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Trump a déclaré que l’Union Européenne est un « ennemi » avant la réunion avec Poutine

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Par Jason Ditz

Dans les commentaires faits lors de sa conférence de presse du dimanche, le président Trump a déclaré que les États-Unis ont « beaucoup d’ennemis », désignant l’Union Européenne en premier lieu et avant tout parmi eux. Il a poursuivi en disant qu’il a « un gros problème » avec l’Allemagne.

En parlant des ennemis des Etats-UNis, Trump a déclaré que l’UE est un ennemi, et la Russie « est un ennemi à certains égards », tandis que la Chine est « un ennemi sur le plan économique ». Il a dit que ses problèmes avec l’UE étaient centrés sur « ce qu’ils nous font dans le commerce ».

Trump a minimisé la signification de ces déclarations, disant que cela ne signifie rien d’être un ennemi si ce n’est de reconnaître qu’ils sont « compétitifs ». Il convient toutefois de noter que la semaine dernière, il a minimisé l’idée que le président russe Vladimir Poutine était un ennemi, le présentant plutôt comme un concurrent.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a critiqué les commentaires de Trump, insistant sur le fait que les États-Unis et l’UE « sont les meilleurs amis » et prétendre que quiconque se dit ennemi « répand de fausses nouvelles ».

Les complaintes de Trump au sujet des membres de l’UE ne s’arrêtent pas là : « J’ai un gros problème avec l’Allemagne parce que l’Allemagne a conclu un accord de gazoduc avec la Russie ». Lors du sommet de l’OTAN, Trump a accusé l’Allemagne d’être sous contrôle russe. Au cours du commentaire de dimanche, il a déclaré que les Allemands « agitent un drapeau blanc » en achetant de l’énergie à la Russie.

Article originel : Trump Declares European Union a ‘Foe’ Ahead of Putin Meeting

Traduction SLT

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Publié par le 17 juillet 2018 dans général, International, Politique

 

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Jean Pierre Petit – Les nouvelles armes MHD de Poutine : « Poutine met K.O. le système ABM américain » !

Analyse, d’une heure, plus fouillée et mieux documentée, des armes présentées par Poutine le 1° mars 2018. Le recours à la MHD (magneto hydro dynamique) pour assurer des évolutions hypersoniques est incontournable. Le Drone sous-marin et le planeur hypersonique sont 100 % MHD. Le poignard, qui vole à Mach 10, avec une durée de vie de 10 minutes, a une source d’énergie primaire chimique, mais un système MHD propre à assurer son vol hypersonique en air dense . Le missile de croisière reprend un projet de stato-réacteur nucléaire américain SLAM de 1955-1961. Poutine met K.O. le système ABM américain..

 
 

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Poutine prévient d’une attaque imminente contre l’euro !

Soros qui va secouer les marchés et provoquer une crise sur l’Euro , et c’est Poutine qui prévient !!! (Ce dernier se rapproche beaucoup de l’Europe ces derniers temps comme vous le savez) C’est pas mal non ??? !!! Le tout pour inciter les peuples à « bien voter », c’est à dire éradiquer la vague « souverainiste » qui déferle, comme en Italie . Ça rejoint exactement les propos du commissaire européen au Budget et aux Ressources humaines, Günther Oettinger qui avait déclaré il y a quelques jours :  « Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter » . Toute la vision des élites mondialistes est résumée dans cette phrase, et ce que compte apparemment faire Soros prochainement ! L’avertissement de Vald Vladimirovich sonne comme un pied de nez aux mondialistes … Z 

Nous sommes, nous autres les sans-dents, pris en otage et les victimes collatérales du combat de géants que se livrent quelques psychopathes pour le contrôle du monde, le contrôle des âmes, des ressources, des richesses qu’abrite notre si petite et si fragile planète.

Nous sommes, nous autres les sans-dents, soumis à une propagande de plus en plus intense, y compris évidemment sous nos contrées dites « civilisées ». On nous demande de détester la Russie, et chaque jour, Poutine est décrit comme un ogre mangeur d’enfants par nos médias. On nous demande d’accueillir les migrants, et l’on vous monte en épingle l’affaire (dramatique) du petit Aylan. Souvenez-vous. Cette information, ou plus précisément le traitement de cette information, fera ouvrir les frontières de l’Europe avec les résultats électoraux que l’on peut voir en Hongrie, en Autriche, et désormais en Italie !

L’Italie va fermer ses frontières, la France ouvrira les siennes, regardez comme Mamadou est sympathique ! Et la machine à propagande s’emballe.

Nous sommes, nous autres les sans-dents, totalement instrumentalisés. Nous aimons ceux que nos maîtres souhaitent que nous aimions, nous détestons ceux que l’on demande de haïr sans bien savoir d’ailleurs pourquoi nous menons des guerres illégales (et je parle de nous la France) en Libye, en Syrie. Nous votons pour ceux que l’on nous désigne. Regardez cette vidéo (passionnante) de Michel Onfray qui explique à partir de 3.30 minutes que l’on n’a pas le choix de la politique qui sera menée, juste de celui qui la conduira ! Illusion du choix. Illusion démocratique.

Il est impossible de connaître la vérité !

Ce que je veux vous dire, c’est que plus que jamais, nous sommes dans une période très troublée où la vérité est la première des victimes. Dans ce combat qui secoue le monde, les relations sont très tordues et les gentils ou les méchants ne sont pas forcément ceux que l’on désigne à la vindicte populaire.

Pus troublant encore, le gentil du jour peut être le méchant du lendemain et inversement.

Justement, à propos de méchants et de gentils, partons du principe que Poutine n’est ni l’un l’autre, et le président d’un grand pays appelé la Russie que l’on peut rejoindre… par la route ! Oui, la Russie est européenne, partage notre histoire et notre géographie… contrairement aux… États-Unis d’Amérique. D’ailleurs, la politique gaulliste était celle de l’indépendance nationale entre ces deux géants, ce qui était du bon sens, qui s’est en chemin, et quelques grosses corruptions plus tard, perdue dans les limbes de notre histoire politique.

Poutine peut être méchant un jour, mais gentil le lendemain, ce qui est valable aussi avec Trump qui était méchant semble-t-il d’après l’édito que je vous ai fait hier. Demandez à Macron qui évoque les saucisses pour noyer le poisson quand on lui demande de réagir à cette fameuse conversation téléphonique avec Trump. Il répond avec humour (enfin moi ça me fait sourire) que c’est « comme les saucisses, vaut mieux pas savoir ce qu’il y a dedans »… à ceci près que les saucisses c’est super bon !

Vladimir Poutine est allé faire un voyage en Autriche.

C’est un beau pays l’Autriche. Sissi Impératrice, les valses de Viennes, ses concerts et son chancelier d’esssstrêêême droate (à prononcer avec une moue de dégoût pour ne pas être crucifié immédiatement en place publique par la bien-pensance). Il s’appelle Sebastian Kurz, du Parti populaire autrichien. C’est un croisement génétiquement modifié de Macron et de Trudeau mais en populiste !

Donc Vladimir était tranquillement avec ses copains et alliés autrichiens, tout en sachant que l’Allemagne de Merkel vacille vis-à-vis des sanctions antirusses, et que l’Italie est carrément pour leur levée. Sans parler de l’Europe de l’Est à part l’Ukraine qui ne souhaite pas s’aliéner l’ancien ogre soviétique.

Bref, Vladimir se fait attaquer sur les « usines à trolls russes » qui sont des centres où des milliers de Russes pianoteraient pour porter la bonne parole du Kremlin dans le monde entier à travers les sites Internet et réseaux sociaux de la planète entière… D’ailleurs, je reçois régulièrement des courriels m’accusant d’être à la solde de Moscou… Je ne suis à la solde de personne, et pas plus d’Emmanuel que de Vladimir. Il peut y avoir des convergences de vue en fonction d’analyse stratégique, de convictions personnelles ou de culture historique qui dépassent largement l’idée de « solde »…

Et il y a beaucoup plus de citoyens/internautes qui pensent par eux-mêmes, disposent d’une conscience historique, et qui refusent la propagande et le lavage de cerveau par eux-mêmes et sans que les Russes aient besoin de leur dire quoi dire ou quoi faire ! Mais il semble que cela semble une idée saugrenue à nos médias ou à nos mamamouchis. Pourtant, la vérité est aussi simple que cela. Si Moscou a des relais c’est parce que certains, dont je fais partie, refusent de ne voir dans la Russie qu’une nation remplie de barbares assoiffés de sang et n’achètent pas la propagande que l’on veut ici bas nous servir sur un plateau.

Poutine prévient de la prochaine attaque de Soros !

Prenant prétexte, de manière fort maline s’il en est, de cette attaque du journaliste, Poutine répond que si certaines personnes privées en Russie font certaines choses cela n’engage pas le Kremlin, enfin pas plus que les actions d’un George Soros n’engagent les États-Unis.

Et notre Vladimir de balancer son avertissement pour le coup qui est tout sauf anodin !

« Des rumeurs circulent désormais sur le fait que monsieur [George] Soros compte rendre l’euro très volatile. Des experts en discutent déjà. Le département d’État [américain] va dire qu’il n’a rien à voir avec cela, que c’est une affaire privée de monsieur [George] Soros », a ainsi noté le président russe. Et de conclure en revenant aux accusations portées contre Moscou : « Eh bien pour nous, c’est l’affaire privée de monsieur [Evguény] Prigojine. Voilà, ma réponse, vous satisfait-elle ? »

Évidemment, vous aurez également compris que Poutine se fiche bien de la gueule de tous les naïfs !

Évidemment, quand Evguény Prigojine fait le couillon avec ses trolls sur Internet, il agit pour le compte du Kremlin qui peut quand même dire ce n’est pas moi, c’est lui. Poutine vient juste de dire que son Evguéni Prigojine n’est que l’équivalent du George Soros américain.

Pendant que son sbire russe fait « mumuse » sur les réseaux sociaux, le sbire américain, lui, prépare la destruction de l’euro, et c’est autrement plus grave. Poutine rappelle aussi ici, avec une malice certaine, que la Russie, à défaut d’être plus gentille, n’est pas forcément moins méchante que les États-Unis.

La logique de l’attaque de Soros sur l’euro est la suivante. Soros se bat pour un monde « ouvert », pour combattre les souverainistes, faire trembler l’euro pour faire trembler les peuples alors que se profilent les élections européennes de 2019 afin d’inciter les peuples à bien « voter » en leur donnant un aperçu du chaos monétaire peut sembler une approche appropriée et techniquement, cyniquement, elle l’est.

Il va donc y avoir, dans les 6 mois qui viennent, une crise colossale sur l’euro… Et c’est Poutine qui vous aura prévenus. Paradoxal non ?

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 7 juin 2018 dans économie, général, International

 

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Poutine met en garde contre une crise financière que le monde «n’a encore jamais connu»

Par ailleurs selon Zero Hedge « Il n’y a pas eu autant de signes de danger pour l’économie mondiale depuis très longtemps.   Les analystes sonnent l’alarme sur le défaut des obligations à haut risque, l’argent intelligent qui sort des marchés à un rythme stupéfiant, les taux hypothécaires qui montent en flèche, et l’Europe qui est déjà confrontée à un effondrement financier complet ». Poutine lui met en garde contre une situation économique mondiale plus globale . Z

L’économie mondiale est confrontée à une menace de mesures protectionnistes en spirale qui peuvent conduire à une crise dévastatrice, a averti Vladimir Poutine. Les nations doivent trouver un moyen de prévenir cela et d’établir des règles sur la façon dont l’économie devrait fonctionner.

Le président russe s’est prononcé contre la tendance croissante à utiliser des restrictions unilatérales pour obtenir un avantage économique, comme il l’a fait vendredi à l’occasion du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF).

« Le système de coopération multilatérale, qui a pris des années à se construire, n’est plus autorisé à évoluer. Il est brisé d’une manière très grossière. Briser les règles devient la nouvelle règle », a-t-il déclaré.

En plus des formes traditionnelles de protectionnisme telles que les tarifs commerciaux, les normes techniques et les subventions, les nations utilisent de plus en plus de nouveaux moyens pour saper leur concurrence, comme des sanctions économiques unilatérales. Et les pays qui pensaient qu’ils ne seraient jamais visés par de telles mesures pour des raisons politiques se trompent maintenant, a dit M. Poutine.

« La capacité d’imposer des sanctions arbitrairement et sans contrôle favorise la tentation d’utiliser à chaque fois des outils aussi restrictifs, à droite et à gauche, sans distinction de loyauté politique, de solidarité, d’accords passés et de coopération ».

Poutine a appelé à un changement de cap, à la défense du libre-échange et à une réglementation de l’économie mondiale fondée sur des règles, qui atténueraient le chaos résultant des transformations technologiques rapides découlant du développement de la technologie numérique.

« Le mépris des normes existantes et une perte de confiance peuvent se combiner avec l’imprévisibilité et la turbulence du changement colossal. Ces facteurs peuvent conduire à une crise systémique, que le monde n’a pas encore connue », a-t-il déclaré.

Il a souligné qu’il fallait des règles universelles transparentes ainsi qu’un mécanisme inclusif, qui permettraient de modifier ces règles d’une manière qui serait acceptée par la communauté internationale.

« Nous n’avons pas besoin de guerres commerciales aujourd’hui ni même de cessez-le-feu commercial temporaire. Nous avons besoin d’une paix commerciale globale », a souligné le président.

« La concurrence, le conflit d’intérêts, a toujours été, est et sera toujours, bien sûr. Mais nous devons être respectueux les uns envers les autres. La capacité de résoudre les différends par une concurrence honnête plutôt que par la restriction de la concurrence est la source de progrès », a ajouté M. Poutine.

Le discours intervient dans une période de turbulence pour l’économie mondiale, dans laquelle la politique nationaliste du président des Etats-Unis d’Amérique Donald Trump a opposé l’Amérique à d’autres nations qui, selon son administration, bénéficient d’avantages commerciaux injustes. Trump a menacé la Chine, les pays européens, le Canada et le Mexique avec des restrictions commerciales, exigeant que les déséquilibres perçus soient fixés.

Les Etats-Unis d’Amérique ont également intensifié leur recours aux sanctions économiques, ciblant la Russie, l’Iran, la Corée du Nord et d’autres pays avec diverses mesures punitives.

Source 

Avec des termes simples, Poutine a conclu :

« Les sanctions américaines nuisent à la confiance dans le dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale ».

Tout cela semble confirmer le raisonnement de nombreux « théoriciens du complot » pour expliquer pourquoi la Russie accumule de l’or plus rapidement que n’importe quelle autre nation sur terre …

Achat d’or jusqu’en décembre 2016 des banques centrales de Russie en rouge et de chine en Bleu 

Pour en revenir à l’article de Zero Hedge : 

« Les médias traditionnels aux États-Unis ignorent presque entièrement l’Europe, mais ce qui se passe là-bas est la clé en ce moment.

L’Italie est un cas financier et l’Europe ne sera pas en mesure de gérer un effondrement financier complet et total de l’Italie. Si vous vous souvenez, l’Europe pouvait à peine gérer ce qui s’est passé en Grèce, et l’économie italienne fait plusieurs fois la taille de la Grèce.

La catastrophe a été évité plusieurs fois avant la crise italienne, mais maintenant nous en arrivons au point où elle ne pourra plus l’être .

Et une fois que les choses se seront dissipées en Europe, nous serons également profondément touchés aux États-Unis. Le système financier mondial est plus interconnecté que jamais et, à ce stade, nous sommes  encore plus vulnérables que nous ne l’étions juste avant la crise de 2008.

Les banques centrales mondiales ont été en mesure d’acheter quelques années supplémentaires en s’engageant dans des niveaux d’intervention sans précédent, mais maintenant elles sont presque à court de munitions et les événements commencent à s’intensifier à un rythme très effrayant. »

 
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Publié par le 27 mai 2018 dans général, International, Politique

 

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Poutine prédit « le chaos » en cas de nouvelles frappes en Syrie !

POUTINE PRÉDIT LE CHAOS EN CAS DE NOUVELLES FRAPPES EN SYRIE

Hé bien là c’est clair, Poutine trace une ligne rouge en langage diplomatique … « chaos », le mot est très fort !!! Avec cette déclaration il met clairement en garde les occidentaux contre une toute autre attaque quel que soit le motif (même si ce n’est qu’une attaque « bidon » comme celle d’avant hier). Ça risque de chauffer à l’avenir, car on peut être certain qu’une telle situation se reproduira car cette attaque pour un supposé usage d’armes chimique alors que les Syriens ont démantelé leur arsenal depuis 2015 sous la houlette de la Russie – n’était qu’un prétexte . Un prétexte pour tester les Russes dans un bras de fer de plus en plus dangereux qui oppose les superpuissances au proche orient, le tout au bénéfice de l’élite de l’ombre qui déroule son agenda. Macron lui tente de jouer le « en même temps » en hésitant pas à déclarer que la Russie était « complice » en Syrie, énième provocation,  tout en prétendant avoir convaincu Trump de limiter les frappes … N’importe quoi ! Trump n’en a que faire de ce que pense Macron, la France n’est qu’un petit toutou .  Trump voulait même frapper des cibles Russes !!! Comble de la folie humaine, ça aurait directement déclenché WW3. C’est  le chef du Pentagone James Mattis, celui qui décide vraiment, qui s’est prononcé contre cette initiative, selon The Wall Street Journal . Mais la clef, c’est bien sur Israël (et le sionisme international) qui se frotte les mains tout en lançant des opérations parallèles en Syrie. La région déstabilisée, c’est tout bon pour eux et le grand Israël . Le fond, c’est que c’est un combat entre un nouvel ordre mondial unipolaire qui serait dirigé par l’élite, le « NOM » avec un passage de la pax americana à la pax judaica avec Jérusalem comme capitale – et un monde multipolaire équilibré, celui des nations et des peuples … Z 

MOSCOU/DAMAS (Reuters) – Vladimir Poutine a estimé dimanche que de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie entraîneraient un chaos mondial, tandis que Washington se préparait à renforcer la pression sur la Russie avec de nouvelles sanctions économiques.

Lors d’un entretien téléphonique au lendemain des frappes coordonnées menées en Syrie par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, le président russe et son homologue iranien Hassan Rohani, principaux alliés du président syrien Bachar al Assad, ont jugé que ces frappes avaient diminué les chances de parvenir à une solution politique en Syrie.

« Vladimir Poutine en particulier a souligné que, si de telles actions, commises en violation de la Charte des Nations unies se reproduisaient, alors cela mènerait inévitablement au chaos dans les relations internationales », lit-on dans le communiqué du Kremlin.

Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, a déclaré lors de l’émission « Face the Nation » sur la chaîne de télévision CBS que les Etats-Unis annonceraient de nouvelles sanctions économiques lundi à l’encontre des entreprises russes soupçonnées d’avoir un lien avec l’arsenal chimique syrien.

Les Etats-Unis, a-t-elle ajouté sur la chaîne Fox News, ne retireront pas leurs troupes en Syrie tant que leurs objectifs n’auront pas été atteints, à savoir : avoir la certitude qu’aucune arme chimique ne puisse être utilisée de manière à constituer une menace pour les intérêts des Etats-Unis, que le groupe Etat islamique soit vaincu et que les Etats-Unis soient en mesure de surveiller les activités iraniennes.

SANCTIONS « DURES »

En réponse, le sénateur russe Evguéni Serebrennikov, vice-président de la Commission de défense du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, a déclaré que les sanctions seraient « dures » pour la Russie, mais qu’elles feraient « plus de dégâts aux Etats-Unis et à l’Europe ».

Samedi, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont lancé 105 missiles ciblant ce que le Pentagone a dit être trois installations d’armes chimiques en Syrie en représailles au bombardement chimique imputé au régime de Bachar al Assad le 7 avril dernier à Douma dans la Ghouta orientale.

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a déclaré que les puissances occidentales ne prévoyaient pas d’autres frappes de missiles, mais que si Damas utilisait à nouveau des armes chimiques, elles referaient le point.

« Il ne s’agit pas d’un changement de régime (…) Il ne s’agit pas d’inverser le cours du conflit en Syrie », a déclaré le secrétaire au Foreign Office à la BBC, soulignant que la Russie était le seul pays à pouvoir faire pression sur Assad pour qu’il mette un terme au conflit.

Emmanuel Macron a déclaré avoir dit à Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique vendredi, que la Russie était « complice » en Syrie et avoir convaincu le président américain Donald Trump de limiter les frappes de samedi. 

« Bien sûr qu’ils sont complices, ils n’ont pas eux utilisé le chlore mais ils ont construit méthodiquement l’incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l’utilisation d’arme chimique », a déclaré le président français dans un entretien accordé à BFM, RMC et Mediapart.

A Damas, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Faiçal Mekdad, a rencontré des inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pendant trois heures en présence de représentants de la Russie et d’un haut responsable de la sécurité syrienne.

« DE BONNE HUMEUR »

Les inspecteurs de l’OIAC devaient se rendre sur le site de Douma. Moscou a condamné les Etats occidentaux pour avoir refusé d’attendre les conclusions de l’OIAC avant de frapper la Syrie.

Le président Assad a déclaré dimanche à un groupe de parlementaires russes en visite que les frappes de missiles occidentaux constituaient un acte d’agression.

Les députés russes ont trouvé Assad de « bonne humeur ». Ce dernier a fait l’éloge du système de défense anti-aérienne de l’armée syrienne, qui date de l’époque soviétique, pour repousser les attaques occidentales.

Donald Trump a déclaré « mission accomplie » après les frappes, mais, au Pentagone, le général américain Kenneth McKenzie a déclaré que des éléments du programme chimique syrien subsistaient et qu’il ne pouvait pas garantir que la Syrie soit incapable de mener une attaque chimique à l’avenir.

Les dirigeants de la Ligue arabe ont condamné l’utilisation « criminelle » d’armes chimiques en Syrie et appelé à une enquête internationale.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé dimanche son « plein soutien » aux frappes aériennes de samedi.

Le Hezbollah libanais, allié du régime syrien, a déclaré que les frappes occidentales n’avaient servi à rien.

Son chef Hassan Nasrallah a déclaré que l’armée américaine avait limité ses frappes parce qu’elle savait qu’une attaque plus large déclencherait des représailles de la part de Damas et de ses alliés et enflammerait la région.

« L’armée américaine sait bien qu’aller vers une large confrontation et une grande opération contre le régime et l’armée et les forces alliées en Syrie pourrait ne pas finir, et qu’une telle confrontation enflammerait toute la région », a déclaré Nasrallah.

A l’Onu, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont présenté samedi soir un projet de résolution visant à établir une nouvelle enquête indépendante sur les responsables des attaques d’armes chimiques en Syrie.

Les diplomates ont déclaré que les négociations sur le projet de résolution commenceraient lundi.

source

 

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Docu – Poutine, le nouvel empire

Je ne sais pas si vous l’avez vu, mais c’est un sublime reportage !! Plus impartial que la plupart de ceux diffusés par les médias mainstream, même si il reste un peu orienté quand même . Une belle vision panoptique du rôle crucial de Vladimir Vladimirovich dans la situation géopolitique mondiale actuelle …

 
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Publié par le 20 mars 2018 dans général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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Un nouveau mandat pour Poutine ? Les enjeux

Un nouveau mandat pour Poutine? Les enjeux
Hier, V. Poutine a annoncé sa candidature aux présidentielles russes de 2018, ce qui, paradoxalement, sans être une grande surprise reste un évènement important. Dernier mandat dans un contexte international plus que tendu, avec un soutien populaire interne incontestable mais des élites qui redoublent d’intrigues. Ce qui finalement est le propre des élites.

Le lieu de l’annonce de candidature: l’ampleur de la base électorale réelle

En deux temps, le Président russe a amené sa candidature à sa succession. Tout d’abord devant un parterre de volontaires, acclamant cet homme qui pour eux arrive, malgré le temps passé au pouvoir et l’âge, à incarner l’avenir.

Les bénévoles à Moscou ont ouvert le bal, en lançant le sujet dans une mise en scène parfaitement réglée:

« Je suis toujours avec vous », avait d’abord énigmatiquement répondu le président à un bénévole qui l’interrogeait, lors d’un Forum à Moscou, pour savoir s’il « serait toujours » avec les Russes en 2018 et plus directement sur son éventuelle participation à la prochaine élection présidentielle.

« C’est toujours une décision très importante pour n’importe quelle personne, car la motivation doit venir uniquement de la volonté de rendre la vie meilleure dans ce pays, de le rendre plus puissant, mieux protégé », avait lancé M. Poutine devant la foule composée de milliers de jeunes bénévoles travaillant dans diverses ONG à travers la Russie.

« Mais on ne peut y arriver qu’à une seule condition: si les gens vous font confiance et vous soutiennent », avait souligné le président, dont l’intervention était retransmise en direct à la télévision publique.

« Si je prends cette décision, aurais-je votre soutien et celui de ceux qui vous sont proches d’esprit ? » , avait-t-il alors demandé à la foule qui avait aussitôt répondu en criant « Oui! », sous une pluie d’applaudissements.

Pas suivant, l’annonce officielle a été faite à Nijni Novgorod devant les ouvriers de l’usine Mash, usine historique pour le pays.

 

V. Poutine déclare qu’il n’y a pas de meilleur endroit pour déclarer sa candidature et remercie les gens présents pour leur soutien, pour leur travail, pour leur attachement à leurs devoirs, à leur ville et au pays.

En choisissant ces deux lieux et ces deux publics, V. Poutine veut démontrer son attachement populaire, quel qu’il soit. Il souligne également le soutien massif dont il bénéficie dans le peuple « réel », dans les différentes tranches d’âge, de catégories sociales et de vision du monde.

D’autres candidats ont déjà annoncé leur volonté de concourir:

Grigori Iavlinski, fondateur du Parti démocratique russe unifié Iabloko («la pomme» en russe), Gennady Ziouganov, chef de file du Parti communiste, Vladimir Jirinovski, leader du Parti libéral-démocrate, Katia Gordon, journaliste, chanteuse et militante pour les droits des femmes, ou encore l’ex-jet-setteuse Ksenia Sobtchak.

Mais il reste objectivement le seul candidat réaliste, car sa base électorale est la plus large. Ses chances de victoire sont quasiment certaines, la seule inconnue étant de savoir si elle aura lieu au premier ou au second tour. Vue la tension géopolitique et la radicalisation de l’opposition, il est à espérer pour la stabilité du pays qu’elle aura lieu au premier tour. Un entre-deux tours serait une occasion rêver de tentatives de déstabilisations sociales.

Le moment de l’annonce de candidature: reprendre la main

Le moment de l’annonce est aussi symbolique. Celle-ci était prête, mais l’actualité a permis de lui donner une autre dimension, toute sa dimension. V. Poutine a annoncé sa candidature le jour de la décision du CIO mettant le pays à la porte de l’Olympisme et tentant de récupérer ses joueurs pour légitimer le drapeau neutre et la négation de l’hymne russe. A ce sujet, le ministère des Sports de Corée du Sud a déjà, (ils sont très réactifs – ou préparés) envoyé un courrier aux sportifs russes, jugés par eux dignes de participer, les invitant à prendre part aux JO sans drapeau et sans hymne. Ce qui est une pression supplémentaire, mais surtout montre le côté particulièrement préparé de ce qui ressemble de plus en plus à une opération spéciale.

C’est à ce moment-là que V. Poutine annonce sa candidature, la remettant automatiquement dans une perspective géopolitique particulière. Et il reprend la main, ce que le journal La Croix titre, avec beaucoup d’aigreur.

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Le journaliste insiste lourdement:

Après l’humiliation de l’exclusion olympique, Vladimir Poutine n’a pas tardé à reprendre l’offensive. Comme pour faire diversion au lendemain de la décision choc du Comité international olympique (CIO) d’interdire la Russie aux prochains Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en 2018, le chef du Kremlin a pris tout le monde par surprise mercredi 6 décembre : il a annoncé qu’il se présentera pour un quatrième mandat à l’élection de mars 2018.

L’objectivité journalistique est toujours un plaisir. Il est difficile d’appeler cela une manoeuvre de diversion, il s’est plutôt agi de remettre les choses à leur place: la Russie a un chef pour passer cette période de troubles et rien ne la fera changer de cap. Deux remarques à ce sujet.

Tout d’abord, en déclarant que la Russie n’empêchera pas les athlètes qui le veulent, à titre individuel (rappelé deux fois), de participer aux JO, le Président fait le choix de la souplesse contre la rigidification de l’Occident, inversant les rôles joués par le passé dans le combat entre ce même (qui n’est plus tout à fait le même) Occident et l’URSS.

Ensuite, il déclare que rien ne pourra empêcher la Russie d’avancer:

« La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais »

Le cours politique est annoncé, les réactions de l’Occident seront évidentes. Début janvier vont déjà entrer en vigueur les nouvelles sanctions adoptées par les Etats-Unis contre la Russie, ce qui va pouvoir jouer en matière économique et financière. Pas de manière radicale, mais ces sanctions vont compliquer les choses. A l’intérieur, l’opposition radicale est remontée, bien soutenue de l’extérieur et il est évident que la pression va monter sur le crédo « Poutine est responsable de tous les maux du pays, il suffit qu’il parte pour que tout s’arrange – miraculeusement, puisque nous n’avons aucun programme ». Autrement dit, en arriver au scénario ukrainien de la mise sous tutelle.

Sur le plan intérieur, le combat entre les clans s’intensifie. Si après la réunion de la Crimée, il s’était calmé, l’on voit les néolibéraux repartir au combat. Ils sont en ce sens beaucoup plus dangereux que l’opposition radicale, car intégrés dans les mécanismes de pouvoir et dans ses structures, qu’il s’agisse de l’Administration présidentielle où le changement du directeur de la politique intérieure a produit des effets particulièrement visibles, ou au Gouvernement où la politique scolaire et la folie de la virtualisation de l’Etat commencent à causer des dégâts qu’il sera difficile de réparer avec le temps. D’une manière générale, la méthode de l’arbitrage présidentiel entre les différents courants politiques, voulant ainsi éviter de tomber dans les excès des uns et des autres, montre ses limites. Peut-être ce dernier mandat sera-t-il l’occasion d’une clarification idéologique – et donc politique.

Enfin, comme dernier mandat, il est aussi celui de la préparation de la succession. Cette fois, il n’est pas possible d’éluder la question de la constitution d’élites politiques compétentes et représentatives. Mais s’agira-t-il d’une « élite » composée de ces nouveaux technocrates et managers, tant vanté par ce nouveau courant de l’Administration présidentielle, qui pourtant n’ont qu’une compréhension très indirecte de ce qu’est et la politique et l’étaticité, ou bien s’agira-t-il de la mise en place de conditions permettant l’émergence d’hommes politiques d’importance, le potentiel individuel existant? La réponse nous viendra ces prochaines années et d’elle dépendra la possibilité de l’Etat de passer à un fonctionnement systémique, seule garantie de pérennité.

Karine Bechet-Golovko

source 

 
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Publié par le 8 décembre 2017 dans général, International, Politique

 

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