comme rarement il l’a été. L’incertitude relative à ces événements a de quoi laisser pour quelques mois encore les cambistes à l’écart de l’euro.

Le risque politique prendra déjà une certaine dimension dès la semaine prochaine. Dimanche 4 décembre, les Italiens sont appelés aux urnes pour s’exprimer sur la réforme de la Constitution, perçue avant tout comme un vote de confiance envers le chef du gouvernement, Matteo Renzi. Sa défaite replongerait la troisième économie de la zone euro dans l’instabilité politique et ferait du mouvement eurosceptique 5 Etoiles le favori des prochaines élections. Le même jour, les Autrichiens retournent dans les bureaux de vote pour élire leur nouveau président, après que la première élection a été invalidée par le Conseil constitutionnel. Ils arbitreront alors entre un candidat indépendant et un candidat d’extrême droite, au coude-à-coude lors des élections contestées et dans les sondages. Viendront ensuite, le 15 mars, les élections législatives néerlandaises. Les investisseurs s’inquiètent de la percée éventuelle du parti d’extrême droite, Geert Wilders.

Votes imprévisibles

Mais c’est la France, avec l’élection présidentielle de mai 2017 et la montée du Front national, eurosceptique et protectionniste, qui cristallise la plus grande partie des craintes sur les marchés financiers. Il est donc possible, en cas de défaite du parti de Marine Le Pen, que la monnaie unique reprenne de l’allant.

D’ici là, les entreprises françaises exportatrices peuvent compter sur la faiblesse de l’euro. Celles qui réalisent une part importante de leur chiffre d’affaires aux Etats-Unis peuvent, quant à elles, compter sur la solidité du billet vert.

 
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Publié par le 1 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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Et si l’Otan perdait une guerre prochaine contre la Russie… c’est en tous cas le scénario d’un think tank américain

Et si l’Otan perdait une guerre prochaine contre la Russie… c’est en tous cas le scénario d’un think tank américain

Il faudrait à peine trois jours pour que l’armée russe envahisse les pays baltes, c’est le scénario catastrophe que prévoit un think tank américain, en dépit des forces de l’OTAN en présence… C’est pourquoi la Suède a décidé de remilitarisé une vieille base stratégique de la Guerre Froide, située sur l’île de Gotland, à quelques kilomètres de ses côtes.

Atlantico : Pour contrer la menace russe, la Suède a récemment pris la décision de remilitariser l’ile stratégique de Gotland, une ancienne base frontalière pendant la guerre froide. Quelle est la réalité de la menace militaire russe vis-à-vis des pays baltes ? Peut-on déterminer les intentions de Moscou dans la région ?

Michael Lambert : La Russie est actuellement la principale menace qui pèse sur les pays-Baltes, loin devant le réchauffement climatique ou bien même la fuite démographique.

Historiquement, les pays-Baltes ont du se rattacher à l’URSS en raison de la présence de l’Armée rouge, mais ces derniers sont culturellement Occidentaux et même Nordiques pour l’Estonie, ce qui explique les tentatives de russification pendant la période communiste, afin d’éliminer l’héritage Européen et notamment Luthérien.

Aujourd’hui, la présence russophone est palpable en Estonie ou ils représentent plus de 24% de la population, et ces derniers ne partagent ni la tradition luthérienne et peinent à apprendre la langue nationale. La présence des russophone n’est pas un problème économique ou politique, mais davantage un obstacle à l’affirmation de l’identité Nordique de l’Estonie. 

Une situation similaire s’observe en Lituanie, ou la minorité russophone pose plusieurs problèmes car moins sceptique vis-à-vis du danger que représente la Russie pour la sécurité sur le continent. Il semble pertinent de noter que la minorité russophone dispose cependant de meilleures conditions de vie au sein de l’Union européenne par rapport à en Russie, ce qui explique en grande partie la réticence des russophiles à vouer une allégeance totale à Moscou.

Malgré cela, les minorités russophone constituent un problème majeur pour la stabilité régionale en raison de leur potentielle instrumentalisation par le Kremlin. En effet, les évènements en Ukraine en 2014 mettent en avant le fait que le Kremlin dispose désormais des techniques dite de “Guerre hybride”, et celles-ci permettent de contourner l’application de l’Article 5 du Traité de Washington et donc une intervention de la part de l’OTAN.

Les experts à Bruxelles savent que le processus de Guerre hybride naît avec les divergences entre les minorités ethniques, ce qui amène donc à penser que la Russie pourrait envisager d’utiliser le même processus en Estonie ou en Lituanie, ce qui aurait pour conséquence de directement nuire à la stabilité en Union européenne, dans la Zone euro et au sein de l’OTAN, et ce sans que les Occidentaux ne puissent réagir.

Dans l’espace Balte, les intentions de Moscou sont dès lors limpides, il est question de vouloir donner naissance à une potentielle guerre civile afin de pouvoir re-définir la carte établie au moment de la chute de l’URSS. La Russie pourrait ainsi affaiblir la Lituanie pour permettre de relier par la suite l’enclave de Kaliningrad au reste de la Fédération.

Moscou pourrait également utiliser le motif d’une guerre civile pour militariser Kaliningrad et ce en y disposant des armes nucléaires à moins de 600kms de Berlin en prétextant qu’elle souhaite se prémunir en cas de dégénérescence d’un potentiel conflit qu’elle aurait elle-même engendré.

La menace russe est tangible car la mer Baltique regroupe les pays les plus avancés au sein de l’Union européenne. Dans une perspective statistique, les pays du Nord sont les moins corrompus, les plus avancés sur le plan technologique, et incarnent un exemple à suivre en matière de respect des Droits de l’Homme et de la femme pour les pays du Sud de l’Union.

L’objectif de Moscou est dès lors de parvenir à affaiblir l’espace Nordique, notamment les Pays-Baltes, tant pour rattacher les minorités russophone à la Fédération que pour tenter de regarder un contrôle militaire en mer Baltique. Cela permettrait également de prendre une forme de revanche sur des pays comme l’Estonie qui, malgré une taille modeste, est devenue leader dans les domaines de la cyber-défense et cyber-sécurité.

Selon plusieurs scénarios élaborés par un think tank américain, les forces armées russes postées en périphérie des pays baltes seraient en mesure d’en envahir les capitales en moins de trois jours. Quel est l’état des forces de l’OTAN dans la région des pays Baltes ? Sont-elles suffisantes comparé à la capacité militaire russe ?

Sur un plan purement militaire, la Russie est apte à envahir l’ensemble des pays Baltes en moins de 24 heures, mais cette approche militaire classique, qui n’use pas de la Guerre hybride, serait totalement incohérente.

Dans un premier temps, un simple état des lieux permet de constater que la supériorité totale de la Russie en nombre d’hommes, de chars, d’avions de chasse de 4ème et 5ème générations. Abstraction faite de la cyber-défense Estonienne, tous les paramètres donnent la Russie gagnante sur terre, mer et air, non sans oublier que Moscou est une puissance nucléaire, ce qui n’est pas le cas des pays Baltes. Mais malgré cela, une occupation directe de la part de la Russie aurait pour conséquence de mener à l’application de l’Article 5 du Traité de Washington qui stipule qu’une agression envers un pays membre de l’OTAN, ce qui est le cas de tous les pays Baltes, reviendrait également à rentrer en guerre avec les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la France ou encore l’Allemagne. En cas de conflit avec les Etats-Unis, les Russes seraient probablement en déroute après quelques semaines, sans oublier les conséquences diplomatiques lourdes pour le pays. C’est la raison pour laquelle les pays Baltes ont décidé d’intégrer l’OTAN en même temps que l’Union européenne en 2004, ce qui leur confère l’assurance d’une protection contre le Kremlin.

Dans un deuxième temps, si l’on se concentre sur les forces en présence dans cet espace, ces dernières restent insuffisantes en cas d’attaque de la part de la Russie. 

Les Etats-Unis ont récemment envoyé des drones MQ1-Predator en Lituanie, ainsi que des F-22 (avion de chasse de 5ème génération) en Allemagne, avant de les disposer en Pologne. Ces forces sont insuffisantes mais peuvent retarder la progression de l’Armée russe. Il semble pertinent d’ajouter qu’une attaque contre l’Estonie amènerait sans doute l’Armée polonaise à intervenir, sachant que celle-ci dispose de systèmes anti-aérien, et de nombreuses troupes au sol.

Une attaque de la Russie engendrerait donc des cyber-attaques en provenance de l’Estonie, une mobilisation de l’ensemble des pays Baltes, une intervention de la part de la Pologne, et des conséquences sur les plans économiques et diplomatiques assez lourds. En conséquence, la Guerre hybride semble être la seule alternative dont dispose la Russie pour le moment, et ce malgré sa supériorité militaire absolue.

En prenant la décision de se ré-armer et de remilitariser l’ile de Gotland, la Suède – qui se rapproche progressivement de l’OTAN – ne risque-t-elle pas de communiquer des dangereux signaux à la Russie ? Comment ceux-ci pourraient être interprétés, particulièrement dans un contexte de méfiance généralisée ?

La Suède et la Finlande se rapprochent aujourd’hui de l’OTAN, mais cette coopération peut également s’interpréter de plusieurs manières. Le renforcement des relations OTAN-Suède et OTAN-Finlande atteste possiblement du souhait de nouer des relations plus fortes avec certains membres de l’Union européenne qui sont aussi membres de l’OTAN ainsi qu’avec les autres pays Scandinaves. Dans la pratique, les pays du Nord de l’Europe, membre de l’OTAN ou non, participent déjà à des entrainements militaires au sein de la NORDEFCO.

La participation dans l’OTAN peut dès lors s’interpréter comme un souhait de rapprochement avec un partenaire comme la Norvège ou l’Islande.

Pour ce qui concerne la re-militarisation de l’Ile de Gotland, cette attitude pourrait en effet s’interpréter comme une forme de préparation en vue d’un conflit avec la Russie. En réalité, il est ici avant tout question de montrer que la Suède ne reste pas insensible aux évènements survenus en Géorgie en 2008 et en Ukraine en 2014, et ainsi adresser un signal modéré à Moscou. 

L’Armée suédoise ne dispose actuellement pas des capacités nécessaires pour lutter contre l’Armée russe, mais cette remilitarisation montre une certaine capacité de réponse en cas d’attaque. Un conflit entre ces deux pays serait pour le moins atypique dans la mesure ou les deux philosophies militaires sont antagonistes. L’Armée suédoise est moderne, avec du matériel high-tech et dispose d’une excellente organisation et sait faire preuve de polyvalence, mais elle reste de taille modeste. L’Armée russe pourrait alors jouer sur le nombre, mais ses équipements sont désuets et souvent hors-d’âge, remontant souvent à l’époque soviétique. Le résultat d’un conflit ouvert serait pour le moins révélateur de la réelle puissance du Kremlin, qui jusqu’à présent à même du mal à lutter contre des pays comme la Géorgie, en atteste le fiasco des interventions aériennes en 2008.

Néanmoins, en dépit de relations tendues entre les pays de l’Ouest et la Russie, ne faut-il pas voir dans ce rapport américain une volonté de « se faire peur » ou de réenclencher de vieilles mécaniques de guerre froide ? Quels sont, concrètement, les risques que courent les pays Baltes ?

La menace Russe est sérieuse et ce pour plusieurs raisons. En premier lieu, l’économie  Russe est en chute libre, avec une corruption qui prolifère dans toutes les administrations, un GINI qui s’apparente à celui d’un pays en voie de développement, une production agricole archaïque et un complexe industriel hors-d’âge. Pour compléter le tout, la Russie n’attire pas les investisseurs internationaux et connait une compétition accrue de la part de la Chine pour la vente d’armes, le seul secteur performant avec celui des énergies fossiles. En conséquence, la légitimité du gouvernement Russe repose actuellement sur le fait de faire croire aux citoyens que l’ensemble de leurs problèmes viennent de l’extérieur du pays. Une telle situation incite à générer un conflit afin de pouvoir faire passer des réformes extrêmes et de maintenir la population Russe dans un Etat d’ignorance tout en la coupant du reste du monde.

Le rapport Américain ne prend pas en compte le principal danger, qui est la mise en place du processus de Guerre hybride. Un deuxième risque étant la cohésion entre les membres de l’OTAN en cas de guerre avec Moscou. Ainsi, une attaque contre l’Estonie amènerait-elle réellement les Etats-Unis à envisager jusqu’à l’usage d’armes nucléaires tactiques pour s’imposer ? L’expérience de 2008 en Géorgie semble au contraire avoir montré les limites de l’engagement militaire Américain en cas de réponse de la part de la Russie. 

Autrement, le rapport a essentiellement pour objectif d’inquiéter les Européens pour les inciter à investir dans le secteur militaire car le budget pour l’OTAN ne cesse de diminuer (à peine 35% du total pour l’Europe contre 65% pour les USA). S’il apparait comme évident que la Pologne n’est pas le pays le plus risqué, pas plus que la Roumanie et la Bulgarie, l’Estonie et la Lituanie semblent être les cibles les plus pertinentes pour le Kremlin car elles sont toutes deux pro-Europe et pro-OTAN et avec  des russophones sur leur territoire.

Les pays Baltes sont donc bien en première ligne, ce qui explique la mutualisation des moyens militaires ces derniers mois et la participation active dans les Organisations Internationales comme l’OTAN et l’Union européenne. Il n’est donc pas ici question de nouvelle Guerre froide, mais bien d’une opposition entre monde Occidental et monde Russe, ce dernier devant trouver une légitimité à son existence alors même qu’il accuse un retard économique et technologique de plus en plus inquiétant.
Source 

 
 

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Fin du cash : Sapin annonce la fin prochaine du seuil minimum pour payer par carte bancaire !

De nombreux commerçants imposent une limite (généralement 15 euros) en dessous de laquelle il n'est pas possible de payer par carte bancaire.

De nombreux commerçants imposent une limite (généralement 15 euros) en dessous de laquelle il n’est pas possible de payer par carte bancaire. (KATHLEEN FINLAY / IMAGE SOURCE / AFP)

Jusqu’à présent, les commerçants peuvent exiger un montant minimum d’achat (généralement 15 euros) pour accepter le paiement par carte bancaire. Le ministre des Finances veut mettre fin à cette pratique

Régler son expresso ou sa baguette avec sa carte bancaire, cela sera bientôt possible partout, sans restriction. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a annoncé, mercredi 20 mai, sa volonté de faire disparaître le seuil minimum exigé par certains commerçants pour de tels paiements. Selon la réglementation actuelle, un commerçant peut tout à fait exiger un montant minimum d’achat (en général, 15 euros) pour accepter le paiement par carte bancaire, à condition d’en informer les clients par voie d’affichage, explique le site de l’administration.

Le ministre en appelle aux banques

« Je souhaite qu’il n’y ait plus d’obstacles au paiement par carte bancaire », a expliqué Michel Sapin, interrogé par LCP, France Info et Le Parisien. Le ministre des Finances s’est dit « favorable à ce qu’on fasse évoluer la réglementation » à ce sujet « sans que les commerçants soient lésés ». Cela sera chose faite « dans les jours qui viennent ».

Pour y parvenir, Michel Sapin compte sur la participation des banques, auxquelles il demande de supprimer la partie fixe des frais imposés aux commerçants sur les transactions par carte bancaire, qui pénalise les petits achats. En cas de refus, le ministre des Finances assure que le gouvernement « passera par une loi ».

Francetv info

 
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Publié par le 22 mai 2015 dans économie, général, International

 

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18 SIGNES QUE DES ÉNORMES PROBLÈMES ÉCONOMIQUES SONT EN ÉRUPTION PARTOUT SUR LA PLANÈTE

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Excellent article de SilverDoctors que je vous ai  traduit ! Tout est en train de s’effondrer en ce moment même, toutes les prévisions faites depuis la création de ce blog, toutes les analyses des plus grands économistes diffusés ici ,TOUT converge ! Et tout cela semble converger vers cet été , et de façon exponentielle…. Nous ne sommes vraiment plus très loin du dénouement fatal, heu final, qui sera réellement FATAL à notre civilisation ; c’est là que nous verrons affluer les « pseudos résistants » qui seront totalement PERDUS ; je n’ai qu’une chose à vous dire les amis : préparez vous, parlez en un max autour de vous ! Que DIEU vous protège ; Revue de presse 2013 Z@laresistance

Voici ma  traduction :

Ce n’est pas le moment d’être complaisant. Des Problèmes économiques énormes sont en éruption dans le monde entier, mais la plupart des gens semblent croire que tout va bien se passer. En fait, tout un tas de sondages et d’enquêtes récentes montrent que les Américains commencent à se sentir beaucoup mieux quant au fait que l’économie américaine est performante. Malheureusement, la fausse prospérité que nous connaissons actuellement ne va pas durer beaucoup plus longtemps. Il suffit de regarder ce qui se passe en Europe.  La zone euro est maintenant au milieu de la plus longue récession qu’elle ait jamais connu.   suffit de regarder ce qui se passe en Asie. La croissance économique de l’Inde est au plus bas depuis une dizaine d’années et le système financier japonais commence à devenir follement hors de contrôle ( NDLR c’est là que tout commence : au japon ) . L’un des seuls endroits sur la planète entière où de graves problèmes économiques n’ont pas déjà éclaté, c’est aux États-Unis, et c’est seulement parce que nous avons «botté en touche » en imprimant imprudemment de l’argent et en empruntant de l’argent à un rythme sans précédent .  Malheureusement, le « shoot » produit par ces mesures folles commence à s’estomper. Nous allons vivre une énorme dépression économique avec le reste du monde – c’est juste une question de temps .

Ce qui s’est passé en 2008 était juste un aperçu. 
Ce qui s’en vient va vraiment choquer le monde

Le blog de l’effondrement économique :

Mais pour le moment, il y a encore beaucoup de sceptiques .

Pour le moment, il y a beaucoup de gens qui  déclarent que les problèmes du passé ont été corrigés et que nous nous dirigeons vers une situation économique incroyablement bonne.

Malheureusement, ces gens semblent délibérément ignorer l’horreur économique qui éclate partout dans le monde.

Ce qui suit sont 18 signes que des problèmes économiques énormes sont en éruption dans tous les coins de la planète …

# 1 La zone euro est maintenant au milieu de la plus longue récession de son histoire. L’activité économique dans la zone euro a diminué pendant six trimestres consécutifs .

# 2 L’économie italienne est en recul depuis sept trimestres d’affilée .

# 3 La production industrielle en Italie a chuté 15 mois d’affilé . Il est tombé à son plus bas niveau en 25 ans.

# 4 Le nombre de personnes qui sont considérées comme «sérieusement pauvres » en Italie a doublé au cours des deux dernières années.

# 5 La confiance des consommateurs en France vient de frapper un nouveau plus bas historique .

# 6 Le nombre de chômeurs qui cherchent un emploi en France a atteint un nouveau record de tous les temps . Beaucoup de chômeurs en France sont totalement frustrés à ce point …

« J’ai envoyé des CV partout, je viens à l’agence pour l’emploi tous les jours, pendant 3 ou 4 heures pour chercher du travail comme chauffeur de camion et il n’y a jamais rien », a déclaré Djamel Sami, qui a été au chômage pendant une année.

# 7 Le taux de chômage dans la zone euro dans son ensemble vient d’atteindre un nouveau record de tous les temps à 12,2 pour cent .

# 8 Le chômage des jeunes continue de grimper vers des sommets sans précédent en Europe. Ce qui suit est tiré d’un article qui a été publié récemment sur ​​le site de The Guardian qui a détaillé à quel point sont les choses dans certains des pays les plus touché …

En Grèce, 62,5% des jeunes sont sans emploi, en Espagne, c’est  56,4%, puis le Portugal avec 42,5%, puis l’Italie avec 40,5%.

# 9 Le chômage des jeunes est en partie blâmé pour avoir provoqué les pire émeutes que la Suède a connu depuis de nombreuses années.Voici comment le Daily Mail a décrit les émeutes …

La Suède est sous le choc après une troisième nuit d’émeutes dans les zones d’immigrants en grande partie délabré de la capitale Stockholm.

Dans les dernières 48 heures , la violence s’est propagé à au moins dix banlieue avec des foules de jeunes incendiant des centaines de voitures et s’affrontant avec la police.

C’est le pire désordre en Suède depuis des années et ça a choqué le pays et provoqué un débat sur la manière dont la Suède est aux prises avec le chômage des jeunes, et un afflux d’immigrants.

# 10 Un étonnant 10 pour cent de tous les dépôts bancaires ont été retirés des banques à Chypre durant le mois d’Avril seul.

# 11 La croissance économique de l’Inde est la plus lente depuis plus d’une décennie .

# 12 Tout à coup, l’Australie connaît des défis économiques considérables. Les citations suivantes proviennent d’un récent article de couverture zéro …

– «Nous assistons à une contraction beaucoup plus marquée dans l’économie australienne que nous avions prévu il ya quatre ou cinq mois ». Le groupe d’ingénierie  Coffey MD, John Douglas a vu ses actions, négociés au-dessus de 4 $ en 2007, atteindre 10c la semaine dernière.

– «depuis10 heures, la salle de gym Fitness First dans la ville regorge de courtiers qui ont eu un « gutful » a force d’être assis à leur bureau à ne rien faire – des baisses de salaire commencent et ensuite ce sera l’emploi» selon un courtier de perth

– « Oh compagnons, le marché du financement est mort. Vous voyez maintenant des droits très réduits pour ceux qui atteignent des niveaux désespérés …..  la liquidité a complètement disparu «  dit le courtier de Perth

# 13 Le système financier au Japon commence à être follement hors de contrôle . Le marché boursier japonais a diminué d’environ 15 pour cent par rapport au sommet, et beaucoup pensent que le yen continuera à s’affaiblir et que les taux d’intérêt au Japon vont commencer à augmenter de manière significative.

# 14  le flux de trésorerie globale est en baisse à un rythme jamais vu depuis la dernière récession . Cela signifie que nous pourrions être dirigés vers une crise mondiale du crédit.

# 15 Les salaires réels continuent de baisser aux États-Unis. Même si on nous dit que les Etats-Unis connaîssent une « reprise économique », les gains hebdomadaires réels ont diminué, passant de 297,79 $ en 2010 à 295,49 $ en 2011 et  à 294,83 $ en 2012. (Le calcul précédent est basé sur des dollars de 1982-1984 )

# 16 Wall Street est en pleine effervescence sur le fait que «le Hindenburg Omen» est apparu à la fin de la semaine dernière.

Lorsque le Hindenburg Omen fait une apparition, cela signifie soi-disant que le marché boursier américain est susceptible de connaître un sérieux déclin dans les 40 prochains jours.

# 17 Comme je l’ai écrit au sujet de l’autre jour , l’indice « Smart Money » / « Dumb Sentiment Trader » est maintenant au plus bas depuis plus de deux ans . Cela signifie que beaucoup de « smart money » ‘( NDLR argent intelligent ) a été fait sur le marché et beaucoup « d’argent stupide» a afflué

# 18 la dette sur les marges du New York Stock Exchange a établi un nouveau record de tous les temps. Ce qui suit provient d’un récent article d’Oracle sur le marché …

La Dette sur les marges , qui est le montant d’argent emprunté pour acheter des actions sur le New York Stock Exchange (NYSE) , a atteint son niveau record en Avril. la dette sur les marges du marché du NYSE a enregistré 384,3 milliards $ alors que les principaux indices boursiers ont atteint de nouveaux records . (Source:. New York Stock Exchange site Web , dernière consultation le 29 mai 2013) La Dette sur les marges  la plus élevé jamais vue avait été atteint, avant cette été en Juillet 2007, alors qu’elle se situait juste au-dessus de 381,0 milliards de dollars. A cette époque, tout comme aujourd’hui, les indices boursiers clés étaient près de leurs sommets et « acheter maintenant avant qu’il ne soit trop tard» a été le thème principal de la journée

Chaque fois que la Dette sur les marges pointe de cette façon, un krach boursier suit presque toujours. Si vous en doutez, il suffit de consulter le tableau dans cet article .

Wall Street a fait un rallye un bon couple d’années, mais il y a eu une « fausse prospérité» qui a été fournie par la planche à billets téméraire de la Réserve fédérale. Tout comme les autres bulles sur les marchés boursiers que nous avons vu au cours des dernières années, celle-ci va éclater . Et comme  Marc Faber a récemment souligné, cette bulle a été particulièrement bénéfique pour les riches …

La Fed a inondé le système avec de l’argent. Le problème est que l’argent ne circule pas dans le système uniformément.Cela n’augmente pas l’activité économique et le prix des actifs . Au lieu de cela, ça crée des excès dangereux dans les pays et les catégories d’actifs. L’impression d’argent a alimenté la bulle boursière colossale de 1999-2000, lorsque le Nasdaq a plus que doublé, devenant déconnectée de la réalité économique. Il a alimenté la bulle immobilière, qui a éclaté en 2008, et la bulle des matières premières.Maintenant, l’argent coule dans le marché des actifs haut de gamme – les choses comme les actions, les obligations, l’art, le vin, les bijoux, et l’immobilier de luxe.

L’ impression  d’argent stimule l’économie des personnes les plus proches de la circulation de cet argent. Mais cela n’aide pas le travailleur à Detroit, ou la grande majorité de la classe moyenne. Elle conduit à un écart de richesse grandissant. La majorité perd, et la minorité gagne.

Le fait que le marché boursier américain a aligné nouveau record de tous les temps après nouveau record de tous les temps dans les derniers mois ne signifie rien. À ce stade, le marché boursier est devenu complètement déconnectée de la réalité économique. Lorsque cette bulle éclatera, l’ajustement va être très douloureux. Wall Street va probablement se lamenter et se plaindre et demander plus de renflouements, mais ils peuvent ne pas trouver des autorités aussi sympathique cette fois.

Une grande partie du reste du monde connaît déjà la prochaine grande vague d’effondrement économique. La  téméraire impression d’argent par la Fed et  les dépenses  téméraire du gouvernement fédéral peut avoir retardé l’inévitable aux États-Unis pendant un petit moment, mais ces mesures ont également rendus nos problèmes à long terme encore pire.

Il y avait un petit conseil que Ben Bernanke a inclus dans son discours d’ouverture aux étudiants de Princeton récemment qui était particulièrement ironique …

« Ne pas avoir peur de laisser le drame se jouer. »

Va t-il suivre son propre conseil lorsque de la prochaine grande crise financière frappera les Etats-Unis?

Cela semble très peu probable.

Malheureusement, les choses ne vont pas être si facile à corriger la prochaine fois.

Ce qui s’est passé en 2008 était juste un aperçu.

Ce qui s’en vient va vraiment choquer le monde.

 
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Publié par le 3 juin 2013 dans général

 

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Deutsche Bank, la banque la plus exposée aux produits dérivés dans le monde !

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Voila d’ou la prochaine crise majeure en Europe pourrait bien démarrer : non pas dans une banque française, ni grecque, mais allemande ! Et plutôt que la Deutsche Bank, je parierais pour commerzbank . revuedepresse2013@laresistance

C’est la petite info de la semaine, qui est passée sous les radars, mais sur laquelle il faut revenir : la banque qui possède la plus forte exposition aux produits dérivés dans le monde n’est pas la JP Morgan, comme on le pensait, mais la Deutsche Bank.

Comme l’indique son rapport annuel 2012, la banque est exposée à hauteur de :
55.605.039.000.000 euros, autrement dit 55.605 milliards d’euros, 55 mille milliards d’euros, ou 55,6 trillions d’euros, ouf.

Par comparaison, le PIB de l’Allemagne s’élevait à 2012 à 2.644 milliards d’euros, ce qui signifie que les engagements de la première banque du pays dans les produits dérivés sont vingt fois plus élevés que toute la richesse crée en un an dans la première puissance économique européenne. Converti en dollars, cela représente 72,8 trillions de dollars, soit un peu plus que la JP Morgan. L’Europe détient le record, la première banque au cœur du pays le plus solide, bravo !

Mais il ne faudrait pas s’inquiéter selon les comptables de la banque allemande, car tous ces engagements sont compensés et, au final, l’exposition nette ressort à 20,3 milliards d’euros seulement. C’est ce qu’expliquent les dirigeants des grandes banques lorsqu’on met ce sujet sur la table : les positions s’équilibrent. Quand un engagement est pris sur un produit dérivé, la banque achète une protection (la position inverse) pour se prémunir.

Mais au fait, à qui achète-t-elle cette protection ? A une autre banque… En réalité toutes les grandes banques se vendent des produits dérivés, ce qui signifie que si l’une d’entre elles fait faillite, toutes les autres plongent ! Les protections vendues par la banque en faillite s’évanouissent, et les autres banques voient leur exposition nette exploser et tombent également. C’est ce qui a failli se produire avec la faillite d’AIG en septembre 2008 qui était la contrepartie de nombreux établissements financiers, et qui a été sauvée en catastrophe par l’Etat américain. Le calcul de l’exposition nette est ainsi purement théorique. Les dépôts de la Deutsche Bank représentent un centième de ces 55,6 trillions d’euros de produits dérivés, Chypre à côté c’est de la rigolade.

Toutes les grandes banques se tiennent ainsi en équilibre sur une montagne de produits dérivés qui devient très friable en période de crise. Il y a tout de même un point positif dans cette affaire : le siège de la Deutsche Bank se trouve à Francfort, comme celui de la BCE, ainsi Mario Draghi n’aura que quelques rues à traverser en cas de problème.

https://fr.goldbroker.com/news/deutsche-bank-banque-plus-exposee-produits-derives-monde-246.html

 
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Publié par le 2 mai 2013 dans général, or et argent métal

 

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zerohedge : la prochaine Grande Dépression économique a déjà commencé en Europe ! La grande crise est imminente !

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C’est vrai que l’on ne s’en rend pas trop compte, mais quand on lit cet article de zerohedge, on s’aperçoit qu’en fait, la grande descente a deja commencée ! Je vous ai traduit l’article de zerohedge, le blog de la résistance donne les infos que AUCUN MEDIA ne donne en FRANCE ! Ce qui en fait un site plus informatif encore que le monde ou le figaro et leurs millions… cette bande d’abrutis corrompus qui nous prend pour des BOEUFS  .  revuedepresse2013@laresistance

La prochaine Grande Dépression est déjà là- elle n’a tout simplement pas encore atteint les Etats-Unis. Les choses en Europe continuent tout simplement à empirer, et pourtant la plupart des gens aux États-Unis n’ont toujours pascompris.A chaque fois que des gens me demandent quand «l’effondrement économique» va se passer. Eh bien,depuis longtemps j’ai averti que la prochaine grande vague de l’effondrement économique en cours devrait commencer en Europe, et c’est exactement ce qui se passe. En fait, la Grèce et l’Espagne ont déjà des taux de chômage supérieurs à tout ce que les américains ont connus au cours de la Grande Dépression des années 1930.

Portez une attention particulière à ce qui se passe là-bas, car ça arrive  ici aussi. Vous voyez, la vérité est que l’Europe est un peu comme les États-Unis. Nous sommes tous deux en noyade  avec des niveaux d’endettement sans précédent, et nous avons tous deux des systèmes bancaires surendettés qui ressemblent à un château de cartes. La raison pour laquelle les Etats-Unis ne ressemble pas à l’Europe , c’est parce que nous avons abandonné toute prudence . La Réserve fédérale imprime de l’argent comme si demain n’existait pas et le gouvernement américain a sauvagement détruit l’avenir que nos enfants et  petits-enfants  étaient censés avoir, en leur volant plus de 100 millions de dollars  chaque heure de chaque jour. Nous étions « all in » en bottant en touche, même si cela signifie détruire l’avenir de l’Amérique.Mais l’alternative provoque une peur bleue à nos politiciens. Lorsque les nations comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie ont tenté de ralentir la vitesse à laquelle leurs dettes augmentaient, les résultats étaient absolument dévastateur. Une dépression économique à part entière fait rage dans le sud de l’Europe et elle se propage rapidement en Europe du Nord. Elle finira par se propager au reste du monde aussi.

Ce qui suit sont les 20 signes que la prochaine Grande Dépression a déjà commencé en Europe …

# 1 Le taux de chômage en France a fait un bond de 10,6 pour cent , et le nombre de demandes d’allocations chômage dans ce pays a récemment créé un nouveau record de tous les temps .

# 2 Le taux de chômage dans la zone euro dans son ensemble est assis sur un record de tous les temps de 12 pour cent .

# 3 Il ya deux ans, le taux de chômage au Portugal était d’environ 12 pour cent. Aujourd’hui, c’est environ 17 pour cent .

# 4 Le taux de chômage en Espagne a établi un nouveau record de tous les temps de 27 pour cent . Même pendant la Grande Dépression des années 1930 aux Etats-Unis n’ont jamais eu un chômage si élevé.

# 5 Le taux de chômage chez les moins de 25 ans en Espagne est un incroyable 57,2 pour cent .

# 6 Le taux de chômage en Grèce a établi un nouveau record de tous les temps de 27,2 pour cent . Même pendant la Grande Dépression des années 1930 aux Etats-Unis n’ont jamais eu chômage si élevé.

# 7 Le taux de chômage chez les moins de 25 ans en Grèce est un énorme 59,3 pour cent .

# 8 les  ventes de voitures françaises en Mars étaient de 16 pour cent inférieurs à ce qu’ils étaient un an plus tôt.

# 9 les ventes de voitures allemandes en Mars étaient  de 17 pour cent inférieurs à ce qu’ils étaient un an plus tôt.

# 10 Aux Pays-Bas, la dette des consommateurs est maintenant à environ 250 pour cent du revenu disponible.

# 11 La production industrielle en Italie a chuté d’un étonnant 25 pour cent au cours des cinq dernières années.

# 12 Le nombre d’entreprises espagnoles en dépôt de bilan est de 45 pour cent supérieur à ce qu’il était il ya un an.

# 13 Depuis 2007, la valeur des prêts non performants en Europe a augmenté de 150 pour cent .

# 14 les retraits bancaires à Chypre durant le mois de Mars étaient le double de ce qu’ils étaient en Février, même si les banques ont été fermées pour la moitié du mois.

# 15 En raison d’un crash de l’immoblier absolument rédhibitoire, il ya environ 3 millions de maisons vides en Espagne aujourd’hui.

# 16 Les choses sont devenues si mauvaises en Espagne que des immeubles entiers sont submergés par des squatters …

Un complexe d’appartements de 285 logements à Parla, a une heure de Madrid, devrait être une cible idéale pour les investisseurs qui recherchent une propriété pas cher en Espagne. Malheureusement, les deux tiers de l’édifice génère des revenus à zéro, car il est envahi par des squatters.

« C’est ce qui se passe dans tout le pays », a déclaré Jose Maria Fraile, le maire de la ville, l’OMS estime que 100 appartements dans le bloc construit pour le conseil ont fait des contrats de location, et rares sont les locataires qui paient  «Les gens ont perdu leur emploi, ils ne peuvent pas payer leur hypothèque ou louer si ils ont perdu leurs maisons, ce qui a produit une vague de squatters. »

# 17 Comme je l’ai écrit au sujet de l’autre jour , la faim des enfants est devenue si répandue en Grèce que les enseignants signalent que les enfants souffrant de la faim font de la mendicité auprès de leurs camarades de classe pour se nourrir.

# 18 Le ratio dette-PIB en Italie est maintenant à 136 pour cent .

# 19 25 pour cent de l’ensemble des actifs bancaires au Royaume-Uni sont des banques qui génèrent des profits d’ au moins 40 contre 1 .

# 20 le géant bancaire allemand de la Deutsche Bank a plus de € 55000000000000 (ce qui est plus de 72 milliards de dollars) de l’exposition aux produits dérivés. Mais le PIB de l’Allemagne pendant une année entière est seulement d’environ € 2,7 trillions.

Oui, les actions américaines ont fait beaucoup jusqu’ici  , mais la vérité est que le marché boursier est devenu complètement et totalement déconnectée de la réalité économique. Quand il se fera rattraper par les fondamentaux économiques,la crise arrivera  probablement très rapidement comme nous l’avons vu en 2008.

Nos politiciens peuvent essayer de se refiler la bombe aussi longtemps qu’ils le peuvent, mais à un certain point les conséquences de nos décisions stupides vont nous traquer et nous dépasser. Ce qui suit est ce que Peter Schiff avait à dire à propos de cette crise à venir, l’autre jour …

«La crise est imminente », a déclaré Schiff. «Je ne pense pas que Obama va terminer son deuxième mandat sans un décrochage de fond. Et les investisseurs boursiers ne sont pas conscients des problèmes. »

«Nous sommes fauchés, Schiff ajouté.« Nous devons des trillions. Regardez notre déficit budgétaire; regarder le ratio dette-PIB, le passif non capitalisé à. Si nous étions dans la zone euro, ils nous mettraient dehors.  »

Schiff souligne que les gains que le marché a connu récemment, avec le Dow à plus de 14.000 qui est sur la voie d’un record,  sert à fournir aux investisseurs un faux sentiment de sécurité.

« Ce n’est pas que le marché boursier a plus de valeur … c’est que notre argent perd de sa valeur. Et donc si vous avez une monnaie avilie … une monnaie dévaluée, le prix de tout augmente. les actions ne font pas exception,» a t-il dit.

« La Fed sait que l’économie américaine ne se remet pas », a t-il noté. «Ils veulent tout simplement eviter l’effondrement avec des taux d’intérêt artificiellement bas et l’assouplissement quantitatif. Quand ce soutien disparaîtra, l’économie va imploser. »

Donc,svp ne  pensez pas que nous sommes différents de l’Europe.

Si le gouvernement des États-Unis commençait seulement à dépenser l’argent qu’il injecte, nous descendrions  dans une dépression économique des demain.

Le seul moyen que nous avons pour continuer à vivre le fantasme économique que nous voyons autour de nous est en abusant financièrement nos enfants et nos petits-enfants.

L’économie américaine est devenu un junkie misérable qui est complètement et totalement accro.de l’ impression d’argent, créant des montagnes gigantesques de la dette.

Si nous nous arrêtons imprimer de l’argent et allons dans des quantités sans précédent de dette, nous sommes finis.

Si nous continuons à imprimer de l’argent et allons dans des quantités sans précédent de dette, nous sommes finis.

De toute façon, tout cela va se finir très, très mal.

http://www.zerohedge.com/news/2013-04-30/20-signs-next-great-economic-depression-has-already-started-europe

 
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Publié par le 1 mai 2013 dans général

 

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