RSS

Archives de Tag: Monsanto

Monsanto était informé de la toxicité du Roundup dès 1999 !

Le glyphosphate a été classé comme « cancérogène probable pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en mars 2015.
Le glyphosphate a été classé comme « cancérogène probable pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2015 – Le Roundup est la pierre angulaire du modèle économique de Monsanto. Photo d’illustration R.L./Julio Pelae

Dans le cadre d’une action intentée contre Monsanto, la justice fédérale américaine a déclassifié, jeudi 16 mars, plus de 250 pages de correspondance interne de la firme agrochimique, montrant que cette dernière s’inquiétait sérieusement, dès 1999, du potentiel mutagène du glyphosate, principe actif de son produit phare, le Roundup, et molécule phytosanitaire la plus utilisée au monde.

Dès 1999, la firme, dans des correspondances internes, s’inquiétait du potentiel mutagène du glyphosate. Aux Etats-Unis, plusieurs travailleurs agricoles touchés par un cancer du sang attribuent leur maladie au contact prolongé avec l’herbicide commercialisé par Monsanto.

Dans le cadre d’une action intentée contre Monsanto, la justice fédérale américaine a déclassifié, jeudi, plus de 250 pages de correspondance interne de la firme agrochimique, montrant que cette dernière s’inquiétait sérieusement, dès 1999, du potentiel mutagène du glyphosate, principe actif de son produit phare, le Roundup, et molécule phytosanitaire la plus utilisée au monde.

Or, selon Le Monde, la veille de cette publication, l’Agence européenne des produits chimiques annonçait qu’elle ne considérait le glyphosate ni comme cancérogène ni même mutagène, c’est-à-dire capable d’engendrer des mutations génétiques.

Connivences 

Les précédentes archives déclassifiées dans le cadre de cette affaire ont notamment montré que Monsanto avait bénéficié de connivences au sein de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), chargée aux Etats-Unis d’évaluer la sûreté du glyphosate (Le Monde daté du 17 mars).

Cette fois, les courriels mis au jour racontent une autre histoire. En 1999, les cadres de Monsanto souhaitent faire appel aux services d’une autorité scientifique incontestable pour plaider la cause du glyphosate auprès des régulateurs européens. Tout l’enjeu est de les convaincre que le produit n’est pas génotoxique.

« Prenons un peu de recul et regardons ce que nous voulons vraiment faire, écrit un cadre de l’entreprise à ses collègues. Nous voulons trouver quelqu’un qui est familier du profil génotoxique du glyphosate/Roundup et qui peut avoir une influence sur les régulateurs, ou conduire des opérations de communication scientifique auprès du public, lorsque la question de la génotoxicité

Accusations collectives

Pour Monsanto, l’affaire est cruciale : le Roundup est la pierre angulaire de son modèle économique, fondé sur la vente liée de ce pesticide et des cultures transgéniques capables de le tolérer.

Une action collective a été portée devant un tribunal en Californie : plusieurs centaines de travailleurs agricoles touchés par un lymphome non hodgkinien -un cancer du sang- attribuent leur maladie au contact prolongé avec l’herbicide commercialisé par Monsanto .

Une quarantaine d’ONG européennes ont lancé une initiative citoyenne contre le glyphosate

Une décision européenne devrait intervenir cet été pour déterminer si le pesticide est « cancérogène probable » ou pas.

La saga mouvementée de la ré-homologation du glyphosate dans l’Union européenne (La Commission européenne l’a autorisé à repartir pour 18 mois dans les pays qui le désirent, et a justifié sa décision par le refus des Etats membres de « prendre leur responsabilité » au sujet de la molécule du Roundup) devrait connaître son dénouement dans les prochains mois, après deux années et demie de vives controverses.

 

Étiquettes : , , , ,

« Boycott MONSANTO » : Une liste des marques complices …

Contre la stérilisation des sols agraires et pour la préservation des germes naturels .

Nous listons ci-dessous les marques complices de MONSANTO que nous nous devons donc maintenant de boycotter :

UNILEVER, LIPTON, KNORR, KELLOGS, COCA-COLA, PEPSI, QUAKER, SHWEEPS, BEN&JERRY, MIKO, AMORA, CARTE D’OR, CORNETTO, MAGNUM, MAILLE, FRUIT D’OR, ALSA, VIENETTA, PLANTA FIN, MAÏZENA, PRO-ACTIV, LIPTON, AXE, MONSAVON, DOVE, TIMOTEI, SIGNAL, REXONA, BRUT, WILLIAMS, TONI&GUY, DOVE MEN+CARE, CIF, CAJOLINE, OMO, SKIP, SUN, PERSIL, BUHLER, DOMESTOS

 © Indignés du monde entier

monsanto_companies

(…)

Les alternatives sont nombreuses et plus éthiques !

Source

 

Étiquettes : , , , ,

Monsanto et Eugénisme – Du Glyphosate (round up) retrouvé dans la plupart des vaccins !

L’affirmation sans cesse répétée que les vaccins sont parfaitement sûrs est en train de se désintégrer après que des tests ont montré que de nombreux vaccins pour la petite enfance contiennent du glyphosate chimique cancérogène.

Le glyphosate, l’ingrédient actif de l’herbicide phare Round Up de Monsanto, ainsi que des centaines d’autres herbicides, a été retrouvé dans les vaccins. « Les mamans américaines » ont reçu les résultats préliminaires des recherches effectuées par Microbe Inotech Laboratories Inc. de St Louis, Missouri, qui a montré que :

  • Le vaccinROR/MMR II (Merck) comportait 2.671 parts par milliards (ppb) de glyphosate
  • Le vaccin DTCa Adacel (Sanofi Pasteur) comportait 0,123 ppb de glyphosate
  • Le vaccin Fluvirin (Novartis) contre la grippe 0,331 ppb de glyphosate
  • Le vaccin contre l’hépatite B Engerix-B (Glaxo Smith Kline) 0,325 ppb de glyphosate
  • Le Pneumonoccal Vax Polyvalent Pneumovax 23 (Merck) 0,107 ppb de glyphosate

Le vaccin MMR II (ROR) présentait des taux 25 fois plus élevés que les autres vaccins. Après nos tests, des analyses indépendantes ont confirmé nos chiffres. Les tests ont été effectués en utilisant la méthode ELISA.

Les vaccins contiennent de nombreux ingrédients qui pourraient être génétiquement modifiés (OGM). Plus de 80 % des OGM sont génétiquement modifiés pour résister aux herbicides à base de glyphosate. « L’Environmental Protection Agency » des Etats-Unis (EPA) permet la présence de glyphosate dans 160 aliments non biologiques, ainsi que dans les cultures fourragères. Ces faits nous font nous interroger sur le fait que le glyphosate pourrait non seulement contaminer l’eau, l’urine, le lait maternel, la nourriture, le sol, la bière et le vin, mais aussi les vaccins.

Selon le Dr Stéphanie Seneff du MIT, « le glyphosate pourrait facilement être trouvé dans les vaccins suite au fait que certains virus de vaccins, y compris celui de la rougeole dans le vaccin ROR, ainsi que dans le vaccin contre la grippe sont cultivés sur de la gélatine dérivée de peaux de porcs qui reçoivent une alimentation OGM contenant d’importantes doses de glyphosate. La gélatine provient du collagène qui contient d’importants taux de glycine. Dans l’alimentation du bétail, l’EPA autorise jusqu’à 400 ppm de résidus de glyphosate, soit des taux de milliers de fois plus élevés que ceux qui peuvent causer des dommages, selon de nombreuses études. »

Un scientifique français, expert en matière de glyphosate, Gilles-Eric Séralini a montré au cours de ses recherches que le glyphosate n’est jamais utilisé seul. Il est toujours utilisé avec des adjuvants (coformulants / autres produits chimiques). Il a trouvé que les adjuvants utilisés pour faire le Roundup étaient 1.000 fois plus toxiques. Avec cette méthode, la détection de glyphosate dans les vaccins ferait ressortir la présence  d’autres co-formulants également toxiques.

Les 31 août « Les mamans d’Amérique » ont fait parvenir une lettre à la Food and Drug Administration, au Centre de Contrôle des Maladies, à l’EPA, à l’Institut National de Santé, à la Sénatrice Barbara Boxer du Département de la Santé de Californie, leur demandant de tester en priorité les vaccins pour le glyphosate, de rappeler tous les vaccins contaminés. Les mamans demandent à l’EPA de révoquer la licence pour le glyphosate afin de prévenir toute contamination ultérieure.

«  Cela exige des scientifiques indépendants, sans liens financiers avec Monsanto pour enquêter sur ces constatations. Si les constatations se vérifient, une action réglementaire et législative s’impose dans l’immédiat, a déclaré Robert F.Kennedy, Jr. co-fondateur du Projet Mercury. « Les avocats plaidant contre Monsanto devraient faire tout leur possible pour que le public puisse prendre conscience de cette contamination et de ses effets possibles sur la santé des enfants. […]

Le Dr Toni Bark, fondatrice et directrice médicale du Centre pour la prévention des maladies et co-productrice du film « Bought » (acheté) avait ceci à dire après avoir examiné les résultats des tests : «  Je suis profondément préoccupée par l’injection de glyphosate, un pesticide connu, chez des enfants. Ni le Roundup, ni le glyphosate n’ont été testés pour la sécurité en tant que produit injectable. L’injection est une voie d’entrée très différente de la voie d’absorption orale.  Les toxines injectées, même à doses minimes, peuvent avoir de profonds effets sur les organes et les différents systèmes du corps. En outre, l’injection d’un produit chimique avec un adjuvant ou un virus vivant, peut provoquer des réactions allergiques graves du fait que les vaccins entrainent le système immunitaire à produire des anticorps pour tous les produits inclus dans le vaccin.

Etant donné que le glyphosate est largement utilisé dans les cultures de maïs, de soja, de blé, de coton et autres produits de base, on peut s’attendre à voir apparaitre des allergies alimentaires les plus graves chez les receveurs de vaccins. En outre, des produits chimiques à très faibles doses, peuvent avoir de puissants effets sur la physiologie étant donné qu’ils agissent à peu près comme les hormones en stimulant ou en supprimant des récepteurs physiologiques. »

Source

L’info est totalement confirmée par de nombreuses sources – En outre, le Dr Samsel a envoyé une lettre au sénat du New Hampshire où il donne la permission au sénateur Shaheen de partager ses données de laboratoire sur les vaccins contaminés par le  glyphosate à  » tous les membres du Congrès et du public :

vaccin glyphosate

 

Étiquettes : , , , ,

Mettez-vous Monsanto dans votre vagin ? 85% des tampons et des produits d’hygiène féminine contaminés par l’herbicide cancérigène glyphosate

Herbicide-Tampon-Pad

À la fin des années 1970 et au début des années 1980, plus de 50 femmes américaines ont été tuées par leurs tampons. Bien que la FDA et le secteur de l’hygiène féminine aient déployé des efforts considérables pour tenter de faire oublier cette histoire vraie (en l’appelant une « rumeur »), les tampons fabriqués avec certaines fibres non-naturelles se sont révélées abriter des bactéries mortelles et libérer une quantité suffisante de produits chimiques pour tuer ou blesser plus d’un millier de femmes.

Comme la Organic Consumers Association a publié:

Les pires contrevenants étaient les tampons ultra-absorbants Rely de Procter and Gamble. Selon le livre Soap Opera: The Inside Story of Procter and Gamble, l’entreprise a rejeté les plaintes des consommateurs au sujet des tampons pendant des années. Une note de 1975 de l’entreprise a divulgué que les tampons Rely contenaient des agents cancérigènes connus et que le produit altérait les organismes naturels trouvés dans le vagin. Les tampons Rely ont été retirés des rayons en 1980, mais de nombreuses femmes affirment qu’elles ont hérité d’hystérectomies et de perte de fertilité.

Parmi les femmes soucieuses de leur santé, la toxicité des tampons traditionnels a longtemps été un sujet de préoccupation. « Comme je dis non à l’huile de coton, c’est pour la même raison que je ne suis pas d’accord pour mettre du coton toxique dans mes parties intimes », écrit Meghan Telpner. « Saviez-vous que 38 millions de kilos de pesticides sont pulvérisés sur 5.6 millions d’hectares de coton conventionnel cultivés chaque année aux États-Unis. »

Elle poursuit:

La rayonne/viscose utilisée dans les Tampax est fabriquée à partir de pâte de bois. La dernière fois que j’ai vérifié, il n’y avait pas une telle chose que des arbres de rayonne et les arbres ne se transforment pas comme par magie en rayonne, il faut des centaines de produits chimiques. Le blanchiment au chlore de la pâte de bois est là où se trouve le plus grand danger. Le processus créé des hydrocarbures chlorés, un groupe de produits chimiques dangereux avec des sous-produits qui comprennent les dioxines, certaines des substances les plus toxiques connues. Parties par million mon cul! Il n’y a pas de niveaux de dioxines sûrs, elles sont impossibles à décomposer et ainsi continuent de s’accumuler dans nos tissus.

Maintenant l’herbicide toxique de Monsanto a été retrouvé dans 80% des produits d’hygiène féminine

Avance rapide jusqu’en 2015. Maintenant, le glyphosate, la substance chimique retrouvée dans le « Roundup », l’herbicide de Monsanto utilisé sur les cultures de coton génétiquement modifié, est découvert dans la grande majorité des produits d’hygiène féminine.

L’équipe de recherche de l’Université Nationale de La Plata dirigée par Damian Marin a révélé leurs résultats de recherche le 18 octobre. Notez bien que de telles recherches n’auraient jamais été menées dans une université américaine parce qu’elles ont été infiltrées et achetées parMonsanto. Exemple: Kevin Folta, le professeur discrédité de l’Université de Floride, qui a été pris à recevoir 25 000 $ de Monsanto après avoir publiquement menti qu’il n’avait pas de liens financiers avec la société d’herbicide. Même si Folta a été exposé comme un menteur et un violeur de l’éthique de l’université, l’Université de Floride ne voit rien de mal à ces tromperies. Cliquez ici pour lire la lettre secrète où Monsanto accepte de lui verser 25 000 $.

« Une équipe de scientifiques argentins a trouvé des traces de glyphosate dans 85% des soins personnels et de produits d’hygiène féminins contenant du coton et couramment achetés dans les pharmacies et les supermarchés, » écrit Revolution News.

« L’étude a porté sur un échantillon de produits de pharmacies et de supermarchés dans la région de La Plata, et a analysé des cotons-tiges, de la gaze et des articles pour un usage féminin. Les résultats de tous les produits commerciaux ont détecté 85% glyphosate et 62% de AMPA (métabolite ou dérivé de glyphosate). Près de 100% du coton produit en Argentine est transgénique et le glyphosate est pulvérisé alors que le cocon est ouvert « .

Également signalé par Revolution News:

« Le rapport nous a choqués », a déclaré le Dr Medardo Ávila Vázquez, un participant de la conférence et de Cordoba.

« Nous avons concentré notre attention sur la présence de glyphosate dans les aliments, mais ne pensions pas que les produits que nous utilisons dans tous les hôpitaux et centres de santé dans le pays pour guérir les patients étaient contaminés par un produit cancérigène. Les autorités doivent donner une réponse immédiate à cette situation ».

Le glyphosate est connu pour causer le cancer, mais les propagandistes sont payés pour dissimuler la vérité

Le glyphosate est un produit chimique cancérigène connu. L’Organisation Mondiale de la Santé l’aclassé comme « probablement cancérogène », et beaucoup d’autres études le relient clairement à un processus de perturbation du système endocrinien qui mène au cancer.

L’EPA a conspiré avec Monsanto pendant des décennies pour tromper le public en lui faisant croire que le glyphosate était inoffensif, même après avoir su que la molécule était extrêmement dangereuse.

Forbes.com, nommé « le plus mauvais éditeur de nouvelles de l’Amérique » par EVIL.news, a contribué à la publication de la propagande de Monsanto via des propagandistes professionnels rémunérés par la société tels que Henry Miller et Jon Entine. Tous deux ont été exposés comme des « mercenaires OGM » qui trahissent l’humanité et prônent l’empoisonnement chimique du monde en échange d’argent.

Le glyphosate s’est même révélé favoriser le cancer à des concentrations de parties par milliard, ce qui signifie que même une faible exposition provenant de tampons pourrait conduire à des cancers mortels chez les femmes. (L’industrie des OGM dit que les femmes qui sont préoccupées par les OGM sont « anti-science » et trop stupides pour comprendre la technologie.)

Il est incontestable que le vagin humain absorbe facilement les produits chimiques trouvés dans les tampons. Lorsque ces tampons sont composés de coton OGM – la grande majorité du coton qui est cultivé commercialement – ils contiennent presque toujours du glyphosate que les parois vaginales absorbent et il pénètre dans le sang.

Cela signifie que même au-delà de la contamination par le glyphosate dans les aliments, les femmes doivent maintenant envisager la possibilité qu’elles sont empoisonnées par le glyphosate dans le vagin par l’intermédiaire de coton génétiquement modifié utilisé dans les tampons et autres produits d’hygiène.

Pour toutes les femmes journalistes achetées qui prennent la défense de Monsanto – commeTamar Haspel du Washington Post infiltré par Monsanto – HONTE SUR VOUS pour promouvoir l’industrie chimique auprès des femmes.

Pourquoi vous ne devriez utiliser que des produits d’hygiène féminine biologiques

Le seul moyen sûr d’éviter les OGM dans votre vagin est d’acheter des produits d’hygiène féminine certifiés biologiques à base de coton biologique ou d’autres matières biologiques.

Il est facile pour les consommateurs d’oublier que leurs jeans sont fabriqués à partir de coton OGM saturé de glyphosate… ou que la gaze en coton dans leurs trousses de premiers soins est également constituée de coton OGM et de glyphosate. En fait, même les cotons-tiges et les boules de coton sont généralement OGM.

Donc, si vous voulez vraiment arrêter de mettre Monsanto dans votre vagin (ou vos oreilles, votre nez et tout autre endroit de votre corps), vous aurez besoin d’acheter méticuleusement biologique, les produits non-OGM à ces fins.

Sources:
http://revolution-news.com/argentina-study-f…
http://www.organicconsumers.org/old_articles…
http://www.meghantelpner.com/blog/part-2-tam…
http://www.truthwiki.org/glyphosate/
http://www.unlp.edu.ar/
http://www.truthwiki.org/monsanto/
http://www.truthwiki.org/dr-kevin-folta-univ…
http://www.gmo.news/2015-09-08-academias-bio…
http://www.gmo.news/2015-09-17-25000-monsant…
http://www.naturalnews.com/049120_glyphosate…
http://www.naturalnews.com/049958_EPA_Monsan…
http://www.evil.news/2015-09-28-americas-top…
http://www.truthwiki.org/henry-i-miller/
http://www.truthwiki.org/jon_entine/
http://www.naturalnews.com/042553_roundup_gl…
http://www.truthwiki.org/tamar-haspel-washin…

Crédit : Natural News

 
Poster un commentaire

Publié par le 23 septembre 2016 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , ,

Monsanto+Bayer : le cartel des empoisonneurs contre la planète

Suite à la Fusion Bayer/Monsanto , de grands chefs dénoncent «un danger pour nos assiettes» :

De grands chefsont dénoncé dans une lettre ouverte la fusion annoncée entre Bayer et Monsanto, qui représente selon eux un «danger pour nos assiettes».

Publiée mardi par le site d’actualité gastronomique Atabula, cette «lettre ouverte contre l’invasion de l’agrochimie dans nos assiettes» a déjà été signée par une centaine de chefs de cuisine et pâtissiers en France .

«Des enjeux majeurs pour notre alimentation se jouent actuellement. Non, la nature, la diversité et la qualité de notre alimentation ne doivent pas passer sous le rouleau compresseur liberticide du groupe Bayer-Monsanto», fustige la lettre. «Ardents défenseurs du bien manger, engagés quotidiennement dans la valorisation du bon produit et des petits producteurs, les professionnels de la restauration veulent rappeler leur attachement à quelques valeurs fondamentales: le soutien à la biodiversité, le respect de l’environnement et la santé des consommateurs».

 

En achetant Monsanto, Bayer contrôlera près d’un tiers du marché mondial des semences , et devient le no 1 Mondial en la matière ! 

La fusion de ces deux mastodontes – d’un côté Bayer, fabricant des très décriés néonicotinoïdes, de l’autre Monsanto, spécialiste des semences génétiquement modifiées et fabricant de l’herbicide RoundUp – consolide leur main mise sur l’agriculture. Cette opération fait de Bayer le numéro un mondial des semences et des pesticides, contrôlant respectivement 30 % et 24 % de chacun de ces secteurs !

Monsanto+Bayer  : le cartel des empoisonneurs contre la planète

L’Inde est embourbée dans une controverse artificielle créé par Monsanto à propos de la première culture génétiquement modifiée, censée avoir reçu le feu vert pour sa commercialisation. Impliquée dans des litiges sur plusieurs fronts, Monsanto tente de contourner nos lois sur les brevets, la loi de protection de la variété végétale, celles sur les droits des agriculteurs, sur les produits de base et sur la concurrence. Elle se comporte comme s’il n’y avait, en Inde, aucun parlement, aucune démocratie, aucune loi souveraine à laquelle elle devrait obéir. Ou tout simplement, elle s’en moque.

Sur un autre terrain, Monsanto et Bayer sont en train de fusionner. Elles ont déjà dans le passé formé une seule entité appelée MoBay (MonsantoBayer), digne héritière du cartel d’empoisonneurs IG Farben. Les participations majoritaires de ces deux entreprises étaient entre les mains des mêmes sociétés d’investissement privées. Le domaine d’expertise de ces firmes, c’est la guerre. IG Farben, moteur économique d’Adolf Hitler et principale source de devises étrangères de l’Allemagne d’avant guerre, était également une machine de renseignements étrangers. Hermann Schmitz était le président d’IG Farben, son neveu Max Ilgner était un directeur d’IG Farben, tandis que le frère de Max, Rudolph Ilgner, dirigeait la branche new-yorkaise comme vice-président de Chemnyco.

Paul Warburg, frère de Max Warburg (du conseil d’administration d’IG Farben), fonda le système de réserve fédéral des USA. Max Warburg et Hermann Schmitz ont joué un rôle central dans l’empire IG Farben. Carl Bosch, Fritz ter Meer, Kurt Oppenheim et George von Schnitzler étaient d’autres dirigeants de l’entreprise. Tous, sauf Paul Warburg, furent jugés et condamnés comme criminels de guerre à Nuremberg.

JPEG - 154.9 ko
Les accusés d’IG Farben à Nuremberg

Monsanto et Bayer ont une longue histoire. Elles fabriquaient des explosifs et des gaz toxiques mortels à l’aide de technologies partagées et les vendaient aux deux camps des deux guerres mondiales. Les mêmes produits chimiques étaient achetés par les Alliés et les forces de l’Axe, aux mêmes fabricants, avec de l’argent emprunté à la même banque.

MoBay fournissait les ingrédients de l’Agent orange (acide 2,4,5-T aux dioxines) durant la guerre du Vietnam. Près de 75 millions de litres de défoliants et d’herbicides MoBay furent pulvérisés sur le Sud-Vietnam. Des enfants naissent encore avec des malformations congénitales, des adultes ont des maladies chroniques et des cancers à cause de l’exposition aux produits chimiques de MoBay. La résistance de l’agent orange cobreveté par Bayer et Monsanto a été codéveloppée pendant des décennies. Des guerres étaient menées, des vies perdues, des nations ciselées en terres promises — avec des frontières artificielles profitant à la colonisation et au pillage des ressources — tandis que Bayer et Monsanto vendaient des produits chimiques sous forme de bombes et de poisons, et que leurs frères fournissaient les prêts pour acheter ces bombes.

Plus récemment, Bayer CropScience AG et Monsanto auraient engagé un partenariat à long terme. Ce qui leur donne accès aux herbicides de l’un et de l’autre et donc à une double technologie de résistance aux herbicides. À travers des accords de licences croisées, des fusions et des acquisitions, l’industrie de la biotechnologie devient l’IG Farben de notre temps, avec Monsanto aux commandes.

L’industrie mondiale des produits chimiques et des OGM — Bayer, Dow Agro, DuPont Pioneer, Mahyco, Monsanto et Syngenta — s’est syndiquée sous forme de Fédération de l’Industrie semencière d’ Inde (FSII) afin d’augmenter son pouvoir de nuisance sur les paysans indiens, sur l’environnement et les lois démocratiquement élaborées qui protègent le public et l’intérêt national. Ceci en plus de l’Association des Entreprises de Biotechnologie (ABLE), qui a tenté de s’attaquer au contrôle des prix des semences en Inde mis en place par la loi sur les produits de base n faisant appel à la Haute Cour de justice du Karnakata à Bangalore, qui a rejeté la plainte.

Ce nouveau groupe n’a rien à voir avec « l’industrie semencière », il ne produit pas de semences. Il tente d’étendre le principe du brevet aux produits chimiques afin d’obtenir la propriété de semences, même dans des pays où les brevets sur les semences et les plantes ne sont pas autorisés. Comme en Inde, en Argentine, au Brésil, au Mexique et dans beaucoup d’autres pays.

Toutes les affaires Monsanto en Inde sont liées à sa revendication non-scientifique, illégale et de brevets sur les semences, au mépris des lois indiennes, et à sa tentative d’extorquer des redevances à l’industrie semencière indienne et aux agriculteurs. La FSII est une « réunion de famille séculaire d’IG Farben », un rassemblement d’entités indépendantes et autonomes.

Le cartel chimique familial d’IG Farben a été responsable de l’extermination de gens dans des camps de concentration. Il représente un siècle d’écocide et de génocide, entrepris au nom de l’expérimentation scientifique et de l’innovation. Aujourd’hui, ce cartel d’empoisonneurs porte des habits d’ingénieur génétique et répète ad nauseam le mantra de l’innovation. Les camps de concentration d’Hitler furent une « innovation » dans le domaine du meurtre ; et presque un siècle après, la famille Farben est en train de mener la même extermination, silencieusement, mondialement et efficacement.

L’innovation de Monsanto consistant à extorquer des royalties illégales et à pousser des paysans indiens au suicide est aussi une innovation dans la manière de tuer ni vu ni connu et indirectement. La nouveauté de la méthode d’assassinat ne rend pas le meurtre plus juste. « L’innovation », comme toutes les activités humaines, a ses limites — définies par l’éthique, par la justice, par la démocratie, les droits des personnes et de la nature.

IG Farben a été jugée à Nuremberg. Nous avons des lois nationales pour protéger les personnes, leur droit à la vie et à la santé, ainsi que l’environnement. Les lois indiennes sur les brevets et la biosécurité, ainsi que celle sur la variété végétale visent à contrôler les propriétaires voraces d’entreprises historiquement coupables de crimes contre la nature et l’humanité.

L’industrie se prépare à lancer son nouveau « gène », la moutarde GM (DMH-11). La moutarde GM, promue comme une « innovation » du secteur public, se base sur le système de gènes barnase/barstar pour créer des plantes mâles stériles et sur un gène bar pour la résistance au glufosinate. En 2002, la demande d’approbation par pro-Agro (Bayer) de plantation commerciale de moutarde GM basée sur le même système avait été rejetée.

Bien que bannie en Inde, Bayer trouve les moyens de vendre du glufosinate illégalement aux plantations de thé d’Assam et aux pommeraies d’Himachal Pradesh, dans le nord-ouest de l’Inde. Des revendeurs font passer la vente de glufosinate dans la catégorie « autres » pour contourner la loi. Ces produits chimiques se fraient un chemin jusqu’aux corps de nos enfants sans l’accord du gouvernement. Essentiellement, tous les brevets clés liés au gène bar sont détenus par Bayer CropScience, qui a acquis Aventis Cropscience, elle-même créé à partir des départements de génie génétique de Schering, Rhône-Poulenc et Hoechst. Puis Bayer a fait l’acquisition de Plant Genetic Systems, et a passé un accord de coopération avec Evogene, qui détient des brevets dans le secteur de la cartographie génomique.

Avant qu’une autorisation soit accordée à la moutarde modifiée génétiquement, le problème des limites de la brevetabilité doit être résolu sur la base des lois indiennes, et les brevets sur les plantes, les semences et les méthodes agricoles ne doivent pas être autorisés. Deepak Pental, un professeur à la retraite et développeur d’OGM ne commercialisera pas la semence de moutarde GM. Ses donneurs d’ordre de Bayer/Monsanto/MoBay le feront.

Au vu de notre expérience avec le coton GM, le ministère de l’Environnement et des Forêts envisage d’établir des directives pour l’évaluation socio-économique des variétés OGM proposées, prenant en compte des facteurs comme l’économie, la santé, l’environnement, la société et la culture.

Au cœur de cette évaluation socio-économique, on retrouve le problème des monopoles et des cartels, et de leur impact sur les petits agriculteurs. Bien que les brevets sur les semences ne soient pas autorisés, pendant plus de 15 ans, Monsanto a illégalement extorqué des redevances aux paysans indiens, les piégeant par la dette, et déclenchant ainsi une épidémie de suicides. La guerre de Monsanto contre la piétaille de l’Inde — les paysans — est une guerre menée par la famille IG Farben contre notre famille terrienne.

Vandana Shiva

Version originale : http://www.asianage.com/columnists/poisonous-cartel-gmos-014

Traduit par Nicolas Casaux

 
1 commentaire

Publié par le 21 septembre 2016 dans Climat - Environnement, général, Santé - nutrition, société

 

Étiquettes : , , , , ,

La Banque mondiale roule-t-elle pour Monsanto ?

Dans une serre en Ethiopie, le 18 novembre 2007 à Holeta, à 50km d'Addis Abeba. JOSE CENDON / AFP

Dans une serre en Ethiopie, le 18 novembre 2007 à Holeta, à 50km d’Addis Abeba. JOSE CENDON / AFP

On retrouve aussi Les fondations Gates et Rockefeller, qui participent à financer des projets qui chassent des populations de leurs terres et qui polluent ces dernières ..

Depuis la crise des matières premières de 2008, la Banque Mondiale a mis en place plusieurs initiatives sensées améliorer la sécurité alimentaire. Mais certaines sont directement associées aux grandes entreprises de l’agro-industrie et semblent privilégier les intérêts de ces dernières.

«Association de malfaiteurs: cinq donateurs occidentaux influencent l’agriculture africaine en faveur des multinationales»: c’est le titre accusateur d’un rapport du think-tank progressiste Oakland Institute, basé en Californie. Il explique que loin d’aider l’agriculture africaine, certaines initiatives censées le faire favorisent en fait les intérêts privés de multinationales de l’agro-alimentaire.

Le projet EBA (Enabling business in agriculture) est porté par la Banque Mondiale et financé par cinq principaux donateurs: les gouvernements américain, britannique, danois et hollandais (via leurs agences de développement ou des fonds dédiés) et la fondation Gates. Un des rôles de l’EBA est de classer les pays africains selon leur attractivité pour les investissements dans l’agriculture, selon six critères bien éloignés du développement durable: utilisation de semences propriétaires, recours aux engrais chimiques, mécanisation, financements, ouverture des marchés, infrastructures de transports. Pour attirer les investissements et les projets, les États sont encouragés à s’y conformer.

En 2012, à la suite de la crise alimentaire de 2008, le G8 lance la nouvelle alliance pour la sécurité et la nutrition (NASFN). Cette initiative place le secteur privé au cœur de la stratégie de développement agricole pour l’Afrique et intègre l’EBA. Sous la forme d’un partenariat public-privé, elle associe de grandes entreprises (dont Monsanto et le semencier Syngenta) avec dix pays africains. Le financement repose principalement sur les cinq mêmes donateurs. D’autres acteurs y sont associés, notamment l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), financée par les fondations Gates et Rockefeller, et le fonds Africa Enterprise Challenge Fund.

Sécurité alimentaire ou intérêts commerciaux?

La stratégie de développement de la NASFN est basée sur les principes suivants: développement des semences brevetées et des engrais chimiques, mise à disposition de terres pour de grandes exploitations agricoles, promotion des investissements par une baisse des impôts et des droits de douane. Ses quatre principaux financeurs (toujours le quatuor États-Unis/Royaume-Uni/Pays-Bas/Danemark) affichent un double objectif: développer l’agriculture en Afrique et promouvoir les intérêts de leurs entreprises. Le Danemark le formule même explicitement dans sa stratégie d’aide au développement.

Les intérêts des grandes entreprises du secteur ne vont pas spontanément dans le sens de ceux des populations

Le développement du secteur privé dans le domaine agricole peut avoir des effets positifs. Mais les intérêts des grandes entreprises du secteur ne vont pas spontanément dans le sens de ceux des populations. Leurs préférence vont le plus souvent aux cultures qui garantissent un rapide retour sur investissement, comme celles destinées aux agrocarburants. Généralement destinées à l’exportation, ces dernières n’ont pas d’effet positif sur la sécurité alimentaire. Couplés à la baisse des impôts et des droits de douanes (encouragée par cette stratégie de développement), de tels investissements ne permettent pas aux États africains d’accroître leurs ressources fiscales. En 2014, un rapport d’évaluation sur le programme d’aide au secteur privé porté par l’agence de développement danoise concluait par exemple que son impact était insuffisant en termes de réduction de la pauvreté, de création d’emplois et de développement économique.

Accaparement des terres

Le rapport donne plusieurs exemples où l’aide au développement finance des projets qui chassent des populations de leurs terres.

En Sierra Leone, le Danemark a financé à hauteur de 118 millions d’euros un projet d’exploitation de canne à sucre (20.000 hectares) destiné à la production d’éthanol porté par le groupe suisse Addax and Oryx. Les paysans qui cultivaient des légumes et du riz sur ces terres ont été chassés sans êtres dédommagés, affirme l’Oakland Institute. Le projet a également placé une forte pression sur les ressources en eau de la région. En 2015, un projet de compensation carbone en Tanzanie a débouché sur l’éviction de 22.000 personnes, là aussi sans dédommagements.

En 2011, l’Africa Enterprise Challenge Fund, un fonds financé par les agences de développement britannique, danoise et hollandaise, a investi dans la création d’un élevage de 8.000 hectares, sur des terres confisquées à des communautés locales en Ethiopie. En 2013, il a co-financé la location de 100.000 acres de terres au Sud Soudan par la société ABMC, dont le président du Sud Soudan détient des parts.

Dépendance accrue des paysans et pollution

D’autres investissements passent par des «corridors de croissance agricole», des partenariats public-privé à l’échelle d’une région. Les plus grands sont le SAGCOT , en Tanzanie, et le BAGC, au Mozambique. Comme on le voit ci-dessous (pour SAGCOT), ces «corridors» associent une multitude de partenaires, dont des fonds d’investissement et des multinationales (Unilever, Syngenta, Bayer, Monsanto…).

En Tanzanie, le SAGCOT a financé en 2007 l’établissement d’une plantation de riz de plus de 5000 hectares, portée par la société britannique Agrica. Le projet prévoyait de travailler avec des fermiers locaux. Mais la moitié des fonds qui leur étaient destinés a été allouée à l’achat de semences et d’engrais chimiques, que les fermiers ont eu du mal à rembourser. Les habitants (tout comme Greenpeace) se sont dit préoccupés par les effets des engrais chimiques sur leur environnement, notamment sur les ressources en eau.

Un tel choix n’étonne guère: un des objectifs affichés des «corridors» est d’accroître le recours aux semences brevetées et OGM, aux engrais chimiques et aux pesticides. L’AGRA, qui a reçu en 10 ans plus de 424 millions de dollars de la fondation Gates, souhaite doubler l’utilisation d’engrais chimiques en Afrique en l’espace de 10 ans. Ce type d’agriculture peut être rentable pour les méga-exploitations, mais il en va autrement pour les petits paysans. Racheter les semences chaque année coûte plus cher que de replanter. Les engrais et pesticides chimiques sont plus onéreux que les méthodes traditionnelles de fertilisation et de protection contre les parasites. Enfin, les variétés OGM peuvent se révéler moins résistantes que les semences non modifiées. En Inde, cette situation a poussé des agriculteurs au suicide.

Cette stratégie de développement agricole «pro-business» se présente comme un partenariat gagnant-gagnant où les grandes entreprises, les États et les populations trouveraient leur compte. Sur le terrain, c’est un peu différent.

Source

 

Étiquettes : , , , ,

Bayer rachète le géant des semences OGM Monsanto pour 59 milliards d’euros

OGM : léger retrait des surfaces cultivées dans le monde en 2015

Les cultures génétiquement modifiées ont légèrement diminué en 2015. Elles sont présentes dans 28 pays, essentiellement dans l’hémisphère sud. Le Vietnam fait son entrée sur ce marché, tandis que Cuba en sort.

Le géant pharmaceutique allemand Bayer et  la bête noire des écologistes, le roi des OGM Monsanto – s’associent . Ça promet des lendemains qui ne chantent pas, malgré un petit recul des cultures OGM dans le monde l’année passée … Z 

Le chimiste Bayer a annoncé, mercredi 14 septembre, acheter le fabricant controversé de pesticides et semences OGM Monsanto pour 66 milliards de dollars (59 milliards d’euros), dans ce qui constitue l’acquisition la plus chère jamais payée par un groupe allemand.

« Bayer et Monsanto ont signé mercredi un accord de fusion ferme », au prix de 128 dollars par action en numéraire, a annoncé Bayer dans un communiqué. Le chimiste a dû relever à plusieurs reprises depuis mai son offre avant d’obtenir l’accord du fabricant américain du pesticide Roundup.

Déjà puissant dans les pesticides, plus faible dans les semences, Bayer devient ainsi le numéro un mondial incontesté de ces deux types de produits.

Quatre mois de bataille

C’est la fin de quatre mois de bataille et de tractations complexes. En mai, trois semaines à peine après son arrivée à la tête de Bayer, le nouveau PDG Werner Baumann avait créé la surprise en dévoilant son intention d’acheter Monsanto, l’opération la plus coûteuse et la plus risquée jamais tentée par un groupe allemand. Son prédécesseur Marijn Dekkers avait, lui, toujours écarté cette piste, et donné la priorité à l’autre grand métier de Bayer, les médicaments.

Après avoir proposé 122 dollars par action Monsanto, puis 125 dollars, le patron de Bayer a surenchéri à 127,50 dollars.

Au départ, la direction a rejeté l’offre allemande, jugée « inadéquate », même après avoir été améliorée une première fois. Ce refus initial, classique en pareil cas, n’a pas découragé M. Baumann. Après avoir proposé 122 dollars par action Monsanto, puis 125 dollars, le patron de Bayer a de nouveau surenchéri, le 6 septembre, en proposant d’acheter le groupe américain pour 127,50 dollars par titre.

Cette fois-ci, les dirigeants de Monsanto se sont montrés plus ouverts. Ils ont accepté d’ouvrir leurs comptes détaillés à Bayer, de lui fournir d’autres données confidentielles, et fait état de négociations « constructives » tout en précisant examiner aussi des propositions d’« autres parties », sans précision.

2 milliards de dollars si l’opération échoue

Sentant un accord à portée de main, Bayer a consenti en début de semaine un ultime effort, et mis sur la table une offre à 128 dollars par action, indiquent plusieurs sources. Ce n’est que 5 % de plus que sa proposition initiale, et reste inférieure aux 130 à 150 dollars dont rêvait semble-t-il la direction de Monsanto. Le prix représente néanmoins une prime de 44 % par rapport à ce que valait le groupe à Wall Street début mai, avant la première offre de Bayer. Un argument de choc aux yeux des actionnaires américains.

En outre, le groupe de Leverkusen s’est engagé à verser 2 milliards de dollars à sa cible au cas où l’opération tomberait à l’eau en cours de route, signe de sa confiance dans sa capacité à obtenir le feu vert des diverses autorités de la concurrence concernées.

Vague de fusions dans l’agrochimie

Monsanto s’est longtemps considéré comme un prédateur plutôt qu’une proie. En 2015, le groupe de Saint-Louis, dans le Missouri, a ainsi tenté de mettre la main sur son concurrent suisse Syngenta. Un double échec. Non seulement l’affaire n’a pas abouti, mais elle a déclenché une vague de fusions dans l’agrochimie dont Monsanto se retrouve aujourd’hui victime.

En quelques mois, Syngenta s’est vendu au chinois ChemChina, les deux leaders américains DuPont et Dow Chemical ont lancé leur rapprochement, et, lundi 12 septembre, les canadiens Potash Corp. of Saskatchewan et Agrium ont décidé de créer ensemble le numéro un mondial des engrais.

Chute des prix des matières agricoles

Le mouvement est alimenté par deux grands facteurs. D’une part, l’argent facile : sans la faiblesse actuelle des taux d’intérêt, un groupe comme Bayer pourrait difficilement s’endetter autant pour financer une offre entièrement en numéraire. D’autre part, la chute des prix des matières premières agricoles. Depuis leurs sommets de 2011 et 2013, les cours du blé, du soja, etc., ont plongé en raison notamment de la croissance plus faible de la demande enChine.

Cette baisse des prix, stoppée depuis quelques mois seulement, a réduit les revenus des agriculteurs, pesé sur la consommation d’engrais, de semences et de pesticides, et incité les industriels concernés à lancer de nouvelles initiatives pour sauver leurs profits.

Faiblesses de Monsanto

En achetant Monsanto à un prix jugé élevé, M. Baumann joue l’effet de taille, mais prend de sérieux risques.

A cela s’ajoute dans le cas de Monsanto des faiblesses spécifiques. Pionnier des OGM, le groupe a réussi à y convertir une partie du monde : aux Etats-Unis, plus de 90 % des semences de maïs et de soja sont modifiées génétiquement. Mais ce succès lui vaut aussi d’être l’une des entreprises les plus haïes au monde.

Par ailleurs, le glyphosate, l’herbicide qu’il a inventé et qui reste le plus vendu sur la planète sous la marque Roundup, est lui aussi très contesté, en raison de son potentiel effet cancérigène. Certains pays envisagent de l’interdire. En achetant Monsanto à un prix jugé élevé, M. Baumann joue donc l’effet de taille, mais prend de sérieux risques.

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 14 septembre 2016 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :