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La Corée du Nord promet d’accélérer ses programmes militaires

Des soldats nord-coréens assistent à une soirée de... (PHOTO AFP)

La fuite en avant continue – La Corée du Nord promet d’accélérer ses programmes militaires interdits en réponse aux sanctions «maléfiques» imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU à la suite de son sixième essai nucléaire.

La Corée du Nord a promis mercredi de donner un coup d’accélérateur à ses programmes militaires interdits en réponse aux sanctions «maléfiques» imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU après son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour.

Le site spécialisé 38 North de l’Université Johns Hopkins de Washington a annoncé qu’il révisait à la hausse sa précédente estimation de la puissance de l’engin testé le 3 septembre, une bombe H suffisamment petite pour être montée sur un missile selon les dires de Pyongyang. D’après les experts de 38 North, l’énergie dégagée était d’«environ 250 kilotonnes», soit 16 fois la puissance de la bombe qui a rasé Hiroshima en 1945.

L’essai nucléaire, qui a provoqué un déluge de condamnations, succédait aux tirs par Pyongyang de deux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) ayant semblé mettre à sa portée une bonne partie du continent américain.

Le Conseil de sécurité a infligé à l’unanimité lundi à la Corée du Nord une huitième volée de sanctions pour tenter de la convaincre de renoncer à ses programmes balistique et nucléaire interdits.

Le texte prévoit notamment un embargo sur les exportations de gaz vers la Corée du Nord, une limitation des exportations de pétrole et de produits raffinés ainsi que l’interdiction des exportations nord-coréennes de textile. Ce n’est, a prévenu le président américain Donald Trump, que le prélude à des mesures plus fortes.

Pour s’assurer du soutien de la Russie et de la Chine, Washington a dû revoir à la baisse ses prétentions et limiter les sanctions prévues. Le nouveau texte a été adopté à peine plus d’un mois après un précédent train de mesures visant à priver Pyongyang d’un tiers de ses recettes d’exportation, soit un milliard de dollars annuels.

Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a condamné les sanctions «dans les termes les plus forts», estimant qu’il s’agissait d’un «blocus économique à part entière» imposé à l’instigation de Washington et visant à «étouffer» le peuple et le gouvernement nord-coréens.

Il s’agit d’une résolution «illégale et maléfique pilotée par les États-Unis», a dit le ministère dans un communiqué publié par l’agence officielle KCNA.

Réponse à minima?

«La RPDC (République populaire et démocratique de Corée, nom officiel du régime) redoublera d’efforts pour augmenter sa force afin de protéger la souveraineté du pays et son droit à l’existence».

À Séoul, le ministère de l’Unification a toutefois estimé qu’il s’agissait d’une réaction à minima du Nord, «sa réponse la plus modérée à une résolution du conseil de sécurité de l’ONU».

Après le dernier essai nucléaire nord-coréen, Séoul avait mené son premier exercice à munitions réelles utilisant des missiles Taurus à longue portée. Ces engins air/sol de fabrication allemande sont capables de frappes de précision sur des cibles nord-coréennes même lorsqu’ils sont tirés du centre de la Corée du Sud, d’après le ministère sud-coréen de la Défense.

Washington et ses alliés expliquent que le durcissement des sanctions contraindra Pyongyang à revenir à la table des négociations mais les spécialistes sont sceptiques.

Les dernières sanctions sont «juste un autre tout petit pas, pas quelque chose d’énorme», a déclaré M. Trump. «Ces sanctions ne sont rien par rapport à ce qui devra se passer in fine», a-t-il ajouté, sans autre précision.

Le Nord justifie ses programmes balistique et nucléaire par la nécessité de se protéger des forces américaines «hostiles». Depuis l’arrivée au pouvoir de Kim Jong-Un en décembre 2011, Pyongyang a fait des progrès remarquables sans que les précédentes sanctions de l’ONU n’entravent ses ambitions, relèvent les experts.

La Commission sud-coréenne pour la sécurité nucléaire a annoncé mercredi qu’elle avait collecté une petite quantité de xénon-133 -un isotope radioactif du gaz qui ne se produit pas naturellement-, «lié au dernier essai nucléaire».

Mais, dans un communiqué, la Commission s’est dite incapable de «confirmer le type de test effectué par le Nord».

Initialement, Washington souhaitait imposer à Pyongyang un embargo total sur ses importations de pétrole et geler les avoirs de son dirigeant.

La nouvelle résolution prévoit de limiter les livraisons de brut à la Corée du Nord à ce qu’elles ont été ces 12 derniers mois.

Selon la délégation américaine aux Nations Unies, le Nord importe chaque année aux alentours de 8,5 millions de barils de brut et de produits pétroliers tandis que ses exportations textiles lui rapportent environ 760 millions de dollars par an.

Le texte interdit la délivrance de nouveaux permis de travail aux quelque 93 000 Nord-Coréens qui travaillent à l’étranger et constituent une importante source de revenus pour le régime. (source)

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On se prépare pour la guerre ou on joue à la guerre ? Un porte-hélicoptères français arrive au Japon pour des exercices militaires

© Nobuhiro Kubo / Reuters – Le bateau de guerre Mistral

Dans un contexte régional tendu après un tir de missile balistique nord-coréen, le navire de guerre Mistral est arrivé dans une base navale au Japon afin de mener des exercices communs avec Washington, Tokyo et Londres. Le porte-hélicoptère français Mistral a accosté dans la base navale américaine de Sasebo, au Japon, le 29 avril, avec deux hélicoptères britanniques à son bord, ont annoncé les autorités françaises.

Le navire de guerre doit mener les premiers exercices militaires communs de la France avec le Japon, les États-Unis et la Grande-Bretagne début mai, dans le Pacifique. Quelques 700 soldats doivent y prendre part.

L’arrivée du porte-hélicoptère français coïncide avec un essai de missile balistique réalisé par la Corée du Nord, et qui s’est soldé par un échec.

L’ambassadeur de France au Japon Thierry Dana a souligné que les deux événements n’étaient pas liés. Il a ajouté : « La coopération entre nos quatre nations pour faire respecter les lois, la paix et la stabilité dans la région démontrera notre disposition à nous occuper de la Corée du Nord ».

L’exercice est prévu du 3 au 22 mai dans les eaux proches du Japon, ainsi qu’à Guam et dans les îles Mariannes du nord, dans le Pacifique ouest, ont précisé les Forces d’autodéfense japonaises.

Le Mistral peut emporter 16 hélicoptères lourds ou 35 légers. Il peut aussi emmener entre deux et quatre bateaux de débarquement, jusque 59 véhicules terrestres et jusqu’à 900 soldats.

Après l’essai de Pyongyang, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal avait mis en garde : « En dépit de son échec, cet essai confirme la volonté du régime nord-coréen de se doter d’une capacité nucléaire opérationnelle et constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales. Notre responsabilité collective est de réagir avec fermeté et détermination. »

Paris avait également appelée la Corée du Nord « à procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses programmes nucléaire et balistique » et à « s’abstenir, sans condition, de tout geste risquant d’accroître encore davantage la tension dans la péninsule coréenne et de porter atteinte à la paix et à la sécurité internationales ». (source)

 

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L’Inde lance des attaques militaires contre le Pakistan !

L’Inde lance des attaques militaires contre le Pakistan

Une info assez grave quand on connait la rivalité entre les 2 pays, ça peut vite dégénérer en un conflit de grande ampleur.

L’Inde a effectué plusieurs frappes militaires « chirurgicales » au Pakistan pendant cinq heures mercredi soir, ce qui amène l’Asie du Sud au bord d’une véritable guerre avec des conséquences potentiellement catastrophiques.

Non seulement une guerre entre l’Inde et le Pakistan serait la première guerre entre deux États dotés d’armes nucléaires ; elle pourrait rapidement y entraîner les États-Unis et la Chine dans des camps opposés.

En prévision d’une riposte pakistanaise (ou afin de fournir une couverture pour les préparatifs de guerre indiens), les autorités indiennes jeudi ont ordonné l’évacuation de tous ceux qui vivent à moins de 10 kilomètres de la frontière pakistanaise dans les États indiens du Pendjab et du Jammu-et-Cachemire.

 

Inde_Pakistan_2Le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a dénoncé l’attaque de la nuit de mercredi comme une « agression » « sans provocation et manifeste » et a convoqué une réunion d’urgence de son cabinet pour aujourd’hui pour discuter de la réponse d’Islamabad.

L’Inde affirme qu’elle a attaqué sept « rampes de lancement terroristes » du côté pakistanais de la Ligne de contrôle qui sépare la partie du Cachemire tenue par l’Inde et celle par le Pakistan, que ses forces ont pénétré jusqu’à 3 kilomètres à l’intérieur du territoire pakistanais et qu’elles ont infligé « des pertes importantes » aux « terroristes et à ceux qui tentent de les protéger ».

L’armée a été peu loquace sur l’opération. Mais les rapports des médias indiens, basés sur des sources officielles, ont déclaré que des commandos indiens avaient traversé en Azad ou au Cachemire pakistanais à la fois sur terre et dans des hélicoptères de combat et qu’ils avaient fait « des dizaines de morts ».

L’Inde et le Pakistan ont traversé des crises de guerre répétées au cours du dernier quart de siècle, et en 1999 ils se sont livrés une guerre non déclarée dans la région reculée du Kargil dans la partie du Cachemire occupée par l’Inde. Cependant, New Delhi n’a pas avoué publiquement avoir effectué une action militaire au Pakistan depuis des décennies, de peur que cela ne puisse déclencher une escalade rapide à la guerre et même une guerre nucléaire.

L’attaque d’hier est survenue dix jours après que des militants islamistes anti-indiens ont attaqué la base militaire indienne à Uri, dans l’état himalayen du Jammu-et-Cachemire, tuant dix-huit soldats indiens. Sans même une enquête superficielle, le gouvernement indien du parti suprématiste hindou Bharatiya Janata Party (BJP) a tenu Islamabad pour responsable de l’attaque et a promis qu’il punirait le Pakistan. Les médias indiens, les partis d’opposition, et une longue liste d’officiers militaires à la retraite se sont tous joints au tollé demandant que l’Inde inflige une riposte sanglante au Pakistan.

Lors d’une conférence de presse de célébration hier, le directeur général de l’armée indienne des opérations militaires, le général Ranbir Singh, a déclaré que les « frappes chirurgicales » avaient ciblé des « équipes terroristes » positionnées de l’autre côté de la Ligne de contrôle pour « se lancer » en Inde.

L’Inde, a revendiqué Singh, n’a pas d’autres plans pour des actions transfrontalières. « Cependant », a-t-il continué sinistrement, « les forces armées indiennes sont entièrement préparées à face à toute éventualité qui pourrait survenir ».

L’armée pakistanaise, quant à elle, a farouchement nié que l’Inde ait monté des attaques « chirurgicales » à travers la frontière, qualifiant l’affirmation d’« une illusion » et d’une « fabrication de la vérité » promues par l’Inde « pour créer de faux effets ».

L’armée pakistanaise concède le fait que deux de ses soldats aient été tués et neuf autres blessés mercredi soir, mais attribue les victimes à l’artillerie et à des tirs transfrontaliers, un événement régulier à travers la Ligne de contrôle (LoC). Dans sa déclaration contestant les affirmations de l’Inde, l’armée a déclaré que « le Pakistan a clairement fait savoir que s’il y avait une frappe chirurgicale sur le sol pakistanais », elle « y répondrait avec force ».

Les deux camps émettent clairement de la désinformation, signe supplémentaire de combien la situation est dangereuse. Prenez l’affirmation de New Delhi selon laquelle l’attaque d’hier visait à empêcher la dispersion imminente de cellules terroristes en Inde. C’est un prétexte transparent fabriqué de toutes pièces pour un acte d’agression téméraire.

Le World Socialist Web Site ne soutient aucunement l’élite dirigeante réactionnaire et communaliste du Pakistan et son armée, qui ont maintes et maintes fois foulé aux pieds les droits démocratiques du peuple pakistanais et ont servi de satrape à l’impérialisme américain. Ayant été formés à ce stratagème par la CIA, qui a enrôlé Islamabad comme associé de second rang dans sa guerre secrète contre l’Union soviétique en Afghanistan, le Pakistan a utilisé des terroristes islamistes dans la poursuite de sa rivalité militaro-stratégique contre l’Inde, en particulier afin de supprimer politiquement et de détourner l’opposition populaire à la domination indienne du Cachemire par une politique communaliste.

Mais pourquoi est-ce que le Pakistan, qui a exprimé à maintes reprises son inquiétude sur l’écart militaro-stratégique entre lui et l’Inde, un pays avec une population six fois plus grande et une économie sept fois plus grande, irait mobiliser des masses de terroristes pour frapper l’Inde quand New Delhi est déjà sur le pied de guerre ?

Inquiétée par la chute du taux de croissance indien après 2010, la bourgeoisie indienne a amené au pouvoir Narendra Modi et son BJP farouchement de droite afin d’intensifier l’exploitation de la classe ouvrière et d’affirmer ses ambitions de grande puissance sur la scène mondiale. Dans la poursuite de ce dernier objectif, l’Inde s’est elle-même intégrée de plus en plus complètement dans la poussée guerrière de Washington contre la Chine et, renforcée par le soutien américain, a cherché à s’imposer en tant que puissance hégémonique régionale.

Alors que l’élite indienne peint le pays comme une victime innocente du « terrorisme » pakistanais, le gouvernement BJP a poursuivi la confrontation avec le Pakistan. Peu après son entrée en fonction il a chargé l’armée d’adopter une posture plus agressive sur la LoC, avec comme conséquence en 2015 le bombardement transfrontalier le plus long depuis une décennie. Plus d’un mois avant l’attaque à Uri, Modi a annoncé que l’Inde allait tirer parti de l’insurrection ethno-nationaliste dans la province sud-ouest du Pakistan du Baloutchistan contre Islamabad, menaçant effectivement le Pakistan d’un démembrement.

L’attaque d’hier était destinée à montrer que New Delhi est prêt à prendre des risques plus importants pour faire avancer ses intérêts stratégiques et que vis-à-vis du Pakistan, il ne sera plus tenu à respecter la politique dite de « retenue stratégique ».

En ce qui concerne les affirmations du Pakistan qu’il n’y a pas eu de raid transfrontalier, elles ne sont tout simplement pas crédibles. Divers fonctionnaires du gouvernement pakistanais et les dirigeants politiques ont fait des déclarations qui contredisent implicitement ou explicitement la version de l’armée des événements. Parmi celles-ci, le ministre de la Défense Khawaja Muhammad Asif, qui a déclaré : « Si l’Inde essaie de le faire à nouveau, nous répondrons avec force ».

En niant que l’Inde a effectué un raid militaire à l’intérieur du Pakistan, Islamabad cherche à éviter une nouvelle escalade, sans avoir à faire une admission publique et, du point de vue réactionnaire de la géopolitique capitaliste, humiliante qu’il ne mettra pas en œuvre ses menaces répétées de répondre à toute incursion indienne par sa propre frappe militaire.

Cependant, cette position est susceptible d’encourager le gouvernement Modi et les sections les plus belliqueuses de l’élite indienne qui vont la brandir comme une preuve d’un Pakistan affaibli. Hier, l’ensemble de l’establishment politique, y compris le Parti du Congrès et le Parti communiste stalinien de l’Inde (marxiste) ont réuni leurs forces, y compris lors d’ une réunion de tous les partis convoquée par le BJP, pour célébrer l’agression contre le Pakistan. Entre-temps, les médias sont passés à la vitesse supérieure pour saluer les frappes militaires, amplifiant les affirmations du gouvernement que c’étaient la preuve d’une Inde plus audacieuse et plus puissante, acclamant l’armée comme de véritables héros.

La rivalité stratégique entre l’Inde et le Pakistan, qui menace aujourd’hui les peuples de l’Asie du Sud d’un holocauste nucléaire, témoigne de l’échec du pouvoir bourgeoise. Elle est enracinée dans la partition communautariste de l’Asie du Sud en 1947 entre un Pakistan expressément musulman et une Inde à prédominance hindouiste, qui fut mise en œuvre par le Parti du Congrès et la Ligue musulmane, les partis rivaux de la bourgeoisie sud-asiatique, en collaboration avec les suzerains coloniaux britanniques qui pliaient bagage.

Cela dit, un facteur énorme attisant le danger de guerre est celui de Washington qui, depuis une décennie, s’acharne à transformer l’Inde en une ligne de front dans son offensive stratégique pour isoler, encercler et se préparer à la guerre contre la Chine. Sous Modi, l’Inde s’est alignée sur les États-Unis dans les différends de la mer de Chine méridionale et a développé des relations bilatérales et trilatérales stratégiques plus étroits avec les alliés clés des États-Unis en Asie-Pacifique : le Japon et l’Australie. Le mois dernier, Modi a accepté d’autoriser l’aviation militaire américaine et les cuirassés de faire un usage régulier des bases militaires indiennes.

Sous George W. Bush et Obama, les États-Unis ont prodigué des « cadeaux stratégiques » à l’Inde, lui donnant accès à leurs armes les plus avancées et créant un statut spécial pour elle dans le régime de réglementation nucléaire mondial qui a pour effet de permettre à New Delhi de concentrer les ressources de son programme nucléaire dans le développement d’armes nucléaires.

Invariablement, le renforcement de l’alliance indo-américaine a été associée à la dégradation des relations de Washington avec le Pakistan, qui tout au long de la guerre froide était le principal allié des États-Unis en Asie du Sud.

Islamabad a averti que Washington a renversé l’équilibre des forces en Asie du Sud, et que son partenariat stratégique toujours plus étroit avec New Delhi enhardit l’Inde, et nourrit une course aux armements conventionnels et nucléaires. Un avertissement qui est resté ignoré.

Craignant l’isolement stratégique, le Pakistan s’est rapproché à son allié de longue date, la Chine. Mais cela n’a fait qu’augmenter son éloignement de Washington et alimenter sa rivalité avec l’Inde.

Désireux d’apaiser New Delhi, Washington lui a probablement donné le feu vert pour « punir » le Pakistan, bien que le gouvernement Obama, qui compte toujours sur le Pakistan pour fournir un soutien logistique crucial pour les forces d’occupation américaines en Afghanistan, l’ait nié.

La conseillère d’Obama à la sécurité nationale, Susan Rice, a appelé son homologue indien, Ajit Doval, mercredi soir, quelques heures avant la « frappe chirurgicale » indienne, prétendument pour offrir ses condoléances pour l’attaque à Uri et exprimer son soutien à la lutte de l’Inde contre le terrorisme. Des reportages suggèrent que l’appel de Rice a été précipité par des préoccupations quant aux plaintes croissantes en Inde que Washington n’était pas assez ferme dans son soutien, notamment pour ne pas avoir épinglé le Pakistan comme responsable de l’attaque à Uri.

Ce qui est incontestable, c’est que les responsables du gouvernement américain ont refusé de condamner les « frappes chirurgicales » d’hier contre le Pakistan, bien qu’elles soient manifestement illégales et très provocatrices. Au lieu de cela, ils ont lancé des appels rituels pour que les deux camps fassent preuve de retenue et se tournent vers le dialogue.

Les États-Unis jouent un jeu oh combien dangereux et incendiaire. Dans la poursuite de leur alliance anti-Chinoise avec New Delhi, ils encouragent le gouvernement de l’Inde, désormais dirigé par le BJP au communautarisme toxique, à poursuivre une politique agressive, mais prétendument « calibrée » de l’action diplomatique, économique et militaire contre le Pakistan, un pays avec lequel elle a été en guerre quatre fois et qui a menacé de répondre à toute attaque indienne à grande échelle par l’utilisation rapide de ses armes nucléaires « du champ de bataille » (c’est-à-dire tactiques) récemment mises en service.

Keith Jones

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Les Bunkers militaires secrets Suisses sont pris d’assaut par des Milliardaires qui y cachent leur Or – à la recherche « d’Alternatives aux dépôts bancaires »

Suisse

D’après Sputnik , Bien décidés à échapper à la loi FATCA, des milliardaires américains conservent désormais leurs avoirs en or dans d’anciens bunkers de l’armée suisse, perdus en plein cœur des Alpes.

Suite à la ratification de la loi FATCA (Foreign Account Tax Compliance Act), les banques suisses, mises au pied du mur, sont dorénavant obligées de fournir au fisc américain les noms et les informations des contribuables américains ayant un compte dans leur établissement. Cependant, certains milliardaires ont trouvé le moyen de « piéger le système ».

Il s’agit en fait d’anciens bunkers de l’armée suisse prêts à conserver des avoirs en tout genre, sans fournir à l’IRS, le service fiscal américain, les « noms réels » de leurs détenteurs. Ainsi, les projets de l’IRS visant à contrer les techniques d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent éclatent comme bulles de savon, écrit l’agence Bloomberg. 

Je ne crois pas du tout que des milliardaires aillent enterrer leur or dans des bunkers militaires secrets Suisse que à cause du FACTA … Il y a surement une autre raison, plus rationnelle .

Selon Zero Hedge, les Bunkers militaires secrets Suisses sont pris d’assaut par des Milliardaires qui y cachent leur Or – à la recherche « d’Alternatives aux dépôts bancaires »:

Pendant des décennies, la Suisse avait une réputation de secret bancaire qui en a fait le plus recherché des paradis fiscal pour les milliardaires du monde entier. Mais, après plus de 80 ans de secret, une série d’accords bilatéraux avec des pays à travers le monde, y compris concernant le Foreign Account America Tax Compliance Act (FATCA), ont forcé l’industrie privée bancaire en Suisse à embrasser une nouvelle ère de transparence qui exige un échange complet d’informations pertinentes sur les taxes et impots  avec plus d’une centaine de pays.

Ce qui , comme Bloomberg le souligne, a été une aubaine pour les opérateurs suisses d’entrepôts privés qui ne sont pas soumis à la même transparence et aux exigences de déclaration que les banques . En fait, ces installations de stockage super-secrets à usage privé enterrés autour des Alpes suisses peuvent essentiellement tout stocker sans rien dire à personne parce qu’ils ne sont même pas tenus de signaler toute activité suspecte de blanchiment d’argent au Bureau de la communication en Suisse .

« Il y a une croissance dans le marché de l’or, » dit Wipfli. « Depuis 2008 , il y a eu un réel intérêt pour les alternatives aux dépôts bancaires . » La société puise explicitement dans cette demande. Swiss Data Safe « est indépendant du système bancaire et toute autre organisation ou groupe d’intérêt «  , selon une présentation PowerPoint montrée aux clients par Wipfli . L’entreprise et son rival anonyme ne sont pas réglementés par la Finma, les services financiers suisse de régulation.

 

Pas plus que ces sociétés doivent signaler toute activité suspecte de blanchiment d’ argent au Bureau de la communication Suisse. Dans le passé, des soumissions à l’agence ont conduit le procureur général suisse à ouvrir des enquêtes sur la corruption à la FIFA, l’organisme mondial de football, et sur les liens bancaires du scandale de corruption  Petrobras au Brésil.

 

En outre, les citoyens américains ne sont pas tenus en vertu du FATCA de déclarer l’ or stocké à l’ extérieur des institutions financières. Alors peut-être qu’il n’est pas surprenant que, selon le département de la défense suisse, sur quelque 1000 anciens bunkers militaires encore en existence à travers la Suisse, plusieurs centaines d’entre eux ont été vendus à des particuliers qui les exploitent maintenant  comme des sites de stockage privé pour planquer l’or des plus riche milliardaires du monde.

« Le commerce de l’or occupe une place prépondérante dans l’économie du pays. Cela m’étonne que les autorités suisses ne prennent pas de mesures plus efficaces pour endiguer le blanchiment d’argent dans ce domaine. Forcément, les puissants ne veulent pas s’y embourber », dénonce John Cassara, ancien inspecteur du département américain du Trésor.

Il est à noter qu’au cours du premier semestre de 2016, plus de 1 357 tonnes d’or ont été importées en Suisse. Du moins, c’est ce qu’estiment les services douaniers du pays.

Et, bien sûr, lorsque vous stockez des milliards de dollars en lingots d’or, le secret est un must. Comme un opérateur de coffre – fort a déclaré à Bloomberg, son entrepot se trouve à côté d’ une piste d’atterrissage privée qui permet un accès rapide à son ancien bunker militaire enfoui profondement  dans le granit d’ une montagne dans les Alpes suisses.

Zero Hedge – resistanceauthentique

 
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Publié par le 3 octobre 2016 dans général, or et argent métal

 

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L’Arabie saoudite achète des drones militaires chinois

Le drone Wing Loong chinois est exposé lors du salon aéronautique de Zuhai, le 13 novembre 2012. Source : AFP PHOTO / Philippe Lopez

Le drone Wing Loong chinois est exposé lors du salon aéronautique de Zuhai, le 13 novembre 2012. Source : AFP PHOTO / Philippe Lopez

L’Arabie Saoudite, vieil allié militaire de Washington depuis 1945, a signé un contrat avec la Chine pour l’achat d’un nombre indéterminé de drones Ptérodactyle, aussi connus sous le nom de Wing Loong, un drone MALE (moyenne altitude longue endurance), selon Arab News.

Les drones chinois sont inspirés fortement des drones américains MQ-1 Predator; ils ont des capacités de surveillance et sont capables de transporter deux missiles air-sol.

Selon le Global Times, le royaume wahhabite est le premier pays arabe à obtenir ce type de drones, qui ont été développés par Chengdu Aircraft Industry Group.

Selon une déclaration de l’entreprise l’année dernière à la presse, ses drones sont vendus à quatre pays, y compris un pays non mentionné en Asie centrale, tandis qu’une série de négociations sont toujours en cours avec d’autres clients potentiels.

Avec ses 14 mètres de long, 17 d’envergure et son moteur à propulsion à l’arrière permettant au drone de soutenir des opérations de surveillance 20 heures durant sur des distances allant jusqu’à 4 000 km à une vitesse avoisinant les 400 km/h, le Ptérodactyle ne coûte que la somme dérisoire d’un million de dollars par système. Son constructeur n’a jamais caché son objectif qui est de hisser l’empire du Milieu au rang de premier exportateur de drones armés au monde et détrôner Israël.

Nigeria, mais aussi Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Ouzbekistan…, la liste des pays qui achète des drones chinois s’allonge au point d’alerter Washington. Le nombre de drones militaires conçus par les industriels chinois est proprement stupéfiant. Wikipedia a décompté ainsi plus de 230 développeurs et constructeurs de drones en Chine. Aussi, le président Obama a annoncé en 2015 l’assouplissement des ventes de drones américains à l’étranger aux alliés de l’Amérique. La compétition autour des drones entre les superpuissances est bien lancé…

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Les Chefs militaires européens se préparent à la guerre – L’Otan mène un exercice « top secret » en Europe

Logo de l'Otan

Apres L’Otan s’apprête à déployer quatre bataillons en Europe de l’Est :

L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie qui ont adhéré à l’Alliance atlantique en 2004, ont demandé de déployer sur leurs territoires un contingent supplémentaire pour faire face à la prétendue menace russe.

L’Otan examine la possibilité de déployer quatre bataillons en Europe de l’Est, notamment dans les pays baltes et en Pologne, a annoncé le chef du Pentagone Ashton Carter.

« C’est une possibilité évoquée actuellement », a déclaré aux journalistes M.Carter refusant toutefois de révéler d’autres détails.

Dernierement, on apprend que L’Otan mène un exercice « top secret » en Europe

L’Otan teste les éléments de sa nouvelle force de réaction très rapide dans le cadre d’un exercice qui se déroule dans le plus grand secret sur le territoire européen.

Le commandement américain des opérations spéciales en Europe mène dans le plus grand secret un exercice visant à perfectionner la Force de réaction de l’Otan (NRF), a déclaré en exclusivité au site Life le porte-parole du commandement, le lieutenant-colonel Nick Sternberg.

« Pour le moment, nous ne pouvons pas citer les pays qui participent à cet exercice, ceux-ci préférant ne pas être mentionnés », a déclaré M.Sternberg.

Et d’ajouter que l’information sur cet exercice ne serait divulguée qu’à la fin des manœuvres en Europe, dont l’objectif consiste notamment à vérifier les aptitudes et le degré de préparation à l’action de la Force de réaction de l’Otan et de toutes ses unités.

L’Otan teste notamment les éléments de sa nouvelle force de réaction très rapide dans le cadre d’un exercice qui se déroule dans le plus grand secret sur le territoire européen. Il s’agit de la mise à l’épreuve, du déploiement et du perfectionnement de la force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation (VJTF) de l’Otan, dite « fer de lance ». L’Alliance s’adapte ainsi aux nouveaux défis sécuritaires du XXIe siècle, en élevant le degré de préparation et de rapidité de toutes ses composantes.

La VJTF est une brigade susceptible d’être déployée dans un délai de 48 heures qui devrait, à terme, compter 5.000 hommes. Cette nouvelle force de l’Otan est capable de se déployer très rapidement partout où cela est nécessaire.

Les Chefs militaires européens se préparent à la guerre

Le chef de l’armée norvégienne : l’Europe devra «se battre» pour préserver ses valeurs .

Les citoyens européens ne peuvent plus « supporter de ne plus vivre dans la paix et la sécurité sans se défendre »

Le Chef de l’armée norvégienne Odin Johannessen avertit que les pays européens doivent être en train de se préparer et être prêts à se battre contre l’islamisme radical afin de préserver les valeurs qui unissent le continent.
« Je pense que nous devons être prêts à se battre, à la fois avec des mots, des actions – et si nécessaire avec les armes – pour préserver le pays et les valeurs que nous avons en commun », a déclaré Johannessen dans un discours à la Société militaire Oslo lundi.

Citant les attaques islamistes à Paris, Johannessen a déclaré que, « l’Europe ne peut plus espérer vivre dans la paix et la sécurité, sans avoir à défendre ses intérêts et ses valeurs. »
Le chef militaire a continué à insister sur le fait qu’avoir des soldats bien formés et bien équipés était crucial.
« Vous ne pouvez pas gagner les guerres sans avoir des gens sur le terrain« , a-t-il affirmé.

Les remarques de Johannessen reflètent des sentiments similaires exprimés par d’autres responsables militaires en Europe.

Dans un document interne , découvert la semaine dernière, le chef de l’armée suédoise, le général Anders Brännström a ordonné à ses troupes de se préparer à une guerre en Europe, « d’ici quelques années ». contre des adversaires expérimentés .
« L’environnement mondial dans lequel nous vivons , également mis en évidence par les décisions stratégiques prises par [les politiciens] nous amène à la conclusion que nous pourrions être en guerre dans quelques années», a écrit Brännström.
Décembre, le chef de l’armée suisse André Blattmann a averti que le risque de troubles sociaux en Europe a été intensifié et que les citoyens devraient s’armer.
« La menace du terrorisme est à la hausse, les guerres hybrides ont lieu dans le monde entier; les perspectives économiques sont sombres et les flux migratoires résultant de personnes déplacées et de réfugiés ont pris des dimensions imprévues « , a déclaré Blattmann.

Les experts en sécurité Top en Allemagne ont également dit à la chancelière Angela Merkel en octobre dernier que la classe moyenne allait se « radicaliser » en raison des frontières ouvertes, de la politiques pro-migrants et qu’en conséquence un désordre intérieur pourrait en résulter
Les ventes d’armes à feu et d’autres armes ont été en forte hausse dans les pays comme l’Allemagne et l’Autriche et les récits d’attaques violentes perpétrées par les migrants ne font que continuer à les augmenter..

Pendant ce temps, en France, les forces de sécurité ont fait des préparatifs de troubles civils de masse au sujet d’ immigrants radicalisés tenant des quartiers entiers.

L’armée française fait des plans d’urgence pour la « réappropriation du territoire national, » la reconquête des zones perdues de villes, dans le cas où des populations immigrées armées pourraient obtenir des armes et devenir ouvertement hostiles aux autorités.

 

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Propagande anti-russe, provocations militaires et risque de guerre en Europe…

Comment: Reprise d’un commentaire précédent, avec modification, pour ne pas oublier que tout récemment, Washington a renforcé son département de propagande anti-russe

Internet a bouleversé la donne de l’information : les techniques de propagande à l’ancienne, via la radio, la télé et les journaux, ne sont plus aussi efficaces qu’auparavant. Les mensonges en tous genres sont bien plus facilement dévoilés, exposés au grand jour, potentiellement « viraux » sur tous les types de réseaux. Alors que cela devrait rendre les médias dominants plus prudents et les élites politiques plus circonspectes, on assiste au contraire à l’exacerbation du grotesque, de l’exagération et de l’affabulation : l’exemple de la propagande anti-Poutine est parlant, depuis plus d’un an. Pris dans la course folle du mensonge, les parties impliquées n’ont plus d’autre choix que de continuer à tenter de travestir maladivement la réalité :

(Source)

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Il existe un risque d’affrontement militaire préoccupant entre l’Otan et la Russie à propos de l’enclave russe de Kaliningrad, coincée entre les pays baltes et la Pologne, tous membres récents de l’UE et de l’Otan. La tension militaire ne cesse de monter dans cette région baltique. La situation est beaucoup plus dangereuse que lors de la crise de l’est ukrainien et de la Crimée, parce que Kaliningrad est une enclave russe au cœur de l’UE et de l’Otan.

Les officiels et les médias occidentaux, ainsi que les gouvernements polonais et des trois pays baltes – et évidemment les autorités de Washington – accusent le gouvernement de Vladimir Poutine de machiavélisme et de « provocation », en cherchant un casus belli à partir de Kaliningrad. Au contraire, ce sont les Russes qui sont victimes d’une provocation : l’Otan cherche un affrontement armé, si possible limité, avec l’Otan, afin de pouvoir renverser le « régime de Poutine » tant détesté. Kaliningrad en sera-t-il le prétexte ?

Peurs feintes des gouvernants baltes et polonais

Le département de Kaliningrad (Kaliningradskaïa Oblast), dépendant du District fédéral du Nord – Ouest, est une petite enclave russe de 215 km2 entre la Lituanie et la Pologne. La ville principale, Kaliningrad, anciennement Königsberg, ville autrefois allemande de Prusse orientale (patrie de Kant), compte 450.000 habitants et constitue une destination touristique et culturelle intéressante.

À Vilnius et à Varsovie, les autorités se disent inquiètes des « provocations militaires russes » qui se concrétisent, selon elles, par la militarisation de l’enclave de Kaliningrad et des manœuvres de l’armée russe. Andrius Kubilius, ancien Premier ministre lituanien, politicien actif, s’est déclaré « très inquiet par les manœuvres militaires russes, si près de nos frontières ».

Comment: Donc, si l’on comprend bien, on reproche aux Russes leurs manœuvres militaires, sur leur propre territoire, et on appelle ça des « provocations »…

En Lituanie, où passe un couloir ferroviaire protégé reliant l’enclave de Kaliningrad à la Biélorussie puis à la Russie, les autorités craignent une « provocation russe ». Le même Andrius Kubilius, qui dirige aussi l’Union patriotique lituanienne (centre droit), a déclaré début avril : « nous avons peur d’une provocation russe sur le couloir routier et ferroviaire ou sur les pipe lines et lignes à haute tension ». Et, pour dissuader cette prétendue menace russe, dont la peur factice est soigneusement entretenue dans les opinions publiques des pays concernés, les trois gouvernements baltes ont officiellement demandé un accroissement de la présence militaire de l’Otan sur leur sol. Ce qui est en train de se réaliser.

Comment: Un grand classique : prêter aux autres des actes et des intentions qui sont en réalité les siennes.

L’ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de l’Union européenne, M. Vladimir Chizhov a ainsi jugé les souhaits des gouvernants baltes : « cette demande est motivée par des calculs politiques intérieurs plus que par des raisons sincères. » Le chef de la diplomatie polonaise, Witold Waszczykowski, a déclaré en avril 2016 lors d’un débat sur l’Otan à la conférence Globsec à Bratislava : « la Russie est plus dangereuse que l’EI » (État islamique, Dae’ch). Ce genre de propos, tenu par le représentant de la politique extérieure polonaise, est une provocation, de la part d’un haut dirigeant qui obéit à des ordres (1).

Comment: Il fallait oser la sortir, celle-là. On est bien dans le déni et la pathologie mentale, sans aucun doute.

Le contenu de la propagande anti – russe

Ces ordres proviennent des réseaux politiques et économiques qui innervent les dirigeants des USA et de l’UE. Il s’agit de présenter la Russie comme une menace.

Dmitri Gorenburg, expert militaire auprès de CNA Corporation, think tank basé à Arlington (Virginie), expliquait sur Radio Free Europe (la station de propagande de la CIA depuis des décennies) : « étant donné que la tension avec l’Ouest s’aggrave, la Russie a trouvé en Kaliningrad l’endroit idéal et évident pour déployer des forces militaires ; à partir de Kaliningrad vous pouvez menacer les voisins, la Suède, la Pologne, l’Allemagne, qui ne sont pas très loin ; Kaliningrad est une base d’opération militaire russe en plein territoire européen ». Gorenburg s’inquiète du « renforcement des activités de la flotte de la Baltique basée à Kaliningrad » et suggère qu’une agression russe est en préparation. C’est du grand n’importe quoi.

Un enfant de douze ans qui regarderait une carte de la région comprendrait cette évidence : si la Russie de Poutine voulait agresser les Baltes, les Polonais, etc. elle ne le ferait pas à partir de la petite enclave de Kaliningrad, éloignée du territoire continental russe, vulnérable et indéfendable. Elle lancerait une attaque à partir de sa frontière commune avec la Lettonie et l’Estonie ! C’est une banalité géopolitique.

La thèse de Washington, de l’Otan et des dirigeants européens – surtout polonais et baltes – est que Vladimir Poutine, en proie à des difficultés économiques intérieures, est un nationaliste fanatique qui cherche par tous les moyens à : 1) provoquer un conflit armé avec l’Otan 2) retrouver, comme du temps de l’URSS, une domination sur l’Europe de l’Est (Ukraine, pays baltes, Pologne, etc.). Mais cette propagande sur le danger russe se double aussi de deux éléments : les Russes feraient déjà des provocations militaires et prépareraient une agression. Pour cela, la CIA a fabriqué un montage astucieux digne de Hollywood : la menace militaire russe en Europe du Nord.

La fabrication de la menace militaire russe

La flotte russe de la Baltique, basée dans le port de Baltiysk, dans l’enclave de Kaliningrad, se renforcerait, selon l’Otan. Et les avions décollant des bases aériennes de l’enclave – Chernyakhovsk et Donskoye – violeraient les espaces aériens des pays voisins et simuleraient des attaques en rase-mottes contre des navires américains dans la Baltique. Les Russes auraient aussi augmenté leurs forces terrestres dans l’enclave.

En avril 2016, un chasseur-bombardier russe se serait approché d’une frégate américaine, l’USS Donald Cook et des avions de reconnaissance américains auraient été frôlés par des chasseurs russes. Les autorités américaines et l’Otan ont parlé d’ « agression russe » ! Ces allégations font suite à toute une série de cas semblables depuis 2014. Les médias relatent des incidents concernant des avions militaires russes violant les espaces aériens des pays d’Europe notamment scandinaves. Aucune preuve sérieuse de ces actes d’intimidation n’a été apportée. Ce sont les services de presse de l’Otan qui l’affirment. Cette source est-elle très fiable ? Les journalistes occidentaux ont diffusé sur Internet des vidéos douteuses d’attaques » d’avions russes. La CIA ou d’autres agences sont derrière ces désinformations.

Washington et l’Otan se sont aussi inquiétés de la présence (supposée) de missiles Iskander installés dans l’enclave de Kaliningrad. Ce sont des vecteurs mobiles de courte portée (400km) pouvant lancer des charges classiques ou nucléaires. Ils pourraient atteindre Varsovie ou Berlin. De fait en 2008, le Kremlin avait menacé de déployer ces engins si Washington persistait à vouloir installer en Pologne et en République tchèque son bouclier anti – missiles.

Ce raisonnement est spécieux : en quoi la Russie, qui dispose de missiles de toutes portées pouvant atteindre le monde entier, terrestres ou sous-marins, aurait besoin de fusées de courte portée basées dans l’Oblast de Kaliningrad pour attaquer ses voisins européens ? Stupidité géopolitique. Si l’on voit mal l’intérêt de la Russie à s’en prendre aux pays européens, on comprend mieux l’intérêt de Washington à provoquer la Russie puisque cette dernière retrouve un statut de puissance concurrente, en plus de la Chine. Ce qui exaspère les idéologues de l’unilatéralisme et de la superpuissance des USA qui sont derrière Hillary Clinton, mais qui n’aiment pas Donald Trump, parce qu’il est isolationniste. (2)

Les manœuvres et provocations militaires contre la Russie

Les provocations militaires contre la Russie ont pour objectif de créer un incident qui dégénérerait. Le gouvernement de Varsovie, très anti-russe, compte s’équiper de vecteurs anti-missiles américains Patriot, en cas d’une imaginaire attaque russe…En mars 2016, il a décidé d’acheter des missiles de croisière américains Tomahawk qui, eux, ne sont pas du tout défensifs…

Un convoi militaire américain avec matériel lourd a fait une démonstration de force en Europe centrale et orientale pour « rassurer » contre une éventuelle agression russe. Des avions de l’Otan , y compris français, ont été envoyés dans las pays baltes et en Pologne.

D’après le New-York Times, les autorités américaines veulent positionner du matériel lourd (chars, artillerie) en Europe de l’Est et dans les pays baltes. Sous prétexte de protéger la région contre une agression russe. Le même quotidien note la réaction d’un membre du ministère russe de la Défense, sans révéler son nom : « cette action américaine est le pas le plus agressif franchi par le Pentagone depuis la guerre froide ». Accuser sans preuve les autres de desseins d’agression armée est, on le sait, depuis l’Antiquité, un moyen classique de provoquer une guerre souhaitée.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, explique (Le Figaro ; 02/ 04/2016) que l’Alliance va déployer quatre bataillons (4.000 hommes environ), voire plus, dans les pays baltes et en Pologne, au nord et au sud de Kaliningrad. Cela pour prévenir une attaque russe, sous prétexte que le Kremlin a triplé ses dépenses militaires depuis 2000 (faux) et « a violé la souveraineté de l’Ukraine » (faux). Stoltenberg explique que cette initiative « ne viole pas » l’accord Otan-Russie signé à Paris en 1997, interdisant de faire stationner des « forces combattantes substantielles » en Europe de l’Est. M. Serguei Lavrov et la diplomatie russe pensent probablement le contraire et toute personne de bon sens aussi.

Le refus d’une Russie comme grande puissance

Ce qui inquiète Washington comme tous les milieux atlantistes qui gouvernent l’UE, ce n’est pas la menace militaire russe (hypothèse invraisemblable) mais c’est le fait que la Russie redevienne une grande puissance stratégique qui puisse concurrencer les USA.

La Russie traverse une déprime économique due à l’effondrement du prix des hydrocarbures et aux sanctions de l’Occident après la crise ukrainienne, illégales au regard du droit international. Mais cette crise économique est beaucoup moins forte que ce que prétendent les médias occidentaux.

La Russie a réussi à rétablir son poids stratégique et militaire, après la transition post soviétique, ce qui constitue un grand motif d’inquiétude pour les dirigeants de Washington. En Syrie et au Nagorny – Karabakh, les interventions militaires russes ont été très efficaces. Plus que les interventions occidentales. Le niveau d’efficacité de l’armée russe, terrestre et aérien, est supérieur – on l’a vu en Syrie – à celui des pays de l’Otan. On avait dit que la « coalition » menée par les USA était la seule capable de faire reculer Dae’ch. Or L’état islamique ne recule sur le terrain que grâce aux forces russes qui appuient celles de Bachar el – Assad. Ce qui inquiète le Pentagone, et surtout l’humilie.

Le budget de la défense russe a progressé de 70 à 92 milliards d’euros depuis 2011. Il atteint 4% du PIB, plus du double des budgets des membres européens de l’Otan. Depuis la fin de l’ère Eltsine, l’armée russe s’est fortement améliorée : réduction des effectifs inutiles, professionnalisation, rénovation des équipements (avion furtif Sukhoï T50, char lourd T14, flotte de 45 sous-marins d’attaque), modernisation des moyens nucléaires, etc. Plus de 40 nouveaux missiles intercontinentaux à tête nucléaire vont rejoindre l’arsenal russe.

Poutine n’est pas « agressif » mais il obéit à une logique qui avait été parfaitement comprise par De Gaulle : pour être crédible et respecté (diplomatiquement, économiquement, etc.) un grand pays doit disposer d’une puissance militaire dissuasive. Mais le « militarisme » russe est une plaisanterie quand on pense que le budget militaire des USA représente près de 50% des dépenses de défense mondiales. La Russie ne menace absolument personne.

Contrairement à d’autres secteurs économiques insuffisamment développés, l’industrie d’armements russe est, avec les hydrocarbures, le spatial et l’énergie atomique (Rosatom), au meilleur niveau mondial. « Sur le plan stratégique, l’intervention russe s’est révélée plus efficace que celle de la coalition occidentale […] Sur le plan diplomatique, la Russie s’est imposée comme une puissance incontournable en Europe comme au Moyen – Orient » écrit Nicolas Baverez, un analyste pourtant très opposé à Poutine (Le Figaro, 25/04/2016). En Syrie, la stratégie russe est dix fois plus habile et efficace que celle des Occidentaux. Tout cela n’est vraiment pas supportable pour Washington et les milieux atlantistes.

L’hostilité antirusse est une stupidité géopolitique

Washington cherche une confrontation militaire avec la Russie. Si possible limitée. Au moyen des provocations les plus diverses. Le but est de renverser Poutine et de stopper la possible montée en puissance de la Russie et d’empêcher une alliance euro-russe. Bien sûr, c’est une stratégie stupide et contre productive, mais de la part des bellicistes gouvernants de Washington on y est habitué : voir les catastrophes provoquées par les interventions militaires américaines depuis plusieurs décennies. (3)

Alors que rigoureusement aucun signe d’hostilité russe n’existe contre les pays baltes ou la Pologne, l’Otan renforce son dispositif militaire dans la région, sous prétexte d’une attaque russe, totalement imaginaire. Depuis que les tensions se sont (relativement) calmées en Ukraine, on essaie de créer des provocations, des incidents, des occasions de casus belli autour de l’enclave russe de Kaliningrad.

Faire croire à une menace militaire russe inexistante, provoquer un affrontement armé direct avec la Russie, même limité, est un objectif de puissants lobbies à Washington, dans l’Otan et dans l’UE. Ils n’ont pas réussi avec l’est de l’Ukraine et la Crimée. Ils cherchent maintenant à provoquer un affrontement armé dans la zone Baltique. C’est géopolitiquement logique.

À six reprises, les Occidentaux, menés par les Américains, ont violé la Charte de l’Onu par des interventions militaires illégales en droit international et catastrophiques par leurs résultats : dans les Balkans contre les Serbes, – où l’Otan s’est substituée à l’Onu – , en Afghanistan, deux fois en Irak, en Libye et en Syrie contre Bachar el – Assad. Il ne serait pas étonnant que, sous prétexte de se défendre contre une menace russe à partir de l’enclave de Kaliningrad, des « incidents » soient créés dans le but de créer un conflit, aux conséquences désastreuses…

Au moment où l’Europe est menacée par une invasion migratoire massive majoritairement musulmane et par le terrorisme islamique, les gouvernants occidentaux ne trouvent rien de mieux que de désigner la Russie comme ennemi principal et menace urgente ! Alors qu’elle est notre seule alliée…

Notes :

(1).M. Waszczykowski, ministre des Affraires étrangères polonais, déteste la Russie mais adore la Turquie. Il a décidé que la Pologne allait soutenir l’abolition des visas pour les ressortissants turcs dans l’Union européenne.

(2) Donald Trump défend une position abhorrée par les élites de Washington : isolationnisme et refus de la russophobie. Son slogan « America First » ne signifie pas  » l’Amérique d’abord, dominant les autres » mais « l’Amérique qui s’occupe prioritairement d’elle même » sans chercher à dominer ni à aider quiconque. Un égoïsme de bon aloi.

(3) Les lobbies industriels américains, très impliqués dans l’industrie de l’armement – par exemple Boeing – ont toujours poussé les gouvernements à entretenir en permanence des guerres « périphériques » pour vendre au Pentagone leurs productions. Le bellicisme américain est économique, plus que politique ou « militariste ». Je dis cela tout en détestant l’américanophobie , aussi stupide que la russophobie.

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