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On pourrait Réduire l’activité des déchets nucléaires d’un million d’années à 30 minutes, selon le prix Nobel de physique !

Réduire l'activité des déchets nucléaires d'un million d'années à 30 minutes, le prix Nobel de physique y croit
Gérard Mourou, professeur émérite à l’École polytechnique et récompensé du prix Nobel de physique 2018 pour ses traux sur les lasers.
© École polytechnique – J.Barande

 

Incroyable, si cette recherche va au bout, et il semble que c’est bien parti, on peut dire adieu au problème des déchets nucléaires . Vous le croyez ça ?!! Je n’aurais jamais pensé que ça aurait pu être possible un jour , mais ça pourrait l’être d’ici 10 à 15 ans ! C’est certes une excellente nouvelle pour l’humanité, mais sans vouloir gâcher la fête, si ça réglerait le problème des déchets, ça ne réglerait pas celui du nucléaire dans son ensemble . Dans la même veine, des scientifiques russes ont découvert une bactérie qui neutralise les déchets nucléaires . Z 

Et si nous parvenions à réduire la durée de vie des déchets nucléaires d’un million d’années à… 30 minutes ? C’est la promesse incroyable formulée par Gérard Mourou, professeur émérite à l’École polytechnique. Le mardi 2 octobre, il a reçu le prix Nobel de physique 2018 pour ses travaux sur les lasers avec le physicien américain Arthur Ashkin et la chercheuse canadienne Donna Strickland.

Le coup de sabre laser dans la poubelle radioactive serait bienvenu. La gestion des déchets nucléaires est un sujet explosif. Cet automne, en France, un débat public doit ouvrir sur le plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR). En parallèle, le projet Cigéo (Centre industriel de stockage géologique) situé à Bure (Meuse) suscite des débats houleux.

Dans un article édité par Benoît Tonson et publié sur The Conversation (reproduit ci-dessous), Gérard Mourou explique le fonctionnement de la technique qui lui a valu le prestigieux prix Nobel. Le scientifique confie aussi qu’il va travailler avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) pour proposer quelque chose d’ici dix à quinze ans. Ses recherches pourraient également servir dans la chirurgie de l’oeil.

Conversation avec Gérard Mourou, prix Nobel de physique 2018 :

Gérard Mourou, professeur émérite de l’École polytechnique a été récompensé par le prix Nobel de physique 2018. Il partage cette récompense avec la Canadienne Donna Strickland pour avoir conjointement élaboré une méthode de génération d’impulsions optiques ultra-courtes de haute intensité, ainsi qu’avec Arthur Ashkin pour l’invention des pinces optiques et de leurs applications médicales. The Conversation l’a rencontré à l’École polytechnique, le jour de l’annonce du prix.

 

La technique qui m’a valu le Nobel

J’ai obtenu le Nobel pour l’invention d’une technique laser appelée chirped pulse amplification (CPA) : une méthode de génération d’impulsions optiques ultra-courtes de haute intensité. Elle permet d’obtenir des puissances considérables, d’aller dans des domaines de la physique qu’on ne pouvait pas atteindre. Les puissances de laser atteintes aujourd’hui sont de l’ordre de 1021 W/cm2. Elles permettent d’obtenir des pressions, températures et champs électriques extrêmement élevés en laboratoire.

Avant le développement de cette technique, on était gêné car on arrivait à un certain seuil de puissance où on ne pouvait plus amplifier. Le champ électrique laser était tellement élevé que l’on endommageait le matériel optique lui-même.

C’est en 1983, avec mon étudiante Donna Strickland avec qui je partage ce Nobel que nous avons imaginé la CPA.

Notre idée était d’étaler dans le temps les composantes de fréquence et allonger les pulsations de quelques femtosecondes (10-15 secondes) à quelques nanosecondes (10-9). Cela diminue leur intensité et permet de les amplifier sans saturation. Un second système de réseaux recomprime ensuite les pulsations amplifiées. Un énorme gain en intensité est réalisé. C’est comme au karaté : on délivre une puissance très importante dans un temps très, très bref.

Lorsque j’ai soumis cette idée à Donna, en lui demandant de la mettre en œuvre, elle m’a répondu que c’était « facile » et que ça « ne constituait même pas un sujet de thèse ». Je peux lui dire aujourd’hui, qu’elle avait raison ce n’était pas un sujet de thèse, c’était un sujet de prix Nobel !

(Gérard Mourou est professeur émérite à l’École polytechnique. Crédit : École polytechnique – J.Barande)

 

Un laser surpuissant pour la chirurgie de l’oeil

La plus connue des applications, c’est la chirurgie de l’œil : c’est notre invention ! Ce que l’on appelle la chirurgie femtoseconde réfractive de l’œil et de la cornée. L’impulsion est tellement courte que l’on peut faire une ablation alors que la matière n’a pas le temps de suivre, donc rien n’est détruit autour. Le risque d’effet délétère pour le patient est ainsi minimisé et notre technique a permis de corriger la vue de millions de personnes.

Tout est parti d’un accident : au début de l’utilisation de ce laser, un étudiant était en train de monter son expérience, d’aligner le laser. D’un coup « pof », il prend un coup de laser dans l’œil ! On l’amène à l’hôpital et quand l’interne l’a examiné, il s’est exclamé : « incroyable ! Qu’est ce que c’est comme laser ? » L’œil était endommagé, mais là, la blessure était « parfaite ». C’est-à-dire qu’il y avait une tâche, nette, sans débris autour, alors qu’habituellement une lésion provoquée par un laser ressemble à un volcan. On a pensé qu’il y avait là, matière à essayer cette technologie dans le domaine de l’ophtalmologie. Deux ou trois jours après, le médecin m’a téléphoné en me demandant de faire partie de notre équipe, et nous avons travaillé ensemble à l’élaboration de cette technique.

 

Une idée pour les déchets nucléaires

Celle qui me tient particulièrement à cœur est le traitement des déchets radioactifs avec nos techniques lasers. Je m’explique : prenez un noyau atomique : il est composé de protons et de neutrons, si on met un neutron en plus ou si on enlève un, ça change absolument tout. Ce n’est plus le même atome, ses propriétés vont alors totalement changer. La durée de vie de ces déchets est changée fondamentalement : on peut la réduire d’un million d’années à 30 minutes !

On est déjà capable d’irradier avec un laser à grand flux beaucoup de matière d’un seul coup, la technique est donc parfaitement applicable et théoriquement rien ne s’oppose à une utilisation à échelle industrielle. C’est le projet que je suis en train de lancer en collaboration avec le CEA. Nous pensons que d’ici 10 ou 15 ans nous pourrons vous montrer quelque chose.

C’est vraiment ce qui continue à me faire rêver : toutes les applications futures de notre invention. Lorsqu’on travaille, c’est la passion qui nous anime, pas les espoirs de Prix Nobel. C’est notre curiosité qu’il nous faut assouvir. Après mon prix, je vais continuer !The Conversation

Benoît Tonson, Éditeur Science + Technologie, The Conversation

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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Publié par le 10 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Pourquoi on pourrait bientôt se rendre compte que les composants de nos dentifrices nous empoisonnent à petit feu

Pourquoi on pourrait bientôt se rendre compte que les composants de nos dentifrices nous empoisonnent à petit feu

Lisez un peu ce papier : en plus du fluor, déjà présent dans l’eau par exemple, et relativement nocif, voyez tout ce qu’on ingurgite …. Le mieux reste de savoir fabriquer son propre dentifrice . Z .

Atlantico : Nous l’utilisons tous les jours, sans trop nous demander ce que les laboratoires mettent dedans : de quoi notre dentifrice se compose-t-il ?

Stéphane Gayet : Produits pour soins dentaires et buccaux, les dentifrices sont en règle générale assimilés à des cosmétiques. Ils ont pour but de nettoyer et protéger les dents et les gencives. S’il en existe quatre formes galéniques -pâte, gel, poudre et solution-, les pâtes représentent environ 95% des produits consommés, de fait leur rapport coût sur efficacité paraît optimal.

Les deux volets de l’action d’un dentifrice -nettoyage et protection- correspondent aux deux groupes de substances actives qui sont intégrées à leur formulation. Les premières sont des adjuvants de brossage -il est essentiel d’insister sur le fait que la brosse et son maniement sont plus importants que le dentifrice : il s’agit principalement d’agents abrasifs et d’agents détergents et humidifiants. Les secondes sont des substances chimiques destinées à protéger la dent et les différents tissus qui l’enveloppent, c’est-à-dire le parodonte (gencive, ligament, os), afin de prévenir la carie (attaque de l’émail dentaire : rôle prophylactique majeur des fluorures) et les parodontopathies (atteintes parodontales). Nous ne parlerons pas ici des dentifrices thérapeutiques, qui s’apparentent plus à des médicaments et surtout ne sont à utiliser que sur conseil ou prescription d’un dentiste et cela pendant une période assez limitée (ils contiennent, entre autres, des agents anti-infectieux ou des substances anti-inflammatoires).

À ces deux groupes de substances de base d’un dentifrice, il faut ajouter les excipients. S’il s’agit en principe de substances neutres destinées à améliorer la forme et la texture du produit (produits neutres liants, stabilisants et épaississants), il y a aussi des substances actives parmi lesquelles des agents conservateurs à action antimicrobienne dont les parabènes ainsi que la chlorhexidine et le très décrié triclosan, ces deux dernières molécules étant des antiseptiques. Enfin, et ils jouent un rôle dans l’attrait commercial d’un dentifrice, on doit parler des agents colorants, aromatisants et édulcorants. En somme, une pâte dentifrice est un produit composite, hétérogène et visqueux, qui comporte une phase solide en suspension dans une phase liquide et renferme des produits chimiques très variés. Il n’est pas habituel de lire en détail la composition d’un dentifrice, à la différence de celle d’un aliment. Mais cet exercice est instructif : vous y découvrirez une longue liste de produits aux noms pour le moins peu connus et parfois en anglais, sans parler de ceux que le fabricant est en droit de ne pas citer, au motif qu’ils sont considérés comme des excipients, ou parfois des secrets de fabrication. Au total, un dentifrice actuel du commerce comporte très souvent au moins 12 à 15 composants.

Parmi ces composés, certains sont-ils dangereux ?

Nous avons envisagé plus haut un certain nombre de risques liés à la composition du dentifrice, il s’agit à présent de les développer. En réalité, avec les dentifrices d’aujourd’hui, il existe un risque de nocivité pour la plupart des constituants, il faut le souligner. Mais quelle en est la raison ? Les fabricants se sont adaptés aux attentes des consommateurs qui sont de plus en plus pressés et exigeants quant au résultat ; c’est aussi vrai du brossage des dents et il a donc fallu concevoir des dentifrices d’action rapide et efficace, mais cela se solde par des risques accrus.

Les agents abrasifs sont surtout le carbonate de calcium, l’alumine et la silice. Ces deux derniers ont une forte dureté et risquent de provoquer des lésions gingivales et même de l’émail dentaire. Concernant les agents détergents et humidifiants, le lauryl sulfate de sodium (détergent) peut être à l’origine d’une inflammation gingivale et d’aphtes ; le sorbitol (humidifiant) peut occasionner une irritation de la muqueuse gastro-intestinale. Du côté des agents préventifs, si l’apport du fluor (agent anti-carie) est indéniable, un apport excessif peut se montrer dangereux. Les agents anti-plaque dentaire sont avant tout des antimicrobiens, car la matrice de la plaque est microbienne. La chlorhexidine (antiseptique) peut tâcher l’émail et de révéler agressive pour la muqueuse. Le triclosan (antiseptique), parfois incorporé dans du polydiméthylsiloxane (huile de silicone) est très décrié ; en réalité, sa toxicité n’est pas avérée ; mais il peut induire des résistances bactériennes. L’héxétidine (antiseptique faible) peut provoquer une diminution de la sensibilité gustative. Autre substance du même groupe, l’octénidine est elle-aussi responsable d’une coloration tenace. Du côté des agents conservateurs à action antimicrobienne (on peut voir dans ce groupe des agents anti-plaque dentaire), il faut citer les parabènes, également décriés : certains d’entre eux auraient des effets hormonaux délétères et leur rôle le cancer du sein est une hypothèse. Dans le groupe des agents attractifs et de confort, les nanoparticules de dioxyde de titane (produit opacifiant) déterminent dans la plèvre et le péritoine une inflammation similaire à celle due à l’amiante. Les silicones (facteurs d’onctuosité), très utilisés en cosmétologie –particulièrement le diméthicone- s’accumulent à la surface de l’épithélium, d’où un colmatage superficiel, irritant et asphyxiant. Il faut rappeler qu’ils sont des polluants pour l’environnement, car très stables. Cette énumération ne saurait pas bien sûr être exhaustive. Il faut toujours avoir à l’esprit qu’une muqueuse absorbe facilement et rapidement un produit, et qu’on utilise un dentifrice souvent.

La suite ici :  http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-on-pourrait-bientot-se-rendre-compte-que-composants-nos-dentifrices-empoisonnent-petit-feu-stephane-gayet-1973594.html#Otzg1uzgjsoqbpKu.99

 
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Publié par le 29 janvier 2015 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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On Pourrait prédire les séismes en analysant l’eau souterraine ?!

Le dernier séisme en Islande remonte au mardi 26 août 2014. D'une magnitude de 5,7, il est le plus violent dans la région depuis 1996 et a secoué Bárðarbunga, un immense volcan situé sous le plus grand glacier du pays. S'il entrait en éruption, le trafic aérien dans le nord de l'Europe et dans l'Atlantique Nord pourrait être perturbé, comme en 2010, avec l'éruption du massif volcanique Eyjafjöll. © Peter Hartree, Wikimedia Commons, cc by sa 2.0

Le dernier séisme en Islande remonte au mardi 26 août 2014. D’une magnitude de 5,7, il est le plus violent dans la région depuis 1996 et a secoué Bárðarbunga, un immense volcan situé sous le plus grand glacier du pays. S’il entrait en éruption, le trafic aérien dans le nord de l’Europe et dans l’Atlantique Nord pourrait être perturbé, comme en 2010, avec l’éruption du massif volcanique Eyjafjöll. © Peter Hartree, Wikimedia Commons, cc by sa 2.0

Les eaux souterraines qui amorceraient certains changements chimiques pourraient permettre de mieux anticiper les tremblements de terre. En Islande, de telles variations ont pu être constatées quelques semaines avant deux séismes, rapportent des spécialistes.

La chimie des eaux souterraines est une cible prometteuse pour de futures études sur la prévisibilité des tremblements de terre, concluent les auteurs d’une étude parue dans le journal Nature Geoscience. Pour parvenir à ce constat, les auteurs ont puisé et analysé toutes les semaines lesratios d’isotopes stables et les concentrations en éléments dissous des eaux souterraines provenant d’un forage de 100 mètres de profondeur, dans le nord de l’Islande entre 2008 et 2013.

Ils ont constaté qu’après des mois de baisse, les teneurs en hydrogène et en sodium ont fortement augmenté quatre à six mois avant deux séismes d’une magnitude supérieure à 5 qui se produisirent en octobre 2012 et avril 2013, la corrélation entre les variations chimiques et l’occurrence des tremblements de terre étant statistiquement significative. Après les séismes, les concentrations sont revenues à la normale.

Les eaux souterraines, dans la zone de saturation, sont en contact direct avec le sol ou le sous-sol. Il existe des nappes fossiles non renouvelables aux échelles humaines de temps et des aquifères profonds qui ne sont que très lentement réalimentés. © Oussama Zrafi, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0
Les eaux souterraines, dans la zone de saturation, sont en contact direct avec le sol ou le sous-sol. Il existe des nappes fossiles non renouvelables aux échelles humaines de temps et des aquifères profonds qui ne sont que très lentement réalimentés. © Oussama Zrafi, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

Pour prédire des séismes, la méthode reste à confirmer

Les variations chimiques des eaux pourraient avoir été causées par la dilatation de la croûte associée à une accumulation de stress avant chaque tremblement de terre, induisant le mélange de différents composants des eaux souterraines, suggèrent les scientifiques. « Bien que les changements que nous détectons sont spécifiques au site de l’Islande, poursuivent-ils, nous en déduisons que des processus similaires peuvent être actifs ailleurs et que la chimie des eaux souterraines est une cible prometteuse pour de futures études sur la prévisibilité des tremblements de terre. »

Une autre explication est possible. « L’Islande est un énorme volcan et il se pourrait que ce que nous voyons soit causé par le mouvement du magma profond », estime Michael Manga, géologue à l’université de Californie, aux États-Unis. L’activité souterraine de la roche en fusion pourrait ainsi modifier simultanément la chimie des eaux et participer aux tremblements de terre.

http://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/geologie-pourrait-on-predire-seismes-analysant-eau-souterraine-55372/#xtor=AL-26

 
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Publié par le 26 septembre 2014 dans Climat - Environnement, général

 

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Sida : on pourrait en finir avec l’épidémie dans 15 ans !!

En mettant fin à l'épidémie de Sida d'ici à 2030, le monde éviterait 18 millions de nouvelles infections et 11,2 millions de décès liés à cette maladie entre 2013 et 2030. © Sebastian Kaulitzki/shutterstock.com

En mettant fin à l’épidémie de Sida d’ici à 2030, le monde éviterait 18 millions de nouvelles infections et 11,2 millions de décès liés à cette maladie entre 2013 et 2030. © Sebastian Kaulitzki/shutterstock.com

Incroyable news ! Mais au fait , le virus du SIDA n’a toujours pas été isolé !!! On lutte contre un virus imaginaire jusqu’à preuve du contraire : l’immunodéficience elle est bien réelle, mais pourrait etre du à tout autre chose … Revue de presse spéciale été  2013-2014 Z@laresistance

 Le nombre de décès dus au Sida dans le monde a chuté de plus de 30 % en 10 ans, tout comme le nombre de nouvelles infections par le VIH, laissant espérer une extinction de l’épidémie d’ici à 2030, a indiqué mercredi l’Onusida.

« Mettre fin à l’épidémie de Sida est possible », bien que le nombre de personnes vivant avec le virus ait encore légèrement progressé l’an dernier, passant à 35 millions contre 34,6 millions en 2012, a affirmé le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sibidé, en conférence de presse à Genève.

« Si nous accélérons l’ensemble de la mise à niveau en matière de VIH d’ici à 2020, nous serons sur la bonne voie pour mettre fin à l’épidémie d’ici à 2030. Sinon, nous risquons de prolonger le temps qu’il faudra, en ajoutant une décennie voire davantage », a-t-il prévenu. En mettant fin à l’épidémie d’ici à 2030, le monde éviterait 18 millions de nouvelles infections et 11,2 millions de décès liés auSida entre 2013 et 2030. En 2013, le nombre de morts du Sida a reculé à 1,5 million (-11,8 % en un an), la plus forte chute depuis le pic de l’épidémie en 2005, selon le rapport annuel des experts de l’ONU. Et le nombre de nouvelles infections est passé de 2,2 millions en 2012 à 2,1 millions en 2013.

Autre progrès, les ressources financières allouées à la lutte contre cette maladie ne cessent d’augmenter : 19,1 milliards de dollars l’an dernier (14 milliards d’euros), contre 4,6 milliards il y a 10 ans. Mais la bataille est loin d’être achevée, a souligné M. Sibidé, expliquant que « 22 millions de personnes n’ont pas accès à un traitement salvateur ». Jennifer Cohn, de Médecins Sans Frontières, a précisé que 12 millions de personnes y avaient accès dans les pays en développement.

Généraliser le dépistage

En outre, « sur les 35 millions de personnes vivant avec le VIH, 19 millions ne savent pas qu’ils sont VIH-positifs (…) car ils sont marginalisés, criminalisés, discriminés », a déploré M. Sibidé, citant notamment les personnes prostituées et les prisonniers. Or « en Afrique subsaharienne, 90 % des personnes dont le test VIH s’est révélé positif ont ensuite accédé à la thérapie antirétrovirale », a-t-il dit. L’Onusida souhaite donc accélérer les tests de dépistage dans les cinq ans à venir. « C’est ce qu’on a fait en Afrique du Sud et cela a bien marché », a-t-il poursuivi, louant les progrès réalisés par ce pays qui reste toutefois le plus touché par l’épidémie.

Le VIH a déjà tué 25 millions de personnes dans le monde et en contamine encore 34,2 millions dans le monde selon les dernières estimations. Combien mourront encore du Sida avant qu'on ne parle plus de la maladie ?
Le VIH a déjà tué 25 millions de personnes dans le monde et en contamine encore 34,2 millions dans le monde selon les dernières estimations. Combien mourront encore du Sida avant qu’on ne parle plus de la maladie ? © visualcience.ru.en

Homosexualité criminalisée

Outre ce pays, le rapport révèle que 75 % des nouvelles infections en 2013 étaient concentrées dans 15 pays seulement (Afrique du Sud, Brésil, Cameroun, Chine, États-Unis, Russie, Inde, Indonésie, Kenya, Mozambique, Nigeria, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe). Mais cette année-là, les nouvelles contaminations ont été en très grande majorité enregistrées en Afrique subsaharienne, région la plus touchée par le virus, avec 1,5 million de nouvelles infections (dont 210.000 enfants). Un chiffre en baisse de 33 % par rapport à 2005. Au total, dans cette région, 24,7 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2013, dont 2,9 millions d’enfants, et 1,1 million de personnes en sont mortes.

L’Onusida déplore encore le manque d’accès aux préservatifs en Afrique subsaharienne, avec seulement huit préservatifs disponibles par an par personne. Par ailleurs, pour Olumide Femi Makanjuola, à la tête de l’association nigériane de défense des droits de l’Homme Initiative for human rights , la loi qui criminalise l’homosexualité au Nigeria, entérinée en janvier, « a installé un climatde peur ».

« Même quand des services sont disponibles, les gens ont peur de demander de l’aide », de crainte d’être stigmatisés comme homosexuels — qu’ils le soient ou non — et d’être arrêtés, a-t-il dit à l’AFP. En Asie comme en Afrique, les nouvelles infections ont diminué ces dernières années (-6 % entre 2005 et 2013). Mais l’Asie reste fortement touchée avec 4,8 millions de personnes contaminées. En Amérique latine, les nouvelles infections ont baissé de 3 % entre 2005 et 2013. Sur la même période, elles ont en revanche augmenté de 5 % en Europe de l’Est et en Asie Centrale, et de 8 % en Europe occidentale et centrale ainsi qu’en Amérique du Nord.

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-sida-on-pourrait-finir-epidemie-15-ans-54516/

 
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Publié par le 18 juillet 2014 dans général, Santé - nutrition

 

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