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Pourquoi Trump vient-il de déclencher une nouvelle crise financière ?

Pourquoi Trump vient-il de déclencher une nouvelle crise financière ? (RT)

On reste dans le domaine monétaire, et vous allez le constater une fois de plus, c’est la clef qui ouvre toutes les portes . Voilà pourquoi ce qui se passe actuellement en Turquie et qui se propage chez les émergents est important et à surveiller de prés … La « monnaie » est l’outil de domination ultime. (le dollar n’est que du simple papier qu’on imprime à volo, il n’a pas tous les attributs d’une monnaie, comme être une réserve de valeur par exemple) Qui maîtrise l’argent maîtrise le monde .  Z 

L’attaque de Trump contre la livre turque, combinée aux récentes mesures de la Réserve fédérale pour réduire drastiquement l’offre de dollars, entrainent le monde vers une crise monétaire identique à celle de 1997. C’est peut-être exactement le but recherché.

Vendredi dernier, Donald Trump a annoncé de nouvelles sanctions contre la Turquie, notamment le doublement des droits de douane sur l’acier et l’aluminium qu’il avait introduits plus tôt cette année. La monnaie turque était déjà en difficulté, mais ces nouvelles sanctions ’ sont la goutte qui fait déborder le vase ’, selon Edward Park de la société de gestion britannique Brooks Macdonald.

Le même jour, la livre turque est tombée à plus de 6 face au dollar, pour la première fois, atteignant un nouveau bas historique de 7,21 par rapport au dollar, dimanche. Après que la Turquie a mis des plafonds aux swaps de devises, la livre a repris un peu de sa valeur perdue, et elle s’échangeait à 6,12 mercredi, toujours bien en dessous des 4,75 pour un dollar qu’elle valait la semaine dernière.

La réaction turque a eu un certain effet, mais ça ne suffira pas : interdire simplement le commerce de la livre au-dessus d’un certain niveau, comme la Turquie a fait, n’est guère un moyen pérenne de revaloriser la monnaie ; et selon le Financial Times, les investisseurs ’ continuent d’augmenter leurs paris contre la Turquie à travers d’autres moyens, comme les swaps de défaut qui garantissent le paiement de la dette en cas de défaut ’. Les actions des banques turques sont aujourd’hui à leur plus bas niveau depuis 2003.

La vulnérabilité de la monnaie vient surtout du fait que le pays a d’énormes dettes en dollars. Les entreprises turques doivent aujourd’hui près de 300 milliards de dollars de dettes libellées en devises, un chiffre qui représente plus de la moitié de son PIB. Comment cela s’est-il produit et pourquoi cela est-il soudainement devenu un problème ?

Pendant l’ère de l’assouplissement quantitatif (QE), la Réserve fédérale américaine a inondé les institutions financières américaines avec 3500 milliards de dollars de nouveaux dollars, dont une grande partie a afflué sur les marchés dits ’ émergents ’ comme la Turquie. Tant que l’orchestre jouait, tout allait bien – des taux d’intérêt presque nuls, combinés à la faiblesse du dollar, rendaient ces dettes abordables. Mais depuis que la Réserve fédérale a mis fin à son programme d’assouplissement quantitatif l’an dernier – et qu’elle a ensuite commencé à l’inverser en vendant les actifs financiers qu’elle avait achetés (et donc en retirant des dollars du système financier) – la valeur du dollar a recommencé à augmenter, ce qui augmente de prix de la dette.

Cette appréciation du dollar a été aggravée par deux hausses successives des taux d’intérêt de la Réserve ; mais elle a également été aggravée par les décisions de Trump. Paradoxalement, les guerres commerciales de Trump ont conduit à une nouvelle hausse du dollar, car les investisseurs ont considéré ce dernier comme un ’ refuge’ par rapport à d’autres monnaies jugées moins capables de résister aux turbulences aléatoires qu’il a déclenchées. Même le yen et le franc suisse, traditionnellement considérés comme ’ aussi solides que l’or ’, se sont affaiblis face au dollar, comme d’ailleurs face à l’or lui-même.

Comme l’a dit Aly-Khan Satchu, fondateur et PDG de Rich Management, ’le dollar américain a été transformé en arme – soit délibérément, soit à dessein’ (y a-t-il une différence ?), ajoutant que d’autres pays subiront le même traitement ’ s’ils s’entêtent dans la même politique qu’Erdogan ’.

Ainsi, le coup porté par les Etats-Unis à la Turquie est quadruple – hausses de taux d’intérêt et tarissement des dollars de la Fed ; tarifs douaniers et sanctions de Trump. Il en résulte une perte de près de 40 % de la valeur de la livre depuis le début de l’année.

Les effets se font déjà sentir bien au-delà des frontières de la Turquie ; le rand sud-africain est tombé, lundi, à son plus bas niveau depuis deux ans, et la roupie indienne, le peso mexicain et la rupiah indonésienne ont tous été durement touchés. Cela n’est pas surprenant, car le gonflement de la dette libellée en dollars – de 2 000 milliards de dollars il y a 15 ans à 9 000 milliards aujourd’hui, en grande partie par les pays du Sud – combiné à l’inversion de l’assouplissement quantitatif, sont les ingrédients d’une crise qui ne demande qu’à éclater. Toutes les conditions qui avaient précédé la crise monétaire de 1997 en Asie de l’est sont désormais réunies. Il ne manquait qu’un petit coup de pouce – et Trump vient de le donner.

Tout cela est expliqué dans tous les manuels d’économie, ou plutôt ça devrait l’être si les manuels reflétaient la réalité (ce qui est loin d’être le cas). Les dix dernières années sont pratiquement le replay exact de la décennie qui a précédé la crise de 1997. Si la dévaluation du dollar de l’Accord de Plaza de 1985 n’était pas exactement du quantitative easing, elle avait le même but et les mêmes résultats – un flot d’argent et de dettes en dollars bon marchés, et donc une dépendance et une vulnérabilité mondiales croissantes au dollar et à la politique monétaire et économique des États-Unis.

Cette vulnérabilité a ensuite été effectivement ‘encaissée’ lorsque l’accord de Plaza a été ‘inversé’, 10 ans plus tard, (par l’accord du Louvres, ndt), un renversement qui à l’instar du renversement actuel de l’assouplissement quantitatif, étrangle le crédit et fait monter les taux d’intérêt, rendant les marchés plus instables et les faillites plus probables.

Le déclencheur a finalement été l’effondrement du baht – la monnaie d’un pays (la Thaïlande) qui avait un PIB deux fois moins élevé que celui de la Turquie – qui a provoqué une crise qui s’est étendue à toute l’Asie, sabotant le développement du continent et permettant aux entreprises américaines d’acheter certaines des usines industrielles les plus avancées du monde pour une fraction de leur valeur.

Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi Trump et la Fed pourraient vouloir déclencher une telle crise aujourd’hui. Plus les monnaies des pays endettés en dollars dégringolent, plus ils doivent céder de biens et de services réels aux Etats-Unis pour payer les intérêts de leurs dettes en papier-dollars aux États-Unis – et ceux qui ne peuvent pas suivre seront avalés pour trois sous.

Cependant, au-delà du profit purement économique, il y a aussi l’impératif géopolitique de maintenir et d’étendre la domination américaine en écrasant ses rivaux. Trump ne fait rien d’autre, après tout, que d’utiliser toute la puissance dont il dispose pour détruire ses adversaires. Mettre les pays les uns après les autres au bord de la faillite – et donc à la merci du FMI – est un moyen de transformer la dépendance à l’égard du dollar accumulée au cours de la dernière décennie en pouvoir pur et dur.

On peut facilement imaginer ce que les États-Unis pourraient exiger en échange de leur soutien pour obtenir le renflouement du FMI – mettre fin aux importations de pétrole en provenance de l’Iran, cesser de participer à la Route de la soie chinoise… le potentiel est énorme. On entend déjà des menaces directes contre la Turquie pour qu’elle fasse ‘ce qu’elle doit faire’ pour ‘rassurer les marchés’ – le Times de mardi, par exemple, exige que ’ Erdogan mette fin à son différend avec l’Occident s’il veut éviter une crise plus profonde… sa ligne de conduite devrait être claire : il devrait relever les taux d’intérêt[c’est-à-dire promettre aux spéculateurs internationaux des coupures plus importantes dans l’économie turque], tenir compte des économistes compétents, garantir explicitement l’indépendance de la banque centrale [c’est-à-dire la soustraire au contrôle démocratique], et se réconcilier avec le président Trump’ – car, après tout, ’le soutien des États-Unis sera nécessaire si le FMI ou la Banque mondiale doit intervenir’.

En effet, c’est là qu’on voit toute l’hypocrisie de la soi-disant opposition entre les ‘mondialistes’ et les ‘nationalistes économiques’ de la Maison Blanche Trump – et du pays dans son ensemble – apparaître au grand jour, une fois de plus. Lorsqu’il s’agit de pousser les pays du Sud à la faillite, leurs intérêts sont absolument les mêmes. Les communiqués de Goldman Sachs qui décrient les tarifs douaniers de Trump sont de l’enfumage, la vérité, c’est que la guerre commerciale est la cerise sur le gâteau de la politique de la Fed dont le but est d’écraser les ‘marchés émergents’.

Wall Street dépend précisément du type d’instabilité financière que les guerres commerciales de Trump ont déclenchée. Comme l’a noté Peter Gowan, ’l’économie américaine dépend… de la reproduction constante des crises monétaires et financières internationales ’. Wall Street en particulier ’dépend de l’instabilité chaotique des systèmes financiers des marchés émergents’. Mais on dissimule la vraie nature de ces décisions en les drapant dans l’étendard du ‘nationalisme’ et en les présentant comme des solutions aux pseudo-chocs de la ‘mondialisation’. Les pays du sud se trouvent maintenant au bord du précipice – et les ‘libéraux de l’establishment’ et les ‘insurgés nationalistes’ attendent en ligne le moment de les y pousser.

Dan Glazebrook

Dan Glazebrook est un écrivain politique indépendant dont les articles passent sur RT, Counterpunch, Z magazine, le Morning Star, le Guardian, le New Statesman, l’Independent et Middle East Eye, entre autres. Son premier livre, ’Divide and Ruin : The West’s Imperial Strategy in an Age of Crisis’ a été publié par Liberation Media en octobre 2013. Il contenait un recueil d’articles écrits à partir de 2009 examinant les liens entre l’effondrement économique, la montée des BRICS, la guerre contre la Libye et la Syrie et l’’austérité’. Il fait actuellement des recherches sur l’utilisation par les États-Unis et le Royaume-Uni d’escadrons de la mort à caractère sectaire contre des États indépendants et des mouvements de l’Irlande du Nord et de l’Amérique centrale dans les années 1970 et 1980 jusqu’au Moyen-Orient et à l’Afrique d’aujourd’hui.

Traduction : Dominique Muselet

https://www.rt.com/op-ed/436206-turkey-crisis-trump-financial/

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Publié par le 19 août 2018 dans économie, général, International

 

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Matrix : Pourquoi les gens défendent-ils des systèmes injustes, incompétents et corrompus ?

Matrix - Morpheus

 

Nous vivons dans une véritable matrice, et s’en extirper n’est pas facile voir impossible pour la plupart des gens .  C’est pourquoi il faut à tout prix réveiller la population et la rendre consciente du monde dans lequel nous vivons, c’est ce que j’essaye de faire chaque jour . Reprenons le contrôle, Résistons contre la mise en esclavage des peuples !!

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Comment se fait-il que les gens défendent et appuient des systèmes sociaux (gouvernements, institutions, entreprises…) qui s’avèrent injustes, incompétents et corrompus ?

 

Dans le cadre de la théorie de la justification du système (1), en psychologie sociale, des études montrent qu’ils cherchent à maintenir leurs vues selon lesquelles leurs systèmes sociaux sont relativement légitimes, même lorsqu’ils sont confrontés à des informations qui suggèrent le contraire. Ils s’engagent alors dans des processus psychologiques qui visent à défendre le système et à le justifier.

 

Mais ils ne justifient pas leurs systèmes sociaux en tout temps, expliquent les psychologues Aaron C. Kay de l’Université Duke et Justin Friesen de l’Université de Waterloo. Certains contextes, proposent-ils dans une étude publiée en 2011 dans la revue Current Directions in Psychological Science, motivent davantage à défendre le statu quo.

 

Selon leur analyse des études sur le sujet, 4 conditions peuvent motiver à justifier un système.

 

 

Le système est menacé

Lorsque menacés les gens se défendent eux-mêmes et défendent leurs systèmes. Par exemple, illustrent les chercheurs, avant la destruction des tours du World Trade Center de New York le 9 septembre 2001, le président George Bush plongeait dans les sondages. Aussitôt après, sa cote de popularité a grimpé ainsi que le soutien au Congrès et à la police.

 

Autre exemple, lors de l’ouragan Katrina, les Américains ont été témoins de l’insuffisance « spectaculaire » de la capacité de la FEMA (Federal Emergency Management Agency) à sauver les victimes. Pourtant, beaucoup de gens ont blâmé les victimes plutôt que d’admettre les ratés de l’agence et de soutenir des idées pour l’améliorer.

 

En temps de crise, disent les auteurs, « Nous voulons croire que le système fonctionne ».

 

 

Les gens sont dépendants du système

Les gens défendent également des systèmes desquels ils dépendent. Dans une expérience, illustrent les chercheurs, des étudiants ayant été mis dans un contexte les incitant à se sentir dépendant de leur université défendaient une politique de financement de cette dernière, mais désapprouvaient la même politique de la part du gouvernement. Mais lorsque mis dans un contexte les amenant à se sentir dépendants du gouvernement, ils approuvaient la politique de la part du gouvernement mais pas de la part de l’université.

 

 

Les gens ne peuvent échapper au système

« Lorsque nous sentons que nous ne pouvons pas échapper à un système, nous nous adaptons. Cela inclut d’accepter des choses que, autrement, nous pourrions considérer indésirables. », expliquent les chercheurs.

 

Dans une étude, mentionnent-ils, les participants étaient informés que les salaires des hommes dans leur pays étaient 20 % plus élevés que ceux des femmes. Plutôt que de considérer le système injuste, ceux qui estimaient qu’ils ne pouvaient pas émigrer avaient tendance à attribuer l’écart salarial à des différences innées entre les sexes. « On penserait que quand les gens sont coincés avec un système, ils voudraient davantage le changer. », dit Kay. « Mais en fait, plus ils sont coincés, plus ils sont susceptibles d’expliquer ses lacunes. »

 

 

Les gens ont peu de contrôle personnel

Finalement, des études suggèrent que quand les gens sentent un manque de contrôle personnel sur leur propre vie, ils ont tendance à compenser en soutenant les systèmes et les dirigeants qui offrent un sens de l’ordre, afin d’être rassurés que les choses sont sous contrôle.

 

La justification, soulignent les chercheurs, n’est pas la même chose que l’approbation. En justifiant un système, les gens lui attribuent souvent des qualités qu’il n’a pas mais devrait avoir.

 

Il y a aussi des limites, des points de basculement, au-delà desquels les systèmes ne sont plus considérés comme étant moins légitimes, mais comme complètement illégitimes et donc presque impossibles à défendre.

 

Statue justice aveugle

 


 

Sources :

http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie-sociale/2014-05-20/justification-du-systeme

https://www.psychologicalscience.org/news/releases/why-do-people-defend-unjust-inept-and-corrupt-systems.html

https://fr.sott.net/article/21440-Matrix-Pourquoi-les-gens-defendent-ils-des-systemes-injustes-incompetents-et-corrompus

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Publié par le 20 juillet 2018 dans général, Nouvel ordre mondial

 

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Pourquoi le dollar faiblit alors que les taux grimpent ? Voici l’explication de Deutsche Bank

usa dollar

Il s’agit de la question à 5 francs que tout le monde se pose : pourquoi le dollar baisse alors que les taux grimpent ? Serait-ce en raison de la détérioration inscrite dans le marbre de la situation fiscale des États-Unis ? Selon Deutsche Bank, l’explication est simple (source) :

« Tandis que les taux américains grimpent considérablement, comment est-il possible que le dollar soit aussi faible ? La réponse est simple : le dollar ne baisse pas malgré des taux en hausse, mais à cause de cela. Des taux plus élevés signifient que le prix des obligations baisse, ce qui signifie que les investisseurs ne veulent pas les acheter et donc leur prix baisse davantage. Il s’agit d’un changement total de dynamique par rapport aux années précédentes.

La faiblesse du dollar en 2018 trouve son origine dans 2 problèmes majeurs. Tout d’abord, les valorisations des actifs américains sont extrêmement élevées. Que ce soient les actions en termes de ratio cours/bénéfice ou les primes de terme pour les obligations, nous sommes à des plus hauts depuis les années 60. Pour faire court, les prix des obligations et des actions ne peuvent pas continuer de grimper de concert. La fin de cette corrélation est structurellement négative pour le dollar car elle engendre des flux continus vers les marchés obligataires et actions.

suite et fin

 
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Publié par le 21 février 2018 dans économie, général, International

 

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« Pourquoi la correction va se poursuivre ? Parce que les taux américains sont déjà à 2,84 % !! »

Oui mais comment vont réagir les banques centrales justement face à ce début d’effondrement programmé, car la corrélation entre leurs actions et ce qui se passe sur les marchés est assez ostensible … Z

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Comme vous le savez, les taux montent, enfin aux États-Unis, et nous sommes à plus de 2,8 % sur le 10 ans américain comme on dit sur les marchés, un seuil de couinement.

Le « 10 ans US », c’est le taux d’emprunt à 10 ans aux États-Unis. Voilà donc qui est dit simplement.

Comme je vous le dis depuis longtemps, il faut surveiller les taux car les taux sont la clef d’un nouvel épisode de crise ou pas !

On est plutôt semble-t-il parti pour une crise.

Entre 2,8 et 3 %, nous sommes au seuil de craquement, et quand cela craque, cela couine, car il y a des pertes importantes essuyées par certains et un retour des risques y compris systémiques. La raison est très facile à comprendre : nous sommes dans un état général de surendettement. Je ne reviendrai pas sur ce dernier point.

À 3 %, c’est le seuil d’insolvabilité pour de nombreux acteurs.

Au-delà, vous verrez aussi à travers les deux images que je vais vous communiquer ci-dessous que quand les taux montent aux États-Unis, les actions, elles, descendent.

Or les taux montent… Donc vous savez quoi ?

Je sors ma boule de cristal, et je peux déjà vous prévoir une baisse des Bourses.

Comme vous le voyez sur le premier graphique ci-dessous, les taux sont au plus haut depuis 2014 !

Et comme vous pouvez le voir ci-dessous sur ce second graphique, quand la courbe orange, celle des taux, est haute… la courbe bleue, celle qui représente les actions américaines du Dow Jones, sont en dessous.

Quand les taux baissent, les actions montent, et quand les taux montent, les actions baissent. C’est exactement ce que vous avez sous les yeux. Les choses sont donc très simples à prévoir. Soit les taux continuent de monter, et les actions continueront de baisser, soit les taux ne montent plus et les actions pourraient se maintenir peu ou prou en lévitation.

Mais… les banques centrales veulent monter les taux. Vous avez donc votre réponse sur ce qu’il va se passer.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 14 février 2018 dans économie, général, International

 

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Pourquoi n’avoir « rien à cacher » n’est pas une raison pour accepter la surveillance de masse

Pourquoi n’avoir « rien à cacher » n’est pas une raison pour accepter la surveillance de masse
« Je n’ai rien à cacher », « je n’ai rien de fait de mal ni d’illégal donc peu importe si on m’espionne ». C’est l’argument auquel se heurtent systématiquement les défenseurs de nos libertés numériques. Mais n’avoir « rien à cacher », et accepter de livrer toutes ses données à Facebook, Google et à une multitude de services « gratuits » tout en sachant, de façon plus précise depuis les révélations d’Edward Snowden, que ces données alimentent directement la surveillance de masse : est-ce vraiment un raisonnement tenable sur le long terme ? Est-ce la société que nous voulons ? Diffusé en salles depuis quelques mois, avant une mise en ligne sous licence Creative Commons prévue pour le 30 septembre, le documentaire « Nothing to Hide » de Marc Meillassoux est une réponse passionnante à cette question cruciale pour notre avenir.

Juin 2013. De la chambre d’hôtel de Hong-Kong où il est reclus, Edward Snowden observe le scandale des écoutes de la NSA éclater en direct à la télévision, à l’issue des huit jours pendant lesquels il vient de tout révéler aux journalistes devant la caméra de Laura Poitras (Citizenfour). Depuis, quatre ans ont passé. Et si Prism – du nom du programme de la NSA conçu pour scanner les communications numériques échangées sur AOL, Apple, Facebook, Google, YouTube, Microsoft, Skype, Paltalk et Yahoo! – et plusieurs affaires qui ont suivi ont largement contribué à éveiller la conscience des citoyens sur les données et la surveillance de masse, la plupart d’entre eux ont fini par se désintéresser de la question, sous prétexte qu’ils n’ont « rien à cacher ».

La société et ses données d’abord

« Dire que votre droit à la vie privée importe peu car vous n’avez rien à cacher revient à dire que votre liberté d’expression importe peu, car vous n’avez rien à dire. Car même si vous n’utilisez pas vos droits aujourd’hui, d’autres en ont besoin. Cela revient à dire : les autres ne m’intéressent pas » : Edward Snowden, qui témoigne dans Nothing to hide parmi une vingtaine d’autres intervenants, est toujours sur la même ligne, celle qui consiste à faire passer l’intérêt de la société devant les considérations individuelles. C’est aussi ce à quoi invite ce documentaire réalisé par deux journalistes, le Français Marc Meillassoux et l’Allemande Mihaela Gladovic.

Deux approches permettent de contrer l’argument « je n’ai rien à cacher » : prendre conscience, d’une part, que tout le monde a quelque chose à cacher – et que ce quelque chose s’appelle l’intimité – ou pourrait avoir quelque chose à cacher : « Imaginons que vous n’êtes pas engagé politiquement, ou que votre vie n’est actuellement pas très excitante. Vous vivez à la campagne et une compagnie pétrolière vient construire un gazoduc sur vos terres. Tout à coup, vous avez quelque chose à cacher, et vous avez un adversaire », suggère par exemple Alison Macrina, du projet Tor.

L’autre réponse est celle qui consiste à vouloir refuser les prémisses d’un Etat policier. « Il n’y a pas un argument valable pour tout le monde, nous détaille l’auteur du documentaire, Marc Meillassoux. Certains réagissent sur les notations financières en craignant d’avoir à payer plus cher leur emprunt ou leur assurance maladie selon ce que leurs données auront révélé de leur mode de vie. D’autres sont sensibilisés à la notion du tabou et à ce qui doit rester dans la sphère privée, par exemple si une personne de leur famille est touchée par une maladie mentale. D’autres peuvent avoir peur que le fisc ait accès à leurs données personnelles. Notre documentaire veut davantage insister sur le second aspect, sociétal : une tyrannie, qu’elle passe par une agression physique extérieure ou par la scrutation permanente de la population, reste une tyrannie. La surveillance policière est le fondement d’un État policier. Il faut se demander ce que c’est que de vivre dans une société où nos juges, avocats, chercheurs et journalistes sont potentiellement surveillés et sous contrôle. »

Un Mister X pour cobaye 

Nothing to Hide est riche de ses intervenants, nombreux et pertinents (lanceurs d’alerte, chercheurs, militants, hackers, etc.), qu’il fait dialoguer avec les témoignages de victimes des politiques de surveillance, parmi lesquelles une chercheuse en droits fondamentaux surveillée aux Etats-Unis (parce qu’elle a rencontré des femmes somaliennes, égyptiennes, irakiennes, afghanes et yéménites) ou un militant écolo surveillé en France. Le récit d’une ancienne activiste allemande surveillée dans les années 1980 par la Stasi introduit le parallèle avec le service d’espionnage de la RDA et les outils de surveillance actuels.

« Ils partagent la même obsession de tout récolter, ce même appétit sans fin pour les données, commente Marc Meillassoux. Avec l’idée que le moindre détail qui serait passé au travers sera considéré comme une faille dans le système de surveillance ». Ainsi, considérer qu’on n’a « rien à cacher » est une chose, mais comment ne pas s’inquiéter que « tous les mécanismes de surveillance soient déjà en place », comme l’explique le lanceur d’alerte et ancien cadre de la NSA Thomas Drake, même s’ils sont encore, la plupart du temps, dans les mains de démocraties ? Est-il alors excessif de parler de cyberdictature ?

L’autre fil rouge du documentaire est l’expérience de surveillance à laquelle se livre Mr. X, un ami du réalisateur qui pensait n’avoir « rien à cacher », en acceptant d’être surveillé pendant un mois sur son téléphone, sur lequel est installé un logiciel espion (qui n’a pas accès au contenu des messages), et sur son ordinateur, dont est récolté l’historique de navigation. Une analyste de données et un hacker se font ensuite un plaisir de lui présenter le fruit de leur travail : une cartographie complète de ses déplacements (dont ils déduisent ses heures de sommeil, travail, sorties, s’il fait une nuit blanche, dort au même endroit), des détails extrêmement précis sur son mode de vie ou ses fréquentations. Le tout en utilisant simplement les « métadonnées » (données de connexions, heures et fréquences d’appels, positions GPS, etc.) auxquelles ils ont accès et sur lesquelles reposent les dispositifs de surveillance du Web de la « loi renseignement » adoptée en France en 2015, et des lois équivalentes adoptées ailleurs en Europe.

Alors que le Conseil national du numérique (CNNum) s’alarme des menaces que fait peser sur les libertés individuelles le projet de loi antiterroriste dont l’examen a démarré le 13 septembre à l’Assemblée, signe supplémentaire d’une trajectoire sécuritaire jugée « préoccupante », il n’est jamais superflu de revenir aux fondements de la société de surveillance, du « péché originel » d’Internet (c’est-à-dire l’acceptation de la gratuité des services en échange du tracking publicitaire) à sa transformation en un espace de contrôle qui nous fait ressembler chaque jour un peu plus au personnage de Winston dans 1984, le roman de George Orwell. Il est sans doute encore moins vain de s’intéresser, trois ans après Citizenfour et sa figure de héros incarnée par Snowden, à la façon dont chacun de nous participe, activement ou par défaut, à la validation de ce système de surveillance.

Financé en crowdfunding par plus de 400 internautes, Nothing to Hide sera proposé le 30 septembre en Creative Commons. Un choix de la part des auteurs, qui ont tenu à prendre une licence libre, et espèrent toucher un plus large public. Voir ce film est important donc, ne serait-ce que pour rassurer Edward Snowden, convaincu que négliger son droit à la vie privée « est la chose la plus antisociale » qui soit.

Des projections-débat de Nothing to Hide sont encore organisées à Paris et dans plusieurs villes françaises, du 26 septembre au 30 novembre. Pour les dates, c’est ici. 

Annabelle Laurent

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Publié par le 4 février 2018 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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Voici pourquoi la Russie pourrait installer au Soudan une base donnant sur la mer Rouge

 

Map of Sudan
Voilà une news qui pourrait expliquer beaucoup de choses – Le président soudanais Omar al-Bashir, en place depuis 1996, a invité l’armée russe dans son pays lors de sa visite historique à Moscou la semaine dernière, déclarant que le Soudan avait besoin d’une protection contre un complot de type guerre hybride fomenté par les Américains voulant « balkaniser » son État en cinq mini-États à la suite de la sécession du Soudan du Sud en 2011.

Au cours de la conversation, il a également déclaré que le Soudan demandait l’aide de la Russie pour moderniser ses forces armées et que l’État soudanais, avec sa position géostratégique avantageuse, pourrait devenir la « clé de l’Afrique » pour Moscou si les deux parties décidaient d’élever leur partenariat à un niveau stratégique. La situation géographique du Soudan est en effet cruciale car il est situé à l’intersection de l’Afrique du Nord et de l’Est. Il a également un fort potentiel de connectivité maritime et continentale en raison de son emplacement sur les rives occidentales de la mer Rouge mais aussi pour les plans de Route de la Soie de la Chine de construire une ligne de chemin de fer transsaharienne de Port-Soudan à la capitale tchadienne de N’Djamena pour éventuellement faciliter les échanges entre l’Afrique de l’Ouest et la République populaire de Chine via cette future route.

Un autre point d’importance géopolitique en faveur d’une base russe potentielle au Soudan est que Khartoum est avantageusement situé entre les États rivaux d’Égypte et d’Éthiopie et pourrait donc jouer un rôle assez logique de médiation entre eux. L’inclusion de la Russie dans ce format pourrait doter Moscou d’un potentiel inégalé pour « équilibrer » la situation entre ces deux pays et leurs partenaires du CCG, vu comment la « guerre froide du Golfe » s’est récemment étendue à la Corne de l’Afrique par le déploiement de l’armée pro-égyptienne des EAU en Érythrée et dans l’État auto-proclamé du Somaliland. Dans le même temps, le Qatar a réussi à rafistoler ses relations avec l’Éthiopie. Le tout est centré sur les plans ambitieux d’Addis-Abeba visant à construire un barrage controversé sur le Nil Bleu. Grâce à un partenariat qui pourrait se renforcer avec le Soudan, la Russie pourrait donc négocier non seulement entre l’Égypte et l’Éthiopie, mais aussi entre les EAU et le Qatar, remplissant ainsi le rôle de « rééquilibrage » pensé pour le  XXIe siècle par la faction « progressiste » du ministère des Affaires étrangères de Moscou.

Egypte-Ethiopie : Partage des eaux du Nil, Accord à Khartoum

La mise en place d’une base au Soudan permettrait donc à la Russie de compléter son rapprochement avec l’Arabie saoudite en se donnant un rôle régional central dans ce nouveau théâtre de la « guerre froide du Golfe » entre les alliés du Royaume et le Qatar, et lui permettre de prendre pied dans le royaume des affaires africaines après sa retraite rapide [celle de l’URSS, NdT] à la fin de la guerre froide. La Russie pourrait étendre son influence post-Printemps arabe en Afrique du Nord, plongeant le long de la mer Rouge vers l’Afrique de l’Est, qui constitue une porte d’entrée stratégique pour arrimer éventuellement l’Éthiopie et établir une présence le long de la Route de la Soie sahélo-saharienne de l’Afrique de l’Ouest. Dans l’ensemble, il serait parfaitement logique que la Russie suive la proposition du président el-Bashir et construise une base au Soudan, car ce serait un mouvement à très faible coût mais à haut rendement qui incarnerait stratégiquement un résultat gagnant-gagnant pour le monde multipolaire.

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Publié par le 19 janvier 2018 dans général, International, Politique

 

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Pourquoi le monero menace le bitcoin

 
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Publié par le 16 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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