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Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Asie : Vers un virage dans les alliances militaires ?

Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Asie : Vers un virage dans les alliances militaires?

Un profond bouleversement d’alliances géopolitiques est en train de se produire, qui tend à saper l’hégémonie des USA dans la grande région du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, ainsi qu’en Asie du Sud. 

Plusieurs des alliés les plus solides des USA ont « changé de camp ». L’OTAN et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont tous les deux en crise.

Turquie et OTAN

L’OTAN connaît de profondes divisions, qui découlent en grande partie de la confrontation entre Ankara et Washington.

La Turquie, qui est en fait le poids lourd de l’OTAN, est actuellement en train de combattre des rebelles kurdes soutenus par les USA au nord de la Syrie. Autrement dit, les USA, qui sont membres de l’OTAN, soutiennent et financent des rebelles kurdes qui luttent contre un État membre de l’OTAN.

La Turquie demeure officiellement membre de l’OTAN, dont le système de défense antiaérienne est intégré et coordonné. Sauf que le gouvernement Erdogan a acheté un système de défense antiaérienne russe S-400, prévu pour être utilisé contre les mandataires des USA kurdes au nord de la Syrie.

Un membre de l’OTAN utilise donc maintenant le système de défense antiaérienne d’un ennemi des USA et de l’OTAN contre des rebelles soutenus par les USA et l’OTAN.

La Turquie a aussi dépêché ses forces armées dans le nord syrien dans le but éventuel d’annexer une partie du territoire syrien. L’alliance entre Moscou et Ankara est ainsi une alliance de circonstance.

Israël soutient fermement la formation d’un État kurde en Irak et au nord de la Syrie, qui est considéré comme un tremplin vers la formation du Grand Israël. Tel-Aviv songe d’ailleurs à réinstaller à partir d’Israël plus de 200 000 Juifs d’origine kurde vers le Kurdistan irakien.

La coopération militaire bilatérale entre la Turquie et Israël est également compromise. Inutile de dire que la nouvelle donne a aussi entraîné un raffermissement de la coopération militaire entre les USA et Israël, qui prévoit la création d’une base militaire étasunienne en Israël.

Pour sa part, la Turquie a établi des liens plus étroits avec l’Iran, qui contribueront à nuire aux stratégies des USA et de l’OTAN à la grandeur du Moyen-Orient.

Le nouveau Moyen-Orient

La stratégie de Washington consiste à déstabiliser et à affaiblir les puissances économiques régionales au Moyen-Orient, y compris la Turquie et l’Iran. Cette politique s’accompagne aussi d’un processus de fragmentation politique (voir la carte ci-dessous).

Depuis la guerre du Golfe (1991), le Pentagone a envisagé la création d’un « Kurdistan libre », qui comprendrait l’annexion de parties de l’Irak, de la Syrie, de l’Iran ainsi que de la Turquie (voir la carte de l’académie militaire des USA ci-dessous.) 

Dans de telles circonstances, la Turquie va-t-elle demeurer un membre actif de l’OTAN?

Carte de Ralph Peters : projet du nouveau Moyen-Orient

Carte de Ralph Peters : projet du nouveau Moyen-Orient

Qatar et Arabie Saoudite

Le blocus économique de l’Arabie Saoudite dirigé contre le Qatar a créé un clivage dans les alliances géopolitiques qui ont eu pour résultat d’affaiblir les USA dans le golfe Persique.

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) est profondément divisé. Les Émirats Arabes Unis et le Bahreïn sont du côté de l’Arabie Saoudite contre le Qatar. Pour sa part, le Qatar a l’appui d’Oman et du Koweït. Il va sans dire que le CCG, qui jusqu’à tout récemment était l’allié le plus fidèle des USA au Moyen-Orient contre l’Iran, est en complète désunion.

La plus grande base militaire des USA au Moyen-Orient se trouve au Qatar, dont le gouvernement entretient des liens étroits avec l’Iran. De plus, Téhéran est venu à sa rescousse immédiatement après le blocus saoudien.

Le quartier général du commandement central des USA (US CENTCOM) se trouve sur une base militaire à l’extérieur de Doha, mais le principal partenaire du Qatar en ce qui a trait à l’industrie pétrolière et gazière, pipelines y compris, c’est l’Iran. La Russie et la Chine sont aussi activement engagées dans l’industrie pétrolière et gazière qatarie.

L’Iran et le Qatar coopèrent activement dans l’extraction de gaz naturel en mer, conformément à une structure de propriété conjointe entre les deux pays. Ces gisements gaziers marins ont une importance stratégique, car ils constituent les réserves de gaz naturel du golfe Persique les plus importantes du monde.

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Autrement dit, tout en coopérant activement avec l’Iran, le Qatar a un accord de coopération militaire avec les USA, qui est en pratique dirigé contre l’Iran. Le commandement central des USA basé au Qatar est responsable des opérations militaires contre les ennemis des USA et de l’OTAN, dont l’Iran, qui est aussi le principal partenaire du Qatar en ce qui a trait à l’industrie pétrolière et gazière. La structure de ces alliances qui s’entrecroisent est contradictoire. Les USA vont-ils chercher à renverser le régime en place au Qatar?

Entre-temps, la Turquie a établi une base militaire au Qatar.

Ces nouveaux alignements ont aussi une influence directe sur les tracés des gazoducs et des oléoducs. Le Qatar a abandonné son projet de pipeline qui devait passer par l’Arabie saoudite et la Jordanie (commandité au départ par la Turquie), au profit d’un tracé à partir du port d’Asalouyeh, en Iran, qui passerait par l’Iran, l’Irak et la Syrie, que la Russie soutient.

Le contrôle géopolitique russe des gazoducs et des oléoducs en direction de l’Europe s’est raffermi à la suite du blocus saoudien.

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Le Qatar a également prévu d’intégrer les tracés de pipeline liant l’Iran au Pakistan et à la Chine à partir du port d’Asalouyeh.

Pakistan, Inde et Organisation de coopération de Shanghai (OCS)

Un autre changement majeur s’est produit dans les relations géopolitiques, qui a des répercussions profondes sur l’hégémonie des USA en Asie centrale et du Sud.

Le 9 juin 2017, l’Inde et le Pakistan sont devenus simultanément membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui est une organisation eurasiatique de coopération en matière d’économie, de politique et de sécurité mutuelle largement dominée par la Chine et la Russie. Il va sans dire que l’entrée de l’Inde et du Pakistan comme membres de l’OCS se répercutera sur leurs accords de coopération militaire avec les USA.

Bien que l’OCS, dont le quartier général est à Pékin, n’est pas officiellement une « alliance militaire », elle n’en demeure pas moins un « contrepoids » géopolitique et stratégique aux USA, à l’OTAN et à leurs alliés. Au cours des dernières années, l’OCS a étendu sa coopération au chapitre des affaires militaires et du renseignement. Des jeux de guerre ont eu lieu sous les auspices de l’OCS.

Avec l’inclusion du Pakistan et de l’Inde comme membres à part entière, l’OCS englobe maintenant une région étendue qui compte approximativement la moitié de la population mondiale.

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Élargissement de l’OCS

L’intégration simultanée des deux pays comme membres à part entière de l’OCS est non seulement symbolique, mais constitue aussi un virage historique dans les alignements géopolitiques, qui a de facto une incidence sur la structure des accords économiques et militaires. Elle influe aussi sur le conflit mutuel entre l’Inde et le Pakistan, qui remonte à l’indépendance des deux pays.

Ce virage historique porte inévitablement un coup contre Washington, qui a des accords militaires et commerciaux avec le Pakistan et l’Inde.

L’Inde reste strictement alignée avec Washington, mais l’étau politique des USA sur le Pakistan (dans le cadre d’ententes militaires et du renseignement) s’est desserré à la suite d’accords sur le commerce et l’investissement que le Pakistan a conclus avec la Chine, sans oublier l’accession de l’Inde et du Pakistan à l’OCS, qui favorise les relations bilatérales entre les deux pays ainsi qu’une coopération avec la Russie, la Chine et l’Asie centrale, au détriment de ses liens historiques avec les USA.

En d’autres termes, cet élargissement de l’OCS affaiblit les ambitions hégémoniques des USA en Asie du Sud et dans la grande région eurasiatique. Il a aussi une incidence sur les tracés des pipelines, des corridors de transport, des frontières, de la sécurité mutuelle et des droits maritimes.

Avec l’essor des relations bilatérales entre le Pakistan et la Chine depuis 2007, la pression étasunienne sur la politique pakistanaise, qui reposait largement sur la présence militaire étasunienne et sur les liens entre Washington et les responsables des services du renseignement militaire pakistanais, s’est assurément affaiblie.

L’entrée du Pakistan comme membre à part entière de l’OCS, ainsi que ses liens avec la Chine et l’Iran, contribuent à renforcer le pouvoir du gouvernement à Islamabad.

Mot de la fin

L’histoire démontre que la structure des alliances politiques est fondamentale.

Ce à quoi nous assistons, c’est à une série de coalitions transversales contradictoires à la fois « avec » et « contre » les USA.

Nous sommes témoins de retournements d’alliances politiques et militaires, qui contribuent largement à l’affaiblissement de l’hégémonie des USA en Asie et dans le Moyen-Orient.

La Turquie a-t-elle l’intention de quitter l’OTAN? Ses relations bilatérales avec Washington sont en déroute.

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui constitue l’allié le plus fidèle des USA au Moyen-Orient, n’est plus fonctionnel. Le Qatar s’est non seulement aligné avec l’Iran, mais il coopère aussi activement avec la Russie.

Les accords bilatéraux de coopération militaire entre les USA et le Pakistan d’une part et l’Inde d’autre part sont également touchés, à la suite de l’accession de ces deux pays au sein de l’OCS, qui constitue une alliance militaire de facto dominée par la Chine et la Russie.

Michel Chossudovsky

Article original en anglais : Middle East and Asia Geopolitics: Shift in Military Alliances?

Traduit par Daniel pour Mondialisation.ca

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Publié par le 5 octobre 2017 dans général, International, Politique

 

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La Corée du Nord promet d’accélérer ses programmes militaires

Des soldats nord-coréens assistent à une soirée de... (PHOTO AFP)

La fuite en avant continue – La Corée du Nord promet d’accélérer ses programmes militaires interdits en réponse aux sanctions «maléfiques» imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU à la suite de son sixième essai nucléaire.

La Corée du Nord a promis mercredi de donner un coup d’accélérateur à ses programmes militaires interdits en réponse aux sanctions «maléfiques» imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU après son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour.

Le site spécialisé 38 North de l’Université Johns Hopkins de Washington a annoncé qu’il révisait à la hausse sa précédente estimation de la puissance de l’engin testé le 3 septembre, une bombe H suffisamment petite pour être montée sur un missile selon les dires de Pyongyang. D’après les experts de 38 North, l’énergie dégagée était d’«environ 250 kilotonnes», soit 16 fois la puissance de la bombe qui a rasé Hiroshima en 1945.

L’essai nucléaire, qui a provoqué un déluge de condamnations, succédait aux tirs par Pyongyang de deux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) ayant semblé mettre à sa portée une bonne partie du continent américain.

Le Conseil de sécurité a infligé à l’unanimité lundi à la Corée du Nord une huitième volée de sanctions pour tenter de la convaincre de renoncer à ses programmes balistique et nucléaire interdits.

Le texte prévoit notamment un embargo sur les exportations de gaz vers la Corée du Nord, une limitation des exportations de pétrole et de produits raffinés ainsi que l’interdiction des exportations nord-coréennes de textile. Ce n’est, a prévenu le président américain Donald Trump, que le prélude à des mesures plus fortes.

Pour s’assurer du soutien de la Russie et de la Chine, Washington a dû revoir à la baisse ses prétentions et limiter les sanctions prévues. Le nouveau texte a été adopté à peine plus d’un mois après un précédent train de mesures visant à priver Pyongyang d’un tiers de ses recettes d’exportation, soit un milliard de dollars annuels.

Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a condamné les sanctions «dans les termes les plus forts», estimant qu’il s’agissait d’un «blocus économique à part entière» imposé à l’instigation de Washington et visant à «étouffer» le peuple et le gouvernement nord-coréens.

Il s’agit d’une résolution «illégale et maléfique pilotée par les États-Unis», a dit le ministère dans un communiqué publié par l’agence officielle KCNA.

Réponse à minima?

«La RPDC (République populaire et démocratique de Corée, nom officiel du régime) redoublera d’efforts pour augmenter sa force afin de protéger la souveraineté du pays et son droit à l’existence».

À Séoul, le ministère de l’Unification a toutefois estimé qu’il s’agissait d’une réaction à minima du Nord, «sa réponse la plus modérée à une résolution du conseil de sécurité de l’ONU».

Après le dernier essai nucléaire nord-coréen, Séoul avait mené son premier exercice à munitions réelles utilisant des missiles Taurus à longue portée. Ces engins air/sol de fabrication allemande sont capables de frappes de précision sur des cibles nord-coréennes même lorsqu’ils sont tirés du centre de la Corée du Sud, d’après le ministère sud-coréen de la Défense.

Washington et ses alliés expliquent que le durcissement des sanctions contraindra Pyongyang à revenir à la table des négociations mais les spécialistes sont sceptiques.

Les dernières sanctions sont «juste un autre tout petit pas, pas quelque chose d’énorme», a déclaré M. Trump. «Ces sanctions ne sont rien par rapport à ce qui devra se passer in fine», a-t-il ajouté, sans autre précision.

Le Nord justifie ses programmes balistique et nucléaire par la nécessité de se protéger des forces américaines «hostiles». Depuis l’arrivée au pouvoir de Kim Jong-Un en décembre 2011, Pyongyang a fait des progrès remarquables sans que les précédentes sanctions de l’ONU n’entravent ses ambitions, relèvent les experts.

La Commission sud-coréenne pour la sécurité nucléaire a annoncé mercredi qu’elle avait collecté une petite quantité de xénon-133 -un isotope radioactif du gaz qui ne se produit pas naturellement-, «lié au dernier essai nucléaire».

Mais, dans un communiqué, la Commission s’est dite incapable de «confirmer le type de test effectué par le Nord».

Initialement, Washington souhaitait imposer à Pyongyang un embargo total sur ses importations de pétrole et geler les avoirs de son dirigeant.

La nouvelle résolution prévoit de limiter les livraisons de brut à la Corée du Nord à ce qu’elles ont été ces 12 derniers mois.

Selon la délégation américaine aux Nations Unies, le Nord importe chaque année aux alentours de 8,5 millions de barils de brut et de produits pétroliers tandis que ses exportations textiles lui rapportent environ 760 millions de dollars par an.

Le texte interdit la délivrance de nouveaux permis de travail aux quelque 93 000 Nord-Coréens qui travaillent à l’étranger et constituent une importante source de revenus pour le régime. (source)

 

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On se prépare pour la guerre ou on joue à la guerre ? Un porte-hélicoptères français arrive au Japon pour des exercices militaires

© Nobuhiro Kubo / Reuters – Le bateau de guerre Mistral

Dans un contexte régional tendu après un tir de missile balistique nord-coréen, le navire de guerre Mistral est arrivé dans une base navale au Japon afin de mener des exercices communs avec Washington, Tokyo et Londres. Le porte-hélicoptère français Mistral a accosté dans la base navale américaine de Sasebo, au Japon, le 29 avril, avec deux hélicoptères britanniques à son bord, ont annoncé les autorités françaises.

Le navire de guerre doit mener les premiers exercices militaires communs de la France avec le Japon, les États-Unis et la Grande-Bretagne début mai, dans le Pacifique. Quelques 700 soldats doivent y prendre part.

L’arrivée du porte-hélicoptère français coïncide avec un essai de missile balistique réalisé par la Corée du Nord, et qui s’est soldé par un échec.

L’ambassadeur de France au Japon Thierry Dana a souligné que les deux événements n’étaient pas liés. Il a ajouté : « La coopération entre nos quatre nations pour faire respecter les lois, la paix et la stabilité dans la région démontrera notre disposition à nous occuper de la Corée du Nord ».

L’exercice est prévu du 3 au 22 mai dans les eaux proches du Japon, ainsi qu’à Guam et dans les îles Mariannes du nord, dans le Pacifique ouest, ont précisé les Forces d’autodéfense japonaises.

Le Mistral peut emporter 16 hélicoptères lourds ou 35 légers. Il peut aussi emmener entre deux et quatre bateaux de débarquement, jusque 59 véhicules terrestres et jusqu’à 900 soldats.

Après l’essai de Pyongyang, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal avait mis en garde : « En dépit de son échec, cet essai confirme la volonté du régime nord-coréen de se doter d’une capacité nucléaire opérationnelle et constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales. Notre responsabilité collective est de réagir avec fermeté et détermination. »

Paris avait également appelée la Corée du Nord « à procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses programmes nucléaire et balistique » et à « s’abstenir, sans condition, de tout geste risquant d’accroître encore davantage la tension dans la péninsule coréenne et de porter atteinte à la paix et à la sécurité internationales ». (source)

 

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L’Inde lance des attaques militaires contre le Pakistan !

L’Inde lance des attaques militaires contre le Pakistan

Une info assez grave quand on connait la rivalité entre les 2 pays, ça peut vite dégénérer en un conflit de grande ampleur.

L’Inde a effectué plusieurs frappes militaires « chirurgicales » au Pakistan pendant cinq heures mercredi soir, ce qui amène l’Asie du Sud au bord d’une véritable guerre avec des conséquences potentiellement catastrophiques.

Non seulement une guerre entre l’Inde et le Pakistan serait la première guerre entre deux États dotés d’armes nucléaires ; elle pourrait rapidement y entraîner les États-Unis et la Chine dans des camps opposés.

En prévision d’une riposte pakistanaise (ou afin de fournir une couverture pour les préparatifs de guerre indiens), les autorités indiennes jeudi ont ordonné l’évacuation de tous ceux qui vivent à moins de 10 kilomètres de la frontière pakistanaise dans les États indiens du Pendjab et du Jammu-et-Cachemire.

 

Inde_Pakistan_2Le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a dénoncé l’attaque de la nuit de mercredi comme une « agression » « sans provocation et manifeste » et a convoqué une réunion d’urgence de son cabinet pour aujourd’hui pour discuter de la réponse d’Islamabad.

L’Inde affirme qu’elle a attaqué sept « rampes de lancement terroristes » du côté pakistanais de la Ligne de contrôle qui sépare la partie du Cachemire tenue par l’Inde et celle par le Pakistan, que ses forces ont pénétré jusqu’à 3 kilomètres à l’intérieur du territoire pakistanais et qu’elles ont infligé « des pertes importantes » aux « terroristes et à ceux qui tentent de les protéger ».

L’armée a été peu loquace sur l’opération. Mais les rapports des médias indiens, basés sur des sources officielles, ont déclaré que des commandos indiens avaient traversé en Azad ou au Cachemire pakistanais à la fois sur terre et dans des hélicoptères de combat et qu’ils avaient fait « des dizaines de morts ».

L’Inde et le Pakistan ont traversé des crises de guerre répétées au cours du dernier quart de siècle, et en 1999 ils se sont livrés une guerre non déclarée dans la région reculée du Kargil dans la partie du Cachemire occupée par l’Inde. Cependant, New Delhi n’a pas avoué publiquement avoir effectué une action militaire au Pakistan depuis des décennies, de peur que cela ne puisse déclencher une escalade rapide à la guerre et même une guerre nucléaire.

L’attaque d’hier est survenue dix jours après que des militants islamistes anti-indiens ont attaqué la base militaire indienne à Uri, dans l’état himalayen du Jammu-et-Cachemire, tuant dix-huit soldats indiens. Sans même une enquête superficielle, le gouvernement indien du parti suprématiste hindou Bharatiya Janata Party (BJP) a tenu Islamabad pour responsable de l’attaque et a promis qu’il punirait le Pakistan. Les médias indiens, les partis d’opposition, et une longue liste d’officiers militaires à la retraite se sont tous joints au tollé demandant que l’Inde inflige une riposte sanglante au Pakistan.

Lors d’une conférence de presse de célébration hier, le directeur général de l’armée indienne des opérations militaires, le général Ranbir Singh, a déclaré que les « frappes chirurgicales » avaient ciblé des « équipes terroristes » positionnées de l’autre côté de la Ligne de contrôle pour « se lancer » en Inde.

L’Inde, a revendiqué Singh, n’a pas d’autres plans pour des actions transfrontalières. « Cependant », a-t-il continué sinistrement, « les forces armées indiennes sont entièrement préparées à face à toute éventualité qui pourrait survenir ».

L’armée pakistanaise, quant à elle, a farouchement nié que l’Inde ait monté des attaques « chirurgicales » à travers la frontière, qualifiant l’affirmation d’« une illusion » et d’une « fabrication de la vérité » promues par l’Inde « pour créer de faux effets ».

L’armée pakistanaise concède le fait que deux de ses soldats aient été tués et neuf autres blessés mercredi soir, mais attribue les victimes à l’artillerie et à des tirs transfrontaliers, un événement régulier à travers la Ligne de contrôle (LoC). Dans sa déclaration contestant les affirmations de l’Inde, l’armée a déclaré que « le Pakistan a clairement fait savoir que s’il y avait une frappe chirurgicale sur le sol pakistanais », elle « y répondrait avec force ».

Les deux camps émettent clairement de la désinformation, signe supplémentaire de combien la situation est dangereuse. Prenez l’affirmation de New Delhi selon laquelle l’attaque d’hier visait à empêcher la dispersion imminente de cellules terroristes en Inde. C’est un prétexte transparent fabriqué de toutes pièces pour un acte d’agression téméraire.

Le World Socialist Web Site ne soutient aucunement l’élite dirigeante réactionnaire et communaliste du Pakistan et son armée, qui ont maintes et maintes fois foulé aux pieds les droits démocratiques du peuple pakistanais et ont servi de satrape à l’impérialisme américain. Ayant été formés à ce stratagème par la CIA, qui a enrôlé Islamabad comme associé de second rang dans sa guerre secrète contre l’Union soviétique en Afghanistan, le Pakistan a utilisé des terroristes islamistes dans la poursuite de sa rivalité militaro-stratégique contre l’Inde, en particulier afin de supprimer politiquement et de détourner l’opposition populaire à la domination indienne du Cachemire par une politique communaliste.

Mais pourquoi est-ce que le Pakistan, qui a exprimé à maintes reprises son inquiétude sur l’écart militaro-stratégique entre lui et l’Inde, un pays avec une population six fois plus grande et une économie sept fois plus grande, irait mobiliser des masses de terroristes pour frapper l’Inde quand New Delhi est déjà sur le pied de guerre ?

Inquiétée par la chute du taux de croissance indien après 2010, la bourgeoisie indienne a amené au pouvoir Narendra Modi et son BJP farouchement de droite afin d’intensifier l’exploitation de la classe ouvrière et d’affirmer ses ambitions de grande puissance sur la scène mondiale. Dans la poursuite de ce dernier objectif, l’Inde s’est elle-même intégrée de plus en plus complètement dans la poussée guerrière de Washington contre la Chine et, renforcée par le soutien américain, a cherché à s’imposer en tant que puissance hégémonique régionale.

Alors que l’élite indienne peint le pays comme une victime innocente du « terrorisme » pakistanais, le gouvernement BJP a poursuivi la confrontation avec le Pakistan. Peu après son entrée en fonction il a chargé l’armée d’adopter une posture plus agressive sur la LoC, avec comme conséquence en 2015 le bombardement transfrontalier le plus long depuis une décennie. Plus d’un mois avant l’attaque à Uri, Modi a annoncé que l’Inde allait tirer parti de l’insurrection ethno-nationaliste dans la province sud-ouest du Pakistan du Baloutchistan contre Islamabad, menaçant effectivement le Pakistan d’un démembrement.

L’attaque d’hier était destinée à montrer que New Delhi est prêt à prendre des risques plus importants pour faire avancer ses intérêts stratégiques et que vis-à-vis du Pakistan, il ne sera plus tenu à respecter la politique dite de « retenue stratégique ».

En ce qui concerne les affirmations du Pakistan qu’il n’y a pas eu de raid transfrontalier, elles ne sont tout simplement pas crédibles. Divers fonctionnaires du gouvernement pakistanais et les dirigeants politiques ont fait des déclarations qui contredisent implicitement ou explicitement la version de l’armée des événements. Parmi celles-ci, le ministre de la Défense Khawaja Muhammad Asif, qui a déclaré : « Si l’Inde essaie de le faire à nouveau, nous répondrons avec force ».

En niant que l’Inde a effectué un raid militaire à l’intérieur du Pakistan, Islamabad cherche à éviter une nouvelle escalade, sans avoir à faire une admission publique et, du point de vue réactionnaire de la géopolitique capitaliste, humiliante qu’il ne mettra pas en œuvre ses menaces répétées de répondre à toute incursion indienne par sa propre frappe militaire.

Cependant, cette position est susceptible d’encourager le gouvernement Modi et les sections les plus belliqueuses de l’élite indienne qui vont la brandir comme une preuve d’un Pakistan affaibli. Hier, l’ensemble de l’establishment politique, y compris le Parti du Congrès et le Parti communiste stalinien de l’Inde (marxiste) ont réuni leurs forces, y compris lors d’ une réunion de tous les partis convoquée par le BJP, pour célébrer l’agression contre le Pakistan. Entre-temps, les médias sont passés à la vitesse supérieure pour saluer les frappes militaires, amplifiant les affirmations du gouvernement que c’étaient la preuve d’une Inde plus audacieuse et plus puissante, acclamant l’armée comme de véritables héros.

La rivalité stratégique entre l’Inde et le Pakistan, qui menace aujourd’hui les peuples de l’Asie du Sud d’un holocauste nucléaire, témoigne de l’échec du pouvoir bourgeoise. Elle est enracinée dans la partition communautariste de l’Asie du Sud en 1947 entre un Pakistan expressément musulman et une Inde à prédominance hindouiste, qui fut mise en œuvre par le Parti du Congrès et la Ligue musulmane, les partis rivaux de la bourgeoisie sud-asiatique, en collaboration avec les suzerains coloniaux britanniques qui pliaient bagage.

Cela dit, un facteur énorme attisant le danger de guerre est celui de Washington qui, depuis une décennie, s’acharne à transformer l’Inde en une ligne de front dans son offensive stratégique pour isoler, encercler et se préparer à la guerre contre la Chine. Sous Modi, l’Inde s’est alignée sur les États-Unis dans les différends de la mer de Chine méridionale et a développé des relations bilatérales et trilatérales stratégiques plus étroits avec les alliés clés des États-Unis en Asie-Pacifique : le Japon et l’Australie. Le mois dernier, Modi a accepté d’autoriser l’aviation militaire américaine et les cuirassés de faire un usage régulier des bases militaires indiennes.

Sous George W. Bush et Obama, les États-Unis ont prodigué des « cadeaux stratégiques » à l’Inde, lui donnant accès à leurs armes les plus avancées et créant un statut spécial pour elle dans le régime de réglementation nucléaire mondial qui a pour effet de permettre à New Delhi de concentrer les ressources de son programme nucléaire dans le développement d’armes nucléaires.

Invariablement, le renforcement de l’alliance indo-américaine a été associée à la dégradation des relations de Washington avec le Pakistan, qui tout au long de la guerre froide était le principal allié des États-Unis en Asie du Sud.

Islamabad a averti que Washington a renversé l’équilibre des forces en Asie du Sud, et que son partenariat stratégique toujours plus étroit avec New Delhi enhardit l’Inde, et nourrit une course aux armements conventionnels et nucléaires. Un avertissement qui est resté ignoré.

Craignant l’isolement stratégique, le Pakistan s’est rapproché à son allié de longue date, la Chine. Mais cela n’a fait qu’augmenter son éloignement de Washington et alimenter sa rivalité avec l’Inde.

Désireux d’apaiser New Delhi, Washington lui a probablement donné le feu vert pour « punir » le Pakistan, bien que le gouvernement Obama, qui compte toujours sur le Pakistan pour fournir un soutien logistique crucial pour les forces d’occupation américaines en Afghanistan, l’ait nié.

La conseillère d’Obama à la sécurité nationale, Susan Rice, a appelé son homologue indien, Ajit Doval, mercredi soir, quelques heures avant la « frappe chirurgicale » indienne, prétendument pour offrir ses condoléances pour l’attaque à Uri et exprimer son soutien à la lutte de l’Inde contre le terrorisme. Des reportages suggèrent que l’appel de Rice a été précipité par des préoccupations quant aux plaintes croissantes en Inde que Washington n’était pas assez ferme dans son soutien, notamment pour ne pas avoir épinglé le Pakistan comme responsable de l’attaque à Uri.

Ce qui est incontestable, c’est que les responsables du gouvernement américain ont refusé de condamner les « frappes chirurgicales » d’hier contre le Pakistan, bien qu’elles soient manifestement illégales et très provocatrices. Au lieu de cela, ils ont lancé des appels rituels pour que les deux camps fassent preuve de retenue et se tournent vers le dialogue.

Les États-Unis jouent un jeu oh combien dangereux et incendiaire. Dans la poursuite de leur alliance anti-Chinoise avec New Delhi, ils encouragent le gouvernement de l’Inde, désormais dirigé par le BJP au communautarisme toxique, à poursuivre une politique agressive, mais prétendument « calibrée » de l’action diplomatique, économique et militaire contre le Pakistan, un pays avec lequel elle a été en guerre quatre fois et qui a menacé de répondre à toute attaque indienne à grande échelle par l’utilisation rapide de ses armes nucléaires « du champ de bataille » (c’est-à-dire tactiques) récemment mises en service.

Keith Jones

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Les Bunkers militaires secrets Suisses sont pris d’assaut par des Milliardaires qui y cachent leur Or – à la recherche « d’Alternatives aux dépôts bancaires »

Suisse

D’après Sputnik , Bien décidés à échapper à la loi FATCA, des milliardaires américains conservent désormais leurs avoirs en or dans d’anciens bunkers de l’armée suisse, perdus en plein cœur des Alpes.

Suite à la ratification de la loi FATCA (Foreign Account Tax Compliance Act), les banques suisses, mises au pied du mur, sont dorénavant obligées de fournir au fisc américain les noms et les informations des contribuables américains ayant un compte dans leur établissement. Cependant, certains milliardaires ont trouvé le moyen de « piéger le système ».

Il s’agit en fait d’anciens bunkers de l’armée suisse prêts à conserver des avoirs en tout genre, sans fournir à l’IRS, le service fiscal américain, les « noms réels » de leurs détenteurs. Ainsi, les projets de l’IRS visant à contrer les techniques d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent éclatent comme bulles de savon, écrit l’agence Bloomberg. 

Je ne crois pas du tout que des milliardaires aillent enterrer leur or dans des bunkers militaires secrets Suisse que à cause du FACTA … Il y a surement une autre raison, plus rationnelle .

Selon Zero Hedge, les Bunkers militaires secrets Suisses sont pris d’assaut par des Milliardaires qui y cachent leur Or – à la recherche « d’Alternatives aux dépôts bancaires »:

Pendant des décennies, la Suisse avait une réputation de secret bancaire qui en a fait le plus recherché des paradis fiscal pour les milliardaires du monde entier. Mais, après plus de 80 ans de secret, une série d’accords bilatéraux avec des pays à travers le monde, y compris concernant le Foreign Account America Tax Compliance Act (FATCA), ont forcé l’industrie privée bancaire en Suisse à embrasser une nouvelle ère de transparence qui exige un échange complet d’informations pertinentes sur les taxes et impots  avec plus d’une centaine de pays.

Ce qui , comme Bloomberg le souligne, a été une aubaine pour les opérateurs suisses d’entrepôts privés qui ne sont pas soumis à la même transparence et aux exigences de déclaration que les banques . En fait, ces installations de stockage super-secrets à usage privé enterrés autour des Alpes suisses peuvent essentiellement tout stocker sans rien dire à personne parce qu’ils ne sont même pas tenus de signaler toute activité suspecte de blanchiment d’argent au Bureau de la communication en Suisse .

« Il y a une croissance dans le marché de l’or, » dit Wipfli. « Depuis 2008 , il y a eu un réel intérêt pour les alternatives aux dépôts bancaires . » La société puise explicitement dans cette demande. Swiss Data Safe « est indépendant du système bancaire et toute autre organisation ou groupe d’intérêt «  , selon une présentation PowerPoint montrée aux clients par Wipfli . L’entreprise et son rival anonyme ne sont pas réglementés par la Finma, les services financiers suisse de régulation.

 

Pas plus que ces sociétés doivent signaler toute activité suspecte de blanchiment d’ argent au Bureau de la communication Suisse. Dans le passé, des soumissions à l’agence ont conduit le procureur général suisse à ouvrir des enquêtes sur la corruption à la FIFA, l’organisme mondial de football, et sur les liens bancaires du scandale de corruption  Petrobras au Brésil.

 

En outre, les citoyens américains ne sont pas tenus en vertu du FATCA de déclarer l’ or stocké à l’ extérieur des institutions financières. Alors peut-être qu’il n’est pas surprenant que, selon le département de la défense suisse, sur quelque 1000 anciens bunkers militaires encore en existence à travers la Suisse, plusieurs centaines d’entre eux ont été vendus à des particuliers qui les exploitent maintenant  comme des sites de stockage privé pour planquer l’or des plus riche milliardaires du monde.

« Le commerce de l’or occupe une place prépondérante dans l’économie du pays. Cela m’étonne que les autorités suisses ne prennent pas de mesures plus efficaces pour endiguer le blanchiment d’argent dans ce domaine. Forcément, les puissants ne veulent pas s’y embourber », dénonce John Cassara, ancien inspecteur du département américain du Trésor.

Il est à noter qu’au cours du premier semestre de 2016, plus de 1 357 tonnes d’or ont été importées en Suisse. Du moins, c’est ce qu’estiment les services douaniers du pays.

Et, bien sûr, lorsque vous stockez des milliards de dollars en lingots d’or, le secret est un must. Comme un opérateur de coffre – fort a déclaré à Bloomberg, son entrepot se trouve à côté d’ une piste d’atterrissage privée qui permet un accès rapide à son ancien bunker militaire enfoui profondement  dans le granit d’ une montagne dans les Alpes suisses.

Zero Hedge – resistanceauthentique

 
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Publié par le 3 octobre 2016 dans général, or et argent métal

 

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L’Arabie saoudite achète des drones militaires chinois

Le drone Wing Loong chinois est exposé lors du salon aéronautique de Zuhai, le 13 novembre 2012. Source : AFP PHOTO / Philippe Lopez

Le drone Wing Loong chinois est exposé lors du salon aéronautique de Zuhai, le 13 novembre 2012. Source : AFP PHOTO / Philippe Lopez

L’Arabie Saoudite, vieil allié militaire de Washington depuis 1945, a signé un contrat avec la Chine pour l’achat d’un nombre indéterminé de drones Ptérodactyle, aussi connus sous le nom de Wing Loong, un drone MALE (moyenne altitude longue endurance), selon Arab News.

Les drones chinois sont inspirés fortement des drones américains MQ-1 Predator; ils ont des capacités de surveillance et sont capables de transporter deux missiles air-sol.

Selon le Global Times, le royaume wahhabite est le premier pays arabe à obtenir ce type de drones, qui ont été développés par Chengdu Aircraft Industry Group.

Selon une déclaration de l’entreprise l’année dernière à la presse, ses drones sont vendus à quatre pays, y compris un pays non mentionné en Asie centrale, tandis qu’une série de négociations sont toujours en cours avec d’autres clients potentiels.

Avec ses 14 mètres de long, 17 d’envergure et son moteur à propulsion à l’arrière permettant au drone de soutenir des opérations de surveillance 20 heures durant sur des distances allant jusqu’à 4 000 km à une vitesse avoisinant les 400 km/h, le Ptérodactyle ne coûte que la somme dérisoire d’un million de dollars par système. Son constructeur n’a jamais caché son objectif qui est de hisser l’empire du Milieu au rang de premier exportateur de drones armés au monde et détrôner Israël.

Nigeria, mais aussi Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Ouzbekistan…, la liste des pays qui achète des drones chinois s’allonge au point d’alerter Washington. Le nombre de drones militaires conçus par les industriels chinois est proprement stupéfiant. Wikipedia a décompté ainsi plus de 230 développeurs et constructeurs de drones en Chine. Aussi, le président Obama a annoncé en 2015 l’assouplissement des ventes de drones américains à l’étranger aux alliés de l’Amérique. La compétition autour des drones entre les superpuissances est bien lancé…

Source

 

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Les Chefs militaires européens se préparent à la guerre – L’Otan mène un exercice « top secret » en Europe

Logo de l'Otan

Apres L’Otan s’apprête à déployer quatre bataillons en Europe de l’Est :

L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie qui ont adhéré à l’Alliance atlantique en 2004, ont demandé de déployer sur leurs territoires un contingent supplémentaire pour faire face à la prétendue menace russe.

L’Otan examine la possibilité de déployer quatre bataillons en Europe de l’Est, notamment dans les pays baltes et en Pologne, a annoncé le chef du Pentagone Ashton Carter.

« C’est une possibilité évoquée actuellement », a déclaré aux journalistes M.Carter refusant toutefois de révéler d’autres détails.

Dernierement, on apprend que L’Otan mène un exercice « top secret » en Europe

L’Otan teste les éléments de sa nouvelle force de réaction très rapide dans le cadre d’un exercice qui se déroule dans le plus grand secret sur le territoire européen.

Le commandement américain des opérations spéciales en Europe mène dans le plus grand secret un exercice visant à perfectionner la Force de réaction de l’Otan (NRF), a déclaré en exclusivité au site Life le porte-parole du commandement, le lieutenant-colonel Nick Sternberg.

« Pour le moment, nous ne pouvons pas citer les pays qui participent à cet exercice, ceux-ci préférant ne pas être mentionnés », a déclaré M.Sternberg.

Et d’ajouter que l’information sur cet exercice ne serait divulguée qu’à la fin des manœuvres en Europe, dont l’objectif consiste notamment à vérifier les aptitudes et le degré de préparation à l’action de la Force de réaction de l’Otan et de toutes ses unités.

L’Otan teste notamment les éléments de sa nouvelle force de réaction très rapide dans le cadre d’un exercice qui se déroule dans le plus grand secret sur le territoire européen. Il s’agit de la mise à l’épreuve, du déploiement et du perfectionnement de la force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation (VJTF) de l’Otan, dite « fer de lance ». L’Alliance s’adapte ainsi aux nouveaux défis sécuritaires du XXIe siècle, en élevant le degré de préparation et de rapidité de toutes ses composantes.

La VJTF est une brigade susceptible d’être déployée dans un délai de 48 heures qui devrait, à terme, compter 5.000 hommes. Cette nouvelle force de l’Otan est capable de se déployer très rapidement partout où cela est nécessaire.

Les Chefs militaires européens se préparent à la guerre

Le chef de l’armée norvégienne : l’Europe devra «se battre» pour préserver ses valeurs .

Les citoyens européens ne peuvent plus « supporter de ne plus vivre dans la paix et la sécurité sans se défendre »

Le Chef de l’armée norvégienne Odin Johannessen avertit que les pays européens doivent être en train de se préparer et être prêts à se battre contre l’islamisme radical afin de préserver les valeurs qui unissent le continent.
« Je pense que nous devons être prêts à se battre, à la fois avec des mots, des actions – et si nécessaire avec les armes – pour préserver le pays et les valeurs que nous avons en commun », a déclaré Johannessen dans un discours à la Société militaire Oslo lundi.

Citant les attaques islamistes à Paris, Johannessen a déclaré que, « l’Europe ne peut plus espérer vivre dans la paix et la sécurité, sans avoir à défendre ses intérêts et ses valeurs. »
Le chef militaire a continué à insister sur le fait qu’avoir des soldats bien formés et bien équipés était crucial.
« Vous ne pouvez pas gagner les guerres sans avoir des gens sur le terrain« , a-t-il affirmé.

Les remarques de Johannessen reflètent des sentiments similaires exprimés par d’autres responsables militaires en Europe.

Dans un document interne , découvert la semaine dernière, le chef de l’armée suédoise, le général Anders Brännström a ordonné à ses troupes de se préparer à une guerre en Europe, « d’ici quelques années ». contre des adversaires expérimentés .
« L’environnement mondial dans lequel nous vivons , également mis en évidence par les décisions stratégiques prises par [les politiciens] nous amène à la conclusion que nous pourrions être en guerre dans quelques années», a écrit Brännström.
Décembre, le chef de l’armée suisse André Blattmann a averti que le risque de troubles sociaux en Europe a été intensifié et que les citoyens devraient s’armer.
« La menace du terrorisme est à la hausse, les guerres hybrides ont lieu dans le monde entier; les perspectives économiques sont sombres et les flux migratoires résultant de personnes déplacées et de réfugiés ont pris des dimensions imprévues « , a déclaré Blattmann.

Les experts en sécurité Top en Allemagne ont également dit à la chancelière Angela Merkel en octobre dernier que la classe moyenne allait se « radicaliser » en raison des frontières ouvertes, de la politiques pro-migrants et qu’en conséquence un désordre intérieur pourrait en résulter
Les ventes d’armes à feu et d’autres armes ont été en forte hausse dans les pays comme l’Allemagne et l’Autriche et les récits d’attaques violentes perpétrées par les migrants ne font que continuer à les augmenter..

Pendant ce temps, en France, les forces de sécurité ont fait des préparatifs de troubles civils de masse au sujet d’ immigrants radicalisés tenant des quartiers entiers.

L’armée française fait des plans d’urgence pour la « réappropriation du territoire national, » la reconquête des zones perdues de villes, dans le cas où des populations immigrées armées pourraient obtenir des armes et devenir ouvertement hostiles aux autorités.

 

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