RSS

Archives de Tag: pour

Electricité : plusieurs communes plongées dans le noir pour baisser leur consommation électrique

Electricité : plusieurs communes plongées dans le noir pour baisser leur consommation électrique

La vague de froid produit ses 1er effets – Le gestionnaire de réseau d’électricité français RTE, a annoncé que les ressources étaient suffisantes et qu’aucune panne électrique n’était à prévoir lors de la vague de froid. Certaines communes ont pourtant pris les devants.

Le village de Cheval-Blanc (Vaucluse) est plongé dans le noir. Ce mardi 17 janvier au soir, seuls les phares des voitures éclairent les rues de la commune. Les 410 révèrberes resteront éteints toute la semaine. Une mesure symbolique pour la mairie : « C’est donner l’exemple et c’est surtout un geste de solidarité, car on demande aux particuliers de le faire. Pourquoi nous les collectivités, nous ne le ferions pas ?« , interpelle Félix Borel, premier adjoint à la mairie.

Grenoble joue le jeu et supprime 4% de sa consommation

Le village n’est pas le seul à prendre ces mesures. A Grenoble (Isère), la ville de 150 000 habitants est plongée dans le noir à partir de mardi soir. « On éteint les voies sur berges, les clôchers et les lumières de Noël« , énumère Eric Piolle, maire EELV de Grenoble. Environ 4% de la consommation électrique de Grenoble est ainsi supprimée. La mairie de Paris a également supprimer l’éclairage sur 300 monuments de la capitale. (source)

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

Brexit : Barnier prévient des risques pour la stabilité financière

Michel Barnier, négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, le 6 décembre 2016 à Bruxelles

© Fournis par AFP Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, le 6 décembre 2016 à Bruxelles

Comme je vous ai prévenu dans le précédent papier, les élites joueront leur carte jusqu’au bout . Z .

Le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, le Français Michel Barnier, a prévenu samedi que les Européens devaient avoir conscience du risque qui pèsera sur la stabilité financière pendant les négociations du Brexit qui s’annoncent difficiles.

Vendredi soir, le quotidien britannique The Guardian affirmait qu’il avait déclaré à des parlementaires européens qu’ils devaient conclure un accord « spécial » avec le secteur financier britannique afin que le crédit continue d’irriguer le continent.

Dans un message sur son compte Twitter, le négociateur a précisé samedi qu’il ne parlait pas d’un accord avec la City de Londres, le quartier d’affaires de la capitale britannique.

« L’UE doit avoir une vigilance particulière quant au risque sur la stabilité financière, pas un accord spécial pour avoir accès à la City », a-t-il tweeté.

Selon un compte-rendu non publié de l’échange entre M. Barnier et les parlementaires européens, consulté par le Guardian, le Français aurait expliqué qu’il voulait garantir que les banques, les entreprises et les gouvernements des 27 autres membres de l’Union européenne auront toujours accès à la City après la sortie du Royaume-Uni du bloc.

Un porte-parole de la Commission européenne a assuré samedi à l’AFP que le compte-rendu ne reflétait « pas correctement ce que M. Barnier a dit ».

Ce dernier a jusque-là maintenu une ligne dure sur les négociations du Brexit.

Les dirigeants européens considèrent le secteur financier londonien comme une faiblesse potentielle dans les négociations pour les Britanniques, qui auront à coeur de défendre jusqu’au bout le joyau de leur économie et de maintenir des échanges transfrontaliers avec le continent.

« Il va falloir faire un travail très spécifique dans ce domaine », aurait déclaré M. Barnier, selon le Guardian citant le compte-rendu non publié. « Il y aura une relation spéciale/spécifique. Il faudra travailler en-dehors du cadre des négociations (…) pour éviter l’instabilité financière ».

Le patron de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, avait prévenu mardi que l’Europe aussi avait beaucoup à perdre si aucun accord n’était conclu.

M. Carney a déclaré à des parlementaires britanniques qu’il y avait « plus de risques d’instabilité financière sur le continent à court terme, pour la transition, que pour le Royaume-Uni ».

Il a souligné que les trois quarts des opérations de changes du continent, la moitié de ses prêts et la moitié de ses transactions boursières avaient lieu à Londres. Il a également prévenu que s’isoler de Londres pourrait renchérir le coût du capital et avoir de graves conséquences pour les banques, les entreprises et les gouvernements européens.

De son côté, M. Barnier a répété que l’UE ne laisserait pas le Royaume-Uni se concocter un Brexit « à la carte » durant la procédure de divorce avec l’Union.

De son côté, la commission parlementaire sur le Brexit a réclamé samedi que la Première ministre Theresa May publie d’ici mi-février son plan pour quitter l’UE.

« Nous ne demandons pas au gouvernement de renoncer à ses lignes rouges ou à ses solutions de repli dans les négociations, mais nous voulons de la clarté sur ses objectifs globaux au vu de l’importance et de la complexité du processus de négociation », a déclaré le président de cette commission, Hilary Benn.

« Le gouvernement doit rechercher des arrangements transitionnels adéquats dans l’intérêt des entreprises », à la fois pour le Royaume-Uni et l’UE, a-t-il estimé.

Pour la commission parlementaire, le gouvernement doit essayer de maintenir l’accès de la finance britannique au marché européen, au bénéfice des deux parties.

Un porte-parole du gouvernement a répété que les plans du gouvernement seraient présentés « d’ici la fin mars », date butoir que s’est fixée la Première ministre conservatrice Theresa May pour activer l’article 50 du Traité de Lisbonne.

AFP

 
Poster un commentaire

Publié par le 16 janvier 2017 dans général, International, Politique

 

Étiquettes : , , , , , ,

UE : initiative citoyenne européenne pour interdire le glyphosate

glyphosate

Une initiative citoyenne vise à interdire dans l’UE le glyphosate, herbicide commun mais controversé
© AFP/Archives REMY GABALDA

Enfin une excellente nouvelle  – La Commission européenne a validé mardi l’enregistrement d’une initiative citoyenne visant à interdire le glyphosate, herbicide commun mais controversé, qui en cas de succès pourrait pousser l’UE à se prononcer sur la question.

Cette ICE (initiative citoyenne européenne) sera officiellement enregistrée le 25 janvier, précise la Commission dans un communiqué.

Elle appelle à « proposer aux États membres une interdiction du glyphosate, à réformer la procédure d’approbation des pesticides et à fixer des objectifs obligatoires à l’échelle de l’UE en ce qui concerne la réduction de l’utilisation des pesticides ».

Le glyphosate, substance active utilisée dans les pesticides et herbicides les plus communs et dont les effets sur la santé sont controversés, a fait l’objet d’une longue bataille autour du renouvellement de sa licence dans l’Union européenne en 2016.

Bruxelles s’était finalement résolu fin juin 2016 à prolonger temporairement l’autorisation de la substance jusqu’à la publication d’un nouvel avis scientifique au plus tard fin 2017, tout en restreignant les conditions d’utilisation.

L’initiative citoyenne européenne est une procédure instituée dans le traité de Lisbonne (2009).

Si en l’espace d’un an une ICE recueille au moins un million de soutiens de citoyens au sein d’au moins sept États membres différents, la Commission est obligée de réagir dans les trois mois.

L’exécutif européen peut décider de donner suite et déclencher une procédure législative, ou non, mais dans tous les cas il doit motiver sa décision.

« La décision d’enregistrement prise par la Commission ne concerne que la recevabilité juridique de la proposition », souligne l’institution dans son communiqué. « A ce stade, le collège (des Commissaires européens) n’a pas analysé l’initiative sur le fond », ajoute-t-elle.

© AFP

 

Étiquettes : , , , , , ,

Les Français sont de plus en plus nombreux à avoir du mal à payer pour se chauffer

En 2017 en France, c’est une honte absolue – La précarité énergétique concernait l’an dernier 12 millions de personnes dans l’Hexagone, soit près d’un Français sur cinq.

Les Français qui ont des difficultés économiques pour se chauffer et lutter contre le froid sont de plus en plus nombreux. « 500 000 ménages de plus en un an. L’hiver dernier, la précarité énergétique concernait 12 millions de personnes soit près d’un français sur cinq », explique David Boéri sur le plateau de France 3. « Difficultés à régler ses factures, sensations de froid ou obligation de couper le chauffage. En 2015, la facture énergétique était de 2 861 euros par ménage », précise le journaliste.

France: Nouvelle hausse du taux de pauvreté

La pauvreté a encore progressé en France en 2016

Mais ce chiffre n’est qu’une moyenne. « Les personnes en difficulté paient souvent beaucoup plus, tout simplement car elles habitent souvent des logements très mal isolés qui coûtent plus chers à chauffer », souligne David Boéri. En 2015, l’État a mis en place le chèque énergie, un chèque annuel de 48 euros à 227 euros par ménage en fonction des revenus. Aujourd’hui encore au stade d’expérimentation, il doit être généralisé en 2018.

Source : francetvinfo

 
Poster un commentaire

Publié par le 11 janvier 2017 dans général

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Merkel plaide pour la création d’une zone économique commune avec la Russie

La chancelière allemande Angela Merkel

Angela Merkel s’est prononcée pour la mise en place d’une zone économique commune avec la Russie.

La chancelière allemande propose de créer une zone économique commune avec la Russie de Lisbonne à Vladivostok, a annoncé le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

« Je me prononce pour un rapprochement progressif de la Russie avec l’espace économique européen afin que nous ayons une zone économique unique de Lisbonne à Vladivostok », a déclaré Mme Merkel.

Elle a dans le même temps réaffirmé son intention de « lever immédiatement les sanctions contre la Russie » dès que Moscou aura rempli ses engagements dans le cadre des accords de Minsk. La chancelière a pourtant souligné que « vu le comportement de la Russie en Ukraine », l’Union européenne ne pouvait pas manquer à ses principes.

Mme Merkel, comme de nombreux autres représentants occidentaux, accuse la Russie de soutenir les insurgés du Donbass et d’être impliquée dans le conflit en Ukraine. Moscou a à plusieurs reprises rejeté cette accusation.

Le ministère russe des Affaires étrangères a maintes fois souligné que la Russie n’était pas partie des accords de Minsk conclus en septembre 2014 et que son influence sur les belligérants était très limitée.

L’application des accords de Minsk piétine actuellement par la faute de l’Ukraine qui refuse notamment d’amender sa constitution pour accorder un statut spécial au Donbass et d’appliquer d’autres dispositions de ces accords. En réalité, Kiev ne veut respecter que les chapitres qui lui plaisent tout en ignorant ceux qu’il juge gênants.

Le président de la République populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, a rappelé à cette occasion que les « accords de Minsk n’étaient pas un menu de restaurant dans lequel vous pouvez choisir les plats qui vous plaisent ».

Moscou a à plusieurs reprises reproché à Paris et Berlin de ne pas faire pression sur l’Ukraine qui manque depuis longtemps à ses engagements. Or, l’Allemagne et la France, membres du « format Normandie », restent sourdes à ces reproches et insistent sur un respect unilatéral des accords.

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 3 janvier 2017 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Le congrès US vote les fonds pour un ministère de la propagande

Afficher l'image d'origine

J’en ai parlé Dimanche dernier (Les sénateurs Français et US adoptent en catimini la pénalisation des sites web faisant de la « désinformation » !!!!)

Voici des précisions sur cette nouvelle « loi anti propagande » , qui prétend contrer la propagande par la propagande ..

LA LOI ANTI-PROPAGANDE CRÉE TRANQUILLEMENT UNE USINE A PROPAGANDE !

Le jeudi 8 décembre, le Sénat américain a discrètement adopté la Loi sur l’autorisation de la Défense nationale (ou la NDAA) pour l’exercice financier 2017. Fondamentalement, la NDAA est adoptée chaque année pour reconduire la loi.

Cependant, beaucoup seraient choqués par les lois ridicules et terrifiantes que notre congrès traître enterre habituellement dans le projet de loi annuel – Exemple, le Congrès vient d’utiliser la NDAA pour créer un «Centre d’engagement mondial», dirigé par le Secrétaire d’Etat. Ça sonne inoffensif, non? Eh bien, cela pourrait l’être jusqu’à ce que vous réalisiez  que « Global Engagement Center » est le code pour notre nouveau « Ministère de la propagande américaine. »

Contre-propagande = Propagande

Caché dans les profondeurs fantastiquement ennuyeuses de la NDAA de 1576 pages, au §1259C, sous le Sous-titre E, intitulé «Autres sujets», sous le titre XIII, est approuvé le financement d’une nouvelle agence de propagande qui sera gérée par le secrétaire d’État . Le texte a  peu près repris mot à mot du:  « Portman-Murphy Counter Disinformation and Propaganda Act » Sauf que le congrès a changé le nom du «Centre d’analyse de l’information et de réponse», un peu inquiétant, en un «Global Engagement Center» plus heureux. Entre autres choses, la fonction du centre est de –

… élaborer, planifier et synchroniser … des initiatives pan-gouvernementales visant à dénoncer et à contrer la propagande et la désinformation étrangères dirigées contre les intérêts de la sécurité nationale des États-Unis et à faire progresser de façon proactive des récits fondés sur des faits qui appuient les alliés et les intérêts des États-Unis – §1259C, a3

Ou, pour simplifier, ils vont aider le gouvernement américain à distribuer des informations qui soutiendront leurs intérêts, en particulier ceux qui font l’objet d’un examen minutieux dans d’autres pays. Cependant, comme je l’ai dit auparavant, il est souvent très difficile ou impossible pour le public de vérifier si les communistes sans Dieu (ou qui que ce soit) sont en train de jouer avec nous ou si nos fonctionnaires ne fabriquent que des excuses pour leur propre corruption.

Quoi qu’il en soit, il semble raisonnable de supposer que le journalisme de style WikiLeaks (comme les fuites de courrier électronique lors de nos «élections») sera désormais considéré comme de la «propagande étrangère et de la désinformation …»

Si ce n’est pas un drapeau rouge assez grand pour vous déjà, considérez le fait que, non seulement le nouveau ministère de la Propagande envisage de «pro activement promouvoir des récits basés sur les faits», ils ont l’intention de le faire avec l’aide à la fois de nos écoles et du secteur privé.

Établir des relations de coopération ou de liaison avec des partenaires étrangers et des alliés … et d’autres entités, comme le milieu universitaire, les organisations non gouvernementales et le secteur privé – §1259C, a5

Ou, en d’autres termes, ils implanterons leurs gens dans le cadre universitaire.  La section approuve même le financement pour espionner les journalistes, les groupes de médias sociaux, les partis politiques,

Identifier les tendances actuelles et émergentes dans … les informations obtenues à partir de médias imprimés, diffusés, en ligne et sociaux, le soutien à des tiers comme les groupes de réflexion, les partis politiques et les organisations non gouvernementales … et l’utilisation d’opérateurs et d’agents spéciaux clandestins ou clandestins pour influencer Populations ciblées et gouvernements … »- §1259C, b4

Est-ce la fin du journalisme?

Enfin, j’aimerais vous montrer la part de tout cela que je trouve le plus inquiétante en tant que journaliste :

AUTORITÉ DES SUBVENTIONS.-Le Centre est autorisé à fournir des subventions ou des contrats de soutien financier à des groupes de la société civile, des journalistes, des organisations non gouvernementales, des centres de recherche et de développement financés par le gouvernement fédéral, des entreprises privées ou des établissements universitaires aux fins suivantes: Contre les efforts des gouvernements étrangers pour utiliser la désinformation, la désinformation et la propagande pour influencer les politiques et la stabilité sociale et politique des États-Unis – §1259C, f (1)

I

Cela veut dire que les États-Unis vont commencer à subventionner les journalistes, les chercheurs et même les écoles qui sont d’accord avec le régime – qui, par ailleurs, punira et menacera potentiellement la viabilité de médias vraiment indépendants.

La propagande gouvernementale est dangereuse

Or, ce projet de loi contient des libellés vagues, comme la fonction du Centre d’engagement mondial qui consiste à «démontrer les nouvelles technologies, méthodologies et concepts pertinents pour les missions du Centre», ce qui pourrait signifier à peu près tout. Cela a toujours été l’un des trucs préférés du Congrès – adopter une loi qui pourrait être interprétée de différentes façons, afin qu’ils puissent refuser la responsabilité tout en mettant des fonds à disposition pour faire ce qu’ils veulent.

Cela signifie que cette loi ressemble beaucoup à un pistolet chargé – inoffensif dans les mains d’une personne mais potentiellement dévastateur dans les mains d’une autre en fonction de comment la vision et le langage de la loi est interprétée. Qu’est-ce que les « nouvelles technologies » démontreront-elles ?Quelles seront les « missions du Centre » ? Quelles populations seront visées ? Quels seront les « intérêts des US, qui est « étranger » et est-ce que les journalistes qui relayent cette désinformation étrangère seront considérés comme propagandistes pour des agents étrangers ?

La réponse à ces questions dépend de qui est en charge de les interpréter – ce qui signifie que la question la plus importante de toute est : Avez-vous confiance dans les États Unis et particulièrement dans la future administration pour prendre ces décisions ?

Je sais que non.

In solidarity, John Laurits

 

Étiquettes : , , , , ,

«L’Euro est une erreur» : l’UE se dirige vers la faillite selon le Nobel d’économie 2016

Symbole fort, de l’Union européenne, l’euro n’est pas une monnaie forte selon l’économiste britannique Oliver Hart, prix Nobel d’économie 2016. Dans un article sur Euractiv, un site de propagande de l’Ue, il a déclaré que la monnaie unique d’Europe est « une erreur ».

Le Nobel d’économie pense que la conception de cette monnaie a été faussée et prévient que si rien n’est fait dans l’urgence pour corriger le tir, l’Union européenne connaîtra « la faillite ». Professeur à l’université de Harvard, Oliver Hart explique qu’en raison de la nature disparate de l’Ue avec l’ensemble des Etats qui la constituent, l’Union ne peut faire long feu.

Pour lui, si l’Union n’est pas en mesure de prendre des mesures radicales qui s’imposent, abandonner la monnaie unique ne devrait pas être un drame. L’économiste britannique a toujours une position pessimiste sur l’avenir de la monnaie unique dont il n’a de cesse de dire qu’elle est vouée à s‘effondrer.

Pour le Nobel d’économie, l’euro est « une erreur », via Euractiv :

Si l’Union européenne veut survivre et prospérer, elle devrait lancer un processus de décentralisation et laisser les États décider davantage, estime Oliver Hart, prix Nobel d’économie. Un article d’EurActiv Espagne.

Le 9 décembre, Oliver Hart et son collègue Bengt Holmström ont reçu le prix Nobel sur leurs travaux sur la théorie des contrats, qui va de la privatisation aux salaires des PDG.

Pour l’économiste britannique, Bruxelles a été trop loin et le mot d’ordre de la politique européenne devrait à présent être « décentralisation ». Si l’UE abandonne sa tendance à la centralisation, elle pourrait survivre et prospérer, autrement, elle pourrait courir à sa perte, estime-t-il.

Ce professeur d’Harvard insiste également sur le manque d’« homogénéité » entre les États membres, exclut que l’UE soit considérée comme une entité unique. Il qualifie donc d’« erreur » la tentative de créer une union unique.

Les inquiétudes des États membres quant à la centralisation des pouvoirs et du processus de décision devraient donc, selon Oliver Hart, être réglées en rendant des compétences aux capitales.

Le prix Nobel admet cependant que l’UE doit garder le contrôle de « certains domaines importants », comme le libre-échange ou la libre circulation des travailleurs. Cette dernière idée lui plait personnellement, assure-t-il, ajoutant qu’il « comprend néanmoins les inquiétudes politiques qui l’entourent ».

Bengt Holmström a également indiqué que l’UE devait « redéfinir ses priorités, limiter ses activités et son élan réglementaire, afin de se concentrer sur ce qui peut être fait dans des domaines essentiels ».

Cet économiste finlandais, qui enseigne à l’institut de technologie du Massachusetts (MIT), a déclaré que Bruxelles devrait réaménager son système de gouvernance et ses règles de base, afin de les rendre « plus claires et plus simples ».

Oliver Hart considère également que « l’euro était une erreur », une opinion qu’il défend depuis l’introduction de la monnaie unique. Il trouve donc que l’UE devrait abandonner sa monnaie, et que Londres a été « très maline » de ne pas y adhérer.

L’économiste est par ailleurs critique des projets de Donald Trump, et s’inquiète notamment de la politique de déréglementation financière prévue par le futur président.

 
Poster un commentaire

Publié par le 13 décembre 2016 dans économie, général, International, Politique

 

Étiquettes : , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :