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Le nouvel Ordre Médiatique Mondial

En quelques mois, le contenu des médias nationaux et internationaux a profondément changé en Occident. Nous assistons à la naissance d’une Entente dont nous ne connaissons ni les véritables initiateurs, ni les objectifs réels, mais dont nous observons immédiatement les conséquences directes contre la démocratie.

L’Occident traverse une crise systémique sans précédent : de puissantes forces orientent progressivement la totalité des médias dans une unique direction. Simultanément, le contenu des médias se transforme : l’année dernière encore, ils étaient logiques et tendaient à l’objectivité. Ils s’apportaient une contradiction mutuelle dans une saine émulation. Désormais, ils agissent en bandes, fondent leur cohérence sur des émotions et deviennent méchants face aux individus qu’ils dénoncent.

L’idée d’une Entente des médias est le prolongement de l’expérience de l’International Consortium for Investigative Journalism (ICIJ) (« Consortium international pour le journalisme d’investigation »), lequel ne rassemble pas de médias, mais uniquement des journalistes à titre individuel. Il s’est rendu célèbre en publiant des informations volées dans les comptabilités de deux cabinets d’avocat des îles Vierges britanniques, du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), de la banque HSBC, et du cabinet panaméen Mossack Fonseca. Ces révélations ont été principalement utilisées pour discréditer des dirigeants chinois et russes, mais aussi parfois pour mettre en lumière de réels délits commis par des Occidentaux. Surtout, sous le louable prétexte de la lutte contre la corruption, le viol de la confidentialité des avocats et des banques a porté un très lourd préjudice à des milliers de leurs clients honnêtes sans aucune réaction des opinions publiques.

Depuis une quarantaine d’années, on assiste à un regroupement progressif de médias au sein de trusts internationaux. Actuellement, 14 groupes se partagent plus des deux tiers de la presse occidentale (21st Century Fox, Bertelsmann, CBS Corporation, Comcast, Hearst Corporation, Lagardère Group, News Corp, Organizações Globo, Sony, Televisa, The Walt Disney Company, Time Warner, Viacom, Vivendi). Désormais, l’alliance opérée par Google Media Lab et First Draft tisse des liens entre ces groupes qui détenaient déjà une position dominante. La présence dans cette Entente des trois principales agences de presse de la planète (Associated Press, Agence France-Presse, Reuters) lui assure une force de frappe hégémonique. Il s’agit sans aucun doute d’une « entente illicite », non pas établie dans un objectif de fixation de prix, mais de fixation des esprits, d’imposition d’une pensée déjà dominante.

On peut observer que tous les membres —sans exception— de l’Entente de Google ont déjà, au cours des six dernières années, donné une vision univoque des événements survenus au Moyen-Orient élargi. Il n’y avait pourtant pas d’accord préalable entre eux, ou on ne le connaissait pas. Il est intriguant que soient présentes dans cette Entente cinq des six télévisions internationales qui ont participé à la cellule de propagande de l’Otan (Al-Jazeera, BBC, CNN, France24, Sky, mais apparemment pas Al-Arabiya).

Aux États-Unis, en France et en Allemagne, Google et First Draft (« premier brouillon ») ont réuni des médias présents à la fois localement dans ces pays et d’autres présents à l’échelle internationale pour vérifier la véracité de certains arguments. Outre que l’on ignore qui se cache derrière First Draft et quels intérêts politiques ont poussé une société commerciale spécialisée dans l’informatique à financer cette initiative, son résultat n’a pas grand chose à voir avec le retour à l’objectivité.

D’abord parce que les imputations vérifiées ne sont pas choisies pour la place qu’elles tiennent dans le débat public, mais parce qu’elles ont été citées par les individus que cette Entente de médias entend dénoncer. On peut croire que ces vérifications permettront de se rapprocher de la vérité, mais pas du tout : elles confortent le citoyen dans l’impression que ces médias sont honnêtes tandis que les personnes qu’elles dénoncent ne le sont pas. Cette démarche ne vise pas à mieux comprendre le monde, mais à mettre à terre les gens à abattre.

Ensuite parce qu’une règle non écrite de cette Entente de médias veut que l’on ne vérifie les imputations que des sources extérieures à l’Entente. Les membres s’interdisent de faire preuve d’esprit critique entre eux. Il s’agit de renforcer l’idée que le monde se divise en deux : « nous » qui disons la vérité, « les autres » qui sont des menteurs. Cette démarche porte atteinte au principe du pluralisme, préalable de la démocratie, et ouvre la voie à une société totalitaire. Elle n’est pas nouvelle puisque nous l’avons vue à l’œuvre dans la couverture des printemps arabes et des guerres contre la Libye et la Syrie. Mais, pour la première fois, elle s’en prend à un courant de pensée occidental.

Enfin parce que les imputations qui auront été qualifiées de « fausses » ne seront jamais envisagées comme des erreurs, mais toujours comme des mensonges. Il s’agit a priori d’attribuer aux « autres » des intentions machiavéliques pour les discréditer. Cette démarche porte atteinte à la présomption d’innocence.

C’est pourquoi le fonctionnement de l’ICIJ et celui de l’Entente créée par Google et First Draft contreviennent à la Charte de Munich adoptée par l’Organisation internationale des journalistes (Titre II, articles 2, 4, 5 et 9).

Il n’est pas indifférent que des actions de justice aberrantes contre les mêmes cibles que l’Entente des médias se soient développées. Aux États-Unis, on a ressorti la loi Logan contre l’équipe Trump, alors que ce texte n’a jamais, absolument jamais, été appliqué depuis sa promulgation, il y a deux siècles. En France, on a ressorti la loi Jolibois contre les tweets politiques de Marine Le Pen, alors que la jurisprudence avait limité son application à la distribution sans blister de quelques magazines ultra-pornographiques. Le principe de la présomption d’innocence des gens à abattre ayant été éradiqué, il est possible de les mettre en examen sous n’importe quel prétexte juridique. Au demeurant, les actions intentées contre l’équipe Trump et Marine Le Pen au nom des lois sus-citées devraient l’être contre de très nombreuses autres personnes, mais ne le sont pas.

Par ailleurs, les citoyens ne réagissent plus lorsque l’Entente des médias diffuse elle-même de fausses imputations. Ainsi, aux États-Unis a-t-elle imaginé que les services secrets russes avaient un dossier compromettant sur Donald Trump et le faisaient chanter. Ou, en France, cette Entente a-t-elle inventé que l’on peut employer fictivement une assistante parlementaire et en accuser François Fillon.

Aux États-Unis, les grands et petits médias membres de cette Entente s’en sont pris au président. Ils tirent leurs propres informations des écoutes téléphoniques de l’équipe Trump abusivement ordonnées par l’administration Obama. Ils sont coordonnés avec des magistrats qui les utilisent pour bloquer l’action gouvernementale actuelle. Il s’agit sans aucun doute d’un système mafieux.

Les mêmes médias états-uniens et français s’en prennent à deux candidats à l’élection présidentielle française : François Fillon et Marine Le Pen. Au problème général de l’Entente des médias s’ajoute l’impression erronée que ces cibles sont victimes d’une cabale franco-française, alors que le donneur d’ordre est états-unien. Les Français constatent que leurs médias sont truqués, interprètent à tort cette campagne comme dirigée contre la droite, et cherchent encore à tort les manipulateurs dans leur pays.

En Allemagne, l’Entente n’est pas encore effective et ne devrait l’être que lors des élections législatives.

Lors du Watergate, des médias ont revendiqué former un « Quatrième pouvoir », après l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire. Ils ont affirmé que la presse exerçait une fonction de contrôle du gouvernement au nom du Peuple. Passons sur le fait que ce qui était reproché au président Nixon était comparable à ce qu’à fait le président Obama : placer son opposition sur écoutes. On le sait aujourd’hui, la source du Watergate, « Gorge profonde », loin d’être un « lanceur d’alerte » était en réalité le directeur du FBI, Mark Felt. Le traitement de cette affaire était une bataille entre une partie de l’administration et la Maison-Blanche dans laquelle les électeurs ont été manipulés par les deux camps à la fois.

L’idée de « Quatrième pouvoir » suppose que l’on reconnaisse la même légitimité aux 14 trusts qui détiennent la grande majorité des médias occidentaux qu’aux citoyens. C’est affirmer la substitution d’une oligarchie à la démocratie.

Reste un point à éclaircir : comment les cibles de l’Entente sont elles choisies ? Le seul lien évident entre Donald Trump, François Fillon et Marine Le Pen est qu’ils souhaitent rétablir des contacts avec la Russie et lutter avec elle contre la matrice du jihadisme : les Frères musulmans. Bien que François Fillon ait été Premier ministre d’un gouvernement impliqué dans ces événements, tous trois incarnent le courant de pensée qui conteste la vision dominante des printemps arabes et des guerres contre la Libye et contre la Syrie.

 
 

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Egon Von Greyerz: « Nous avons maintenant la recette parfaite pour un désastre mondial ! »

Philippe Béchade: La hausse du métal jaune provient d’une pénurie d’Or physique

Les investisseurs, dans la plupart des pays, font l’erreur de mesurer leurs rendements en se basant sur leur marché et leur devise nationale. Cela pouvait être le cas quand ils n’avaient accès qu’à leur marché local. Mais ce temps est révolu. Nous sommes maintenant dans une économie mondiale et la plupart des Occidentaux ont accès à des titres à l’échelle mondiale. Mais en Allemagne, au Royaume-Uni ou au Japon, les investisseurs mesurent encore leurs rendements avec leur propre devise – et encore plus aux États-Unis. À cause de la taille de l’économie américaine et de l’importance du dollar US, très peu d’Américains se préoccupent des marchés ou des devises étrangères.

Marché boursier américain: Entre mauvaise performance et surévaluation

Récemment, un de mes lecteurs a commenté que je n’avais pas considéré le marché boursier américain comme étant un bon endroit pour investir et que, donc, j’avais manqué une énorme opportunité. Laissez-moi vous dire que, pour plusieurs raisons, le marché boursier américain n’a pas été un bon investissement. Premièrement, je considère qu’un marché autant surévalué comporte des risques importants, et que l’on doit l’éviter, même s’il peut encore grimper. Il est vrai que quelqu’un qui aurait vendu ses actions sur le marché boursier américain en 2000, les aurait rachetées en 2002, revendues en 2007 et rachetées en 2009, aurait pu faire beaucoup d’argent. Mais l’investisseur moyen n’agit pas comme cela, sauf avec du recul.

Il y a deux principaux types d’investisseurs. L’investisseur le plus typique ne vend pas souvent et traverse toutes les tempêtes dans l’espoir que les actions grimpent perpétuellement. Cette théorie a merveilleusement bien fonctionné durant de longues périodes, au cours des cent dernières années. Il y a eu, bien sûr, de sévères périodes d’exception, comme après le krach de 1929 et le creux de 1932. Les investisseurs, à l’époque, ont dû attendre 25 ans pour revoir leur argent.

Ensuite, il y a les investisseurs qui échangent régulièrement sur le marché. Un certain nombre d’entre eux achètent au prix fort et vendent à bas prix, performant moins bien que le marché.

S&P: Performance réelle catastrophique

L’ensemble des actions boursières ont été un bon investissement, ces cent dernières années, à cause de l’expansion massive du crédit et de l’impression monétaire à travers le monde. Mais si, par exemple, nous faisons une analyse critique du rendement réel qu’aurait obtenu un investisseur sur l’indice S&P depuis le début du siècle, nous obtenons d’intéressants résultats :

Trois méthodes différentes pour mesurer la performance du S&P dans les années 2000

Le tableau ci-dessus donne des résultats vraiment différents pour le même investissement. Pour un Américain qui mesure en dollars, le rendement semble bon. Mais 55% sur 16 ans ne représente, en fait, que 2,8% par année (plus les dividendes), ce qui n’a rien de remarquable. La plupart des Américains voient leurs rendements en dollars, ce qui est acceptable si la devise est forte. Mais ce n’est pas le cas du dollar, qui est extrêmement faible depuis 1971. Un pays qui vit continuellement au-dessus de ses moyens paiera toujours sous la forme d’une devise affaiblie. Par rapport au franc suisse, le dollar a perdu 77% depuis 1971 et 37% depuis 2000. Si l’on mesure la performance du S&P en francs suisses depuis janvier 2000, il a baissé de 4% ! La plupart des investisseurs américains diront que cela leur est égal, mais c’est une erreur. Un rendement de 55% qui se transforme en -4% dans une autre devise montre que le gain, mesuré en dollars, n’est un gain qu’à cause de la devise faible. Ainsi, ce gain de 55% n’en est pas un; il n’est qu’une mesure de l’inflation.

L’Or est le révélateur de la performance réelle

Pour mesurer la vraie performance du S&P, il faut utiliser une devise qui ne peut pas être imprimée et qui, avec le temps, maintient un pouvoir d’achat constant, c’est-à-dire l’or. Alors, là, le tableau est très différent. Au lieu d’un gain de 55% en dollars-papier, le SP a perdu 65%, mesuré en monnaie véritable.

Les gouvernements essaient constamment de tromper les gens en dévaluant la monnaie. C’est pour cela que les gouvernements haïssent l’or : l’or révèle la vérité en exposant leur mauvaise gestion de l’économie. Le prix de l’or est aussi manipulé, surtout sur le marché papier, mais il reste encore la meilleure mesure de la performance réelle. Pour la simple et bonne raison que l’or est la seule monnaie qui ne soit pas produite par l’homme. L’or est la monnaie de la nature et continuera d’être la seule monnaie à survivre à travers l’histoire.

Pour revenir au tableau ci-dessus, on voit que très peu de gens réalisent qu’un gain illusoire de 55 000 $ est, en fait, une perte de 65 000 $, en monnaie véritable. Cela démontre à quel point il peut être dangereux de mesurer la performance et la richesse en se basant sur la mauvaise règle de mesure.

Comme je l’ai expliqué dans de nombreux interviews et articles, la destruction de la papier-monnaie va bientôt s’accélérer, alors que les gouvernements essaieront de sauver une économie mondiale et un système financier en faillite. Comparé à l’or, les actions boursières, les obligations et l’immobilier déclineront encore de 90%, au moins, dans les années à venir.

Nous avons maintenant la recette parfaite pour un désastre:

  1. Toutes les économies majeures, soit les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Europe et les marchés émergents, ont une dette qui a crû de manière exponentielle et qui ne pourra jamais être remboursée.
  2. Le système financier a une exposition brute de 2 000 000 milliards $. Lorsque les contreparties feront défaut, tout cela s’effondrera.
  3. Avec l’administration Trump en tête, le monde entrera bientôt dans une phase finale de dépenses effrénées, ce qui accélérera la vitesse de circulation de la monnaie et mènera à l’hyperinflation. Toutes les devises perdront de la valeur jusqu’à atteindre zéro.
  4. Les points 1 à 3 ci-dessus provoqueront une implosion déflationniste du système financier. Cela éliminera la dette et réduira la valeur de la plupart des actifs d’au moins 90%.
  5. Cette destruction totale de la dette est la seule chose qui puisse permettre au monde de repartir du bon pied, avec une base solide sur laquelle construire la future croissance et la prospérité.

L’antidote

Évidemment, l’or performera très bien durant cette période d’hyperinflation, et il pourrait atteindre les niveaux observés lors de la République de Weimar.

Mais le niveau absolu que pourrait atteindre le prix de l’or est sans importance. Le plus important est que l’or constituera la meilleure forme de préservation de richesse et d’assurance. L’or maintiendra aussi son pouvoir d’achat, mais fera sans doute beaucoup mieux. L’or performe bien en période de déflation, même s’il redescendra quelque peu de son haut hyperinflationniste. Mais ce sera la même chose avec le prix des biens et services. Au début de l’implosion déflationniste, il n’y aura sans doute pas de système bancaire opérationnel. L’or sera alors la seule monnaie disponible et, donc, jouera un rôle critique.

Je pense que l’année 2017 est celle où l’or et l’argent défieront leurs anciens sommets. Aux niveaux actuels, les métaux précieux physiques sont l’assurance la moins chère et le meilleur investissement que l’on puisse détenir.

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Publié par le 10 février 2017 dans général, or et argent métal

 

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La Monte Paschi s’effondre apres le rejet par la BCE de la demande d’un délais

La presse allemande en colère réagit à la l’extension du QE de Draghi, le tabloïd Allemand Bild se demande « quand est ce que la bombe monétaire de Draghi va exploser ? » avec une image du visage de l’Italien sur une bombe avec une mèche allumée. 

Après avoir grimpé ridiculement (depuis le bas de mardi) suite à à son plongeon après le «non» au référendum Italien, la banque italienne malade Monte dei Paschi di Siena a vu ses actions et obligations éviscérées dans le trading d’aujourd’hui alors que les aubes de la réalité sont sur le point de rattraper l’Italie, où la situation est sur le point d’échapper à tout controle  . Le rejet par la BCE de la demande de Paschi pour avoir un délais a déclenché une vente en gros à travers le système bancaire italien.

Les actions BMPS sont maintenant en baisse pour la semaine – après avoir monté de plus de 15% après le vote en Italie …

BMPS en rouge 

Et les obligations  BMPS se sont effondrées, ce qui prouve encore une fois que ce marché est complètement paumé … après avoir rebondi sur l’annonce consensuelle de Draghi d’un ralentissement/ extension du QE.

Peut-être que l’omniptence de Draghi est discutable après tout ?

Zero Hedge

Hier, Mario Draghi avait annoncé d’importantes modifications du plan de « Quantitative easing »

Le Président de la BCE n’a pas déçu les investisseurs jeudi, en sachant annoncer une réduction des montants de rachats d’actifs à partir d’avril prochain tout en prolongeant le plan de « quantitative easing » jusqu’en décembre 2017. Les marchés, d’abord indécis, se sont ensuite enthousiasmés.

Le discours de Mario Draghi, Président de la BCE, était très attendu par les investisseurs ce jeudi 8 décembre à partir de 14h30. L’événement concentrait de nombreux espoirs depuis le début de la semaine suite aux résultats du référendum italien.

Les investisseurs attendaient globalement de cette réunion la confirmation ferme d’une prolongation de l’actuel plan de « quantitative easing » européen pour des montants inchangés de 80 milliards d’euros par mois jusqu’en septembre 2017.

La victoire du « non » au référendum italien avait en effet permis aux investisseurs de se persuader que la BCE s’afficherait très accommodante jeudi pour canaliser les risques relatifs aux difficultés du secteur bancaire italien, au lieu d’annoncer un éventuel « tapering » (réduction progressive des montants mensuels de rachats d’actifs) que les précédentes déclarations de Mario Draghi avaient pu laisser envisager.

Principales annonces du jour

La BCE a annoncé d’importantes modifications dans son plan de rachats d’actifs jeudi.

« Nous allons poursuivre nos achats au rythme mensuel actuel de 80 milliards d’euros jusqu’en mars 2017. A partir d’avril 2017, le montant de ces rachats sera ramené à 60 milliards d’euros par mois jusqu’à la fin du mois de décembre 2017, ou jusqu’à ce que le Conseil des Gouverneurs observe un retour de l’inflation vers son objectif » a détaillé le Président de la BCE lors de son discours à partir de 14h30.

Mario Draghi a immédiatement ajouté que si les conditions financières venaient néanmoins à se détériorer à l’avenir, le Conseil des Gouverneurs se réservait la possibilité d’augmenter de nouveau les rachats d’actifs en montants et en durée.

« Pour assurer la mise en œuvre des rachats d’actifs, le Conseil des Gouverneurs a décidé d’ajuster les paramètres [du plan de quantitative easing] à partir de janvier 2017 » a poursuivi le Président de la BCE.

Ce dernier a annoncé que la BCE s’offrirait à l’avenir la possibilité d’acheter des obligations d’Etat dont la maturité serait inférieure à 2 ans, et la possibilité d’acheter des obligations dont le taux de rendement serait inférieur au taux de dépôt de la BCE, à savoir -0,40%. Le Président de la BCE a néanmoins insisté sur le fait que cette seconde mesure restait optionnelle et ne serait déclenchée que « si nécessaire ».

Un discours toujours accommodant

Le Président de la BCE a souligné au cours de son discours sa volonté de conserver une politique monétaire très accommodante pour un temps prolongé.

« Nous voulons préserver une politique monétaire très accommodante pour atteindre notre objectif d’inflation inférieur à mais proche de 2% à moyen terme (…). Les conditions de financement resteront très favorables » en zone euro, a notamment déclaré Mario Draghi.

« La présence de la banque centrale sur les marchés a vocation à être longue » a-t-il également évoqué lors de la séance de questions-réponses.

Comme lors de ses précédentes déclarations, le Président de la BCE a également terminé son discours en appelant les Etats européens à adopter des « politiques budgétaires plus propices à la croissance » en zone euro.

« Des réformes structurelles sont nécessaires dans tous les pays de la zone euro » pour soutenir la croissance, a notamment souligné Mario Draghi.

Réaction des marchés

Les marchés ont réagi à ces annonces avant même la conférence de presse de Mario Draghi, la BCE ayant annoncé les nouvelles modalités du plan de quantitative easing dès 13h45 dans un communiqué.

Après un bref mouvement de vente à 13h45, les indices boursiers européens sont repartis en hausse par la suite. En France, le CAC40 gagnait 1% à 15h.

Sur le marché des changes, l’euro plutôt en hausse face au dollar avant la réunion de la BCE s’est nettement déprécié suite à la publication du communiqué, la monnaie unique perdant 0,8% face au dollar 1.0664 USD pour 1 EUR à 15h.

Sur le marché obligataire, les rendements des obligations d’Etats européens ont légèrement monté suite à la publication du communiqué, mais dans des proportions très mesurées. À 15h, le Bund allemand à 10 ans gagnait 5 points de base à 0,40%. Le 10 ans italien gagnait pour sa part 10 points de base en revenant à 2,00%, un niveau proche de celui déjà atteint au cours des dernières semaines.

Commentaires des annonces

Pour Valentin Bissat, économiste et stratégiste senior de Mirabaud AM, « Malgré la réduction du montant d’achats mensuels, la BCE poursuit une politique monétaire très expansive en raison de la faiblesse de l’inflation jusqu’en 2019, attendue à 1,7% ».

« L’option de ré-augmenter les montants d’achats ou de prolonger le programme indique le niveau élevé d’incertitudes quant aux effets des élections à venir sur la croissance économique de la zone euro » ajoute-t-il.

Pour Tim Graf, Directeur de la stratégie Macro de State Street Global Markets EMEA, « Il est probable que l’euro renoue avec ses plus bas niveaux récents » à court ou moyen terme du fait de l’annonce de la prolongation du « quantitative easing ».

Patrice Gautry, Chef économiste de l’Union Bancaire privée, retient surtout l’idée que « Les gouverneurs de la BCE sont prêts à augmenter les montants et la durée si nécessaire. Toutes les options restent donc ouvertes » pour 2017.

Selon lui « Les politiques monétaires et budgétaires de la zone euro resteront clairement un soutien pour la croissance l’année prochaine ».

*Par ailleurs Lié à l’actu, voici la Dédollarisation du commerce Mondial en une image  :

dedollarisation-commerce-mondial

Dédollarisation du commerce Mondial en une image – Cliquez pour agrandir

Comme je l’ai rapporté – dans les derniers développement concernant la Dédollarisation – en plus de la Chine et L’iran,  Erdogan a appellé Poutine à renoncer au dollar dans les échanges

 
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Publié par le 9 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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Jim Rogers : «La faillite de la Deutsche Bank va faire s’effondrer le système financier mondial»

La raison pour laquelle les Etats-Unis veulent obtenir 14 milliards de dollars de pénalités de la banque allemande ? Ils sont très endettés. Et ils tenteront d’agir ainsi partout où ils le peuvent, selon l’investisseur Jim Rogers.

La Deutsche Bank aurait échoué à parvenir à un accord avec les Etats-Unis. La banque risque de devoir payer une amende de 14 milliards de dollars, par décision du département de la Justice des Etats-Unis et à cause de ventes abusives des titres hypothécaires dans la période ayant précédé la crise financière de 2008.

RT : Tout d’abord, pourquoi les Etats-Unis imposent-ils de telles pénalités ?

Jim Rogers (J. R.) : La raison principale est que les Etats-Unis sont gravement endettés. Ils ont un déficit gigantesque – ils ont désespérément besoin d’argent. Ils essaieront de l’obtenir partout où ils le peuvent. Je ne peux pas imaginer que la Deutsche Bank soit redevable de 14 milliards de dollars, mais je ne suis pas impliqué.

RT : La banque a dit qu’elle ne paierait rien de la somme voulue par les Etats-Unis – comment tout cela va-t-il se régler ?

J. R. : Soit la Deutsche Bank fera faillite, ce qui fera s’effondrer le système financier mondial, soit ils essaieront de parvenir à un compromis sur un chiffre moindre. Si la Deutsche Bank doit payer 14 milliards de dollars… vous devriez être très inquiets quoi qu’il arrive, mais surtout s’ils doivent payer 14 milliards de dollars.

Ça sera la fin si la Deutsche Bank échoue

RT : A quel point la principale banque allemande est-elle désespérée ? A-t-elle une chance de survivre sans plan de sauvetage ?

J. R. : Si vous regardez son bilan, vous verrez qu’elle a une dette prodigieuse, dans son bilan aussi bien qu’hors bilan […]. Elle va probablement survivre en recevant de l’aide, sinon nous aurons tous un problème énorme pendant les deux prochaines années. Comme je vous ai déjà dit, il faut être très inquiets. Le monde occidental, le monde entier va affronter beaucoup de problèmes au cours des deux années à venir. Il faut s’inquiéter !

RT: En août, les Etats-Unis étaient furieux de la décision de l’UE de demander des milliards d’euros à Apple en impôts rétroactifs. Certains considèrent le récent scandale autour de la Deutsche Bank comme une vengeance de Washington. Quelle est votre opinion ?

J. R. : Il est vrai que ces gouvernements ont ce petit jeu – ce qui n’est bon pour personne. Mais ils le font. Vous donnez du pouvoir aux bureaucrates – ils le prennent et s’enfuient. Le pouvoir corrompt, c’est ainsi depuis des centaines d’années.

L’Allemagne a dit à tout le monde de ne pas renflouer les banques, mais si elle doit renflouer subitement ses banques, les hommes politiques auront le champ libre

RT : Si la Deutsche Bank échoue, que cela signifiera-t-il pour l’UE et la finance en général ?

J. R. : L’UE se désagrégera donc, parce que l’Allemagne ne pourra plus la soutenir, ne voudra pas la soutenir. Beaucoup d’autres personnes essaieront de renflouer ; plusieurs banques en Europe ont des problèmes. Et ça sera la fin si la Deutsche Bank échoue. En 1931, quand une des plus grandes banques d’Europe a échoué, cela a mené à une grande dépression et finalement à la Seconde Guerre mondiale. Il faut s’inquiéter !

L’Allemagne a dit à tout le monde de ne pas renflouer les banques, mais si elle doit renflouer subitement ses banques, les autres pays seront furieux et les hommes politiques auront le champ libre.*

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Publié par le 13 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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Von Greyerz : les cours de l’Or et de l’Argent sont ridiculement bas, au regard de l’effondrement Mondial qui s’annonce

teczowagrafika

Selon Zero Hedge, TARGET2 montre qu’une crise bancaire se  dévellope en Europe Encore une fois (rapidement)

Les problèmes de la Deutsche Bank, Commerzbank, Monte dei Paschi et d’autres banques allemandes, italiennes et espagnoles ne sont pas la seule préoccupation du système bancaire européen. Le problème est beaucoup plus profond que l’on pense parce qu’il ya un déséquilibre systémique qui a été en hausse depuis près de dix ans. Les politiciens ne veulent pas nous dire la vérité, mais nous allons bientôt vivre l’expérience de la même crise dans l’Union monétaire qu’en 2012.

Von Gruyere à raison, les banques Européennes sont en grande difficulté je l’ai encore montré hier dans un Graphique . 

Deux poches de fragilité subsistent principalement dans la zone euro : l’Italie et le Portugal. Le problème de ces Etats est plus général, lié au contexte national de crise économique et aux défauts de paiement des emprunteurs (ménages, PME…). Ainsi, en Italie, le secteur bancaire est perclus de mauvais crédits, souvent non couverts par des provisions dans les comptes. Patrick Artus, directeur de la recherche de Natixis, évalue entre « 80 milliards et 100 milliards d’euros » le besoin de recapitalisation des banques italiennes.

Au Portugal, c’est aussi la crise économique. Et malgré l’aide reçue dans le cadre du plan de sauvetage de l’Union européenne et du FMI en 2012, le secteur bancaire peine à se relever de la crise et de l’explosion des impayés.

Hier on apprenais encore que Les banques portugaises ont un besoin urgent de capitaux frais ….

Avec la DB en grande difficulté, ce qui peut provoquer une contagion mortelle, On dirais que la crise bancaire est de retour en Europe .

Voici Egon von Greyerz fondateur de Matterhorn Asset Management & GoldSwitzerland 

Egon Von Greyerz: « Selon la bible, il y a 2.000 ans, les Rois Mages, au nombre de trois, étaient venus d’Orient pour rendre hommage à Jésus en lui offrant trois présents: l’Or, l’encens et la myrrhe. A la naissance de Jésus, l’empire romain était à son sommet mais il a fallu attendre l’an 476 après Jésus-Christ pour assister à la chute de l’Empire romain…

Aujourd’hui, un peu plus de 2000 ans plus tard, l’économie mondiale vient sans doute d’atteindre un sommet. On peut probablement faire beaucoup de liens avec cette cette période comme par exemple avec les déficits, les dettes et la décadence. Tout comme les empereurs romains, les dirigeants actuels ont la folie des grandeurs et elle est d’une ampleur que le monde n’a jamais vu auparavant.

Alors maintenant, penchons nous sur la version contemporaine des Rois Mages. Qu’apportent-ils comme offrandes au monde ? Si vous regardez bien l’image placée ci-dessous qui illustre la situation actuelle, j’ai choisi les trois personnes les plus importantes au monde aujourd’hui: Mario Draghi – qui est à la tête de la BCE, Li Keqiang – Le premier ministre chinois, et Shinzo Abe – Le Premier ministre japonais.

Regardons d’abord Mario Draghi, le président de la BCE, qui est de toute évidence en connexion avec la Goldman Sachs. Mais qu’a t-il offert au monde et plus particulièrement à l’Europe ? Très peu de choses en réalité et certainement pas d’Or pas plus qu’une situation financière solide. Bien qu’on ne puisse pas blâmer Mario Draghi pour tous les problèmes que connait l’Europe actuellement, il les incarne certainement. L’Union européenne est en train de s’effondrer. Le Brexit n’était que la première étape, mais cet exemple sera suivi par de nombreux autres pays qui veulent en sortir aussi, jusqu’à ce que l’Union Européenne disparaisse.

A l’origine, l’AELE, en anglais (EFTA) était une association d’États visant à établir une zone de libre-échange en Europe. Mais assez rapidement, l’élite assoiffée de pouvoir avait décidé que l’Union Européenne devait devenir une puissante institution permettant de contrôler l’Europe, politiquement, économiquement et militairement. Mais la plupart des 500 millions d’Européens de l’Union Européenne n’ont aucune envie d’être contrôlé par une élite à Bruxelles non élue et qui ne rend de compte à personne. L’histoire, la culture et les racines des pays européens sont beaucoup trop fortes pour qu’elles veuillent perdre leur identité dans une super structure anonyme. Le Royaume-Uni, libéré des entraves de la bureaucratie de l’Union Européenne, est susceptible de prospérer maintenant par rapport aux autres pays membres de l’Union Européenne.

Aujourd’hui, il y a énormément de problèmes au sein de l’Union Européenne, mais celui qui en pose le plus et où la situation devient urgente, c’est clairement le système financier. Si les banques valorisaient leurs dettes toxiques à la valeur du marché plutôt qu’à valeur de maturité, alors aucune banque ne serait encore debout aujourd’hui. Actuellement, de nombreuses banques européennes sont au bord de la faillite qu’elles soient allemandes, grecques, italiennes, espagnoles, portugaises ou françaises. La valeur des actions de plusieurs grandes banques européennes sont en baisse de 80 à 95%, ce qui indique clairement que les marchés considèrent que leurs chances de survie sont très faibles.

Le monde assistera à une impression monétaire massive et illimitée dans les prochaines années

La Deutsche Bank illustre parfaitement ce que certains d’entre nous avait identifié il y a quelques années puisque cette banque a peu de chance de survivre. Sa capitalisation boursière représente maintenant moins de 1% de son bilan. Avec 60.000 milliards de dollars d’exposition sur les produits dérivés qui ne valent pratiquement rien, le gouvernement allemand devra imprimer énormément d’argent afin de reporter à plus tard la disparition inévitable de la Deutsche Bank. Je ne pense pas que le gouvernement allemand laissera la Deutsche Bank s’effondrer avant que l’Allemagne ne s’effondre elle même. Par conséquent, ces 2 entités sont susceptibles de s’effondrer ensemble à un moment donné. La situation est la même pour beaucoup d’autres banques européennes, donc Mario Draghi devra utiliser toute sa sagesse pour sauver le système financier européen. Cela signifie qu’il va imprimer des quantités illimitées d’argent dans les prochaines années. Mais cela n’a et n’aura aucun effet. Vous ne pouvez pas résoudre un problème d’endettement en ajoutant toujours plus de dettes. Ainsi, Mario Draghi échouera à sauver l’Europe et ce malgré sa tentative désespérée.is-deutsche-bank-the-next-lehmanEt la Chine avec Li Keqiang, a t-elle une chance ? Sa tâche semble impossible. La croissance spectaculaire de la Chine a été accompagnée d’une augmentation encore plus spectaculaire de son endettement. La dette chinoise a explosé, passant de 2.000 milliards de dollars en an 2000 à 35.000 milliards de dollars en 2016. Avec le shadow Banking(système bancaire parallèle ou de l’ombre), le montant total des créances douteuses est 10 fois plus important que ce qui est reconnu officiellement.

La faillite d’Hanjin Shipping est un avertissement

Le ralentissement du commerce mondial cette année va également lourdement impacter la Chine. La faillite d’Hanjin Shipping, l’une des plus grandes compagnies maritimes au monde, prouve clairement le ralentissement du commerce mondial. Les tarifs d’expédition pour un conteneur de l’Asie vers l’Europe sont maintenant de 760 dollars. On considère que ça n’est rentable qu’à partir de 1400 dollars par conteneur . Les plus grandes compagnies maritimes devraient perdre jusqu’à 20.000 milliards de dollars cette année. Et la raison de tout cela est la situation économique en Chine.

Malheureusement, la Chine est tombée dans les mêmes travers que l’occident avec une augmentation irresponsable du crédit et elle a dépensé tout cet argent au travers d’investissements immobiliers sans qu’il y ait un retour sur investissement. Les créances douteuses en Chine conduiront ce pays à la faillite, à l’impression monétaire et à la chute du Yuan. Oui, les Chinois sont sages et connaissent l’importance de l’Or. Voilà pourquoi ils se sortiront mieux de la débâcle à venir que de nombreux autres pays, sauf bouleversements politiques majeurs. Li Keqiang ainsi que ses successeurs auront besoin de toute la sagesse chinoise pour s’en sortir dans les prochaines années.

En ce qui concerne le Japon, Les abenomics n’ont rien de sage. En réalité, c’est une stratégie Kamikaze qui conduira à coup sûr à faire sombrer l’économie japonaise dans les abysses de l’océan Pacifique. Un pays qui, depuis les années 1990, a utilisé toutes ses économies, qui a des taux d’intérêt nuls voir négatifs, qui a imprimé plus d’argent que n’importe quel autre grande économie au monde et qui n’arrive toujours pas relancer sa croissance, est vouée à faire faillite. La Banque du Japon détient 50% de la dette japonaise et achète toutes les obligations que la Japon émet ce qui représente 80.000 milliards de yens (800 milliards de dollars) par an. Emettre de la dette à des taux négatifs, puis l’acheter soi-même équivaut clairement au système de Ponzi. Abe n’a donc rien d’un sage et ne sortira pas vainqueur de cette politique monétaire folle.

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Enfin, nous avons Janet Yellen, la présidente de la réserve fédérale américaine. Alors que les trois premiers n’ont aucune sagesse, va t-elle en trouver et relever le niveau afin de sauver le système financier mondial ?

Maintenant, revenons dans le passé et voyons ce qu’est devenue l’Amérique depuis. L’Amérique était une super-puissance jusqu’aux années 1960, mais ensuite dès la guerre du Vietnam, les déficits et les dettes ont commencé à s’accumuler. Mais étant donné que le dollar est la monnaie de réserve internationale, l’Amérique a pu ignorer le déclin de son économie en émettant toujours plus de monnaie. Lorsque la valeur du dollar américain était directement indexée sur l’or à 35 dollars l’once, c’était un problème majeur. Cela rendait difficile d’imprimer des quantités illimitées d’argent, surtout lorsque des dirigeants avisés comme de Gaulle demandaient aux États-Unis le remboursement de dollars en or. Mais Nixon ne le voulait pas et souhaitait juste faire tourner la planche à billets pour payer, Nixon avait alors suspendu la convertibilité du dollar en or et avait décidé de faire du dollar une monnaie flottante. Ce fut une décision désastreuse et le début de la fin du miracle économique américain.

L’une des raisons pour lesquelles les gouvernements occidentaux n’aiment pas l’Or, c’est tout simplement parce que son prix révèle leurs responsabilités dans la destruction de la valeur de la monnaie. Et c’est exactement ce qui est arrivé au dollar après le 15 Août 1971, lorsque Nixon avait suspendu la convertibilité du dollar en or. Il a fallu 9 ans pour que l’Or voit son cours multiplié par 24 jusqu’à ce qu’il atteigne 850 dollars en Janvier 1980. Après une longue période de correction qui avait duré jusqu’en 1999, l’Or a alors repris sa tendance haussière et a vu depuis sa valeur être multipliée par 35 par rapport au dollar. Cela signifie que le dollar a perdu 97% de sa valeur en termes réels face à l’Or au cours des 45 dernières années.

Lorsqu’une monnaie n’est pas indexée à l’Or, les gouvernements ou les banques centrales se permettent de manière irresponsable d’emprunter et d’imprimer de l’argent de façon illimité. Depuis que Ronald Reagan est devenu président des Etats-Unis en 1981, la dette publique américaine est passée de 900 millions de dollars à plus de 19.600 milliards de dollars. Avant que Barack Obama ne quitte ses fonctions de Président des Etats-Unis pour les confier à Donald Trump ou Hillary Clinton en Janvier 2017, il aura réussi à établir un record historique en ayant fait progresser la dette publique américaine de 10.000 milliards de dollars durant ses 2 mandats en l’ayant faite passer de 10.000 milliards en janvier 2008 à 20.000 milliards de dollars en janvier 2017. Mais croyez moi ou pas, ce n’est rien face à ce que Trump / Clinton auront besoin de faire pour essayer de sauver l’économie américaine ainsi que le système financier.

Les Etats-Unis se sont toujours accrochés à ce statut de première puissance mondiale, et ce même si cela nécessite un endettement toujours plus conséquent. Avec l’aide de son statut de monnaie de réserve internationale, l’empire américain a dominé le système financier mondial, et pas seulement avec le dollar, mais aussi par la création d’un empire bancaire puissant. Ce plan que vous le vouliez ou non a été établi lors de la création de la Fed en 1913. Grâce à la réglementation internationale comme avec le FATCA(Foreign Account Tax Compliance), et aux échanges automatiques d’informations bancaires, les autorités américaines resserrent encore plus l’étau sur le système financier mondial.

Janet Yellen a hérité d’une situation désespérée et son body language montre clairement qu’elle est complètement perdue et surtout qu’elle n’a pas la moindre idée de ce qu’il faut faire. Il faut savoir que depuis la réunion de la Fed en décembre 2015, elle avait indiqué à plusieurs reprises que les taux allaient être augmentés or neuf mois plus tard, rien ne s’est passé. La Fed n’a donc aucune parole. La Fed souhaite satisfaire tout le monde et essaie de dire ce que les gens veulent entendre, et ensuite elle ne fait pas ce qu’elle avait promis, car elle sait pertinemment que l’économie américaine ne pourrait pas supporter une hausse des taux d’intérêt actuellement. Avec 14.000 milliards de dollars d’obligations souveraines à des taux d’intérêt négatifs, les États-Unis n’est pas dans une situation où elle peut relever les taux. Non seulement cela pourrait provoquer une chute des marchés boursiers à l’automne avant l’élection, mais cela pourrait également générer un stress majeur pour le système financier mondial.

Les cours de l’Or et de l’Argent sont ridiculement bas, au regard de l’effondrement Mondial qui s’annonce

Pour janet Yellen, la situation est sans espoir. Elle est à la tête de la banque centrale du pays le plus endetté du monde et toute cette dette n’a aucune chance d’être remboursée un jour. Avec les produits dérivés et les passifs non capitalisés approchant les 2.000.000 de milliards de dollars, elle aurait besoin d’une sagesse et d’une intelligence qu’elle ne possède pas. D’ailleurs personne sur cette planète ne serait en mesure de résoudre ce problème. A mon avis, nous aurions besoin d’un miracle mais cela semble peu probable.

Ainsi, même si ces 4 «sages», sont les personnes les plus puissantes sur cette planète pour pouvoir sauver ce monde du plus grand effondrement de l’histoire, ils ne cernent pas le problème, et n’ont pas les outils nécessaires pour empêcher l’inévitable chute du système financier. Mais cela ne les empêchera pas d’essayer. Vous verrez, ils feront la seule chose qu’ils savent faire, à savoir imprimer de l’argent et croyez moi ou pas mais ils vont en imprimer une quantité que le monde n’a jamais vu auparavant, ce qui conduira à l’effondrement du système financier actuel. Et pour ma part, je doute qu’il faudra attendre 476 années cette fois ci pour y assister !

L’Or et l’Argent physique continueront de refléter la destruction de la monnaie papier, et ce sont probablement les meilleures garanties que les investisseurs se doivent de posséder afin de protéger leur capital face potentiellement, à la plus importante destruction de richesses que le monde n’a jamais connu. Nous verrons probablement des niveaux de cours pour l’Or et l’Argent physique si élevés qu’ils vous paraîtraient inimaginables aujourd’hui. »

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Publié par le 4 octobre 2016 dans général, or et argent métal

 

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Les médias tirent la sonnette d’alarme – Vers un effondrement écologique mondial : le miel et d’autres aliments contaminés par le Roundup, les abeilles meurent en masse ..

Nouveau scandale – La FDA Trouve un Herbicide de Monsanto Dans du miel US peut on lire :

La Food and Drug Administration, sous la pression du public à commencé à tester des échantillons de nourriture américaine pour voir la présence d’un pesticide qui est lié au cancer, avec des premiers résultats alarmants.

Lors de l’examen des échantillons de miel provenant de divers endroits aux États-Unis, la FDA a trouvé une nouvelle preuve que des résidus de l’herbicide appelé glyphosate peut être omniprésent – on en trouve même dans un aliment qui n’est pas produit avec l’utilisation de glyphosate. Tous les échantillons de la FDA testé dans un récent examen contenait des résidus de glyphosate, et une partie du miel a montré des niveaux de résidus du double de la limite autorisée dans l’Union européenne, selon des documents obtenus par le biais du Freedom of Information Act. Il n’y a pas de niveau de tolérance légale pour le glyphosate dans le miel aux États-Unis.

Le Glyphosate, qui est l’ingrédient clé dans l’herbicide Roundup de Monsanto Co., est le désherbant le plus largement utilisé dans le monde, et des spécialistes du cancer de l’OMS ont déterminé que le glyphosate est un cancérogène probable pour l’ homme.

Et donc pas seulement dans le miel, mais aussi dans des aliments non traités au glyphosate !

L’herbicide star mondial Roundup (glyphosate) détruit la capacité des abeilles à naviguer vers leurs ruches, et il pourrait jouer un rôle dans l’effondrement continu des populations de pollinisateurs dans le monde entier. Ceci est le résultat d’une étude menée par des chercheurs de l’Université de Buenos Aires en Argentine et à l’Université de Berlin qui a été publié dans le Journal of Experimental Biology le 10 Juillet

Le Glyphosate impossible à éviter

Les risques ne sont pas seulement hypothétique; les abeilles sont presque certainement régulièrement exposées au glyphosate en quantités énormes. Avec l’adoption généralisée des cultures qui ont été génétiquement modifiées (OGM) pour résister à Roundup il y a environ 20 ans, l’utilisation de l’herbicide dans les champs agricoles a explosé.

On apprend aussi que le Glyphosate, omniprésent partout car utilisé en masse à l’échelle mondiale, détruit le cerveau des abeilles . Trés inquiétant .

Voici des précisions :

Des documents obtenus sous la Loi pour la liberté d’information par le groupe américain Right to Knowrévèlent que la FDA a confirmé la présence de contamination de glyphosate dans le miel vendu dans les magasins américains.

Le glyphosate est l’ingrédient actif dans le Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde. L’énorme succès commercial de Roundup a été largement obtenu par l’utilisation de cultures génétiquement modifiées pour résister à l’application directe de l’herbicide. En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a déclaré la substance chimique probablement cancérogène pour l’homme.

Les documents montrent que chaque échantillon de miel testé par la FDA contenait des résidus de glyphosate, dans certains cas, à des niveaux deux fois ceux permis dans l’Union européenne (UE).

La FDA minimise les résultats étonnants

Bien que la FDA procède à des tests annuels pour les résidus de pesticides dans de nombreux produits alimentaires, et le Département américain de l’Agriculture (USDA) test chaque année les produits, les deux organismes ont toujours refusé de tester les résidus de glyphosate, affirmant que le produit chimique est tellement sûr qu’il n’y a pas besoin d’essais.

En 2014, le Government Accountability Office des États-Unis a critiqué la FDA pour cette politique et une nouvelle pression est venue avec la décision du CIRC en 2015. Un certain nombre de chercheurs ont mené leurs propres tests indépendants, et ont trouvé des résidus de glyphosate dans divers aliments à base de céréales, y compris les produits non-OGM tels que l’avoine. Les critiques ont fait remarquer que même de petites quantités de résidus peuvent être alarmantes car le glyphosate est répandu parmi les aliments qui sont consommés régulièrement.

Ainsi, la FDA a lancé une « mission spéciale » cette année pour tester certains aliments, y compris le miel. Les scientifiques ont testé le miel recueilli à travers le pays vendu par marques, y compris Louisiana-based Carmichael’s Honey, Leighton’s Orange Blossom Honey basée en Floride et la coopérative Sue Bee Honey de l’Iowa.

« Il est difficile de trouver du miel pur qui ne contient pas de résidus. Je collectionne environ 10 échantillons de miel sur le marché et ils contiennent tous du glyphosate », a écrit un chercheur dans un courriel interne.

Même les marques de miel commercialisées comme «miel de montagne bio» contiennent du glyphosate.

Les scientifiques ont trouvé des concentrations de glyphosate de 22 parties par milliard (ppb) dans Leighton, 41 ppb à Sue Bee et 107 ppb à Carmichael. Cela est compatible avec une étude préalable indépendante qui a révélé des niveaux de résidus moyens de 64 parties par milliard dans 41 des 69 échantillons de miel.

Qu’est-ce qui est arrivé quand la scientifique de la FDA Narong Chamkasem a informé ses collègues scientifiques que certains des échantillons dépassait de loin le niveau de tolérance de l’UE de 50 ppb, et que techniquement, tous les niveaux de résidus violent la loi américaine parce que l’Environmental Protection Agency (EPA) n’a jamais mis en place un seuil acceptable ?

Chris Sack, en charge des tests de résidus de pesticides à la FDA, a rejeté que la contamination au glyphosate est«techniquement une violation», et a déclaré qu’il avait informé l’EPA qu’ils devraient fixer des niveaux de tolérance pour le miel. Si, comme prévu, l’EPA établit des niveaux supérieurs à 106 ppb, le problème va disparaître avec un coup de crayon.

Les abeilles et les consommateurs souffrent

Les producteurs de miel ont exprimé une détresse avec ces conclusions. Le vice-président de Sioux Honey, Bill Huser, (dont la société commercialise son produit comme « 100% pur, 100% naturel et 100% américain ») a noté que le glyphosate pénètre dans le miel car il est pulvérisé sur les champs agricoles où les abeilles se rendent.

« Je ne comprends pas comment je suis censé contrôler le niveau de glyphosate dans mon miel quand je ne suis pas celui qui utilise le Roundup », a déclaré un autre opérateur de la compagnie de miel. « Il est tout autour de moi. C’est injuste. »

La recherche suggère que le glyphosate fonctionne effectivement comme une toxine pour les abeilles, et peut contribuer à la diminution des populations dans le monde entier.

Comme la FDA, l’USDA a également lancé un «projet spécial» pour tester les résidus de glyphosate dans le soja cette année. Les résultats ont montré une contamination généralisée. Des résultats similaires ont été trouvés par une division spéciale de l’USDA qui teste le blé destiné à l’exportation vers les pays les plus sceptiques au sujet des allégations que le glyphosate est «sans danger».

Pendant ce temps, l’EPA travaille toujours sur un rapport d’évaluation des risques pour décider si l’utilisation du glyphosate devrait être limitée. Prévu à l’origine en 2015, le rapport est maintenant reporté au « printemps 2017 ».

« Il n’y a aucun sentiment d’urgence autour de ces expositions que nous vivons jour après jour », a déclaré Jay Feldman, directeur exécutif de Beyond Pesticides.

resistanceauthentique – Secrets of the FedHuffingtonPostNaturalNewsEcoWatch

 

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Hollande élu « Homme d’Etat mondial » de l’année

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Pfff n’importe quoi ! Flamby élu  “Homme d’État mondial” 2016 (miss univers politique) Sa cote de popularité a rarement dépassé les 20 % durant son quinquennat . Mr le président mou n’a rien fait pendant 5 ans ! Donc en quel honneur ce prix, quelles causes a-t-il défendu, si ce n’est celles que Washington lui ont  dicté ??? La paix et la sauvegarde de la démocratie ??? Laissez moi rire ..

La fondation interconfessionnelle “The Appeal of Conscience”, basée à New York, a décerné à François Hollande son prix “Homme d’État mondial” en 2016.

Dans notre pays, seuls 16 % des Français considèrent que François Hollande est un “bon président”, selon la dernière enquête Odoxa. Mais outre-Atlantique, le président français a l’air d’avoir davantage la cote. La fondation interconfessionnelle “The Appeal of Conscience“, basée à New York, a décerné à François Hollande son prix “Homme d’Etat mondial” 2016.

“Leadership dans la sauvegarde de la démocratie”. Ce prix “honore les dirigeants qui soutiennent la paix et la liberté, par la promotion de la tolérance, la dignité humaine et les droits de l’homme, en défendant ces causes dans leur pays et en travaillant avec d’autres dirigeants mondiaux pour bâtir un avenir meilleur pour tous”, a précisé la fondation dans un communiqué. “Le président Hollande sera reconnu pour son leadership dans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté dans un moment d’attaques terroristes et pour sa contribution à la stabilité et la sécurité mondiales”, ajoute le communiqué.

Le président mexicain, honoré l’année dernière. En 2014, ce prix était allé au président mexicain Enrique Peña Nieto. La Fondation “Appeal of Conscience”, fondée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier et qui dit “travailler au nom de la liberté religieuse et des droits de l’homme partout dans le monde”, présentera son “World Statesman Award” au président français le 19 septembre 2016, lors de son 51e dîner annuel au Waldorf Astoria à New York.

Source : Europe 1, AFP, 26-05-2016

Hommage à Gandhi :

— Journaliste : Que pensez-vous de la civilisation occidentale ?
— Gandhi : Ce serait une bonne idée…

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Hollande, un prix et l’indignité, par Jacques Sapir

Le Président François Hollande est allé chercher le 19 septembre 2016 un prix décerné par une fondation américaine. Ainsi, huit ans après Nicolas Sarkozy, François Hollande a été désigné « homme d’État de l’année » par la fondation The appeal of conscience  et a reçu sa distinction ce lundi à New York des mains de l’ancien Prix Nobel Henry Kissingeret du rabbin Arthur Schneier[1]. Il est humain de céder aux honneurs. Après tout Nicolas Sarkozy avait reçu ce prix avant lui, ce qui n’est pas nécessairement une référence. Mais il est sage de chercher à en savoir un peu plus sur qui vous honore.

Une indignité

Cette fondation a été créée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier pour défendre la liberté religieuse et les droits de l’homme à travers le monde[2]. Rassemblant le monde des affaires et des responsables religieux, elle cherche à promouvoir les dirigeants qui ont promu la paix, la tolérance, et qui ont œuvré pour la résolution des conflits. Jusque là, il n’y a rien à dire. Mais, la première chose qui dérange est le précédant récipiendaire de la distinction « d’homme de l’année ». Ce n’était autre que le Président du Mexique, M. Enrique Peña Nieto. Qui ne s’est pas spécialement distingué dans la paix, la tolérance, et la résolution des conflits.

Et puis, la présence à la cérémonie d’Henry Kissinger, suscite plus qu’un trouble. Rappelons, pour les jeunes générations, qu’Henry Kissinger, alors ministre des affaires étrangères (Secrétaire d’Etat) de Richard Nixon, a été l’homme qui a suscité le coup d’Etat de 1973 au Chili et la prise de pouvoir des généraux argentins en mars 1976, qui s’est accompagnée de ce que l’on appelle la « sale guerre ». Ces coups d’Etat ont fait des centaines de milliers de victimes et encore aujourd’hui le souvenir des « disparus », torturés et assassinés par ces dirigeants militaires hante la mémoire du Chili et de l’Argentine. Lors de son récent voyage à Buenos-Aires le président Barack Obama a été accueilli par des manifestants qui demandaient aux Etats-Unis des explications pour leur implication dans ce qui reste comme l’un des chapitres les plus sombre de l’Argentine. Jon Lee Anderson, dans le NewYorker pose la bonne question : Henry Kissinger a-t-il une conscience[3] ? Et la réponse, bien évidemment, est non.

Henry Kissinger avait apporté son soutien à ces généraux, tout comme il avait soutenu les généraux chiliens. A sa demande, le Congrès des Etats-Unis avait voté des budgets incluant une aide militaire importante pour les généraux argentins. Les mains d’Henry Kissinger sont tachées du sang des argentins et des chiliens, mais aussi de bien d’autres, car durant les années où il a exercé les fonctions de ministre des affaires étrangères des Etats-Unis, il n’a eu de cesse de promouvoir la plus brutale et la plus sanguinaire des politiques.

Une liste a été établie par Dan Froomkin (et traduite par Laurent Schiaparelli) qui a a été publiée sur le site du SakerFrancophone

  1. Il a inutilement prolongé la guerre du Vietnam de cinq années.
  2. Il a fait bombarder illégalement le Cambodge et le Laos.
  3. Il a poussé Nixon à mettre sur écoute ses équipes et des journalistes.
  4. Il porte la responsabilité de trois génocides, au Cambodge, au Timor oriental et au Bangladesh.
  5. Il a encouragé Nixon à poursuivre Daniel Ellsberg pour avoir publié Les papiers du Pentagone, déclenchant ainsi un enchaînement d’événements qui ont précipité la chute du gouvernement Nixon.
  6. Il a renforcé l’ISI, les services secrets pakistanais, et les a encouragés à utiliser un islam politique pour déstabiliser l’Afghanistan.
  7. Il a été à l’origine de la politique, addictive pour les États-Unis, de pétrole-contre-armes avec l’Arabie saoudite et avec l’Iran avant sa révolution.
  8. Il a encouragé d’inutiles guerres civiles en Afrique subsaharienne, qui, au nom d’un soutien au suprémacisme blanc, ont laissé dans leur sillage des millions de morts.
  9. Il a soutenu d’innombrables coups d’État et escadrons de la mort en Amérique latine.
  10. Il s’est acquis les bonnes grâces de la première génération de néo-conservateurs, les Dick Cheney et Paul Wolfowitz, qui ont amené le militarisme américain à un niveau supérieur de désastre pour le pays.

Dès lors, on peut s’interroger sur le trouble qu’a pu ressentir François Hollande quand il a reçu cette distinction des mains certes tremblantes mais toujours ensanglantées d’Henry Kissinger. A-t-il eu une pensée pour toutes les personnes torturées et assassinées, pour les citoyens français, qui ont été victimes des politiques suscitées ou soutenues par ce « cher Henry » ? Il n’y a pas de plus symbolique reniement des principes de la gauche que l’acceptation de la présence d’Henry Kissinger lors de la remise de ce prix. Et cela confirme ce que l’on écrivait dans une autre note : la véritable extrême-droite s’incarne aujourd’hui dans des hommes et des femmes qui, de François Hollande à Nicolas Sarkozy, en passant par Alain Juppé et quelques autres, mettent en œuvre une politique dangereuse tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur.

Une plaisanterie?

Mais qu’ont dû penser les responsables de Appeal of Conscience quand ils ont décidé d’attribuer le prix pour l’année 2015 à François Hollande ? Ils ne pouvaient ignorer la détestation qui entoure l’homme et sa politique. Le plus probable est qu’il ont voulu faire une plaisanterie et donner à « monsieur petites blagues » une leçon d’humour juif new-yorkais. Cette plaisanterie renvoie au folklore juif d’Europe centrale et fait référence à l’histoire suivante, que j’avais entendue enfant de la bouche d’amis de mon père :

Un jour, dans un ghetto situé entre Lvov et Cracovie, vivait un très misérable tailleur prénommé Moishe. Il vivait avec sa femme et ses six enfants, avec sa mère qui perdait un peu la tête, dans une pièce unique et insalubre. A bout de forces et de nerfs, il alla voir le rabbin et lui dit : « Rabbin, que dois-je faire ? Je n’ai plus la force de coudre alors que mes enfants crient dans la pièce, que ma femme se dispute avec ma mère, que c’est toujours le confusion ». Et le rabbin, après avoir réfléchi un instant lui dit : « Moïshe, achètes-toi une chèvre ». Et Moïshe, qui avait confiance dans le bon sens du rabbin fait ce que ce dernier lui a dit de faire : il achète une chèvre. Et là, la situation devient catastrophique. La chèvre court et bondit dans la pièce, mange le tissu sur lequel travaille Moïshe, fait des crottes partout. Alors Moïshe se précipite vers le rabbin et lui dit :  « Oh, rabbin, qu’avez vous fait ? C’est l’enfer que vous me faites vivre ». Alors le rabbin lui dit : « Moïshe, vend maintenant la chèvre… ». Et, là encore, Moïshe dont la confiance dans les avis du rabbin n’a pas été ébranlée, fait ce que le rabbin lui a dit de faire. Trois jours s’écoulent, et Moïshe vient pour le Shabbat à la pauvre Synagogue du lieu et il voit le rabbin. Et il se précipite vers lui, tombe à ses genoux, les embrasse et dit « Rabbin, vous m’avez sauvé la vie, maintenant tout est calme à la maison depuis que j’ai vendu la chèvre. Je n’entends plus mes enfants crier, ni ma femme et ma mère se disputer ».

Certains, à la lecture de cette histoire vont me dire : « comment, vous osez comparer François Hollande, Président de la république, à une chèvre ? » A ceux la, je répliquerai par une autre histoire, que l’on racontait dans la Pologne sous le joug soviétique, quand un commissaire de police vit entrer un homme en furie qui hurlait « un soldat suisse vient de me voler ma montre russe ». Le commissaire, un instant interloqué, lui dit « calmez vous. Vous vouliez dire: un soldat russe vous a volé votre montre suisse ? » Et l’homme de rétorquer « ce sont vos propres mots, monsieur le commissaire, ce sont vos propres mots »…

[1] http://www.lepoint.fr/monde/francois-hollande-recoit-le-prix-d-homme-d-etat-de-l-annee-20-09-2016-2069810_24.php

[2] http://www.appealofconscience.org

[3] http://www.newyorker.com/news/news-desk/does-henry-kissinger-have-a-conscience

 
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Publié par le 23 septembre 2016 dans général, International, Politique

 

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