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La « finance de l’ombre » a encore enflé au niveau mondial

Le shadow banking au sens strict a augmenté de 3,2% à 34.000 milliards en 2015, auquel il faut ajouter les autres intermédiaires financiers (OFI), par exemple les fonds de capital-risque ou de capital-développement, les entreprises de leasing et les captives. Ce graphique permet de comparer aux acteurs financiers non-bancaires (MUNFI, c’est-à-dire assurances, fonds de pension, soit 149.000 milliards de dollars) et à l’ensemble des actifs financiers (321.000 milliards).
Le shadow banking au sens strict a augmenté de 3,2% à 34.000 milliards en 2015, auquel il faut ajouter les autres intermédiaires financiers (OFI), par exemple les fonds de capital-risque ou de capital-développement, les entreprises de leasing et les captives. Ce graphique permet de comparer aux acteurs financiers non-bancaires (MUNFI, c’est-à-dire assurances, fonds de pension, soit 149.000 milliards de dollars) et à l’ensemble des actifs financiers (321.000 milliards). (Crédits : FSB)
Le « shadow banking », la finance parallèle peu ou pas régulée, atteint 92.000 milliards de dollars fin 2015, selon le rapport du Conseil de stabilité financière.

Depuis la crise financière mondiale de 2007-2008, l’ampleur prise par le « shadow banking », cette formule inquiétante désignant les financements issus d’établissements non bancaires, peu ou pas régulés, est surveillée de près par le Conseil de stabilité financière (FSB), un organisme mandaté par le G20. Or le dernier rapport du FSB, publié ce mercredi, qui dresse un bilan de cette « finance de l’ombre » dans 28 pays représentant 80% du PIB mondial – dont, pour la toute première fois la Belgique et les îles Caïmans – nous montre qu’elle a continué de croître.

Les sommes brassées dans ce système financier « parallèle », qui fait peser des risques de stabilité du fait de son intrication avec le système bancaire traditionnel, ont augmenté de 3,2% à fin 2015, pour atteindre 34.000 milliards de dollars. Cela représente 13% de l’ensemble des actifs financiers et l’équivalent de 69% du PIB des pays concernés.

Si l’on y ajoute les autres intermédiaires financiers (OFI), par exemple les fonds de capital-risque ou de capital-développement, les entreprises de leasing et les captives (auto), le shadow banking au sens large a progressé de 3.000 milliards pour s’élever à 92.000 milliards de dollars fin 2015.

shadow banking Belgique Caïmans

[Composition du système financier en Belgique et aux îles Caïmans. En rouge : les banques. En bleu : les assureurs et fonds de pension. En jaune : les autres intermédiaires financiers, fonds de capital-risque ou développement, hedge funds, etc. En violet : les banques centrales. En orange : les institutions financières publiques. Crédits : FSB.]

« La finance de marché apporte une diversification importante des sources de financement qui soutiennent l’économie réelle », relève Mark Carney, le président du FSB, par ailleurs gouverneur de la Banque d’Angleterre, dans un communiqué.

« La surveillance coordonnée et améliorée par les autorités continuent d’améliorer notre compréhension des activités financières non bancaires et les risques pour le système financier. Cela nous aide à forger notre opinion sur les mesures appropriées pour transformer le shadow banking en finance de marché résistante. »

shadow banking FSB fonds hedge etc

[Répartition et croissance annuelle des intermédiaires financiers non bancaires et non assureurs tels que fonds de private equity, courtiers, fonds obligataires, hedge funds, sociétés d’immobilier cotées, etc. Crédits : FSB]

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Publié par le 11 mai 2017 dans économie, général, International

 

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Carte – Classement mondial 2017 de la liberté de la presse

Cliquer pour agrandir , plus c’est foncé, moins la liberté de la presse est grande 

Reporters sans frontières  vient de publier ses classements annuels de l’ indice mondial de la liberté de la presse

L’intégralité du classement, le « 2017 WORLD PRESS FREEDOM INDEX » ICI 

La France n’est que 39 e !

 
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Publié par le 28 avril 2017 dans Education - information, général

 

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Le nouvel Ordre Médiatique Mondial

Nous assistons à la naissance d’une Entente dont nous ne connaissons ni les véritables initiateurs, ni les objectifs réels, mais dont nous observons immédiatement les conséquences directes contre la démocratie.

L’Occident traverse une crise systémique sans précédent : de puissantes forces orientent progressivement la totalité des médias dans une unique direction.

Simultanément, le contenu des médias se transforme : l’année dernière encore, ils étaient logiques et tendaient à l’objectivité.

Ils s’apportaient une contradiction mutuelle dans une saine émulation.

Désormais, ils agissent en bandes, fondent leur cohérence sur des émotions et deviennent méchants face aux individus qu’ils dénoncent.

https://s3.amazonaws.com/dev.assets.neo4j.com/wp-content/uploads/ICIJ-340x160.png

L’idée d’une Entente des médias est le prolongement de l’expérience de l’International Consortium for Investigative Journalism (ICIJ – « Consortium international pour le journalisme d’investigation »), lequel ne rassemble pas de médias, mais uniquement des journalistes à titre individuel.

Il s’est rendu célèbre en publiant des informations volées dans les comptabilités de deux cabinets d’avocat des îles Vierges britanniques, du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), de la banque HSBC, et du cabinet panaméen Mossack Fonseca.

Ces révélations ont été principalement utilisées pour discréditer des dirigeants chinois et russes, mais aussi parfois pour mettre en lumière de réels délits commis par des Occidentaux.

Surtout, sous le louable prétexte de la lutte contre la corruption, le viol de la confidentialité des avocats et des banques a porté un très lourd préjudice à des milliers de leurs clients honnêtes sans aucune réaction des opinions publiques.

Depuis une quarantaine d’années, on assiste à un regroupement progressif de médias au sein de trusts internationaux.

Actuellement, 14 groupes se partagent plus des deux tiers de la presse occidentale (21st Century Fox, Bertelsmann, CBS Corporation, Comcast, Hearst Corporation, Lagardère Group, News Corp, Organizações Globo, Sony, Televisa, The Walt Disney Company, Time Warner, Viacom, Vivendi).

http://www.futuremedialab.info/fml/Images/blog/thumbnails/740122.jpg

Désormais, l’alliance opérée par Google Media Lab et First Draft tisse des liens entre ces groupes qui détenaient déjà une position dominante.

La présence dans cette Entente des trois principales agences de presse de la planète (Associated Press, Agence France-Presse, Reuters) lui assure une force de frappe hégémonique.

Il s’agit sans aucun doute d’une « entente illicite », non pas établie dans un objectif de fixation de prix, mais de fixation des esprits, d’imposition d’une pensée déjà dominante.

On peut observer que tous les membres — sans exception — de l’Entente de Google ont déjà, au cours des six dernières années, donné une vision univoque des événements survenus au Moyen-Orient élargi.

Il n’y avait pourtant pas d’accord préalable entre eux, ou on ne le connaissait pas.

Il est intriguant que soient présentes dans cette Entente cinq des six télévisions internationales qui ont participé à la cellule de propagande de l’Otan (Al-Jazeera, BBC, CNN, France24, Sky, mais apparemment pas Al-Arabiya).

https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/uploads/2012/07/fb.jpg

Aux États-Unis, en France et en Allemagne, Google et First Draft (« premier brouillon ») ont réuni des médias présents à la fois localement dans ces pays et d’autres présents à l’échelle internationale pour vérifier la véracité de certains arguments.

Outre que l’on ignore qui se cache derrière First Draft et quels intérêts politiques ont poussé une société commerciale spécialisée dans l’informatique à financer cette initiative, son résultat n’a pas grand chose à voir avec le retour à l’objectivité.

D’abord parce que les imputations vérifiées ne sont pas choisies pour la place qu’elles tiennent dans le débat public, mais parce qu’elles ont été citées par les individus que cette Entente de médias entend dénoncer.

On peut croire que ces vérifications permettront de se rapprocher de la vérité, mais pas du tout : elles confortent le citoyen dans l’impression que ces médias sont honnêtes tandis que les personnes qu’elles dénoncent ne le sont pas. Cette démarche ne vise pas à mieux comprendre le monde, mais à mettre à terre les gens à abattre.

http://lagauchematuer.fr/wp-content/uploads/2014/12/propagande-1.jpg

Ensuite parce qu’une règle non écrite de cette Entente de médias veut que l’on ne vérifie les imputations que des sources extérieures à l’Entente.

Les membres s’interdisent de faire preuve d’esprit critique entre eux.

Il s’agit de renforcer l’idée que le monde se divise en deux : « nous » qui disons la vérité, « les autres » qui sont des menteurs.

Cette démarche porte atteinte au principe du pluralisme, préalable de la démocratie, et ouvre la voie à une société totalitaire.

Elle n’est pas nouvelle puisque nous l’avons vue à l’œuvre dans la couverture des printemps arabes et des guerres contre la Libye et la Syrie.

Mais, pour la première fois, elle s’en prend à un courant de pensée occidental.

Enfin parce que les imputations qui auront été qualifiées de « fausses » ne seront jamais envisagées comme des erreurs, mais toujours comme des mensonges.

Il s’agit a priori d’attribuer aux « autres » des intentions machiavéliques pour les discréditer.

Cette démarche porte atteinte à la présomption d’innocence.

https://i.ytimg.com/vi/dcBZXPt5eqs/mqdefault.jpg

C’est pourquoi le fonctionnement de l’ICIJ et celui de l’Entente créée par Google et First Draft contreviennent à la Charte de Munich adoptée par l’Organisation internationale des journalistes (Titre II, articles 2, 4, 5 et 9).
Il n’est pas indifférent que des actions de justice aberrantes contre les mêmes cibles que l’Entente des médias se soient développées.

Aux États-Unis, on a ressorti la loi Logan contre l’équipe Trump, alors que ce texte n’a jamais, absolument jamais, été appliqué depuis sa promulgation, il y a deux siècles.

En France, on a ressorti la loi Jolibois contre les tweets politiques de Marine Le Pen, alors que la jurisprudence avait limité son application à la distribution sans blister de quelques magazines ultra-pornographiques. Le principe de la présomption d’innocence des gens à abattre ayant été éradiqué, il est possible de les mettre en examen sous n’importe quel prétexte juridique.

Au demeurant, les actions intentées contre l’équipe Trump et Marine Le Pen au nom des lois sus-citées devraient l’être contre de très nombreuses autres personnes, mais ne le sont pas.

http://www.egaliteetreconciliation.fr/local/cache-vignettes/L650xH376/macron_candidat_oligarchie-c2d3d.jpg

Par ailleurs, les citoyens ne réagissent plus lorsque l’Entente des médias diffuse elle-même de fausses imputations.

Ainsi, aux États-Unis a-t-elle imaginé que les services secrets russes avaient un dossier compromettant sur Donald Trump et le faisaient chanter.

Ou, en France, cette Entente a-t-elle inventé que l’on peut employer fictivement une assistante parlementaire et en accuser François Fillon.

Aux États-Unis, les grands et petits médias membres de cette Entente s’en sont pris au président.

Ils tirent leurs propres informations des écoutes téléphoniques de l’équipe Trump abusivement ordonnées par l’administration Obama.

Ils sont coordonnés avec des magistrats qui les utilisent pour bloquer l’action gouvernementale actuelle.

Il s’agit sans aucun doute d’un système mafieux.

Les mêmes médias états-uniens et français s’en prennent à deux candidats à l’élection présidentielle française : François Fillon et Marine Le Pen.

Au problème général de l’Entente des médias s’ajoute l’impression erronée que ces cibles sont victimes d’une cabale franco-française, alors que le donneur d’ordre est états-unien.

Les Français constatent que leurs médias sont truqués, interprètent à tort cette campagne comme dirigée contre la droite, et cherchent encore à tort les manipulateurs dans leur pays.

En Allemagne, l’Entente n’est pas encore effective et ne devrait l’être que lors des élections législatives.

http://5p3f32qr8043mcprd1fwuwkr.wpengine.netdna-cdn.com/wp-content/uploads/2013/06/best-mag-covers-nixon-.jpg

Lors du Watergate, des médias ont revendiqué former un « Quatrième pouvoir », après l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire.

Ils ont affirmé que la presse exerçait une fonction de contrôle du gouvernement au nom du Peuple.

Passons sur le fait que ce qui était reproché au président Nixon était comparable à ce qu’à fait le président Obama : placer son opposition sur écoutes.

On le sait aujourd’hui, la source du Watergate, « Gorge profonde », loin d’être un « lanceur d’alerte » était en réalité le directeur du FBI, Mark Felt.

Le traitement de cette affaire était une bataille entre une partie de l’administration et la Maison-Blanche dans laquelle les électeurs ont été manipulés par les deux camps à la fois.

L’idée de « Quatrième pouvoir » suppose que l’on reconnaisse la même légitimité aux 14 trusts qui détiennent la grande majorité des médias occidentaux qu’aux citoyens.

C’est affirmer la substitution d’une oligarchie à la démocratie.

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51s3NtudWjL._SY344_BO1,204,203,200_.jpg

Reste un point à éclaircir : comment les cibles de l’Entente sont elles choisies ?

Le seul lien évident entre Donald Trump, François Fillon et Marine Le Pen est qu’ils souhaitent rétablir des contacts avec la Russie et lutter avec elle contre la matrice du jihadisme : les Frères musulmans.

Bien que François Fillon ait été Premier ministre d’un gouvernement impliqué dans ces événements, tous trois incarnent le courant de pensée qui conteste la vision dominante des printemps arabes et des guerres contre la Libye et contre la Syrie.

Thierry Meyssan

 
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Publié par le 18 avril 2017 dans Education - information, général, société

 

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Le nouvel Ordre Médiatique Mondial

En quelques mois, le contenu des médias nationaux et internationaux a profondément changé en Occident. Nous assistons à la naissance d’une Entente dont nous ne connaissons ni les véritables initiateurs, ni les objectifs réels, mais dont nous observons immédiatement les conséquences directes contre la démocratie.

L’Occident traverse une crise systémique sans précédent : de puissantes forces orientent progressivement la totalité des médias dans une unique direction. Simultanément, le contenu des médias se transforme : l’année dernière encore, ils étaient logiques et tendaient à l’objectivité. Ils s’apportaient une contradiction mutuelle dans une saine émulation. Désormais, ils agissent en bandes, fondent leur cohérence sur des émotions et deviennent méchants face aux individus qu’ils dénoncent.

L’idée d’une Entente des médias est le prolongement de l’expérience de l’International Consortium for Investigative Journalism (ICIJ) (« Consortium international pour le journalisme d’investigation »), lequel ne rassemble pas de médias, mais uniquement des journalistes à titre individuel. Il s’est rendu célèbre en publiant des informations volées dans les comptabilités de deux cabinets d’avocat des îles Vierges britanniques, du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), de la banque HSBC, et du cabinet panaméen Mossack Fonseca. Ces révélations ont été principalement utilisées pour discréditer des dirigeants chinois et russes, mais aussi parfois pour mettre en lumière de réels délits commis par des Occidentaux. Surtout, sous le louable prétexte de la lutte contre la corruption, le viol de la confidentialité des avocats et des banques a porté un très lourd préjudice à des milliers de leurs clients honnêtes sans aucune réaction des opinions publiques.

Depuis une quarantaine d’années, on assiste à un regroupement progressif de médias au sein de trusts internationaux. Actuellement, 14 groupes se partagent plus des deux tiers de la presse occidentale (21st Century Fox, Bertelsmann, CBS Corporation, Comcast, Hearst Corporation, Lagardère Group, News Corp, Organizações Globo, Sony, Televisa, The Walt Disney Company, Time Warner, Viacom, Vivendi). Désormais, l’alliance opérée par Google Media Lab et First Draft tisse des liens entre ces groupes qui détenaient déjà une position dominante. La présence dans cette Entente des trois principales agences de presse de la planète (Associated Press, Agence France-Presse, Reuters) lui assure une force de frappe hégémonique. Il s’agit sans aucun doute d’une « entente illicite », non pas établie dans un objectif de fixation de prix, mais de fixation des esprits, d’imposition d’une pensée déjà dominante.

On peut observer que tous les membres —sans exception— de l’Entente de Google ont déjà, au cours des six dernières années, donné une vision univoque des événements survenus au Moyen-Orient élargi. Il n’y avait pourtant pas d’accord préalable entre eux, ou on ne le connaissait pas. Il est intriguant que soient présentes dans cette Entente cinq des six télévisions internationales qui ont participé à la cellule de propagande de l’Otan (Al-Jazeera, BBC, CNN, France24, Sky, mais apparemment pas Al-Arabiya).

Aux États-Unis, en France et en Allemagne, Google et First Draft (« premier brouillon ») ont réuni des médias présents à la fois localement dans ces pays et d’autres présents à l’échelle internationale pour vérifier la véracité de certains arguments. Outre que l’on ignore qui se cache derrière First Draft et quels intérêts politiques ont poussé une société commerciale spécialisée dans l’informatique à financer cette initiative, son résultat n’a pas grand chose à voir avec le retour à l’objectivité.

D’abord parce que les imputations vérifiées ne sont pas choisies pour la place qu’elles tiennent dans le débat public, mais parce qu’elles ont été citées par les individus que cette Entente de médias entend dénoncer. On peut croire que ces vérifications permettront de se rapprocher de la vérité, mais pas du tout : elles confortent le citoyen dans l’impression que ces médias sont honnêtes tandis que les personnes qu’elles dénoncent ne le sont pas. Cette démarche ne vise pas à mieux comprendre le monde, mais à mettre à terre les gens à abattre.

Ensuite parce qu’une règle non écrite de cette Entente de médias veut que l’on ne vérifie les imputations que des sources extérieures à l’Entente. Les membres s’interdisent de faire preuve d’esprit critique entre eux. Il s’agit de renforcer l’idée que le monde se divise en deux : « nous » qui disons la vérité, « les autres » qui sont des menteurs. Cette démarche porte atteinte au principe du pluralisme, préalable de la démocratie, et ouvre la voie à une société totalitaire. Elle n’est pas nouvelle puisque nous l’avons vue à l’œuvre dans la couverture des printemps arabes et des guerres contre la Libye et la Syrie. Mais, pour la première fois, elle s’en prend à un courant de pensée occidental.

Enfin parce que les imputations qui auront été qualifiées de « fausses » ne seront jamais envisagées comme des erreurs, mais toujours comme des mensonges. Il s’agit a priori d’attribuer aux « autres » des intentions machiavéliques pour les discréditer. Cette démarche porte atteinte à la présomption d’innocence.

C’est pourquoi le fonctionnement de l’ICIJ et celui de l’Entente créée par Google et First Draft contreviennent à la Charte de Munich adoptée par l’Organisation internationale des journalistes (Titre II, articles 2, 4, 5 et 9).

Il n’est pas indifférent que des actions de justice aberrantes contre les mêmes cibles que l’Entente des médias se soient développées. Aux États-Unis, on a ressorti la loi Logan contre l’équipe Trump, alors que ce texte n’a jamais, absolument jamais, été appliqué depuis sa promulgation, il y a deux siècles. En France, on a ressorti la loi Jolibois contre les tweets politiques de Marine Le Pen, alors que la jurisprudence avait limité son application à la distribution sans blister de quelques magazines ultra-pornographiques. Le principe de la présomption d’innocence des gens à abattre ayant été éradiqué, il est possible de les mettre en examen sous n’importe quel prétexte juridique. Au demeurant, les actions intentées contre l’équipe Trump et Marine Le Pen au nom des lois sus-citées devraient l’être contre de très nombreuses autres personnes, mais ne le sont pas.

Par ailleurs, les citoyens ne réagissent plus lorsque l’Entente des médias diffuse elle-même de fausses imputations. Ainsi, aux États-Unis a-t-elle imaginé que les services secrets russes avaient un dossier compromettant sur Donald Trump et le faisaient chanter. Ou, en France, cette Entente a-t-elle inventé que l’on peut employer fictivement une assistante parlementaire et en accuser François Fillon.

Aux États-Unis, les grands et petits médias membres de cette Entente s’en sont pris au président. Ils tirent leurs propres informations des écoutes téléphoniques de l’équipe Trump abusivement ordonnées par l’administration Obama. Ils sont coordonnés avec des magistrats qui les utilisent pour bloquer l’action gouvernementale actuelle. Il s’agit sans aucun doute d’un système mafieux.

Les mêmes médias états-uniens et français s’en prennent à deux candidats à l’élection présidentielle française : François Fillon et Marine Le Pen. Au problème général de l’Entente des médias s’ajoute l’impression erronée que ces cibles sont victimes d’une cabale franco-française, alors que le donneur d’ordre est états-unien. Les Français constatent que leurs médias sont truqués, interprètent à tort cette campagne comme dirigée contre la droite, et cherchent encore à tort les manipulateurs dans leur pays.

En Allemagne, l’Entente n’est pas encore effective et ne devrait l’être que lors des élections législatives.

Lors du Watergate, des médias ont revendiqué former un « Quatrième pouvoir », après l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire. Ils ont affirmé que la presse exerçait une fonction de contrôle du gouvernement au nom du Peuple. Passons sur le fait que ce qui était reproché au président Nixon était comparable à ce qu’à fait le président Obama : placer son opposition sur écoutes. On le sait aujourd’hui, la source du Watergate, « Gorge profonde », loin d’être un « lanceur d’alerte » était en réalité le directeur du FBI, Mark Felt. Le traitement de cette affaire était une bataille entre une partie de l’administration et la Maison-Blanche dans laquelle les électeurs ont été manipulés par les deux camps à la fois.

L’idée de « Quatrième pouvoir » suppose que l’on reconnaisse la même légitimité aux 14 trusts qui détiennent la grande majorité des médias occidentaux qu’aux citoyens. C’est affirmer la substitution d’une oligarchie à la démocratie.

Reste un point à éclaircir : comment les cibles de l’Entente sont elles choisies ? Le seul lien évident entre Donald Trump, François Fillon et Marine Le Pen est qu’ils souhaitent rétablir des contacts avec la Russie et lutter avec elle contre la matrice du jihadisme : les Frères musulmans. Bien que François Fillon ait été Premier ministre d’un gouvernement impliqué dans ces événements, tous trois incarnent le courant de pensée qui conteste la vision dominante des printemps arabes et des guerres contre la Libye et contre la Syrie.

 
 

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Egon Von Greyerz: « Nous avons maintenant la recette parfaite pour un désastre mondial ! »

Philippe Béchade: La hausse du métal jaune provient d’une pénurie d’Or physique

Les investisseurs, dans la plupart des pays, font l’erreur de mesurer leurs rendements en se basant sur leur marché et leur devise nationale. Cela pouvait être le cas quand ils n’avaient accès qu’à leur marché local. Mais ce temps est révolu. Nous sommes maintenant dans une économie mondiale et la plupart des Occidentaux ont accès à des titres à l’échelle mondiale. Mais en Allemagne, au Royaume-Uni ou au Japon, les investisseurs mesurent encore leurs rendements avec leur propre devise – et encore plus aux États-Unis. À cause de la taille de l’économie américaine et de l’importance du dollar US, très peu d’Américains se préoccupent des marchés ou des devises étrangères.

Marché boursier américain: Entre mauvaise performance et surévaluation

Récemment, un de mes lecteurs a commenté que je n’avais pas considéré le marché boursier américain comme étant un bon endroit pour investir et que, donc, j’avais manqué une énorme opportunité. Laissez-moi vous dire que, pour plusieurs raisons, le marché boursier américain n’a pas été un bon investissement. Premièrement, je considère qu’un marché autant surévalué comporte des risques importants, et que l’on doit l’éviter, même s’il peut encore grimper. Il est vrai que quelqu’un qui aurait vendu ses actions sur le marché boursier américain en 2000, les aurait rachetées en 2002, revendues en 2007 et rachetées en 2009, aurait pu faire beaucoup d’argent. Mais l’investisseur moyen n’agit pas comme cela, sauf avec du recul.

Il y a deux principaux types d’investisseurs. L’investisseur le plus typique ne vend pas souvent et traverse toutes les tempêtes dans l’espoir que les actions grimpent perpétuellement. Cette théorie a merveilleusement bien fonctionné durant de longues périodes, au cours des cent dernières années. Il y a eu, bien sûr, de sévères périodes d’exception, comme après le krach de 1929 et le creux de 1932. Les investisseurs, à l’époque, ont dû attendre 25 ans pour revoir leur argent.

Ensuite, il y a les investisseurs qui échangent régulièrement sur le marché. Un certain nombre d’entre eux achètent au prix fort et vendent à bas prix, performant moins bien que le marché.

S&P: Performance réelle catastrophique

L’ensemble des actions boursières ont été un bon investissement, ces cent dernières années, à cause de l’expansion massive du crédit et de l’impression monétaire à travers le monde. Mais si, par exemple, nous faisons une analyse critique du rendement réel qu’aurait obtenu un investisseur sur l’indice S&P depuis le début du siècle, nous obtenons d’intéressants résultats :

Trois méthodes différentes pour mesurer la performance du S&P dans les années 2000

Le tableau ci-dessus donne des résultats vraiment différents pour le même investissement. Pour un Américain qui mesure en dollars, le rendement semble bon. Mais 55% sur 16 ans ne représente, en fait, que 2,8% par année (plus les dividendes), ce qui n’a rien de remarquable. La plupart des Américains voient leurs rendements en dollars, ce qui est acceptable si la devise est forte. Mais ce n’est pas le cas du dollar, qui est extrêmement faible depuis 1971. Un pays qui vit continuellement au-dessus de ses moyens paiera toujours sous la forme d’une devise affaiblie. Par rapport au franc suisse, le dollar a perdu 77% depuis 1971 et 37% depuis 2000. Si l’on mesure la performance du S&P en francs suisses depuis janvier 2000, il a baissé de 4% ! La plupart des investisseurs américains diront que cela leur est égal, mais c’est une erreur. Un rendement de 55% qui se transforme en -4% dans une autre devise montre que le gain, mesuré en dollars, n’est un gain qu’à cause de la devise faible. Ainsi, ce gain de 55% n’en est pas un; il n’est qu’une mesure de l’inflation.

L’Or est le révélateur de la performance réelle

Pour mesurer la vraie performance du S&P, il faut utiliser une devise qui ne peut pas être imprimée et qui, avec le temps, maintient un pouvoir d’achat constant, c’est-à-dire l’or. Alors, là, le tableau est très différent. Au lieu d’un gain de 55% en dollars-papier, le SP a perdu 65%, mesuré en monnaie véritable.

Les gouvernements essaient constamment de tromper les gens en dévaluant la monnaie. C’est pour cela que les gouvernements haïssent l’or : l’or révèle la vérité en exposant leur mauvaise gestion de l’économie. Le prix de l’or est aussi manipulé, surtout sur le marché papier, mais il reste encore la meilleure mesure de la performance réelle. Pour la simple et bonne raison que l’or est la seule monnaie qui ne soit pas produite par l’homme. L’or est la monnaie de la nature et continuera d’être la seule monnaie à survivre à travers l’histoire.

Pour revenir au tableau ci-dessus, on voit que très peu de gens réalisent qu’un gain illusoire de 55 000 $ est, en fait, une perte de 65 000 $, en monnaie véritable. Cela démontre à quel point il peut être dangereux de mesurer la performance et la richesse en se basant sur la mauvaise règle de mesure.

Comme je l’ai expliqué dans de nombreux interviews et articles, la destruction de la papier-monnaie va bientôt s’accélérer, alors que les gouvernements essaieront de sauver une économie mondiale et un système financier en faillite. Comparé à l’or, les actions boursières, les obligations et l’immobilier déclineront encore de 90%, au moins, dans les années à venir.

Nous avons maintenant la recette parfaite pour un désastre:

  1. Toutes les économies majeures, soit les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Europe et les marchés émergents, ont une dette qui a crû de manière exponentielle et qui ne pourra jamais être remboursée.
  2. Le système financier a une exposition brute de 2 000 000 milliards $. Lorsque les contreparties feront défaut, tout cela s’effondrera.
  3. Avec l’administration Trump en tête, le monde entrera bientôt dans une phase finale de dépenses effrénées, ce qui accélérera la vitesse de circulation de la monnaie et mènera à l’hyperinflation. Toutes les devises perdront de la valeur jusqu’à atteindre zéro.
  4. Les points 1 à 3 ci-dessus provoqueront une implosion déflationniste du système financier. Cela éliminera la dette et réduira la valeur de la plupart des actifs d’au moins 90%.
  5. Cette destruction totale de la dette est la seule chose qui puisse permettre au monde de repartir du bon pied, avec une base solide sur laquelle construire la future croissance et la prospérité.

L’antidote

Évidemment, l’or performera très bien durant cette période d’hyperinflation, et il pourrait atteindre les niveaux observés lors de la République de Weimar.

Mais le niveau absolu que pourrait atteindre le prix de l’or est sans importance. Le plus important est que l’or constituera la meilleure forme de préservation de richesse et d’assurance. L’or maintiendra aussi son pouvoir d’achat, mais fera sans doute beaucoup mieux. L’or performe bien en période de déflation, même s’il redescendra quelque peu de son haut hyperinflationniste. Mais ce sera la même chose avec le prix des biens et services. Au début de l’implosion déflationniste, il n’y aura sans doute pas de système bancaire opérationnel. L’or sera alors la seule monnaie disponible et, donc, jouera un rôle critique.

Je pense que l’année 2017 est celle où l’or et l’argent défieront leurs anciens sommets. Aux niveaux actuels, les métaux précieux physiques sont l’assurance la moins chère et le meilleur investissement que l’on puisse détenir.

Source

 
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Publié par le 10 février 2017 dans général, or et argent métal

 

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La Monte Paschi s’effondre apres le rejet par la BCE de la demande d’un délais

La presse allemande en colère réagit à la l’extension du QE de Draghi, le tabloïd Allemand Bild se demande « quand est ce que la bombe monétaire de Draghi va exploser ? » avec une image du visage de l’Italien sur une bombe avec une mèche allumée. 

Après avoir grimpé ridiculement (depuis le bas de mardi) suite à à son plongeon après le «non» au référendum Italien, la banque italienne malade Monte dei Paschi di Siena a vu ses actions et obligations éviscérées dans le trading d’aujourd’hui alors que les aubes de la réalité sont sur le point de rattraper l’Italie, où la situation est sur le point d’échapper à tout controle  . Le rejet par la BCE de la demande de Paschi pour avoir un délais a déclenché une vente en gros à travers le système bancaire italien.

Les actions BMPS sont maintenant en baisse pour la semaine – après avoir monté de plus de 15% après le vote en Italie …

BMPS en rouge 

Et les obligations  BMPS se sont effondrées, ce qui prouve encore une fois que ce marché est complètement paumé … après avoir rebondi sur l’annonce consensuelle de Draghi d’un ralentissement/ extension du QE.

Peut-être que l’omniptence de Draghi est discutable après tout ?

Zero Hedge

Hier, Mario Draghi avait annoncé d’importantes modifications du plan de « Quantitative easing »

Le Président de la BCE n’a pas déçu les investisseurs jeudi, en sachant annoncer une réduction des montants de rachats d’actifs à partir d’avril prochain tout en prolongeant le plan de « quantitative easing » jusqu’en décembre 2017. Les marchés, d’abord indécis, se sont ensuite enthousiasmés.

Le discours de Mario Draghi, Président de la BCE, était très attendu par les investisseurs ce jeudi 8 décembre à partir de 14h30. L’événement concentrait de nombreux espoirs depuis le début de la semaine suite aux résultats du référendum italien.

Les investisseurs attendaient globalement de cette réunion la confirmation ferme d’une prolongation de l’actuel plan de « quantitative easing » européen pour des montants inchangés de 80 milliards d’euros par mois jusqu’en septembre 2017.

La victoire du « non » au référendum italien avait en effet permis aux investisseurs de se persuader que la BCE s’afficherait très accommodante jeudi pour canaliser les risques relatifs aux difficultés du secteur bancaire italien, au lieu d’annoncer un éventuel « tapering » (réduction progressive des montants mensuels de rachats d’actifs) que les précédentes déclarations de Mario Draghi avaient pu laisser envisager.

Principales annonces du jour

La BCE a annoncé d’importantes modifications dans son plan de rachats d’actifs jeudi.

« Nous allons poursuivre nos achats au rythme mensuel actuel de 80 milliards d’euros jusqu’en mars 2017. A partir d’avril 2017, le montant de ces rachats sera ramené à 60 milliards d’euros par mois jusqu’à la fin du mois de décembre 2017, ou jusqu’à ce que le Conseil des Gouverneurs observe un retour de l’inflation vers son objectif » a détaillé le Président de la BCE lors de son discours à partir de 14h30.

Mario Draghi a immédiatement ajouté que si les conditions financières venaient néanmoins à se détériorer à l’avenir, le Conseil des Gouverneurs se réservait la possibilité d’augmenter de nouveau les rachats d’actifs en montants et en durée.

« Pour assurer la mise en œuvre des rachats d’actifs, le Conseil des Gouverneurs a décidé d’ajuster les paramètres [du plan de quantitative easing] à partir de janvier 2017 » a poursuivi le Président de la BCE.

Ce dernier a annoncé que la BCE s’offrirait à l’avenir la possibilité d’acheter des obligations d’Etat dont la maturité serait inférieure à 2 ans, et la possibilité d’acheter des obligations dont le taux de rendement serait inférieur au taux de dépôt de la BCE, à savoir -0,40%. Le Président de la BCE a néanmoins insisté sur le fait que cette seconde mesure restait optionnelle et ne serait déclenchée que « si nécessaire ».

Un discours toujours accommodant

Le Président de la BCE a souligné au cours de son discours sa volonté de conserver une politique monétaire très accommodante pour un temps prolongé.

« Nous voulons préserver une politique monétaire très accommodante pour atteindre notre objectif d’inflation inférieur à mais proche de 2% à moyen terme (…). Les conditions de financement resteront très favorables » en zone euro, a notamment déclaré Mario Draghi.

« La présence de la banque centrale sur les marchés a vocation à être longue » a-t-il également évoqué lors de la séance de questions-réponses.

Comme lors de ses précédentes déclarations, le Président de la BCE a également terminé son discours en appelant les Etats européens à adopter des « politiques budgétaires plus propices à la croissance » en zone euro.

« Des réformes structurelles sont nécessaires dans tous les pays de la zone euro » pour soutenir la croissance, a notamment souligné Mario Draghi.

Réaction des marchés

Les marchés ont réagi à ces annonces avant même la conférence de presse de Mario Draghi, la BCE ayant annoncé les nouvelles modalités du plan de quantitative easing dès 13h45 dans un communiqué.

Après un bref mouvement de vente à 13h45, les indices boursiers européens sont repartis en hausse par la suite. En France, le CAC40 gagnait 1% à 15h.

Sur le marché des changes, l’euro plutôt en hausse face au dollar avant la réunion de la BCE s’est nettement déprécié suite à la publication du communiqué, la monnaie unique perdant 0,8% face au dollar 1.0664 USD pour 1 EUR à 15h.

Sur le marché obligataire, les rendements des obligations d’Etats européens ont légèrement monté suite à la publication du communiqué, mais dans des proportions très mesurées. À 15h, le Bund allemand à 10 ans gagnait 5 points de base à 0,40%. Le 10 ans italien gagnait pour sa part 10 points de base en revenant à 2,00%, un niveau proche de celui déjà atteint au cours des dernières semaines.

Commentaires des annonces

Pour Valentin Bissat, économiste et stratégiste senior de Mirabaud AM, « Malgré la réduction du montant d’achats mensuels, la BCE poursuit une politique monétaire très expansive en raison de la faiblesse de l’inflation jusqu’en 2019, attendue à 1,7% ».

« L’option de ré-augmenter les montants d’achats ou de prolonger le programme indique le niveau élevé d’incertitudes quant aux effets des élections à venir sur la croissance économique de la zone euro » ajoute-t-il.

Pour Tim Graf, Directeur de la stratégie Macro de State Street Global Markets EMEA, « Il est probable que l’euro renoue avec ses plus bas niveaux récents » à court ou moyen terme du fait de l’annonce de la prolongation du « quantitative easing ».

Patrice Gautry, Chef économiste de l’Union Bancaire privée, retient surtout l’idée que « Les gouverneurs de la BCE sont prêts à augmenter les montants et la durée si nécessaire. Toutes les options restent donc ouvertes » pour 2017.

Selon lui « Les politiques monétaires et budgétaires de la zone euro resteront clairement un soutien pour la croissance l’année prochaine ».

*Par ailleurs Lié à l’actu, voici la Dédollarisation du commerce Mondial en une image  :

dedollarisation-commerce-mondial

Dédollarisation du commerce Mondial en une image – Cliquez pour agrandir

Comme je l’ai rapporté – dans les derniers développement concernant la Dédollarisation – en plus de la Chine et L’iran,  Erdogan a appellé Poutine à renoncer au dollar dans les échanges

 
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Publié par le 9 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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Jim Rogers : «La faillite de la Deutsche Bank va faire s’effondrer le système financier mondial»

La raison pour laquelle les Etats-Unis veulent obtenir 14 milliards de dollars de pénalités de la banque allemande ? Ils sont très endettés. Et ils tenteront d’agir ainsi partout où ils le peuvent, selon l’investisseur Jim Rogers.

La Deutsche Bank aurait échoué à parvenir à un accord avec les Etats-Unis. La banque risque de devoir payer une amende de 14 milliards de dollars, par décision du département de la Justice des Etats-Unis et à cause de ventes abusives des titres hypothécaires dans la période ayant précédé la crise financière de 2008.

RT : Tout d’abord, pourquoi les Etats-Unis imposent-ils de telles pénalités ?

Jim Rogers (J. R.) : La raison principale est que les Etats-Unis sont gravement endettés. Ils ont un déficit gigantesque – ils ont désespérément besoin d’argent. Ils essaieront de l’obtenir partout où ils le peuvent. Je ne peux pas imaginer que la Deutsche Bank soit redevable de 14 milliards de dollars, mais je ne suis pas impliqué.

RT : La banque a dit qu’elle ne paierait rien de la somme voulue par les Etats-Unis – comment tout cela va-t-il se régler ?

J. R. : Soit la Deutsche Bank fera faillite, ce qui fera s’effondrer le système financier mondial, soit ils essaieront de parvenir à un compromis sur un chiffre moindre. Si la Deutsche Bank doit payer 14 milliards de dollars… vous devriez être très inquiets quoi qu’il arrive, mais surtout s’ils doivent payer 14 milliards de dollars.

Ça sera la fin si la Deutsche Bank échoue

RT : A quel point la principale banque allemande est-elle désespérée ? A-t-elle une chance de survivre sans plan de sauvetage ?

J. R. : Si vous regardez son bilan, vous verrez qu’elle a une dette prodigieuse, dans son bilan aussi bien qu’hors bilan […]. Elle va probablement survivre en recevant de l’aide, sinon nous aurons tous un problème énorme pendant les deux prochaines années. Comme je vous ai déjà dit, il faut être très inquiets. Le monde occidental, le monde entier va affronter beaucoup de problèmes au cours des deux années à venir. Il faut s’inquiéter !

RT: En août, les Etats-Unis étaient furieux de la décision de l’UE de demander des milliards d’euros à Apple en impôts rétroactifs. Certains considèrent le récent scandale autour de la Deutsche Bank comme une vengeance de Washington. Quelle est votre opinion ?

J. R. : Il est vrai que ces gouvernements ont ce petit jeu – ce qui n’est bon pour personne. Mais ils le font. Vous donnez du pouvoir aux bureaucrates – ils le prennent et s’enfuient. Le pouvoir corrompt, c’est ainsi depuis des centaines d’années.

L’Allemagne a dit à tout le monde de ne pas renflouer les banques, mais si elle doit renflouer subitement ses banques, les hommes politiques auront le champ libre

RT : Si la Deutsche Bank échoue, que cela signifiera-t-il pour l’UE et la finance en général ?

J. R. : L’UE se désagrégera donc, parce que l’Allemagne ne pourra plus la soutenir, ne voudra pas la soutenir. Beaucoup d’autres personnes essaieront de renflouer ; plusieurs banques en Europe ont des problèmes. Et ça sera la fin si la Deutsche Bank échoue. En 1931, quand une des plus grandes banques d’Europe a échoué, cela a mené à une grande dépression et finalement à la Seconde Guerre mondiale. Il faut s’inquiéter !

L’Allemagne a dit à tout le monde de ne pas renflouer les banques, mais si elle doit renflouer subitement ses banques, les autres pays seront furieux et les hommes politiques auront le champ libre.*

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Publié par le 13 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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