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Le PS préparait un coup d’état en cas d’élection de Marine Le Pen

Le PS préparait un coup d'état en cas d'élection de Marine Le Pen

Selon un rapport extraordinaire publié hier dans L’Obs, des hauts responsables du gouvernement PS sortant ont projeté d’organiser un coup d’État si Marine Le Pen, la candidate du Front national (FN), avait remporté l’élection. 

Le but de l’opération n’était pas d’empêcher Le Pen d’entrer en fonction. Le coup était supposé écraser des manifestations de gauche contre sa victoire, imposer l’état de siège, et installer Le Pen au pouvoir dans une alliance forcée avec un gouvernement PS.

« Personne n’ose imaginer ce que sera le lendemain du deuxième tour si Marine Le Pen l’emporte. Un embrasement s’annonce », écrit L’Obs, qui explique : « Les stratèges qui ont conçu ce plan B anticipent qu’au lendemain de la victoire du Front national le pays risque de se retrouver au bord du chaos. État de sidération, manifestations républicaines, mais surtout violences extrêmes, notamment de la part de l’ultra-gauche ».

« Le plan n’avait jamais été écrit noir sur blanc, mais tout était fin prêt », écrit L’Obs. « Son déroulé était si précisément envisagé qu’une poignée de membres du gouvernement, de directeurs de cabinet et de très hauts responsables de l’Etat peuvent encore la décrire de tête, étape par étape. (…) Pour en donner les détails, ‘L’Obs‘ a recoupé les éléments auprès de trois sources, au sein du gouvernement sortant et d’institutions de l’État ».

Le plan incluait le lancement d’interventions de police massives destinées à quadriller la France, et un coup quasi-constitutionnel lancé par un refus du Premier ministre sortant, Bernard Cazeneuve, de démissionner. L’Obs cite un haut responsable : « Le pays aurait été à l’arrêt. Le gouvernement n’aurait eu qu’une seule priorité : assurer la sécurité de l’État ».

En clair, on aurait tenté d’imposer une dictature militaro-policière en France. Des droits démocratiques fondamentaux sont déjà suspendus par l’état d’urgence, prolongé en permanence par le PS depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. La police peut interdire des manifestations, détenir des individus, et les assigner à résidence. Le projet rapporté par L’Obs aurait signifié l’usage maximal de ces pouvoirs afin d’imposer un état de siège et suspendre de manière permanente le fonctionnement normal de l’État.

Les Directions départementales de la sécurité publique (DDSP) auraient toutes, sans exception, fait part au ministère de l’Intérieur de leurs « craintes » d’une victoire Le Pen, alors que l’appareil d’État se préparait à une éventuelle crise post-électorale. L’Obs cite aussi une note du renseignement, déjà citée par Le Parisien : « Des mouvements d’extrême gauche, plus ou moins implantés, chercheront sans nul doute à organiser des manifestations dont certaines pourraient entraîner des troubles sérieux ».

En même temps, selon L’Obs, les syndicats de police faisaient pression pour obtenir le droit d’utiliser des armes létales contre des manifestants, dont des grenades de désencerclement et des lanceurs de balles de défense. « Les instructions données de ne pas utiliser tel ou tel matériel deviennent insoutenables », a déclaré un syndicaliste Unsa-Police.

A l’intérieur de l’appareil d’État, le refus de Cazeneuve de démissionner devait « geler la situation politique », selon l’une des sources de L’Obs, et en exploitant une particularité de la constitution, lancer un coup pseudo-constitutionnel contre le président nouvellement élu :

« Dans un premier temps, il est prévu qu’après le second tour de la présidentielle, le chef de gouvernement de remettra pas sa démission. Certes, le maintien en poste du Premier ministre est contraire aux usages républicains, mais sa démission n’est en rien une obligation constitutionnelle. Dans un second temps, le Parlement sera convoqué en session extraordinaire. Une date est même envisagée : le jeudi 11 mai. Ordre du jour : la crise nationale provoquée par les violences qui ont suivi le scrutin. Les députés se verront alors demander un vote de confiance ».

Le parlement aurait donc été sommé de donner un satisfecit pseudo-légal à un coup d’État mijoté par la police et le renseignement dans le dos des Français. Ce gouvernement pseudo-constitutionnel devait durer au moins jusqu’aux élections législatives des 11 et 18 juin, à supposer que les nouvelles autorités auraient permis le déroulement normal des législatives.

Ce que décrit ici L’Obs aurait été la suspension la plus grave des procédures démocratiques en France par les forces de sécurité depuis la guerre d’Algérie, quand des officiers partisans de l’Algérie française ont lancé un putsch à Alger en mai 1958. Ils ont ensuite lancé un coup, Opération Résurrection, pour renverser le gouvernement à Paris. Charles de Gaulle a profité de l’occasion pour s’arroger les pleins pouvoirs et ordonné à ses partisans de ré-écrire en vitesse la constitution, ce qui a produit la Cinquième République actuelle.

Le silence médiatique sur l’article de L’Obs est assourdissant. Ce reportage soulève des questions politiques fondamentales, ainsi que des questions sérieuses sur le gouvernement que va installer le nouveau président, Emmanuel Macron.

Y a-t-il d’autres scénarios à part l’élection de Le Pen dans lesquels la police et le renseignement suspendraient la constitution et imposeraient un état de siège ?

Et si le ministère de l’Intérieur traite de menace intolérable toute manifestation de gauche où des violences pourraient être commises, par des manifestants ou des provocateurs, prépare-t-on des opérations similaires pour réprimer des manifestations contre les politiques d’austérité et de guerre de Macron ? La police pourrait-elle réagir à l’exercice de droits de grève et de manifestation inscrits à la constitution en tentant d’imposer une dictature ?

Un quart de siècle d’austérité en France et à travers l’Union européenne après la dissolution stalinienne de l’Union soviétique ont transformé le capitalisme européen. Les inégalités économiques et la colère sociale sont à des niveaux record, et les vieux systèmes politiques et sociaux s’effondrent. La répression brutale l’année dernière de manifestations contre la loi travail du PS, imposée sans vote parlementaire dans le cadre de l’état d’urgence le plus long de l’histoire de France, témoigne du stade avancé de la décomposition de la démocratie française.

Dans ces conditions, les tentatives des responsables PS et de L’Obs de minimiser l’importance de son reportage sont profondément fausses. Leurs déclarations rassurantes selon lesquelles l’opération était constitutionnelle et aurait rapidement débouché sur le rétablissement du fonctionnement normal de la Cinquième République n’ont aucune valeur.

Le Premier ministre sortant Bernard Cazeneuve lui-même a crédibilisé le reportage de L’Obs par sa déclaration qu’il n’avait « aucunement l’intention de déserter le front de Matignon, au cas où Marine Le Pen emporterait la présidentielle ». Contactés par L’Obs dans le cadre de leur reportage, ses proches ont déclaré que Cazeneuve « n’a jamais, jamais mentionné ce scénario ».

Quant à L’Obs, le magazine insiste que le projet de coup était constitutionnel. Prenant au mot les responsables du PS, qui insistaient qu’ils auraient remis le pouvoir au nouveau gouvernement après les législatives, L’Obs conclut seulement que cela aurait été « une parenthèse inédite dans l’histoire de la République ».

En fait, si la police et le renseignement avaient tenté de mettre ces projets à exécution, ils auraient rompu visiblement avec les usages républicains et ouvert la voie à une rupture même plus large de la classe dirigeante avec les formes démocratiques. Cela aurait été le prélude à une confrontation violente avec les travailleurs, parmi lesquels un engagement profond subsiste envers la démocratie.

 

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Publié par le 22 mai 2017 dans général, Insolite, Politique

 

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Marine Le Pen promet « une monnaie nationale » sans forcément sortir de l’euro

Pour convaincre les partenaires européens, Marine Le Pen compte s'appuyer sur un référendum.
Pour convaincre les partenaires européens, Marine Le Pen compte s’appuyer sur un référendum. (Crédits : Vincent Kessler)
Marine Le Pen ne veut plus sortir de l’euro, et comme je l’ai déjà rapporté (Fin de l’Euro – Pendant que l’élite Européenne entame le « processus » à Davos, Marine Le Pen s’aligne et affine Sa « stratégie »), nostalgique de l’Ecu, elle veut une double devise dans l’UE . Je ne vois pas en quoi elle est « anti système » – La candidate du Front national compte « transformer l’euro monnaie unique en un euro monnaie commune ». Celle-ci ne ne concernerait « pas les achats quotidiens mais uniquement les grandes entreprises qui font du commerce international ».

 

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, assure que la France aura « une monnaie nationale » si elle est élue présidente de la République, dans un entretien au Parisien Dimanche.

« Nous aurons une monnaie nationale comme tous les autres pays et nous aurons ensemble une monnaie commune. Voilà, c’est aussi simple que ça (…) Moi, je pense que l’euro est mort », annonce Mme Le Pen au journal.

« Il faut maîtriser la monnaie et l’adapter à l’économie parce qu’aujourd’hui la monnaie unique est un boulet. Elle est en grande partie responsable du chômage de masse », estime-t-elle.

Et d’ajouter: « Je vais demander (à l’UE) de pouvoir maîtriser notre monnaie. Cela veut dire transformer l’euro monnaie unique en un euro monnaie commune. Monnaie qui ne concernera pas les achats quotidiens mais uniquement les grandes entreprises qui font du commerce international. »

Le Pen compte négocier avec les partenaires européens

La candidate du FN qui affirme au quotidien n’avoir « jamais dit que la France » sortira de l’euro, a régulièrement répété que, dès son élection, si elle remportait la présidentielle, elle entamerait une négociation avec l’UE pour « restituer au peuple français sa souveraineté monétaire, législative, territoriale, économique ». À l’issue de cette négociation, elle prévoyait un référendum sur l’appartenance à l’UE.

« Je vais mener ces négociations avec nos partenaires européens, parce que je sais que beaucoup partagent ce souhait de voir revenir au sein de leurs nations respectives ces éléments de souveraineté. Et je confierai aux Français le soin de décider de l’issue de ces négociations ».

A la question: « Quelle est votre arme pour convaincre vos partenaires?« , Mme Le Pen répond: « Le référendum. L’Union européenne s’est fourvoyée dans une vision radicale où elle a décidé de ne pas tenir compte de l’avis des peuples et de mettre en œuvre l’Europe à la schlague. Ce n’est plus admis par notre peuple. Il y aura donc derrière cette négociation le peuple français. »

Et si les Français répondent non au référendum, « je considérerai que je ne suis pas en capacité de rester en situation ».

Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse, a affirmé samedi à Paris que la négociation souhaitée par le FN sur l’Union européenne et l’euro en cas d’accession à l’Élysée de Marine Le Pen commencerait en 2018 et prendrait « plusieurs mois », voire « plusieurs années ».

Marine Le Pen récuse toute « contradiction »

Plus tard, dimanche, Marine Le Pen a récusé dimanche toute « contradiction » dans sa position sur l’euro. « Cela fait assez longtemps que je réclame la transformation de la monnaie unique vers la monnaie commune. Par conséquent, il n’y a là aucune contradiction. Oui, je pense que l’on peut parfaitement conserver l’euro monnaie commune », a déclaré la candidate FN à la présidentielle au micro de BFMTV, convié avec quelques médias à une visite imprévue sur le site de l’usine Altéo de Gardanne (Bouches-du-Rhône).

Source (Avec AFP)

 

 
 

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Des « sondages secrets » donneraient Marine Le Pen à près de 34% au 1er tour

La popularité de Marine Le Pen sous-estimée par les médias ?

Un éditorialiste au quotidien Le Figaro, a fait allusion à des données secrètes de vote qui montreraient Marine Le Pen à près de 34% parmi les intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle française.

Les enquêtes d’opinion révélées au public sous-estiment-elles la popularité de la candidate frontiste ? C’est ce qu’a laissé entendre Ivan Rioufol, dans un article daté du 16 mars, dans lequel il accuse les médias de prédire «le retour aux années 1930» lorsqu’ils évoquent la hausse de popularité du FN.

Voici l’article en question : Marine Le Pen peut déjà leur dire merci

Ils ne comprennent pas : comment Marine Le Pen peut-elle être aux portes du pouvoir, alors que les résistants au populisme ne cessent, depuis le 21 avril 2002, de lui faire barrage ? Enrico Macias n’a-t-il pas juré de rejoindre la Suisse si elle était élue ? Jean-Marie Le Clézio, Prix Nobel de littérature, n’a-t-il pas menacé de rendre son passeport ? Et Yannick Noah, et Olivier Py, semblablement prêts à l’exil. Et les autres pétitionnaires du show-biz, qui signent et re-signent contre la « bête immonde ». Quant aux médias, c’est à croire que plus personne ne les prend au sérieux lorsqu’ils dénoncent les « propos nauséabonds » du FN et prédisent « le retour aux années 1930 ». Trêve de plaisanterie : ces bravoures d’opérette ne pèsent rien, bien sûr, devant la colère française. C’est elle qui, il y a quinze ans, avait mené par surprise Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle (16,86 % des voix). Aujourd’hui, sa fille double ou presque le score au premier tour, dans des sondages qui circulent sous le manteau. Les belles âmes ont fait son succès. Elles pourraient lui offrir sa victoire en mai.

Le Front républicain rempile. Mais il étale son inefficacité : jamais Marine Le Pen n’a été si puissante, confrontée à la puérile ligne Maginot des belles âmes. Une victoire finale, farfelue il y a six mois, devient possible à mesure que les opposants se montrent incapables d’argumenter, sinon en criant au fascisme. La mobilisation anti-Le Pen met en branle un système somnambulique : celui qui a conduit la France à cet état insurrectionnel. Ce n’est plus tant la femme politique qui attire des électeurs que le rejet viscéral d’un monde faux qui se contente de ses excommunications. Les excédés veulent en finir avec l’humanitarisme des pharisiens. Les Révoltés reprochent aux Mirobolants d’avoir jeté l’opprobre sur leurs désirs d’enracinement ou de protection culturelle. Les faux gentils, monstres d’indifférence, auraient tout intérêt à se faire oublier. Mais la bêtise insiste toujours, avait prévenu Camus.

En fait, rien n’est moins convaincant que la propagande qui présente Emmanuel Macron, produit gazeux de la bien-pensance progressiste, en rempart du FN. Le cliché annonce la tromperie renouvelée. (La suite ici)

Mon entretien à Atlantico (ici), paru dimanche , sur mon livre La guerre civile qui vient (extraits ici)

La «ligne Maginot» politiquement correct des élites Françaises ne peut plus résister à la colère populaire des Français, écrit Rioufol, en faisant valoir que les menaces proférées par des intellectuels et des célébrités de gauche de quitter le pays en cas d’une victoire de Le Pen dopent effectivement sa campagne. De même pour l’alarmisme et les avertissements des médias sur un «retour aux années 1930».

Il n’en fallait pas plus pour que le journaliste Jean-Michel Aphatie, qui officie sur la radio d’actualité en continu France Info, l’interpelle sur Twitter : «Tiens, selon Ivan Rioufol […] des sondages cachés donnent plus de 30% à Marine Le Pen. Mais il faut les publier, cher confrère.»

«Tiens, Jean-Michel Aphatie se sent visé quand je parle […] des résistants d’opérette : la maréchaussée médiatique est en patrouille», a rétorqué l’éditorialiste.

Selon un sondage Ipsos Sopra Steria du 17 mars, Marine Le Pen est créditée de 27% des intentions de vote au premier tour des élections présidentielles, juste devant Emmanuel Macron (26%).

La question : « Pour quel candidat voteriez-vous au premier tour de l’élection présidentielle 2017 ? »

 

« Un score supérieur à 30% au premier tour, cependant, pourraient accroître considérablement les chances de continuer pour Marine Le Pen, et de gagner le 7 mai » écrit Zero Hedge  (qui titre « Marine Le Pen loin devant ses Rivaux selon des sondages secrets »)

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Les médias français et l’establishment politique envisagent maintenant ouvertement une victoire de Le Pen, avec de fréquentes références au Front National qui serait  « aux portes du pouvoir « , une éventualité qui jusqu’à récemment était considéré comme impossible.

 
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Publié par le 21 mars 2017 dans général, Politique, société

 

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A voir – Pourquoi et Comment les Sondages Fabriquent l’opinion publique et Favorisent certains candidats …

A voir cette vidéo pédagogique passionnante : Pourquoi et Comment les Sondages Fabriquent l’opinion publique et Favorisent certains candidats 

Qui se cachent derrière les instituts de sondages qui nous indiquent des mois à l’avance les intentions de vote ? Intrigués, deux citoyens anonymes ont mené leur propre enquête et révèlent, dans une vidéo argumentée publiée sur YouTube, le microcosme qu’il existe entre les instituts de sondage, la politique, le monde des médias et celui des affaires. Leurs conclusions laissent songeur

La vidéo « Il était une fois… les instituts de sondage » interpelle sur le petit monde qui gravite autour des structures à l’origine des enquêtes d’opinion. Elle met en lumière « des conflits d’intérêts en cascade » qui appelle à utiliser cet outil avec prudence. Des outils malheureusement largement utilisés par les médias de masse pour anticiper les votes, avec le risque d’influencer les indécis.

Voici en outre une infographie sur les médias français , seuls les principaux propriétaires des médias sont indiqués, plutôt que la multitude de petits actionnaires qui cohabitent souvent avec eux (1). (Voir aussi « Le pouvoir médiatique en France », une adaptation de cette infographie sous forme d’affiche, imprimée avec l’édition de décembre 2016.)

Alors qu’il existe plusieurs milliers de titres de presse en France (2), ne sont ici représentés que :

 les titres de presse écrite papier à diffusion nationale de type généraliste, économique et politique ;
 les titres de la presse quotidienne régionale ;
 la télévision nationale (et quelques chaînes de télévision locales) ;
 les canaux de radio à portée nationale ;
 certains sites d’information en ligne.

Enfin, les groupes indépendants des puissances d’argent (Société nouvelle du journal L’Humanité, SAS Le Canard enchaîné etc.) ainsi que la presse dite alternative ne sont pas représentés (3).

A voir aussi, la partie 1 : Les sondages sont-ils fiables ? Tout comprendre en 10 minutes

Voir aussi par Osons Causer : MÉDIAS : POURQUOI 10 MILLIARDAIRES CONTRÔLENT NOTRE INFORMATION ? 

 
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Publié par le 13 mars 2017 dans général, Politique, société

 

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Alors que Marine Le Pen est au plus haut dans les sondages – le risque sur le CAC 40 ainsi que le risque de crédit Français … explosent

Alors que Marine Le Pen est au plus haut dans les sondages (elle fait toujours la course en tête et accentue son avance au premier tour) l’incertitude règne sur les marchés, notamment le notre ici en France . Le marché inquiet « price » la montée en puissance de Le Pen comme étant un risque – à l’approche de l’élection . La montée des « populismes » effraye .

En effet,  selon divers sondages Le Pen (25,5%) devance Macron (19,5%) et Fillon (18,5%) au premier tour . Les intentions de vote des Français à la présidentielle, selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTELE et Sud Radio publié hier soir, confirment la présence de Macron au second tour face à Marine Le Pen et surtout l’accentuation du décrochage de François Fillon (qui réduit l’écart qui le sépare d’Emmanuel Macron dans un dernier sondage Opinionway publié hier). Les révélations du Canard Enchaîné lui ont fait perdre 19 points au classement des personnalités politiques préférées des Français.

Pendant ce temps, les marchés post Election présidentielle en France s’affolent : la spéculation monte encore d’un cran

Le « spread » français, qui mesure l’écart de coût de financement entre Paris et Berlin, est au plus haut depuis 2012. L’échéance de la présidentielle fait monter la pression, même si les chances de victoire du Front national sont faibles.

Positionnement tactique ou véritable défiance envers la France ? Une chose est sûre : l’approche de l’élection présidentielle française crée des remous sur le marché de la dette. La preuve en est la vive tension observée ce lundi sur le « spread » – autrement dit l’écart de taux entre la France et l’Allemagne. Cet écart, qui mesure le surcoût imposé à Paris pour emprunter sur les marchés par rapport à son ­voisin, a bondi à 77 points de base, son plus haut niveau depuis novembre 2012. Autrement dit, quand Berlin se finance à 10 ans à 0,36 %, l’Hexagone doit emprunter à 1,13 %. Et l’écart avec la Belgique atteint 12 points, contre 0 en ­septembre.

La conférence de presse de François Fillon, venu se défendre suite au « Penelopegate », n’a rien arrangé. Au contraire. Les marchés ne font que réévaluer chaque fois les chances d’un second tour avec Marine Le Pen et celles d’une ­victoire de la candidate, la seule à prôner la sortie de l’euro, comme elle l’a réaffirmé dans son programme le week-end dernier. Ce changement de devise engendrerait des pertes pour les créanciers de la France, comme l’a souligné dans « The Economist » l’analyste en chef de Standard & Poor’s, allant jusqu’à parler d’un défaut de paiement si la dette était convertie en francs sans aucune concertation.

La probabilité de voir le Front national accéder au pouvoir est très ­faible, comme le disent les analystes de JP Morgan dans une note parue le 3 février. Mais les investisseurs, notamment les étrangers, qui ne comprennent pas le système électoral français, estiment qu’elle augmente à chaque fois qu’un candidat jugé « pro­marché » voit sa cote reculer.

Le marché attaque le CAC (le risque explose) et la dette Française, qui devient donc plus onéreuse . Les taux long montent  . Tout ceci n’est pas sans conséquences  .

Selon Zero Hedge , Alors que Marine Le Pen est au plus haut dans les sondages ; le risque sur le CAC 40 est à un plus haut de 5 ans …et le risque de crédit explose – attention :

Oddchecker indique une incessante montée de Le Pen en popularité …

Les chances de victoire électorale de Marine Le Pen ont atteint leur plus haut niveau du jour au lendemain , et il semble que les investisseurs mondiaux commencent à paniquer et se protègent contre les conséquences ptientielles, concernant les actions française … (le CAC 40) 

Et comme le note Bloomberg, alors que les Français se préparent à choisir leur prochain président, les investisseurs vont jusqu’à payer pour se couvrir contre les fluctuations sur ce marché actions .

Le coût des options à trois mois sur l’indice CAC 40 s’est rallié et est à un plus haut de 5 ans par rapport à ceux de l’Euro Stoxx 50 .

Le premier tour des élections se déroulera le 23 Avril et le second le 7 mai … on se demande à quel point ce risque «relatif» peut aller avant que ne se produise un événement systémique … parce que le risque de crédit français est maintenant à son plus haut depuis 4 ans …

 
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Publié par le 15 février 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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Fin de l’Euro – Pendant que l’élite Européenne entame le « processus » à Davos, Marine Le Pen s’aligne et affine Sa « stratégie » …

Comme je l’ai précisé hier , concernant la Fin de l’Euro : Mario Draghi valide et l’élite Européenne en panique entame « le Processus » à Davos  . Pendant ce temps, de sont coté, MLP à la fois opportuniste et ambiguë, s’est vite alignée et pense aussi à l’après (et avant tout à arriver au pouvoir) . Dans les TOUS les cas – Qui que ce soit au pouvoir en France – l’Euro et l’Europe telle qu’on la connait arrive à sa fin . 

Marine Le Pen a imaginé ouvertement deux monnaies pour remplacer l’euro .

Une proposition (celle de l’euro ECU, qui est effectivement dans ses cartons) qu’elle avait déjà faite lors de la campagne présidentielle de 2012 et qu’elle a réitéré avant hier – et qui a créé une Polémique (de part l’ambiguïté volontaire de sa position) : 

Marine Le Pen présidente, les Français auraient deux monnaies, avait-elle expliqué mercredi. La candidate Front national à l’élection présidentielle souhaite mettre en place une « monnaie nationale » pour les Français au quotidien, éventuellement accompagnée par une « monnaie commune » pour les États et les grandes entreprises..

« Il est possible d’envisager pour les entreprises, ce qui a existé par le passé, qui était l’écu, une monnaie commune. C’est un peu compliqué, ça ne touche pas les 60 millions de Français, ça touche exclusivement les États ou les grandes entreprises », a-t-elle poursuivi. « Ça n’a pas été, c’est vrai, une grande réussite, mais on peut bien sûr envisager dans le cadre de cette négociation une coopération monétaire avec les pays d’Europe », a ajouté Marine Le Pen.

Le parti d’extreme droite tente de rassurer sur sa position de sortie de l’euro, majoritairement rejetée par les Français, selon les enquêtes d’opinion.  

Une monnaie commune nécessiterait l’accord des autres pays partenaires . (fondamentalement le point clef)

Elle a dans le même temps rectifié le tir tout en se réservant une marge de manœuvre en déclarant – « Il n’y aura pas deux monnaies en France »  . Elle joue sur les 2 tableaux en fait, c’est une position volontairement ambiguë – avant tout « opportuniste » :

Invitée mercredi de la matinale sur Europe 1, Marine Le Pen a réaffirmé sa volonté de sortir de la monnaie unique si elle était élue. Les ménages n’auraient plus accès à l’euro.

Marine Le Pen élue, l’euro ne circulerait plus en France, du moins pour les ménages, après la sortie du pays de la monnaie unique. C’est en tout cas ce que la présidente du Front national a indiqué, mercredi, sur Europe 1 : « Il y a aura une monnaie pour les Français, la monnaie nationale, pas deux monnaies. Pour les entreprises, il est possible d’envisager une monnaie commune qui touche exclusivement l’Etat ou les grandes entreprises. […] On peut envisager une coopération monétaire avec les pays d’Europe. »

« Dumping monétaire ». Pour Marine Le Pen, « l’euro a échoué, cette monnaie a entraîné une augmentation spectaculaire des prix et donc une baisse du pouvoir d’achat. Nous sommes victimes d’un dumping monétaire, cela fait perdre notre compétitivité. » Quant à la parité avec la monnaie unique de l’Union européenne, la présidente du Front national a indiqué qu’un nouveau franc équivaudrait à un euro.

Pour justifier son choix de quitter l’euro, la candidate FN s’est appuyé sur les « 140 économistes [qui parlent d’un échec de l’euro, NDLR], dont quatre ou cinq qui sont Prix Nobel d’économie. » Selon le FMi, cité par la candidat, ‘l’euro est sous-évalué de 6% pour l’Allemagne et sur-évalué de 15% pour la France, cela veut dire qu’il y a un différentiel de 21% de compétitivité du fait de cette monnaie unique. Cela nous tue », a insisté Marine Le Pen.

Vous l’avez bien compris , le FN s’adapte et a une position sans vraiment en avoir une (on appelle cela de la démagogie), tout ce qui compte, c’est être élu . (tout est bon pour le pouvoir)

 
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Publié par le 27 janvier 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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Jacques Attali : “Marine Le Pen sera vraisemblablement élue si rien ne change”

Maintenant une vidéo politique Jacques Attali: “Marine Le Pen sera vraisemblablement élue si rien ne change”  . C’est je pense ce que cherche à faire la gauche pour repasser en 2017 : faire monter le FN pour éclater la droite . Comme Mitterrand le fit .  Sachant que c’est lui et sa clique qui nous ont mis dans cette situation … !

Un jeu bien dangereux de l’élite mondial(iste) car faire renaître et monter un peu partout les populismes (par entre autres la crise des réfugiés pour l’Europe, etc) et les instincts de conservation (le conservatisme – nécessaire évidemment , mais quand il est bien dosé) , tout en cherchant à détruire les nations (qui permettent de fondre la population et de structurer une identité commune) , engendre un risque de guerre civile en France. 

En montant les « ethnies »  les unes contre les autres . 

Donc croyez moi, rien ne changera .

Meme si « le changement, c’est maintenant » (et « mon ennemi c’est la finance » – qui finance justement, nos partis politiques ..)

Enfin c’était …  : il ne s’est jamais produit. 

La Vidéo ICI

 
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Publié par le 31 mai 2016 dans général, Politique

 

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