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Un ingrédient dans le dentifrice contribuerait à l’une des « plus grandes menaces pour la santé mondiale » !!

dentifrice brosse à dents

Apres les amalgames au mercure, voici maintenant le dentifrice … ça en fait de gros dangers pour notre santé qui passent par « l’entretien » de nos dents (liste non exhaustive, et je ne parle pas des maladies parfois graves voir fatales qui ont un retentissement sur potentiellement tous les organes de notre corps, causées par le non entretien) !! Z 

*Une substance couramment présente dans le dentifrice pourrait aggraver le problème global de la résistance aux antibiotiques, selon des chercheurs de l’Université du Queensland, en Australie.

La résistance aux antibiotiques survient lorsque les bactéries développent la capacité de vaincre les médicaments conçus pour les tuer. De nos jours, elle est considérée par l’OMS comme l’une des « plus grandes menaces pour la santé mondiale ». L’utilisation excessive et l’abus des antibiotiques sont généralement reconnus comme les facteurs clés contribuant à la résistance à ces substances. Cependant, savoir si les produits chimiques antimicrobiens peuvent induire directement la résistance aux antibiotiques n’était pas claire – jusqu’à présent.

Le triclosan, une substance couramment utilisée dans des milliers de produits de soins personnels, fait ici l’objet d’une étude publiée dans la revue Environment International« Les eaux résiduaires des zones résidentielles ont des niveaux de bactéries résistants aux antibiotiques similaires et même supérieurs aux hôpitaux, où l’on s’attendrait à des concentrations plus élevées d’antibiotiques », a déclaré Jianhua Guo, principal auteur de l’étude. « Nous nous sommes alors demandé si des produits chimiques antimicrobiens non antibiotiques tels que le triclosan pouvaient induire directement une résistance aux antibiotiques. Ces produits chimiques sont utilisés en quantités beaucoup plus importantes au quotidien, ce qui peut induire une multirésistance ».

Pour l’étude, les chercheurs ont exposé la bactérie E. coli au triclosan et constaté que la substance modifiait la biologie de la bactérie, de sorte que celle-ci développait effectivement une résistance à plusieurs antibiotiques. « Nous avons des preuves solides que le triclosan trouvé dans les produits de soins personnels que nous utilisons quotidiennement accélère la propagation de la résistance aux antibiotiques », poursuit le chercheur.

Les chercheurs appellent donc à ce que les impacts potentiels de tels produits chimiques soient réévalués. Rappelons qu’environ 700 000 personnes dans le monde meurent chaque année, victimes des « superbactéries », qui ne sont pas soignées par les traitements standards. Et le problème ne devrait que s’aggraver : selon l’étude sur la résistance aux antimicrobiens, il y aura environ 10 millions de morts par an d’ici 2050 si nous ne trouvons pas de solutions proactives maintenant.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Environment International.

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Via SP

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Publié par le 9 juillet 2018 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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BASF, le géant de la chimie mondiale s’approprie la biodiversité des océans

Ce que est ici expliqué, c’est que BASF est en train de s’approprier le vivant lui même,  en ayant breveté prés de la moitié des séquences génétiques de ce qui vit dans l’océan !! C’est énorme pour une seule entreprise ! C’est un peu le même principe que s’approprier les semences comme expliqué ici, ça créé un monopole d’une part, et d’autre part on voit bien que la diversité des semences ainsi que leur qualité a drastiquement chuté avec la disparition des semences paysannes (et d’une immense variété de fruits et légumes) et la mainmise de l’industrie dans ce secteur. Tout ce que nous offre la nature est en train d’être monopolisé par des multinationales comme BASF, et nul ne sait jusqu’où ça peut nous mener … Z 

La biodiversité marine fait l’objet d’un nombre croissant de dépôts de brevets. Une équipe de chercheurs s’est penchée sur ce phénomène, et a constaté que la moitié des séquences génétiques brevetées l’était par le géant allemand de la chimie BASF. Ils suggèrent des pistes de régulation pour améliorer le partage des richesses océaniques.

Le plus grand groupe de chimie au monde détient près de la moitié des brevets concernant des espèces marines. Autrement dit, BASF a déposé 47 % des brevets concernant des séquences génétiques de microorganismes, algues ou animaux marins. Un résultat qui a même surpris l’équipe de recherche qui l’a obtenu. Composée de chercheurs de l’université de Stockholm principalement, mais aussi de l’université de Tokyo et de Colombie-Britannique (Canada), elle a publié en juin une étude dans la revue Science Advances, intitulé Contrôle des entreprises et gouvernance internationale des ressources génétiques marines [1].

« Qui possède la biodiversité océanique ? » se demandent-ils. Une question qui intervient alors qu’une ruée vers l’or bleu est en cours : « Le marché mondial de la biotechnologie marine devrait atteindre 6,4 milliards de dollars d’ici 2025, et couvre un large champ d’applications commerciales pour les industries pharmaceutique, chimique et des biocarburants », contextualisent-ils.

L’équipe de chercheurs a identifié, parmi les millions de séquences génétiques brevetées, celles qui correspondaient aux organismes marins. Ils ont ainsi extrait près de 13.000 séquences d’ADNcorrespondant à 862 espèces. Puis, ils se sont demandés qui avait déposé ces brevets, quand, et sur quel type d’espèces.

Une explosion des dépôts de brevets sur les ressources génétiques marines

Les résultats montrent que si le premier brevet sur une « ressource génétique marine » a été déposé en 1988, les enregistrements ont connu une explosion depuis 15 ans. Autant le grand cachalot que la raie manta ou des planctons ont vu des séquences de leur ADN breveté. Les microorganismes dominent, représentant 73 % des séquences de la base de données des chercheurs. Ils notent également un intérêt particulier pour les espèces des abysses, qui représentent 11 % des séquences analysées. « Les espèces des grands fonds marins sont dites“extrêmophiles”, explique à Reporterre Jean-Baptiste Jouffray, doctorant à l’université de Stockholm et co-auteur de l’article. Elles se sont adaptées à la pression, l’absence de lumière, l’acidité, la chaleur, etc. Tout cela représente des applications commerciales inconnues mais probablement très vastes. »

Les résultats deviennent encore plus intéressants si l’on regarde qui dépose ces brevets : ce sont pour 84 % des entreprises (221 en tout), 12 % des universités publiques et privées, les 4 % restant étant dévolus aux individuels, organismes gouvernementaux, centres de recherche à but non lucratif. Et donc, parmi les entreprises, une domine largement. BASF a enregistré 47 % de la totalité des brevets passés en revue par les scientifiques, les 220 autres entreprises s’en partageant 37 %.

Répartition de la propriété des brevets de « ressources génétiques marines » protégés internationalement enregistré entre 1988 et 2017.

L’équipe de chercheurs a d’ailleurs discuté avec des salariés de la multinationale BASF. Cela permet à notre interlocuteur de nous citer deux exemples d’applications de ces brevets déposés sur des espèces marines : « Après des années de recherches, les gènes associés à la production d’oméga-3 en provenance de microorganismes marins ont été introduits dans du colza. D’après eux, une huile de colza enrichie en oméga-3 pourrait être sur le marché d’ici 2020. Par ailleurs, une enzyme extraite d’un microorganisme des abysses est utilisée pour réguler la viscosité des biocarburants. »

« Bathocyroe fosteri » est une espèce de cténophore.

Autre concentration, celle des pays dans lesquels sont déposés ces brevets : en toute logique, l’Allemagne, où se trouve le siège de BASF, domine à 49 %, suivie des États-Unis (13 %), et du Japon (12 %). Ainsi, trois pays sont à l’origine de 74 % des brevets, et on atteint 98 % en additionnant les 10 premiers pays. En tout, sont représentés « 30 pays et l’Union européenne, alors que 165 pays restent non représentés », indiquent les auteurs. La concentration s’est d’ailleurs accentuée. « Une précédente étude de 2010 avait trouvé que dix pays représentaient alors 80 % des brevets », compare Jean-Baptiste Jouffray.

Un phénomène qu’il explique notamment par le facteur coût : « Une semaine de bateau de recherche pour prélever des échantillons coûte près de 500.000 euros », dit le doctorant.

Une concentration plus forte que dans l’industrie des semences

« On ne s’attendait pas à une concentration aussi extrême », témoigne-t-il. « Nos résultats montrent que le paysage entrepreneurial […] est bien plus consolidé que celui de l’industrie des semences, alors que ce développement n’a pas attiré l’attention du public ni provoqué d’examen approfondi », constatent les auteurs. L’article pointe plusieurs risques liés à une concentration des acteurs au sein d’un secteur. Celle dans la filière semences fait craindre une « compétition réduite, des formes de collusion, et une inflation des prix pour les consommateurs ». Il pourrait en être de même pour les ressources génétiques marines. Par ailleurs, « les grands groupes sont connus pour acquérir de plus petites entreprises uniquement dans le but de récupérer leur portefeuille de brevets tout en profitant des branches situées dans des pays aux institutions plus faibles et aux capacités de contrôle limité », souligne encore le papier.

« Il faut aussi reconnaître les points positifs, tempère Jean-Baptiste Jouffray. Il y a des applications de ces brevets qui bénéficieront à la société. Ils n’ont par ailleurs qu’une durée de vie de 20 ans. Et puis, maintenant que l’on a identifié l’interlocuteur principal, BASF, cela nous donne la possibilité de l’interpeller, le responsabiliser, l’amener à la table des négociations. Mais il est vrai qu’une telle concentration pose des questions de redistribution des bénéfices, d’équité. »

Une actinie photographiée à 1.874 mètres de profondeur (mont sous-marin de Davidson).

La problématique est d’autant plus saillante que la biodiversité océanique est mal protégée juridiquement. C’est le point auquel les chercheurs veulent venir. Depuis 2014, le protocole de Nagoya vise à garantir à l’ensemble de la communauté internationale « l’accès et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques ». Mais il ne couvre que les espèces terrestres et, pour l’océan, celles des eaux côtières. « La haute mer [les eaux internationales ne tombant pas sous la juridiction d’un État] n’a pas de système en place pour réguler la recherche sur les ressources génétiques marines. Or, c’est la moitié des surfaces de la planète et presque deux tiers des océans », note Jean-Baptiste Jouffray.

Révéler l’origine géographique des brevets

À cela s’ajoute un autre manque : il n’est actuellement pas obligatoire de dévoiler l’origine géographique des échantillons ayant permis le dépôt de brevet. Il n’est donc pas facile de savoir si celui-ci a été prélevé dans des eaux côtières ou internationales. « Cela rend le protocole de Nagoya faillible concernant les espèces marines », conclut le chercheur.

Mais une occasion de corriger cela se présente bientôt. Si cet article scientifique est paru en juin, ce n’est pas par hasard : des négociations pour l’élaboration d’un traité sur la haute mer devraient commencer d’ici à septembre sous l’égide de l’ONU« Il y a une prise de conscience que la moitié de la planète ne bénéficie pas de protection juridique, se félicite-t-il. La pêche, l’extraction minière, les brevets sont concernés. Il va être très difficile de trouver un consensus. Certains pays sont pour la règle du “premier arrivé, premier servi”, d’autres défendent l’océan comme bien commun. »

Un « Grimpoteuthis », un genre d’octopode.

Prudents, les chercheurs s’en tiennent à quelques recommandations précises : ils suggèrent que l’origine géographique des brevets soit indiquée, ainsi que les transferts de brevet d’une entreprise à l’autre.

S’inquiétant de la réussite des négociations, ils encouragent les États à améliorer leur expertise concernant les ressources génétiques marines. Afin d’assurer plus de transparence, ils proposent également que les plus gros acteurs identifiés grâce à leur base de données (BASF principalement mais aussi quelques autres entreprises) soient en toute transparence associés aux négociations, plutôt que via un lobbying et des discussions « opaques » avec les délégations nationales ou la Chambre de commerce internationale.

Ils en appellent enfin à la société civile : « Il faut que l’opinion publique s’empare du sujet. Avant on ignorait que BASF a déposé la moitié des brevets. Maintenant que l’on sait, on peut agir », incite Jean-Baptiste Jouffray.*

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Publié par le 9 juillet 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Viktor Orbán s’attend à une nouvelle crise financière mondiale

 Apres  Poutine qui a mis en garde contre une crise financière que le monde «n’a encore jamais connu»  , Le monde qui serait au seuil d’une nouvelle crise majeure, selon la Banque mondiale, Soros qui prédit une nouvelle crise financière mondiale  et pas plus tard qu’hier Un rapport de la Banque de France qui prédit une nouvelle crise , sans compter tous les analystes que j’ai diffusé qui prédisent la même chose ( Les banques voyous préparent la prochaine crise financière mondiale ,   La crise et la débâcle financière mondiale à venir etc …) C’est maintenant Orban qui s’attend à une nouvelle crise financière mondiale … Autant dire que là ça commence à en faire du monde qui sonnent l’alarme : le moment où va se produire une crise majeure semble se rapprocher inexorablement  . Et ce ne sont là que des infos qui datent de moins d’un mois !!! On ne compte plus les personnalités et entités de haut vol qui ont lancé l’alerte . Pour beaucoup cette crise débutera cette fois ci en Europe, mais rien n’est moins sur, il suffit par exemple de se pencher sur la situation des banques US comme je l’ai fait … Z 

Europe centrale – Depuis plus d’un mois, les monnaies d’Europe centrale (terme que, pour ma part, j’emploie toujours dans un sens conventionnel/géographique : Europe post-communiste hors-ex-URSS) décrochent face aux monnaies occidentales – qu’il s’agisse du dollar, de l’euro ou de la livre Sterling : cette dévaluation de 5% à 10%, dans un contexte de volumes de transactions stables, affecte pratiquement tous les pays de la zone (à l’exception, bien entendu, de la Slovaquie, qui a fait en 2005 le choix de l’euro).

De cette simple constatation découlent deux conclusions évidentes :

1.En dépit des efforts désespérés d’une presse libérale largement discréditée cherchant, notamment en Hongrie et en Roumanie, à interpréter cette évolution comme la manifestation d’une faillite prévisible des politiques économiques plus ou moins « hétérodoxes » appliquées par les gouvernements de ces pays (depuis 8 ans en Hongrie et 4 ans en Roumanie), ce mensonge tombe à plat pour peu qu’on considère l’étendue géographique et la chronologie du phénomène, affectant aussi bien la riche et industrieuse Pologne (cf. cours euro/zloty) qu’une Roumanie encore bien enfoncée dans l’extractif (cf. cours dollar/leu), et aussi bien cette Roumanie encore très largement soumise politiquement aux dictats occidentaux que la très rebelle Hongrie (cf. cours dollar/forint).

2.Inversement, même s’il ne me viendrait jamais à l’esprit de nier la réalité des manipulations à visée politique du cours de diverses monnaies, les « théories conspirationnistes » qui voudraient y voir une « punition de l’Europe centrale » (par exemple pour sa réaction massive de rejet des politiques migratoires de l’Open Society) font difficilement face à la réalité du phénomène, à la fois dans son timing (il s’aggrave depuis les élections hongroises, et alors que les présidentielles roumaines sont encore – en principe – relativement loin de nous) et dans son étendue (à quoi bon, par exemple, punir la Roumanie, qui reste un paradis de la délocalisation occidentale à fiscalité « négociée », a fait profil bas pendant la « crise migratoire » et subventionne le complexe militaro-industriel occidental bien au-delà du raisonnable, compte tenu de ses capacités budgétaires anémiques ?).

Bref, il est clair qu’il s’agit d’une tendance financière réelle et profonde (non d’un écran de fumée passager au service d’un agenda politique), et qui demande une explication globale.

Cette explication, le premier ministre hongrois Viktor Orbán en personne nous la fournit à mi mots dans une interview radiophonique du 8 juin dernier, d’ailleurs chargée sur YouTube sous le titre « Il est possible que la crise arrive ». A la question d’une journaliste lui demandant pourquoi, dans le projet de budget de 2019, la réduction du déficit budgétaire hongrois va-t-elle au-delà des exigences de Bruxelles en la matière, il répond qu’il s’agit d’un budget de « sécurisation de la croissance », qui doit être « à l’épreuve des tremblements de terre ». Affirmant « tendre l’oreille aux conseils des économistes hongrois de premier plan », il considère comme probable un redressement mondial des taux d’intérêts, ainsi que l’aggravation d’une « guerre commerciale » mondiale déjà entamée (laquelle, en aggravant l’instabilité de l’économie globalisée, ne peut en effet que renforcer la tendance haussière des taux d’intérêt).

Ce faisant, on peut d’ores et déjà dire que Viktor Orbán a trahi le secret de Polichinelle. Prévu de longue date par divers analystes, un remake de la crise de 2008 (dont l’inévitabilité découle d’arguments fort sérieux – par exemple ceux qu’expose depuis des mois l’auteur français Michel Drac) pourrait bien se produire avant la fin de l’année, ou en 2019 au plus tard. Son imminence – pour des raisons psychologiques aisément compréhensibles – fait certes rarement les gros titres, mais il devient de plus en plus facile de la discerner, en toile de fond de diverses déclarations – y compris de déclarations faites par des officiels des partis de gouvernement de l’Ouest de l’UE. Réagissant à la déclaration Macron-Merkel de Meseberg (contenant un timide appel à la création d’un budget européen commun), Wolfgang Steiger, secrétaire général du Conseil Economique de la CDU, critique la position de sa propre chancelière, et affirme notamment que « l’Europe a besoin d’un mécanisme transparent permettant aux pays de l’euro-zone de restructurer leur dette en cas de crise. » Bien entendu, les enjeux conscients d’une telle déclaration, et de sa diffusion (par la Wirtschafswoche, reprise par Euractiv) relèvent de la politique allemande (à l’approche des élections bavaroises) : Steiger peut à la fois subir lui-même l’influence des intérêts bancaires allemands, et craindre en politique une rupture de son parti avec la CSU (cette dernière étant probablement capable, en effet, de scier par fanatisme ordo-libéral la branche bruxelloise sur laquelle la prospérité allemande est assise – l’histoire le dira sous peu). L’imminence de la crise est, dans ce discours, un simple élément de contexte, et représente apparemment déjà une évidence dans les discussions tenues off the record par ledit Steiger et les décideurs européens du même niveau. De même, l’interview, citée ci-dessus, de Viktor Orbán, donnée en hongrois à la radio nationale hongroise, s’adresse avant tout au public hongrois, et non aux marchés financiers (qui savent de toute façon très bien à quoi s’en tenir). Il est d’autant plus intéressant de remarquer, chez ces deux hommes politiques que tout sépare par ailleurs (hors leur appartenance, de plus en plus nominale, au PPE), l’existence d’un même horizon d’attente en matière économico-financière.

Et cela ne date pas d’hier : on peut notamment se demander dans quelle mesure – au-delà du passif historique des relations Madrid-Barcelone – la crise catalane récente n’a pas été en grande partie inspirée par les craintes d’une bourgeoisie catalane qui aimerait bien pouvoir négocier la taille de la livre de chair qu’elle va devoir livrer lors du dépeçage économique de l’Espagne (lequel ne pourra que s’accélérer en cas de crise mondiale). Enfin, en poussant un peu plus loin l’audace spéculative, il n’est pas interdit non plus de penser que le soutien accordé par certains secteurs du capitalisme anglo-saxon au Brexit et à la campagne de Donald Trump a aussi pu découler d’une volonté de se positionner au mieux sur le pont du Titanic financier mondial à l’approche de l’impact.

Une fois cette hypothèse admise, la crise récente des monnaies centre-européennes n’est plus mystérieuse du tout. Ceux qui, comme moi, ont eu le douteux privilège d’être en âge et en état de comprendre l’enchaînement des événements lors de la « crise de 2008 » se souviennent qu’une chute des cours de ces mêmes monnaies avait aussi fait partie des signes avant-coureurs de ladite crise, et ce, pour des raisons au demeurant bien connues (mais que la presse mainstream se garde bien de rappeler) : dans diverses proportions (un peu moins en Pologne, un peu plus en Hongrie, et totalement en Roumanie), le système bancaire de ces pays reste largement dominé par les banques occidentales, présentes soit à travers des filiales portant le même nom (Société Générale, Erste Bank, Raiffeisen, etc.), soit un peu mieux dissimulées sous la raison sociale de banques jadis fondées par le capital local, mais qu’elles ont rachetées entre temps. Or toute anticipation de relèvement des taux directeurs mondiaux entraîne (on a presque honte de devoir le rappeler) une crise du crédit (au moins potentielle – par anticipation), qui aggrave l’exposition déjà énorme des banques occidentales (du fait, notamment, des champs de mines de « produits dérivés » qui parsèment leurs bilans) au risque d’une rétractation monétaire brusque ; les maisons-mères s’efforcent donc de fortifier leur capitalisation interne, notamment en décapitalisant leurs filiales des pays périphériques, bien obligés d’encaisser le choc, étant donné qu’ils se trouvent du mauvais côté de cette « souveraineté monétaire limitée » dont les chiens de garde mondiaux sont la BCE, le FMI, la Banque Mondiale etc.. Elles créent ainsi une famine de devises sur les marchés locaux, laquelle, par la loi (globalement faussée, mais localement efficace) de l’offre et de la demande, entraîne le renchérissement desdites devises face aux monnaies locales (pour qui la seule manière d’y échapper serait une dédollarisation / déeuroisation des systèmes bancaires locaux – naturellement impossible en l’absence d’un système bancaire à capitaux autochtones).

S’agissant des conséquences prévisibles du phénomène, commençons par écarter certaines des fausses conclusions que pourrait dicter une analyse superficielle, ou biaisée : non, à court terme, ces dévaluations n’ont rien de catastrophique pour l’Europe centrale. Elles dopent ses exportations (y compris cette exportation in situ qu’est le tourisme, très important dans l’économie hongroise), font réaliser des gains salariaux aux multinationales présentes sur place (qui paient leurs ouvriers en lei, forints, zlotys etc., mais vendent leurs produits en euros ou dollars après montage final en Allemagne, Autriche, France etc.), et encouragent donc l’investissement (par exemple le boom de l’IT en Roumanie, qui ne désenfle pas, en dépit des épouvantails de papier qu’agite la presse pro-occidentale locale dans le cadre de ses campagnes anti-PSD). De plus, elles encouragent la très nécessaire intégration économique régionale – étant donné que toutes ces monnaies restent relativement stables les unes par rapport aux autres, ne décrochant qu’en groupe face aux monnaies occidentales ; en se pérennisant, elles pourraient donc, mutatis mutandis, avoir les mêmes conséquences – finalement salutaires – que les sanctions imposées à la Russie depuis la crise ukrainienne : réduire les importations (notamment alimentaires), et pousser à produire localement pour les marchés locaux et régionaux. On pourrait rétorquer qu’elles encouragent aussi l’exportation des cerveaux, ce qui est techniquement vrai, mais sans grande importance réelle, compte tenu du fait que le brain drain a déjà atteint des limites structurales (manifestées par la disparition du chômage et la croissance permanente des salaires dans la région, depuis plus d’un an).

A moyen et long terme, en revanche – c’est-à-dire concernant les conséquences à prévoir après déclenchement effectif de la crise qui pointe à l’horizon – le tableau est moins rose. La Hongrie et la Pologne, notamment, très urbanisées, et relativement bien industrialisées, mais du fait d’une réindustrialisation tragiquement dépendante du capital allemand, exportent assez bien, mais importent aussi beaucoup, et principalement depuis la zone euro. On comprend mieux, du coup, les enjeux à moyen terme de la politique d’ouverture à l’Est (et notamment à la Route de la Soie) de Viktor Orbán : si l’Allemagne devait perdre la guerre financière et commerciale en cours, les grands groupes allemands pourraient, sous pression politique, tenter de sauver leurs établissements allemands en rapatriant une partie de la production jusqu’ici délocalisée dans son hinterland centreuropéen – auquel cas des pays comme la Hongrie et la Pologne auraient à choisir entre un déficit budgétaire galopant (du fait de l’effondrement de leur balance commerciale) et une réorientation (déjà en cours en réalité) de leurs importations de biens et de capitaux – laquelle, à terme, posera forcément aussi le problème de leur loyauté géopolitique – dont le seul garant réel semble, à l’heure actuelle, être la hantise d’une menace russe, qui possède (pour des raisons compréhensibles) les état baltes, ainsi que, à divers degrés (et pour des raisons plus discutables) la Pologne et la Roumanie.

Quant à la Roumanie, du fait de sa moindre industrialisation et de l’externalisation d’un quart de sa population, elle est à la fois moins exposée aux conséquences à long terme exposées ci-dessus (puisque de très nombreux roumains touchent tout ou partie de leur salaire… en devises occidentales), et plus sensible aux conséquences à court terme, étant à la fois importateur net face à la zone euro et bénéficiant, en proportion, beaucoup moins de la manne européenne (que « Bruxelles » préfère naturellement diriger vers Budapest et Varsovie, où elle finance en réalité… l’industrie allemande) : cette configuration rend le risque d’inflation (frénétiquement brandi depuis des mois par la presse anti-PSD) de plus en plus crédible (quoique pas pour les raisons généralement avancées par ladite presse), et le pouvoir en place à Bucarest ne sera en mesure de capitaliser positivement sur les conséquences d’un contexte inflationniste qu’à condition de concrétiser ses velléités d’Etat-stratège (et notamment de créer ce fond souverain qui, en monstre du Loch Ness, réapparaît tous les six mois à la surface du discours du PSD, mais sans jamais déboucher sur aucun calendrier ferme). Plus généralement, alors même que les 15 à 18 derniers mois ont démontré la stabilité du régime PSD-ALDE, en dépit d’une contestation hystérique de la « société civile », dans un contexte de croissance (particulièrement élevée en Roumanie), on peut se demander dans quelle mesure son style de gouvernement actuel – relativement passif, gestionnaire, timoré et apolitique – saura résister à une période régionale, voire européenne ou mondiale, de vaches maigres.

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Publié par le 3 juillet 2018 dans économie, général, International

 

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Nous sommes dans la phase terminale de la plus grande bulle de dette de l’histoire mondiale

Chaque fois que les médias grand public parlent de « nouveaux formidables chiffres économiques, » ça me fait grincer des dents. Certes, il est vrai que ça s’est légèrement amélioré depuis que Donald Trump est à la Maison Blanche, mais le tableau économique florissant décrit constamment par les médias grand public, est tout à fait absurde. Comme vous allez le découvrir, si les vraies données étaient prises en compte, tous les aspects économiques majeurs seraient absolument catastrophiques . Nouspouvons bien sûr espérer voir les États-Unis se redresser économiquement sous Donald Trump, mais nous n’en sommes pas encore là. L’économiste John Williams deshadowstats.com recalcule depuis de nombreuses années ce que seraient les chiffres clés de notre économie si les vraies statistiques étaient prises en compte, et il a acquis la réputation d’être très précis. Selon lui, l’économie étasunienne est en récession et/ou en dépression depuis très longtemps. 

Commençons par le chômage. On nous raconte que le taux de chômage aux États-Unis est actuellement de ‘3,8%’, et que ce serait le taux le plus bas depuis ‘près de 50 ans’.

Pour étayer ce racontar, les médias grand public pondent sans cesse des articles évoquant le merveilleux de la situation. Par exemple, voici ce qu’on trouve dans un article récent du New York Times, intitulé Les mots nous manquent pour décrire à quel point les chiffres de l’emploi sont bons :

En analysant les chiffres d’emplois de mai publiés vendredi, la vraie question est de savoir s’il y a assez de synonymes de « bon » dans un dictionnaire en ligne pour les décrire correctement. 

Ainsi, par exemple, ‘splendide’ et ‘excellent’ font l’affaire. Ce sont les termes appropriés lorsque l’économie des États-Unis ajoute 223.000 emplois par mois, malgré neuf ans de développement, alors que le taux de chômage tombe à 3,8%, un nouveau creux depuis 18 ans.

Cela n’a-t-il pas l’air génial ? Ce le serait si les données prises en compte étaient honnêtes.

La vérité est bien évidemment que le pourcentage de la population employée a remonté à peine depuis les profondeurs de la dernière récession. D’après John Williams, si les bons chiffres étaient utilisés, le taux de chômage serait en réalité de 21,5% aujourd’hui.

Mais quelle est donc la raison de cet écart ? [de 17,7% quand même, ils n’y vont pas de main morte ! NdT]

Comme je l’explique maintes fois depuis des lustres, le gouvernement transvase tout bonnement des gens de la catégorie ‘chômeurs officiels’ dans la catégorie ‘population inactive’. 

Si nous prenons les chiffres du gouvernement, il y a près de 102 millions de gens en âge de travailler qui n’ont pas d’emploi en ce moment. Ce chiffre est le plus important de la dernière récession.

Nous sommes manipulés. J’ai un ami dans le sud de l’Idaho, ingénieur informatique hautement qualifié, qui est sans emploi depuis deux ans. Si le taux de chômage est vraiment de 3,8%, pourquoi ne peut-il pas trouver un emploi décent ?

Au fait, si vous vivez dans la région de Boise et que vous connaissez un poste d’ingénieur informatique libre, merci de me le faire savoir pour que je l’en informe.

Bien, passons maintenant à l’inflation.

D’après Williams, la façon dont l’inflation est calculée dans ce pays a été modifiée plusieurs fois au cours des décennies :

Williams affirme qu’aux États-Unis, les organismes de statistiques surestiment les données du PIB en sous-estimant les données de l’inflation qu’ils utilisent dans le calcul.

Manipuler le taux de l’inflation, affirme Williams dans son commentaire sur la mesure de l’inflation publique, sert aussi au gouvernement à truquer l’ajustement au coût de la vie, afin de moins débourser pour les retraités.

L’ironie veut que cette manipulation se pratique maintenant au grand jour depuis des lustres, les administrations républicaine et démocrate successives apportant des‘améliorations’ dans la façon de calculer les données.

Si l’inflation était encore calculée comme elle l’était en 1990, son taux serait aujourd’hui de 6% au lieu d’environ 3%.

Et si l’inflation était encore calculée comme elle l’était en 1980, son taux serait d’environ 10% aujourd’hui.

N’avez-vous pas l’impression que ces chiffres correspondent à la réalité ? Nous avons tous vu la manière dont les prix du logement, de la nourriture et des soins de santé ont grimpé ces dernières années. Après examen de ce qui s’est passé dans votre vie, croyez-vous que les taux officiels de l’inflation de 2% et 3% dont on nous bassine ces dernières années, sont proches de la réalité ?

Comme l’inflation est très fortement sous-évaluée, la répercussion est aussi énorme sur les chiffres de notre PIB.

Si les vrais chiffres de l’inflation étaient pris en compte, nous serions encore en récession en ce moment.

En fait, John Williams insiste sur le fait que nous serions toujours dans la récession où nous tombâmes en 2004.

Et il n’y a aucun doute. Toute une série d’autres indicateurs plus indépendants vont aussi dans ce sens. Ce qui suit est tiré d’un excellent article de Peter Diekmeyer :

Les conclusions de Williams, bien que controversées, corroborent diverses autres données. Les salaires moyens stagnent depuis des décenniesLe taux d’activité aux États-Unis est coincé au plus bas niveau depuis plusieurs décennies. Même notre joyeux Big Mac déflationniste laisse supposer que l’économie étasunienne se déprime.

Une autre piste est d’évaluer l’économie étasunienne exactement comme celle d’un pays du tiers monde, dont on ne fait pas confiance à leurs données. Les économistes le font en recourant à des chiffres qui sont difficiles à truquer.

Là aussi, grâce à diverses mesures, allant de la consommation pétrolière à la production de biens de consommation, en passant par l’activité du transport de marchandises, l’économie étasunienne ne semble guère s’être améliorée, voire pas du tout, depuis le début du millénaire.

En fin de compte, tout ce qu’il suffit de faire, c’est tout simplement d’ouvrir les yeux et de regarder ce qui se passe. Nous sommes dans la pire année de fermetures de magasins de détail de l’histoire des États-Unis, et cette ‘apocalypse commerciale’ touche les régions rurales plus durement que partout ailleurs :

Le magasin Target de cette ville a fermé. Tout comme Kmart, MC Sports, JCPenney, Vanity et bientôt le grand magasin Herberger’s. 

« Le centre commercial est plutôt lugubre, » explique Amanda Cain, une enseignante et mère. « Dès que Herberger’s sera fermé, nous n’aurons plus de point d’attache où aller. » 

Environ les deux tiers du centre commercial Quincy Place d’Ottumwa seront vides avec la disparition de Herberger’s. 

Il n’y a évidemment pas que l’économie étasunienne qui aille mal.

Nous sommes dans la phase terminale de la plus grande bulle de dette de l’histoire mondiale. De nombreux pays font déjà l’expérience d’un ralentissement économique très marqué, et notre planète est littéralement en train de mourir.

Aussi, merci de ne pas croire le matraquage médiatique.

Nous espérons certes que les choses aillent mieux, mais la vérité est que l’économie étasunienne va mal depuis très, très longtemps.

The Economic Collapse, Michael Snyder

Original: theeconomiccollapseblog.com/archives/the-real-economic-numbers-21-5-percent-unemployment-10-percent-inflation-and-negative-economic-growth
Traduction Petrus Lombard

 
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Publié par le 2 juillet 2018 dans économie, général, International

 

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Les banques voyous préparent la prochaine crise financière mondiale

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Les hauts responsables institutionnels qui n’ont pas vu venir la crise de 2008 et n’ont pas su en tirer les leçons ni les mesures concrètes de prévention, multiplient ces derniers temps les messages pontifiant trompeurs en vue d’affaiblir la vigilance des citoyens. Patrick ARTUS, économiste de Natixis, s’en est fait l’un des complices le 13-06-2018 dans un hebdomadaire pourtant sérieux sur d’autres sujets graves (notamment le martyre d’AFRINE envahie et saccagée avec aval de la Russie et de l’OTAN). Face à la tempête financière mondiale qui s’annonce, cette propagande type « tout va bien madame la Marquise » ou « Oyez citoyens, tout est calme, dormez en paix » accumule tellement de contrevérités et d’omissions qu’elle mériterait une enquête au pénal pour complicité de concussion, au vu des terribles conséquences déjà vécues et surtout à venir sur le portefeuille des citoyens. Car là, à l’instar de notre Bernard Tapie national, également victime d’un « complot de banquiers »), nous assistons à un immense remake de l’énorme « escroquerie financière en bande organisée » de 2008.

 

Ces borborygmes médiatiques « mainstream » occultent soigneusement la gigantesque dette actuelle des USA et de nombreux pays, mais aussi les milliers de milliards de billets imprimés par les banques centrales reposant sur un massif rachat de dettes des banques. Peut-on vraiment parler d’économie US « solide » avec un déficit budgétaire qui approche les 1000 milliards de dollars, une dette de 22 000 milliards, un déficit commercial de 500 milliards, alors que le dollar a perdu 97 % de sa valeur depuis 1970 ? Financièrement, les USA et l’Europe sont devenus des « colosses au pied d’argile ». La France, l’Amérique et nombre de pays de l’OCDE consomment plus qu’ils ne produisent, grâce à un endettement gigantesque, ce qui implique une balance commerciale déficitaire chronique. Même la Chine est aussi en danger, puisque possédant une énorme partie de la dette américaine. De plus, la croissance chinoise ralentit ; son marché immobilier s’est très fragilisé ; quelques secteurs industriels devenus obsolètes sont maintenues en vie artificielle ou licencient ; et un important échafaudage « domino » de crédits privés chinois est menacé d’effondrement. Sans oublier les difficultés des pays « sanctionnés » (comme la Russie et l’Iran), « périphériques » (comme la Turquie) ou « émergents » (comme le Venezuela ou l’Algérie), dont la solvabilité ne cesse de décroitre. Les trois quart des pays sont en constante difficulté. Oui, le tableau économique général s’est amélioré, mais il est loin d’être euphorique.

 

La crise américano-américaine de 2008 dite des « subprimes » a été la plus importante depuis celle de 1929, avec des conséquences terribles sur tous les continents. Les causes demeurent. Aggravées par d’autres causes. Certes, les banques US avaient ensuite payé des amendes faramineuses pour échapper aux procès. Mais peu de sanctions en Europe et presque toutes ont conservé leur comportement imprudents sur les produits financiers spéculatifs à risque. Des règles prudentielles strictes auraient du être prises, mais elles ont été et sont systématiquement combattues par les politiciens complices des banques des deux côtés de l’Atlantique.

 

N’oublions jamais que ce sont les États, donc les contribuables, donc nous, qui avons payé avec nos impôts pour réparer les sinistres bancaires. Les Etats n’auront plus les capacités de s’endetter comme en 2008 pour renflouer les banques car l’endettement des pays développés a explosé. Et le taux de prélèvement obligatoire sur les foyers et sur le travail (devenu en France le plus élevé du monde à l’avènement de la présidence Macron), ne peut plus augmenter sans explosion sociale et politique.

Malgré cette situation et nos avertissements répétées, en cynique contradiction avec les engagements électoraux, une nouvelle hausse de taxes sur l’alcool, le tabac et les produits de luxe a été annoncée (Richard Ferrand veut même surtaxer la fragile industrie nautique française). En sus de la hausse de la CSG, des ponctions sur les retraites, de la diminution des APL, sont médiatiquement annoncées des baisses de minima sociaux et de protections sociales. De nouvelles hausses d’impôts, de taxes foncières sur la résidence secondaire et de TVA risquent de passer en douce pendant l’été 2018 ou en 2019. En continuant à prélever encore plus d’argent dans la poche des français qui n’en peuvent plus, nos dirigeants jouent avec le feu. Incroyable circonstance aggravante : tout en épargnant systématiquement les activités spéculatives toxiques.

 

Une des racines de la crise de 2008 était l’absence quasi-totale de régulation au sein des banques. Elles ne se comportaient plus comme des services publics (privatisés ou non) mais comme des entités spéculatives prédatrices sans cahier des charges éthiques ni aucune moralité. Par nos impôts, nos gouvernements de mollusques et d’incompétents les ont renflouées sans rien demander en échange. Conséquence, cette crise de régulation des banques se poursuit encore. Car les responsables physiques de cette catastrophe de 2008 n’ont jamais été sanctionnés, sont toujours en place, et certains même installés à la tête des observatoires soit disant chargés d’anticiper les crises futures : « Des renards chargés de la sécurité au sein même du poulailler » ! (voir l’excellent documentaire hélas incomplet « Inside job » de Charles Ferguson).

 

Résultat de cette « gestion par les prédateurs pour les prédateurs » : Leur première mesure a été de limiter la future responsabilité financière des banques coupables, ripoux ou mal gérées (ou les trois) au dépend des intérêts des citoyens victimes. Les dépôts dépassant 100.000 € seront confisqués pour renflouer les banques. Cette mesure scandaleuse a été discrètement ratifiée (sans véritable débat) par la totalité des Gouvernements et Parlements de l’OCDE. Tous les citoyens ont reçu dans leur courrier bancaire en 2018 cet « avis de saisie automatique en cas de crise ». Par conséquent, le silence radio des partis politiques parlementaires (pour soit disant ne pas alarmer inutilement le public) n’est plus défendable. Ce silence complice est en fait très révélateur de l’absolue crédibilité de cette crise à venir et de la future spoliation ouvertement légalisée. Il est aujourd’hui clair que les crises financières ne pourront jamais disparaitre tant que les banquiers voyous (personnes morales et physiques comprises) ne subiront pas de sanctions et tant que le pouvoir protégera ouvertement la corruption et l’incompétence des régulateurs.

 

Autre résultat de cette incurie gouvernementale généralisée sur tout le système bancaire, de nombreuses bulles financières se développent. Rien à voir avec les inquiétudes légitimes pour les prêts étudiants aux USA ou pour le marché de l’investissement immobilier en Chine. La création de liquidités au profit de la spéculation est devenue faramineuse : le seul total des dollars qui circulent dans le monde dépasse les 600 000 milliards, alors que le total des échanges commerciaux est évalués à… 5 600 milliards. 100 fois plus que les vrais besoins.

 

Ajoutons à cela que les transactions financières opaques (appelées shadow banking) ne sont pas soumis aux règles prudentielles déjà insuffisantes. Gonflées par le contexte d’incompétence gouvernementale et d’anarchie spéculative (avec la complicité active de tout le système bancaire dérégulé), elles représentent 96 000 milliards de dollars, soit 150 % du PIB mondial.

 

Si l’on observe le marché des produits financiers spéculatifs appelés « dérivés », la situation est dantesque. En 2016, la somme totale des produits dérivés se monte à 1,2 « Quadrillion », soit 1.200.000.000.000.000.000 dollars. Largement plus que l’ensemble des pièces, billets et comptes de dépôt cash de l’ensemble de la planète, estimés à 81.000.000.000.000 dollars (81 « Trillions »). Aujourd’hui, la valeur totale des produits dérivés représente plus de 1000 fois la valeur de l’or détenu par l’ensemble des banques centrales dans le monde ( 1400 milliards $). Dans cette monstrueuse affaire, les grandes banques mondiales sont en première ligne et impliquées jusqu’aux narines : leurs fonds propres ne représentent plus qu’entre 0,15 % et 0,6 % de leurs engagements sur ces produits dérivés. Cette énorme bulle spéculative déconnectée de l’économie réelle (donc objectivement de type « Ponzi ») s’accroit de manière exponentielle.

 

Imaginez qu’une taxe française ou européenne se mette enfin en place avant l’effondrement. Un prélèvement identique à celui sur le travail ? (où 1.500 à 2.000 € de salaire entraînent en France 1.500 à 2.000 € d’aberrantes charges avant impôt et taxes diverses !). Ou bien plutôt comme une petite taxe légère de 1%. Ou alors comme notre fameuse mini taxe « sociétale » (faussement appelée taxe Tobin) de 0,1% déjà proposé en… 1988. Voire une microbienne ponction indolore de 0,01%. Mais non, les banques pourtant parfaitement informatisées ne veulent rien connecter au fisc, ne veulent rien mettre dans une réserve de sécurité et ne veulent rien lâcher au peuple qui vient pourtant à chaque fois à leur secours. Pourquoi ? Par principe suprême du profit capitalistique dérégulé. La goinfrerie au maximum. A la Fillon and co démultipliée à l’infini. Et pourquoi les politiciens demeurent silencieux ? Parce qu’ils ont besoin de l’aide des banques pour arriver au pouvoir et pour s’y maintenir, autant qu’ils en ont besoin pour combler les déficits budgétaires nationaux et locaux.

 

Certes, direz-vous, la bourse est au beau fixe. Pourquoi se plaindre ? Le Dow Jones monte depuis 8 ans et demi… Il est passé de 6.000 points en 2009 à 25.000 en 2018. 400% de hausse. Mais n’oublions pas que la plus longue hausse boursière de l’Histoire n’a duré que neuf ans. Et c’était entre 1920 et 1929. La hausse spéculative ne pourra jamais grimper à l’infinie. Un prochain krach est inéluctable. Un krach d’au moins 50% sur les actions, l’équivalent de celui de 1929. Reste à savoir quand il aura lieu. La logique mathématique la plus élémentaire indique une fourchette maximum d’une à deux année.

 

Ajoutons aussi à cette sombre prédiction que les taux d’intérêts vont fatalement augmenter un jour. Le taux d’intérêt immobilier moyen actuel en France est de 1,7%. Aux USA, il est déjà de 4,6% (taux directeur de la FED à 2%)… Le prochain krach sera donc triplement alimenté via… les dettes d’état. La dette étatique mondiale officielle a atteint 250.000 milliards $. Idem pour les engagements non provisionnés dans les bilans bancaires. Les produits dérivés des banques dans le monde ont aujourd’hui dépassé le montant faramineux de 1.500.000 milliards de dollars. Ce qui, en cas de krach, représente un passif théorique global de 2 millions de milliards de dollars. Soit environ 2500 fois le PIB mondial (évalué à 80.000 milliards $ en 2018) !

Avec ses 2300 milliards de dette (environ 100% du PIB), si l’intérêt monte à 4% (le double de la croissance maximale française), la France sera mathématiquement acculée à la faillite. Comme la majeure partie des pays dit « riches ».

 

Conclusion adressée au gouvernement par le think tank « En Marge » et par les « Bouledogues de la République » de tous partis :

 

Messieurs les ENArques de la haute administration, du Parlement et du Gouvernement, attention.

Nous avons soutenu activement un jeune banquier novice en campagne électorale et fait basculer nombre de circonscriptions en ballotage incertain.

pour procéder à un vaste dégagisme politique.

Parce que nous soutenions globalement son programme électoral (bien qu’insuffisant).

Dans l’espoir que ce programme sera complété un jour avec notre douzaine de propositions compatibles et indispensables. Et aussi

dans l’objectif que ce nouveau Président de la république soit capable de comprendre et donc de réformer les rouages du système bancaire en perte de boussole. Qu’il puisse leur parler dans leur langue financière sans se faire manipuler et rouler dans la farine comme ses prédécesseurs. Qu’il puisse même, éventuellement, leur faire le coup que Poutine à fait aux oligarques en Russie (ils l’avaient choisi, croyant avoir à faire à un « pion docile »).

 

Mais nous vous alertons que la colère froide des citoyens ne s’est pas estompée. Nous la sentons puisque nous la cotoyons au quotidien. Elle continue de monter à cause des dossiers « orphelins » non traités. Et à cause des mesures gouvernementales récessives non prévues dans le programme électoral initial. En cas d’inaction présidentielle et gouvernementale sur ce dossier bancaire explosif, la phase de « dégagisme électoral  » pourrait se poursuivre au-delà du nécessaire. Avec des conséquences imprévues (près une majorité des pays de l’Europe de l’Est, l’Italie vient d’en montrer l’exemple).

Par conséquent, démontrez votre volonté de changer les choses en commençant déjà par

alléger d’urgence et fortement les charges sur le travail pour aider la création d’emplois.

offrir enfin un contexte de concurrence loyale aux entreprises françaises, tant sur le marché domestique qu’à l’exportation.

prendre l’argent nécessaire dans la poche des prédateurs et spéculateurs, notamment sur les produits financiers toxiques appelés « dérivés » (qui devront être un jour légalement interdits, comme le seront un jour les crédits arnaques à taux variables abusifs qui ont notamment grugé et ruiné en toute impunité 8.000 communes françaises).

 

Faites enfin le boulot que les autres ont refusé de faire depuis des décennies. Œuvrez à mettre de l’ordre dans le système bancaire européen et mondial, en arrêtant d’emmerder fiscalement et bureaucratiquement les citoyens. Oui, foutez la paix aux français ! Y compris aux retraités. Y compris aux mal-logés. Y compris aux investisseurs. Y compris aux chômeurs créateurs de leur micro-entreprise. Y compris aux agriculteurs et artisans épuisés par le système de prélèvement confiscatoire le plus aberrant de la planète.

 

Comme nous le réclamons depuis 30 ans, aussi bien pour le dossier bancaire que pour les nombreux autres dossiers, nous voulons « une Europe des Nations et des projets concrets, pour une future France forte au sein d’une future Europe forte ». La mobilisation réformiste de la classe dirigeante doit se faire au niveau national ET être négociée au niveau européen. Rapidement. Avec des avancées expérimentales internationales pragmatiques, concrètes, sans attendre l’unanimité des 27 membres. Sous peine de prochaines « élections dégagistes carnassières ».

 

Ronald REMY

Animateur du think tank « En Marge » et des « Bouledogues de la République ».

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Publié par le 19 juin 2018 dans économie, général, International

 

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Von Greyerz : La crise et la débâcle financière mondiale à venir

Pour le moment l’or fait du sur place et n’a pas encore confirmé la cassure d’une résistance clef autour des 1340 $, mais tout n’est qu’une question de temps avec ce qui représente la vraie monnaie, surtout dans un contexte où les nuages s’amoncellent sur l’économie mondiale .  Von gruyere lui n’en démord pas : « L’implosion à venir des bulles d’actifs entraînera une réduction des prix d’au moins 50%, d’ici 2025. Cela provoquera évidemment une crise financière majeure et de gros problèmes dans le système financier » « Lorsque les actions et les obligations chuteront violemment, les marchés seront gagnés par une crainte jamais vue depuis le krach de 1929 » . Voici ses prédictions qui sont ma foi bien étayées, comme toujours … Z 

En 1980, le total des actifs mondiaux, incluant l’immobilier, était inférieur à 20 000 milliards $. Aujourd’hui, près de 40 ans plus tard, ils atteignent 524 000 milliards $. Soit un taux de croissance annuel composé de 9%, ce qui est remarquable sur une période de 38 ans. Les actifs mondiaux ont été multipliés par 26 au cours de cette période.

Au cours de la même période, le prix moyen de l’or est passé d’environ 650 $ en 1980 à 1 300 $ aujourd’hui. Donc, tandis que les actifs mondiaux ont été multipliés par 26 depuis 1980, l’or n’a que doublé. Il est vrai que l’or a commencé à 35 $ en 1971; il avait donc augmenté substantiellement jusqu’en 1980. Néanmoins, depuis 1980, l’or a été totalement ignoré, comme investissement et comme assurance ou protection de richesse. L’augmentation massive de la masse monétaire, à travers l’expansion du crédit et l’impression monétaire, s’est dirigée vers les actifs traditionnels comme les actions, les obligations et l’immobilier, mais pas vers l’or.

L’or est un actif et un investissement oublié depuis 38 ans, et n’a même pas suivi le rythme de l’inflation, avec sa croissance annuelle de 1,8% depuis 1980. Il y a eu très peu d’intérêt pour l’or, alors que d’autres actifs d’investissement ont bondi. Nous avons identifié l’or comme étant un investissement stratégique pour la préservation de la richesse dès 2002, à 300 $ l’once, et avons recommandé à nos clients d’investir un minimum de 25% de leurs actifs dans l’or. Depuis, le rendement de l’or a été supérieur à celui de la plupart des classes d’actifs. Mais la hausse du cours, à date, est complètement insignifiante, comparée à ce qu’il se profile.

Le plus grand transfert de richesse de l’histoire

D’ici 2025, nous allons assister au plus grand transfert de richesse de l’histoire. Ce transfert affectera les marchés mondiaux de l’investissement et ébranlera la plupart des investisseurs. Tous les marchés conventionnels – actions, obligations et immobilier – vont décliner de 50-75%, peut-être plus. Dans le même temps, l’or et l’argent ne feront pas que rattraper leur sous-performance depuis 1980. Les métaux précieux vont être l’objet – et ce, d’une manière tout à fait inattendue – d’une frénésie d’investissement spectaculaire.

Lorsque les actions et les obligations chuteront violemment, les marchés seront gagnés par une crainte jamais vue depuis le krach de 1929. Mais cette fois-ci, la situation risque d’être bien pire.

Actifs financiers mondiaux (Incluant l’immobilier)

Le tableau 1, ci-dessous, nous montre que les actifs mondiaux s’élèvent actuellement à 524 000 milliards $. Une grande partie de ces actifs est constituée d’immobilier, massivement en bulle dans plusieurs pays, comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Chine, Hong Kong, la Suède, la Suisse etc. Les taux d’intérêt bas et le crédit illimité ont fait grimper le prix de l’immobilier à des sommets vertigineux… si vertigineux que le prix est prêt à retomber sur terre très rapidement. 

Regardons l’or. Le chiffre de 3 000 milliards $ représente tout l’or jamais produit dans le monde, sous forme de lingots ou de pièces, incluant les ETF, dont quelques-uns ne disposent peut-être pas de l’or physique. Il inclut aussi les banques centrales, dont plusieurs ne possèdent peut-être pas tout l’or qu’elles déclarent officiellement. Mais cet or se retrouvera ailleurs, en Chine, en Inde ou en Russie… alors il existe, quelque part.

1. Actifs mondiaux 2018

Comme le montre le tableau ci-dessus, seulement 0,6% des actifs financiers mondiaux sont aujourd’hui en or physique. En 1960, l’or représentait 5% des actifs mondiaux, mais l’explosion des autres actifs d’investissement a réduit ce pourcentage à 0,6%, seulement.

L’implosion à venir des bulles d’actifs entraînera une réduction des prix d’au moins 50%, d’ici 2025. Cela provoquera évidemment une crise financière majeure et de gros problèmes dans le système financier, étant donné que les actifs n’incluent pas que les actions et l’immobilier, mais aussi les obligations et les prêts. Ainsi, le système bancaire subira une pression énorme, ainsi que les compagnies d’assurance et les fonds de retraite.

Le tableau 2, ci-dessous, nous montre les actifs mondiaux déclinant de 50% en termes réels, ce qui, à mon avis, sera un minimum lors de la prochaine crise. La seule exception, c’est l’or, qui reflétera la crise en augmentant substantiellement en prix, soulignant ainsi son importance réelle en tant que seule monnaie qui ne puisse être dépréciée, ainsi qu’en tant qu’actif ultime de préservation de richesse. Un prix de l’or à 5 000 $ l’once est un minimum, selon moi.

2. Actifs mondiaux en déclin de 50% – L’Or à 5 000 $ l’once

Si l’or était à 5 000 $ l’once, il ne représenterait toujours que 4% des actifs mondiaux, dans le scénario ci-dessus. À ce moment-là, l’or reprendra son rôle de monnaie, comme cela a toujours été le cas à travers l’histoire. Lorsque les actions, les obligations et l’immobilier s’effondreront, l’or assumera encore plus son rôle monétaire.

Le tableau 3, ci-dessous, est le scénario minimum, à mon avis. Les prix des actifs ayant été multipliés par 26 au cours des dernières 38 années, une correction de 75% serait tout à fait normale. Les actifs mondiaux seraient toujours huit fois plus élevés qu’en 1980. À mesure que la crise s’intensifiera, l’or commencera à refléter sa valeur réelle ajustée à l’inflation. Le tableau ci-dessous prévoit un prix de l’or à 10 000 $, mais son prix réel, ajusté à l’inflation (avec 1980 comme année de base), serait plus proche de 17 000 $. 

3. Actifs mondiaux en déclin de 75% – L’Or à 10 000 $ l’once

Pour quiconque croit qu’une chute de 75% des actions est impossible, souvenez-vous de ce qui est arrivé avec le Dow Jones en 1929. À cette époque, le Dow Jones s’est effondré de 90%, dans un environnement économique beaucoup plus favorable qu’aujourd’hui. Les États-Unis étaient alors un pays créancier, et la dette mondiale était minuscule par rapport à aujourd’hui. Non seulement le Dow Jones a chuté de 90%, mais il a fallu plus de 25 ans avant qu’il ne touche à nouveau le sommet de 1929. L’effondrement à venir sera non seulement plus sévère que 75%, mais cela prendra plus que 25 ans pour s’en remettre, à cause de la nature globale de la crise et de la débâcle financière mondiale qui s’ensuivra.

L’Or – La seule monnaie de confiance

L’once d’or à 10 000 $, avec une chute de 75% des actifs mondiaux, signifie que l’or représenterait 17% du total des actifs. Cela peut sembler extrêmement élevé. Mais n’oublions pas qu’à ce moment-là, l’or sera la véritable monnaie et peut-être la seule monnaie de confiance, tandis que les devises fiduciaires atteindront leur valeur intrinsèque de zéro. Aussi, beaucoup d’investisseurs paniqueront et voudront vendre leurs actions et obligations en vue d’acheter de l’or, le seul placement refuge. 

Les actifs mondiaux sont aujourd’hui 174 fois plus élevés que l’or. Lorsque les actifs auront décliné de 75% et que l’or sera à 10 000 $ l’once, les actifs mondiaux (excluant l’or) ne seront que cinq fois plus élevés que tout l’or du monde. Cela signifie que les actifs mondiaux déclineraient de 97% par rapport à l’or entre aujourd’hui et 2025. Je suis persuadé que plusieurs personnes sont sceptiques. Il semble irréel que l’or puisse devenir si précieux par rapport à d’autres actifs. Mais, dans un scénario de panique, les évaluations seront totalement différentes des surévaluations énormes d’aujourd’hui. Nous verrons des ratios cours/bénéfice de 1:5, même pour les bonnes entreprises. Cela signifie qu’une entreprise peut être achetée entre 1 et 5 ans de bénéfice. Les dividendes des sociétés qui pourront se le permettre, seront de 10-20%. Le rendement sur les espaces locatifs sera de 20% et plus.

Aux sceptiques qui croient que les excès d’aujourd’hui sont la norme, il est important de comprendre que, dans le scénario que je décris, il n’y aura plus de monnaie fiduciaire de confiance, et que la seule monnaie, que très peu détiendront, sera l’or.

Vous pouvez, bien sûr, vous demander si les autorités, à travers le monde, laisseront les détenteurs d’or devenir si puissants. Peut-être voudront-elles fortement taxer l’or, voire le confisquer ? Je pense que l’imposition est beaucoup plus probable que la confiscation. Les grands détenteurs d’or, comme la Chine et la Russie, seront à ce moment-là en position de force avec leurs réserves d’or. Nous découvrirons alors également si les États-Unis détiennent vraiment ces supposées 8 000 tonnes d’or.

Une autre raison pour laquelle la confiscation ou même de fortes taxes sur l’or ne fonctionneront pas, c’est que plusieurs gouvernements auront perdu le contrôle. Ils n’auront plus d’argent pour payer les fonctionnaires, y compris les percepteurs d’impôts.

Les détenteurs d’or qui, aujourd’hui, ne peuvent acquérir qu’un petit 0,6% des actifs mondiaux pourraient, dans sept ans, en acheter 16%. Plus important encore, une chute de 97% de la valeur des actions déclencherait le plus énorme transfert de richesse de l’histoire. 

Le double rôle de l’Or

L’ampleur exacte de l’effondrement des actifs d’investissement et de la montée de l’or est, évidemment, impossible à prédire. Ce qui est certain, cependant, est que la valeur de l’or, par rapport aux autres actifs, augmentera considérablement. Ainsi, l’or joue deux rôles très importants :

  • Premièrement : en tant qu’assurance et préservation de la richesse contre un système financier pourri et des actifs d’investissement massivement surévalués.
  • Deuxièmement : son potentiel d’appréciation du capital est aujourd’hui plus important qu’à n’importe quel moment de l’histoire.

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Publié par le 12 juin 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Erdogan menace l’Autriche d’une guerre religieuse mondiale entre « les Croisés et le Croissant »

Recep Tayyip Erdogan

« Nous allons devoir faire quelque chose »: Erdogan promet une « réponse » aprés les fermetures de mosquées autrichiennes , qui pourraient selon lui conduire à une guerre religieuse mondiale … Cet homme est un fou furieux ! Z 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fustigé la décision de l’Autriche de fermer les mosquées et d’expulser les imams turcs et a promis une réponse, affirmant que les mesures annoncées par le chancelier autrichien Sebastian Kurz pourraient mener à une « guerre entre la croix et le croissant « . Les commentaires d’Erdogan interviennent un jour après que le gouvernement autrichien a déclaré qu’il expulserait jusqu’à 60 imams financés par la Turquie et fermerait sept mosquées dans le cadre de la répression de « l’islam politique », ce qui a conduit à une fureur généralisée à Ankara (ZH)

Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a vivement critiqué samedi la décision du chancelier autrichien de fermer des mosquées dans le cadre d’une offensive contre l’«islam politique», écrit l’AFP.

«Ces mesures prises par le Premier ministre autrichien sont, je le crains, en train de mener le monde vers une guerre entre les Croisés et le Croissant», a déclaré M.Erdogan.

Parmi ces mesures annoncées par Sebastian Kurz, figurent la fermeture prochaine de sept mosquées et la possible expulsion de dizaines d’imams financés par la Turquie.

«Ils disent qu’ils vont bouter hors d’Autriche nos hommes de religion. Croyez-vous que nous ne réagirons pas si vous faites une telle chose? Cela signifie que nous allons devoir faire quelque chose», a déclaré M.Erdogan, sans autres précisions.

Vendredi, le porte-parole du Président turc avait déjà dénoncé l’annonce faite par l’Autriche comme une mesure résultant, selon lui, de «la vague populiste, islamophobe, raciste et discriminatoire» dans ce pays.

Environ 360.000 personnes d’origine turque vivent en Autriche, dont 117.000 ont la citoyenneté turque.

Les propos du Président turc surviennent par ailleurs avant les élections anticipées cruciales du 24 juin. Le gouvernement autrichien a explicitement interdit aux responsables turcs d’organiser des meetings en Autriche en vue de ce double scrutin présidentiel et législatif.

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