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‘Une Invasion’: Pékin met en garde les Etats-Unis d’Amérique contre le détachement de Marines à l’ambassade de Taïwan

‘Une Invasion’: Pékin met en garde les Etats-Unis d’Amérique contre le détachement de Marines à l’ambassade de Taïwan*

Un autre point très chaud qui peut dégénérer sur la planète : Taiwan . C’est un peu la Crimée chinoise en plus grand. La Chine communiste considère que Taïwan fait partie intégrante de son territoire, même si l’île est dirigée de façon indépendante par un régime rival depuis 1949. Mais Pékin refuse de reconnaître sa souveraineté et interdit à ses partenaires, au nom du « principe de la Chine unique », d’entretenir des relations diplomatiques avec Taipei . Les Etats-Unis entretiennent des liens ambigus avec Taïwan: s’ils reconnaissent la Chine populaire depuis 1979, ils conservent avec l’île des relations commerciales et demeurent son allié militaire résolu, lui vendant des armements  , une proximité dangereuse . La tension dans ce coin du monde monte de plus en plus … Z 

Si les Marines des Etats-Unis d’Amérique sont envoyés pour garder l’ambassade de facto à Taïwan, l’American Institute à Taïwan (AIT), ils pourraient être traités par Pékin comme une « subversion sévère » et même « une invasion de l’armée des Etats-Unis d’Amérique sur le sol chinois », a mis en garde un éditorial du dimanche dans les médias d’État chinois.

Un nouveau rapport indique que le personnel militaire des Etats-Unis d’Amérique doit se déployer dans le grand nouveau bâtiment de l’AIT à Taïwan pour y protéger le personnel des Etats-Unis d’Amérique. Pékin considérerait une telle mesure comme une « subversion de la politique d’une seule Chine », a prévenu l’éditorial du Global Times, et des raisons pour Pékin de déployer « un nombre croissant de contre-mesures auxquelles Washington devra faire face ».

Le Département d’État des Etats-Unis d’Amérique n’a pas encore décidé si les Marines des USA seront effectivement stationnés à l’AIT, note David An, chercheur senior à l’Institut Global Taïwan, comme ils le sont dans d’autres ambassades des Etats-Unis d’Amérique à travers le monde. L’AIT, cependant, bien qu’il remplisse les fonctions d’une ambassade des USA, n’est techniquement pas un bâtiment d’ambassade – une distinction importante dans la délicate danse diplomatique entre Washington, Taipei et Pékin. D’autres questions, comme si les membres du service des Etats-Unis d’Amérique seraient vêtus d’uniformes militaires ou de vêtements décontractés, n’ont pas encore reçu de réponse.

Sur la base de ces faits, An a déclaré à Sputnik News lundi, « Mon sentiment est que la décision finale est toujours à l’étude au sein du Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique. «An a servi comme officier des affaires militaires et politiques couvrant la région de l’Asie de l’Est pour le Département d’Etat de 2009 à 2014.»

Le fait que la décision soit encore dans les airs n’a pas empêché le Global Times d’émettre une sévère condamnation contre les provocations potentielles: « Si les Marines des Etats-Unis d’Amérique stationnaient publiquement à l’AIT dans leurs uniformes, cela serait traité par Pékin comme une grave subversion de la politique d’une seule Chine ou même une invasion du sol chinois de l’armée  des Etats-Unis d’Amérique. »

«L’AIT serait également considéré comme un des principaux bastions de l’invasion de la Chine par les Etats-Unis d’Amérique, et l’administration du dirigeant taïwanais Tsai Ing-wen serait définie comme un groupe de trahison. Cela étant dit, d’un point de vue stratégique, l’ACI deviendrait l’endroit le plus incertain de Taïwan et un fusible dynamitant pour les affrontements», a noté le Global Times.

Le rapport chinois a en outre souligné que si Washington «suscite des problèmes et prend des dispositions extrêmes, il sait comment Pékin va réagir». Mais, selon An, 10 ou 20 ou même 30 Marines états-uniens d’Amérique à Taïwan protégeant l’AIT « ne seraient pas une ‘invasion’ », car un si petit le nombre de forces des Etats-Unis d’Amérique « n’est pas une réelle capacité contre les armées étrangères ».

Pour aggraver la tension potentielle dans les relations sino-américaines sur les questions relatives à Taïwan, le conflit commercial en cours entre Pékin et Washington ne montre aucun signe de relâchement de sitôt.

« Nous avons clairement un problème chronique avec la Chine », a déclaré Robert Lighthizer, le plus haut négociateur commercial des Etats-Unis d’Amérique, lors d’un témoignage devant le Sénat la semaine dernière. « Certaines questions seront traitées dans un court laps de temps », a-t-il dit, ajoutant toutefois que « sur le plan directionnel, nous allons avoir un problème avec la Chine qui durera des années ».

Traduction : Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

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Pékin se préparerait littéralement à une guerre contre Washington

Pékin se préparerait littéralement à une guerre contre Washington

J’en ai déjà parlé, les Chinois n’ont pas peur d’une guerre avec les US, ils sont prêt (lire par exemple La Chine recommande à ses citoyens de se préparer pour la Troisième Guerre Mondiale) , de l’autre coté les US aussi (lire  Le budget du Pentagone orienté vers une guerre avec la Russie et la Chine ou encore les USA préparent la doctrine d’une guerre avec la Russie et la Chine)  Z

L’agence de presse japonaise Kyodo News a publié un texte interne de la Commission centrale de l’armée chinoise, présentant clairement une stratégie de lutte contre les États-Unis.

Son auteur estime notamment qu’elle permettra de «dépasser dans un virage» l’hégémon mondial affaibli, voire de «mettre fin au conflit et de gagner la guerre» avec ce dernier.

Si le contenu de cette fuite apparue dans les médias internationaux reflétait en effet la vision des dirigeants chinois, nous pourrions faire face à une hausse considérable des risques de guerre entre les États-Unis et la Chine dans un avenir proche. Le fait est que les stratèges chinois envisagent non seulement de protéger leur pays, mais aussi de lancer un défi à la domination américaine en mer qui permet aux Américains, en cas de nécessité, d’«étrangler» leurs adversaires grâce au contrôle qu’ils exercent sur les routes du commerce maritime. Il est très difficile voire impossible de s’imaginer que les autorités américaines (indépendamment des partis et de l’orientation idéologique) permettent à la Chine de mettre en œuvre ce projet sans une résistance acharnée de toute la puissance étatique et militaire des USA.

Kyodo News et le Japan Times citent les principales thèses de ce document selon lequel la Chine envisagerait d’élargir sa présence militaire loin de ses propres frontières.

Un chapitre souligne notamment que l’Armée populaire de libération de la Chine focalise ses préparatifs militaires sur la défense du littoral, et qu’à l’époque contemporaine l’armée doit renforcer ses capacités sur terre, en mer et dans les airs, en plus de se développer hors de sa zone d’action traditionnelle. Extrait: «Alors que nous nous ouvrons et étendons nos intérêts nationaux hors de nos frontières, nous avons besoin d’urgence d’une protection totale de notre sécurité dans le monde entier».

Le texte souligne à plusieurs reprises la nécessité absolue de l’obéissance totale de l’armée aux directives du président Xi Jinping, ce qui fait dire aux analystes occidentaux que le leader chinois a joué un rôle décisif dans l’élaboration de ces nouvelles orientations des forces armées nationales.

Washington analysera très probablement ces modifications de la position chinoise à travers le prisme du défi à l’exceptionnalité américaine car les États-Unis considéraient jusqu’à récemment le monde entier comme la sphère de leurs intérêts nationaux, qu’ils étaient prêts à protéger et à promouvoir par la force militaire. Les stratèges de Pékin ne voulaient pas forcement copier les approches américaines, mais comme on constate des humeurs antichinoises assez marquées au sein de l’administration Trump, on doute que cette dernière croie que la Chine n’aspire pas en réalité à une confrontation musclée avec les États-Unis dans les régions-clés de la planète.

La peur de l’expansion chinoise est un élément important de la pensée militaire et politique américaine, bien qu’il soit moins visible que l’hystérie antirusse. Quand les généraux américains lisent dans ce texte (présumé) de la Commission centrale de l’armée chinoise que la réforme militaire permettra de «gérer plus efficacement les crises, de mettre fin au conflit, de gagner la guerre et de protéger l’expansion des intérêts nationaux stratégiques», ils se souviennent probablement d’une audience récente du Congrès américain consacrée à la «menace chinoise». Suite à cette séance, le magazine Newsweek avait publié un article intitulé «L’expansion militaire chinoise et la construction (militaire) globale m’empêchent de dormir tranquillement, dit le secrétaire à la Marine». Les propos précis de ce dernier, cités par les journalistes américains, suggèrent d’autres réflexions intéressantes:

«Quand il s’agit de la Chine, l’essentiel est son carnet de chèques. Cela concerne non seulement les dollars et les cents qu’ils octroient pour soutenir leur expansion militaire et le développement technologique, mais aussi ce qu’ils font dans le monde entier… ils utilisent le capital comme une arme. Leur carnet de chèques ouvert m’empêche de dormir tranquillement», avait déclaré Richard Spencer au Sénat.

Ce texte chinois retentissant, qui est actuellement analysé par les médias japonais et occidentaux, contient un détail très important qui reflète parfaitement la mentalité chinoise et démontre en même temps que les analystes de Pékin ont fait des efforts considérables pour bien comprendre la logique occidentale. Ainsi, le document indique que c’est la formation d’une armée capable de mener des opérations réellement globales qui devrait permettre à la Chine d’éviter le «piège de Thucydide». Ce terme, inventé par Graham Allison, professeur de l’Université Harvard, politologue, expert en théorie de décision et ancien vice-ministre américain de la Défense, désigne une situation dans laquelle dès qu’un hégémon potentiel commence à accumuler ses forces, l’hégémon actuel a de plus en plus de peur de lui, ce qui rend inévitable la guerre entre les deux puissances. On cite d’habitude comme premier exemple d’une telle guerre le conflit entre Sparte et Athènes, dont le caractère imminent avait été analysé par Thucydide.

Les auteurs de la stratégie chinoise soulignent qu’un élargissement radical des capacités globales de l’armée chinoise permettra d’«éviter l’obsession de l’imminence d’une guerre entre une puissance en développement et l’hégémon actuel». Cette estimation pourrait pourtant s’avérer trop optimiste. Une tentative d’élargir considérablement les capacités globales de l’armée chinoise pourrait facilement provoquer des actions agressives et radicales de la part de Washington, qui ne se limitera pas à la pression économique ou diplomatique. Qui plus est, on a l’impression que malgré une rhétorique très pragmatique de Donald Trump, qui souligne la motivation économique de la guerre commerciale avec la Chine, l’objectif réel de Washington dépasse les limites du rééquilibrage du commerce extérieur. Compte tenu des propos du secrétaire à la Marine Richard Spencer sur l’«utilisation du capital comme une arme», on peut logiquement supposer que la guerre commerciale (voire de sanctions) ne vise pas en réalité le rééquilibrage du commerce extérieur, mais l’élimination de cette «arme chinoise redoutable».

Si cette analyse s’avérait juste, cela poserait deux questions importantes.

Premièrement, combien de temps faudra-t-il à Washington pour comprendre que la guerre commerciale et les sanctions (par exemple, contre la compagnie ZTE) ne lui permettront pas d’atteindre ses objectifs?

Deuxièmement, que fera l’administration Trump après avoir épuisé les moyens économiques?

Le fait que les navires de guerre américains ont déjà passé de manière ostensible le détroit de Taïwan, et que Taïwan devrait accueillir bientôt le premier groupe de l’infanterie de marine américaine, indique probablement où et comment les États-Unis envisagent de défendre leurs prétentions à l’hégémonie mondiale.

Ivan Danilov

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Pékin-Washington : « La plus grande guerre commerciale de l’histoire » ne fait que commencer

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« La Chine promet aussi de rehausser ses droits de douanes sur 16 milliards de dollars de produits américains supplémentaires si Donald Trump passe à l’action. Le président américain, qui n’apprécie pas la riposte, a d’ores et déjà demandé à son chargé du Commerce, Robert Lighthizer, de poursuivre l’offensive en identifiant 200 autres milliards de dollars de produits chinois pouvant être taxés à hauteur de 10%. Et l’administration s’est dite prête à taxer encorer 200 milliards de dollars de biens supplémentaires. Si toutes ces mesures entraient en vigueur, cela signifierait que 450 milliards de dollars de produits chinois seraient taxés au global. Soit la très grande majorité des biens importés de Chine par les États-Unis (523, 7 milliards en 2017). » (Le Figaro)

« Les États-Unis ont enfreint les règles commerciales de l’OMC et lancé la plus grande guerre commerciale de l’histoire économique à ce jour » : le ministère du Commerce chinois a vivement réagi dans un communiqué à l’imposition le 6 juillet par les État-Unis de nouveaux droits de douane sur les importations chinoises, promettant de riposter.

 

L’administration Trump a en effet commencé ce 6 juillet à appliquer des droits de douane à hauteur de 25% sur des importations chinoises d’une valeur de 34 milliards de dollars. Une mesure qui ne constitue que la première étape sur un total de 450 milliards de dollars de marchandises chinoises visées à terme.

« La Chine a promis de ne pas tirer la première, mais pour défendre les intérêts fondamentaux du pays et de sa population, elle est contrainte à une nécessaire riposte », poursuit ainsi le ministère chinois du Commerce dans son communiqué.

Si Pékin n’a pas annoncé les mesures qui seraient prises en représailles, il avait auparavant promis de rendre coup pour coup à Washington en imposant des taxes équivalentes sur des produits importés des Etats-Unis.

[…]

L’agence de presse Reuters a rapporté le 3 juillet que Pékin avait proposé une alliance entre la Chine et l’Union européenne, offrant de lui ouvrir d’avantage le marché chinois si elle acceptait de mener une action commune contre les États-Unis à l’OMC.

Une offre déclinée par l’UE, selon un diplomate européen cité par Reuters :

« Nous ne le ferons pas et nous leur avons dit. » « Nous sommes d’accord avec presque tout ce que reprochent les États-Unis à la Chine, c’est juste que nous ne sommes pas d’accord avec la façon dont les État-Unis gèrent la situation », a confié un autre diplomate à l’agence de presse.

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Publié par le 6 juillet 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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Le plus grand exercice naval chinois « en 600 ans » commence : Pékin est prêt à attaquer Taïwan !

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Le mois dernier, le journal public chinois Global Times écrivait  ceci dans un éditorial :

«la Chine doit se préparer à un affrontement militaire direct dans le détroit de Taïwan» et  «il faut faire comprendre que l’intensification des contacts officiels entre les États-Unis et Taïwan aura de lourdes conséquences pour ce dernier».

L’éditorial évoquait même la version selon laquelle la Chine pourrait envoyer des avions et des navires de guerre dans le détroit de Taïwan .

Hé bien c’est chose faite ! 

La semaine dernière, la marine de l’Armée populaire de libération (« PLAN » comme « People’s Liberation Army Navy ») avait rassemblé tous ses navires de guerre, avions et sous-marins nucléaires les plus avancés pour une démonstration massive de force dans la mer de Chine méridionale. 

Asia Times  estime que 10 000 aviateurs et « marines » de l’Armée populaire de libération ont embarqué 48 navires de guerre et 76 avions pour montrer leur loyauté et leur dévouement au président Xi Jinping , qui a été accueilli sur un destroyer par un chœur retentissant de soldats.  

Les journaux chinois gérés par l’ État ont déclaré que le nombre de navires de guerre rassemblés était « le plus grand de son genre en 600 ans. » 

Ce matin, tout ce beau monde s’est retrouvé dans le détroit de Taiwan pour des manœuvres militaires … à balles réelles ! (et sans prévenir ! cf Zero Hedge)

Un message clair contre les états unis et son vassal taïwanais qu’on pourrait résumer ainsi : Pékin est prêt à attaquer ! Comme l’avait annoncé les journaux chinois le mois dernier . 

Les Chinois n’ont presque pas mouflé quant à l’attaque en Syrie (il avaient tout de même voté contre à l’ONU et ont indiqué leur mécontentement) , mais par contre ils se déploient massivement dans leur zone d’influence, signifiant qu’ils sont prêts pour la guerre … Z  

Une démonstration de force dans le détroit de Taiwan ? Non loin des côtes taiwanaises, l’armée chinoise mène depuis ce 18 avril au matin des manœuvres militaires , les premiers depuis deux ans. Pékin voit d’un très mauvais œil le récent rapprochement entre la présidente taiwanaise Tsai Ing-wen et le président américain Donald Trump et le fait savoir. En cas de tentative séparatiste, Pékin est prêt à attaquer l’île rebelle, c’est le message envoyé à Taipei.

Avec notre correspondante à Pékin,  Heike Schmidt

Les manœuvres à tir réel mettent aujourd’hui en pratique ce que Xi Jinping avait martelé en mars dernier: « La Chine ne cèdera pas un pouce de son territoire ». « La réunification complète de la mère patrie est l’aspiration de tous les Chinois. Toute tentative et stratagème destinés à diviser la mère patrie sont voués à l’échec », avait lâché le président chinois.

La promesse de Washington d’aider Taiwan à construire ses propres sous-marins et une nouvelle loi qui encourage des responsables américains de se rendre sur l’île ne sont pas passés inaperçues. La Chine montre donc ses muscles, comme lors d’un récent exercice naval en mer de Chine du Sud où l’homme fort de Pékin avait fait une apparition remarquée, en treillis militaire, sur le navire de guerre « Changsha ». « Le besoin d’édifier une marine forte n’a jamais été aussi pressant qu’aujourd’hui, a martelé Xi Jinping. Nous devons faire preuve d’innovation et de courage, afin de faire de la marine de l’Armée Populaire de Libération une puissance au rang mondial. »

Xi Jinping ne compte pas transmettre la question taiwanaise « de génération en génération ». Une perspective inquiétante pour Taipei. Mais pas question de se laisser intimider. Le ministère taiwanais de la Défense a qualifié les manœuvres de « bruit des bottes » et de « simple routine »

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Trump humilié en Chine lors de la visite de Pékin souligne le nouvel ordre mondial en Asie

Trump humilié en Chine lors de la visite de Pékin souligne le nouvel ordre mondial en Asie
Loin de souligner le leadership américain, le voyage a encore accentué l’émergence de la Chine comme pilier alternatif de la prospérité et de la stabilité dans la région la plus dynamique du monde, écrit Richard Heydarian cet article bien informé témoigne de ce que peut être le meilleur de la diplomatie chinois: utiliser la force et la brutalité de l’adversaire pour lui imposer sa propre volonté. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Parmi les étapes du voyage de Donald Trump dans cinq pays asiatiques  celle  qui est le plus caractéristique est Pékin. Après tout, la Chine est considérée comme le plus grand rival régional de l’Amérique, et elle a été souvent l’objet des tirades non-stop du président.

 Tous les autres pays participant à la tournée sont soit des alliés issus de traités, à savoir le Japon, la Corée du Sud et les Philippines, soit un nouveau partenaire stratégique, à savoir le Vietnam.

La visite, dans laquelle on a vu  Trump échouer à obtenir une concession majeure de la Chine, a  été celle qui a souligné l’émergence tranquille mais indubitable d’un véritable ordre post-américain en Asie.

Loin de souligner le leadership américain dans la région, la visite a démontré  l’émergence de la Chine en tant que pilier alternatif de prospérité et de stabilité dans le théâtre géopolitique le plus dynamique du monde. Trump s’est embarqué dans son voyage en Asie pour affirmer la centralité américaine dans les affaires mondiales, mais il a quitté Beijing comme le chef humilié d’une superpuissance en déclin.

Pendant  sa campagne présidentielle, Trump avait pointé du doigt  la Chine avec brio et vigueur, décrivant souvent la puissance asiatique comme une menace majeure pour le bien-être économique et la suprématie mondiale des États-Unis.

Adoptant un langage souvent belliqueux, il avait  accusé la Chine de manipuler des devises, de vendre un excédent commercial excessif à l’Amérique, de dominer agressivement les eaux adjacentes aux dépens des alliés régionaux comme le Japon et les Philippines et d’aider des parias comme la Corée du Nord.

Il n’est donc pas étonnant que le monde ait eu un regard très attentif sur le président américain, qui parle dur, pouvait obtenir en matière de concession majeure sur les principaux points de divergence avec Pékin. Comme prévu, cependant, la Chine a réussi à apaiser et à apprivoiser le président américain, tout en restant sur ses positions dans les zones de désaccord.

Sous Trump, l’excédent commercial de la Chine avec l’Amérique s’est en fait élargi à 223 milliards de dollars américains au cours des 10 premiers mois de l’année – une augmentation à deux chiffres par rapport à l’année précédente. Mais au lieu de reculer sur des domaines d’intérêt fondamental pour elle, en particulier sur le commerce et la politique industrielle, la Chine a sciemment attenué la différence.

Pour calmer les inquiétudes américaines face à leur énorme déficit commercial avec la Chine, Beijing a offert 37 contrats d’investissement majeurs totalisant plus de 250 milliards de dollars à 30 PDG de grandes entreprises américaines. De grands noms tels que Boeing, General Electric, Goldman Sachs, Qualcomm, Cheniere Energy, Air Products étaient parmi ceux qui ont rejoint la délégation d’hommes d’affaires de Trump.

Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a salué ces accords comme une étape cruciale pour fournir « une base solide pour une relation plus forte, plus libre, équitable et réciproque entre les Etats-Unis et la Chine ».

Aux applaudissements de son auditoire chinois, Trump est allé jusqu’à donner à « la Chine un grand crédit » pour sa capacité à « tirer profit d’un autre pays [l’Amérique] pour le bénéfice de ses citoyens … »

Au lieu de blâmer la Chine pour les problèmes commerciaux de l’Amérique, il a placé la responsabilité sur ses prédécesseurs pour ne pas avoir adopté une relation économique optimale avec la plus grande nation exportatrice du monde. Pour l’instant, il semble que l’administration Trump recule effectivement par rapport à  ses menaces précédentes d’imposer des sanctions commerciales à la Chine.

Ainsi, Pékin a réussi à vider de son contenu  la posture agressive de Trump à travers un ensemble soigneusement élaboré d’accords commerciaux mutuellement satisfaisants. C’était la politique chinoise à son niveau le meilleur.

Pour être juste cependant, le président chinois Xi Jinping a promis un environnement d’investissement ouvert et que «la Chine ne fermera pas ses portes» et gardera son énorme marché intérieur «plus ouvert, plus transparent et plus ordonné» pour les entreprises étrangères, y compris américaines. Ce fut une déclaration d’assurance opportune au milieu des préoccupations croissantes concernant la montée du nationalisme économique en Chine.

En ce qui concerne les zones de tensions géopolitiques, Trump est parti presque bredouille de Pékin. S’exprimant devant l’Assemblée nationale sud-coréenne un jour plus tôt, le président américain avait lancé  une attaque à peine voilée contre la Chine pour avoir soi-disant choisi « d’ignorer » ou « pire encore, de permettre » la Corée du Nord. Il a carrément placé le «poids de la crise» sur la «conscience» de la Chine.

Pourtant, tout ce dur  discours  s’est rapidement traduit par une gratitude conciliatrice envers la Chine pour ses efforts visant à freiner le programme agressif de missiles balistiques et nucléaires de la Corée du Nord. A Pékin, Trump a simplement appelé « la Chine et votre grand président à travailler très dur », exprimant son optimisme que « si [Xi] travaille dur », il y aura une résolution rapide de la crise dans la péninsule coréenne .

Probablement, il n’y avait pas non plus d’accord significatif sur la montée des tensions sino-américaines en mer de Chine méridionale, la marine américaine contestant les activités de remise en état de la Chine par des «opérations de liberté de navigation» régularisées. Qualifiant les relations bilatérales de «nouveau point de départ historique», le président chinois a réitéré son point précédent: «L’océan Pacifique est assez grand pour accueillir la Chine et les États-Unis».

Ainsi, la Chine a manifesté sa volonté d’un «grand marché» émergent dans les eaux adjacentes, sans aucune résistance palpable de la part de l’administration Trump, qui cherche désespérément  l’aide de Pékin sur la question de la Corée du Nord.

L’échec à obtenir une concession majeure sur des domaines clés de différence peut expliquer le refus controversé de Trump de répondre aux questions des médias lors de sa conférence de presse conjointe avec Xi. Comme on dit, parfois le silence en dit long. La visite paradoxale  de Trump en Chine est probablement le signe avant-coureur d’un nouvel ordre en Asie, où l’Amérique n’est plus le numéro un incontesté.

Richard Heydarian

Richard Heydarian est un universitaire basé à Manille et auteur de Rise of Duterte: une révolte populiste contre la démocratie d’élite

 
 

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Pékin furieux après la dégradation de sa note par Standard and Poor’s

Quelle coïncidence, au moment où les US ont menacé la Chine de représailles économiques relativement à la question nord coréenne …

Pour la première fois depuis 1999, l’agence de notation a abaissé d’un cran, jeudi, la note en raison de « risques financiers » trop élevés.

La réaction n’a pas tardé. Et sa vivacité est à la hauteur de l’embarras des autorités chinoises. Pékin, par la voix de son ministère des Finances, a qualifié vendredi matin de « mauvaise décision » la dégradation de sa note par Standard & Poor’s. Pour la première fois depuis 1999, l’agence de notation a abaissé d’un cran, jeudi, la note (de AA- à A+) en raison de « risques financiers » trop élevés.

« Une période prolongée de fort gonflement du crédit ces dernières années a intensifié les risques financiers et économiques en Chine », a justifié l’agence, emboîtant le pas à  Moody’s, qui avait fait de même en mai dernier . Désormais, les trois grandes agences internationales (S&P, Moody’s et Fitch) ont toutes le même niveau de notation concernant la dette chinoise.

« C’est un cliché ! », « une interprétation erronée », a rétorqué vendredi matin un porte-parole du ministère des Finances lors d’une conférence de presse, estimant que S&P a ignoré les « bons fondamentaux » de l’économie chinoise et « son potentiel de développement ». Et Pékin de souligner les réformes du côté de l’offre entreprises ou encore une  croissance économique de meilleur qualité car davantage tournée vers la consommation.

Inquiétudes sur la dette

Cette dégradation tombe mal pour le président chinois Xi Jinping, à moins d’un mois d’un Congrès du parti communiste crucial devant lui permettre d’entamer un deuxième mandat en position de force. D’ici là, les enjeux économiques sont sensibles et suivis de près afin d’éviter tout faux pas.

Or, la décision de Standard and Poor’s relance les inquiétudes sur l’endettement galopant de la de la deuxième économie mondiale, notamment de ses entreprises. La dette chinoise a explosé depuis 2008, le modèle d’une croissance chinoise alimentée par l’endettement reste d’actualité, le gouvernement encourageant les investissements en infrastructures et immobiliers à coup de crédits bon marché.

La dégradation par Standard & Poor’s est un mauvais coup politique mais aura toutefois peu de répercussions économiques, la dette chinoise étant détenue très largement en Chine. Les Bourses de Hong Kong et Shanghai ont toutefois ouvert vendredi en net repli, après l’abaissement de la note de la dette chinoise et dans la foulée des pertes enregistrées sur les marchés américains.

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Publié par le 22 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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Pékin exige l’arrêt du bouclier antimissiles américain en Corée du Sud, Trump prêt à rencontrer Kim Jong-un

  • La Chine a réaffirmé ce mardi son opposition au déploiement du système antimissile américain Thaad en Corée du Sud.
    La Chine a réaffirmé ce mardi son opposition au déploiement du système antimissile américain Thaad en Corée du Sud. | REUTERS
Dans le dernier développement concernant la potentielle future guerre en Asie – ce qui aurait des conséquences dramatiques et pourrait vite dégénérer en une guerre mondiale, la Corée du Nord a accusé ce mardi les États-Unis d’amener la péninsule coréenne au bord de la guerre nucléaire, après le survol de deux bombardiers américains dans la zone, dans le cadre d’exercice conjoints avec Séoul. Cependant, Trump s’est dit, dans une interview accordée à l’agence Bloomberg, prêt à rencontrer Kim Jong-un.

Pendant ce temps la Chine a exigé ce mardi aussi l’arrêt du bouclier antimissiles américain en Corée du Sud, dont Washington a annoncé la veille la mise en service, tout en saluant les ouvertures de Donald Trump en direction de la Corée du Nord.

Pékin dénonce depuis des mois la mise en place du bouclier Thaad (pour « Terminal High Altitude Area Defense ») annoncé par Washington l’an dernier en réponse au programme nucléaire et balistique de la Corée du Nord. La Chine souligne que ce dispositif couvre une partie de son territoire et entrave sa propre force de dissuasion.

« Nous sommes opposés au déploiement du sytème Thaad en Corée du Sud. Nous appelons les parties en présence à arrêter ce déploiement immédiatement et nous prendrons fermement les mesures nécessaires pour défendre nos intérêts », a déclaré devant la presse le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang.

Quelques heures plus tôt, le colonel Rob Manning, porte-parole des forces américaines en Corée du Sud, avait annoncé que le Thaad était désormais « opérationnel », avec « la capacité d’intercepter les missiles nord-coréens ». Une autre responsable américain avait toutefois indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que le système n’avait atteint que « sa capacité initiale d’interception ».

Encouragé par les propos de Trump

Le porte-parole chinois s’est en revanche montré encouragé par les propos du président américain Donald Trump, qui s’est dit prêt à rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

« Si les conditions étaient réunies pour que je le rencontre, je le ferais, absolument. Je serais honoré de le faire », a affirmé Donald Trump dans un entretien accordé lundi à l’agence Bloomberg. Et ce alors que son administration avait affirmé ces dernières semaines que l’option militaire était « sur la table » face à Pyongyang.

Interrogé sur les propos de Donald Trump, M. Geng a indiqué que Pékin avait « pris note des déclarations de la partie américaine et des signaux positifs qu’elles transmettent ».

« Reprendre les négociations de paix »

« La priorité urgente est de prendre des mesures pour faire tomber la tension. Et l’une des mesures efficaces pour ce faire est de reprendre les négociations de paix » avec la Corée du Nord, a-t-il dit.

La Chine dénonce comme les États-Unis le programme nucléaire et balistique de Pyongyang mais Washington demande à Pékin de faire davantage pression sur le régime nord-coréen pour le convaincre d’abandonner ses projets.

Pékin suggère depuis plusieurs semaines que la Corée du Nord suspende son programme nucléaire et balistique et que les États-Unis stoppent en retour leurs manœuvres militaires organisées chaque année en Corée du Sud.

« Ce n’est pas l’arme absolue »

Cette proposition a reçu une fin de non-recevoir à Washington, qui réclame à Pékin d’appliquer plus strictement les sanctions adoptées à l’ONU contre la dynastie des Kim.

Selon les experts, la première batterie de missiles défensifs du Thaad installée en Corée du Sud ne suffit pas à protéger tout le territoire sud-coréen, car il en faudrait deux ou trois pour y parvenir. Mais elle change tout de même l’équilibre stratégique entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, limitant le pouvoir de destruction de la première.

« Ce n’est pas l’arme absolue, ça n’existe pas, mais cela apporte une protection cruciale pour les troupes » américaines et sud-coréennes dans la péninsule, « renforçant la dissuasion et la posture défensive » de ces troupes, a expliqué à l’AFP Thomas Karako, un expert en défense antimissile du cercle de réflexion CSIS à Washington.

Le financement du bouclier a été l’objet d’une polémique la semaine dernière entre l’administration américaine et la Corée du Sud, Donald Trump estimant qu’il serait « approprié » que la Corée du Sud paye pour ce système dont le coût est estimé à un milliard de dollars – ce que refuse Séoul. La Chine a adopté de son côté une série de mesures contre la Corée du Sud, apparemment en représailles au déploiement du Thaad, interdisant aux groupes de touristes chinois de se rendre dans ce pays.

 

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