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“LE KRACH DE 2018 SERA PIRE QUE CELUI DE 1987 !”

“Le krach de 2018 sera pire que celui de 1987 !”
erhui1979 / Getty Images

Il y a un certain temps déjà que TOUATI prédit un crash pour 2018, pour le moment on en a eu un mini, peut être le début d’un plus grand justement alors que les bourses se reprennent un peu sur de la com des autorités monétaires comme c’était prévisible (un vrai grand crash est un imprévu et arrive par définition à contre courant du consensus) C’est surtout du coté de l’obligataire et de la courbe des taux qu’il faut regarder … Z

Cherté des actions, remontée de l’inflation, craintes sur les taux d’intérêt… La situation actuelle n’est pas sans rappeler celle qui prévalait en 1987, juste avant un krach mémorable. Elle est toutefois jugée plus inquiétante qu’alors par un économiste…

Les investisseurs en actions font grise mine, ces derniers temps, la plupart des Bourses de la planète accusant déjà de lourdes pertes par rapport à leurs récents sommets de janvier. Certains intervenants redoutent un krach comparable à celui de 1987, d’autant que la situation actuelle n’est pas sans rappeler celle qui prévalait alors : cherté globale des actions, développement effréné du trading algorithmique, frémissement de l’inflationcraintes de remontée des taux d’intérêt à long terme et même… nouveau président de la Réserve fédérale des Etats-Unis. Jay Powell vient en effet d’être intronisé à la tête de l’institution financière la plus influente au monde.

Au-delà de ces similitudes, certains experts, tels que Marc Touati, président du cabinet ACDEFI, estiment même que le contexte actuel est plus inquiétant qu’alors. Ainsi, selon cet économiste, les investisseurs en actions n’ont encore rien vu, le krach de 2018 risquant fort d’être “plus douloureux que celui de 1987 !”. A l’époque, le cycle d’expansion du PIB des Etats-Unis, la première puissance de la planète, “était moins avancé qu’aujourd’hui, tandis que les fondamentaux de l’économie mondiale étaient plus solides que maintenant. Les autorités n’avaient pas épuisé leurs marges de manoeuvre, tant budgétaires que monétaires, alors qu’aujourd’hui, on se demande bien comment elles pourraient relancer la machine en cas de choc”, souligne-t-il. Voici, point par point, une analyse comparée de la situation actuelle et de celle qui prévalait il y a 30 ans.

Cherté des actions, en particulier outre-Atlantique

Aujourd’hui, comme en 1987, les actions affichent des multiples de valorisation très élevés, surtout à Wall Street. Une façon de jauger leur cherté consiste à examiner le PER (capitalisation boursière rapportée aux bénéfices) corrigé du cycle, mis au point par le prix Nobel 2013 d’économie et professeur de l’Université de Yale Robert Shiller. Cet indicateur, aussi appelé PER de Shiller, compare la capitalisation boursière du S&P500 à la moyenne des bénéfices réels (c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation) sur 10 ans. Il est actuellement à 32, un score historiquement élevé. Depuis 1900, il n’a été plus haut que lors de la bulle Internet des années 90. S’il était inférieur à 20 en 1987, les actions américaines étaient néanmoins aussi considérées comme chères alors, au vu notamment de la concurrence des obligations d’Etat à long terme, dont la rémunération dépassait 9%.

Evolution du PER de Shiller (cliquez sur l’image pour agrandir)

Multpl.com

Le trading algorithmique en partie incriminé

Sur la seule séance du 19 octobre 1987, le Dow Jones avait plongé de pas moins de 22,6%. Pour expliquer une chute d’une telle ampleur, les systèmes de trading automatiques ont été largement incriminés. “Le Lundi noir a été le premier effondrement des marchés financiers imputable (à ces systèmes). Ces opérateurs ‘programmatiques’ avaient en effet choisi de vendre massivement des titres qui étaient en train de chuter, afin de limiter l’impact sur leurs propres portefeuilles. Toutefois, quand tout le monde s’est mis à vendre, le krach n’en a été que plus violent”, explique James Bateman, directeur de la gestion diversifiée chez Fidelity International.

30 ans après, faut-il s’attendre à un remake de ce sombre épisode ? David Lafferty, stratégiste de marché en chef de Natixis Global Asset Management, voit du moins des “vulnérabilités structurelles” rappelant le chaos d’alors. “Les systèmes de trading automatiques et les stratégies de protection de portefeuille ont à l’évidence joué un rôle clé dans le krach de 87. Il semble que la leçon n’ait pas été retenue, alors qu’on a constaté ces dernières années un développement astronomique des stratégies quantitatives et de trading algorithmique”, susceptibles “d’amplifier les pertes” en cas de choc de marché, selon l’expert. Le trading algorithmique a “déjà été jugé responsable d’autres krachs de marché, notamment en 2010, lorsque l’indice S&P500 a cédé 6% en seulement vingt minutes”, souligne de son côté James Bateman.

En 1987, le cycle économique était bien moins mature que l’expansion actuelle

Le krach de 1987 a été “un simple ajustement boursier” – certes violent – sur les niveaux de valorisation des actions, “sans grande conséquence économique”, juge Marc Touati. Il relève qu’à l’époque, le cycle de croissance économique n’avait que près de quatre ans, alors que le cycle d’expansion actuel, déjà très mature, est un des plus longs de l’Histoire des Etats-Unis (il a été initié après la crise de 2008-2009). Malgré le choc boursier de 1987, le cycle d’expansion économique, moins vieux, avait pu se poursuivre quatre années de plus.

Longueur du cycle d’expansion économique américain (en mois), cliquez sur l’image pour agrandir

Pictet Asset Management (Source : Pictet Asset Management, NBER)

Suite au krach de 1987, les autorités avaient des cartouches. Elles sont aujourd’hui démunies…

En 1988, la croissance économique a été très forte, relève l’expert. En effet, suite au krach de 1987, la Réserve fédérale a pu réagir, puisqu’elle avait de la marge pour réduire son taux directeur – ce qu’elle a fait. Les autres banques centrales lui ont emboîté le pas… A contrario, les taux directeurs restent actuellement historiquement bas de part et d’autre de l’Atlantique, et la Banque centrale européenne n’a de son côté toujours pas mis un terme à son programme de rachats d’actifs massifs. De même, au vu de l’ampleur de la dette publique – celle des Etats-Unis dépasse son PIB ! -, les puissances occidentales n’ont plus vraiment de marges de manoeuvre budgétaires, alors qu’il y a 30 ans, elles avaient les moyens de mettre en oeuvre des mesures de soutien.

1987 et 2018, des années de changement à la tête de la Réserve fédérale

Le flash krach (krach éclair) actuel coïncide avec la prise de fonction de Jay Powell à la présidence de la Réserve fédérale. Or, en 1987, son n°1 d’alors, Alan Greenspan, avait pris la tête de l’institution juste quelques mois avant le plongeon de Wall Street. “Alors qu’il avait initialement fait part de sa volonté de durcir la politique monétaire, il a dû revoir sa copie suite au krach, et a abaissé le taux directeur. Alors qu’aujourd’hui, Jay Powell n’aurait plus cette marge de manoeuvre en cas de véritable krach sur les marchés d’actions”, souligne Marc Touati.

De mêmes craintes de remontée des taux d’intérêt à long terme

Les investisseurs redoutent actuellement une remontée plus forte que prévu de l’inflation, qui ferait bondir les taux d’intérêt à long terme. Pour autant, “de nombreux facteurs structurels forts – tels qu’une concurrence mondiale exacerbée – devraient freiner la remontée de l’inflation”, juge Marc Touati, qui précise que c’est surtout sur les prix des actifs – actions, immobilier, obligations et cryptomonnaies – que l’on peut actuellement parler d’inflation. Malheureusement, même en l’absence de vrai retour de l’inflation, les taux d’intérêt à long terme pourraient grimper, selon lui, en cas de montée des craintes sur l’endettement des Etats. On risquerait alors d’assister à l’éclatement simultané des quatre bulles précitées, alors que seules les actions avaient chuté en 1987…

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Publié par le 7 février 2018 dans économie, général, International

 

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Vladimir Poutine : ceux qui ont commandité le dossier contre Trump sont «pire que des prostituées»

Vlad Vladimirovich passe à l’attaque – Lors d’une conférence de presse donnée par les présidents russe et moldave, Vladimir Poutine a sévèrement condamné les attaques portées contre Donald Trump concernant la prétendue sex-tape, affirmant que certains cherchaient à le délégitimer :

«Les personnes qui commanditent les « fake news » qui sont actuellement diffusées contre le président élu des Etats-Unis sont pire que les prostituées», a affirmé le président russe Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse.

«Moralement, ils n’ont absolument aucune limite», a-t-il ajouté, jugeant que cela prouvait «la dégradation du niveau de l’élite occidentale».

«Je ne connais pas personnellement Donald Trump, je ne l’ai jamais rencontré et je ne sais pas ce qu’il fera sur la scène internationale. Donc je n’ai aucune base pour l’attaquer ou le critiquer, ou bien le protéger ou quoi que ce soit», a-t-il précisé.

 
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Publié par le 18 janvier 2017 dans général, International, Politique

 

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Crise : pourquoi 2016 pourrait être pire que 2008

  • Crise : pourquoi 2016 pourrait pire 2008

    Crise : pourquoi 2016 pourrait être pire que 2008

Au vue du récent krach boursier de janvier, l’économie mondiale se dirige vers une crise économique et monétaire d’une intensité inégalée. Elle dépasserait celle des subprimes en 2008.

La crise de 2008 était difficile à concevoir car bien peu pouvaient se targuer de connaître l’ampleur de la dissémination de produits toxiques dans différents compartiments d’épargne. Bien peu pouvaient concevoir que l’on laisserait choir – de manière totalement inconséquente – un établissement du format de Lehman Brothers. Bien peu auraient été en situation d’imaginer la thrombose qui a atteint le marché interbancaire.

De la cupidité des hommes est née une crise durable : à meilleure preuve, les volumes de liquidités que les banques commerciales confient quotidiennement aux banques centrales de 2016, méfiantes qu’elles sont de la réalité de leurs concurrentes. Elles préfèrent un taux négatif au risque interbancaire ce qui en dit long sur leur configuration analytique de la situation concrète.

Le trident de la défiance

Nous sommes confrontés au plan bancaire à une crise des conditions de la création monétaire. L’incertitude du créancierquant à la qualité de ses contreparties, alliée à des normes sectorielles probablement élaborées trop drastiquement induisent un resserrement du crédit et un étranglement de l’économie réelle.

Les statistiques avancées sont souvent trompeuses : on nous dit qu’il n’y a pas de credit-crunch, mais on omet de citer loyalement la multitude de cas où les demandes de prêts à faible occurrence d’aboutissement ne sont pas prises en compte. Idem pour l’autocensure des dirigeants qui ne vont pas jusqu’à formuler leurs demandes. Seules des personnes du rang de l’ancien gouverneur Christian Noyer ont eu la lucidité et la témérité d’un discours de vérité.

Or, en économie moderne, l’essentiel de la création monétaire est bancaire. Face à ce blocage, le monde a inventé la notion de quantitative easing (QE) qui donne aux banques centrales la mission de procéder à des rachats d’actifs moyennant une injection de liquidités. Cette deuxième branche du trident fait désormais l’objet d’une défiance digne de celle qu’inspire une pompe à morphine erratique pour au moins deux raisons.

D’une part, la qualité des actifs éligibles à la politique de rachat ne manque pas de poser question. Ce sujet sera probablement traité lors de la prochaine réunion de la Banque centrale européenne (BCE) en mars prochain. D’autre part, la transmission verticale supposée de ces liquidités vers des projets tangibles de l’économie réelle a sous-estimé l’épaisseur du papier buvard des banques souvent en quête de restauration de la qualité de leurs états bilanciels, engagements hors-bilan inclus. Des injections brutes de la Réserve fédérale américaine (Fed) ou surtout de la BCE, il faut visualiser les freintes qui mènent aux valeurs disponibles nettes.

Désormais, troisième pointe du trident, c’est bien le statut de la création monétaire qui est en jeu. Cela n’a rien à voir avec une crise financière et une dépréciation sous oscillations de diverses valeurs sur les marchés. Il s’agit d’une inquiétude sur la pierre angulaire du système capitaliste que constitue la monnaie d’où les tensions présentes entre les devises phares. On a tué la valeur de la rémunération de l’argent par la diffusion massive de taux epsilon voire négatifs : le système l’a intégré et nous lance un boomerang nommé déflation découlant des trappes à liquidités ainsi générées.

Le carburant de la déflation à venir

Des milliards injectés par le QE n’ont pas fait repartir la moindre dynamique inflationniste et tel est bien le défi pour Mario Draghi ou son homologue nippon. C’est une illustration incontestable de la virulence des forces déflationnistes.

Dans un temps contrarié, chaque agent cherche la meilleure opportunité. Autrement dit, il y a un effet d’opportunité considérable en faveur d’un  « massacre des valeurs », d’une quête pour le prix bas. Au plan sectoriel, chacun peut prendre un catalogue de prix 2013 et regarder son équivalent pour 2016.

Oui, la contraction des marges et l’effondrement des prix sont des réalités que l’agriculture et l’industrie connaissent avec brutalité sans parler de certains services. Plus la crainte de l’avenir du consommateur sera étayée, plus celui-ci sera exigeant à l’extrême face au producteur.

L’heure de vérité pour l’euro

S’agissant de destruction de valeurs, il y a une question centrale : jusqu’à quel seuil l’euro suscitera-t-il de la confiance (monnaie de réserve) alors que le bilan joufflu de son Institut d’émission ne le justifie déjà probablement plus ?

Rien ne garantit en effet qu’une large crise de défiance ne vienne pas affecter les détenteurs de la monnaie européenne si ceux-ci considèrent que le bilan de la BCE contient un taux jugé excessif de non-valeurs potentielles : on parle déjà decréances douteuses détenues par des banques italiennes.

Le tunnel de conformité des valeurs

En économie, chaque valeur se situe dans ce que je nomme un « tunnel de conformité » : en-deçà d’un certain prix, les inconvénients l’emportent sur les avantages initiaux de l’acheteur.

Tout le monde a exulté face à un baril de brent à 35 dollars , désormais on dénombre des faillites de producteurs de gaz de schistes ( t une bulle corrélative d’endettement aux Etats-Unis) et des difficultés lourdes chez certains émergents ou chez Technip et Vallourec.

La migration numérique est un cap délicat

La formidable révolution numérique qui tord chaque jour davantage le cou du mythe grognon de la stagnation séculaire (et nous impose de revoir les fondements de nos agrégats nationaux pour repérer la nouvelle croissance, par exemple en actualisant les travaux de Bernard Walliser sur les indicateurs) s’accompagne d’une remise en cause de bien des chaînes de valeur, tous secteurs confondus. Ceci, dans un premier temps, présente un versant déflationniste et là encore une compression des marges. C’est un point systémique.

Trois points de théorie économique

La théorie économique est muette quant aux politiques non-conventionnelles des banques centrales. Jusqu’où peut-on aller ? Comment sortir graduellement d’une phase de QE ? Est-il crédible de la mener dans une « zone monétaire non optimale » (Robert Mundell) telle que celle formée par l’euroland ?

Depuis 1911, Irving Fischer a établi une célèbre équation : MV = PT où le volume des transactions (T) et la vitesse de circulation (V) sont donnés, le niveau des prix (P ) est alors déterminé par le stock de monnaie (M ). En ce moment précis, le stock de monnaie est inflationniste et la vitesse de circulation monétaire très accrue. Idem pour le volume des transactions à l’heure du shadow banking ou autre tradinghaute fréquence. C’est alors le niveau des prix qui devient le maillon faible à titre systémique.

Dans sa fine analyse de la théorie du cycle d’activité, Knut Wicksell indique qu’en période de dépression, la baisse des prix accroît le pouvoir d’achat des encaisses déjà constituées. Cet effet induit une augmentation de la demande et jugule la déflation. Hélas, entre cette approche du XXème siècle et notre nouveau monde, il y a la tendance à la désintermédiation financière qui rend vulnérables les agents d’autant plus liquides sur les marchés ce qui rendra 2016 fort abrasive. D’autant que les normes comptables et les constations obligatoires de dépréciations qu’elles vont imposer auront un évident rôle pro-cyclique qui noircira encore le panorama.

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Publié par le 16 février 2016 dans économie, général, International

 

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Le Tableau le plus pénible pour l’Europe : pour les banques 2016 est déjà pire que 2008

Performance des banque 2008 vs 2016 (Y/Y)

Comme nous l’avons indiqué précédemment à plusieurs reprises les choses vont mal pour les banques européennes: des hauts records sur les CDS à 5 ans pour la DB (Deutsh Bank) , à un bas record sur les actions pour Credit Suisse, à tout le monde entre les deux. Mais saviez-vous que pour la plupart des banques européennes 2016 s’annonce bien pire que la redoutable année 2008 ? Comme le graphique ci-dessus de Reuters le montre , la performance year-to-date (d’une année sur l’autre) du prix de l’action pour la plupart des banques européennes est en voie de dépasser la mesure – à la baisse – de la terrible année 2008 pour le système financier mondial .

Comme Reuters le précise, « les banques de la zone euro ont vu leurs actions chuter de près de 30 pour cent et les rendements sur leurs obligations en hausse depuis le début de l’année, alors que les investisseurs sont inquiets de l’amincissement des bénéfices et des niveaux inconfortablement élevés de créances douteuses dans certains pays. »

Ceci est illustré dans le tableau ci-dessus .

Un problème résultant de cet effondrement est bien défini par Reuters: « Un sell off massif et prolongé pour les actions et les obligations des banques de la zone euro a le potentiel d’annihiler la fragile reprise économique en augmentant les coûts de financement pour les banques, ce qui limite leur capacité à prêter. et qui peut également annuler une partie de ce que la Banque centrale européenne a essayé de faire pour augmenter les prêts bancaires et pomper l’inflation via les dépenses.

Un sell off massif rend plus coûteux pour les banques de lever des capitaux sur le marché par la vente d’actions ou d’obligations.

 

Si cette situation devait durer, ça nuirait à la capacité des banques à faire croître leurs bilans en étendant de nouveaux prêts aux entreprises et aux ménages. Cela mettrait en péril une reprise provisoire des prêts entraînée par la politique monétaire ultra-accommodante de la BCE.

 

« Cela peut avoir un impact sur l’économie, qui dépend des banques en Europe », a déclaré Sascha Steffen, professeur de finance à l’Université de Mannheim. « Et bien sûr, ça met plus de pression sur la BCE, car ça ne permet pas de ramener l’inflation. »

 

Le crédit bancaire dans la zone euro a recommencé à croître en 2015 après avoir diminué pendant trois ans, mais les données pour Décembre soulignent une perte de vitesse.

 

* * *

 

Mais l’ampleur de la déroute du marché montre que les investisseurs perdent confiance dans le secteur. Un canal de transmission  clé est le marché Additionnal Notes Tier 1 (AT1)  – des obligations qui peuvent être converties en actions sous certaines conditions et sur lequel l’émetteur peut décider ou non de faire des paiements de coupons.

 

* * *

« Depuis un an, la politique d’ assouplissement de la BCE a été accompagnée par l’assouplissement des conditions de crédit des banques privées », a déclaré Marco Troiano, directeur à l’agence de notation Scope. « Si la volatilité des marchés inverse cela, les banques resserraient les conditions de prêts, annulant une partie des efforts de la BCE. »

En d’autres termes, après l’échec des politiques récentes de la Banque du Japon et de la Fed, à moins que la BCE stabilise le secteur bancaire en Europe, elle aussi aura commis le plus grave des péchés pour une  banque centrale : une erreur politique.

Le problème, cependant, comme la Deutsche Bank l’a très bien expliqué dans le post précédent, est qu’il y a un problème : alors que le marché mendie désespérément pour mettre en place « un disjoncteur », personne – et certainement pas la BCE – n’a d’idée de ce à quoi ça pourrait ressembler, ou si cela pourrait fonctionner.

Zero Hedge – resistanceauthentique

 
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Publié par le 12 février 2016 dans économie, général, International

 

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Dette du secteur pétrolier : un désastre à venir pire que les subprimes (Jim Rickards)

nuages noirs

Article de Jim Rickards, publié le 22 octobre 2015 sur DailyReckoning.com :

« La chute du cours du pétrole d’environ 100 $ le baril à 40 et à 60 $ représente une baisse de minimum 40 %. Il s’agit d’un mouvement extrême qui ne s’est produit qu’à trois reprises durant les 70 dernières années.

Le pétrole et les autres matières premières sont des actifs volatiles mais cela ne signifie en aucun cas qu’il s’agit d’une fluctuation normale. Cela correspond à une baisse de 8000 points du Dow Jones.

Lorsque le brut a commencé à s’effondrer, la surprise fut totale. Personne ne s’y attendait, à l’exception peut-être de la poignée de gens qui y travaillaient en coulisse.

Lorsque le cours du pétrole est passé de 100 à 60 $, un mouvement extrême comme je l’ai dit, les gens ont dit que la prochaine étape est à 50 $, puis 40 $, puis 30 $. Tous les scénarios sont à considérer mais il semble que le pétrole oscillera aux alentours des 60 $. Il y aura des mouvements de hausse et de baisse mais le prix devrait se fixer autour de 60 $. Un niveau néanmoins suffisant pour faire énormément de dégâts.

Pourquoi tabler sur 60 dollars ? J’avance ce chiffre non pas parce que je pense être plus intelligent que les autres analystes ou parce que je possède une boule de cristal mais j’ai eu l’opportunité de parler à de nombreux professionnels de ce secteur qui eux tablent sur 60 $ le baril.

Des raisons concrètes pour expliquer la chute du cours du pétrole

Il est évident que l’Arabie Saoudite est le fournisseur clé. Ce pays influe sur les volumes produits. Il connaît sur le bout des doigts la situation mondiale du secteur.

Grâce à la révolution de la fracturation hydraulique aux Etats-Unis : ils ont noté que les États-Unis sont devenus le plus gros producteur d’énergie du monde proches de devenir un exportateur net. Pourtant, s’il est clair que l’économie américaine est plus vigoureuse que celle de bien d’autres pays, le ralentissement économique mondial est bien une réalité. L’Arabie Saoudite se rend bien compte que l’économie ralentit. La question étant de déterminer l’ampleur de ce ralentissement et l’attitude à adopter.

Si l’Arabie Saoudite ne peut pas se débarrasser de la fracturation hydraulique, elle peut au moins mettre en faillite un grand nombre de sociétés du secteur ou leur mettre des bâtons dans les roues. Comment le faire ? En poussant le cours du pétrole à des niveaux assez bas afin de faire mal au secteur de la fracturation hydraulique, aux coûts de production plus élevés.

Le pouvoir de l’Arabie Saoudite réside dans sa capacité d’extraire du pétrole bon marché. Cela ne leur coûte que quelques dollars pour produire un baril. Les champs furent découverts, explorés et forés il y a des décennies toute l’infrastructure est en place. De ce fait, l’Arabie Saoudite continue de gagner de l’argent, même à 40 $ ou 30 $ le baril. Bien entendu, son bénéfice en pâtit.

En théorie, il y a un chiffre assez bas pour faire mal au secteur de la fracturation hydraulique tout en étant assez élevé pour les Saoudiens. Ce chiffre qui provient d’une source très fiable est de 60 $. Suffisant pour engendrer des faillites mais assez élevé pour ne pas mettre en danger l’économie de l’Arabie Saoudite.

source et suite

 
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Publié par le 20 novembre 2015 dans économie, général, International

 

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Ron Paul avertit les Américains que le désastre financier à venir sera pire que la Grande Dépression

Ron Paul avait déjà averti au printemps que « le grand jour du jugement » arrivait sur les marchés …. il remet une couche, précisant que l’effondrement économique qui est imminent (et on en voit les signes un peu partout) entraînera la loi martiale (d’où les camps FEMA ?) Il va y avoir du sport cet automne !

Rappelez vous :

 » la FED a fait des dégâts, « le jour du jugement » arrive pour les Marchés » affirme Ron Paul

«Je suis tout à fait étonné de voir comment la Réserve fédérale peut faire des ravages sur le marché, » s’écria Ron Paul sur CNBC « Futures Now » se référant à la hausse jeudi dans les actions, avertissant qu’il voit cette situation comme «étant très instable. »

Ron Paul rage, « la fausseté de la planification économique » a créé une « bulle tellement horrible» dans le marché des obligations que c’est seulement une question de temps avant ça n’implose.

Et quand ça arrivera, cela conduira à un «chaos du marché boursier. »

Et déterminer le timing pour l’inévitable grand final est impossible, Paul met en garde « après 35 ans d’un marché haussier gigantesque dans des obligations, [la Fed] ne peut pas inverser l’histoire et ils ne peuvent pas imprimer de l’argent pour toujours,  »

Il « y aura un jour de vérité » qui mènera à un effondrement à la fois dans les marchés obligataires et boursiers.

Ron Paul avertit les Américains que le désastre financier à venir sera pire que la Grande Dépression

Ron Paul, ancien candidat à la présidence américaine et membre du Congrès depuis 22 ans, avertit les Américains qu’un désastre financier est sur le point de se produire, pire que la Grande Dépression

Ron Paul rappelle que la liberté des citoyens est intimement liée à la prospérité d’un pays. Lorsque l’effondrement financier se produira, une crise de confiance du dollar US croit-il, ce sont nos droits et nos libertés qui seront restreintes et contrôlées par le gouvernement.

Une perte de confiance envers le dollar US aura des conséquences désastreuses puisque ça signifiera l’arrêt du commerce et donc, des pertes massives d’emplois. Nous verrons alors des révolutions civiles partout à travers le pays parce que les gens qui auront travaillé toute leur vie verront leurs économies se volatiliser et parce que les familles n’arriveront plus à subvenir à leurs besoins.

 

Le message, encore une fois, est clair: préparez-vous et veillez !

 
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Publié par le 1 septembre 2015 dans économie, général, International

 

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Pire que la Grèce, la menace chinoise ?

Baisse des indices asiatiques

A voir aussi :

La crise boursière chinoise pour les nuls : les raisons du krach Z

Pire que la Grèce, la menace chinoise ? Pierre Sabatier vs Léon Laulusa

Pierre Sabatier était l’invité des Décodeurs de l’éco mercredi 8 juillet pour parler de la chute des marchés chinois qui sont à des plus bas en 4 mois.

« La courbe exponentielle sur les marchés actions en Chine sous-entendait bien sûr une spéculation effrénée » nous explique Pierre Sabatier, qui a déjà eu l’occasion de commenter dans plusieurs vidéos disponibles sur le site (La Chine inquiète, BFM du 20 avril 2015 – Perte de contrôle, BFM du 13 avril 2015 – Des bulles sans surprises) ces marchés chinois.

A la question de savoir si la Chine est en train de vivre un retour à la normale, notre éconoclaste nous explique qu’il est difficile de le savoir puisqu’ « en Chine, on dispose de relativement peu d’information pour savoir ce qu’est la normale. » En effet, « dans un pays où la fiabilité des chiffres disponibles est, somme toute, relative » il devient compliqué « de construire des scénarios sur la base de chiffres de piètre qualité. »

« On voit que le hausse [des marchés] se fait par le petit porteur, et en général, malheureusement, c’est quand le petit porteur arrive que l’on est à la fin de cycle. Et d’ailleurs c’est à ce moment que les professionnels commencent déjà à partir », ce qui semble indiquer tout naturellement que c’est la population chinoise qui souffrira majoritairement de toutes ces pertes.

« En 3 semaines, la perte sur le marché boursier chinois [représente] plus de 2,4 trillions. […]Ca veut dire 10 fois le PIB de la Grèce. » Léon Laulusa

Toutefois, nous explique Léon Laulusa, « le marché boursier chinois est habitué à avoir des montagnes russes »puisque « depuis 1990, il y a plus de 50 phases de volatilité. Une variation de plus ou moins 20%. »

Le problème, continue-t-il, est que « les petits porteurs ont l’habitude de jouer comme au casino […] et à crédit. Pourquoi ? Parce que le gouvernement a, comme vous le savez, au mois d’avril [2015], permis qu’un particulier, un investisseur, peut détenir plusieurs comptes titres. » Ainsi, c’est au final le patrimoine que les ménages chinois ont accumulé qui se retrouve en jeu.

 « On n’a jamais vu [dans l’Histoire économique] une telle bulle de crédits se former […] en si peu de temps. » Pierre Sabatier

Le cycle de cette bulle de crédits, nous explique Pierre Sabatier, est le suivant : un investissement dans un premier temps « dans tout ce qui n’est pas action, à savoir du résidentiel » comme le montre la bulle immobilière chinoise. Cette bulle a été alimentée, entre autre, par les ménages sous les incitations du gouvernement chinois, qui a lui-même fait construire énormément d’infrastructures pour compenser le trop plein de capacités de production chinoises. Enfin, après que la bulle immobilière a atteint des niveaux considérables, les ménages s’en vont vers les marchés actions.

99% des investisseurs sur les marchés actions chinois sont des particuliers.

« Cela fait des années qu’il existe un deal implicite entre la population et le gouvernement. […] Le gouvernement assure une croissance suffisante […] pour que chacun sur [le] territoire puisse espérer un jour en profiter. » Il en résulte, explique l’auteur de La Chine, une bombe à retardement, que pour la croissance : « 7% suffisent à acheter la paix sociale. »

Néanmoins, le gouvernement doit maintenir ces 7%. Or « la bulle provient de l’incapacité du gouvernement à trouver des moteurs de croissance au sein de son économie. » En effet, le changement de modèle économique chinois prôné pendant des années d’un modèle d’exportations et d’investissements à un modèle de consommation n’a pas eu lieu. La PIB de la Chine est constitué de 36% des dépenses des ménages contre 50 à 70% pour le PIB des pays occidentaux.

« On parle beaucoup du marché intérieur chinois, mais pour l’instant il reste une chimère en terme de moteur de croissance réel de l’économie chinoise. » Pierre Sabatier

« L’origine de cette bulle remonte donc à 2008 » puisqu’auparavant le modèle économique chinois était le même que le modèle allemand : basé sur des exportations. Mais avec la crise de 2008, la demande des pays importateurs a fortement diminué, réduisant de fait les rentrées d’argent de la Chine. La solution du gouvernement chinois a donc été d’utiliser « l’endettement pour investir. Aujourd’hui rendez vous compte que 48% du PIB chinois correspond à de l’investissement. » En guise de comparaison, il est possible de mentionner que le modèle espagnol d’avant 2008, basé sur d’énormes investissements ne représentait que 29.6% du PIB espagnol en 2007 selon Eurostat.

Vidéo partie 1 :  http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/podcast/les-decodeurs-de-l-eco/

« Lorsqu’on voit des mouvements de marché aussi brutaux, c’est évident qu’il y a un mouvement de panique en Chine et d’ailleurs la preuve, c’est que le gouvernement prend des mesures » indique Pierre Sabatier. La Banque Centrale de Chine a favorisé l’achat des titres des grosses entreprises chinoises par des grands investisseurs pour stabiliser leur prix, les mettre en réserve afin d’éviter d’entrainer les cours vers le bas. Pour se faire, elle a baissé ses taux d’intérêts, et donc le coût de l’argent. « En effet, vu d’où on vient il ne faudrait pas revenir à 0 ou plus proche. Là encore, on ne parlerait pas de baisse, mais de ruine pour un certain nombre de porteurs. »

Léon Laulusa confirme les deux mesures citées précédemment, mais explique que la Banque Centrale a aussi pris deux autres mesures, à savoir : « contraindre les dirigeants chinois qui possèdent plus de 5% du capital à ne pas céder et aussi de demander aux entreprises d’Etat d’acheter des titres. »

« Les bourses chinoises disparaissent. » Pierre Sabatier

Ce que cela signifie, nous explique le directeur de PrimeView, c’est que « les bourses chinoises disparaissent »puisqu’il faut deux piliers pour qu’un marché boursier fonctionne : la transparence et les liquidités. Or :

  1. il manque de transparence sur ces marchés actions. Les investisseurs n’ont pas les moyens de juger les entreprises cotées sur leur capacité à créer de la valeur.
  2. les mesures prises font disparaitre les liquidités. « L’Etat décide de qui achète et qui vend. »

« Le marché financier chinois n’en est pas un. » Pierre Sabatier

Pour Léon Laulusa, cet interventionnisme étatique est compréhensible puisque le gouvernement veut maitriser aussi la baisse. Car dans ce système casino, les investisseurs jouent à crédit, donc « il vaut mieux perdre maintenant que perdre plus tard mais beaucoup plus. »

Concernant les impacts sur l’économie réelle, il serait trop tôt pour juger des conséquences selon Léon Laulusa, et tant que les marchés ne seront pas revenus à leur niveau d’il y a un an, le problème ne serait pas encore trop grave. Pierre Sabatier en revanche est moins optimiste du fait que les ménages, endettés pour investir en bourse, sont arrivés pour une partie lorsque la courbe était proche de son sommet. Maintenant que la courbe descend, il va être difficile de rembourser les prêts effectués.

La menace chinoise est donc bien réelle pour Pierre Sabatier car c’est le pays qui a « fait et dessiné la courbe des matières premières pendant 15 ans. » Donc bien sûr que cette menace chinoise est plus importante que le cas de la Grèce à l’heure actuelle.

« L’éclatement de la Zone Euro serait probablement du même acabit que le risque chinois. » Pierre Sabatier

« La baisse des marchés financiers ne fait que rajouter de l’huile sur le feu, mais bien au-delà c’est avant tout le ralentissement de l’économie réelle en Chine » qui est préoccupant. En effet, il va falloir que la Chine investisse encore à hauteur de 48% de son PIB si elle veut ne serait-ce que maintenir son PIB. En plus de cela la demande extérieure reste très faible et ne pourra prendre la relève. D’autant plus que l’Europe est le premier partenaire de la Chine là-dessus. Le cas grec va peut-être diminuer encore plus la demande européenne.

Il peut donc y avoir une contagion au reste du monde « à travers les matières premières. » La conclusion de Pierre Sabatier est donc la suivante : « perdre le premier contributeur à la croissance mondiale… On va tous se ruer aux Etats-Unis je crois dans les mois qui viennent. »

Vidéo partie 2 :  http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/pire-que-la-grece-la-menace-chinoise-22-0807-582174.html

Rédigé par Raphaël Becanne

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Publié par le 9 juillet 2015 dans économie, général, International

 

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