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2018, l’année de l’avènement d’une nouvelle monnaie ?

En 1988, le magazine britannique The Economist prédisait que 2018 serait l’année d’une nouvelle monnaie baptisée le « Phoenix ». Une prédiction étonnante il y a 30 ans, d’autant plus que 2018 semble être une année où un bouleversement monétaire majeur pourrait avoir lieu...

Pour les théoriciens du complot, The Economist est détenu par plusieurs familles et banquiers d’élite, parmis lesquels les Rothschild. Un plan est-il en préparation depuis très longtemps ? Ou serait-ce un pur hasard si un événement monétaire majeur avait lieu dans l’année prévue par The Economist ?

Quels sont donc les événements qui pourraient entraîner des perturbations sur les marchés de change et dans l’économie mondiale en 2018 ?

EFFONDREMENT DU DOLLAR

La disparition du dollar comme monnaie de réserve internationale est une certitude. Ce n’est qu’une question de temps. Le dollar ne peut être considéré comme le rocher du système monétaire mondial. Depuis l’abandon de l’adossement du dollar à l’or en 1971, il a perdu 98 % en termes réels par rapport à l’or. Mais le dollar a aussi beaucoup perdu contre la plupart des autres devises. En francs suisses par exemple, le dollar a chuté de 77% depuis 1971.

Le dollar est soutenu par des dettes et des déficits massifs. Les États-Unis n’ont pas enregistré d’excédent budgétaire réel depuis 1960, ni d’excédent commercial depuis 1975. Le dollar n’est soutenu que par la dette et une armée forte. Le pays vit sur du temps emprunté.

CHUTE DU PÉTRODOLLAR ET HAUSSE DU PÉTROYUAN

En 1974, les États-Unis ont accepté de soutenir financièrement et militairement l’Arabie saoudite à condition que les Saoudiens évaluent le prix du pétrole en dollars. Comme la majeure partie du monde achetait du pétrole à l’Arabie saoudite à cette époque, cela a entraîné une forte demande de dollars, ce qui est encore le cas aujourd’hui. Ce fut le début du pétrodollar qui a permis aux Etats-Unis de vivre au-dessus de leurs moyens pendant 44 ans. Mais à partir de 2018, le pétrodollar sera progressivement remplacé par le pétroyuan et le pétrorouble.

La Chine, premier importateur mondial de pétrole, avec la Russie et l’Iran, souhaitent renoncer au dollar pour le commerce du pétrole. Les transactions seront soutenues par un contrat à terme en pétroyuan et convertible en or. À moins d’une nouvelle intervention militaire au Moyen-Orient, les États-Unis ont maintenant peu de chance d’arrêter cette rébellion contre le dollar. Les États-Unis sont aujourd’hui pratiquement autosuffisants en production pétrolière et ne sont plus un partenaire commercial majeur de l’Arabie saoudite. Par conséquent, les États-Unis ne peuvent, ni n’empêcheront, l’Arabie saoudite de déplacer sa sphère d’activité d’Ouest en Est.

LA CRYPTO-BULLE ET LE CRYPTODOLLAR

Le principal évènement qui a convaincu beaucoup de gens que nous avons un nouveau système monétaire, contrôlé par aucun pays et aucune banque centrale, est bien entendu les crypto-monnaies, bitcoin en tête. En 2017, la crypto-mania a atteint des proportions colossales. Au début de l’année, la capitalisation boursière des crypto-monnaies s’élevait à 17 milliards de dollars. À ce jour, il y a 1 360 cryptos pour une capitalisation évaluée à 588 milliards de dollars. Soit une multiplication par 34, ou une augmentation de 3 300 %, de la capitalisation des crypto-monnaies en une seule année. Il y a 589 cryptos avec une capitalisation dépassant le million de dollars, le bitcoin étant la plus importante avec 312 milliards de dollars.

Comment croire que le monde peut fonctionner avec un système de paiement qui a 1 360 monnaies et qui continue de croître de façon exponentielle avec une nouvelle ICO (Initial Coin Offering) pratiquement tous les jours. Les cryptos, sous leur forme actuelle, ne seront jamais acceptés en tant que monnaie. Le prix du bitcoin a été multiplié par 20 en 2017. S’il s’agissait d’une monnaie, cela représenterait une inflation de 1 900% ou plus précisément une hyperinflation. Mais le bitcoin n’est pas une monnaie. De plus, il ne pourra jamais être utilisé comme système de paiement en raison de sa très lente vitesse de transaction. Le bitcoin et les autres cryptos-monnaies ne sont qu’une version électronique des bulbes de tulipes. Les prix pourraient continuer de monter, bien que la bulle du bitcoin soit maintenant plus grosse que la Tulipomanie.

CRYPTODOLLAR

Donc, si une nouvelle monnaie émerge en 2018 comme le prévoit The Economist, il est peu probable que ce soit le bitcoin ou l’une des 1 360 cryptos. Il est possible que le bitcoin ait été fabriqué par un gouvernement pour expérimenter le fonctionnement d’une crypto-monnaie. Ou alors, comme le pense Catherine Austin-Fitts, les gouvernements surveillent de près l’évolution des cryptos et laissent les entreprises privées développer le marché avant d’intervenir et d’interdire tous les cryptos-monnaies pour imposer les leurs.

Je ne serais pas surpris de voir le gouvernement des États-Unis introduire un cryptodollar en 2018, ou plus tard, pour remplacer le dollar actuel, dont ils anticipent l’effondrement. Toute la dette existante resterait dans l’ancien dollar. Le gouvernement américain encouragerait et soutiendrait une appréciation rapide du cryptodollar. Cela permettrait de rembourser l’ancien dollar avec le nouveau Crypto$, gonflé. Évidemment, ce système ne fonctionnerait pas, mais un monde crypto euphorique pourrait en acheter pendant un certain temps, tel un poisson qui mord à l’hameçon.

CHINE – RUSSIE ET OR

Ni la Chine, ni la Russie ne tomberont dans ce piège. La Chine perdrait massivement sur ses titres du Trésor américain. Cela conduirait ces deux pays à introduire une forme de monnaie ou un système de paiement soutenu par l’or. Si le les bourses et le négoce de l’or fonctionnent toujours à moment-là, la Chine et la Russie utiliseront toutes leurs ressources pour briser le marché papier de l’or et de l’argent. Cela ferait monter le prix de l’or et de l’argent physique à des niveaux jamais vus auparavant.

UNE NOUVELLE MONNAIE « PHOENIX » EN 2018 ?

La monnaie « Phoenix » (que The Economist prédisait en 1988 pour 2018) sera-t-elle une crypto ? Ou bien s’agira-t-il d’un commerce en yuan et rouble soutenu par l’or ? Ou la mania va-t-elle pousser le bitcoin à un million de dollars ? Personne ne le sait. Mais nous savons que 2018 nous réserve de nombreuses surprises sur le front des monnaies, avec une volatilité massive, non seulement des devises mais aussi dans la plupart des autres marchés.

Ce que nous savons aussi, c’est que même si les cryptos-monnaies peuvent monter beaucoup plus haut avant de s’effondrer, elles n’offrent aucune protection aux investisseurs qui cherchent à préserver leur patrimoine. Très peu de ceux qui détiennent actuellement une part des 588 milliards de dollars en cryptos pourront sortir avant qu’elles n’atteignent zéro. La cupidité est l’un des 7 péchés capitaux et elle punit toujours les investisseurs irrationnels.

L’or continuera d’être la seule monnaie à survivre dans l’histoire, comme il l’a fait pendant près de 5 000 ans. L’or et l’argent, sous forme physique, sont la forme ultime de préservation de la richesse, ainsi qu’une assurance contre les catastrophes économiques et financières que le monde connaîtra dans les années à venir.

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Publié par le 21 décembre 2017 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Trois des quatre partis politiques d’Italie veulent désormais une nouvelle monnaie parallèle à l’Euro

Dans le but de faire appel au sentiment croissant anti-euro en Italie , trois des plus grands partis politiques d’Italie veulent une double monnaie .

Les principaux partis d’opposition de l’Italie demandent l’introduction d’une monnaie parallèle à l’euro, ce qui, selon eux, stimulera la croissance et les emplois.

Trois des quatre plus grands partis du pays – le mouvement cinq étoiles, la Ligue du Nord et l’ancien Forza Italia, du Premier ministre Silvio Berlusconi – ont proposé d’introduire une nouvelle monnaie à la suite d’une élection prévue pour l’année prochaine.

Les propositions pour une monnaie parallèle ont remplacé les appels précédents des partis d’opposition pour laisser complètement l’euro.

En s’installant sur le créneau d’une double monnaie, les analystes disent que les parties espèrent faire appel au sentiment anti euro dans le pays tout en évitant, pour l’instant, le bouleversement d’une sortie directe.

Un sondage mené par l’agence Winpoll en mars a montré que seulement la moitié des Italiens soutenaient l’euro.

À l’émergence de l’élection, et avec des sondages d’opinion montrant actuellement un parlement incertain, seul le parti démocratique au pouvoir ne propose pas de modifications à la mise en place actuelle de l’euro.

Élection générale suivante

 La prochaine élection générale italienne se tiendra au plus tard le 20 mai 2018.

Prenons un exemple , celui du parti de Silvio Berlusconi , qui a créé des remous sur les marchés avec sont projet de monnaie parallèle … :

L’ancien président du conseil Silvio Berlusconi, qui espère reconquérir le pouvoir avec son parti Forza Italia, soutient l’introduction d’une monnaie parallèle aux côtés de l’euro.

Les rendements de la dette publique italienne se sont tendus mardi et leur écart avec la dette allemande a atteint un plus haut de cinq semaines en réponse à des propositions d’introduction dans la péninsule d’une monnaie parallèle à l’euro à l’approche des élections générales. Le rendement des emprunts d’Etat à 10 ans a gagné huit points de base (pdb) pour s’établir à 2,11%, un plus haut de trois semaines, et enregistrer sa plus forte progression journalière en un mois.

Au-delà des tensions géopolitiques et de la perspective d’un ralentissement des achats d’actifs de la Banque centrale européenne, des analystes ont attribué les dégagements sur la dette italienne à des informations de presse selon lesquelles l’ancien président du conseil Silvio Berlusconi, qui espère reconquérir le pouvoir avec son parti Forza Italia, soutient l’introduction d’une monnaie parallèle aux côtés de l’euro.

Le projet a renforcé les inquiétudes des investisseurs sur le rejet de la monnaie unique européenne par une proportion croissante de la population en Italie où des élections générales doivendes histoires comme celles-là retiennent de plus en plus l’attention. »t se dérouler le 23 mai 2018 au plus tard.

« Des histoires comme celles-là retiennent de plus en plus l’attention »

« Des gens font référence à cet article dans lequel Berlusconi a développé son idée d’une monnaie parallèle », a dit Benjamin Schroeder, stratégiste sur les taux chez ING. « Ce n’est pas une idée nouvelle mais ce que l’on voit c’est que certains commencent à se positionner en vue des élections italiennes et des histoires comme celles-là retiennent de plus en plus l’attention. »

L’idée d’une monnaie parallèle en Italie pourrait aussi être un moyen pour Silvio Berlusconi de trouver un terrain d’entente avec de possibles alliés politiques comme la Ligue du Nord, parti anti-immigration, ou la formation d’extrême-droite Frères d’Italie-Alliance nationale, a dit Lorenzo Codogno, professeur invité à la London School of Economics.

« En fait les trois formations doivent se réunir dans les prochains jours pour décider d’une plateforme commune », a-t-il ajouté. « Politiquement, ce serait une étape importante dans la mise en ordre de bataille du centre-droit en vue des prochaines élections générales. » L’écart de rendement à 10 ans avec l’Allemagne s’est élargi à 170 points de base, un plus haut de cinq semaines, alors qu’il avait touché un plus bas de l’année à 152 pdb ce mois-ci.

(Avec Reuters)

 
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Publié par le 12 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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Exclusif – Nouvelle monnaie mondiale ?! La poste facture en Euros et ….. en DTS !!

dts

La poste facture en Euros et fait directement la conversion … en DTS !

C’est peut être bien jim Rickards qui avait raison .

L’inclusion du Yuan dans le DTS le 1er octobre pourrait signifier la naissance d’une nouvelle monnaie mondiale qui va s’imposer progressivement .

En effet, voici la mail d’un lecteur, qui fait remarquer que Lors d’un envoi de colis à l’international, la poste facture en Euros et fait la conversion non en Francs, mais ……. en DTS , au taux de 4.040 e le DTS .

Bonjour Z,

vous constaterez que sur le bordereau d’envoi de colis à destination de l’étranger (ALLEMAGNE) joint en pièce jointe, dans la partie concernant la valeur du colis, deux cases sont présentes, l’une pour une valeur en euros, l’autre pour une valeur en DTS !!!

J’ai déclaré manuellement une valeur de colis de 60 € et la poste a enregistré une valeur de 14.85 DTS…..

Ainsi, la poste n’enregistre pas une valeur de colis destiné à l’international en euros mais en DTS.

De plus, il ressort que la valeur d’un DTS est de : 60/14.85 = 4.040404040404040404040………. comique comme suite , non???

Enfin, je constate que cette « valeur de DTS » est assez élevée ce qui en fera une monnaie forte (certainement la plus forte connue à ce jour), de facto une monnaie de refuge et surtout une fois mise en place, donnera une grande possibilité de dévaluations…..

Tout est en place pour le changement de monnaie mondiale ….

Preuve à l’appui, le bordereau joint – Il n’a pas pu l’inventer .

Le taux est fort intéressant : 1 DTS pour 4.040 euros alors qu’officiellement il est actuellement à 1.26 e .

Certes le DTS fluctue, mais pas à ce point . Étrange comme conversion ,si elle est exacte, elle signifie peut être qu’une énorme dévaluation de l’Euro est à venir !

« Tout est en place pour le changement de monnaie mondiale  » : Ce lecteur a une analyse très pertinente  !

Il semble bien que ce soit en train de se produire … 

Pourtant personne ne nous a prévenu qu’on calculerait le taux de change EUR/DTS sur les envois internationaux . Ce qui prouve que élites trament bien quelque chose avec les DTS .

Personne – Sauf Rickards … Voici ce qu’il écrivait récemment : 

Le 30 septembre 2016 a marqué un tournant décisif, dans la saga du système monétaire international. Une nouvelle version des Droits de tirage spéciaux (DTS), du Fonds monétaire international, a vu le jour. Elle intègre le yuan.

Il est important de comprendre les tenants et les aboutissants de cette évolution… et de ne pas se contenter des bribes d’informations contenues dans les gros titres ou les communiqués.

Si vous avez lu ce que j’ai écrit à propos du 30 septembre, et notamment le Dossier Spécial que j’y ai consacré, je vous invite à lire l’intégralité de cette analyse.

Mon hypothèse est simple : le système monétaire international va s’effondrer, ce qui implique une perte de confiance vis-à-vis de la monnaie-papier.

C’est ce que je voulais dire lorsque j’ai intitulé mon deuxième livre The Death of Money [NDLR : La Mort de l’Argent].

Ce type d’effondrement s’est produit à trois reprises au cours des 100 dernières années : en 1914, 1939 et 1971. Chaque fois, le système a été remplacé et remis à plat lors de conférences au cours desquelles les dirigeants des puissances mondiales ont réécrit ce que l’on appelle “les règles du jeu”.

Mon hypothèse, c’est que ce sera le Fonds monétaire international qui montrera la voie.

J’aime bien l’expliquer de la façon suivante… En 1998, lorsque Long-Term Capital Management s’est effondré, Wall Street a sauvé ce hedge fund. En 2008, lorsque le système financier s’est effondré, les banques centrales et les Etats ont sauvé Wall Street. A présent, lorsque les banques centrales et les Etats s’effondreront, qui les sauvera ? Et avec quoi ? Réponse : le Fonds monétaire international… et les DTS.

Le 30 septembre 2016 marque la date à laquelle le FMI a intègré officiellement le yuan au panier de devises composant les droits de tirage spéciaux (DTS).

Toujours selon Rickards :

Les conséquences à long terme sont énormes, pour le dollar. L’effondrement du dollar n’est et ne sera évidemment pas immédiat.

C’est un évènement dont les conséquences se situent à long terme mais, en soi, il ne va pas faire de vagues. Car tout le problème est là : “le dollar finira, sur un murmure, pas sur un BOUM” (j’emprunte ces mots à T.S Eliot).

Au siècle dernier, le dollar a remplacé la livre sterling en tant que principale devise mondiale. Mais cela s’est fait progressivement, entre 1914 et 1944. Cela ne s’est pas produit du jour au lendemain, pas plus que les DTS ne vont remplacer le dollar du jour au lendemain.

La date du 30 septembre 2016 a tout de même marqué un tournant considérable. Voyez-vous, les membres du club sélect des DTS ont changé une seule fois en 30 ans. Les “Big 4” (les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et l’Europe) ont régné sur les DTS depuis que le FMI a abandonné le DTS-or, en 1973. Voilà pourquoi l’intégration du yuan chinois constitue un évènement historique.

Sachant que les DTS existent depuis 1969, Rickards explique ce qu’il entend lorsqu’il annonce que la “nouvelle monnaie mondiale” est arrivée le 30 septembre 2016 … :

C’est vrai, les DTS ont été inventés en 1969. Et on en a émis une certaine quantité au cours des années 1970. D’ailleurs, le FMI a émis des DTS à trois reprises, depuis leur création il y a plus de 40 ans, à chaque fois, ce fut en relation avec une crise de confiance à l’égard du dollar américain…

La crise de 2008 a tout changé. Les banques centrales du monde entier ont élargi leurs bilans de façon colossale afin de lutter contre la crise. Le bilan de la Fed a bondi de 800 milliards de dollars à environ 4 000 milliards de dollars actuellement. Les banques centrales ne pourront pas réagir de la même façon lorsque la prochaine crise surviendra, ce qui ne devrait pas tarder, à mon avis. Elles n’ont plus de munitions.

La seule institution financière disposant d’un bilan suffisamment sain pour réagir en cas de crise, c’est le FMI. Le FMI agit comme la “banque centrale du monde”. Il devra émettre d’énormes volumes de DTS afin de soutenir le système monétaire international. Par conséquent, cela marquera la fin du dollar en tant que principale monnaie de réserve mondiale. Voilà pourquoi les évènements actuels représentent un changement si spectaculaire, par rapport au passé. (source)

Hé bien figurez vous que Mi Août,  la Banque mondiale avait obtenu l’autorisation d’émettre des obligations en DTS sur le marché interbancaire chinois, des obligations pour un montant total de 2 milliards de DTS payables en renminbi (RMB) :

La banque centrale chinoise a annoncé vendredi avoir autorisé une division de la Banque mondiale à émettre des obligations libellées en droits de tirage spéciaux (DTS) sur le marché obligataire interbancaire du pays.

La Banque internationale pour la reconstruction et le développement a été autorisée à émettre 2 milliards de DTS (2,79 milliards de dollars) d’obligations, a annoncé la Banque populaire de Chine dans un communiqué publié sur son site Internet. Le yuan sera la monnaie du règlement.

Le premier lot d’obligations entrera bientôt sur le marché. La dette interbancaire libellée en DTS diversifiera les portefeuilles d’investissement en Chine et à l’étranger.

L’émission d’obligations libellées en DTS revêt une signification symbolique particulière. C’est un pas important dans l’amélioration du cadre financier international qui permettra de promouvoir  une plus grande utilisation des DTS . 

Les DTS ont été créés en 1969 pour résoudre une fois pour toute le « dilemme de Triffin » afin de remédier aux déficiences du système de Bretton Woods et pour leur faire jouer un rôle dans la réforme du système monétaire international.  Leur part a dépassé plus de 8 % des réserves financières internationales. Mais au début des années 1970, le système de Bretton Woods s’est effondré, la convertibilité du dollar en or a pris fin. Les DTS, qui faisaient partie des éléments fondamentaux des arrangements post–Bretton Woods, ont néanmoins été conservés. Même si les DTS ont les caractéristiques et le potentiel d’une monnaie de réserve supranationale, les limites qui concernent les mécanismes d’allocation et le champ de son utilisation ont fait qu’ils n’ont pas joué pleinement leur rôle ces dernières décennies.  

Avec la crise financière internationale et sa propagation, les déficiences internes et les risques systémiques du système monétaire international sont de nouveau apparus au grand jour. Une réflexion s’est engagée sur les modalités visant à assurer la stabilité des marchés financiers internationaux et encourager le développement économique mondial.

En 2009, Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque populaire de Chine (BPC) – la banque centrale du pays – a proposé une monnaie de réserve supranationale dans un article intitulé « Réflexions sur la réforme du système monétaire international ». La proposition a eu un large impact dans le monde. Il proposait de créer une monnaie de réserve internationale qui ne soit pas rattachée à un Etat souverain et qui puisse maintenir une stabilité monétaire à long terme. Il s’agit d’éviter ainsi les déficiences internes d’une monnaie fiduciaire souveraine faisant office de monnaie de réserve. Tel est l’objectif idéal de la réforme du système monétaire international.  

Les ministres des Finances du G20 ont confirmé qu’ils pousseraient cette question, en dépit de la réticence du secteur privé à utiliser ces instruments. Dans leur communiqué publié après leur réunion en Chine le 24 juillet :

« Nous soutenons l’examen de l’utilisation plus large des DTS, comme la publication plus large des comptes et des statistiques des DTS et l’émission potentielle d’obligations libellées en DTS, comme un moyen de renforcer la résistance [du système financier]. »

Ils suivent les conseils du gouverneur de la Banque populaire de Chine (PBOC), Zhou Xiaochuan, bien qu’avec un peu de retard. Déjà en 2009, il avait appelé à rien de moins qu’une nouvelle monnaie de réserve mondiale.

« Une attention particulière devrait être accordée pour donner au DTS un rôle plus important. Les DTS ont les caractéristiques et le potentiel d’agir comme une monnaie de réserve super-souveraine », écrit Zhou.

Sept ans plus tard, on dirait qu’il ne plaisantait pas.

Il semble que pour le moment, avec les conversions EUR/DTS qui apparaissent sur les bordereaux de la Poste – Rickards a eu raison .

 
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Publié par le 24 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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Larry Summers lance la guerre contre le papier monnaie : «Il est temps de tuer le billet de 100 $ »

La Banque centrale européenne réfléchit à supprimer le billet de 500 euros, souvent accusé de faciliter les activités criminelles et terroristes. Mais la chasse aux grosses coupures initiée par les banquiers est ouverte partout dans le monde .

Zero Hedge : 

Hier , nous avons signalé que la BCE a commencé à initier la mort du billet de 500 €, un destin qui est maintenant pratiquement assuré pour ce billet qui non seulement représente 30% du total de la monnaie papier en circulation en Europe, en termes de valeur, mais fournit le meilleure alternative, plus rentable (en termes d’encombrement pure et de coûts de stockage) à l’impôt sur l’argent Européen connu comme étant la NIRP.

«Le billet de 500 euros représente environ 30% de la valeur de tous les billets en circulation dans la zone euro, explique Rob Wainwright, directeur de l’agence européenne Europol, au Financial Times. Mais ils sont rarement utilisés ou aperçus dans les commerces. La preuve en est que cela est certainement lié aux activités criminelles.»

Cela explique aussi pourquoi Mario Draghi est si déterminé à l’éradiquer d’abord, puis il y aura le projet de loi pour les € 200, puis le projet de loi pour les 100 €, et ainsi de suite…

Nous avons également noté que, selon une analyse de Bank of America, la mise au rebut du plus grand billet européen « serait négatif pour la monnaie », au sujet de laquelle nous avons dit que BofA a raison, à moins bien sûr, dans cette course mondiale vers le bas, avec d’abord la BNS qui à proposé un projet de loi pour le billet de 1000 CHF , puis la réserve fédérale suit le mouvement et à l’écoute du «savant» de Harvard et ancien PDG de standard Chartered Peter Sands, qui la semaine dernière a déclaré que les États-Unis devrait interdire le billet de 100 $ car il « découragerait l’évasion fiscale , la criminalité financière, le terrorisme et la corruption « .

Le billet de 500 euros n’est pas le seul dans la ligne de mire: le billet de 100 dollars américains est également pointé du doigt par certains économistesUne étude dirigée par Peter Sands, banquier et professeur à l’université Harvard, est récemment venue soutenir la suppression des grosses coupures comme moyen de lutte contre le crime.

Eh bien, pas même 24 heures plus tard, et un autre «savant» de Harvard et président de la Fed wannabe, Larry Summers, vient de publier un papier dans quotidien de la gauche Amazone, le Washington Post, intitulé «Il est temps de tuer le billet de 100 $», dans lequel il dit clairement que la chasse à la monnaie papier ne fait que commencer. Sans surprise, tout comme en Europe, l’argument est que tuer les Benjamins (billets de 100 $ , comme les « Pascal » avant pour nous)  éradiquerait en quelque sorte la criminalité, en disant que  » un moratoire sur l’impression de nouveaux billets à haute dénomination ferait du monde un meilleur endroit.  »

Oui, pour les banquiers centraux, tout ce que cette modeste proposition va faire est de rendre beaucoup plus facile de libérer la NIRP, car rappelons que sur les 1,4 billions $ en monnaie américaine totale en circulation, $ 1,1 trillions sont sous la forme de billets de 100 $. Éliminer les, et tout à coup il est impossible de se cacher face à ces trillions en taux d’intérêt négatif « fournissant » des dépôts bancaires.

Tableau de la valeur de la monnaie en circulation, à l'exclusion des grosses coupures que le billet de 100 $. Les détails sont dans le tableau de données ci-dessus.

Donc, avec un seul règlement, la Fed – si elle écoute ce charlatan de Harvard, et il y aura sûrement de plus en plus « d’universitaires » qui monteront à bord avec l’idée d’abandonner le papier-monnaie – pourrait éliminer plus de 78% de la valeur de tous les billets en circulation , ce qui aurait pour effet de réaliser pratiquement le but de détruire la seule alternative papier aux taux numériques de la NIRP, sous la forme du papier-monnaie.

Cela dit, ça laisserait encore l’or comme une alternative à l’effondrement du système monétaire, mais d’ici là il y aura sûrement un replay du décret 6102 interdisant la possession d’or physique et exigeant son retour au gouvernement des États-Unis.

Voici le premier coup de semonce de Summers dans la guerre à venir contre la monnaie papier américaine, avec son premier article dans le Washington Post :

Il est temps de tuer le billet de 100 $

ZH – resistanceauthentique

L’idée de supprimer les grosses coupures rencontre toutefois la désapprobation de certains pays. Le ministre de l’Économie autrichien Harald Mahrer a protesté contre la mesure, arguant qu’il ne voulait pas ce qu’il consomme soit tracé numériquement. Les Autrichiens et les Allemands font en effet partie des rares pays à ne pas avoir de plafond pour payer en cash. En Allemagne, environ 80% des paiements s’effectuent en espèces, rappelle Quartz, contre 56% en France.

 
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Publié par le 17 février 2016 dans économie, général, International

 

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DAESH ou le gang des dévots d’or

Dinar malikien (vers 694) © CoinWeek

Pour constituer son épopée attrape-gogos, la propagande de DAESH procède avec l’histoire comme elle procède avec le Coran : elle la saucissonne et la met à plat, allergique qu’elle est à la profondeur de champ critique et à l’écoulement du temps, car la critique fabrique de l’incertain et le temps périme tout. DAESH fabrique du mythe, à l’instar de l’imagerie d’Épinal patriotarde, et l’enferme dans le présent éternel des évidences indiscutables, ce qui revient à tuer le mythe, qui a besoin de se perdre un peu pour continuer de produire son effet sur l’imaginaire et la création. Mais on ne demande pas aux djihadistes d’avoir un imaginaire riche, ni de créer quoi que ce soit. On leur demande juste d’être implacables, y compris avec leur propre humanité, et juste assez ingénieux pour bidouiller les arsenaux ordinaires.

Certains commentateurs font un peu vite de DAESH un aérolithe alors que ce mouvement est bien de son époque, laquelle voit fleurir plein de machins « pour les nuls », de vadémécums sur tous sujets qui dispensent les cervelles pressées de mener elles-mêmes un minimum de recherches avant d’embrasser le premier prêche venu. Or, n’importe quel imbécile sait des choses, mais le vrai savant – cela peut être vous ou moi, si l’on s’en donne le temps et les moyens – dira ce qui l’a mené à savoir ces choses, et ce chemin frayé servira de piste, et non d’impasse, à d’autres après lui. En fait, l’imbécile ne sait rien, il opine.

DAESH est également bien de son époque quand il prétend pratiquer une finance islamo-compatible, alors qu’il planque une partie de son trésor de guerre dans des paradis fiscaux (manquerait plus qu’il le planque aux îles Vierges) pour se garantir contre les coups portés à sa rente pétrolière.

Mais où Al-Baghdadi montre vraiment qu’il est le roi des tartuffes régnant sur des cancres et des malfrats, c’est dans le choix qu’il a fait de frapper monnaie[1]. Son système monétaire repose sur trois monnaies, le dinar d’or, le dirham d’argent et le fils de cuivre. Son référent mythique est le calife omeyyade Abd Al-Malik (685-705), à l’origine d’une grande réforme monétaire dans le tout jeune empire arabe multiculturel et multiconfessionnel. J’écris « référent mythique », car si ce calife a bien réformé le système monétaire proche-oriental, il ne l’a pas fait en se conformant à la doctrine du Prophète, comme il est écrit sur les pièces de DAESH, mais en s’inspirant directement, moyennant quelques aménagements symboliques, des systèmes monétaires byzantin et sassanide (du byzantin surtout). Les tribus arabes, avant l’émergence de l’islam, avaient adopté ces systèmes éprouvés et fiables, et les premiers califes les avaient peu ou prou conservés, dans la mesure des stocks, puis imités fidèlement, une fois les stocks épuisés. Le dinar d’or malikien est l’équivalent du solidus d’or romain et tire son nom du denarius romain, qui était une monnaie d’argent. Le dirham tire son nom de la drachme (mot grec) sassanide, qui était aussi une monnaie d’argent. Le fils (variantes fals, fels, pluriel fulus, qui a donné flouze en argot français) tire le sien du follis de bronze romain. Les premiers dinars du règne d’Abd Al-Malik étaient d’ailleurs très proches d’aspect des solidi romains contemporains. Il avait suffi de remplacer au revers la croix par une colonne pour les rendre acceptables par les fidèles musulmans.

Solidus du temps d'Héraclius (610-641) © CoinWeekSolidus du temps d’Héraclius (610-641) © CoinWeek
Dinar malikien (vers 694) © CoinWeekDinar malikien (vers 694) © CoinWeek

Si après plusieurs frappes, on aboutit, à la fin du règne d’Abd Al-Malik, à des pièces purement épigraphiques (sans images), c’est sans doute en raison du conflit idéologique (plus monothéiste que moi, tu meurs) qui opposait alors le califat à l’empire des Rums. Le plus amusant est que l’épigraphie de l’avers de la pièce dite du « calife debout » ci-dessus, qui n’est autre que la profession de foi musulmane[2], rapproche étrangement le dinar malikien du dollar étatsunien, dont la devise bien connue est : « In God we trust. » Le jeu paronymique est tentant : « In Gold we trust. »

DAESH n’aura finalement construit qu’un état rapace parmi d’autres, dont le vrai dieu est l’indéboulonnable Veau d’or.

DAESH ou le gang des dévots d’or…
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[1] Sur le sujet : http://fr.euronews.com/2015/06/24/premieres-photos-du-dinar-islamique-la-monnaie-de-daesh/.
[2] « Bism Allah la ilah illa Allah wahda la sharik lahu Muhammad rasul Allah » : « Au nom d’Allah, il n’est d’autre Dieu qu’Allah, qui n’a pas d’associé, et Muhammad est son messager ».

Médiapart

 
 

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Monnaie locale : se réapproprier l’avenir de son territoire ?

Comment protéger les territoires de la mondialisation en soutenant les produits et l’économie du territoire ? Tel est l’enjeu des villes modernes, confrontées à d’incessantes crises d’ordre économique, financière ou écologique émanant du système actuel. Mises à mal par des stratégies agressives de production et de distribution, assorties de bas salaires, nombreuses localités tentent aujourd’hui de relancer leur territoire en privilégiant les échanges de proximité. Une fonction souvent assurée par des monnaies locales, dont les expériences se multiplient partout dans l’hexagone. Explications et interview autour d’un outil qui permet de contourner les circuits traditionnels tout en s’attachant à sa qualité de vie et son environnement.

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En France, beaucoup d’initiatives de monnaie locales ont vu ainsi vu le jour grâce à la création de collectifs de citoyens ou l’engagement des villes et des régions. C’est le cas de la ville de Toulouse, qui organise chaque année un marché solidaire, où il est possible de payer les produits du terroir avec la monnaie locale, le Sol violette.

Entretien avec Bruno de Menna, de l’association Sol Violette à Toulouse

L’une des principales fonction d’une monnaie locale est de relocaliser les échanges économiques sur le territoire. Pourquoi serait-elle plus efficace que l’euro pour le faire ?

Deux éléments permettent de l’expliquer. Tout d’abord, la monnaie locale ne circule que sur un territoire précis, bénéficiant à l’ensemble de ses acteurs. Cela permet de s’assurer que la monnaie va bien rester dans l’économie réelle (c’est à dire des biens et services), sans être captée par le système financier, omniprésent aujourd’hui dans notre économie. Ce sont ainsi les commerces de proximité et les structures de petites tailles, aujourd’hui souvent en difficulté, qui vont en bénéficier.

LE DEUXIÈME ÉLÉMENT EST L’ACCÉLÉRATION DE LA VITESSE DE CIRCULATION DE LA MONNAIE : LA MONNAIE LOCALE RESTE DANS L’ÉCONOMIE RÉELLE DU TERRITOIRE, ELLE GÉNÈRE DES ÉCHANGES PERMETTANT À LA MONNAIE DE CIRCULER TROIS À QUATRE FOIS PLUS RAPIDEMENT QUE L’EURO.

Une monnaie locale est dite « fondante », c’est à dire qu’elle se déprécie au fil des mois. Pourquoi cela ?

Une monnaie crée de la richesse et des échanges quand elle circule. Quand elle est épargnée ou immobilisée, elle ne remplit plus cette fonction d’intermédiaire des échanges, ce qu’on observe avec l’euro. C’est l’idée de cette monnaie fondante : permettre à la monnaie de retrouver son rôle de base en insistant sur sa vitesse de circulation. Une monnaie locale ne doit pas servir de « réserve de valeur », d’épargne, cette fonction est assurée par l’euro. On parle d’ailleurs tout autant de « monnaie complémentaire » que de monnaie locale. C’est pour cela que le Sol violette se déprécie de 2% tous les trois mois, s’il n’est pas utilisé. Un billet de 1 sol (équivalent à 1 euro) que vous n’échangez pas dans les trois mois ne vaudra alors plus que 0, 98 sol.

Une monnaie locale favorise les échanges de biens et services locaux mais seulement ceux qui répondent à une charte respectueuse de l’homme et de l’environnement. Comment est définie cette charte ? Quelle en sont les grandes lignes concernant le Sol violette ?

Cette charte est essentielle car elle permet d’utiliser le « pouvoir transformateur » de la monnaie. L’idée est de faire vivre des structures qui produisent autrement et modifient leurs pratiques pour avoir des impacts positifs sur l’économie. Cette charte est signée par tous les commerces ou entreprises qui acceptent la monnaie locale. Elle est basée sur cinq axes, qui comprennent chacun cinq questions : l’impact sur l’environnement, la prise en compte des besoins des salariés, l’implication de la structure dans son territoire et la vie de quartier, le respect des valeurs de l’économie sociale et solidaire, et l’éthique économique (circuits courts, réduction des temps de transport, etc). Cela porte à un total de 25 questions posées aux nouveaux entrants sur le réseau : l’adhésion se fera si au moins 9 de ces critères sont remplis.

Je suis habitant de Toulouse et je souhaite faire une partie de mes achats en Sol violette. Comment dois-je procéder ? Que deviennent les euros échangés ?

J’adhère à l’association Sol violette et je peux échanger mes euros auprès des deux banques partenaires (crédit coopératif et crédit municipal) ou bien dans un des comptoirs de change répartis dans la ville. Ces euros serviront à financer des projets sur le territoire dans le domaine de la santé, de l’éducation ou de la culture ou à alimenter le circuit du micro crédit.

Mes achats risquent-ils de me coûter plus cher qu’en réalité si je les effectue en Sol violette ?

LA GRANDE DIFFÉRENCE LORSQUE L’ON ACHÈTE DANS LE RÉSEAU LOCAL EST QU’ON DIMINUE CONSIDÉRABLEMENT LES INTERMÉDIAIRES.

Les prix de départs fixés par les producteurs sont certes, plus élevés que ceux consentis à la grande distribution car l’idée est aussi de leur apporter un revenu décent pour faire fonctionner leur activité. Mais cette réduction des intermédiaires permet d’être tout aussi compétitif sur le prix d’achat. En revanche, là où il ne faut pas nier un léger surcoût, ce sont dans certaines biocopes toulousaines qui vendent des produits certifiés bio et doivent répercuter sur leurs prix l’achat du label. Mais l’idée est de montrer aussi que d’autres productions locales peuvent adhérer à une charte respectueuse de l’environnement, sans pour autant bénéficier d’un label, et proposer des produits de qualité moins chers que dans la grande distribution.

Quel bilan tirez-vous aujourd’hui de cette expérience, quatre ans après sa mise en place ? Quels sont vos prochains défis ?

Le projet Sol violette a déjà pu montrer toute sa pertinence dans le climat économique actuel. L’idée n’est pas de courir le plus vite possible mais le plus longtemps. Nos efforts visent à pérenniser cette démarche, et ouvrir d’autres champs de développement. Notamment, nous projetons de développer un support numérique, de faire un travail auprès des universités et des écoles pour toucher les plus jeunes ainsi que des publics précaires (maisons de chômeurs, secours populaire).

Le Sol violette en quelques chiffres :

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NB : 1 EURO est égal à 1 SOL au moment de sa conversion. Ce n’est que 3 mois après celle-ci que le sol commence à perdre 2% (à ce moment là 1 sol = 0,98) mais seulement dans le cas où il n’a pas été échangé. Si on se sert régulièrement de sa monnaie locale (au moins une fois tous les 3 mois), il n’y a donc aucune perte de valeur, 1 sol reste égal à 1 euro. Le but affiché étant de faire circuler plus rapidement les échanges de proximité.

Olivier et Caroline Roux via les-hiboux.fr

 
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Publié par le 26 octobre 2015 dans économie, Education - information, général, Insolite

 

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Une même monnaie ? Olivier Delamarche VS Rachid Medjaoui

Une même monnaie ? Olivier Delamarche VS Rachid Medjaoui

« Il y a des constats à faire [sur la crise grecque] qui sont plus profonds, mais on va continuer pour les marchés à jouer avec les dates. » En effet, une fois c’est le 30 juin qui est la date décisive, maintenant c’est le 20 juillet. On ne fait que retarder l’échéance. « A chaque fois on nous dit : « c’est la réunion de la dernière chance, c’est ici que tout va se décider » puis à chaque fois on espère qu’on va nous donner encore une minute monsieur le bourreau. »

« Moi je trouve que Tsipras a fait un très joli coup dans cette négociation qui nous a montré tout le week-end d’ailleurs que la démocratie en Europe c’était un lointain souvenir »

« Il faut quand même qu’on explique aux gens que c’est avec leur argent qu’on joue » parce que les déclarations visant à tenter de passer un été tranquille ont un prix, « 30 milliards d’euros », celui des sorties de capitaux de la Grèce.

« On va encore leur presser sur le citron encore longtemps ? »

Pour Olivier Delamarche, « aujourd’hui actons le fait que le seul moyen pour que les grecs s’en sortent, c’est de sortir de l’euro. » Son homologue en revanche considère que « même s’ils sortent, cela ne va pas les exonérer de faire des réformes structurelles » et que donc « [les grecs] sont mieux dedans que dehors. » De plus, toujours pour M. Medjaoui, la Grèce ne dispose pas d’un système d’offre pour « profiter de la dévaluation » de la monnaie qui remplacerait l’euro.

« Je crois que le problème c’est que beaucoup d’économistes sont restés à la première année de fac d’économie »

Vidéo partie 1 : http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/olivier-delamarche-vs-rachid-medjaoui-12-il-faut-que-les-grecs-comprennent-que-le-seul-moyen-pour-eux-de-s-en-tirer-est-de-sortir-de-l-euro-2906-572164.html

Olivier Delamarche considère que « c’est les grecs qui ont les cartes en main » à l’heure actuelle et que les politiques européens ne sont plus à même de gérer la situation. « Pourquoi ? Parce que [les grecs] ont déplacé la dette dans les autorités publiques européennes et vous avez une considérable proportion du PIB qui est sortie de Grèce donc qui est en euro. Donc s’ils reviennent à la drachme ils reprennent 50% de pouvoir d’achat de plus dans la minute. »

« Vous ne pouvez pas faire marcher un pays qui n’a pas les mêmes caractéristiques fondamentales que certains autres pays de la Zone Euro au même pas. […] Il y a aujourd’hui beaucoup d’économistes qui ont compris que la Grèce n’aurait jamais dû rentrer dans l’euro. Quand on a un truc qui ne fonctionne pas, pourquoi à tout prix essayer de le faire marcher ? »

« Est-ce que l’Europe doit avoir une même monnaie ? On confond en ce moment Zone Euro et Europe. »

Olivier Delamarche est clair : « Moi je suis ravi qu’il y ait l’Europe, je suis ravis qu’il y ait un marché commun. Est-ce qu’on doit avoir pour ça une monnaie unique ? »

« A chaque fois que les peuples ont voté contre [l’euro] les dirigeants sont allés à l’encontre de ce qu’avait voté le peuple. »

Vidéo partie 2 : http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/olivier-delamarche-vs-rachid-medjaoui-22-la-grece-n-aurait-jamais-du-entrer-dans-l-euro-2906-572165.html

 
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Publié par le 1 juillet 2015 dans économie, général, International

 

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