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Une économie mondiale submergée

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De nombreux marchés émergents se transforment aujourd’hui en marchés submergés. Les économies, les monnaies et les marchés boursiers de nombreux pays sont en train de s’effondrer.

La monnaie est souvent le meilleur indicateur de la santé économique d’un pays. Observez le plongeon des six devises suivantes :

 

 

CONTAGION DE LA CRISE MONÉTAIRE

L’effondrement des monnaies se propage comme un feu de forêt. La forte inflation et l’hyperinflation frappent un pays après l’autre. Voici d’autres pays où la devise s’est effondrée en 2018 : Soudan -61%, Angola -39%, Liberia -18% et Inde -12%. La liste est longue. Au moins 15 autres pays ont vu leur monnaie perdre 10%, ou plus, par rapport au dollar en 2018.

DÉBUT DE BAISSES DES ACTIONS À L’ÉCHELLE MONDIALE

Plusieurs grandes places boursières nous indiquent que l’économie mondiale est en train d’amorcer un marché baissier séculaire : -25% en Chine en 2018, -20% au Brésil, -23% en Turquie, -16% en Italie, -15% en Espagne, -10% en Allemagne, -10% au Royaume-Uni. Les actions des marchés émergents ont chuté de 20 %.

Les pays BRIC – Brésil, Russie, Inde et Chine – représentent 40 % de la population mondiale et ont un PIB de 20 000 milliards $. Par conséquent, la faiblesse de ces économies est un signe inquiétant pour l’avenir. L’ampleur du ralentissement n’est évidemment pas la même qu’au Venezuela ou en Argentine, mais cela montre bien que l’économie mondiale commence à s’effilocher.

LE DÉSASTRE DE LA DETTE ÉMERGENTE LIBELLÉE EN DOLLARS

Le ralentissement économique ne serait pas si grave si le monde n’était pas endetté jusqu’au cou. Les économies occidentales ont des dettes qu’elles ne pourront jamais rembourser, mais c’est encore pire pour les marchés submergés, car leur croissance a été financée en grande partie avec de la dette en dollars US.

La dette des marchés submergés était de 8 000 milliards $ en 2000 et s’élève désormais à près de 50 000 milliards $.

La part de cette dette libellée en dollars a connu une croissance exponentielle et, comme la plupart des monnaies de ces pays sont en forte baisse par rapport au billet vert, ils risquent de faire défaut sur leurs dettes dans les prochaines années. Comme le montrent les graphiques ci-dessous, les dettes libellées en dollars ont été multipliées par 5-10. Les monnaies de ces pays continueront de baisser jusqu’à ne valoir quasiment plus rien.

 

 

ARGENTINE : TAUX D’INTÉRÊT DE 60%

Si nous jetons un coup d’œil rapide à l’Argentine, nous pouvons voir ce qui attend les marchés émergents, mais aussi l’Occident. Avec une inflation élevée et un effondrement du peso de 50% cette année, l’Argentine a relevé ses taux d’intérêt à 60%.

 

 

Personne ne peut assumer des taux d’intérêt de 60%, en particulier un pays lourdement endetté. Des taux aussi élevés sont une folie et vont rapidement tuer le patient si cela continue.

Le message ne peut être plus clair : Une dette en croissance exponentielle et totalement disproportionnée par rapport à la croissance du PIB finira par entraîner un effondrement de la monnaie, puis un défaut. Le monde pourrait être confronté à une défaillance de l’Argentine. C’est déjà arrivé plusieurs fois. Même chose avec l’économie vénézuélienne. Même s’il y a un effondrement total de l’économie et de la société, cela n’aura pas de conséquences mondiales.

FAIRE DES MONTAGNES D’UNE TAUPINIÈRE

Comme c’est souvent le cas, les problèmes commencent à la périphérie. Ce que nous voyons aujourd’hui ne sont pas les uniques répercussions d’un problème localisé. Les taupinières surgissent de pays en pays et vont bientôt atteindre l’Occident.

 

 

LA PATIENCE – UNE VERTU PERDUE

Il y a quelques années, on m’a demandé quelle est la chose la plus importante que j’ai apprise au cours de ma longue carrière dans les affaires. J’ai répondu « la patience ». Lorsqu’on est jeune, tout doit arriver rapidement. La gratification instantanée fait partie de la culture actuelle, la plupart des gens étant impatients et dénués de principes. C’est la même chose pour les jeunes et les vieux. Personne ne peut s’asseoir une seconde sans sortir son iPhone. Les téléphones portables sont les cigarettes d’aujourd’hui, sans eux les gens deviennent anxieux et nerveux. Mais malheureusement, cela ne les calme pas, au contraire.

Pire encore, lorsque les jeunes se réunissent, ils préfèrent communiquer avec le reste du monde sur Instagram ou Snapchat plutôt que de parler avec leurs amis assis à côté d’eux. Et quiconque envoie un courrier électronique ou un message attend une réponse rapide. Auparavant, lorsque vous envoyiez une lettre à quelqu’un de l’autre côté de l’Atlantique, il fallait attendre plusieurs semaines avant d’avoir une réponse. À bien des égards, la qualité de vie était meilleure qu’aujourd’hui. Mais l’évolution technologique ne cesse de s’accélérer.

LES ROBOTS ET L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE NOUS RENDRONT-ILS INUTILES ?

Les robots et l’intelligence artificielle (IA) prennent progressivement le contrôle de tout. Je me souviens de Sir Clive, l’inventeur du premier ordinateur grand public à moins de 100£ en 1980, qui disait déjà à l’époque que les machines seraient un jour plus intelligentes que les êtres humains. Il avait raison, comme nous le voyons aujourd’hui avec l’IA. Il a également déclaré que les ordinateurs prendront le contrôle de nos vies, rendant les humains inutiles. Pour lui, la seule différence entre les humains et les ordinateurs était que les humains ont une âme. Et encore, il y croyait à moitié.

Malheureusement, la patience est une vertu qui disparaît de nos vies. La plupart des investissements se font à court terme. Mais Warren Buffet nous a démontré que les placements à long terme, basés sur la valeur, peuvent être une réussite. Donc, en attendant que l’intelligence artificielle contrôle nos vies et prenne toutes nos décisions en matière d’investissements, la patience restera une vertu essentielle.

L’OR – UNE AUBAINE EN 2000 ET UNE AUBAINE AUJOURD’HUI

À la fin des années 1990, j’ai considéré que les risques dans l’économie mondiale devenaient très dangereux. Après l’effondrement de 80% des valeurs technologiques en 2000-2002, le risque restait élevé en raison de la dette et des produits dérivés. Le prix de l’or ne reflétait pas encore ce risque et, après une correction de 20 ans par rapport au sommet de 850 $ atteint en 1980, l’or avait touché un plus bas à 250 $ en 1999 et n’était toujours qu’à 300 $ au début de 2002. Nous avons sauté sur l’opportunité, d’autant plus que l’or semblait sur le point de se retourner. Pour réussir un investissement, il ne faut pas acheter en même temps que tout le monde, comme l’or à 800 $ en 1979 ou le Nasdaq à la fin 1999. Chaque fois que les médias commencent à couvrir une classe d’actifs en première page, alors le risque est déjà bien plus élevé. Le meilleur moment pour acheter est lorsqu’un actif est mal aimé et sous-évalué, comme l’or en 2002.

L’or a ensuite amorcé une tendance haussière de six ans jusqu’à atteindre un sommet temporaire à 1 030 $ en 2008. Le second sommet intermédiaire a été touché en septembre 2011, à 1 930 $. L’or s’est ensuite maintenu entre 1 600 $ et 1 750 $, avant de descendre à 1 200 $ en 2013. L’or se déplace dans cette fourchette depuis cinq ans.

Notre vision du risque mondial et du rôle de l’or comme protection n’a pas changé. Évidemment, nous n’avons pas liquidé nos métaux précieux. Nous attendons patiemment depuis plusieurs années. Les raisons de détenir de l’or en 2002 n’ont pas changé. Au contraire, depuis 2006, le risque a augmenté exponentiellement avec l’explosion de la dette et des bulles d’actifs. Si nous ajoutons à cela les dérivés, les retraites et les passifs non capitalisés, le risque total s’élève désormais à des quadrillions de dollars.

Il y a encore plus de raisons d’acheter de l’or aujourd’hui qu’en 2002. Mais les prix de l’or et de l’argent ne reflètent pas ce risque. Le sentiment est semblable à ce qu’il était en 2002. L’or et l’argent sont de nouveau mal aimés et sous-évalués. C’est donc le moment idéal pour acquérir de l’or et de l’argent à des fins de préservation du patrimoine.

LES PROBLÈMES SE DÉPLACERONT VERS LE CENTRE

Pour comprendre ce qui se profile, revenons à la périphérie pour voir ce qui a déjà frappé certains pays. La dépréciation de la monnaie n’est qu’une partie de l’équation. L’autre élément est bien sûr la façon dont l’or révèle la mauvaise gestion du pays et protège contre une perte totale de richesse.

 

 

Le Venezuela, où la monnaie n’a plus aucune valeur, est un cas désespéré. Avec un prix de l’or à 300 millions de bolivars, les vénézuéliens qui possèdent un peu d’or depuis le début de l’année ou, encore mieux, depuis des années, se retrouvent en bien meilleure posture que le reste de la population.

En détenant de l’or et de l’argent physique, vous n’assurez pas seulement votre patrimoine contre la destruction de la monnaie papier, mais aussi contre un éventuel renflouement ou un effondrement du système bancaire.

Nous avons actuellement un certain nombre de signes avant-coureurs provenant du monde entier. Les années sombres ont déjà commencé en périphérie et se déplaceront rapidement vers le centre. Certains marchés boursiers, comme aux États-Unis, sont encore proches de leur sommet. Fondamentalement, les marchés en bulle peuvent s’effondrer à tout moment.

Les signaux techniques indiquent qu’un krach est imminent. Pareil pour l’or et l’argent. Ils s’apprêtent à reprendre leur tendance haussière à long terme et à monter significativement.

Ces mouvements peuvent se déclencher du jour au lendemain. S’ils sont retardés pendant une courte période, cela ne changera rien. L’économie mondiale se retournera et les conséquences seront dramatiques.

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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Publié par le 24 septembre 2018 dans général, or et argent métal, International, économie

 

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Crise en Turquie : attention à l’effet domino sur l’économie mondiale

La crise monétaire turque, « un risque pour l’économie allemande ». C’est le signal d’alarme lancé par le ministre des Finances allemand en début de semaine, alors que la Turquie vit depuis quelques semaines une crise majeure. Et s’il fallait surtout y voir un risque d’effondrement d’un rouage du système ? Surtout dans un environnement économique où les créances douteuses font planer une menace bien réelle sur l’ensemble de l’économie bancaire…

L’effet domino appliqué aux crises économiques

Vous avez sans doute déjà observé la chute des dominos. Quand une première pièce tombe, elle entraîne la chute d’une autre, puis encore une autre. Certains experts en font même des tableaux : une pièce en entraîne trois, qui à leur tour en entraîne plusieurs autres jusqu’à l’effondrement complet. Eh bien, voicila situation à laquelle la crise monétaire turque pourrait confronter l’Europe (et pas seulement).

Selon un rapport du ministère allemand des Finances, « les sanctions américaines et la crise monétaire qui en découle pourraient pénaliser l’économie allemande ». L’Allemagne est en effet le deuxième investisseur étranger dans le pays. Et même si le ministre Olaf Scholz estime que l’économie de son pays « reste dynamique, soutenue par les dépenses publiques, la consommation privée, les faibles taux d’intérêt…. », il note que « les développements économiques en Turquie présentent un nouveau risque économique externe ».

L’Allemagne, puissance économique forte ? Sans doute. La situation ne serait déjà pas la même si la même situation frappait l’Italie, déjà mise à mal par une crise politique devenue économique depuis quelques mois. Mais cela fait quand même un domino supplémentaire dans l’équation. Et en début de semaine dernière, l’euro marquait déjà le pas et tombait à son plus bas sur 15 mois, « plombé par les craintes de répercussions de la crise turque sur les banques européennes ». La crise turque touche l’Allemagne qui impacte de nouveau l’Europe déjà fragilisée par l’Italie. Sans compter que l’Europe est déjà le premier partenaire commercial de la Turquie : voici l’effet domino qui se dessine.

Et pas seulement en Europe d’ailleurs : les devises émergentes sont aussi concernées. Ainsi en Indonésie, L’Express relevait la semaine dernière la « hausse des taux d’intérêt sur fond de crise en Turquie ». Sur fond de « turbulences économiques en Turquie », ce sont aussi les tensions entre le gouvernement d’Erdogan et les Etats-Unis qui créent un déséquilibre palpable à l’autre bout du monde.

Le risque des créances douteuses n’a jamais été aussi fort

Dans un environnement financier sain, ce genre d’équation pourrait passer inaperçue. Mais le risque est beaucoup plus fort alors que l’économie mondiale repose de plus en plus sur le « shadow banking ». Souvenez-vous : ces créances douteuses sont une finance parallèle, une finance « déstructurée » qui se développe encore plus depuis 2008. Comme je le disais il y a quelques semaines, cette finance de l’ombre répond aujourd’hui à des besoins des investisseurs et des emprunteurs. Elle contourne les réglementations et restrictions – ou devrais-je dire les garde-fous, mis en place après la crise des subprimes. Lorsque tout se passe bien, elle est l’un des rouages du système « crédit – consommation – croissance ». Mais on le voit avec les risques liés à la dette italienne, à la crise turque ou à d’autres signaux d’alarme : les rouages grincent déjà !

Dans les déclarations du ministre allemand des finances, un mot m’interpelle. Olaf Scholz estime que l’économie de son pays reste dynamique et soutenue par plusieurs facteurs, dont « les faibles taux d’intérêt ». Nous y revoilà : la dette ! Je vous proposais il y a deux mois sur le blog une interview des économistes Steve Keen et Dany Lang sur le sujet des économies zombifiées. « Le crédit est un « zombificateur » en série des économies : il les transforme en morts-vivants de la dette », soulignent ainsi les deux économistes. Pour qui la prochaine crise ne partira pas forcément des Etats-Unis, mais bien d’un pays « où la croissance est encore soutenue par le crédit et où la dette privée progresse plus vite que le PIB nominal ».

Dans un numéro de 2016 de la revue d’économie financière, les chercheurs allemands Günter W. Beck et Hans-Helmut Kotz (Université Goethe de Francfort) se penche aussi sur le sujet des « activités de shadow banking dans un contexte de taux d’intérêt bas. « Une politique de taux très bas, et de ce fait des taux de marché également très bas, est susceptible d’augmenter les incitations des investisseurs à prendre des risques. De même, le renforcement du cadre réglementaire, notamment pour les banques, accroît l’attractivité comparative du shadow banking, moins réglementé. » Et il faut quand même souligner que depuis 2011 et malgré des tentatives de réglementations financières et bancaires, la part des créances douteuses n’a cessé d’augmenter. Reste à voir quand le château de cartes va s’écrouler, et quel domino provoquera l’effondrement du système !

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Publié par le 21 août 2018 dans économie, général, International

 

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La Russie se prépare à la « tempête du siècle » dans l’économie mondiale

Pour être exact, en deux mois seulement (avril – mai) , la Russie a vendu un énorme montant de 81 milliards de dollars en trésorerie, soit 85 % de ses avoirs, un flux de liquidation qui a probablement été à l’origine d’une grande partie, voire de la totalité, de l’explosion des taux US au cours de la période. À l’heure actuelle, les réserves de la Banque centrale s’élèvent à 1.944 tonnes d’or, alors qu’il y a dix ans, en 2008, elles n’en comptaient que moins de 500 tonnes. Dans le même temps, la part d’or dans les réserves de change russes a augmenté de 2,5 à 17% dans la période comprise entre 2008 et 2018. Les Russes se préparent à une crise de très grande ampleur, et anticipent surement le retour de l’or dans le système monétaire, donc .. à la fin du règne du dollar . Z 

Ces derniers mois, la Russie, selon certaines déclarations, « s’est préparée vigoureusement à la rencontre de Poutine avec Trump ». Qu’est-ce que ça veut dire?

Premièrement, en avril, la Banque centrale de la Fédération de Russie a vidé près de la moitié des bons du Trésor américain de son bilan, ramenant son stock de $96,2 milliards à $48,7 milliards.

En mai, la Banque centrale a continué la purge de son bilan.

Certaines agences de presse ont simplement souligné que la Russie était sortie de la liste des plus importants détenteurs de bons du Trésor US, notant que ce qui en reste « est inférieur à 30 milliards de dollars ». Ils utilisent des étudiants dans ces agences de presse, et par conséquent de telles « nouvelles » apparaissent.

Après avoir lu le rapport complet du Département du trésor des États-Unis, il est facile de voir que le montant des investissements russes dans les bons du Trésor US se réduit à $14,9 milliards.

C’est-à-dire, divisé par six en deux mois. Mais il n’y a pas encore de données pour juin…

Deuxièmement, certains observateurs ont noté que, dans ce contexte, la Banque centrale de la Fédération de Russie continuait d’accroître ses réserves d’or.

Date Réserve
d’or (milliards $)
01.07.2018 78 167
01.06.2018 80 511
01.05.2018 81 146
01.04.2018 80 482
01.03.2018 80 582
01.02.2018 80 378
01.01.2018 76 647

Puisque la banque centrale calcule, dans son rapport, la quantité d’or en équivalent dollar, nous devrons prendre en compte l’évolution de la valeur de l’or en dollars.

Au 1er avril 80482/1340 = 60 061 millions d’onces.
Au 1er mai  81146/1315 = 61 707 millions d’onces.
Au 1er juin  80511/1301 = 61 884 millions d’onces.

Comme nous le voyons, la quantité d’or augmente en effet régulièrement.

Certains étaient assez stupides pour s’indigner que la Banque centrale achète de l’or pendant que son prix baisse. D’une part, si elle l’achetait au sommet de son prix, ce serait pire. D’autre part, on peut supposer que dans un proche avenir, certains événements sont susceptibles de faire augmenter significativement le prix de l’or.

Si nous voulons travailler comme des analystes de système, alors nous devons combiner au moins les deux autres faits suivants avec ce qui précède.

Troisièmement, la majorité des sociétés d’État russes et un certain nombre de banques et de sociétés à capitaux publics ont changé (ou sont en train de passer) au système russe pour le transfert des messages financiers de la Banque de Russie (SPSF), ce qui signifie abandonner SWIFT.

Très récemment, en juin, Gazprom Neft a également testé une transition vers SPFS.

Comme indiqué dans le communiqué de presse : « L’utilisation d’un système unique centralisé, auquel toutes les agences de crédit russes sont connectées au lieu de nombreux établissements bancaires locaux, permet d’augmenter considérablement la rapidité, la fiabilité et la sécurité des opérations financières et d’optimiser les dépenses » .

Et quatrièmement, le chef de « VTB » [Vnechtorgbank est la seconde banque de Russie avec près de 14,53 milliards de dollars d’actifs gérés], Andreï Kostine, a rencontré Poutine l’autre jour et lui a présenté un rapport sur l’activité de la banque. Au cours de la réunion, Kostine, a dit deux choses notables :

1. « Depuis le début de cette année, les gens semblent moins intéressés par les dépôts ou les emprunts en dollars, comparativement aux dépôts et aux prêts libellés en roubles. Nous pensons que c’est un pas important vers la dé-dollarisation du secteur financier russe. »

2. « Les experts de VTB ont rédigé un ensemble de propositions visant à promouvoir davantage le rouble dans les règlements internationaux et ainsi développer le marché russe pour les euro-obligations flottantes, les actions et d’autres dérivés, qui sont maintenant utilisés uniquement dans l’Ouest. Je pense que nous devons créer nos propres outils financiers. Cela constituerait une garantie supplémentaire pour le secteur financier russe contre les chocs extérieurs et donnerait un nouvel élan à son développement»

Comme nous pouvons le voir, les sociétés et les banques d’État se préparent activement à la dé-dollarisation de l’économie – ou, pour être plus exact, à quitter le dollar en douceur – et aux éventuels problèmes de SWIFT, en augmentant également l’indépendance de tous les systèmes informatiques (communication, paiement, etc.).

Je pense que si on le veut, il est possible d’ajouter d’autres mesures significatives à la liste. La Russie se débarrasse systématiquement et sûrement du dollar (et, peut-être, se prépare à la « tempête du siècle » dans l’économie mondiale, qui a été prédite il y a longtemps) et aujourd’hui, aucune des paroles ou actions de Trump ne peut changer cette situation.

Parce que aucun Trump ne soit pas capable d’empêcher la tempête imminente.

Aleksandr Rodgers

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Publié par le 13 août 2018 dans économie, général, International

 

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La prochaine crise mondiale des retraites en vue

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La Banque des règlements internationaux estime que les politiques monétaires menacent les assureurs et qu’une sortie de ces politiques met en danger les banques.

Les compagnies d’assurance et les fonds de pension sont menacés par les taux maintenus trop bas trop longtemps. Ce n’est pas moi qui le dis mais la très respectable Banque des règlements internationaux (BRI, ou BIS en anglais).

« Tandis qu’un scénario de taux maintenus trop bas durant très longtemps présente un risque considérable pour les compagnies d’assurance et les fonds de pension et des risques limités pour les banques, un revirement modifierait l’équilibre des vulnérabilités.* 

Philip Lowe, président du Comité du système financier mondial

En réalité, la présentation non technocratique de cette situation est que l’euthanasie des retraités – pour paraphraser Keynes – présente quelques inconvénients pour la Parasitocratie déterminée à les sacrifier pour survivre.

Prolonger encore les taux bas, c’est tuer l’industrie de l’assurance et des fonds de pension. Qui va aller, en vue de sa retraite, « placer » de l’argent qui ne rapportera rien ? Remonter les taux, c’est tuer l’industrie bancaire qui devrait affronter des défauts sur une montagne de prêts non-performants. Il n’y aurait donc pas d’issue heureuse à la situation créée par les banquiers centraux.

Un risque supplémentaire: les fonds de pension sont devenus vulnérables aux marchés action

Il existe un autre risque que n’évoque pas la BRI mais dont a récemment parlé Wilshire Consulting. Les fonds de pension et les assureurs ont déjà pris des risques très importants pour contourner le problème de l’absence de rendements. Ils ont dû spéculer sur les marchés actions au lieu de rester très majoritairement investis en obligataires. Donc assureurs et fonds de pension sont très vulnérables à un krach sur les marchés actions.

Selon Wilshire Consulting, qui conseille plus de 600 investisseurs institutionnels dans le monde, certains états et fonds de pension de collectivités locales américains détenaient 65% de leurs actifs en actions en 2016. C’est énorme. Traditionnellement, les fonds de retraite sont investis à plus de 50% en obligataires.

Ces fonds doivent 4 000 milliards de dollars et ont pour 1 400 milliards de dollars (soit 35%) d’engagements non-couverts (des promesses de servir des rentes mais rien qui le leur permette).

Leurs gérants tablent sur une performance de 7% par an. Un marché baissier conduisant à une rentabilité inférieure durant plusieurs années mettrait en grand danger les finances des Etats les moins couverts : Illinois, Kentucky, Connecticut, New Jersey.

Sur ces graphiques extraits de la note de la BRI, vous constatez que les rendements des fonds de pension sont en moyenne inférieurs à 4% et qu’ils sont sous-capitalisés, sauf en Suisse et aux Pays-Bas.

En France et en Allemagne, le même problème se retrouve chez les assureurs qui, traditionnellement, assurent le rôle de fonds de pension.

Cela fait 10 ans – depuis la « grande crise financière mondiale » – que des épargnants supportent des taux d’intérêt réels nuls ou négatifs.

Pour servir les pensions promises à ceux qui sont déjà en retraite, fonds et assureurs ont pris des risques, d’abord sur les marchés obligataires en souscrivant à des emprunts plus risqués puis sur les marchés actions en spéculant sur la montée de titres achetés déjà chers.

En Europe comme aux Etats-Unis, un krach des actions ou une remontée des taux longs provoquera une crise des retraites.

La « retraite par répartition » est la solution habituelle, adoptée à titre transitoire, dans des pays où les habitants ont été ruinés par une crise financière.

Mais dans des pays où la population est vieillissante, avec un fort taux de chômage des jeunes, déjà criblés de dettes publiques, quelle sera la réponse politique possible ?

Il n’y en a pas de satisfaisante et même le rapport de la BRI ne donne pas de solution.

Donc vous devez vous débrouillez vous-même pour assurer vos vieux jours et ne pas compter sur la parole de l’Etat, ou les assurances de votre assureur. Refusez l’euthanasie.

Achetez un peu d’or et même un peu de bitcoin pour devenir votre propre assureur en cas de krach obligataire. L’or est le seul actif financier qui ne dépende pas de quelqu’un d’autre pour exister et ne soit la dette de personne.

Prenez aussi quelques précautions indispensables pour minimiser vos risques côté assurance-vie et sur les marchés actions et rendre votre patrimoine robuste. Par exemple, si vous vous servez d’ETF, ces trackers indiciels, sachez qu’ils sont vulnérables en cas de krach et soyez prêts à les vendre rapidement.

C’est quand il fait encore beau qu’on vérifie son armement de sécurité (canot de sauvetage, fusées de détresse, rations de survie) et pas quand la tempête est là.

Encore, une fois, relisez la fameuse phrase de la BRI et soyez convaincus : il n’y a pas de bonne sortie possible d’un demi-siècle de gabegie (nous allons bientôt « fêter » l’anniversaire de la fin des accords de Bretton Woods qui a supprimé le lien de toutes les monnaies avec une richesse tangible). Il n’y a pas de bonne sortie possible de 10 ans de triche éhontée sur les marchés de taux ont le seul motif était de prolonger le système précédent.

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Publié par le 10 août 2018 dans économie, général, International

 

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Un ingrédient dans le dentifrice contribuerait à l’une des « plus grandes menaces pour la santé mondiale » !!

dentifrice brosse à dents

Apres les amalgames au mercure, voici maintenant le dentifrice … ça en fait de gros dangers pour notre santé qui passent par « l’entretien » de nos dents (liste non exhaustive, et je ne parle pas des maladies parfois graves voir fatales qui ont un retentissement sur potentiellement tous les organes de notre corps, causées par le non entretien) !! Z 

*Une substance couramment présente dans le dentifrice pourrait aggraver le problème global de la résistance aux antibiotiques, selon des chercheurs de l’Université du Queensland, en Australie.

La résistance aux antibiotiques survient lorsque les bactéries développent la capacité de vaincre les médicaments conçus pour les tuer. De nos jours, elle est considérée par l’OMS comme l’une des « plus grandes menaces pour la santé mondiale ». L’utilisation excessive et l’abus des antibiotiques sont généralement reconnus comme les facteurs clés contribuant à la résistance à ces substances. Cependant, savoir si les produits chimiques antimicrobiens peuvent induire directement la résistance aux antibiotiques n’était pas claire – jusqu’à présent.

Le triclosan, une substance couramment utilisée dans des milliers de produits de soins personnels, fait ici l’objet d’une étude publiée dans la revue Environment International« Les eaux résiduaires des zones résidentielles ont des niveaux de bactéries résistants aux antibiotiques similaires et même supérieurs aux hôpitaux, où l’on s’attendrait à des concentrations plus élevées d’antibiotiques », a déclaré Jianhua Guo, principal auteur de l’étude. « Nous nous sommes alors demandé si des produits chimiques antimicrobiens non antibiotiques tels que le triclosan pouvaient induire directement une résistance aux antibiotiques. Ces produits chimiques sont utilisés en quantités beaucoup plus importantes au quotidien, ce qui peut induire une multirésistance ».

Pour l’étude, les chercheurs ont exposé la bactérie E. coli au triclosan et constaté que la substance modifiait la biologie de la bactérie, de sorte que celle-ci développait effectivement une résistance à plusieurs antibiotiques. « Nous avons des preuves solides que le triclosan trouvé dans les produits de soins personnels que nous utilisons quotidiennement accélère la propagation de la résistance aux antibiotiques », poursuit le chercheur.

Les chercheurs appellent donc à ce que les impacts potentiels de tels produits chimiques soient réévalués. Rappelons qu’environ 700 000 personnes dans le monde meurent chaque année, victimes des « superbactéries », qui ne sont pas soignées par les traitements standards. Et le problème ne devrait que s’aggraver : selon l’étude sur la résistance aux antimicrobiens, il y aura environ 10 millions de morts par an d’ici 2050 si nous ne trouvons pas de solutions proactives maintenant.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Environment International.

Source

Via SP

 
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Publié par le 9 juillet 2018 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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BASF, le géant de la chimie mondiale s’approprie la biodiversité des océans

Ce que est ici expliqué, c’est que BASF est en train de s’approprier le vivant lui même,  en ayant breveté prés de la moitié des séquences génétiques de ce qui vit dans l’océan !! C’est énorme pour une seule entreprise ! C’est un peu le même principe que s’approprier les semences comme expliqué ici, ça créé un monopole d’une part, et d’autre part on voit bien que la diversité des semences ainsi que leur qualité a drastiquement chuté avec la disparition des semences paysannes (et d’une immense variété de fruits et légumes) et la mainmise de l’industrie dans ce secteur. Tout ce que nous offre la nature est en train d’être monopolisé par des multinationales comme BASF, et nul ne sait jusqu’où ça peut nous mener … Z 

La biodiversité marine fait l’objet d’un nombre croissant de dépôts de brevets. Une équipe de chercheurs s’est penchée sur ce phénomène, et a constaté que la moitié des séquences génétiques brevetées l’était par le géant allemand de la chimie BASF. Ils suggèrent des pistes de régulation pour améliorer le partage des richesses océaniques.

Le plus grand groupe de chimie au monde détient près de la moitié des brevets concernant des espèces marines. Autrement dit, BASF a déposé 47 % des brevets concernant des séquences génétiques de microorganismes, algues ou animaux marins. Un résultat qui a même surpris l’équipe de recherche qui l’a obtenu. Composée de chercheurs de l’université de Stockholm principalement, mais aussi de l’université de Tokyo et de Colombie-Britannique (Canada), elle a publié en juin une étude dans la revue Science Advances, intitulé Contrôle des entreprises et gouvernance internationale des ressources génétiques marines [1].

« Qui possède la biodiversité océanique ? » se demandent-ils. Une question qui intervient alors qu’une ruée vers l’or bleu est en cours : « Le marché mondial de la biotechnologie marine devrait atteindre 6,4 milliards de dollars d’ici 2025, et couvre un large champ d’applications commerciales pour les industries pharmaceutique, chimique et des biocarburants », contextualisent-ils.

L’équipe de chercheurs a identifié, parmi les millions de séquences génétiques brevetées, celles qui correspondaient aux organismes marins. Ils ont ainsi extrait près de 13.000 séquences d’ADNcorrespondant à 862 espèces. Puis, ils se sont demandés qui avait déposé ces brevets, quand, et sur quel type d’espèces.

Une explosion des dépôts de brevets sur les ressources génétiques marines

Les résultats montrent que si le premier brevet sur une « ressource génétique marine » a été déposé en 1988, les enregistrements ont connu une explosion depuis 15 ans. Autant le grand cachalot que la raie manta ou des planctons ont vu des séquences de leur ADN breveté. Les microorganismes dominent, représentant 73 % des séquences de la base de données des chercheurs. Ils notent également un intérêt particulier pour les espèces des abysses, qui représentent 11 % des séquences analysées. « Les espèces des grands fonds marins sont dites“extrêmophiles”, explique à Reporterre Jean-Baptiste Jouffray, doctorant à l’université de Stockholm et co-auteur de l’article. Elles se sont adaptées à la pression, l’absence de lumière, l’acidité, la chaleur, etc. Tout cela représente des applications commerciales inconnues mais probablement très vastes. »

Les résultats deviennent encore plus intéressants si l’on regarde qui dépose ces brevets : ce sont pour 84 % des entreprises (221 en tout), 12 % des universités publiques et privées, les 4 % restant étant dévolus aux individuels, organismes gouvernementaux, centres de recherche à but non lucratif. Et donc, parmi les entreprises, une domine largement. BASF a enregistré 47 % de la totalité des brevets passés en revue par les scientifiques, les 220 autres entreprises s’en partageant 37 %.

Répartition de la propriété des brevets de « ressources génétiques marines » protégés internationalement enregistré entre 1988 et 2017.

L’équipe de chercheurs a d’ailleurs discuté avec des salariés de la multinationale BASF. Cela permet à notre interlocuteur de nous citer deux exemples d’applications de ces brevets déposés sur des espèces marines : « Après des années de recherches, les gènes associés à la production d’oméga-3 en provenance de microorganismes marins ont été introduits dans du colza. D’après eux, une huile de colza enrichie en oméga-3 pourrait être sur le marché d’ici 2020. Par ailleurs, une enzyme extraite d’un microorganisme des abysses est utilisée pour réguler la viscosité des biocarburants. »

« Bathocyroe fosteri » est une espèce de cténophore.

Autre concentration, celle des pays dans lesquels sont déposés ces brevets : en toute logique, l’Allemagne, où se trouve le siège de BASF, domine à 49 %, suivie des États-Unis (13 %), et du Japon (12 %). Ainsi, trois pays sont à l’origine de 74 % des brevets, et on atteint 98 % en additionnant les 10 premiers pays. En tout, sont représentés « 30 pays et l’Union européenne, alors que 165 pays restent non représentés », indiquent les auteurs. La concentration s’est d’ailleurs accentuée. « Une précédente étude de 2010 avait trouvé que dix pays représentaient alors 80 % des brevets », compare Jean-Baptiste Jouffray.

Un phénomène qu’il explique notamment par le facteur coût : « Une semaine de bateau de recherche pour prélever des échantillons coûte près de 500.000 euros », dit le doctorant.

Une concentration plus forte que dans l’industrie des semences

« On ne s’attendait pas à une concentration aussi extrême », témoigne-t-il. « Nos résultats montrent que le paysage entrepreneurial […] est bien plus consolidé que celui de l’industrie des semences, alors que ce développement n’a pas attiré l’attention du public ni provoqué d’examen approfondi », constatent les auteurs. L’article pointe plusieurs risques liés à une concentration des acteurs au sein d’un secteur. Celle dans la filière semences fait craindre une « compétition réduite, des formes de collusion, et une inflation des prix pour les consommateurs ». Il pourrait en être de même pour les ressources génétiques marines. Par ailleurs, « les grands groupes sont connus pour acquérir de plus petites entreprises uniquement dans le but de récupérer leur portefeuille de brevets tout en profitant des branches situées dans des pays aux institutions plus faibles et aux capacités de contrôle limité », souligne encore le papier.

« Il faut aussi reconnaître les points positifs, tempère Jean-Baptiste Jouffray. Il y a des applications de ces brevets qui bénéficieront à la société. Ils n’ont par ailleurs qu’une durée de vie de 20 ans. Et puis, maintenant que l’on a identifié l’interlocuteur principal, BASF, cela nous donne la possibilité de l’interpeller, le responsabiliser, l’amener à la table des négociations. Mais il est vrai qu’une telle concentration pose des questions de redistribution des bénéfices, d’équité. »

Une actinie photographiée à 1.874 mètres de profondeur (mont sous-marin de Davidson).

La problématique est d’autant plus saillante que la biodiversité océanique est mal protégée juridiquement. C’est le point auquel les chercheurs veulent venir. Depuis 2014, le protocole de Nagoya vise à garantir à l’ensemble de la communauté internationale « l’accès et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques ». Mais il ne couvre que les espèces terrestres et, pour l’océan, celles des eaux côtières. « La haute mer [les eaux internationales ne tombant pas sous la juridiction d’un État] n’a pas de système en place pour réguler la recherche sur les ressources génétiques marines. Or, c’est la moitié des surfaces de la planète et presque deux tiers des océans », note Jean-Baptiste Jouffray.

Révéler l’origine géographique des brevets

À cela s’ajoute un autre manque : il n’est actuellement pas obligatoire de dévoiler l’origine géographique des échantillons ayant permis le dépôt de brevet. Il n’est donc pas facile de savoir si celui-ci a été prélevé dans des eaux côtières ou internationales. « Cela rend le protocole de Nagoya faillible concernant les espèces marines », conclut le chercheur.

Mais une occasion de corriger cela se présente bientôt. Si cet article scientifique est paru en juin, ce n’est pas par hasard : des négociations pour l’élaboration d’un traité sur la haute mer devraient commencer d’ici à septembre sous l’égide de l’ONU« Il y a une prise de conscience que la moitié de la planète ne bénéficie pas de protection juridique, se félicite-t-il. La pêche, l’extraction minière, les brevets sont concernés. Il va être très difficile de trouver un consensus. Certains pays sont pour la règle du “premier arrivé, premier servi”, d’autres défendent l’océan comme bien commun. »

Un « Grimpoteuthis », un genre d’octopode.

Prudents, les chercheurs s’en tiennent à quelques recommandations précises : ils suggèrent que l’origine géographique des brevets soit indiquée, ainsi que les transferts de brevet d’une entreprise à l’autre.

S’inquiétant de la réussite des négociations, ils encouragent les États à améliorer leur expertise concernant les ressources génétiques marines. Afin d’assurer plus de transparence, ils proposent également que les plus gros acteurs identifiés grâce à leur base de données (BASF principalement mais aussi quelques autres entreprises) soient en toute transparence associés aux négociations, plutôt que via un lobbying et des discussions « opaques » avec les délégations nationales ou la Chambre de commerce internationale.

Ils en appellent enfin à la société civile : « Il faut que l’opinion publique s’empare du sujet. Avant on ignorait que BASF a déposé la moitié des brevets. Maintenant que l’on sait, on peut agir », incite Jean-Baptiste Jouffray.*

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Publié par le 9 juillet 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Viktor Orbán s’attend à une nouvelle crise financière mondiale

 Apres  Poutine qui a mis en garde contre une crise financière que le monde «n’a encore jamais connu»  , Le monde qui serait au seuil d’une nouvelle crise majeure, selon la Banque mondiale, Soros qui prédit une nouvelle crise financière mondiale  et pas plus tard qu’hier Un rapport de la Banque de France qui prédit une nouvelle crise , sans compter tous les analystes que j’ai diffusé qui prédisent la même chose ( Les banques voyous préparent la prochaine crise financière mondiale ,   La crise et la débâcle financière mondiale à venir etc …) C’est maintenant Orban qui s’attend à une nouvelle crise financière mondiale … Autant dire que là ça commence à en faire du monde qui sonnent l’alarme : le moment où va se produire une crise majeure semble se rapprocher inexorablement  . Et ce ne sont là que des infos qui datent de moins d’un mois !!! On ne compte plus les personnalités et entités de haut vol qui ont lancé l’alerte . Pour beaucoup cette crise débutera cette fois ci en Europe, mais rien n’est moins sur, il suffit par exemple de se pencher sur la situation des banques US comme je l’ai fait … Z 

Europe centrale – Depuis plus d’un mois, les monnaies d’Europe centrale (terme que, pour ma part, j’emploie toujours dans un sens conventionnel/géographique : Europe post-communiste hors-ex-URSS) décrochent face aux monnaies occidentales – qu’il s’agisse du dollar, de l’euro ou de la livre Sterling : cette dévaluation de 5% à 10%, dans un contexte de volumes de transactions stables, affecte pratiquement tous les pays de la zone (à l’exception, bien entendu, de la Slovaquie, qui a fait en 2005 le choix de l’euro).

De cette simple constatation découlent deux conclusions évidentes :

1.En dépit des efforts désespérés d’une presse libérale largement discréditée cherchant, notamment en Hongrie et en Roumanie, à interpréter cette évolution comme la manifestation d’une faillite prévisible des politiques économiques plus ou moins « hétérodoxes » appliquées par les gouvernements de ces pays (depuis 8 ans en Hongrie et 4 ans en Roumanie), ce mensonge tombe à plat pour peu qu’on considère l’étendue géographique et la chronologie du phénomène, affectant aussi bien la riche et industrieuse Pologne (cf. cours euro/zloty) qu’une Roumanie encore bien enfoncée dans l’extractif (cf. cours dollar/leu), et aussi bien cette Roumanie encore très largement soumise politiquement aux dictats occidentaux que la très rebelle Hongrie (cf. cours dollar/forint).

2.Inversement, même s’il ne me viendrait jamais à l’esprit de nier la réalité des manipulations à visée politique du cours de diverses monnaies, les « théories conspirationnistes » qui voudraient y voir une « punition de l’Europe centrale » (par exemple pour sa réaction massive de rejet des politiques migratoires de l’Open Society) font difficilement face à la réalité du phénomène, à la fois dans son timing (il s’aggrave depuis les élections hongroises, et alors que les présidentielles roumaines sont encore – en principe – relativement loin de nous) et dans son étendue (à quoi bon, par exemple, punir la Roumanie, qui reste un paradis de la délocalisation occidentale à fiscalité « négociée », a fait profil bas pendant la « crise migratoire » et subventionne le complexe militaro-industriel occidental bien au-delà du raisonnable, compte tenu de ses capacités budgétaires anémiques ?).

Bref, il est clair qu’il s’agit d’une tendance financière réelle et profonde (non d’un écran de fumée passager au service d’un agenda politique), et qui demande une explication globale.

Cette explication, le premier ministre hongrois Viktor Orbán en personne nous la fournit à mi mots dans une interview radiophonique du 8 juin dernier, d’ailleurs chargée sur YouTube sous le titre « Il est possible que la crise arrive ». A la question d’une journaliste lui demandant pourquoi, dans le projet de budget de 2019, la réduction du déficit budgétaire hongrois va-t-elle au-delà des exigences de Bruxelles en la matière, il répond qu’il s’agit d’un budget de « sécurisation de la croissance », qui doit être « à l’épreuve des tremblements de terre ». Affirmant « tendre l’oreille aux conseils des économistes hongrois de premier plan », il considère comme probable un redressement mondial des taux d’intérêts, ainsi que l’aggravation d’une « guerre commerciale » mondiale déjà entamée (laquelle, en aggravant l’instabilité de l’économie globalisée, ne peut en effet que renforcer la tendance haussière des taux d’intérêt).

Ce faisant, on peut d’ores et déjà dire que Viktor Orbán a trahi le secret de Polichinelle. Prévu de longue date par divers analystes, un remake de la crise de 2008 (dont l’inévitabilité découle d’arguments fort sérieux – par exemple ceux qu’expose depuis des mois l’auteur français Michel Drac) pourrait bien se produire avant la fin de l’année, ou en 2019 au plus tard. Son imminence – pour des raisons psychologiques aisément compréhensibles – fait certes rarement les gros titres, mais il devient de plus en plus facile de la discerner, en toile de fond de diverses déclarations – y compris de déclarations faites par des officiels des partis de gouvernement de l’Ouest de l’UE. Réagissant à la déclaration Macron-Merkel de Meseberg (contenant un timide appel à la création d’un budget européen commun), Wolfgang Steiger, secrétaire général du Conseil Economique de la CDU, critique la position de sa propre chancelière, et affirme notamment que « l’Europe a besoin d’un mécanisme transparent permettant aux pays de l’euro-zone de restructurer leur dette en cas de crise. » Bien entendu, les enjeux conscients d’une telle déclaration, et de sa diffusion (par la Wirtschafswoche, reprise par Euractiv) relèvent de la politique allemande (à l’approche des élections bavaroises) : Steiger peut à la fois subir lui-même l’influence des intérêts bancaires allemands, et craindre en politique une rupture de son parti avec la CSU (cette dernière étant probablement capable, en effet, de scier par fanatisme ordo-libéral la branche bruxelloise sur laquelle la prospérité allemande est assise – l’histoire le dira sous peu). L’imminence de la crise est, dans ce discours, un simple élément de contexte, et représente apparemment déjà une évidence dans les discussions tenues off the record par ledit Steiger et les décideurs européens du même niveau. De même, l’interview, citée ci-dessus, de Viktor Orbán, donnée en hongrois à la radio nationale hongroise, s’adresse avant tout au public hongrois, et non aux marchés financiers (qui savent de toute façon très bien à quoi s’en tenir). Il est d’autant plus intéressant de remarquer, chez ces deux hommes politiques que tout sépare par ailleurs (hors leur appartenance, de plus en plus nominale, au PPE), l’existence d’un même horizon d’attente en matière économico-financière.

Et cela ne date pas d’hier : on peut notamment se demander dans quelle mesure – au-delà du passif historique des relations Madrid-Barcelone – la crise catalane récente n’a pas été en grande partie inspirée par les craintes d’une bourgeoisie catalane qui aimerait bien pouvoir négocier la taille de la livre de chair qu’elle va devoir livrer lors du dépeçage économique de l’Espagne (lequel ne pourra que s’accélérer en cas de crise mondiale). Enfin, en poussant un peu plus loin l’audace spéculative, il n’est pas interdit non plus de penser que le soutien accordé par certains secteurs du capitalisme anglo-saxon au Brexit et à la campagne de Donald Trump a aussi pu découler d’une volonté de se positionner au mieux sur le pont du Titanic financier mondial à l’approche de l’impact.

Une fois cette hypothèse admise, la crise récente des monnaies centre-européennes n’est plus mystérieuse du tout. Ceux qui, comme moi, ont eu le douteux privilège d’être en âge et en état de comprendre l’enchaînement des événements lors de la « crise de 2008 » se souviennent qu’une chute des cours de ces mêmes monnaies avait aussi fait partie des signes avant-coureurs de ladite crise, et ce, pour des raisons au demeurant bien connues (mais que la presse mainstream se garde bien de rappeler) : dans diverses proportions (un peu moins en Pologne, un peu plus en Hongrie, et totalement en Roumanie), le système bancaire de ces pays reste largement dominé par les banques occidentales, présentes soit à travers des filiales portant le même nom (Société Générale, Erste Bank, Raiffeisen, etc.), soit un peu mieux dissimulées sous la raison sociale de banques jadis fondées par le capital local, mais qu’elles ont rachetées entre temps. Or toute anticipation de relèvement des taux directeurs mondiaux entraîne (on a presque honte de devoir le rappeler) une crise du crédit (au moins potentielle – par anticipation), qui aggrave l’exposition déjà énorme des banques occidentales (du fait, notamment, des champs de mines de « produits dérivés » qui parsèment leurs bilans) au risque d’une rétractation monétaire brusque ; les maisons-mères s’efforcent donc de fortifier leur capitalisation interne, notamment en décapitalisant leurs filiales des pays périphériques, bien obligés d’encaisser le choc, étant donné qu’ils se trouvent du mauvais côté de cette « souveraineté monétaire limitée » dont les chiens de garde mondiaux sont la BCE, le FMI, la Banque Mondiale etc.. Elles créent ainsi une famine de devises sur les marchés locaux, laquelle, par la loi (globalement faussée, mais localement efficace) de l’offre et de la demande, entraîne le renchérissement desdites devises face aux monnaies locales (pour qui la seule manière d’y échapper serait une dédollarisation / déeuroisation des systèmes bancaires locaux – naturellement impossible en l’absence d’un système bancaire à capitaux autochtones).

S’agissant des conséquences prévisibles du phénomène, commençons par écarter certaines des fausses conclusions que pourrait dicter une analyse superficielle, ou biaisée : non, à court terme, ces dévaluations n’ont rien de catastrophique pour l’Europe centrale. Elles dopent ses exportations (y compris cette exportation in situ qu’est le tourisme, très important dans l’économie hongroise), font réaliser des gains salariaux aux multinationales présentes sur place (qui paient leurs ouvriers en lei, forints, zlotys etc., mais vendent leurs produits en euros ou dollars après montage final en Allemagne, Autriche, France etc.), et encouragent donc l’investissement (par exemple le boom de l’IT en Roumanie, qui ne désenfle pas, en dépit des épouvantails de papier qu’agite la presse pro-occidentale locale dans le cadre de ses campagnes anti-PSD). De plus, elles encouragent la très nécessaire intégration économique régionale – étant donné que toutes ces monnaies restent relativement stables les unes par rapport aux autres, ne décrochant qu’en groupe face aux monnaies occidentales ; en se pérennisant, elles pourraient donc, mutatis mutandis, avoir les mêmes conséquences – finalement salutaires – que les sanctions imposées à la Russie depuis la crise ukrainienne : réduire les importations (notamment alimentaires), et pousser à produire localement pour les marchés locaux et régionaux. On pourrait rétorquer qu’elles encouragent aussi l’exportation des cerveaux, ce qui est techniquement vrai, mais sans grande importance réelle, compte tenu du fait que le brain drain a déjà atteint des limites structurales (manifestées par la disparition du chômage et la croissance permanente des salaires dans la région, depuis plus d’un an).

A moyen et long terme, en revanche – c’est-à-dire concernant les conséquences à prévoir après déclenchement effectif de la crise qui pointe à l’horizon – le tableau est moins rose. La Hongrie et la Pologne, notamment, très urbanisées, et relativement bien industrialisées, mais du fait d’une réindustrialisation tragiquement dépendante du capital allemand, exportent assez bien, mais importent aussi beaucoup, et principalement depuis la zone euro. On comprend mieux, du coup, les enjeux à moyen terme de la politique d’ouverture à l’Est (et notamment à la Route de la Soie) de Viktor Orbán : si l’Allemagne devait perdre la guerre financière et commerciale en cours, les grands groupes allemands pourraient, sous pression politique, tenter de sauver leurs établissements allemands en rapatriant une partie de la production jusqu’ici délocalisée dans son hinterland centreuropéen – auquel cas des pays comme la Hongrie et la Pologne auraient à choisir entre un déficit budgétaire galopant (du fait de l’effondrement de leur balance commerciale) et une réorientation (déjà en cours en réalité) de leurs importations de biens et de capitaux – laquelle, à terme, posera forcément aussi le problème de leur loyauté géopolitique – dont le seul garant réel semble, à l’heure actuelle, être la hantise d’une menace russe, qui possède (pour des raisons compréhensibles) les état baltes, ainsi que, à divers degrés (et pour des raisons plus discutables) la Pologne et la Roumanie.

Quant à la Roumanie, du fait de sa moindre industrialisation et de l’externalisation d’un quart de sa population, elle est à la fois moins exposée aux conséquences à long terme exposées ci-dessus (puisque de très nombreux roumains touchent tout ou partie de leur salaire… en devises occidentales), et plus sensible aux conséquences à court terme, étant à la fois importateur net face à la zone euro et bénéficiant, en proportion, beaucoup moins de la manne européenne (que « Bruxelles » préfère naturellement diriger vers Budapest et Varsovie, où elle finance en réalité… l’industrie allemande) : cette configuration rend le risque d’inflation (frénétiquement brandi depuis des mois par la presse anti-PSD) de plus en plus crédible (quoique pas pour les raisons généralement avancées par ladite presse), et le pouvoir en place à Bucarest ne sera en mesure de capitaliser positivement sur les conséquences d’un contexte inflationniste qu’à condition de concrétiser ses velléités d’Etat-stratège (et notamment de créer ce fond souverain qui, en monstre du Loch Ness, réapparaît tous les six mois à la surface du discours du PSD, mais sans jamais déboucher sur aucun calendrier ferme). Plus généralement, alors même que les 15 à 18 derniers mois ont démontré la stabilité du régime PSD-ALDE, en dépit d’une contestation hystérique de la « société civile », dans un contexte de croissance (particulièrement élevée en Roumanie), on peut se demander dans quelle mesure son style de gouvernement actuel – relativement passif, gestionnaire, timoré et apolitique – saura résister à une période régionale, voire européenne ou mondiale, de vaches maigres.

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Publié par le 3 juillet 2018 dans économie, général, International

 

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