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Archives de Tag: Paul Craig Roberts

Pour en finir avec le grand cirque électoral yankee… (Paul Craig Roberts)

Mise à jour suite à recherche de R71:

Suite à une recherche rapide et après la remarque pertinente de PCR ci-dessous disant qu’effectivement nous ne saurons qui est véritablement Trump que lorsqu’il aura nommé son cabinet ministériel. Voici ce que nous avons trouvé dans le projet de nomination, précisons que ce n’est qu’un projet rien n’est fait mais on a déjà une petite idée:

  • Secretary of State (ministre des affaires étrangères):
    En tête de liste, un vétéran de la politique Newt Gingrich, qui n’a pas vraiment de casseroles au cul. Derrière lui sur la liste vient Bob Corker, sénateur du Tennessee sur toile de fond de construction/BTP (contrats de politique de « grands travaux » envisagés par Trump ?…). Supporteur du traité de limitation des armes nucléaires, contre la régulation sur la détention d’armes et soutient les guerres en Irak et Afghanistan.
    3ème sur la liste, là çà craint un max: John Bolton
    nouveau con, membre du think tank PNAC (qui avait pondu le rapport mentionnant un nouveau Pearl Harbor pour faire passer la pilule N.O.M) et du Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA), ex membre du cabinet de Deubeuliou Bush, architecte du mensonge des armes de destruction massive en Irak et sur la liste de War Criminals Watch, a échappé à une arrestation citoyenne en GB en 2008.
    Il est celui que la clique nouveau cons poussera à ce poste.
  • Secretary of Treasury (ministre des finances): Steve Mnuchin, Yale, ex-Goldman-Sachs a travaillé pour George Soros…
  • Secretary of Commerce (ministre du commerce): Lew Eisenberg, fnancier, ex-Golman-Sachs…
  • Secretary of Defense (ministre de la défense): ex-General Mike Flynn, ex-directeur du renseignement militaire (DIA), qui affirma il y a quelques mois lors d’un entretien presse qui avait fait beaucoup de bruit que les USA avaient créé l’EIIL/Daesh et en entraînaient les cadres.

A suivre donc, mais des nouveaux cons et des sbires des suspects habituels de Goldman Sachs sont déjà en position… En d’autres termes, le renard est-il déjà dans le poulailler ?

La classe laborieuse a gagné les élections

L’élection présidentielle américaine est historique parce que le peuple américain a été capable de battre les oligarques. Hillary Clinton, agent de l’oligarchie, a été battue malgré la campagne médiatique vicieuse qui fut menée contre Donald Trump. Ceci montre que les médias et l’establishment politique des partis politiques n’ont plus aucune crédibilité au sein du peuple américain.

Nous verrons si Trump pourra sélectionner et nommer un gouvernement qui le servira dans ses buts de restaurer les emplois pour les Américains et de réétablir des relations amicales et respectueuses avec la Russie, la Chine, la Syrie et l’Iran.

Nous verrons également comment l’oligarchie va répondre à la victoire de Trump. Wall Street et la Réserve Fédérale peuvent provoquer une grave crise économique afin de mettre Trump sur la défensive et ils pourront utiliser cette crise pour forcer Trump à nommer quelqu’un des leurs comme secrétaire au trésor (NdT: ministre des finances). Des agents parias de la CIA et du Pentagone peuvent provoquer une attaque faux-drapeau qui ferait capoter les relations avec la Russie. Trump pourrait bien faire une erreur et maintenir des néoconservateurs au sein de son gouvernement.

Au moins avec Trump, il y a quand même un espoir. A moins qu’il ne soit obtrué par le mauvais jugement dans ses nominations et par les obstacles qui seront mis sur son chemin, nous devrions nous attendre à la fin du conflit avec la Russie orchestré par Washington, le retrait des missiles de la frontière russe en Pologne et en Roumanie, la fin du conflit en Ukraine et la fin des efforts de Washington pour renverser le gouvernement syrien. Mais de telles réalisations impliquent la défaite de l’oligarchie américaine. Bien que Trump ait battu Hillary, l’oligarchie existe toujours et elle est toujours extrêmement puissante.

Trump a dit qu’il ne voyait plus aucune nécessité pour l’OTAN quelques 25 ans après la chute de l’URSS. S’il maintient cette vision, cela veut dire gros changement politique à venir pour les vassaux de Washington dans l’UE. L’hostilité actuelle envers la Russie menée par l’UE et les officiels de l’OTAN devra cesser. La chancelière allemand Merkel devra changer de politique ou être remplacée. Le SG de l’OTAN Jens Stoltenberg devra être viré.

Nous ne savons pas encore qui Trump va sélectionner pour servir dans son gouvernement. Il est plus que probable que Trump ne soit pas très familier avec les différentes possibilités et leurs positions sur ces affaires. Ceci va vraiment dépendre de qui le conseille et quels types de conseils lui sont prodigués. Une fois son gouvernement dévoilé, alors nous saurons si nous pouvons espérer que ces projets de changements se réalisent.

Si l’oligarchie se trouve dans l’incapacité de contrôler Trump et s’il réussit à museler le pouvoir et le budget du complexe militaro-industriel et s’il parvient à rendre le secteur financier politiquement responsable, alors Trump pourra être assassiné.

Trump a dit qu’il ferait mettre Hillary en prison. Il devra d’abord la traduire devant la justice pour trahison et crimes de guerre avec toute la clique de néoconservateurs. Ceci nettoierait le pont du navire pour la paix avec les deux autres puissances nucléaires majeures sur lesquelles les néoconservateurs veulent posséder une hégémonie. Bien que les néoconservateurs auraient toujours des contacts au sein de l’état profond caché, il serait néanmoins beaucoup plus difficile pour cette vermine d’organiser des faux-drapeaux ou un assassinat. Des éléments incontrôlés du complexe militaro-industriel pourrait bien mener un assassinat, mais sans les néocons au gouvernemernt pour couvrir leur méfait, ce sera bien plus difficile.

Trump a bien plus de compréhension et de vision que ses opposants ne le réalisent. Pour un homme comme Trump, risquer de se faire tant d’ennemis puissants et de risquer sa richesse et sa réputation, il devait savoir que le mécontentement du peuple avec sa classe dirigeante voulait dire qu’il pouvait être élu président.

Nous ne saurons pas à quoi nous attendre tant que nous n’aurons pas vu qui seront ses ministres et secrétaires d’état. Si c’est la clique habituelle, alors nous saurons que Trump a été capturé.

Un résultat heureux et qui durera de cette élection est le discrédit total des médias américains. Ils avaient prédit une victoire très facile pour Hillary Clinton et même un contrôle du sénat par les démocrates. Plus important encore que la perte d’influence et de crédibilité des médias et malgré une vicieuse campagne anti-Trump pendant les primaires des présidentielles, les médias n’ont eu absolument aucun effet en dehors des côtes Nord-Est et Ouest, les bastions usuels du 1%. Le reste du pays a totalement ignoré les médias.

Je ne pensais pas que l’oligarchie aurait permis à Trump de l’emporter. Mais il semblerait que les oligarques furent trompés par la propagande de leurs propres médias. Assurés qu’ils étaient d’une victoire facile d’Hillary, ils n’étaient pas du tout préparés à mettre en pratique des plans pour voler les élections.

Hillary est battue et hors circuit, mais pas les oligarques. Si on conseille à Trump d’être conciliant, de tendre la main et de prendre l’establishment usuel dans son gouvernement, alors le peuple américain sera une nouvelle fois déçu. Dans un pays où les institutions ont été tant corrompues par l’oligarchie, il y est très difficile de parvenir à un véritable changement sans effusion de sang.

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/11/09/the-working-class-won-the-election-paul-craig-roberts/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 
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Publié par le 15 novembre 2016 dans général, International, Politique

 

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Paul craig roberts – Les progressistes préfèrent la guerre nucléaire aux Blancs pauvres

La préférence de l’électorat étasunien envers Donald Trump et Bernie Sanders, a mis deux faits en évidence. L’un est que la majorité des Étasuniens ne mordent pas à l’hameçon des médias. L’autre est que seuls les « progressistes » et les « libéraux », qui habitent sur les côtes nord-est de l’Atlantique et occidentales du Pacifique, font confiance à la pressetituée.

    L’élection de Trump à la présidence a confirmé la profonde conviction de ces gens imbus de leur personne, que les USA sont un pays de pauvres Blancs racistes. Aujourd’hui, ils nous l’ont répété toute la journée.

 

    De ces gens et de la pressetituée, nous entendons dire que la suprématie blanche a élu Trump. C’est leur propagande, dont l’intention est de discréditer l’administration Trump avant son intronisation. Il est bizarre que la suprématie blanche ait déjà élu deux fois un Noir, Obama.

 

    Truthout l’a complètement oublié. John Knefel déclare: « Les David Duke du monde prévalent. »

 

    Kelly Hayes déclare, « La suprématie blanche a élu Donald Trump. »

 

    Selon William Rivers Pitt, « Nous avons choisi un fasciste que Mussolini reconnaîtrait à vue. »

 

    Hillary n’a remporté qu’une poignée d’États, États qui sont les lieux favoris des Un Pour Cent. Malgré cela, Amy Goodman de Democracy Now voit maintenant du sens dans ce que dit l’écrivain politique John Nichols, selon qui, comme Hillary a remporté New York et la Californie, elle a gagné le vote populaire et devrait être à la Maison Blanche. Je me souviens, il y a quelques jours, George Soros disait que Trump gagnerait le vote populaire, mais le vote électoral irait à Hillary, en débarrassant ainsi les oligarques de Trump.

 

    Earth Justice promet de tenir Trump responsable. Trump qui prévoit de mettre fin à la menace de guerre nucléaire avec la Russie et la Chine, faisant ainsi plus pour sauver la vie animale et humaine que l’intégralité du Parti démocrate et des organisations environnementales, va être tenu responsable par une organisation qui est en dehors de la politique et est vouée à la préservation des animaux de la destruction.

 

    L’ACLU, dont je suis membre, a aussi mis en demeure le président élu qui a dit qu’il nous sauverait de la guerre nucléaire. Devant une idiotie pareille de l’ACLU, je ne renouvellerai pas mon adhésion.

 

    Les féministes nous racontent que nous sommes « en deuil, effrayés et en état de choc », et qu’« il est essentiel que nous nous soutenions mutuellement. »

 

    Jeremy Ben-Ami de la communauté juive de J Street, nous dit que c’est « une journée incroyablement triste et difficile. Pour les dizaines de millions d’Étasuniens qui partagent un corps de croyances en la tolérance, la décence et la justice sociale, les résultats des élections sont un grave choc. En ce moment éprouvant, nous nous tournons les uns vers les autres pour le confort et la communauté. Au cours de cette élection, J Street a clairement exprimé notre conviction que Donald Trump n’est pas apte à être président des USA. »

 

    Van Jones, commentateur de CNN, a dit que l’élection de Trump est un cauchemar, « un moment profondément douloureux », « une violente réaction des Blancs » contre les minorités. Alors qu’il se lamentait du chagrin infligé à la pauvre petite pressetituée, Van Jones n’a pas craint d’insulter l’électorat et le nouveau président élu. Après tout, Van Jones considère cela comme sa prérogative raciste.

 

    Comme ça, la clique d’imbus d’eux-mêmes préfère Hillary, en dépit de son attitude non équivoque poussant à maximiser le conflit avec la Russie et la Chine, déclencher un conflit militaire direct entre les USA et la Russie en imposant une zone d’exclusion aérienne en Syrie, attaquer l’Iran et les autres cibles d’Israël, enrichir davantage ses manipulateurs de Wall Street en privatisant la sécurité sociale, et empêcher toute contestation de la classe des gens humbles envers ses manières tyranniques. Si William Rivers Pitt considère que Trump est un fasciste mussolinien, c’est que Trump est trop modéré pour lui. Pitt préfère Hillary, un Hitler puissance trois.

 

    Les progressistes se sont totalement discrédités, tout comme la pressetituée. Leur besoin de croque-mitaine pour nourrir leur hystérie révèle un sérieux trouble psychologique. En fait, ils préfèrent le risque d’Armageddon à la paix entre puissances nucléaires. Comme leurs 501(c)3s [*] vivent aux crochets des contributions de grands groupes, ils préfèrent les bénéfices des multinationales aux emplois des gens ordinaires.


[* NdT :
501(c)3s est la sous-section de l’Internal Revenue Code régissant le statut des organismes sans but lucratif, voués exclusivement à des fins religieuses, de bienfaisance, scientifiques, éducatives etc. Les organisations classées 501(c)3s sont exonérées de l’impôt fédéral et, dans la plupart des cas, les cotisations et les dons qui leur sont versés sont aussi exonérés d’impôt… Paul Craig Roberts parle donc des fameuses fondations des zélites.]

 

    Ce sont ces gens qui se considèrent nos guides, et les meilleurs.

 

    Si seulement Trump pouvait en exiler une charretée. Ils sont anti-étasuniens jusqu’au trognon.

www.paulcraigroberts.org/2016/11/09/progressives-prefer-nuclear-war-to-white-trash-americans-paul-craig-roberts/

Traduction Petrus Lombard

 
 

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Dr Paul Craig Roberts : «En coopérant avec Washington sur la Syrie, la Russie est entrée dans un piège »

Il y a un mois , j’ai écrit une colonne , « Celui qui hésite est perdu-Et la Russie a hésité. » Les conséquences de cette hésitation sont maintenant évidentes :

1. Un rapport des Nations Unies orchestré par Washington a accusé la Syrie et la Russie de crimes de guerre à Alep. Selon ce rapport ,  » les frappes aériennes aveugles à travers la partie orientale de la ville par les forces gouvernementales et leurs alliés [notamment la Russie] sont responsables de la grande majorité des pertes civiles. Ces violations constituent des crimes de guerre. Et si , elles sont sciemment commises dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique dirigée contre les civils, elles constituent « des crimes contre l’ humanité ».

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a voté pour démarrer une enquête «indépendante». Le but de l’enquête est de mettre en accusation la Russie et Poutine commeé étant des criminels de guerre et de « traduire en justice les responsables de ces abus présumés. En outre, « la situation devrait être renvoyé d’urgence à la Cour pénale internationale. Toute partie de ce conflit doit savoir qu’ils seront tenus pour responsables des crimes internationaux qu’ils commettent -. Tous, sans protection sélective ou discrimination  »  Gardez à l’esprit que Washington fournit la plus grande part du budget de l’ONU, et l’ONU niera que c’est Washington qui a envoyé ISIS à Alep.

De toute évidence, ni Washington, ni l’ONU ne seront en mesure d’envoyer Poutine à la Cour pénale internationale, mais une accusation de crime de guerre peut servir l’objectif de Washington, en empechant Poutine de voyager à l’étranger et en anéantissant ses efforts diplomatiques. Le but de cet exercice orchestré est sa valeur de propagande. Une des nombreuses préoccupations de Washington est que certains pays d’Europe orientale, alarmés par le conflit que Washington développe avec la Russie, menacent l’OTAN d’une déclaration de non-participation. Si la Russie a la marque d’un criminel de guerre, il deviendra encore plus difficile pour les pays qui ont sottement et inconsidérément adhéré à l’OTAN de se dégager des conséquences.

2. Washington a réussi à amener au pouvoir le parti d’extrême droite Law and Justice en Pologne ,. Ces agents de Washington ont rouvert la question de la mort du président Kaczynski dans un accident d’avion , avec des réclamations sauvages expliquant que l’accident était une attaque terroriste Russe visant à priver la Pologne de sa direction politique. 

En dépit des preuves massives et convaincante du contraire, les revendications du Law and Justice Party trouveront traction grâce au portrait effrayant de la Russie peinte par la campagne de diabolisation ménée par Washington. Le résultat escompté est de noircir davantage, et d’isoler la Russie et son gouvernement.

3. En tant que porte-parole oint par les bellicistes néoconservateurs, Hillary veut que Washington fasse respecter une zone d’exclusion aérienne en Syrie. Une zone d’exclusion aérienne nécessiterait que Washington tente d’empêcher les frappes aériennes syriennes et russes contre les positions d’ISIS. Il semble assez clair que la Syrie et la Russie n’accepteraient pas toute tentative de nier à la Syrie la possibilité d’utilisation de son propre espace aérien dans ce conflit contre les forces envoyées par Washington pour renverser le gouvernement syrien, comme cela est arrivé à Kadhafi en Libye. À moins que la Russie et la Syrie se rendent, la zone d »exclusion de vol d’Hillary se traduirait par un conflit militaire entre la Russie et les Etats-Unis.

Pour faire avancer la proposition de zone d’exclusion aérienne, la ruse  de l’ «utilisation d’armes chimiques » a été ressuscitée. Des Rapports « fabriqués » apparaissent disant que la force aérienne syrienne est coupable de larguer des armes chimiques sur la population syrienne. Le 22 Octobre, l’ Indian Express a rapporté que le 21 Octobre le Mécanisme Onusien d’enquête conjoint a informé le Conseil de sécurité des Nations Unies que l’attaque chimique sur Qmenas « a été causée par un hélicoptère des Forces arabes syriennes armées avec un dispositif à haute altitude qui a frappé le sol et libéré une substance toxique, qui a touché la population. « le rapport a conclu que trois des attaques chimiques étudiées ont été lancées par la Syrie, et un par l’État islamique.

Le fait que les Russes ont résolu la question des armes chimiques en 2014, un an avant l’attaque présumée sur Qmenas, par la prise de possession des armes et en les retirant de Syrie signifie que le rapport a peu de crédibilité. A aucun moment au cours de 15 ans d’attaque de Washington contre des pays musulmans les faits n’ont joué un rôle, et certainement pas dans la diabolisation de la Russie par Washington.

4. Diana Johnstone a conclu que Hillary espere un changement de régime en Russie et utilisera la présidence à cette fin.

Il est impossible d’imaginer un but plus téméraire et irresponsable. De nombreux membres du gouvernement russe ont déclaré que la provocation et la diabolisation de la Russie par Washington a fait chuté la confiance entre les puissances nucléaires proche de zéro, et que la Russie ne menera jamais à nouveau une guerre sur son propre territoire …

Paul Craig Roberts – resistanceauthentique
 
 

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Paul Craig Roberts – Les élections truquées sont une tradition étasunienne

Les élections truquées sont une tradition étasunienne

 Les Étasuniens ont-ils une mémoire ? Je me le demande parfois.

C’est un fait évident que les Un Pour Cent oligarchiques ont oint Hillary en dépit des innombrables problèmes l’empêchant d’être présidente des USA. Il existe des rapports disant que son personnel s’installe déjà dans les bureaux de la Maison Blanche. Cette grande assurance avant le vote, suggère qu’il va être forcé.

Le sujet actuellement à la mode contre Trump, c’est sa déclaration disant qu’il pourrait ne pas accepter les résultats des élections s’ils ont l’air d’avoir été truqués. La pressetitutée lui a aussitôt passé un savon pour « discrédit de la démocratie étasunienne » et « abandon de la tradition étasunienne par refus de la volonté du peuple ».

Quelle bêtise ! Les élections volées sont la tradition étasunienne. Les élections sont volées à chaque niveau : étatique, local et fédéral. Le vol de Richard J. Daley, le maire de Chicago, et ainsi, du vote de l’Illinois pour John F. Kennedy, est légendaire. Le vol d’Al Gore à l’élection présidentielle de l’année 2000, par la Cour suprême républicaine des USA, qui a fait obstacle au recompte des votes en Floride, est un autre exemple légendaire. Les écarts entre les sondages de votants à chaud et le décompte des voix des machines de vote électroniques secrètement programmées, qui ne fournissent pas de trace papier, sont également légendaires.

Mais quel est le problème au sujet des soupçons de fraudes électorales de Trump ?

Le mouvement pour les droits civiques des Noirs se bat contre le truquage des votes depuis des lustres. Il existe plusieurs façons de truquer les votes. Les Noirs ne parviennent tout simplement pas à se faire inscrire pour voter. S’ils arrivent à se faire inscrire, leurs quartiers manquent de bureaux de vote. Etc. Après des décennies de lutte, il est impossible qu’il y ait des Noirs ne sachant pas la difficulté qu’ils ont à voter. Pourtant, sur la chaîne pressetitutée de la radio publique nationale, j’ai entendu l’oncle Toms de Hillary dire à quel point il est abominable que Trump dénigre la crédibilité des résultats des élections étasuniennes.

Sur cette même radio, j’ai aussi entendu un animateur insinuer que la Russie avait non seulement piraté les courriels de Hillary, mais les avait aussi modifiés afin de transformer des courriels anodins en documents compromettants.

Sachant pertinemment que l’élection sera volée et que son job consistera à dissimuler le vol, la pressetitutée fait tout pour diaboliser Trump et toute allusion à la fraude électorale.

Ne croyez pas les sondages disant que Hillary a gagné les sessions de questions-réponses ou qu’elle est en tête dans l’élection. Les sondeurs collaborent avec l’establishment. Si les sondeurs pondaient des résultats indésirables, ils n’auraient aucun client. La victoire de Hillary est le résultat désiré.

Les sondages truqués ont pour but de montrer qu’elle fait la course en tête, et ainsi décourager les partisans de Trump de voter [et aussi préparer l’opinion publique du monde entier à ce que Hillary soit la présidente logique des USA, NdT].

Ne votez pas tôt le matin. Les premiers votes montrent aux Un Pour Cent comment s’annonce le vote. Cette information indique aux oligarques comment programmer les machines de vote électroniques, afin d’élire le candidat qu’ils espèrent.

Paul Craig Roberts

Original : www.paulcraigroberts.org/2016/10/21/rigged-elections-are-an-american-tradition-paul-craig-roberts/
Traduction Petrus Lombard

 
 

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Paul Craig Roberts – Nous sommes entrés dans la phase de pillage du capitalisme

Après avoir utilisé avec succès l’UE pour conquérir le peuple grec en transformant l’ « aile gauche » du gouvernement grec en un pion des banques allemandes, l’Allemagne doit maintenant faire face au FMI qui l’empêche de piller la Grèce dans l’oubli général.

Les règles du FMI empêchent l’organisation de prêter aux pays qui ne peuvent pas rembourser le prêt. Le FMI a conclu sur la base de faits et d’analyses que la Grèce ne peut pas rembourser. Par voie de conséquence, le FMI refuse de prêter à la Grèce l’argent destiné à rembourser des banques privées.

La position du FMI est que les créanciers de la Grèce, dont beaucoup ne sont pas des créanciers, mais ont tout simplement acheté de la dette grecque bon marché dans l’espoir de faire des profits, doivent effacer une partie de la dette grecque afin de réduire celle-ci à un montant compatible avec l’état de l’économie grecque.

Les banques ne veulent pas que la Grèce soit en mesure de rembourser sa dette, parce qu’elles ont l’intention d’utiliser l’incapacité de la Grèce à rembourser pour dépouiller le pays de ses actifs et de ses ressources et pour démanteler le filet de sécurité sociale mis en place au cours du 20e siècle. Le néolibéralisme a l’intention de rétablir la féodalité : un petit nombre de seigneurs prédateurs et une multitude de serfs. Les 1% contre les 99%.

Le point de vue de l’Allemagne est que le FMI est censé prêter à la Grèce l’argent nécessaire au remboursement des banques privées allemandes. Ensuite le FMI se fera rembourser en forçant la Grèce à réduire ou supprimer les pensions de vieillesse, à réduire les services publics et l’emploi et à consacrer les recettes ainsi dégagées au remboursement de sa dette.

Étant donné que ces montants seront insuffisants, des mesures d’austérité supplémentaires sont imposées, obligeant la Grèce à vendre ses actifs nationaux – tels que les sociétés publiques d’eau, les ports et les îles grecques protégées – à des investisseurs étrangers, principalement aux banques elles-mêmes ou à leurs principaux clients.

Jusqu’à présent, les soi-disant «créanciers» ont seulement promis à une certaine forme d’allégement de la dette, pas encore décidée, d’ici deux ans. D’ici là, la fraction la plus jeune de la population grecque aura émigré et aura été remplacés par des immigrants fuyant les guerres menées par Washington au Moyen-Orient et en Afrique, ce qui fera exploser le système de protection sociale sous-financé de la Grèce.

En d’autres termes, la Grèce est en train d’être détruite par l’UE qu’elle a intégrée avec autant de confiance que d’imprudence. La même chose se passe au Portugal et est également en cours en Espagne et en Italie. Le même genre de pillage a déjà dévoré l’Irlande et la Lettonie (et un certain nombre de pays d’Amérique latine) et est en cours en Ukraine.

Les titres des journaux actuels stipulant qu’un accord avait été conclu entre le FMI et l’Allemagne sur la réduction de la dette grecque à un niveau supportable sont mensongers. Aucun «créancier» n’a encore accepté d’effacer un seul centime de la dette. Tout ce que le FMI a obtenu des soi-disant «créanciers» est une vague «promesse» de diminution de la dette d’un montant non précisé qui pourrait intervenir dans deux ans.

Les titres des journaux ne sont qu’un tissu d’âneries destiné à fournir un prétexte au FMI pour céder à la pression et violer ses propres règles. Il permet au FMI de dire qu’un effacement (futur et non précisé) de la dette permettra à la Grèce de s’acquitter du reste de sa dette et que, par conséquent, le FMI peut prêter de l’argent à la Grèce pour rembourser les banques privées.

En d’autres termes, le FMI est devenu une autre institution occidentale sans loi dont la charte ne signifie rien de plus que la Constitution des États-Unis ou que la parole du gouvernement américain à Washington.

Les médias persistent à appeler le pillage de la Grèce un «plan de sauvetage».

Appeler «plan de sauvetage» le pillage d’un pays et de son peuple est proprement orwellien. Le lavage de cerveau est un tel succès que même les médias et les politiciens de la Grèce livrée au pillage appellent «plan de sauvetage» l’impérialisme financier auquel est soumis leur propre pays.

Partout dans le monde occidental un grand nombre de mesures, prises à la fois au niveau des entreprises qu’au niveau du gouvernement, ont abouti à la stagnation de la croissance du revenu. Afin de continuer à afficher des bénéfices, les méga-banques et les multinationales se sont lancées dans le pillage. Les systèmes de sécurité sociale et les services publics – et aux États-Unis, même le système de sécurité des transports aériens – sont devenues des cibles pour la privatisation. Et l’endettement décrit si précisément par John Perkins dans son livreLes Confessions d’un assassin financier est mis en place pour préparer le pillage pays entiers.

Nous sommes entrés dans la phase de pillage du capitalisme. La dévastation en sera le résultat.

Source : http://www.paulcraigroberts.org/2016/05/25/we-have-entered-the-looting-stage-of-capitalism-paul-craig-roberts/

 
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Publié par le 7 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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Paul Craig Roberts : La Russie va t’elle se rendre ?

La Syrie, tête de pont russe au Proche-Orient. Par Thierry Meyssan – Article connexe: « Simulacre de paix » (Thierry Meyssan)

La nouvelle guerre pour remodeler le monde est bel et bien commencée. L’initiative stratégique appartient à la Russie et à la Chine, désireuses d’en découdre avec le monopole américain – que ce soit au Proche-Orient ou ailleurs. L’endiguement opéré par l’OTAN en Europe est largement dépassé par les initiatives de la marine nationale russe se familiarisant avec l’espace stratégique de la Méditerranée. Les porte-avions américains et les flottes des pays occidentaux sont presque poliment délogés par les flottes de Moscou et de Pékin. Car les Chinois construisent leur propre base aéronavale à promixité de la base russe de Tartous. Compte tenu du fait que la Turquie ne se comporte plus de façon agressive à l’égard de la Russie, Moscou a obtenu la domination en mer Noire tournée presqu’en lac russe (selon l’humour amer des analystes de l’OTAN). Et maintenant les marins russes balaient devant le Bosphore en créant une zone de sûreté couvrant l’archipel grec et le pourtour de la côte syrienne. 

Voici Paul Craig Roberts :

L’effort sincère et diligent du gouvernement russe afin d’empêcher le chaos en Syrie et son afflux inhérent massif de réfugiés vers l’Europe, tout en évitant le conflit avec Washington et ses vassaux, vient de se terminer avec l’attaque intentionnelle des Etats-Unis sur une position connue de tous de l’Armée Arabe Syrienne, torpillant du même coup l’accord de cesser-le-feu pour lequel la Russie à tant sacrifier pour le faire intervenir.

La réponse à ce fait établi par l’ambassadrice du régime Obama à l’ONU, Samantha Power, révèle que Washington est préparé à mentir jusqu’au bout comme un arracheur de dents afin de préserver coûte que coûte son agenda de chaos programmé pour la syrie, comme ce fut fait en Irak et en Libye. Seul Washington est responsable de la guerre en Syrie. Lorsque le parlement britannique et le gouvernement russe bloquèrent l’invasion américaine programmée de la Syrie pour renverser le gouvernement, le régime Obama a développé et financé (fait financer) des groupes “djihadistes” mercenaires prétendant être des “rebelles” syriens luttant pour la démocratie en Syrie. Samantha Power a mis l’histoire queue par dessus tête quand elle a blâmé la guerre sur l’intervention russe en Syrie, intervention faite à l’invitation expresse du gouvernement syrien pour l’aider à lutter contre les djihadistes de l’EIIL que Washington avait envoyés pour déstabiliser Damas. Ce que Samantha veut dire est que si la Russie n’était pas venue à la rescousse de la Syrie, Washington et l’EIIL auraient déjà détruit la Syrie et il n’y aurait pas de guerre.

http://www.informationclearinghouse.info/article45501.htm

L’ambassadeur russe à l’ONU Vitaly Tchourkine a dit que dans sa longue carrière de 40 ans en tant que diplomate, il n’avait jamais vu une performance si haut la main et démagogique que celle de Samantha Power. En cela, Tchourkine semblait vouloir indiquer qu’une telle réponse si irréaliste et tordue à des faits pourtant si bien connus, délivrée par Samantha le laisse sans espoir de solution diplomatique.

http://www.informationclearinghouse.info/article45502.htm

Si le gouvernement russe est finalement arrivé à la conclusion que Washington est déterminé à détruire la stabilité politique en Syrie et de la remplacer par le chaos, cela a pris très longtemps.

Le gouvernement russe a soigneusement évité cette conclusion, parce qu’une fois que la diplomatie est reconnue comme sans effet aucun, alors la force se confronte à la force. Dans le contexte actuel, ceci veut dire une guerre thermo-nucléaire et la fin de toute vie sur Terre.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement russe a diplomatiquement répliqué aux provocations coercitives de Washington, offrant une coopération en lieu et place d’un conflit. Mais Washington veut le conflit quoi qu’il en soit. Les Russes ont prétendu que Washington avait un intérêt commun avec la Russie à combattre le terrorisme, mais celui-ci est l’outil de déstabilisation de Washington contre la Syrie, puis l’Iran et ensuite les provinces musulmanes de la Fédération de Russie et de la Chine.

Washington veut l’hégémonie et non pas la coopération. Maintenant que Samantha Power a si bien clarifié que le gouvernement russe ne peut plus prétendre autre chose, que va faire la Russie (et la Chine) ?

Si la Russie et la Chine ne sont pas préparées à la guerre que leur apporte Washington, vont-elles se rétracter et battre en retraite face à l’agression et sacrifier la Syrie, les provinces séparatistes de l’Ukraine et les multiples îles du Pacifique disputées tandis qu’elles se renforcent ? Ou vont-elles décider de briser l’alliance de l’OTAN en rendant le coût du conflit si transparent aux vassaux européens de Washington ? Il est très clair que l’Europe n’a absolument rien à gagner de l’agression américaine contre la Russie et la Chine.

La russie est-elle incapable de faire quoi que ce soit maintenant que la diplomatie est dans un cul-de-sac avéré ?

Peut-être que ceci est la question déterminante. Aussi loin que puisse le dire quelqu’un qui n’est pas membre du gouvernement russe, la Russie n’est pas complètement en contrôle de sa destinée. Des éléments du gouvernement russe connus sous le vocable “d’intégrationnistes atlantistes” croient que ce qui est le plus important pour la Russie, c’est de faire partie de l’Occident et de s’intégrer dans le système occidental que d’être un pays souverain. Ils argumentent que si des pays comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France ont pu profiter d’être les vassaux des Etats-Unis, alors la Russie peut en faire autant.

Ces Atlantistes affirment que la capacitié stratégique nucléaire de la Russie ainsi que sa masse géographique veulent dire qu’elle peut maintenir une certaine souveraineté et ne se soumettre que partiellement en tant que vassale. Un problème demeure avec cette prise de position: cela assume que les néo-conservateurs se satisfassent d’une hégémonie partielle et incomplète et ne capitaliseraient pas sur la position plus faible russe afin de parvenir à l’hégémonie parfaite.

Le gouvernement russe a toujours probablement espoir qu’au moins quelques gouvernements européens vont reconnaître leur responsabilité et éviter la guerre en sortant de l’OTAN, retirant ainsi le tapis de la couverture politique de sous les pieds de Washington. Mais comme un très haut-fonctionnaire du gouvernement américain me l’avait confié aussi loin que dans les années 1970: “Ils sont en notre pouvoir, ils nous appartiennent.”

Très peu d’espoir peut-être trouvé au sein des médias européens. Udo Ulfkotte, un ancien rédacteur en chef du Frankfurter Allgemeine Zeitung, a publié un livre dans lequel il montre que la plupart des journalistes européens d’importance émargeaient à la CIA.

http://www.zerohedge.com/news/2016-03-28/top-german-journalist-admits-mainstream-media-completely-fake-we-all-lie-cia

Avec des politiciens et des médias totalement vendus et achetés, d’où pourrait bien provenir un leadership européen ?

Les Européens sont devenus tout à fait accoutumés à leur rôle de vassaux sous-contractants. Comme aucun politicien ou rédacteur en chef de journal européens ne peuvent assumer qu’un acte de rébellion aurait du succès, ils ont bien plus de chance de profiter de leur vie enrichie des cadeaux américains que de prendre un risque pour l’humanité.

Une plus vaste question demeure de savoir si les systèmes socio-économico-politiques survivant peuvent agir pour le bien de l’humanité. Il n’est pas du tout clair que les civilisations capitalistes soient capables d’être humaines, parce que leur valeur est exclusivement fondée sur l’argent., ce qui rend la veulerie, la soif de pouvoir, facteurs tous-puissants. Il est possible que la malfaisance et l’incompétence humaines aient détruit non seulement l’environnement de la planète mais aussi les systèmes sociaux humains. Le mondialisme n’est en aucun cas un système de coopération ; c’est le système, le schéma de domination absolue américaine pour Washington.

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Paul Craig Roberts – La Russie et ses « partenaires » de l’Ouest

La Russie et ses « partenaires » de l’Ouest

Le gouvernement russe s’acharne encore et encore à refaire la même chose, et espère obtenir des résultats différents. Le gouvernement russe continue de passer des accords avec Washington, et Washington les trahit toujours.

Le tout dernier exploit de ce qu’Einstein qualifiait de folie, est le dernier accord de cessez-le feu en Syrie. Washington l’a rompu en envoyant l’US Air Force bombarder une position des troupes syriennes. Ils ont ainsi tué 62 [au moins 100, au moment où je traduis, NdT] soldats syriens, en ont blessé 100, et ont ouvert la voie permettant à ISIS de reprendre son attaque.

La Russie a pris au dépourvu Washington en septembre 2015, quand les forces aériennes russes envoyées bombarder les positions d’ISIS en Syrie, ont ainsi permis à l’armée arabe syrienne de reprendre l’initiative. La Russie avait guerre gagnée contre ISIS, mais elle s’est repliée de façon inattendue, avant que le travail ne soit achevé. Cela a permis aux USA ou à ses agents, de réapprovisionner l’ISIS pour qu’il reparte à l’attaque.

Comme ça, les Russes ont dû revenir en Syrie. Dans l’intervalle, Washington s’était lui-même immiscé là-bas. Les attaques aériennes russes contre ISIS sont désormais plus compliquées, bien qu’elles se passent dans les cieux syriens. Les Russes informent Washington de leurs plans d’attaque contre ISIS, et Washington prévient ISIS et peut-être la Turquie, qui a abattu un avion russe. Malgré cela, l’armée arabe syrienne a gagné du terrain.

Mais à chaque fois, la victoire a été contrariée par des « pourparlers de paix » ou un « cessez-le-feu », mis à profit par les USA pour renforcer et regrouper les forces terroristes. De ce fait, la guerre que la Russie et la Syrie auraient déjà dû gagner se poursuit, et avec une nouvelle donne. À présent, Washington a attaqué de front l’armée arabe syrienne.

L’US Army dit qu’elle pensait bombarder ISIS. Réfléchissez à cela une minute. Les USA prétendent être une superpuissance militaire. Ils épient le monde entier, même les courriels personnels et les appels sur téléphone cellulaire de leurs vassaux européens. Or, en quelque sorte, tous ces moyens d’espionnage n’ont pas permis de faire la différence entre une position connue de l’armée arabe syrienne et ISIS. Si nous pensons cela, nous devons conclure que les USA sont incompétents sur le plan militaire.

Voici ce qui s’est passé : Avant le dernier « cessez-le-feu », les Russes pouvaient attaquer les djihadistes soutenus par les USA, mais les USA ne pouvaient pas attaquer ouvertement les forces syriennes, ils laissaient cela à leurs mandataires djihadistes. Les USA ont profité du « cessez-le-feu » pour créer un précédent, ils ont attaqué directement l’armée arabe syrienne.

Les Russes, qui avaient presque la guerre a gagné, ont eu l’attention détournée par des « pourparlers de paix » et des « cessez-le-feu » dont Washington a profité pour s’impliquer directement dans le conflit.

Il est mystérieux que le gouvernement russe estime avoir un intérêt commun avec Washington dans ce qui sortira de la guerre en Syrie. L’intérêt de Washington est d’éliminer Assad et de plonger la Syrie dans le chaos qui règne en Libye et en Irak. L’intérêt de la Russie est de stabiliser la Syrie, d’en faire un rempart contre la propagation du djihadisme. Il est extraordinaire que le gouvernement russe soit si mal informé qu’il pense avoir un intérêt commun avec Washington dans la lutte contre le terrorisme, alors que le terrorisme est l’arme dont se sert Washington pour déstabiliser le Moyen-Orient.

Comment les Russes peuvent-ils avoir la mémoire si courte. Washington avait promis à Gorbatchev que s’il permettait la réunification de l’Allemagne, l’OTAN ne bougerait pas d’un pouce vers l’Est. Le régime Clinton a pourtant placé l’OTAN à la frontière de la Russie.

Le régime George W. Bush a violé le Traité ABM en s’en retirant, et le régime Obama a installé des bases de missiles à la frontière de la Russie.

Les néocons se sont désengagés de ne pas utiliser en premier les armes nucléaires et les ont élevées au rang de première frappe préventive dans la doctrine de guerre US.

Le régime Obama a renversé le gouvernement ukrainien et installé un gouvernement fantoche US dans une ancienne partie constitutive de la Russie. Ce gouvernement fantoche a lancé une guerre contre les populations russes d’Ukraine, ce qui a suscité des mouvements de séparatistes que Washington a fait passer pour l’« invasion et l’annexion russes ».

Néanmoins, le gouvernement russe pense que Washington est un « partenaire » avec qui il partage des intérêts communs.

Allez comprendre.

Paul Craig Roberts

Ancien Secrétaire Adjoint au Trésor attaché à la politique économique, Paul Craig Roberts a aussi été rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week, Scripps Howard News Service et Creators Syndicate. Il a obtenu de nombreuses affectations universitaires.

Original : www.paulcraigroberts.org/2016/09/17/russia-has-no-partners-in-the-west-paul-craig-roberts

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