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Poutine prédit « le chaos » en cas de nouvelles frappes en Syrie !

POUTINE PRÉDIT LE CHAOS EN CAS DE NOUVELLES FRAPPES EN SYRIE

Hé bien là c’est clair, Poutine trace une ligne rouge en langage diplomatique … « chaos », le mot est très fort !!! Avec cette déclaration il met clairement en garde les occidentaux contre une toute autre attaque quel que soit le motif (même si ce n’est qu’une attaque « bidon » comme celle d’avant hier). Ça risque de chauffer à l’avenir, car on peut être certain qu’une telle situation se reproduira car cette attaque pour un supposé usage d’armes chimique alors que les Syriens ont démantelé leur arsenal depuis 2015 sous la houlette de la Russie – n’était qu’un prétexte . Un prétexte pour tester les Russes dans un bras de fer de plus en plus dangereux qui oppose les superpuissances au proche orient, le tout au bénéfice de l’élite de l’ombre qui déroule son agenda. Macron lui tente de jouer le « en même temps » en hésitant pas à déclarer que la Russie était « complice » en Syrie, énième provocation,  tout en prétendant avoir convaincu Trump de limiter les frappes … N’importe quoi ! Trump n’en a que faire de ce que pense Macron, la France n’est qu’un petit toutou .  Trump voulait même frapper des cibles Russes !!! Comble de la folie humaine, ça aurait directement déclenché WW3. C’est  le chef du Pentagone James Mattis, celui qui décide vraiment, qui s’est prononcé contre cette initiative, selon The Wall Street Journal . Mais la clef, c’est bien sur Israël (et le sionisme international) qui se frotte les mains tout en lançant des opérations parallèles en Syrie. La région déstabilisée, c’est tout bon pour eux et le grand Israël . Le fond, c’est que c’est un combat entre un nouvel ordre mondial unipolaire qui serait dirigé par l’élite, le « NOM » avec un passage de la pax americana à la pax judaica avec Jérusalem comme capitale – et un monde multipolaire équilibré, celui des nations et des peuples … Z 

MOSCOU/DAMAS (Reuters) – Vladimir Poutine a estimé dimanche que de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie entraîneraient un chaos mondial, tandis que Washington se préparait à renforcer la pression sur la Russie avec de nouvelles sanctions économiques.

Lors d’un entretien téléphonique au lendemain des frappes coordonnées menées en Syrie par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, le président russe et son homologue iranien Hassan Rohani, principaux alliés du président syrien Bachar al Assad, ont jugé que ces frappes avaient diminué les chances de parvenir à une solution politique en Syrie.

« Vladimir Poutine en particulier a souligné que, si de telles actions, commises en violation de la Charte des Nations unies se reproduisaient, alors cela mènerait inévitablement au chaos dans les relations internationales », lit-on dans le communiqué du Kremlin.

Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, a déclaré lors de l’émission « Face the Nation » sur la chaîne de télévision CBS que les Etats-Unis annonceraient de nouvelles sanctions économiques lundi à l’encontre des entreprises russes soupçonnées d’avoir un lien avec l’arsenal chimique syrien.

Les Etats-Unis, a-t-elle ajouté sur la chaîne Fox News, ne retireront pas leurs troupes en Syrie tant que leurs objectifs n’auront pas été atteints, à savoir : avoir la certitude qu’aucune arme chimique ne puisse être utilisée de manière à constituer une menace pour les intérêts des Etats-Unis, que le groupe Etat islamique soit vaincu et que les Etats-Unis soient en mesure de surveiller les activités iraniennes.

SANCTIONS « DURES »

En réponse, le sénateur russe Evguéni Serebrennikov, vice-président de la Commission de défense du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, a déclaré que les sanctions seraient « dures » pour la Russie, mais qu’elles feraient « plus de dégâts aux Etats-Unis et à l’Europe ».

Samedi, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont lancé 105 missiles ciblant ce que le Pentagone a dit être trois installations d’armes chimiques en Syrie en représailles au bombardement chimique imputé au régime de Bachar al Assad le 7 avril dernier à Douma dans la Ghouta orientale.

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a déclaré que les puissances occidentales ne prévoyaient pas d’autres frappes de missiles, mais que si Damas utilisait à nouveau des armes chimiques, elles referaient le point.

« Il ne s’agit pas d’un changement de régime (…) Il ne s’agit pas d’inverser le cours du conflit en Syrie », a déclaré le secrétaire au Foreign Office à la BBC, soulignant que la Russie était le seul pays à pouvoir faire pression sur Assad pour qu’il mette un terme au conflit.

Emmanuel Macron a déclaré avoir dit à Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique vendredi, que la Russie était « complice » en Syrie et avoir convaincu le président américain Donald Trump de limiter les frappes de samedi. 

« Bien sûr qu’ils sont complices, ils n’ont pas eux utilisé le chlore mais ils ont construit méthodiquement l’incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l’utilisation d’arme chimique », a déclaré le président français dans un entretien accordé à BFM, RMC et Mediapart.

A Damas, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Faiçal Mekdad, a rencontré des inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pendant trois heures en présence de représentants de la Russie et d’un haut responsable de la sécurité syrienne.

« DE BONNE HUMEUR »

Les inspecteurs de l’OIAC devaient se rendre sur le site de Douma. Moscou a condamné les Etats occidentaux pour avoir refusé d’attendre les conclusions de l’OIAC avant de frapper la Syrie.

Le président Assad a déclaré dimanche à un groupe de parlementaires russes en visite que les frappes de missiles occidentaux constituaient un acte d’agression.

Les députés russes ont trouvé Assad de « bonne humeur ». Ce dernier a fait l’éloge du système de défense anti-aérienne de l’armée syrienne, qui date de l’époque soviétique, pour repousser les attaques occidentales.

Donald Trump a déclaré « mission accomplie » après les frappes, mais, au Pentagone, le général américain Kenneth McKenzie a déclaré que des éléments du programme chimique syrien subsistaient et qu’il ne pouvait pas garantir que la Syrie soit incapable de mener une attaque chimique à l’avenir.

Les dirigeants de la Ligue arabe ont condamné l’utilisation « criminelle » d’armes chimiques en Syrie et appelé à une enquête internationale.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé dimanche son « plein soutien » aux frappes aériennes de samedi.

Le Hezbollah libanais, allié du régime syrien, a déclaré que les frappes occidentales n’avaient servi à rien.

Son chef Hassan Nasrallah a déclaré que l’armée américaine avait limité ses frappes parce qu’elle savait qu’une attaque plus large déclencherait des représailles de la part de Damas et de ses alliés et enflammerait la région.

« L’armée américaine sait bien qu’aller vers une large confrontation et une grande opération contre le régime et l’armée et les forces alliées en Syrie pourrait ne pas finir, et qu’une telle confrontation enflammerait toute la région », a déclaré Nasrallah.

A l’Onu, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont présenté samedi soir un projet de résolution visant à établir une nouvelle enquête indépendante sur les responsables des attaques d’armes chimiques en Syrie.

Les diplomates ont déclaré que les négociations sur le projet de résolution commenceraient lundi.

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Docu – Poutine, le nouvel empire

Je ne sais pas si vous l’avez vu, mais c’est un sublime reportage !! Plus impartial que la plupart de ceux diffusés par les médias mainstream, même si il reste un peu orienté quand même . Une belle vision panoptique du rôle crucial de Vladimir Vladimirovich dans la situation géopolitique mondiale actuelle …

 
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Publié par le 20 mars 2018 dans général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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Un nouveau mandat pour Poutine ? Les enjeux

Un nouveau mandat pour Poutine? Les enjeux
Hier, V. Poutine a annoncé sa candidature aux présidentielles russes de 2018, ce qui, paradoxalement, sans être une grande surprise reste un évènement important. Dernier mandat dans un contexte international plus que tendu, avec un soutien populaire interne incontestable mais des élites qui redoublent d’intrigues. Ce qui finalement est le propre des élites.

Le lieu de l’annonce de candidature: l’ampleur de la base électorale réelle

En deux temps, le Président russe a amené sa candidature à sa succession. Tout d’abord devant un parterre de volontaires, acclamant cet homme qui pour eux arrive, malgré le temps passé au pouvoir et l’âge, à incarner l’avenir.

Les bénévoles à Moscou ont ouvert le bal, en lançant le sujet dans une mise en scène parfaitement réglée:

« Je suis toujours avec vous », avait d’abord énigmatiquement répondu le président à un bénévole qui l’interrogeait, lors d’un Forum à Moscou, pour savoir s’il « serait toujours » avec les Russes en 2018 et plus directement sur son éventuelle participation à la prochaine élection présidentielle.

« C’est toujours une décision très importante pour n’importe quelle personne, car la motivation doit venir uniquement de la volonté de rendre la vie meilleure dans ce pays, de le rendre plus puissant, mieux protégé », avait lancé M. Poutine devant la foule composée de milliers de jeunes bénévoles travaillant dans diverses ONG à travers la Russie.

« Mais on ne peut y arriver qu’à une seule condition: si les gens vous font confiance et vous soutiennent », avait souligné le président, dont l’intervention était retransmise en direct à la télévision publique.

« Si je prends cette décision, aurais-je votre soutien et celui de ceux qui vous sont proches d’esprit ? » , avait-t-il alors demandé à la foule qui avait aussitôt répondu en criant « Oui! », sous une pluie d’applaudissements.

Pas suivant, l’annonce officielle a été faite à Nijni Novgorod devant les ouvriers de l’usine Mash, usine historique pour le pays.

 

V. Poutine déclare qu’il n’y a pas de meilleur endroit pour déclarer sa candidature et remercie les gens présents pour leur soutien, pour leur travail, pour leur attachement à leurs devoirs, à leur ville et au pays.

En choisissant ces deux lieux et ces deux publics, V. Poutine veut démontrer son attachement populaire, quel qu’il soit. Il souligne également le soutien massif dont il bénéficie dans le peuple « réel », dans les différentes tranches d’âge, de catégories sociales et de vision du monde.

D’autres candidats ont déjà annoncé leur volonté de concourir:

Grigori Iavlinski, fondateur du Parti démocratique russe unifié Iabloko («la pomme» en russe), Gennady Ziouganov, chef de file du Parti communiste, Vladimir Jirinovski, leader du Parti libéral-démocrate, Katia Gordon, journaliste, chanteuse et militante pour les droits des femmes, ou encore l’ex-jet-setteuse Ksenia Sobtchak.

Mais il reste objectivement le seul candidat réaliste, car sa base électorale est la plus large. Ses chances de victoire sont quasiment certaines, la seule inconnue étant de savoir si elle aura lieu au premier ou au second tour. Vue la tension géopolitique et la radicalisation de l’opposition, il est à espérer pour la stabilité du pays qu’elle aura lieu au premier tour. Un entre-deux tours serait une occasion rêver de tentatives de déstabilisations sociales.

Le moment de l’annonce de candidature: reprendre la main

Le moment de l’annonce est aussi symbolique. Celle-ci était prête, mais l’actualité a permis de lui donner une autre dimension, toute sa dimension. V. Poutine a annoncé sa candidature le jour de la décision du CIO mettant le pays à la porte de l’Olympisme et tentant de récupérer ses joueurs pour légitimer le drapeau neutre et la négation de l’hymne russe. A ce sujet, le ministère des Sports de Corée du Sud a déjà, (ils sont très réactifs – ou préparés) envoyé un courrier aux sportifs russes, jugés par eux dignes de participer, les invitant à prendre part aux JO sans drapeau et sans hymne. Ce qui est une pression supplémentaire, mais surtout montre le côté particulièrement préparé de ce qui ressemble de plus en plus à une opération spéciale.

C’est à ce moment-là que V. Poutine annonce sa candidature, la remettant automatiquement dans une perspective géopolitique particulière. Et il reprend la main, ce que le journal La Croix titre, avec beaucoup d’aigreur.

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Le journaliste insiste lourdement:

Après l’humiliation de l’exclusion olympique, Vladimir Poutine n’a pas tardé à reprendre l’offensive. Comme pour faire diversion au lendemain de la décision choc du Comité international olympique (CIO) d’interdire la Russie aux prochains Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en 2018, le chef du Kremlin a pris tout le monde par surprise mercredi 6 décembre : il a annoncé qu’il se présentera pour un quatrième mandat à l’élection de mars 2018.

L’objectivité journalistique est toujours un plaisir. Il est difficile d’appeler cela une manoeuvre de diversion, il s’est plutôt agi de remettre les choses à leur place: la Russie a un chef pour passer cette période de troubles et rien ne la fera changer de cap. Deux remarques à ce sujet.

Tout d’abord, en déclarant que la Russie n’empêchera pas les athlètes qui le veulent, à titre individuel (rappelé deux fois), de participer aux JO, le Président fait le choix de la souplesse contre la rigidification de l’Occident, inversant les rôles joués par le passé dans le combat entre ce même (qui n’est plus tout à fait le même) Occident et l’URSS.

Ensuite, il déclare que rien ne pourra empêcher la Russie d’avancer:

« La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais »

Le cours politique est annoncé, les réactions de l’Occident seront évidentes. Début janvier vont déjà entrer en vigueur les nouvelles sanctions adoptées par les Etats-Unis contre la Russie, ce qui va pouvoir jouer en matière économique et financière. Pas de manière radicale, mais ces sanctions vont compliquer les choses. A l’intérieur, l’opposition radicale est remontée, bien soutenue de l’extérieur et il est évident que la pression va monter sur le crédo « Poutine est responsable de tous les maux du pays, il suffit qu’il parte pour que tout s’arrange – miraculeusement, puisque nous n’avons aucun programme ». Autrement dit, en arriver au scénario ukrainien de la mise sous tutelle.

Sur le plan intérieur, le combat entre les clans s’intensifie. Si après la réunion de la Crimée, il s’était calmé, l’on voit les néolibéraux repartir au combat. Ils sont en ce sens beaucoup plus dangereux que l’opposition radicale, car intégrés dans les mécanismes de pouvoir et dans ses structures, qu’il s’agisse de l’Administration présidentielle où le changement du directeur de la politique intérieure a produit des effets particulièrement visibles, ou au Gouvernement où la politique scolaire et la folie de la virtualisation de l’Etat commencent à causer des dégâts qu’il sera difficile de réparer avec le temps. D’une manière générale, la méthode de l’arbitrage présidentiel entre les différents courants politiques, voulant ainsi éviter de tomber dans les excès des uns et des autres, montre ses limites. Peut-être ce dernier mandat sera-t-il l’occasion d’une clarification idéologique – et donc politique.

Enfin, comme dernier mandat, il est aussi celui de la préparation de la succession. Cette fois, il n’est pas possible d’éluder la question de la constitution d’élites politiques compétentes et représentatives. Mais s’agira-t-il d’une « élite » composée de ces nouveaux technocrates et managers, tant vanté par ce nouveau courant de l’Administration présidentielle, qui pourtant n’ont qu’une compréhension très indirecte de ce qu’est et la politique et l’étaticité, ou bien s’agira-t-il de la mise en place de conditions permettant l’émergence d’hommes politiques d’importance, le potentiel individuel existant? La réponse nous viendra ces prochaines années et d’elle dépendra la possibilité de l’Etat de passer à un fonctionnement systémique, seule garantie de pérennité.

Karine Bechet-Golovko

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Publié par le 8 décembre 2017 dans général, International, Politique

 

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Tout arrive ! Un accord secret entre Assad et Netanyahu, avec la médiation de Poutine

Tout arrive ! Un accord secret entre Assad et Netanyahu, avec la médiation de Poutine
Un rapport explosif lève le voile sur la diplomatie russe pour désamorcer les tensions en Syrie.

Par ALEX CHRISTOFOROU

Un nouveau rapport affirme que la Russie s’efforce de démêler un nœud géopolitique compliqué en Syrie, maintenant que l’EI a été vaincu, et que les puissances régionales se démènent pour obtenir un effet de levier au Levant.

Si les rapports au sujet d’une médiation de Poutine pour un accord entre Assad et Netanyahou sont confirmés, alors cela pourrait signifier la fin véritable d’une guerre brutale par procuration contre la Syrie.

L’épée à double tranchant de l’accord négocié pourrait cependant donner à Israël l’excuse qu’il cherchait pour prendre des mesures militaires sur les hauteurs du Golan et au-delà.

Poutine est peut-être le seul leader mondial suffisamment qualifié pour éviter de tels pièges et mener le processus vers la première hypothèse plutôt que vers la seconde.

Zerohedge rapporte …

Un rapport explosif selon lequel le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a  menacé d’attaquer toutes les installations et tous les biens iraniens situés à moins de 40 kilomètres (25 miles) du Golan  israélien circule dans les médias israéliens. L’information, d’abord récupérée par The Jerusalem Post en se basant sur des sources israéliennes et arabes, indique également qu’une  intense voie diplomatique potentiellement révolutionnaire entre Assad et Netanyahu est actuellement en cours de médiation par l’entremise de Vladimir Poutine.

Bien que non confirmé, ce qui semble être  un ultimatum de Netanyahou pourrait être le catalyseur qui poussera finalement le Levant soit vers une guerre plus large, soit vers la désescalade et la stabilité régionale après des mois d’intensification des tensions et de provocation par des frappes israéliennes contre la Syrie, accompagnés d’une guerre des mots. Le rapport fait également suite à une visite exceptionnelle et inattendue de Assad à Sotchi, en Russie, où il a rencontré Poutine juste avant les pourparlers trilatéraux entre la Russie, l’Iran et la Turquie sur l’avenir de la Syrie.

Netanyahou lui-même a récemment rencontré Poutine lors d’un sommet apparemment controversé en août où le Premier ministre israélien avait déclaré : « Nous ne pouvons pas oublier une seule minute que l’Iran menace chaque jour d’anéantir Israël. Israël s’oppose au maintien de l’Iran en Syrie. Nous serons déterminés à nous défendre par tous les moyens contre cela et contre toute menace. « 

Et maintenant, cela fait des mois qu’’Israël profère des menaces de «lignes rouges» concernant la présence des troupes et de la milice iraniennes en Syrie.

Le Jerusalem Post  rapporte …

Le journal koweïtien Al Jarida a révélé dimanche qu’une source israélienne avait révélé une promesse de Jérusalem de détruire toutes les installations iraniennes situées à moins de 40 kilomètres (25 miles) des hauteurs du Golan israélien.

La source, qui reste anonyme, a déclaré que lors de la visite surprise du président syrien Bachar Assad en Russie la semaine dernière, Assad a adressé un message au Président russe Vladimir Poutine pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu: Damas accepterait une zone démilitarisée jusqu’à 40 kilomètres de la frontière dans les hauteurs du Golan dans le cadre d’un accord global entre les deux pays, mais seulement si Israël ne persiste pas à vouloir faire tomber le régime de Assad du pouvoir.

Le Jerusalem Post  continue …

Le rapport affirme également que Poutine a ensuite appelé Netanyahou pour relayer le message, et que  le Premier ministre israélien a déclaré qu’il serait prêt à accepter l’accord, mais que l’objectif d’Israël d’éradiquer l’Iran et le Hezbollah resterait en vigueur.

Selon la source, Jérusalem voit Assad comme le dernier président de la communauté alaouite, indiquant qu’un changement de régime en Syrie – du moins pour un gouvernement moins lié à l’Iran – satisferait Israël.

Zerohedge rapporte que Israël reste profondément mal à l’aise avec l’élan accablant de l’armée syrienne ces derniers temps, surtout après la libération de Deir Ezzor et Abu Kamal de l’EIIL et cherche à maintenir des foyers d’incendie en Syrie, au moins assez pour enliser Assad et l’Iran, tout en exerçant une pression visant à forcer l’Iran et le Hezbollah à sortir du théâtre (surtout maintenant que Israël se trouve en position de faiblesse par rapport à son désir d’un changement de régime complet en Syrie). Pire encore pour Netanyahou, le Hezbollah semble plus fort que jamais, avec l’axe de résistance qui s’étend de Téhéran au Sud-Liban, avec le pire cauchemar d’Israël – ce que l’on appelle le «pont terrestre iranien» étant interconnecté pour la première fois dans l’histoire récente.

Selon un reportage douteux de la BBC, la Syrie est accusée d’héberger une importante base militaire iranienne au sud de Damas, que Israël a utilisée pour préparer ses arguments devant la communauté internationale en vue de mener des frappes contre des cibles iraniennes présumées en Syrie. Israël a longtemps justifié ses attaques à l’intérieur de la Syrie en prétendant agir contre le Hezbollah et les cibles iraniennes.

Et comme nous l’avons toujours souligné, les responsables israéliens sont allés jusqu’à déclarer leur préférence pour les terroristes de l’État islamique sur leur frontière plutôt que pour les alliés de l’Iran. Mais comme nous l’avons également expliqué, Israël agit à partir d’une position de faiblesse et de désespoir car tout ce que Netanyahou peut espérer maintenant, c’est qu’une provocation israélienne mène à une réponse militaire syrienne directe,  mais Assad n’a jamais mordu à l’hameçon qui aurait pu déclencher une guerre régionale massive – même après de multiples provocations israéliennes – et Netanyahu est maintenant obligé de négocier via Moscou. 

En ce qui concerne la politique israélienne et l’État islamique, le Jerusalem Post fait un aveu stupéfiant et surprenant qui confirme que la politique officielle israélienne préfère l’EIIL en Syrie plutôt que Assad ou l’Iran:

La source a également commenté qu’après la défaite de l’Etat islamique,  le conflit en Syrie pourrait devenir « plus difficile », ce qui indiquerait probablement un vide qui serait laissé par la fin du groupe. Les forces soutenues par la Russie, la Syrie et l’Iran se sont battues contre le groupe État islamique, tout en cherchant à éliminer les groupes rebelles qui s’opposent au régime actuel. Les intérêts déclarés de la Russie vont dans le sens de la volonté de l’Iran de maintenir Assad au pouvoir.

Par ailleurs, les rapport des médias israéliens donnent la  confirmation que Israël continue de fournir ouvertement un soutien direct aux anti-Assad et aux combattants liés à al-Qaïda dans le sud  (en contradiction avec les allégations de Netanyahu qui mentionnent un soutien médical « humanitaire » aux civils, pendant que l’armée israélienne continue d’évacuer et aider les militants actifs):

Durant toute la guerre, Israël a fait fonctionner plusieurs hôpitaux de campagne près de la frontière syrienne, où les blessés de guerre sont traités et ensuite renvoyés en Syrie. Certains de ceux qui ont été traités étaient des rebelles luttant contre le régime de Assad, ce qui a amené certains à dire qu’Israël aidait les rebelles à renverser Assad.

Ce n’est pas un secret que Israël a poursuivi de manière agressive le changement de régime en Syrie pendant des années (peut-être même des décennies), mais les provocations récentes, même si la Russie maintient une présence significative en Syrie, ont créé un mélange explosif qui pourrait exploser à tout moment. Les choses ont été particulièrement tendues le long de la région contestée du plateau du Golan, chaque fois que Israël prétend avoir été bombardé à partir du territoire syrien qui borde le pays, Tsahal riposte aux attaques inévitablement imputées à Damas, bien que des groupes terroristes contrôlent certaines parties de ces territoires limitrophes.

Si les rapports sur l’accord Assad-Netanyahou étaient confirmés, cela pourrait en fait être un pas positif vers la poursuite de la fin de la guerre par procuration contre la Syrie; Cependant, il est  tout à fait plausible et même probable que Netanyahu utilisera l’accord comme une excuse pour intensifier l’action militaire israélienne dans le Golan et ailleurs en Syrie. Après tout, il peut maintenant présenter les «installations iraniennes à moins de 40 kilomètres» comme une ligne rouge qu’il peut interpréter à sa guise. Et les médias internationaux et les gouvernements occidentaux ont déjà démontré leur penchant à s’accrocher à la ligne israélienne chaque fois que quelque chose est reproché à l’Iran – avec ou sans preuves.

Source : http://theduran.com/a-secret-deal-between-assad-and-netanyahu-with-putin-mediating/

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Publié par le 29 novembre 2017 dans général, Insolite, International, Politique

 

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Quelqu’un récolterait les données biologiques des Russes pour d’obscures raisons, selon Poutine

Quelqu'un récolterait les données biologiques des Russes pour d'obscures raisons, selon Poutine

Les données biologiques des Russes feraient l’objet d’une collecte « délibérée » à travers tout le pays, d’après le président russe. En référence à un étrange appel d’offre lancé en juillet par les forces aériennes américaines ? 

C’est à l’occasion d’une séance du Conseil russe des droits de l’homme que Vladimir Poutine a fait une déclaration, le 30 octobre, qui a suscité la curiosité des médias à travers le pays. Un des membres du conseil, Igor Borissov, évoquait le nombre élevé de téléspectateurs étrangers ( près d’un million selon lui ) ayant suivi les retransmissions en direct depuis les bureaux de vote lors des dernières élections régionales, le 14 octobre.

 

« Ma question est la suivante : pourquoi tant de personnes suivent-elles avec intérêt nos élections et, de fait, enregistrent les visages des gens, et dans quel but ces images seront-elles utilisées par la suite ? », a demandé à Vladimir Poutine Igor Borissov, également directeur de l’Institut public russe du droit électoral.

« Les images, c’est une chose, mais savez-vous que sur l’ensemble du pays il est procédé à une collecte de données biologiques, qui concerne, de plus, différentes ethnies et des habitants de diverses régions de la Fédération de Russie ? Dans quel but ? Cela est fait de façon délibérée et professionnelle. Nous faisons l’objet d’un très grand intérêt », a déclaré en réponse Vladimir Poutine.

Le président n’a pas précisé qui était derrière cette opération. Il a simplement lancé, en guise de conclusion : « Qu’ils fassent ce qu’ils veulent, et nous ferons ce que nous aurons à faire. »

Dans la journée du 31 octobre, le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov a expliqué aux médias que les services spéciaux russes avaient effectivement constaté « de tels cas », notamment de la part de « représentants d’ONG » mais également d’autres organisations.

En juillet 2017, l’Air Education and Training Command ( le département d’entraînement et d’éducation des forces aériennes des Etats-Unis ), avait publié un appel d’offres assez bizarre sur un site appartenant au gouvernement américain. Il cherchait à se procurer des échantillons d’acide ribonucléique, molécule qui participe au fonctionnement des gènes et la synthèse des protéines, et du liquide synovial, dont la fonction est de lubrifier les articulations. Tous ces échantillons devaient « être collectés en Russie et provenir de Caucasiens », pouvait-on lire dans l’appel d’offres.

 

L’Air Education and Training Command a précisé qu’elle avait besoin de 12 échantillons d’acide ribonucléique, et de 27 de liquide synovial, accompagnés d’informations sur le sexe, l’âge, l’origine ethnique, le poids, la taille et l’histoire médicale de leur donneur.

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Publié par le 2 novembre 2017 dans général, Insolite, International, Politique

 

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Comment Poutine en est arrivé à dominer le Moyen-Orient

Comment Poutine en est arrivé à dominer le Moyen-Orient

Ce ne sont que deux exemples de la manière dont le dirigeant russe a encerclé l’Occident.

Lorsque la Russie est entrée dans la guerre civile en Syrie en septembre 2016, le secrétaire d’État américain à la Défense, Ash Carter, a prédit une catastrophe pour le Kremlin. Vladimir Poutine « jetait de l’huile sur le feu » du conflit, a-t-il dit, et sa stratégie de combattre ISIS tout en soutenant le régime d’Assad était « vouée à l’échec ». Deux ans plus tard, Poutine est sorti triomphant et l’avenir de Bachar al-Assad est assuré. Ils vont bientôt déclarer leur victoire sur ISIS dans le pays.

Ce lamentable échec est dû a notre cynique effort pour installer un régime sunnite à Damas en adoptant la stratégie des années 1980 en Afghanistan. Nous formerions, financerions et armerions des djihadistes, étrangers et du pays, en partenariat avec les despotes arabes du golfe Persique. De cette manière, nous priverions la Russie de son unique base navale en eaux chaudes, Tartous, sur la côte méditerranéenne de la Syrie. Dans le processus nous créerions un tampon entre l’Iran et son mandataire basé au Liban, le Hezbollah, pour diviser l’axe chiite anti-Israël. Et nous marginaliserions encore plus le Liban en étendant l’influence de nos alliés sunnites du Golfe plus profondément dans le Levant à partir du Liban. Un demi-million de Syriens ont été massacrés, conséquence de ce schéma saugrenu, qui, géopolitiquement, a abouti à l’exact opposé du résultat attendu.

Poutine, cependant, avait capté la réalité dès le début. Contrairement aux Afghans, les Syriens ordinaires étaient habitués à vivre dans une culture libérale et diverse qui, tout en étant politiquement répressive, défendait la coexistence religieuse pacifique. La plupart d’entre eux étaient nerveux de voir leur pays transformé en une théocratie wahhabite. Assad, malgré toutes ses erreurs, était le tampon entre eux et le carnage fratricide. Ils sont restés avec le diable qu’ils connaissaient et il n’y a pas eu de révolution populaire contre Assad – rien de comparable au soulèvement de Tahrir qui a chassé le dictateur égyptien haï Hosni Moubarak. Les manifestations de millions de personnes à Damas étaient en faveur du régime. Pour les deux tiers de la population syrienne qui vit maintenant dans les zones du pays contrôlées par le gouvernement, Assad est plus populaire que jamais et Poutine est un héros.

Rien d’étonnant si Poutine s’est dernièrement moqué de Washington pour « ne pas connaître la différence entre l’Autriche et l’Australie ». La même accusation pourrait, hélas, être formulée contre les dirigeants de l’OTAN en général. Lors d’une réunion à l’ONU le mois dernier, le groupe au nom orwellien des « Amis de la Syrie » – l’alliance occidentale et des pays du Golfe qui a déchaîné le djihad – a déclaré qu’il ne s’engagerait pas dans les efforts de reconstruction jusqu’à ce que (selon les mots de Boris Johnson), il y ait une « mise à l’écart » politique d’Assad. Mais quelques semaines plus tôt, une importante conférence internationale sur la reconstruction avait eu lieu à Damas. Pendant celle-ci, Assad avait exclu l’attribution des contrats de plusieurs milliards de dollars aux pays occidentaux et arabes hostiles au motif qu’ils avaient détruit son pays. La Syrie chercherait plutôt à l’Est, et en particulier en Russie, en Iran et en Chine. Moscou s’occupe déjà d’expédier par bateau des milliers de tonnes de matériel et plus de 40 pièces de machines de construction – y compris des bulldozers et des grues – en Syrie, qui ne veut pas ou n’a pas besoin de notre aide.

L’incapacité à reconnaître et encore moins à affronter le rôle régional croissant de la Russie derrière la Syrie a été mis en lumière de la même manière pendant un voyage tourbillon que Johnson a fait en Libye en août. Il y a eu une brève rencontre avec l’homme fort laïque Khalifa Haftar, un ancien général de l’armée de Kadhafi, dont les forces dominent actuellement l’est de la Libye – y compris Benghazi et la plus grande partie des champs pétrolifères importants du pays. Ce dernier est déterminé à s’emparer de Tripoli et il le fera probablement. Haftar a des liens avec Moscou qui remontent au début des années 1970 et il est dans la poche de Poutine depuis au moins deux ans, rencontrant régulièrement des responsables russes comme sur un porte-avion au large de la côte méditerranéenne. Une semaine avant de serrer la main de Johnson, Haftar s’est rendu à Moscou pour avoir des discussions poussées avec des responsables important des ministères de la Défense et des Affaires étrangères. Elles ont cimenté des plans pour faire passer la Libye divisée à un État sous le contrôle de Haftar en tant que ministre de la Défense tout puissant, avec l’aide directe de l’armée russe. Le Kremlin a déjà déployé des troupes et des avions de chasse en Égypte occidentale pour rejoindre ce pays et les Émirats arabes unis, qui soutiennent aussi Haftar dans son combat unificateur contre les islamistes. Comme en Syrie, pendant des décennies avant la chute de Kadhafi, la Russie était le plus grand fournisseur d’armes de la Libye et son allié international le plus étroit, et Moscou a longtemps visé une base navale sur la côte libyenne pour compléter la sienne (aujourd’hui renforcée) à Tartous. Compte tenu de tout cela, quand Johnson a suggéré que Haftar pourrait avoir « un rôle à jouer » dans toute réconciliation politique future, tout en insistant pour qu’il respecte un cessez-le-feu négocié à l’échelle internationale, celui-ci a dû avoir de la peine à se retenir de rire.

La Syrie et la Libye, cependant, ne sont que deux exemples montrant comment la Russie encercle l’Occident dans sa détermination à parvenir à un statut de superpuissance au Moyen-Orient. Poutine vient de conclure un accord avec la Turquie – qui a la deuxième plus grande armée de l’OTAN – pour lui vendre son système de défense aérienne le plus avancé, le S-400. (Les S-400 ont déjà été déployés en Syrie, alors qu’on a donné à l’Iran le moins avancé mais redoutable S-300). Peu après que la Russie est entrée en guerre en Syrie, la Turquie a abattu un de ses avions. C était une tentative délibérée du président Erdogan de provoquer une guerre plus large, et il a été furieux que Poutine, par une campagne de bombardements impitoyable, ait mis fin à son soutien aux fantassins d’ISIS en Syrie et à sa fourniture de pétrole du califat. (L’OTAN avait ignoré toute cette duplicité dans l’espoir qu’ISIS affaiblirait Assad.) Cela témoigne des capacités diplomatiques extraordinaires pour lesquelles la Russie et la Turquie se congratulent réciproquement comme jamais auparavant. Et sous les auspices russes, la Turquie travaille avec l’Iran et l’Irak pour contenir les retombées du référendum sur l’indépendance kurde.

Lorsque le roi Salmane est arrivé à Moscou cette semaine, c’était la première fois qu’un dirigeant saoudien faisait une visite officielle en Russie – mais seulement la dernière de plus de deux douzaines de rencontres en tête à tête de Poutine avec des dirigeants moyen-orientaux. La Russie, bien sûr, n’est pas l’Union soviétique, et il est facile de comprendre pourquoi les Saoudiens et les autres tyrannies du Golfe croient qu’elles peuvent faire affaire avec un dirigeant autoritaire comme Poutine. Il partage leur mépris pour la démocratie occidentale ; et, contrairement à ce qui arrive à celui qui habite la Maison Blanche, c’est un homme de parole, il promeut la stabilité et non le chaos, et il n’a pas d’agenda compliqué pour les droits de l’homme.

Au programme saoudien à Moscou : la montée de l’Iran en tant qu’acteur régional dominant, les zones de désescalade en Syrie et les milliards de dollars de ventes d’armes russes et d’investissement économique mutuel direct. Riyad est encore outragée que l’administration Obama ait accepté un accord nucléaire avec l’Iran, le rival des Saoudiens pour l’hégémonie régionale, et elle boude à cause de la débâcle en Syrie. Ils n’ont que la Russie pour la transformer en un effort pour limiter l’influence de Téhéran en Syrie. Pour la même raison, le Premier ministre israélien Netanyahou a rencontré Poutine. Pendant l’une de ces rencontres, il était presque en pleurs lorsqu’il a prié, comme les Saoudiens, de freiner l’Iran et le Hezbollah, qui cherchent la destruction de l’État juif.

Dans un effort désespéré d’arrêter la prise de pouvoir de Poutine en cours, l’administration Trump dénoncera presque certainement l’accord nucléaire avec l’Iran le 15 octobre, bien que l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’UE et l’ONU soient persuadés que Téhéran en respecte les termes. Le but est de provoquer une confrontation militaire avec l’Iran, ou au moins de créer davantage de turbulences régionales pour affaiblir le Kremlin. Ce geste imprudent et injustifié lui mettra un bâton dans les roues, mais à long terme – comme l’intervention en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie – il est voué à l’échec.

Poutine a une longueur d’avance, après avoir réussi l’exploit diplomatique apparemment impossible de combattre avec le Hezbollah en Syrie tout en permettant à Israël de bombarder le Hezbollah et des cibles du régime syrien à l’intérieur du pays. La semaine dernière, une délégation de l’organisation terroriste palestinienne Hamas s’est rendue à Moscou pour discuter du processus de paix après sa réconciliation avec son principal rival le Fatah, à la suite d’une autre intervention directe de Poutine. Et on a dit à Netanyahou, bien que la Russie considère Israël comme un partenaire important, que l’Iran restera, quoi qu’il en soit, son allié indispensable. Poutine pourrait donc déjà avoir le levier diplomatique nécessaire pour faire baisser les tensions entre l’Iran et Israël, laissant une fois de plus Washington à l’écart et humilié. Pendant un moment, les conséquences des battements de tambour de Netanyahou appelant à la guerre contre l’Iran ont été inexistantes, et Moscou pourrait désormais donner le feu vert à l’Iran, à la Syrie et au Hezbollah pour déclencher les flammes de l’enfer contre l’État juif.

Il est facile de comprendre pourquoi Netanyahou tremble dans ses bottes, mais devrions-nous nous alarmer, en Europe, du triomphe de Poutine au Moyen-Orient ? Pas trop. Vous n’avez pas besoin d’être une groupie de Poutine pour reconnaître que ce n’est pas lui qui a lancé une invasion illégale après l’autre dans la région, laissant des millions de morts, de mutilés et de déplacés. Et il a non seulement ralenti le flux de réfugiés syriens sur notre continent, mais il a commencé à renverser la tendance. Un demi-million de Syriens sont retournés dans leur pays rien que cette année.

Alors qu’aucun camp n’a émergé les mains propres de l’une des guerres civiles les plus brutales de l’histoire moderne, il est aussi très encourageant qu’il y ait eu si peu de défections dans une armée majoritairement composée de musulmans sunnites (80% selon certains décomptes). Ils se sont battus contre des myriades de groupes djihadistes sunnites au nom d’un régime dominé par les alaouites, aux côtés de soldats russes horrifiés (contrairement à nous) par le carnage déclenché contre leurs coreligionnaires chrétiens et les milices chiites conservatrices envoyées par l’Iran et le Hezbollah, également déterminées à protéger leur propre secte. Vu la manière dont la Tunisie et la Turquie – deux pays musulmans historiquement laïques dans la région – embrassent rapidement l’islamisme, et comment la lutte interne entre sunnites et chiites continue à déchirer une grande partie du Moyen-Orient, la victoire du pluralisme et de la laïcité sur le malfaisant djihad wahhabite en Syrie est finalement réconfortante.

John R. Bradley

John R. Bradley est l’auteur d’ouvrages sur l’Arabie saoudite, l’Égypte et le Printemps arabe ; il a couvert le Moyen-Orient depuis deux décennies.

Source The Spectator

Note du Saker Francophone

 Cet article est celui d’un élément Système avec les narratives habituelles sur les méchants Assad ou Poutine mais ce qui rend son article plutôt lucide aussi intéressant.

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

Illustration de Christian Adams

via: http://lesakerfrancophone.fr/comment-poutine-en-est-arrive-a-dominer-le-moyen-orient

 
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Publié par le 20 octobre 2017 dans général, International, Politique

 

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L’avis de Poutine sur la Corée Du Nord

 

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