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La Russie est prête pour la guerre — L’humeur à la télévision aux heures de grande écoute est sinistre

La Russie est prête pour la guerre — L’humeur à la télévision aux heures de grande écoute est sinistre

Hé bien, ça fait vraiment froid dans le dos !!! Les Russes sont semble-t-il prêt à la guerre sans aucun état d’âmes, et le pire c’est qu’il semble y avoir un certain consensus national (ça reste à relativiser je pense)  Le message c’est que les Russes détestent de plus en plus viscéralement les US (le tout sur fond de propagande grand public à grande échelle), pire qu’aux grandes heures de la guerre froide . Et ils communiquent sans détours sur la question . Quand on lis ce qui se dit à la TV Russe, on se dit qu’une vrai grande guerre peut éclater vraiment n’importe quand ! Ça fait peur !! Z 

« A ma grande surprise, l’idée que la Russie pourrait avoir à couler quelques navires de l’USN ou à utiliser des Kalibers contre les forces américaines au Moyen-Orient a été considérée comme une option réelle, peut-être inévitable. Vraiment, personne ne s’y est opposé ».

Par Le Saker

Je viens de passer environ 2 heures à écouter un débat télévisé d’experts russes sur ce qu’il faut faire au sujet des États-Unis. Voici quelques points intéressants.

1) Ils ont tous convenu que les Anglo-sionistes (bien sûr, ils ont utilisé les mots « USA » ou « pays occidentaux ») n’allaient qu’aller plus loin dans l’escalade et que la seule façon d’arrêter tout cela est d’amener délibérément le monde au point où une guerre complète entre les Etats-Unis et la Russie était imminente ou même commencée localement. Ils ont dit que la Russie avait fondamentalement tort de répondre par de simples mots aux actions occidentales.

2) Il est intéressant de noter qu’il y avait aussi un consensus sur le fait que même une attaque américaine à grande échelle contre la Syrie arriverait trop tard pour changer la situation sur le terrain, qu’il était beaucoup trop tard pour cela.

3) Une autre conclusion intéressante est que la seule vraie question pour la Russie est de savoir s’il serait préférable pour elle de retarder cette crise maximale ou d’accélérer les événements et de faire en sorte que tout se produise plus tôt. Il n’y a pas eu de consensus à ce sujet.

4) Ensuite, il y a eu un consensus sur le fait que plaider, raisonner, demander l’équité ou la justice, ou même le bon sens, était futile. Le point de vue russe est simple : l’Occident est gouverné par une bande de voyous soutenus par des médias infiniment menteurs et hypocrites, tandis que le grand public occidental a été désespérément zombifié. L’autorité des soi-disant « valeurs occidentales » (démocratie, État de droit, droits de l’homme, etc.) en Russie est maintenant morte.

5) Il y a également un large consensus sur le fait que les élites américaines ne prennent pas la Russie au sérieux et que les efforts diplomatiques russes actuels sont vains (en particulier à l’égard du Royaume-Uni). La seule façon de changer cela serait de prendre des mesures très sévères, y compris des mesures diplomatiques et militaires. Tout le monde était d’accord pour dire que parler avec Boris Johnson serait non seulement une perte de temps totale, mais aussi une énorme erreur.

6) A ma grande surprise, l’idée que la Russie pourrait avoir à couler quelques navires de l’US Navy ou à utiliser des Kalibers contre les forces américaines au Moyen-Orient a été considérée comme une option réelle, peut-être inévitable. Vraiment – personne ne s’y est opposé.

Tirez-en vous-même vos propres conclusions. Je dirai simplement qu’aucun des « experts » ne représentait ou ne travaillait pour le gouvernement russe. Les experts gouvernementaux ont non seulement de meilleures informations, mais ils savent aussi que la vie de millions de personnes dépend de leurs décisions, ce qui n’est pas le cas pour les soi-disant « experts ». Pourtant, les propos de ces experts reflètent, je pense, un consensus populaire grandissant.

Source : Le Saker

Via RI

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La Chine prend le long chemin pour résoudre le puzzle du pétro-yuan

La Chine prend le long chemin pour résoudre le puzzle du pétro-yuan
Un certain nombre de pièces doivent être mises en place avant que le pétrodollar ne passe à la deuxième place

Par PEPE ESCOBAR

Peu de changeurs de jeu géoéconomiques sont plus spectaculaires que les contrats à terme sur le pétrole brut libellés en yuan – surtout lorsqu’ils sont mis en place par le plus grand importateur de brut de la planète.

Pourtant, la stratégie médiatique de Pékin semble avoir consisté à minimiser substantiellement le lancement officiel du petro-yuan au Shanghai International Energy Exchange.

Pourtant, une certaine euphorie était de mise. Le Brent a grimpé à 71$ le baril pour la première fois depuis 2015. Le West Texas Intermediate (WTI) a atteint son plus haut niveau depuis trois ans à 66,55 $ le baril, puis a reculé à 65,53 $.

Une série de « premières » du pétro-yuan inclut le fait que c’est la première fois que des investisseurs étrangers ont accès à un marché chinois des matières premières. Il est important de noter que les dollars américains seront acceptés comme dépôt et pour le règlement. Dans un proche avenir, un panier de devises sera également accepté comme dépôt.

Le lancement du petro-yuan représente-t-il l’ultime coup mortel pour le pétrodollar – et la naissance d’un tout nouvel ensemble de règles ? Pas si vite. Cela peut prendre des années et dépend de nombreuses variables, dont la plus importante sera la capacité de la Chine de se plier, d’ajuster et, en fin de compte, de dominer le marché mondial du pétrole.

Alors que le yuan atteint progressivement la pleine consolidation dans le règlement commercial, la menace petro-yuan pour le dollar américain, inscrite dans un processus complexe et à long terme, diffusera le Graal : les contrats à terme sur le pétrole brut dont le prix est fixé en yuan entièrement convertible en or.

Cela signifie que la vaste gamme de partenaires commerciaux de la Chine sera en mesure de convertir le yuan en or sans avoir à conserver des fonds dans des actifs chinois ou à les transformer en dollars américains. Les exportateurs confrontés à la colère de Washington, comme la Russie, l’Iran ou le Venezuela, peuvent alors éviter les sanctions américaines en échangeant du pétrole en yuan convertible en or. L’Iran et le Venezuela, par exemple, n’auraient aucun problème à réorienter les pétroliers vers la Chine pour vendre directement sur le marché chinois – si cela était nécessaire.

Comment contourner le dollar américain

A court et moyen terme, le petro-yuan ne manquera pas de renforcer l’attractivité de la Belt and Road Initiative (BRI), surtout lorsqu’il s’agit de la Maison du Saoud.

On ne sait pas encore clairement à quel titre Pékin fera partie de l’introduction en bourse d’Aramco, mais ce sera un pas décisif vers le moment historique fatidique où Pékin dira – ou obligera – Riyadh à commencer à accepter le paiement du pétrole en yuan.

Ce n’est qu’à ce moment-là que le pétrodollar peut être sérieusement menacé, de même que le dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale.

J’ai déjà souligné comment, lors du sommet BRICS 2017, le président russe Vladimir Poutine n’a pas hésité à soutenir le pétro-yuan, contestant en particulier l’ »injustice » de la domination unipolaire du dollar américain.

La manière de contourner le dollar américain, ainsi que le pétrodollar, fait l’objet de discussions lors des sommets BRICS depuis des années. La Russie est maintenant le plus grand fournisseur de pétrole brut de la Chine (1,32 million de barils par jour le mois dernier, en hausse de 17,8% par rapport à l’année précédente.) Moscou et Pékin ont contourné avec force le dollar américain dans le commerce bilatéral. En octobre de l’année dernière, la Chine a lancé un système de paiement dans les deux monnaies – le yuan et le rouble. Et cela s’appliquera au pétrole russe acheté par la Chine.

Pourtant, tout l’édifice pétrolier repose sur l’OPEP – et la Maison des Saouds – qui fixe le prix du pétrole en dollars américains ; comme tout le monde a besoin de billets verts pour acheter du pétrole, tout le monde a besoin d’acheter la dette (en spirale) des États-Unis. Pékin est prêt à briser le système – quel que soit le temps que cela prendra.

Le pétro-yuan en l’état actuel des choses ne donne pas accès aux marchés pétroliers chinois. Il commence comme une grande affaire surtout pour les entreprises chinoises qui ont besoin d’acheter du pétrole, mais qui préfèrent éviter les oscillations des devises étrangères. Rien ne change pour le reste de la planète dominée par le dollar américain – du moins pour l’instant.

Le jeu commencera vraiment à changer lorsque d’autres pays se rendront compte qu’ils ont trouvé une véritable alternative crédible au pétrodollar, et le passage au yuan en masse déclenchera certainement une crise du dollar américain.

Ce que le pétro-yuan peut provoquer à court terme, c’est l’accélération des prochaines crises des bons du trésor et des marchés obligataires, qui déborderont inévitablement sous la forme d’une crise des marchés monétaires mondiaux.

Ce panier de ressources pan-eurasien

L’aspect qui change la donne, pour l’instant, est surtout lié au timing exquis. Pékin a élaboré un plan à très long terme et a pourtant choisi de lancer la gifle petro-yuan au milieu d’une période de forte détérioration des relations commerciales avec Washington.

La réponse au rébus géoéconomique est forcément The Golden Moment. L’or finira par atteindre un niveau où Pékin – alors qu’il contrôle totalement les marchés physiques de l’or – se sent prêt à fixer un taux de conversion.

Le côté  » pétrolier  » – arabe – de l’équation pétrodollar aurait dû être remplacé il y a longtemps par un panier de ressources paneurasiennes d’une valeur inestimable. C’est ce dont Dick Cheney rêvait – centrer ses rêves sur la richesse énergétique de l’Asie centrale et de la Russie.

Cela ne s’est pas produit. Ce que nous avons à la place, c’est une russophobie criarde et maniaque – plutôt une indication explicite de la précarité de la position des élites bancaires occidentales. En plus, avec le petro-yuan, la Chine déploie l’arme clé, incorporée à la BRI, capable d’accélérer la fin du moment unipolaire.

Pourtant, il ne s’agit là que de la première étape d’un jeu à très gros enjeux. Il faut garder les yeux rivés sur les interpolations entre la connectivité commerciale et les percées technologiques. Le pétrodollar est peut-être en danger, mais il est loin d’être fini.

Source : http://www.atimes.com/article/china-taking-long-road-solve-petro-yuan-puzzle/

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Publié par le 29 mars 2018 dans économie, général, International

 

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Données personnelles : la Cnil met en demeure Direct Energie pour le compteur Linky

Données personnelles : la Cnil met en demeure Direct Energie pour le compteur Linky
La commission a mis en demeure Linky sur la question des données personnelles.@ DAMIEN MEYER / AFP
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N’oublions pas que la collecte des données de consommation horaires n’est qu’un aspect de la collecte des données personnelles que permet linky, exploité par Enedis … Que la CNIL aille au fond des choses !!!! Z 

Le consentement demandé aux clients pour la collecte de leurs données de consommation n’est pas « libre, éclairé et spécifique », estime la commission. 

La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a mis en demeure le fournisseur d’électricité Direct Energie de revoir ses demandes de consentement pour la collecte de données de consommation via le compteur électrique Linky, a-t-elle annoncé mardi.

Trois mois pour se mettre en conformité. Le consentement demandé aux clients pour la collecte de leurs données de consommation toutes les demi-heures n’est pas « libre, éclairé et spécifique », estime la Cnil, l’autorité chargée de protéger la vie privée dans les traitements informatiques.

Direct Energie a trois mois pour se mettre en conformité et revoir sa procédure de demande de consentement, faute de quoi l’entreprise pourra encourir une sanction pécuniaire pouvant aller jusqu’à trois millions d’euros. Plusieurs centaines de milliers de clients sont concernés par ces consentements obtenus de façon non régulière, d’où le caractère public donné à cette mise en demeure, a précisé la Cnil.

Un consentement extorqué ? Concrètement, la Cnil reproche à Direct Energie de demander simultanément à ses clients leur consentement sur deux points, la mise en service de Linky et la collecte des données de consommation horaires. Or la mise en service de Linky n’est pas en réalité du ressort de Direct Energie, mais du gestionnaire du réseau de distribution Enedis, souligne la Cnil.

Le client « a donc l’impression, erronée, qu’il choisit d’activer le compteur, alors qu’il ne consent en réalité qu’à la collecte de ses données de consommation ». De plus Direct Energie affirme que cette collecte doit permettre une facturation au plus juste, alors que la société ne propose pas en réalité d’offre basée sur la consommation horaire, relève l’autorité administrative.

Déjà sept millions de compteurs installés. Les compteurs numériques connectés Linky, dont sept millions d’exemplaires ont déjà été installés, sont contestés dans environ 300 villes et communes, notamment à l’initiative d’écologistes qui dénoncent une possible violation des données personnelles. Environ 35 millions de compteurs Linky doivent à terme équiper les foyers français.

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Publié par le 27 mars 2018 dans Education - information, général, société

 

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Le Petro Yuan émerge contre le Petro dollar : la Chine lance ses contrats à terme pour bousculer le marché mondial !!

De Gros volume lors de lancement, comparaison avec le marché de référence à Londres  …

C’est un changement historique, clairement le début de la fin du pétrodollar !! C’est fait ! Les échanges sur ces contrats, libellés en yuans et accessibles aux investisseurs étrangers, ont débuté sur le Shanghai International Energy Exchange . Toutefois ces contrats ne sont pas garantis par de l’or, comme on avait pu le lire, ce qui aurait été un tremblement de terre encore plus énorme . Du moins pas encore, c’est surement une des prochaines étapes …. Z 

La Chine est le plus grand consommateur de brut au monde et achète la plus grande partie de son pétrole à la Russie.Cependant, la plupart des règlements sont toujours en dollars américains. Le lancement du pétro-yuan permet désormais à Moscou et à Pékin d’utiliser les monnaies nationales à la place.

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La Chine lance aujourd’hui lundi son propre marché de contrats à terme sur le pétrole, « une étape majeure dans ses efforts engagés depuis des années pour peser davantage sur la fixation des cours en concurrençant les deux références mondiales que sont le Brent de la mer du Nord et le brut léger américain ».

D’après l’agence de Presse Reuters, « cette initiative du premier consommateur mondial de pétrole présente des attraits pour les négociants occidentaux, qui devraient trouver sur le Shanghai International Energy Exchange (INE) une grande liquidité et une opportunité d’arbitrages entre les marchés américain, européen et asiatique ».

Pourtant, si cette information peut sembler majeure, et elle l’est dans sa globalité, elle ne va pas bouleverser dès aujourd’hui le marché pétrolier actuel.

En effet, les marchés sont habitués à traiter le Brent londonien ou le West Texas Intermediate (WTI) américain et seront forcément très réticents à s’aventurer sur le nouveau marché chinois du pétrole en raison aussi bien des cours fixés en yuan que des horaires d’ouverture beaucoup plus courts, sans oublier les pratiques des marchés chinois qui peuvent rester fermés pendant plusieurs jours, des règles de trading très différentes et enfin des régulations chinoises qui sont très différentes des régulations occidentales et qui sont d’ailleurs un enjeu majeur des négociations sino-américaines autour de ce que l’on appelle le « libre-échange ».

Cela devrait donc fonctionner, néanmoins, encore une fois, nous ne sommes pas dans un big-bang mais dans un processus de désaméricanisation progressive. Ce marché est un outil d’indépendance supplémentaire pour la Chine et permettra de négocier du brut qui sera majoritairement « hors zone d’influence américaine ».

Peu d’impact à court terme. Une révolution douce à long terme

Charles SANNAT

 
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Publié par le 27 mars 2018 dans économie, général, International

 

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La guerre commerciale de Trump : un écran de fumée parfait pour un krach boursier

 

Tout d’abord, je voudrais dire que le moment de l’annonce de Donald Trump sur l’augmentation des tarifs commerciaux est inhabituel pour ne pas dire impeccable. Je dis cela seulement SI le plan de Trump était de faire profiter les mondialistes de l’establishment d’une couverture parfaite pour la démolition en cours des bulles financières qu’ils ont conçues depuis le crash de 2008.

Si ce n’était pas son plan, je suis un peu déconcerté par ce qu’il espère accomplir. Ce n’est certainement pas la fin des déficits commerciaux et le retour de l’industrie américaine. Mais explorons la situation un moment…


Trump est à mon avis une version moderne Herbert Hoover. L’une des premières actions de Hoover en tant que président en réponse au krach de 1929 fut de soutenir des réductions d’impôts accrues, principalement pour les entreprises (cela fut suivi en 1932 par de fortes augmentations d’impôt au milieu de la dépression, alors voyons ce que fera Trump dans les prochaines années). Puis, il a institué des tarifs douaniers par l’intermédiaire de la loi Smoot-Hawley. Son hyper-focalisation sur les dépenses massives en infrastructure a entraîné l’expansion de la dette américaine et n’a rien fait pour sortir les États-Unis de l’abîme du chômage. En fait, des projets d’infrastructure comme le barrage Hoover, lancés en 1931, ont mis 50 ans à être remboursés. Hoover a supervisé le début de la Grande Dépression et comme président républicain à un seul mandat, il a gentiment ouvert la voie à Franklin D. Roosevelt, un crypto-communiste et peut-être le pire président de l’histoire américaine.

Cela ne veut pas dire que Hoover est responsable de la Grande Dépression. Cette distinction revient à la Réserve fédérale, qui a artificiellement abaissé les taux d’intérêt et les a ensuite fortement remontés en plein milieu d’un ralentissement économique, provoquant une implosion des bulles en cours (tout comme la banque centrale le fait actuellement). Mais Hoover a effectivement aidé la Fed à saper la stabilité économique en poursuivant des politiques mal synchronisées.

Je frappe l’imagination des lecteurs avec tout cela parce que je suis de plus en plus fatigué du contingent des apologistes de Trump dans le mouvement de la liberté qui se bousculent pour défendre chaque action de Trump, aussi illogique soit-elle. Ces gens devraient mieux apprendre. Désolé, mais Trump ne joue pas aux échecs contre les globalistes. Ses actions principales ont seulement servi jusqu’ici à créer une distraction utile pour diriger la lumière loin des globalistes.

Le point troublant de tout cela est le fait que moi, et beaucoup d’autres, avons plaidé pour de nombreuses politiques de Trump dans le passé. Le problème est qu’il les met en œuvre dans le désordre et avec un mauvais calendrier, ce qui, à la fin, ne fera que rendre ces politiques destructrices plutôt que constructives.

En ce qui concerne la mise en œuvre des tarifs douaniers, les gens qui défendent cette action à l’heure actuelle ne semblent pas comprendre les bases du commerce international. Les tarifs ne peuvent être adoptés qu’à partir d’une position de force économique et de développement des ressources. Cette force vient d’une autosuffisance interne en terme de production. Autrement dit, pour que les États-Unis imposent leur balance commerciale (ce que les tarifs sont supposés faire), les États-Unis doivent avoir une base industrielle solide et DOIVENT être capables de produire la plupart sinon la totalité des biens et marchandises nécessaires.

Le fait est que le secteur manufacturier américain a été complètement externalisé par les sociétés mêmes auxquelles Trump vient de donner une réduction d’impôt de 10%, et la reconstruction de cette base industrielle prendrait des décennies. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucune incitation pour les entreprises à ramener le secteur manufacturier sur le sol américain.

Comme je l’ai déjà dit, Trump instaure des politiques potentiellement solides, mais il le fait dans le désordre. Les réductions d’impôt accordées aux sociétés n’auraient dû être promulguées que pour inciter les entreprises manufacturières à réimplanter les usines en Amérique. Au lieu de cela, les entreprises ont obtenu des réductions d’impôt sans aucune contre-partie. Ces réductions d’impôt iront-elles vers plus d’emplois ou d’innovation ? Non M’sieur. Elles vont refinancer des dettes d’entreprise sans précédent, et des rachats d’actions, dont la plupart ont été accumulées grâce à des emprunts auprès de la Réserve fédérale.

Cette manne de rachat d’actions va-t-elle même générer de nouveaux records pour le Dow Jones ? Probablement pas. Mais je vais vous expliquer pourquoi plus tard.

Si Trump avait donné des incitatifs fiscaux aux sociétés pour ramener le secteur manufacturier aux États-Unis, puis donné à ces sociétés quelques années pour faire le changement, alors seulement les tarifs douaniers auraient été une mesure efficace. Mais en l’état actuel des choses, nous avons une production matérielle minimale dans ce pays, et des dettes historiques détenues par les mêmes concurrents étrangers à qui Trump cherche maintenant à « donner une leçon ».

La dette est la prochaine question qui doit être abordée avant que les tarifs douaniers puissent être mis en œuvre de manière pratique. En termes de dette nationale, plutôt que de mettre en place un plan pour réduire les dépenses liées à la dette américaine, Trump augmente la dette en réduisant les impôts tout en augmentant les dépenses. Trump n’a pas pris fortement position sur le débat sur le plafond de la dette, comme il le prétendait à l’origine, aussi, le train de la dette continue sans relâche.

Qui va acheter cette dette, je me le demande ? Au cours des dernières années, le principal acheteur de la dette du Trésor américain a été la Réserve fédérale au moyen de la création de monnaie fiduciaire. Maintenant, la Fed a ralenti ses assouplissements quantitatifs et elle réduit son bilan à un rythme plus rapide que prévu. La Fed retire son soutien artificiel à l’économie.

Les acheteurs les plus importants sont les grandes banques centrales étrangères dans des pays comme la Chine, le Japon et, dans une certaine mesure, l’UE supranationale. Si les acheteurs de la dette en dernier recours sont maintenant les mêmes pays à qui Trump cherche à imposer des tarifs douaniers, comment pensez-vous que ce petit théâtre prendra fin ? Oui, avec une vente des obligations du Trésor américain et peut-être la fin du dollar comme monnaie de réserve mondiale par ces nations.

Mais qu’en est-il du consommateur américain ? Le marché de la consommation en Amérique n’est-il pas si attrayant que des pays comme la Chine n’oseront jamais « jeter »la dette américaine ou le dollar ? Non, pas vraiment. Si nous parlons d’une « guerre »commerciale, alors un pays comme la Chine, qui a une vaste base manufacturière et qui a également construit son propre marché intérieur de consommation, serait prêt à faire ce sacrifice. L’Amérique serait beaucoup plus touchée par la menace de défaillance de la dette et la perte du pouvoir d’achat international du dollar que la Chine ne le sera jamais par la perte des consommateurs américains. Avec la mise en œuvre des tarifs douaniers, ils risquent de perdre le consommateur américain de toute façon.

Notre marché au détail n’est vraiment pas aussi appétissant qu’il y a dix ans, compte tenu de la décennie de descente aux enfers qu’ont subis les Américains, avec un plus grand nombre historique de citoyens en âge de travailler ne participant plus au marché du travail. Le consommateur américain est maintenant plus endetté qu’à tout autre moment de l’histoire.

Tous ces effets négatifs pèsent sur notre économie alors que la Réserve fédérale dégonfle rapidement les marchés frauduleux que l’establishment a utilisé pendant l’administration Obama pour soutenir que l’Amérique était en mode « reprise ». Bien sûr, les économistes alternatifs savent depuis le début que c’était un mensonge, et que la seule chose qui soutenait l’économie et les marchés boursiers était la manipulation par les banques centrales.

La Fed, sous Jerome Powell, a clairement fait savoir qu’elle augmenterait les taux d’intérêt et réduirait le bilan de la Fed, peut-être plus que ce que les informations parcellaires ne l’avaient indiqué dans le passé. Sans les taux bas et un bilan en constante augmentation, nous avons déjà vu les résultats. Les actions en particulier sont devenus folles par rapport aux dernières années, baissant de près de 10% en une semaine, reprenant environ la moitié du chemin perdu la semaine suivante. Une chose est certaine, le marché haussier supposé sans fin induit par la Fed il y a des années est maintenant terminé. Les marchés sont en mode crise cardiaque.

Ce n’est pas par hasard que les deux premières fois que la Fed a réduit son bilan, le Dow Jones a plongé de plus de 1000 points. La dernière remise sur le marché de 23 milliards de dollars fin février a entraîné une baisse d’environ 1 500 points. Il est trop tôt dans ce processus pour savoir quelle sera la tendance, mais il me semble que les marchés sont dégonflés chaque mois, avec un déclin marqué juste après une baisse du bilan, suivi d’un rebond moins impressionnant de dead cat bounce la semaine suivante.

Entre-temps, la « guerre commerciale » de Trump est maintenant mise en cause dans les médias dominants pour la baisse des marchés dont la Fed est réellement responsable. Comme je l’ai toujours dit, Trump est le bouc émissaire idéal pour l’inévitable crise économique que les banquiers centraux ont mise en scène. La guerre des tarifs de Trump pourrait exacerber le problème, tout comme les politiques de Hoover au début de la Grande Dépression, mais le blâme repose carrément sur la Réserve fédérale et les banques centrales du monde entier. La personne moyenne comprendra-t-elle cette dynamique une fois que la poussière se sera redéposée sur notre système financier ? Probablement pas.

Donc, pour résumer, alors que Trump a effectivement mis en œuvre des politiques que les conservateurs en général ont tendance à approuver, il l’a fait d’une manière impraticable et sera finalement blâmé pour un krach boursier que la Fed a créé. Si des idéaux conservateurs tels qu’un gouvernement limité et une protection commerciale souveraine sont à blâmer pour une crise économique sans précédent, cela pourrait saboter le conservatisme pour les générations à venir. Si les élections sont encore un facteur d’enjeu au moment où cette crise se déroulera, les chances du public d’accepter un régime de cauchemar socialiste après la sortie de Trump de la Maison Blanche sont élevées. Et, les élites bancaires qui ont organisé tout ce désordre s’échapperont encore une fois sans aucune punition.

La question que nous devons nous poser est la suivante : Trump est-il conscient que ses politiques créent une distraction parfaite pour ces mêmes élites bancaires ? Je crois que nous saurons avec certitude la réponse avant la fin 2018.

 
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Publié par le 23 mars 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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La Grande-Bretagne se prépare désormais officiellement pour une guerre contre la Russie

La Grande-Bretagne se prépare désormais officiellement pour une guerre contre la Russie

Mercredi 21 février, le ministre britannique de la Défense, le conservateur Gavin Williamson, a annoncé que le Royaume-Uni changeait sa stratégie de défense principale, passant d’une stratégie ciblant les terroristes non gouvernementaux (Al-Qaïda, etc) à une stratégie ciblant trois pays : la Russie, la Chine et la Corée du Nord. Il a reconnu qu’une augmentation massive des dépenses militaires sera nécessaire à cette fin, et que des « économies » devront être réalisées dans d’autres domaines de dépenses gouvernementales, comme les services de santé, et les dépenses militaires contre le terrorisme.

Le titre du London Times du 22 février était « La Russie est une plus grande menace pour notre sécurité que les terroristes ». Leur rédactrice en chef concernant la Défense, Deborah Haynes, y écrivait que :

« La menace que représentent des États comme la Russie et la Corée du Nord pour la Grande-Bretagne est plus grande que celle que représente le terrorisme, a déclaré hier le secrétaire à la Défense, ce qui marque un changement important dans la politique de sécurité.

Gavin Williamson a laissé entendre aux députés que plus d’argent et un changement dans la structure des forces armées seraient nécessaires dans le cadre d’une révision de la défense pour relever le défi d’un conflit entre États, ce que la Grande-Bretagne n’a pas eu à envisager depuis une génération…

C’est un changement par rapport à la stratégie de sécurité nationale publiée en 2015, qui a d’abord inscrit le terrorisme international sur la liste, et qui s’inscrit dans le droit fil de la décision prise le mois dernier par les États-Unis de déclarer la « concurrence stratégique » de pays comme la Chine et la Russie comme son principal objectif plutôt que de lutter contre le terrorisme…

Il a décrit « l’affirmation accrue » du Kremlin, comme une multiplication par dix de l’activité de ses sous-marins dans l’Atlantique Nord, une présence russe croissante dans la région méditerranéenne et son implication dans la guerre en Syrie. Mais vous voyez alors de nouvelles nations qui commencent à jouer un rôle plus important dans le monde, comme la Chine…

Interrogé sur la question de savoir si M. Williamson admettait que cela aurait un effet indirect sur la façon dont les forces armées britanniques étaient structurées et sur leur état de préparation à la guerre, M. Williamson a répondu « Oui, c’est le cas ». »

Tout comme ce qui s’est passé lorsque le Premier ministre britannique Tony Blair a fait de son pays le chien de garde du président américain George W. Bush lors de l’invasion de l’Irak en 2003, la Première ministre britannique Theresa May a fait de son pays le chien de garde du président américain Donald Trump dans les invasions à venir, de la Corée du Nord, de la Russie et de la Chine.

La presse aux États-Unis et dans les pays alliés (comme le Royaume-Uni) pourrait avoir de la difficulté à convaincre leurs populations que l’augmentation des dépenses militaires afin de conquérir la Russie, la Chine, la Corée du Nord et – comme le président américain Trump souhaite également l’inclure – l’Iran (mais il va probablement utiliser l’allié américain qu’est Israël pour cette partie de l’opération), pourrait être difficile, car, par exemple, le même jour, le 22 février, Gallup a rapporté que 59 % des Américains désapprouvent Trump (et 37 % l’approuvent) sur la question des « relations avec la Russie », et si on revient au 23 mars 2017, Public Integrity titrait « Le public est favorable à la réduction des dépenses de défense, pas d’ajouter des milliards de plus, constate un nouveau sondage » et il y était écrit que :

« Le budget proposé par le président Trump pour 2018 ne suit pas l’opinion publique, selon un nouveau sondage.

Le sondage, réalisé par le Programme de Consultation Publique (PCP) de l’Université du Maryland, a révélé que même si Trump a proposé une augmentation de 54 milliards de dollars des dépenses fédérales pour les forces armées, la majorité des Américains préfèrent une réduction de 41 milliards de dollars. Alors que Trump a proposé une augmentation de 2,8 milliards de dollars pour la sécurité intérieure, une majorité d’Américains est favorable à une réduction de 2 milliards de dollars…

Les propositions de Trump étaient en contradiction avec les préférences des républicains et des démocrates…

La majorité des personnes interrogées au sein du parti républicain ont déclaré qu’elles souhaitaient maintenir le budget de défense dit « de base », ou principal, au niveau actuel, bien qu’elles soient favorables à une réduction de 5 milliards de dollars des dépenses concernant le budget pour les « opérations des contingents à l’étranger », notamment en Afghanistan et en Irak…

Ces résultats, à leur tour, étaient étonnamment semblables aux conclusions d’une enquête menée en 2012 par le Centre pour l’Intégrité Publique, le PCP, et le Centre Stimson, un groupe d’étude à but non lucratif sur les politiques de Washington. Lorsqu’on a demandé aux participants de cette enquête ce qu’ils feraient du budget de la défense de base d’Obama, la majorité des participants étaient favorables à une réduction d’au moins 65 milliards de dollars, passant de 562 à 497 milliards de dollars… »

La situation risque d’être encore plus difficile au Royaume-Uni, où, selon un sondage de Gallup en 2017, comme indiqué dans leur « Classement des Dirigeants Mondiaux : 2018 », les habitants du Royaume-Uni à qui on a demandé « Approuvez-vous ou désapprouvez-vous les performances professionnelles des dirigeants des États-Unis ? » ont été 63 % à désapprouver et 33 % à approuver, et l’approbation nette (-30%) a diminué de 26 % par rapport à la notation du précédent président, Obama (-4%), en 2016.

Par conséquent, pour que les dirigeants y parviennent, il faudra qu’il y ait un divorce total, même de la prétention d’être des « démocraties », car, sur la base d’une décision si importante quant à savoir s’il devrait y avoir ou non une troisième guerre mondiale (et, si c’est le cas, si l’Iran devrait y être une cible), il ne serait possible d’aller à l’encontre de l’écrasante majorité de l’opinion publique que dans ce qui est effectivement une dictature (ce qui a été scientifiquement prouvé pour les États-Unis). Donc : il sera difficile d’y parvenir, mais au moins aux États-Unis – qui est une dictature avérée – c’est possible.

Alors que la presse, à la fois aux États-Unis, et au Royaume-Uni, a délibérément gonflé les mensonges du gouvernement, affirmant que, selon l’AIEA, Saddam Hussein n’était qu’à six mois de posséder des armes nucléaires, ils pourraient ne pas le faire cette fois-ci contre des pays réellement dotés d’armes nucléaires, parce qu’il n’y a probablement pas encore, ni dans un proche avenir, suffisamment de bunkers de milliardaires souterrains profonds – comme ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici – pour les protéger des explosions nucléaires, et encore moins quoi que ce soit pour protéger quiconque contre l’hiver nucléaire et la famine mondiale qui en résulteraient.

Ainsi, peut-être, l’avidité atteindra-t-elle enfin ses limites : l’auto-préservation pure et simple. C’est une chose quand un pays étranger, comme l’Irak – ou la Libye, ou la Syrie, ou le Yémen – est détruit, mais c’en est une autre quand le monde sera lui-même détruit. Le degré de folie que le complexe militaro-industriel suppose aujourd’hui parmi le grand public pourrait tout simplement ne pas exister.

Enfin, les entreprises de fabrication d’armes des gouvernements occidentaux pourraient devoir faire face à la chute brutale de leurs valeurs boursières, que toutes méritent tant, et qui a déjà été retardée pendant des décennies – depuis au moins 1991, quand l’Union soviétique, son communisme et son alliance militaire avec le Pacte de Varsovie ont tous pris fin, et que tout ce qui reste disponible en tant qu’épouvantails qui doivent être tués pour « sauver le monde » c’est : la Russie, la Chine, la Corée du Nord – et peut-être (si les Saoudiens et Israël veulent faire ce qu’ils veulent), l’Iran.

Ce qui n’est pas encore clair c’est quand – si jamais – les pays « démocratiques » occidentaux (les États-Unis et leurs alliés, les milliardaires qui s’y trouvent) atteindront la limite de leur cupidité impériale. Mais si le monde est leur limite, alors il n’y a pas de limite du tout, parce que le monde lui-même prendra fin avant que cette limite soit atteinte. Et maintenant, ce n’est pas seulement Donald Trump qui ouvre la voie, mais Theresa May s’est jointe à sa marche somptueuse vers l’anéantissement mondial.

Eric Zuesse

Note de la traductrice : Je suis personnellement beaucoup moins optimiste que l’auteur concernant la propension des journalistes à ne pas suivre le mouvement par peur de l’anéantissement mondial. Il suffit de repenser à cet article de The Economist qui appelle peu ou prou à déclencher la guerre contre la Russie et la Chine car ces pays contestent l’hégémonie américaine, pour se rendre compte que les journalistes des médias de masse ont perdu tout sens commun, et sont incapables d’appréhender les réelles conséquences de leurs appels à la guerre.

Source : Strategic Culture
Traduction : Christelle Néant

via:https://dnipress.com/fr/posts/la-grande-bretagne-se-prepare-desormais-officiellement-pour-une-guerre-contre-la-russie/

 
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Publié par le 28 février 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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D’ici 2050, nous n’utiliserons plus la parole pour communiquer

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Si l’on s’en tient à l’adage « la parole est d’argent, mais le silence est d’or », et à ce qu’affirme un expert qui effectue des travaux de recherche sur l’intelligence artificielle aux Émirats Arabes Unis, nous nous dirigeons vers un âge d’or.

Il affirme en effet que d’ici 2050, nous ne communiquerons plus par la parole, mais au moyen d’une conscience collective générée par ordinateur.

Des travaux sur l’intelligence artificielle ont déterminé que cette « intelligence hybride » comprendra les émotions des personnes qui seront connectées, et qu’elle utilisera leur esprit pour se développer. Cette nouvelle forme d’intelligence, appelée Avatar Biométrique d’Intelligence Hybride (en anglais Hybrid Intelligence Biometric Avatar, ou HIBA), prendra le contrôle des « persona » de ses utilisateurs, pour échanger des informations avec eux. Ainsi, elle s’intégrera véritablement dans le cerveau humain. Nous pourrons donc communiquer de cerveau à cerveau, n’importe où sur la planète.C’est en tout cas ce qu’a affirmé Marko Karjnovic, l’organisateur d’une exposition consacrée à l’HIBA, qui était présentée au Musée de l’Avenir (« The Museum of the Future« ) de Dubaï, dans le cadre du World Government Summit qui se tenait cette semaine. « Elle pourra vous parler, obtenir des informations de votre part, et les placer dans un espace de connaissance différent », promet-il.

Le World Government Summit

 

Le World Government Summit est « une plateforme mondiale dédiée au façonnement de l’avenir du gouvernement dans le monde ». « Chaque année, le sommet fixe l’ordre du jour pour la prochaine génération de gouvernements en s’intéressant à la manière dont ils pourront se saisir de l’innovation et de la technologie pour résoudre les défis universels auxquels l’humanité est confrontée », peut-on lire sur le site de cet événement.

En effet, les Émirats arabes unis ont lancé un programme appelé “Artificial Intelligence Strategy” (stratégie d’intelligence artificielle) en octobre dernier. Le pays est ainsi devenu l’un des pionniers de la recherche dans ce domaine. L’année dernière, il avait également nommé Omar Sultan Al-Ulama au poste de ministre de l’Intelligence Artificielle.

Des contacts plus profonds qu’avec la communication verbale

D’ici 2050, tous les humains auraient la capacité d’être reliés à cette conscience collective, qui fusionnera avec chacun « partout et n’importe quand », a expliqué Karjnovic. Il a également précisé que cette intelligence hybride était une représentation de l’ambition que les Emirats Arabes Unis avaient pour l’intelligence artificielle : « La HIBA aura la capacité de connecter les esprits des plus intelligents d’entre nous, de combiner ces esprits avec ce qu’elle comprend elle-même et de mêler tout cela dans l’intelligence hybride ».

Il estime que cette technologie sera plus efficace que la communication verbale, et qu’elle permettra aux gens d’avoir des contacts plus profonds avec leurs amis leurs familles ou leurs collègues de travail.

De plus, cette intelligence présentera de nombreux avantages pour la société. Ainsi, il sera possible de diagnostiquer des maladies plus rapidement, mais aussi de lutter contre la délinquance en examinant directement les cerveaux des auteurs et des victimes de délits.

 

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Publié par le 22 février 2018 dans Education - information, général, Insolite, Sciences

 

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