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Le Plafond de la Dette US a été atteint : voici les mesures prises pour éviter le pire

Traders work on the floor of the New York Stock Exchange (NYSE) in New York City, U.S., December 15, 2016. REUTERS/Brendan McDermid

Le Trésor public américain a arrêté de vendre des obligations au niveau des Etats et au niveau fédéral, le gouvernement ne contribue plus aux dépenses destinées aux personnes à la retraite et aux handicapés,  le gouvernement pourra fonctionner jusqu’en octobre avant de se retrouver à court d’argent…

Le Trésor américain est en train de prendre « des mesures extraordinaires » pour faire face à la situation économique. Rappelons que le Congrès américain avait jusqu’au 16 mars 2017 pour augmenter le plafond de la dette américaine estimée à 20 000 milliards de dollars, ce qui n’a pas été fait

La date du 16 mars fixée pour augmenter le plafond de la dette américaine est arrivée à échéance ce jeudi. Et aucune décision n’a été prise par le congrès pour reconduire ou non ce plafond de la dette américaine estimée à 20 000 milliards de dollars. Une situation plus que catastrophique pour l’économie mondiale.

24 heures après la date butoir, le Trésor américain se bat pour éviter à tout prix que les Etats-Unis ne soient en défaut de paiement sur ses dettes, une situation qui pourrait affoler les marchés financiers et mener à une prochaine crise financière. Les premières mesures appelées « mesures extraordinaires » ont ainsi été prises.

« Trésor public américain a arrêté de vendre des obligations »

Ce jeudi, le Secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a fait savoir que le Trésor public américain a arrêté de vendre des obligations au niveau des Etats et au niveau fédéral. Face à la gravité de la situation Steven Mnuchin, attire l’attention du Congrès. « J’en appelle au Congrès à garder sa bonne foi et à préserver la crédibilité des Etats-Unis en augmentant le plafond de la dette dès que possible », a-t-il martelé.

Ce n’est pas tout. Le secrétaire américain au Trésor a aussi annoncé que le gouvernement ne contribue plus aux dépenses destinées aux personnes à la retraite et aux handicapés afin de maintenir la dette du pays à un niveau stable. Steve Mnuchin affirme que cette décision est approuvée par la loi pour éviter d’enfreindre le plafond de la dette.

« Les taux d’intérêt relevés pour la troisième fois depuis la crise financière »

La situation est d’autant plus dramatique que la dette publique des Etats-Unis a atteint ce mardi 44 milliards de dollars, la hausse la plus importante en une année. Avec un plafond de la dette qui a atteint les 20 000 milliards de dollars (et qui n’est toujours pas augmenté), le gouvernement américain doit subvenir à ses besoins par tous les moyens, y compris des impôts.

D’après les analystes, le gouvernement pourra fonctionner jusqu’en octobre avant de se retrouver à court d’argent. Cette situation intervient au moment où la Réserve Fédérale Américaine vient d’augmenter les taux d’intérêts pour la deuxième fois en trois mois et pour la troisième fois depuis la crise financière de 2008.

Pour en savoir plus sur la dette américaine, cliquez ici : Treasury Department

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Publié par le 20 mars 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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L’Ukraine nationalise sa première banque dans une tentative pour éviter un effondrement du système bancaire

Des personnes font la queue devant la PrivatBank, le 18 mars 2014.

L’Ukraine a annoncé dimanche 18 décembre au soir la nationalisation de la première banque du pays, la PrivatBank, dans une tentative pour éviter un effondrement du système bancaire dans cette ancienne république soviétique ravagée par la guerre.

Le gouvernement ukrainien a expliqué, dans un communiqué, être à « 100 % propriétaire de PrivatBank et garantir le fonctionnement ininterrompu de cette institution et la sauvegarde de l’argent de ses clients ».

Le président ukrainien Petro Porochenko a appelé lundi la population à ne pas céder à la panique après la nationalisation de la première banque du pays, PrivatBank, décidée en urgence pour éviter un effondrement du système financier.

Après des mois de rumeurs concernant la santé de l’établissement contrôlé par le puissant oligarque Igor Kolomoïski, en conflit ouvert avec les autorités, et sous la pression croissante des bailleurs de fonds occidentaux de Kiev pour assainir le secteur bancaire, le gouvernement a annoncé en pleine nuit qu’il reprenait 100% du capital de PrivatBank pour « garantir le fonctionnement ininterrompu de cette institution et la sauvegarde de l’argent de ses clients ».

Quelques heures plus tard, Petro Porochenko s’est adressé aux Ukrainiens pour justifier une décision « sans précédent ». « La banque était menacée, mais aussi l’ensemble du système bancaire », a-t-il expliqué dans un vidéo diffusée par la présidence.

« De l’état de cette banque dépend toute la situation économique et financière du pays », a-t-il insisté, rappelant qu’elle comptait comme clients « environ la moitié de la population adulte et plus de la moitié des entreprises ».

« Gardez votre calme », a-t-il demandé aux déposants, leur promettant que leurs économies seraient conservés dans leur intégralité.

Les difficultés des banques présentent toujours le risque d’entraîner une spirale si les clients perdent confiance et se mettent à retirer leurs fonds, aggravant une situation financière déjà précaire. Elles peuvent aussi entraîner une défiance généralisée au delà du seul établissement concerné, d’autant que les signaux d’alarmes se sont multipliés ces derniers mois concernant le secteur ukrainien.

Un effet domino aurait des conséquences dramatiques au moment où l’économie du pays reprend timidement des couleurs après plusieurs années d’effondrement aggravé par la guerre avec les séparatistes prorusses dans l’Est industriel.

L’un des membres de la direction de PrivatBank, Dmytro Doubilet, a ainsi qualifié ces difficultés de « prophétie auto-réalisatrice » résultant d' »attaques médiatiques ». « La décision de transférer la banque sous contrôle de l’Etat a été prise quand nous avons compris que nous ne pourrions pas survivre à cette attaque », a-t-il expliqué sur sa page Facebook.

– Bonne nouvelle pour le FMI ? –

La situation de PrivatBank constitue un sujet explosif non seulement par sa taille mais aussi par l’identité de son principal actionnaire jusque là: le milliardaire Igor Kolomoïski, un temps gouverneur à poigne de la région de Dnipropetrovsk avant de devenir une cible du président Porochenko dans sa lutte contre la corruption.

Le Fonds monétaire international, après une mission à Kiev en novembre, a décidé que l'Ukraine a besoin de plus de temps pour remplir à certaines conditions du plan de sauvetage de 2015-AFP/Archives/BRENDAN SMIALOWSKI

Le Fonds monétaire international, après une mission à Kiev en novembre, a décidé que l’Ukraine a besoin de plus de temps pour remplir à certaines conditions du plan de sauvetage de 2015-AFP

Sans le nommer directement, M. Porochenko a justifié la nationalisation par l' »insuffisance » des mesures prises par « les propriétaires et les cadres-dirigeants ». Il a plus globalement critiqué la stratégie de la banque et souligné l’aggravation de la crise économique sur fond de guerre dans l’Est pour expliquer sa décision.

Lors d’une conférence de presse, la présidente de la banque centrale, Valéria Gontariéva, a dénoncé une « politique de crédits non équilibrée » car la quasi totalité des emprunts étaient accordés à des personnes liées aux actionnaires.

A ses côtés, le ministre des Finances Olexandre Danyliouk a estimé le renflouement nécessaire à plus de quatre milliards d’euros et assuré que le gouvernement remettrait PrivatBank en vente quand elle serait « complètement stabilisée ».

Le ministre a insisté sur le fait que le sauvetage de l’établissement permettrait à Kiev de « se rapprocher d’une coopération étroite avec le Fonds monétaire international pour recevoir une nouvelle tranche » d’aide financière.

L’assainissement du secteur bancaire fait partie des conditions posées par les alliés occidentaux de Kiev, menés par le FMI, pour maintenir leur perfusion financière, qui a déjà pris du retard ces dernières années à cause de la persistance de la corruption.

L’Ukraine espérait du FMI le feu vert au versement d’une tranche de 1,3 milliard de dollars en novembre, dans le cadre du plan de sauvetage financier de 17,5 milliards de dollars accordé en 2015. Mais à l’issue de sa dernière mission à Kiev, en novembre, le Fonds a estimé que le pays avait besoin de plus de temps pour remplir les conditions nécessaires.

Des tests de résistance menés récemment par la banque centrale ont montré que sur 39 établissements étudiés, 28 n’avaient pas les liquidités nécessaires pour survivre à une éventuelle nouvelle crise économique.

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Publié par le 19 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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Netanyahou et Poutine ont scellé « un accord secret » pour éviter un conflit israélo-russe en Syrie, Les F-35 américains débarquent en Israël

Benjamin Netanyahou et Vladimir Poutine

Lors d’un entretien donné à la chaîne américaine CBS, Benjamin Netanyahou a révélé qu’au moment où la Russie a envoyé ses troupes en Syrie, le Premier ministre israélien avati conclu un accord avec le président russe afin d’éviter tout incident.

Interrogé par une chaîne de télévision américaine sur la relation entre Israël et Moscou, Benjamin Netanyahou l’a qualifié d’«amicale». Cependant, l’intervention russe en Syrie a induit un risque de confrontation avec Tel-Aviv que le Premier ministre a cherché à éviter.

«A la minute où [Vladimir] Poutine a décidé de placer ses forces militaires en Syrie, je suis allé le voir et je lui ai dit : « Regardez, voilà ce que je suis en train de faire. Je n’interviens pas en Syrie. Mais dans le même temps, si la Syrie essaie d’intervenir chez nous, si l’Iran essaie d’utiliser la Syrie pour nous attaquer, et bien arrêtez cela. » […] Donc nous avons coordonné nos troupes parce que personne ne veut d’une confrontation israélo-russe accidentelle», a indiqué le Premier ministre israélien.

Malgré l’affirmation de Benjamin Netanyahou sur la non-intervention militaire de l’Etat hébreu en Syrie, l’armée de l’air israélienne a été impliquée dans plusieurs raids meurtriers visant des cibles militaires syriennes, à proximité du Golan, mais aussi plus récemment à Damas. De plus, Israël a été accusé de soutenir les djihadistes du front Fateh Al-Cham (l’ex-Front Al-Nosra) sur le plateau du Golan par un député israélien.

Netanyahou fait confiance à Donald Trump pour rompre l’accord sur le nucléaire iranien

Le Premier ministre israélien a aussi indiqué se satisfaire de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, un ami déclaré d’Israël. Après son investiture, Benjamin Netanyahou reste confiant sur le fait que Donald Trump respectera son engagement de campagne. Il avait en effet qualifié de «priorité numéro un» le démantèlement du «pire accord jamais négocié» sur le nucléaire iranien.

 

Le Premier ministre israélien a déclaré avoir «environ cinq choses en tête» pour faire capoter l’accord, refusant ne serait-ce que de les évoquer, préférant en parler au président plutôt que dans une émission de télévision.

Interrogé sur la raison du rapprochement entre Israël et l’Arabie saoudite, ainsi que d’autres pays à dominante sunnite hostiles à la République islamique, Benjamin Netanyahou a indiqué qu’il ne s’agissait pas de développer un front anti-Iran au Moyen-Orient, sachant que celui-ci «exist[ait] déjà». Néanmoins, il n’a pas nié l’avoir rejoint pour nuire aux intérêts de Téhéran.

A l’époque de la conclusion de l’accord sous l’administration Obama, la diplomatie israélienne avait opté pour une ligne très agressive afin de tenter de saper l’accord. Elle avait été jusqu’à organiser une allocution du Premier ministre israélien devant le Congrès, pour inciter les élus à rejeter l’accord sur le programme nucléaire de Téhéran. Cette ingérence dans la politique américaine avait alors fortement accru les tensions entre les Etats-Unis et Israël.

Les F-35 américains (avions de chasses super sophistiqués) débarquent en Israël, et suscitent quelques interrogations  

L’amée de l’air israélienne devrait recevoir lundi ses deux premiers avions de chasse furtifs F-35, quand les avions toucheront le sol de la base aérienne Nevatim, dans le sud d’Israël, marquant ainsi ce qui est perçu comme un bond de la puissance aérienne d’Israël.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le président Reuven Rivlin, et le ministre de la Défense Avigdor Liberman devraient être rejoints par le secrétaire à la Défense américain, Ashton Carter, et des responsables militaires sur le tarmac pour accueillir les avions, considérés comme les machines de combat les plus sophistiquées au monde.

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Les deux premiers chasseurs bombardiers F-35, fabriqués aux Etats-Unis, sont livrés ce lundi 12 décembre 2016 à l’armée de l’air israélienne. Une cérémonie en grande pompe, sur la base de Névatim, dans le sud du pays, en présence du secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter. Le F-35 est le premier avion d’attaque «furtif» livré au Moyen-Orient. Israël compte en acheter une cinquantaine. En dépit de son prix très élevé, et de ses performances jugées décevantes, le F-35 est présenté par les autorités israéliennes comme «la solution» à «la menace» iranienne. Mais les doutes persistent.

Les Israéliens l’ont baptisé « adir », le « puissant » en hébreux. Le F-35 américain sous l’étoile de David, c’est bien le symbole de la relation de défense privilégiée qu’entretiennent les Etats-Unis et l’Etat hébreux depuis plus de 45 ans.

L’achat des 33 premiers appareils sera d’ailleurs financé grâce à l’aide américaine au terme d’un accord conclu en septembre dernier, portant sur le versement 38 milliards de dollars à Israël sur la période 2019-2028.

D’un point de vue industriel, Israël est même partenaire du programme depuis son lancement. Le constructeur américain Lockheed Martin indique que six entreprises de défense israéliennes, dont le spécialiste de l’électronique Elbit Systems, sont engagées dans le programme et auraient déjà reçu 778 millions de dollars de commandes.

Les utilisateurs, eux, s’interrogent. Les F-35 risquent de dévorer les budgets du reste de l’armée israélienne. Contre un mouvement de guérilla comme le Hezbollah ou l’organisation Etat islamique, l’appareil ne sera pas plus efficace qu’un avion plus ancien et moins cher, notent les spécialistes.

Pénétrer les défenses aériennes iraniennes et ses missiles sol-air S-300, cela fait déjà des années que les pilotes israéliens s’y entraînent – même sans avions furtifs. De leurs engagements passés, les pilotes de guerre israéliens ont retenu qu’il vaut mieux disposer de nombreux appareils éprouvés, que d’une poignée d’appareils ultra-modernes.

Quant au président élu américain, il s’est déjà fait son opinion sur la question. Selon lui, cet avion et son coût – il s’agit du plus gros programme militaire de l’histoire des Etats-Unis -, sont « hors de contrôle ». « Des milliards de dollars peuvent et vont être économisés sur des achats militaires (et autres) après le 20 janvier », promet Donald Trump sur Twitter.

 
 

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La Chine dévalue le yuan et ferme ses marchés pour éviter un nouveau krach

Les bourses chinoises sont restées ouvertes moins de quinze minutes ce jeudi après avoir accusé des baisses de plus de 7%.
Rien ne va plus en Chine . Les marchés sont au bord de l’effondrement , malgré l’interventionnisme forcené du gouvernement central de pékin . 

Les autorités chinoises ont annoncé une baisse de 0,51% du cours de référence du yuan par rapport au dollar. Cette annonce a déclenché un mouvement de panique des investisseurs qui a conduit au déclenchement du dispositif dit du « disjoncteur » qui permet de fermer les marchés en cas de forte baisse. C’est la deuxième cette semaine que ce dispositif est activé.

Les Bourses chinoises ont fermé prématurément jeudi juste après leur ouverture, après un nouvel effondrement de plus de 7% qui a déclenché un mécanisme « disjoncteur » automatique, et après l’annonce officielle d’une baisse du yuan, la plus forte depuis août. C’est la deuxième fois cette semaine que s’active ce mécanisme: les Bourses de Shanghai et Shenzen avaient déjà dû fermer lundi après avoir plongé.

Au moment de la fermeture anticipée de jeudi, moins d’une demi-heure après le début des échanges, l’indice composite de la Bourse de Shanghai s’était effondré de 7,32%, ou 245,95 points, à 3.115,89 points. La Bourse de Shenzhen avait pour sa part plongé de 8,35%, ou 178,08 points, à 1.955,88 points.

Le yuan dévalué

Cette dégringolade intervient sur fond d’inquiétudes sur le ralentissement de la croissance dans la deuxième économie mondiale et de chute prolongée du yuan – également appelé renminbi. Les autorités ont en effet abaissé jeudi le cours de référence du yuan face au billet vert de 0,51%, à 6,5646 yuans pour un dollar, soit le taux le plus bas depuis mars 2011.

C’est aussi sa plus forte baisse depuis août, selon Bloomberg News, quand Pékin avait décidé d’une dévaluation-surprise du renminbi de quasiment 5% en une semaine. Le yuan est autorisé à fluctuer face au dollar dans une marge de plus ou moins 2% de part et d’autre d’un taux de référence défini par la banque centrale chinoise (PBOC). Il s’agit du huitième mouvement de baisse consécutif décidé par l’autorité monétaire chinoise, relançant les inquiétudes sur la devise.

Un yuan plus faible rend les exportateurs chinois plus compétitifs à l’international, mais renchérit les importations du pays.

« Le marché s’attend désormais à ce que le yuan se déprécie en raison du ralentissement économique » chinois, a déclaré à l’AFP Claire Huang, économiste Chine pour la Société Générale.

Le chiffre attendu de la croissance chinoise pour 2015 devrait être de 6,9%, son niveau le plus bas depuis un quart de siècle, selon la PBOC.

Des marchés ouverts moins de 15 minutes

Dans une tentative pour rassurer les investisseurs, la Commission de régulation des marchés financiers (CSRC) a annoncé jeudi la prolongation de restrictions de ventes par les actionnaires possédant plus de 5% dans une entreprise cotée. Ces actionnaires, qui depuis la spectaculaire débâcle de l’été 2015 avaient interdiction de vendre, seront cependant autorisés désormais à vendre 1% de l’entreprise tous les trois mois.

Le mécanisme « disjoncteur », entré en vigueur lundi, a lui pour objectif d’enrayer la volatilité des cours et d’éviter que ne se répète l’effondrement estival. Les Bourses de Shanghai et Shenzhen avaient déjà dû fermer prématurément lundi après l’activation de ce système, basé sur l’indice CSI300, incluant les poids lourds du marché, dont les géants pétroliers et bancaires du secteur étatique cotés sur les deux places boursières.

Si l’indice perd 5%, les marchés sont suspendus durant 15 minutes. Mais lorsque les échanges ont repris jeudi après leur interruption d’un quart d’heure, il n’a fallu qu’une minute pour atteindre la barre des -7%, qui déclenche un arrêt des cotations pour la journée. Au total, les marchés sont restés ouverts durant moins de 15 minutes jeudi.

Le disjoncteur, amplificateur de krach?

« L’utilisation du mécanisme disjoncteur est la raison principale de ces chutes car les investisseurs ont paniqué après avoir vu son déclenchement lundi », a déclaré jeudi à l’AFP Chen Xingyu, analyste chez Phillip Securities.

« Le mécanisme disjoncteur a coupé l’accès au marché des liquidités et les investisseurs ont peur de ne pas pouvoir vendre », a-t-il ajouté.

La Bourse de Shanghai avait plongé lundi de 6,86% avant sa fermeture, après la publication d’indicateurs montrant une nouvelle contraction de l’activité manufacturière en décembre en Chine. L’indice composite shanghaïen avait perdu 0,26% mardi, puis repris plus de 2% mercredi.

« Le rebond enregistré hier (mercredi) semble être un travail d’équipe nationale », a souligné M. Chen, faisant allusion au fait que des organismes publics auraient acheté des titres pour le compte du gouvernement, dépensant des centaines de milliards de dollars en actions durant les derniers mois.

« Mais c’était seulement une rustine pour le court terme, le gouvernement ne peut acheter des actions à chaque baisse similaire et cela n’est pas bon pour la santé du marché lui-même ».

(Avec AFP)

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Publié par le 7 janvier 2016 dans économie, général, International

 

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Je ne mange plus de produits industriels : 5 règles pour éviter les aliments transformés

Illustration d’un supermarché (Flickr/chat_44/CC)

Dans la même veine les Consommateurs bio ne seraient pas plus riches mais plus instruits :

Une étude NutriNet-Santé publiée dans la revue PloS One, pilotée par plusieurs organismes de recherche dont l’INRA et l’Inserm, à montrer que les consommateurs de produits biologiques et les consommateurs traditionnels présentent des caractéristiques différentes. Cette étude basée sur un panel de 54.000 français (dont ¾ de femmes) révèle que les consommateurs de produits bio sont plus éduqués et physiquement plus en forme que les autres. Surprenant, ces consommateurs avertis n’ont pas un revenu supérieur.

Voici 5 règles pour éviter les aliments transformés :

E 330, E 420 ou E 621… Vous êtes-vous déjà demandé ce que signifiaient ces sigles sur les emballages alimentaires ? Ces additifs se trouvent dans de nombreux produits industriels. Stéfane Guilbaud, auteur et conférencier « pour la désobéissance alimentaire », a décidé de les bannir de sa consommation. Il explique pourquoi.

J’ai grandi au cœur des agences de communication, convaincu que la publicité était utile parce qu’esthétique. Je me trompais. Elle encourage la surconsommation et l’industrialisation.

 

Alors, comment se comporter dans une société propulsée à l’ère agroalimentaire ?

 

Sédentaires au fil du temps

 

L’humanité a profondément changé d’alimentation au fil des millénaires. De cueilleurs-chasseurs, nous sommes devenus sédentaires et consommateurs d’une alimentation en grande partie transformée. En moins de cent ans, notre silhouette, notre santé et notre équilibre alimentaire en ont été bouleversés.

 

Industrie, marketing et immenses profits

 

L’alimentation industrielle s’est développée grâce au marketing. Le citoyen est devenu une cible, un consommateur en quête de plaisir qu’il faut appâter et satisfaire. Ce plaisir est devenu un droit, un dû.

 

L’envers du décor est alarmant, triste et accablant. En dix générations, nous avons certes augmenté notre espérance de vie, mais en faisant chuter le critère de « bonne santé ». Nos paysans se suicident, nos enfants ne parlent de nourriture qu’à travers les marques et, plus dramatique encore, les maladies liées à une mauvaise alimentation (diabète de type II, maladies cardiovasculaires, cancer, obésité…) explosent dans toutes les classes sociales et, depuis peu, à tous les âges.

 

C’est décidé je change d’alimentation !

 

Un aliment industriel est un aliment qui, sous la pression de la mécanisation, du réseau de distribution, du positionnement produit ou tout simplement de la course effrénée au profit, est constitué de matières premières de moindre qualité. Les ingrédients les plus coûteux sont remplacés par des alternatives chimiques ou moins nobles.

 

C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé, du jour au lendemain, de quitter un univers, qui tout compte fait, ne correspondait pas aux valeurs que mes parents m’avaient transmises. Il y a quinze ans, j’ai alors changé de camp pour rejoindre l’ingénierie pédagogique. Mon rapport à la nourriture s’est épanoui. J’ai commencé à traquer les aliments.

 

L’ancien fils de pub rejette désormais les marques, les promos, les temples de la consommation survoltés et les produits farfelus. L’ancien formateur en changement de comportements alimentaires rejette, à son tour, les ingrédients « intrus », les matières premières nobles « substituées » et les traçabilités douteuses.

 

Depuis 15 ans, j’applique à moi-même et mon entourage le fruit de mon expérience. Je suis arrivé à éliminer de mon quotidien le produit industriel et reste vigilant lorsque je dois faire des exceptions. Mon approvisionnement chez de petits producteurs ou de petites surfaces bios est devenu un plaisir.

 

N’intégrant que l’essentiel et privilégiant la qualité pour son savoureux et son goût, je m’économise les ajouts de sucre, de sauces ou de condiments.

 

Mon alimentation, plus authentique et riche en nutriments, a répercuté une baisse de presque 20% sur mon budget alimentaire et tout cela pour une qualité de toute évidence incomparable.

 

Changer le futur en regardant le passé

 

Pour changer les choses, commençons d’abord par nous-mêmes et refusons de consommer ces aliments industriels. Privilégions les Amap, les réseaux locaux et les bons plans. Informons-nous auprès d’acteurs indépendants… et changeons, non pas le confort de nos vies immédiates, mais celui de nos enfants.

 

Notre modèle alimentaire occidental n’est pas une référence à suivre et il existe des solutions en chacun de nous, pour peu que l’on prête attention à ce que ce système tente d’éradiquer, de faire oublier, de modifier à son profit.

 

Illustration d’un marché en Bretagne (Flickr/Francois R THOMAS/CC)

 

Les 5 règles pour éviter les produits industriels

 

 1. Fuyez les produits transformés

 

Orientez-vous le plus possible vers des aliments à l’état brut. Pas d’épices en poudre, pas de viandes reconstituées ni de légumes cachés dans des pâtes ou crêpes.

 

2. Évitez les aliments « packagés » aux allégations alléchantes

 

« Offre promotionnelle », « nouvelle recette », « ouverture facile », « vu à la télé », rapide, « prêt à l’emploi », « saveur de l’année » sont autant de termes estampillés sur les emballages destinés à la grande distribution.

 

On est loin du circuit artisanal ou des PME qui produisent des aliments simples, sans fioritures.

 

3. Ne consommez pas les aliments « stars » du petit écran

 

Un fabricant qui vante les mérites de son produit à la télévision est un industriel. Aucun producteur artisanal ne peut se payer un spot télévisé de plusieurs millions.

 

Tous ces jambons, biscuits, fromages qui prônent le terroir et un savoir-faire authentiques ne m’émeuvent pas. Mais peut-être suis-je insensible ?!

 

4. Écartez tout ingrédient que vous ne connaissez pas

 

La liste des additifs autorisés, nomenclaturés avec la lettre E suivis de quelques chiffres, vous pose problème, car vous ne les connaissez pas ? Aucun souci !

 

J’ai depuis bien longtemps banni de mon alimentation tout aliment contenant le moindre additif « E ». Je veux consommer des ingrédients que je connais et réfléchir en toute connaissance de cause.

 

Un artisan respectueux des matières premières utilisera des produits et un vocabulaire que vous comprenez tels que farine, sucre, beurre, légumes, sel… et non E 330, E 420 ou E 621.

 

5.  Ne pas fréquenter les temples de la consommation

 

Ce conseil semble le plus évident et pourtant… Le meilleur moyen de consommer local, pas cher, artisanal ou en petite production reste les marchés de producteurs, les éleveurs près de chez vous, les artisans de votre quartier et tous les plans « débrouilles » de bouche à oreille, loin des canaux de distribution de marques nationalisées.

 

La paysannerie et l’artisanat alimentaire souffrent. Ils n’attendent que vous pour continuer d’exister et de produire de la qualité à juste prix.

 

Le pouvoir est en vous, ne l’oubliez jamais !

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Un destroyer russe tire pour «éviter une collision» avec un bateau turc, selon Moscou !!

Le président russe Vladimir Poutine (g) et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Antalya, le 16 novembre 2015
Le président russe Vladimir Poutine (g) et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Antalya, le 16 novembre 2015 – KAYHAN OZER AFP

La Turquie regrettera «plus d’une fois» d’avoir abattu un chasseur-bombardier russe (Vladimir Poutine)

Vous voyez …je le sentais mal des le départ cette affaire russo turque . Entre la Turquie et la Russie, une escalade de tensions à lieu depuis plusieurs semaines ..

La Turquie qui accuse aussi la Russie de nettoyage ethnique en Syrie, une accusation gravissime :

Le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a confié à plusieurs journalistes occidentaux, ce mercredi, que les Russes « veulent expulser » les populations sunnites et turkmènes du nord-ouest de la Syrie.

La crise opposant Ankara à Moscou continue à sévir. Ce mercredi, Ahmet Davutoglu a ouvertement accusé la Russie de tentative de «nettoyage ethnique» au nord-ouest de la Syrie. Les Russes «veulent expulser, ils veulent faire du nettoyage ethnique dans cette région afin de protéger leurs bases à Lattaquié et Tartous (…) Ils ne veulent pas des populations arabes sunnites et turkmènes» (proches de l’opposition), a déclaré le premier ministre turc, à l’occasion d’une rare rencontre, à Istanbul, avec un petit groupe de journalistes travaillant pour des médias occidentaux, dont Le Figaro. (source)

C’était ce matin :

Un destroyer russe a dû recourir à des armes à feu dimanche pour éviter de justesse une collision avec un bateau turc en mer Egée, a affirmé le ministère russe de la Défense qui a convoqué l’attaché militaire turc à Moscou à la suite de cet incident.

L’équipage du navire russe Smetlivy, qui se trouvait à 22 km de l’île grecque de Lemnos dans le nord de la mer Egée, «a dû utiliser des armes à feu afin d’éviter une collision avec un bateau de pêche turc» qui s’est approché à environ 600 mètres, a annoncé le ministère dans un communiqué.

Cette distance entre les deux navires «garantissait» toutefois que le bateau turc ne serait pas atteint par les tirs, a-t-il précisé.

A 06h03 GMT, le destroyer russe, qui avait jeté l’ancre, a remarqué à une distance d’environ mille mètres un bateau de pêche turc, qui approchait dans sa direction depuis la droite. «Malgré plusieurs tentatives du Smetlivy d’établir un contact radio, l’équipage du bateau turc n’a pas répondu, ni a réagi aux signaux visuels», explique le communiqué.

Après les tirs russes, «le bateau turc a immédiatement changé de trajectoire et continué à avancer, dépassant le Smetlivy à une distance d’environ 540 mètres sans aucun contact avec l’équipage russe», a ajouté le ministère.

Un vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, a convoqué l’attaché militaire turc à la suite de l’incident, selon le communiqué.

La Turquie et la Russie traversent leur pire crise diplomatique depuis la Guerre froide, après qu’un avion militaire russe a été abattu le 24 novembre par l’aviation turque près de la frontière syrienne.

Depuis, la Russie a annoncé des mesures de rétorsion à l’encontre de la Turquie qu visent principalement les secteurs du tourisme, de l’énergie, de la construction et de l’agriculture.

Le président Vladimir Poutine a ordonné vendredi à l’armée russe de répondre avec une «extrême fermeté» à toute force qui la menacerait en Syrie.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a de son côté appelé la Russie au «calme» mais prévenu que la patience d’Ankara avait «des limites».

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Catastrophe humanitaire en Grèce, qui simule des Progrés dans les négociations, et lance des rumeurs pour éviter un Bank Run encore pire !!

Graffiti titré "Mort de l'euro" de l'artiste français Goin à Athènes, le 26 mai.

Graffiti titré « Mort de l’euro » de l’artiste français Goin à Athènes, le 26 mai. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

Accord pas accord, Accord pas accord, Accord pas accord : en fait la Grèce simule comme nous l’apprend Zero Hedge, et ceci afin d’éviter un bank run encore plus dramatique. 

La Grèce simule des Progrés dans les négociation, et lance des rumeurs pour éviter un Bank Run

A présent, les investisseurs sont surtout désensibilisés à propos des rapports contradictoires venant d’Athènes et Bruxelles concernant des « progrès » sur les négociations de la Grèce avec les créanciers. En effet, il est assez rare qu’une journée se passe sans une déclaration officielle grecque « anonyme » qu’un accord est « proche » afin d’avoir quelqu’un de l’autre côté de la table de négociation qui dissipe toute notion que les discussions ne vont pas dans la bonne direction.

Cela dit, la version de mercredi semblait encore plus absurde que d’habitude avec la Grèce indiquant qu’un accord entre Syriza et la troïka était imminent. En fait, le PM Alexis Tsipras a signalé le  message  suivant sur son site officiel:

Comme vous le savez, le gouvernement fonctionne collectivement. Au fil du temps, nous avons établi un processus de prise de décision collaborative. De toute évidence, cependant, la responsabilité ultime incombe au Premier ministre et au Cabinet. Je tiens à dire que nous avons pris de nombreuses mesures et que nous sommes maintenant dans la dernière ligne droite, nous sommes proches d’un accord. Cet accord sera positif pour l’économie grecque, cet accord permettra de redistribuer les charges [financières] et je crois que, très bientôt, nous serons en mesure de présenter plus d’informations.

 

En outre, je voudrais ajouter une chose: il est évident que durant cette dernière ligne droite, le calme et la détermination sont nécessaires. Nous ne sommes pas seuls, nous avons affaire à trois institutions distinctes, qui ont souvent des opinions contradictoires et surtout, nous sommes aux prises avec nos partenaires -Beaucoup de Pays différents – dont il existe différentes approches, mais aussi au sein de ces pays il y a différents intérêts politiques. En tant que tel,  il peut y avoir de la pression, et il peut y en avoir certains qui cherchent à créer un faux sentiment de danger.

 

Je tiens à rassurer le peuple grec que nous négocions pour obtenir des conditions sûres et stables pour l’économie grecque. Aujourd’hui et demain, les salaires et les pensions seront payés comme ils l’ont été tout ce temps ; pour les quatre derniers mois, certains ont constamment affirmé  , dans une tentative de diffuser des nouvelles alarmistes et fausses, que l’économie grecque était au bord de l’effondrement.

 

Je suis optimiste sur le fait que nous allons bientôt avoir des résultats positifs. Nous avons tous, cependant, besoin de faire la sourde oreille à ceux qui propagent le malheur, les alarmistes. Il n’y a absolument aucun danger pour les salaires et les pensions ou les banques et l’épargne populaire. Et je crois que très bientôt nous serons en mesure de regarder l’avenir avec plus d’optimisme. Cependant, nous avons besoin de sang-froid et de détermination dans cette dernière ligne droite.

Donc, le baratin c’est que la Grèce est «dans la dernière ligne droite », est « proche d’un accord », les employés du secteur public seront «payés comme ils l’ont été tout ce temps », et en dépit des commentaires « alarmistes » déterminés à «répandre malheur », il n’ y a « absolument aucun danger pour les banques et l’épargne populaire « .

Voici ce que l’Allemagne avait à dire à propos de l’idée qu’un accord est imminent:

  • Peu de progrès en VU dans les discussions avec la Grèce selon un officiel du GOUVERNEMENT ALLEMAND
  • Le GOUVERNEMENT ALLEMAND est surpris par les RAPPORTS DE PROGRÈS: OFFICIEL GRECS

Comme pour les banques et les déposants, Kathimerini a rapporté que, selon certaines sources, jusqu’à 300 M € de dépôts ont disparu des banques grecques sur la seule journée de mardi après que le  FinMin Yanis Varoufakis a indiqué que le gouvernement pouvait envisager une taxe spéciale sur les retraits au guichet automatique dans un effort pour encourager à utiliser les cartes de crédit contre ​​le liquide. Pendant ce temps, la BCE a refusé de relever le plafond del’ ELA pour le secteur bancaire grec citant une situation «stable».

 

Ce que tout ce qui précède semble suggérer est que les fonctionnaires grecs tentent maintenant désespérément de convaincre le public que le pays, ses banques et ses citoyens ne plongent pas vers l’abîme économique avec aucun accord en vue alors qu’en fait, la situation se détériore rapidement, et elle est en voie d’atteindre un paroxysme le 5 Juin.

Ce soupçon a été confirmé aujourd’hui. Comme Kathimerini le rapporte , quand le PM Tsipras a été informé par ses collaborateurs qu’il fallait mentir essentiellement afin d’enrayer une panique bancaire terminale.

 Le Premier ministre Alexis Tsipras a déclaré mercredi qu’un accord avec les créanciers était « proche » et les responsables gouvernementaux ont indiqués qu’un accord avait été rédigé, mais les représentants des créanciers du pays ont très clairement indiqués qu’ils ne partagent pas cet optimisme.

 

Dans ses commentaires après une réunion au ministère des Finances, Tsipras a déclaré qu’un accord avec les créanciers était «proche» et que «très bientôt, nous serons en mesure de présenter plus de détails. » Il a souligné la nécessité de « calme et de détermination », notant que la Grèce était sous une pression supplémentaire dans la dernière ligne droite des négociations. Il a également évoqué « des points de vue divergents entre les institutions» et les «pays avec des approches différentes. » Tsipras a ajouté qu’il n’y a « absolument aucun risque pour les salaires et les pensions, ni les dépôts bancaires. »

 

Selon des sources, on a conseillé à Tsipras de faire cette déclaration par ceux craignant que la nervosité ramperait de nouveau dans les marchés et pourraient susciter une nouvelle vague de sorties de dépôts. Tsipras a choisi de faire la déclaration flanqué de son ministre des Finances Yanis Varoufakis qui a souligné le soutien du gouvernement pour ce dernier, qui est sous le feu de ses déclarations confuses sur le contenu d’un accord potentiel.

 

Plus tôt dans la journée, la Banque centrale européenne avait décidé de ne pas relever le plafond des liquidités d’urgence (ELA) à la Grèce. Un fonctionnaire du gouvernement grec a déclaré que la Banque de Grèce n’avait pas demandé d’augmentation de la liquidité d’urgence et que le plafond actuel de € 80,2 milliards est considéré comme adéquat « après une stabilisation des sorties de dépôts. »

Pendant ce temps, la Grèce est en train de réfuter les réfutations des créanciers en jurant qu’elle croit vraiment sa propre rhétorique …

 « Cet optimisme n’est pas seulement des mots, il est basé sur l’expérience des semaines précédentes et des progrès accomplis. »

… Et l’Eurogroupe reste collé à son script aussi …

 « Nous n’en sommes pas encore là. Il ya des questions ouvertes qui doivent être résolues. »

Nous imaginons que ces «questions ouvertes» sont liés à la tentative de Syriza de respecter leurs promesses de campagne dans une tentative inflexible par les créanciers de dicter les résultats politiques en utilisant l’effet de levier financier, et pour le meilleur ou pour le pire, il est probable que les « institutions » réussiront. conclut ZH 

Pendant ce temps on apprend que La Grèce doit à 1,2 milliard de dollars aux laboratoires pharmaceutiques alors que le gouvernement ne peut plus payer les fournitures médicales de base : le pays plonge dans un état de catastrophe humanitaire et sociale :

La Grèce surendettée a accumulé des dettes avec les fabricants de médicaments internationaux et maintenant elle doit a l’industrie plus de 1,1 milliards d’euros (1,2 milliard), a déclaré mercredi l’un des principaux représentant de l’industrie .

Et c’est un autre signe que, peu importe les résultats ressort des discussions tendues entre Syriza et le groupe des créanciers déterminé à utiliser l’effet de levier financier comme un moyen de saper le processus démocratique dans l’UE, des plans d’urgence sont en cours de discussion, non seulement parmi ‘les institutions’ mais parmi les entreprises du secteur privé aussi :

Les fabricants de médicaments internationaux et les fonctionnaires de l’UE sont en train de discuter des options du cas d’un défaut de la Grèce sur sa dette ou si elle quitte la zone euro, ce qui perturberait les importations de biens vitaux, y compris les médicaments.

Mais encore, la Grèce avait annoncé qu’elle ne rembourserait pas e FMI , qu’est ce que ça signifie ?  

Selon ZH :

Les pourparlers entre la Grèce et ses créanciers étaient en plein retard ce mercredi lorsque le FinMin (ministre des finances) du Canada Joe Oliver a lancé une bombe:

 « Aucun paiement grec au FMI équivaudrait à un défaut face au FMI »

Cela semblait évident pour nous, mais dans un monde gouverné par la dette, nous supposons que nous avons tous parfois besoin de se rappeler que de faire défaut sur une de ses obligations constitue un défaut.

A la lumière de cet éclairage de ZH , on peut maintenant lire le papier du MONDE qui se demande : 

Et si la Grèce ne remboursait pas le FMI ?

Et si la Grèce ne remboursait pas les 1,6 milliard d’euros qu’elle doit au Fonds monétaire international (FMI) en juin ? « Tout le monde espère que ce scénario sera évité car nous plongerions dans l’inconnu », commente Michalis Massourakis, chef économiste de la Fédération hellénique des entreprises (SEV)

Mercredi 27 au soir, le ton était à l’optimisme. Une source gouvernementale grecque indiquait qu’Athènes et ses créanciers du groupe de Bruxelles travaillaient à la rédaction d’une ébauche de compromis portant sur la réforme de la TVA, des retraites, la question de la dette et le niveau d’excédent budgétaire que le pays doit cibler.

« Pas de mise en défaut immédiate du pays »

Si ce projet de texte est confirmé jeudi 28 mai, un accord pourrait être signé dès mardi 2 juin – accord qui débloquerait la dernière tranche de 7,2 milliards d’euros du plan de sauvetage européen. La semaine prochaine sera donc décisive. Selon plusieurs sources, la Grèce a encore de quoi payer les 306 millions qu’elle doit rembourser le 5 juin au FMI. Le doute porte en revanche sur les échéances du 12, 16 et 19 juin. « Personne ne sait exactement combien il reste dans les caisses de l’Etat grec, et les points de désaccords entre le gouvernement Tsipras et ses créanciers restent nombreux », rappelle Eric Dor, économiste à l’Iéseg.

Que se passerait-il si, en cas d’échec des négociation, Athènes manquait ces remboursements ? « Cela ne déclencherait pas la mise en défaut immédiate du pays, car le FMI est un créancier à part », explique Frederik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole CIB. Selon les textes de l’institution, le pays retardataire dispose d’un mois avant que le directeur général du FMI, à savoir Christine Lagarde, ne notifie au conseil d’administration le défaut. Le Panama, le Zimbabwe ou encore le Pérou se sont déjà retrouvés dans ce cas.

Entre temps, Athènes pourrait négocier la fusion des remboursements à effectuer en juin en un seul, calé à la fin du mois. De quoi gagner quelques semaines encore. Mardi 26 mai, des dirigeants de la zone euro laissaient entendre qu’une telle option était envisagée.

Situation délicate

Encore faut-il que le FMI donne son aval : le 16 avril, Mme Lagarde a déclaré qu’elle s’opposerait à tout report des remboursements. L’institution n’a en effet pas accordé une telle faveur à un pays depuis des années. « Déroger à la règle pour Athènes mettrait le FMI dans une situation délicate vis-à-vis des pays émergents, hostiles à l’égard de toute mansuétude accordée à la Grèce », analyse M. Dor.

La question la plus sensible reste néanmoins la réaction des autres créanciers du pays. A commencer par le Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui a prêté en tout 141,8 milliards d’euros à Athènes depuis 2010. Dans le cas où la Grèce ne remboursait pas à temps le FMI, celui-ci peut en théorie exiger le remboursement total ou partiel des prêts déjà accordés, voire annuler les suivants. « C’est une possibilité, mais il est peu probable que le FESF aille jusque-là », commente M. Dor.

La Banque centrale européenne (BCE) serait elle aussi dans une situation délicate. Depuis le 4 février, elle révise toutes les semaines le plafond des liquidités d’urgence (ELA) qu’elle accorde aux banques grecques. Si le FMI déclare la Grèce en défaut, la BCE pourrait considérer que les garanties (les « collatéraux ») que les établissements hellènes lui apportent en échange de ces aides sont désormais de mauvaise qualité. Elle pourrait même, dans le plus extrême et peu probable des scénarios, suspendre les ELA, ce qui condamnerait les banques à l’asphyxie.

Fuite des dépôts

Dans les deux cas, nul doute que les Grecs se précipiteraient aux distributeurs pour retirer du liquide, accélérant la fuite des dépôts. « Le gouvernement serait probablement contraint de mettre en place le contrôle des capitaux, pour limiter l’hémorragie », analyse Holger Schmieding, économiste à la banque Berenberg. En instaurant par exemple des plafonds pour les retraits et virements à l’étranger.

En théorie, défaut et contrôle des capitaux n’entraîneraient pas automatiquement une sortie de la zone euro, le « Grexit ». Seulement, pour pouvoir continuer à payer les fonctionnaires, l’Etat ou les municipalités pourraient être tentés d’imprimer des bons, comme l’a fait l’Argentine en 2002 après son défaut. L’utilisation des bons y avait alors été progressivement élargie et autorisées dans les commerces, jusqu’à devenir une monnaie parallèle. Un tel scénario en Grèce serait, de fait, une forme de Grexit.

 

http://www.zerohedge.com/news/2015-05-28/greece-feigned-deal-progress-launched-rumors-avert-bank-run – resistanceauthentique – http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/28/et-si-la-grece-ne-remboursait-pas-le-fmi_4642073_3234.html#sZdbp5ezCPgSLLb5.9 – http://www.zerohedge.com/news/2015-05-27/greece-owes-12-billion-drugmakers-government-can-no-longer-afford-basic-medical-supp

 

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