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Une station spatiale chinoise devenue incontrôlable va s’écraser sur la Terre… Mais où ?

En Bref – Les chinois ont perdu le contrôle d’une de leur stations spatiales, elle fonce droit vers la terre mais on ne sait pas encore où elle va s’écraser (ce sera probablement le 1er avril 2018) …. Peut être dans le sud de la France . Les pièces en titanium devraient résister à la rentrée atmosphérique (en tout 10 % de sa structure dont les moteurs). Va-t-il y avoir des morts ??  Rassurant n’est ce pas !!! Z 

La station spatiale Tiangong-1 lancée en 2011 va bientôt rentrer dans l’atmosphère. Selon sa trajectoire, des débris pourraient éventuellement retomber sur la Corse ou la Côte d’Azur.

Même si le risque d’être touché par un débris tombé de l’espace est 10 millions de fois plus faible que celui d’être frappé par la foudre, tous les yeux vont regarder le ciel entre le 29 mars et le 6 avril.

C’est à cette période que la station spatiale chinoise Tiongang-1,mise en orbite en 2011, devrait redescendre sur terre, selon l’Agence spatiale européenne.

Le hic, c’est que les Chinois semblent avoir perdu le contrôle de cet engin, qui navigue en orbite de plus en plus basse, à quelque 250 km d’altitude. Sa rentrée dans l’atmosphère est donc inéluctable…

Projection de la trajectoire de la station chinoise

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Capture SatFlare

Au cours de sa chute, cette station de 8,5 t et de 10 m de long va en partie se disloquer, mais le risque que des débris retombent sur terre est réel.

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Capture ESA

La question est de savoir où. Selon l’ESA, la chute pourrait intervenir dans une large bande qui concerne l’Australie, l’Inde, l’Afrique, les Etats-Unis mais aussi la France, dans une zone incluant la Corse, Perpignan, Toulon ou Lourdes. A partir du 26 mars, tous les observatoires vont donc être placés en alerte.

D’ores et déjà, il est possible de suivre la trajectoire de la station spatiale chinoise pratiquement en direct.

Ce n’est pas une première puisque quelque 25 000 objets sont déjà retombés sur Terre. Le 27 janvier dernier, le second étage d’un lanceur Zenit s’était écrasé au Pérou, heureusement sans faire de victimes. En 1979, l’ancienne station spatiale américaine Skylab (90 t) était aussi rentrée dans l’atmosphère de manière incontrôlée.

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Publié par le 28 mars 2018 dans Climat - Environnement, Espace, général, Insolite

 

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On ne veut pas vous faire paniquer, mais une crise boursière va probablement éclater en 2019

Les taux continuent de monter (2.87) , parfaite corrélation inverse avec la bourse …. et le dollar suit aussi

Je suis tout à fait d’accord sur cette date prédite par Artus (pour moi ce sera entre 2019 et 2022) et sur le fait que « Tout laisse présager un éclatement du système » . En 2018 C’est possible que ça explose mais ça reste un peu tôt à mon goût , le système commence à craquer petit à petit on le voit fort bien – mais il faut le temps au temps … Z

Si l’on en croit deux indices boursiers et l’éminent économiste Patrick Artus de la banque Natixis, il faudrait s’attendre à une crise des actions dès l’année prochaine.

La semaine dernière, toutes les bourses du monde paniquaient. Le Dow Jones, à New York, a perdu plus de 9% en cotation boursière en quelques jours et l’indice S&P 500, qui regroupe les 500 plus grosses sociétés américaines, a perdu 1.000 milliards de dollars en capitalisation boursière, soit l’équivalent du PIB mexicain.

De l’autre côté de l’Atlantique, le CAC 40, à Paris, s’est effondré de plus de 2% entre lundi et vendredi et est repassé sous la barre des 5.200 points, du jamais-vu depuis plus d’un an. Idem au Royaume-Uni et en Allemagne, où les bourses de Londres et de Francfort ont lourdement chuté de 3% et ont terminé leur séance à la baisse.

Seulement, aucune autorité ne s’en est alarmée; aucun expert ou connaisseur des marchés financiers n’a crié au loup et ne s’est inquiété d’un nouveau retournement systémique, comparable à ce que nous avons observé en 2007 et 2008 lors de la crise des subprimes.

Pour grandir, il faut tomber

Au contraire, tout le monde semblait soulagé, presque rassuré de voir les bourses mondiales dévisser et retrouver des niveaux «économiquement acceptables». D’après Peter Garnry, chef stratégiste chez Saxo Bank, ces évolutions étaient même «une saine correction sur les marchés des actions»:

«Cette situation ne durera pas […]. Après la correction, les investisseurs en actions vont probablement acheter en fonction de l’inflation et faire remonter les actions, ce qui est un comportement classique de fin de cycle, vu pour la dernière fois en 2007.»

En gros, pour ce dernier comme pour la majorité des spécialistes, les niveaux boursiers ayant atteint des niveaux trop élevés, il était évident d’observer une baisse: on ne vend que quand le cours d’un titre est haut et on n’achète que quand il est faible. Et c’est précisément ce qui est arrivé.

En une semaine, la volatilité de la bourse a explosé, jouant au yoyo sur les titres. Les cours n’ont cessé de baisser puis d’augmenter, avant de chuter à nouveau pour enfin remonter. Lundi 12 février, Wall Street commença sa journée en forte hausse, «après une semaine calamiteuse».

Rassurez-vous, tout serait donc normal. Pas de panique, pas de risque, pas de peur, mais un simple réajustement des cotations afin de revenir à des niveaux normaux, en adéquation avec les réalités économiques. «Une nouvelle crise n’arrivera pas», ont l’air de répéter les investisseurs de tous pays: le capitalisme est trop fort et bien trop puissant pour laisser passer ça.

Les indicateurs dans le rouge

Seulement, cet événement se couple avec un autre phénomène assez inquiétant, déjà repéré par Slate en décembre dernier.

L’indice Shiller, un indicateur mathématique construit dans les années 1990 pour anticiper les bulles financières, a atteint des niveaux vertigineux. De 16,80, sa moyenne entre 1890 et aujourd’hui, il a dépassé début 2018 les 32 –une valeur supérieure à celle de 1929, lors de la grande crise boursière de New York, estimée à 30. Son niveau n’a été plus important qu’une seule fois, au début des années 2000: juste avant l’éclatement de la bulle d’internet, il atteignait 45.

Même l’indice VIX, indicateur de volatilité, communément appelé «l’indicateur de la peur» par les spécialistes, a atteint des niveaux menaçants.

Tout laisse présager un éclatement du système, malgré les discours rassurant des officiels. Pour eux, les bourses n’ont dévissé la semaine dernière qu’à cause de l’annonce d’un arrêt des politiques monétaires non conventionnelles, d’une hausse des taux directeurs et d’un retour de l’inflation. L’ordre spontané du marché devrait s’opérer et les indicateurs rentrer dans le droit chemin. Tel un phénix qui renaît de ses cendres, le capitalisme financier ne disparaîtra pas. Remercions ses capacités d’adaptation optimales et son réajustement automatique.

Des cours artificiellement gonflés

Peut-on vraiment y croire? Ce n’est pas ce que laisse entendre la très sérieuse banque d’investissement Natixis. Lundi 12 février, suite aux très nombreux articles sur le dévissage des bourses mondiales, l’économiste Patrick Artus a publié un court papier annonçant une très probable «crise des actions en 2019».

«La possibilité pour que des bulles-actions apparaissent aujourd’hui (nous regardons les États-Unis et la zone euro) est très élevée, avec les taux d’intérêt à long terme très inférieurs aux taux de croissance anticipés; en tenant compte d’une prime de risque actions “normale”, ceci conduit à une valorisation théorique très élevée des actions», explique-t-il.

Autrement dit, c’est parce que la confiance est au rendez-vous que la crise arrivera. En misant intensément sur les marchés financiers, sans forcément favoriser par l’investissement la relance de la croissance et la création d’emplois, on gonfle artificiellement les cours et on s’approche inévitablement d’un éclatement.

Artus va plus loin dans sa démonstration, avec sa publication «Quel type de crise devant nous? Probablement une crise des actions partant des États-Unis». D’après lui, «la cause la plus probable d’une crise serait la correction à la baisse du marché des actions, partant des États-Unis (où il est cher et fragile, car dépendant des rachats d’actions par les entreprises)».

Un an pour se préparer

En plus de ce que nous expliquions plus haut, où l’éclatement de la bulle serait dû au réajustement accéléré des indices sur la réalité économique, Patrick Artus considère que c’est précisément parce que la situation macroéconomique des États-Unis va s’améliorer qu’une crise nous pend au nez.

Du fait de l’instabilité et des craintes, les bourses ont et continuent d’accueillir énormément de liquidités émanant des investisseurs, ce qui a provoqué une hyperinflation des titres. Seulement, leurs valeurs seraient très fragiles, dépendantes de la santé réelle des entreprises et du niveau de rachat des actions.

«Or il va y avoir un ralentissement de la croissance aux États-Unis, puisque le retour au plein emploi va ramener la croissance vers le niveau plus faible de la croissance potentielle, et ce ralentissement pourrait déclencher l’arrêt des rachats d’actions qui provoquerait le recul du marché des actions aux États-Unis, ce recul se transmettant ensuite aux autres régions avec la corrélation forte entre les indices boursiers.»

D’où une crise prochaine, dès 2019. Il va falloir mettre de l’argent de côté et se préparer calmement à cette éventualité.

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Publié par le 14 février 2018 dans économie, général, International

 

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Sisyphe échouera, mais l’or grimpera

Bienvenue en 2018 – une année qui sera l’aboutissement d’au moins 105 ans de mauvaise gestion du système financier occidental par les gouvernements, les banquiers centraux et l’élite.

2018 sera une année de forte volatilité sur de nombreux marchés. Les actions sont maintenant en phase de fusion, et avant que les principaux marchés se retournent à la baisse dans la plupart des pays, nous sommes susceptibles d’assister à des mouvements d’épuisement final importants. L’année sera aussi marquée par une hausse de l’inflation beaucoup plus rapide que prévu. Cela inclura des taux d’intérêt plus élevés, des prix bien plus élevés pour les produits de base, comme la nourriture et le pétrole, ainsi qu’une baisse du dollar. Et plusieurs métaux de base vont se renforcer. Les métaux précieux ont terminé une correction de 2-3 ans en 2015 et reprennent maintenant leur mouvement vers de nouveaux sommets. J’en parlerai plus loin.

Depuis un siècle, une élite imprudente contrôle le système pour son profit personnel, et a ainsi accumulé une richesse extraordinaire. Les gens ordinaires pensent en avoir bénéficié en détenant ces choses matérielles que la plupart d’entre eux ne pouvaient pas se permettre, qu’il s’agisse d’une maison, d’une voiture, d’un ordi ou d’un iPhone… et tout cela à crédit, bien sûr.

Tandis que l’élite possède la plupart des actifs, les gens ordinaires détiennent la dette. Non seulement leur propre dette, mais aussi le fardeau de la dette publique que les gouvernements irresponsables ont accumulé, en y incluant les passifs non capitalisés comme les retraites et les soins médicaux. Lorsque le système financier s’effondrera, ce sont les gens ordinaires qui en souffriront le plus.

LE ROCHER DE SISYPHE DE 2 QUADRILLIONS $

Nous avons assisté à un siècle d’augmentation de la dette, qui est passée de presque zéro $ à 240 000 milliards $. La dette mondiale a doublé depuis le début de la Grande crise financière, en 2006. Cela a entraîné des bulles d’actifs et des surévaluations jamais vues de l’histoire. Si l’on inclut les passifs non capitalisés et les produits dérivés, le fardeau total s’élève à quadrillions $.

C’est cela, l’énorme tâche sisyphéenne à laquelle le monde sera confronté dans les années à venir. Même si les banques centrales et l’élite semblent inconscients, elles ne peuvent évidemment pas ignorer l’ampleur gigantesque du problème.

Nous savons que ces passifs ne pourront jamais être réglés – 2006-2009 n’était qu’une répétition générale. À la dernière minute, les banques centrales ont orchestré un vaste programme de sauvetage qui comprenait une réduction des taux d’intérêt, de l’impression monétaire, des garanties, des injections de liquidité, et qui permettait aux banques de valoriser la dette toxique à maturité. Ces mesures ont temporairement retardé l’inévitable effondrement. Il est peu probable qu’elles fonctionnent la prochaine fois, mais étant donné qu’il reste peu d’options aux banques centrales, elles essaieront encore la même chose. Mais, cette fois-ci, elles échoueront.

CRYPTO $, CRYPTO €, CRYPTO £

Dans mon article de mi-décembre, j’ai parlé d’une nouvelle monnaie mondiale, le Phoenix, basée sur la technologie blockchain, et de la probabilité que les gouvernements introduisent un tel système. Cela permettrait d’étouffer le fait que la monnaie fiduciaire ne vaut rien. La nouvelle « monnaie », basée sur la technologie blockchain, aurait une fausse valeur qui la rendrait difficile à rattacher à « l’ancienne » monnaie. La même chose s’est produite lorsque l’euro a été créé. De plus, tout comme les crypto-monnaies existantes, sa valeur serait massivement gonflée par la manipulation, ainsi que par la demande d’un public crédule. Les gouvernements utiliseraient cette nouvelle crypto-monnaie pour détourner l’attention du problème insoluble de la dette mondiale.

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Mark Carney, vient de déclarer que la BoE envisage sérieusement l’introduction d’une crypto-monnaie officielle en 2018, et qu’elle est en discussion avec d’autres banques centrales à ce sujet. La BoE travaille sur ce projet depuis 2015. La technologie aurait été testée de manière satisfaisante à l’été 2017. Il a déclaré : « Il s’agit d’une application très intéressante qui pourrait avoir une influence bénéfique sur la stabilité financière et l’efficacité. » Il a aussi dit : « Nous y travaillons. » Cela n’a évidemment rien à voir avec la stabilité financière puisqu’une autre monnaie fiduciaire, cette fois électronique, ne peut que très temporairement dissimuler que le monde est en faillite.

Il est clair que les banques centrales, comme j’en ai discuté dans mon dernier article, sont déjà sur le coup depuis un certain temps et voient dans les cryptos officielles une solution au problème de la dette mondiale, ainsi qu’un moyen parfait de contrôler l’argent. À travers la manipulation, elles peuvent créer facilement des quantités illimitées de crypto-monnaies et en faire monter la valeur. Elles peuvent aussi totalement contrôler l’argent des particuliers et leurs transactions. C’est le système Big Brother parfait, une autre tentative effrayante de sévèrement limiter l’argent et la liberté des individus.

Il est fort probable que les gouvernements occidentaux tenteront d’introduire un système de crypto-monnaie dans les prochianes années. On pourrait voir naître une USCrypto, une EUCrypto, une RUCrypto, etc. Il est également possible qu’il y ait une DTSCrypto (Droits de tirage spéciaux).

LA CHINE ET LA RUSSIE ONT DES PLANS DIFFÉRENTS

Mais il y aura plusieurs obstacles, vu qu’il est extrêmement improbable que des pays comme la Russie et la Chine acceptent une crypto-monnaie américaine, européenne ou britannique. Ces pays comprennent que ces nouvelles cryptos seront tout autant sans valeur que les devises qu’elles remplaceraient. La Chine et la Russie ont un plan différent. Elles vont introduire une (crypto) monnaie adossée sur l’or et le pétrole qui sera bien supérieure, et de loin, à toute nouvelle monnaie que l’Occident produirait. Avec cette devise, la Chine et la Russie deviendront les puissances économiques dominantes, tandis que l’Occident déclinera.

Ces changements majeurs dans les tendances économiques ne se produisent pas du jour au lendemain, mais sur une longue période. Néanmoins, 2018 sera probablement une année importante qui marquera le début de la fin du plus récent – mais certainement pas du dernier – système financier corrompu, qui dure depuis 105 ans.

FUSION BOURSIÈRE

 

Sur pratiquement tous les critères, les actions sont massivement surévaluées, et constituent un marché d’investissement très dangereux. Mais cela n’empêchera pas les bourses d’atteindre des sommets encore plus vertigineux, avant de s’effondrer. Les actions mondiales ont été évaluées à 25 000 milliards $ en 2008. Aujourd’hui, elles sont à 80 000 milliards $. Atteindront-elles 100 000 milliards $ avant l’effondrement ?

Depuis le creux de 2009, les actions sont clairement stimulées par l’expansion massive de la dette. Le crédit aux investisseurs et la dette sur marge sont maintenant à des extrêmes historiques et bien pires qu’en 2000 et 2007, comme le montre le graphique ci-dessous.

 

 

Le ratio dette américaine/PIB est passé de 30% en 1980 à plus de 100% aujourd’hui.

 

 

Les valeurs basées sur le cours des actions par rapport aux ventes, ainsi que sur le cours des actions par rapport à la valeur comptable, sont maintenant à des sommets historiques, comme le montrent les graphiques ci-dessous.

 

LES MATIÈRES PREMIÈRES PRÊTES À BONDIR

Les matières premières, par rapport aux actions, sont à des plus bas historiques et prêtes à se retourner de manière significative.

 

 

Les matières premières à court terme ont déjà entamé le mouvement haussier :

 

 

La Chine absorbe un pourcentage important de nombreuses matières premières – 50-70% de la production mondiale de charbon, et près de 50% de l’aluminium, du nickel, du zinc, du cuivre, du minerai de fer et du plomb :

 

 

LE DOLLAR US

Le dollar est dans une tendance baissière depuis 300 ans. Si l’on exclut la Guerre civile américaine, la chute a débuté après la création de la Réserve fédérale, avant de s’accélérer dans les années 1930. Après 1971, quand Nixon a aboli l’étalon or, le dollar s’est littéralement effondré. Au cours des 105 dernières années, le dollar a perdu 99% par rapport à la seule monnaie qui a survécu à travers l’histoire, c’est-à-dire l’or.

 

 

Le rallye du dollar entamé en 2008 a atteint son sommet en novembre 2016, tout de suite après l’élection de Donald Trump. À date, le dollar est en baisse d’un peu plus de 12% par rapport à ce niveau. La chute devrait s’accélérer en 2018. À moyen terme, l’indice du dollar atteindra 70, mais la cible, à terme, devrait être le niveau 40, soit une baisse supplémentaire de 56% par rapport à aujourd’hui. Rappellez-vous que nous mesurons le dollar par rapport à un panier de devises de pacotille qui déclinent toutes en termes réels, avec le dollar. C’est juste que le dollar chutera plus rapidement que les autres monnaies fiduciaires, dans cette course vers le bas.

INDICE DU DOLLAR 2016-2018

TAUX D’INTÉRÊT

Les bons du Trésor à 10 ans ont connu un plus bas en 2012, et ensuite un double-bas en 2016. Le plus bas de 2016 a révelé une divergence haussière sur les indicateurs de momentum, ce qui indique un changement de tendance.

Il est maintenant clair que la tendance à la hausse des taux est intacte. Dans les 3-5 années à venir, les taux seront probablement au moins aussi élevés que dans les années 1970, ce qui signifie au-dessus de 15%.

 

LA TENDANCE À LA HAUSSE DE L’OR S’ACCÉLÉRERA EN 2018

L’or, en dollars US, a connu un plus bas en 1999 et a grimpé pendant 12 années consécutives entre 2001 et 2011. Après une chute de trois ans, l’or a finalement atteint son plus bas en 2015. La tendance haussière entamée en 2015 a été lente, mais elle s’accélérera en 2018.

L’or, en euros, a connu une tendance haussière de 14 ans entre 1999 et 2012, mais il n’a baissé que pendant un an et a atteint son plus bas niveau en 2013. Comme l’or en dollars, la tendance haussière de l’or en euros a été lente, mais elle devrait fortement s’accélérer en 2018.

 

 

 

La demande pour l’or des pays de la Route de la soie continue sans relâche. Entre 1995 et 2017, la Chine, l’Inde, la Russie et la Turquie ont acheté plus de 35 000 tonnes. La tendance s’est accélérée depuis 2009, alors que la Chine a réalisé que le système financier occidental, basé sur les monnaies fiduciaires, ne survivrait probablement pas. L’Ouest vend de l’or, mais la Chine, elle, a accumulé 16 000 tonnes d’or depuis 2009.

 

 

La demande de la Route de la soie depuis 2009 a été considérablement plus élevée que la production aurifère annuelle. Avec la demande du reste du monde, les achats d’or de ces dernières neuf années ont épuisé les stocks d’or, y compris ceux des banques centrales occidentales, qui seraient nettement inférieurs aux chiffres officiels.

Seule la manipulation de l’or-papier a maintenu le prix de l’or aux niveaux actuels. L’or et les ETF échangés sur le COMEX entre les banques de négoce d’or et autres faux marchés n’ont rien à voir avec le métal jaune. C’est une fausse image qui se dissipera dans l’obscurité lorsque ces marchés échoueront.

L’année 2018 sera probablement une année charnière pour les marchés financiers. Des déficits budgétaires et commerciaux toujours plus élevés, des dettes en hausse constante, des taux d’intérêt maintenus artificiellement bas, de l’impression monétaire et de la fausse monnaie font tous partie de l’économie d’alchimie que le monde expérimente depuis cent ans. L’alchimie est une forme de sorcellerie. L’élite, depuis un siècle, semble posséder des pouvoirs magiques puisqu’elle a réussi à défier les lois de la natureMais cela va maintenant prendre fin, parce qu’ils ne réussiront pas à tromper tout le monde, tout le temps. Au bout du compte, le poids de la dette étouffera l’économie mondiale. Comme je l’ai dit au début, 2018 devrait être le début de la fin de cette période extraordinaire de l’histoire du monde.

La plupart des investisseurs, malheureusement, restent convaincus que cette période durera à jamais, avec les actions et les cryptos qui s’envolent vers de nouveaux sommets. Peu d’entre eux réalisent que nous approchons la fin de la plus grosse bulle de l’histoire.

Pour les quelques-uns qui comprennent l’importance vitale de la préservation de richesse, c’est le moment de posséder de l’or physique et de l’argent, ainsi que quelques actions aurifères. L’or et l’argent, dans les années à venir, atteindront des niveaux difficiles à imaginer. Mais il ne faut pas détenir les métaux précieux en vue de gains potentiels majeurs, mais comme une assurance contre les risques sans précédent dans l’histoire du monde.

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Publié par le 22 janvier 2018 dans général, or et argent métal

 

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L’UE et l’OTAN disent des «fake news» mais envisagent l’abolition de nos droits fondamentaux

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«On préfère ignorer les opinions du peuple»

Par Willy Wimmer, ancien Secrétaire d’Etat du ministre fédéral de la défense de l’Allemagne

On est à nouveau au point où le fait d’exprimer une opinion indépendante s’avère dangereux. On se retrouve dans la ligne de mire lorsqu’une opinion personnelle ne correspond pas aux directives gouvernementales officielles, aux lignes directrices de l’Union européenne ou au cadre géopolitique prescrit par Washington par le biais de l’OTAN. Au Bundestag, on n’a alors plus le droit de s’exprimer.1 On est poussé à quitter le Parlement pour raison de «dissidence». Il n’est donc pas étonnant que l’Assemblée plénière du Bundestag ressemble de plus en plus à l’Opéra Kroll2 ou à la Volkskammer [Chambre du peuple] de triste mémoire. A Berlin, le Sénat interdit des manifestations publiques en faveur du pluralisme des opinions.3

Selon notre Loi fondamentale, la libre formation de l’opinion est un droit fondamental pour tout citoyen. Elle n’a plus lieu. Où trouve-t-on encore dans nos grands médias l’expression des opinions divergentes prévalant dans la population allemande? Où le gouvernement doit-il débattre de ces avis divergents au sein du pays, s’ils n’existent plus dans le miroir des médias? Le gouvernement est donc libre de faire ce qu’il veut, dans le style d’un front populaire «à la mode de OTAN». Il peut ainsi sanctionner des opinions dissidentes de manière totalitaire. Le Ministère de la justice a ainsi développé un «Service pour l’externalisation de la censure et l’immunité des fausses nouvelles de l’OTAN».4

Selon la loi fondamentale, le développement des opinions et des volontés au sein de la population est la seule justification politique pour l’existence des partis politiques. On peut observer chaque jour à quel point ce processus est pourri. Les partis sont tous en train de dépérir. Là où ils existent encore, ils sont strictement alignés aux dirigeants de Berlin. Toute opinion déviante, pouvant mettre en danger le cartel des personnes au pouvoir à Berlin, est rapidement transmise à Berlin. On préfère ignorer les opinions du peuple, car elles pourraient contrecarrer la ligne directrice. Une fin immédiate de la carrière serait alors garantie. L’opportunisme est devenu la ligne générale des partis et a conquis maintenant tous les anciens partis représentés au Bundestag, sauf quelques rares exceptions. Finalement, on veut participer au gouvernement. Et ce n’est possible que si l’on suit la ligne générale belliciste de l’OTAN.

On a bien le droit d’attaquer l’actuel président américain Trump, à qui on a octroyé une interdiction d’entrer en contact avec son équivalent russe Poutine. Pourquoi? Parce qu’il y aurait danger d’un accord dans des questions importantes. Ces questions – soyons-en conscients – mettent en danger l’existence de toute l’humanité, ou seulement de nous, habitants de l’Europe centrale, si elles devaient être résolues de manière belliciste.

Mais où étaient la Chancelière et le Président fédéral et tous ceux qui boudent unanimement le nouveau président américain Trump, lorsque les présidents prédécesseurs plongèrent la planète dans la misère actuelle, pour laquelle ils demeurent les responsables exclusifs? Y compris le coup d’Etat en Ukraine, probablement mis en scène pour justifier le déploiement militaire contre la Fédération de Russie. Parjure et violation du contrat dominent la politique de l’Occident depuis 1992, et Belgrade fut la première victime en 1999.

Cette semaine, le Premier ministre britannique a tenté de mettre en relief l’essence de cette politique dans un discours concernant la politique de la sécurité, dans le style d’une «furie insulaire». Quiconque finance chaque année la BBC comme instrument de la dominance globale avec des centaines de millions de livres, dispose de bien des moyens entre leurs mains contre la concurrence.

Il faut que les gens courent après BBC et CNN. Un programme d’excellente qualité journalistique comme la RT russe devient alors un mal majeur, notamment quand la RT donne la parole à ceux en Europe et aux Etats-Unis qui refusent de participer aux préparations de guerres de l’UE et de l’OTAN. Mme Theresa May l’a clairement formulé dans son discours. Il s’agit de la supériorité de la «race anglo-saxonne» dans le sens de Cecil Rhodes, se matérialisant à nos jours dans le «nouvel ordre mondial». Pour atteindre ce but, il faut bien parfois éliminer une personne ou un pays récalcitrants, même si c’est dans la forme de la RT ou de «Sputnik». Mme May et d’autres disent «fake news» mais envisagent l’abolition de nos droits fondamentaux.     •

Willy Wimmer | 27 novembre 2017

Annotations de la rédaction:

1) Dans les divers groupes politiques du Bundestag allemand, la décision de donner la parole à leurs membres, au cours des débats parlemen-
taires appartient au comité du groupe. Celui-ci n’est pas attribué aux parlementaires ne suivant pas l’opinion majoritaire de leur groupe. Entre autres, c’est aussi Willy Wimmer qui en a fait l’expérience lorsqu’il critiqua la participation allemande à la guerre contre la République fédérale de Yougoslavie en 1999, déclenchée à l’encontre du droit international. Tout en étant un politicien ayant fait la preuve de grande compétence en défense et affaires extérieures, le groupe CDU/CSU lui a refusé le droit de s’exprimer. Dans une telle situation, la seule possibilité de prendre la parole dans le Bundestag reste la «déclaration personnelle».
2) L’Opéra Kroll à Berlin était le lieu des sessions du Reichstag (le Parlement allemand avant 1945) après l’incendie du bâtiment du Reichstag en février 1933.Ce lieu représente le symbole d’un Parlement n’ayant plus aucun pouvoir, étant aligné et soumis à un pouvoir exécutif dictatorial.
3) Le sénateur berlinois de la culture Klaus Lederer (Die Linke, la gauche) est intervenu pour empêcher la cérémonie de la remise d’un prix au journaliste Ken Jebsen. Le 14 décembre 2017, Jebsen aurait dû recevoir le «Prix Charlemagne pour la littérature et la journalisme engagé». La Neue Rheinische Zeitung Online remet ce prix. Au dernier moment, la location du lieu de la remise a été résiliée et les organisateurs ont annulé la remise du prix.
4) A la demande du ministre de la Justice Heiko Maas (SPD), le Bundestag (Chambre du peuple) et le Bundesrat (Chambre des Länder) ont adopté une loi, peu avant la fin du dernier mandat législatif fin juin 2017, menaçant les réseaux sociaux de peines lourdes s’ils publient des soi-disant «discours haineux». Ce n’est qu’une mesure étatique entre autres, prévues contre les soi-disantes «fake news», contre la «propagande russe», etc. Des critiques pensent que les réseaux sociaux, par crainte d’être poursuivis, effaceront ou supprimeront des vraies infractions pénales, mais également toute critique politique, notamment envers l’Union européenne et l’OTAN.

Willy Wimmer | 27 novembre 2017

Source: Zeit Fragen

 

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Mais où est donc le beurre ?

  © TENGKU BAHAR/AFP/Getty Images Café, oeuf à la coque, mais où est le beurre ?

© TENGKU BAHAR/AFP/Getty Images Café, oeuf à la coque, mais où est le beurre ?

Un coup dur pour les Français, champions de la consommation de beurre avec 8,2 kg de beurre par an et par habitant, suivis sur le podium mondial des Danois (6,4 kg/an) et des Allemands (6,1 kg), selon la Fédération internationale du lait. 

À l’origine de cette pénurie, une hausse de la demande dans les pays développés comme dans les pays en développement, après 30 ans de dédain des nutritionnistes pour le beurre, mais aussi l’appétit général pour les croissants et autres gourmandises au beurre, notamment en Chine.

« Avec la réhabilitation des matières grasses animales, la demande pour le beurre a explosé un peu partout dans le monde », commente Gérard Calbrix, directeur des affaires économiques à l’Association de transformation laitière française ( Atla ).

Or parallèlement à cette explosion de la demande, la Nouvelle-Zélande, plus gros exportateur mondial de lait, enregistre une baisse de sa production, tout comme l’Europe, où la fin des quotas laitiers il y a deux ans avait provoqué surproduction et chute des cours, poussant les éleveurs à réduire leurs tonnages.

En conséquence, les prix ont explosé : payé 2.500 euros la tonne en avril 2016, les cours du beurre ont atteint 7.000 euros la tonne l’été dernier.

 » En raison d’une pénurie de lait français, nos fournisseurs ne sont pas en mesure d’honorer nos commandes de beurre « , annonce une affichette dans un supermarché français

Les professionnels ont dû s’adapter

« J’ai déjà augmenté les prix avant l’été de 5 centimes sur les croissants. Là je pense qu’on va encore augmenter, les clients comprennent, on diminuera après », explique Thierry Lucas, gérant de la boulangerie des Plomarc’h, en Bretagne ( ouest ), qui emploie 14 salariés.

Dans certaines entreprises, la matière première vient réellement à manquer. Ainsi, les 10 salariés de la PME française Pâte Feuilletée François, qui fabrique des pâtes à tarte fraîches en gros, sont au chômage technique à 70 % de leur temps depuis près de trois semaines.

Les producteurs laitiers français, eux, ne bénéficient que très peu de cette envolée des tarifs du beurre, qui ne contribue pas à une hausse significative des prix du lait. Pire, en augmentant le volume de lait produit pour fabriquer plus de beurre avec la matière grasse, il risque de leur rester sur les bras une grande quantité de poudre de lait, déjà en surproduction dans l’Union européenne.

 

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Publié par le 26 octobre 2017 dans économie, général, société

 

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La prochaine crise est imminente. Mais d’où viendra-t-elle ?

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Nous devons nous attendre à ce que les crises financières se produisent plus fréquemment. En fait, elles sont quasiment devenues une caractéristique de la vie moderne, montre une étude menée par Deutsche Bank.

Selon les chercheurs, la prochaine crise financière est probablement déjà en préparation, et même si elle reste difficile à prédire, elle pourrait bien être provoquée par les plus grandes banques centrales du monde.

Depuis la disparition des accords de Bretton-Woods, qui avaient mis en place un système de taux change fixes après la seconde guerre mondiale, les crises financières sont devenues plus fréquentes. Dans les années 70, les États-Unis ont décidé de suspendre la convertibilité du dollar en or, mettant ainsi fin aux accords de Bretton-Woods.

La convertibilité de l’or, en liant les monnaies à une matière finie, contribuait à limiter le niveau de dettes qui pouvait être créé. La suppression de la convertibilité a donc été à l’origine d’une augmentation des déficits budgétaires, d’une augmentation du niveau de l’endettement. Tout cela a généré des déséquilibres mondiaux et de l’instabilité sur les marchés. En même temps, la réglementation des banques a également été assouplie.

Des cycles

Les gouvernements ont la possibilité de créer autant d’argent que nécessaire pour éviter une crise financière, mais cela même peut aussi jeter les fondations d’un autre problème, explique la Deutsche Bank. Ainsi, une crise suivante, potentiellement plus grave, peut apparaître parce que le problème n’a pas été supprimé, mais déplacé sur une autre partie du système financier.

On constate que la dette publique mondiale atteint quasiment 70 % du PIB, le plus haut niveau depuis la seconde guerre mondiale, en hausse de plus de 20 % depuis les années 70, selon la Deutsche Bank. « Nous pensons que cela rend l’économie mondiale actuelle particulièrement encline à traverser des cycles initiés par un essor économique, suivi d’une crise, puis d’interventions lourdes, puis d’une relance, et ainsi de suite », explique la Deutsche Bank. « Il n’y a pas de point naturel où l’on réalise une purge des excès en limitant la création de crédit ».

Selon la Deutsche Bank, les candidats susceptibles de fournir une origine à la prochaine crise potentielle sont nombreux. L’Italie est très lourdement endettée, son système bancaire est très affaibli, et son gouvernement est dysfonctionnel. En Chine, une énorme bulle immobilière s’est formée, qui alimente l’endettement du pays. Enfin, les partis populistes pourraient renverser l’ordre mondial actuel.

Mais le rapport s’inquiète également de la taille des bilans des banques centrales, qui n’a jamais été aussi importante. Il semble difficile de les réduire, alors que la dette publique atteint également des niveaux records et que les taux d’intérêt sont extrêmement bas. Pour les stratégistes de la Deutsche Bank, c’est sûr : il y aura bientôt un nouveau choc financier.

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Publié par le 12 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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ISF : yachts et lingots d’or ne seront plus taxés mais le gouvernement veut éviter la polémique

ISF : yachts et lingots d'or ne seront plus taxés mais le gouvernement veut éviter la polémique 

Des figures de la majorité ont créé la confusion en réclamant que les «signes extérieurs de richesse» ne soient pas exclus du nouvel ISF. Craignant une polémique, l’exécutif maintient un flou déjà présent dans le programme d’Emmanuel Macron.

C’est ce qui s’appelle un couac. Alors que le chantier de la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) devait être amorcé dans une relative discrétion par l’exécutif, une dissonance ayant rapidement viré à la cacophonie est venue mettre en lumière la réforme envisagée par le gouvernement. La raison de ce léger flottement dans la communication du gouvernement : l’incertitude quant à la taxation des «produits ostentatoires de richesse», et la crainte d’une polémique.

Tout commence le 28 septembre dernier lorsque le Premier ministre Edouard Philippe, invité de L’Emission politique sur France 2, assure qu’il «assume» la suppression de l’ISF pour le patrimoine mobilier et les actions, et donc son maintien principalement pour les possessions immobilières. Lorsqu’on lui demande si cette suppression concerne également les «signes extérieurs de richesse», le Premier ministre répond alors : «Vous avez parlé des yachts, des jets, vous auriez pu parler des montres, des bijoux… Je l’assume, notre objectif c’est de faire en sorte que le capital reste en France et même d’attirer des gens, y compris des gens riches, en France.» Rien, dans ses propos, ne semble donc annoncer le maintien de l’ISF pour ce type de biens qui, a priori, ne contribuent pas directement à la création de richesses.

Des voix dissidentes au sein de la majorité

Rapidement, la difficulté à assumer cette position, notamment face à une opinion publique qui serait susceptible de s’indigner de ces exonérations exceptionnelles, suscite l’inquiétude de plusieurs membres de la majorité. Joël Giraud, député La République en marche (LREM) des Hautes-Alpes, monte bientôt au créneau. En sa qualité de rapporteur général du budget, l’élu se montre plus que réticent à ce qui semble avoir été annoncé par Edouard Philippe sans concertation préalable. Dès le lendemain de l’émission de France 2, Joël Giraud se fend d’une mise au point dans les colonnes du Parisien, allant jusqu’à contredire frontalement le Premier ministre. «Les yachts, les jets privés, les chevaux de course, les voitures de luxe ou encore les lingots d’or ne sont plus pris en compte dans le nouvel impôt sur la fortune immobilière : ce n’est pas possible ! Des symboles de ce genre doivent être beaucoup plus taxés», s’indigne-t-il.

A compter de la parution de cet entretien qui révèle une profonde divergence au sein de la majorité sur la réforme de l’ISF, plusieurs voix se font entendre, parmi lesquelles celles de plusieurs ténors de la majorité. Le 30 septembre, c’est au tour de François de Rugy, président de l’Assemblée nationale, de marquer sa différence avec l’annonce faite par Edouard Philippe. «Pour les yachts de luxe, ça paraît logique», répond-il sur le plateau de France 3 lorsqu’on lui demande si les signes extérieurs de richesse seront inclus dans le calcul du nouvel ISF.

Le 1er octobre, François Bayrou réagit à son tour sur Europe 1. Selon lui, si la suppression de l’ISF sur certains biens participant au développement de l’économie est justifiée, elle ne l’est pas lorsqu’il s’agit d’«argent qui s’investit dans le luxe, dans l’hyper-confort ou dans les coffre-forts». Or, constatant que, d’après Edouard Philippe, les deux seront «protégés de la même manière», l’ancien ministre de la Justice s’agace, évoquant un budget 2018 «déséquilibré». Rappelant que ces exonérations devaient, selon les promesses de campagne d’Emmanuel Macron, permettre de dynamiser les entreprises, François Bayrou appelle alors le président de la République à «retrouver la logique qu'[il] avait défendue devant les Français» avant d’être élu.

Flou gouvernemental

L’affaire se corse encore le 1er octobre, lorsque Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, se propose d’apporter un éclaircissement à ce sujet sur le plateau de BFMTV. «Si votre question c’est  »Est-ce qu’on est favorable à surtaxer les produits ostentatoires comme les yachts ou les jets? », la réponse est « Oui, j’y suis favorable »‘», déclare-t-il. La confusion entre le «on» et le «je» maintient une certaine ambigüité. Pourtant, c’est bien là un ministre qui s’exprime. Faut-il alors voir là une évolution de la position du gouvernement face au début de grogne des parlementaires de la majorité ?

Au même moment, le ministre des Finances publiques, Bruno Le Maire, s’exprime sur RTL… et vient démentir les propos de Gérald Darmanin. «Je suis opposé à toute création d’une nouvelle taxe qui viendrait compléter l’ISF sur l’immobilier», explique-t-il. En apparence, il s’agit donc bien d’une réaffirmation des propos tenus par Edouard Philippe la semaine précédente… en contradiction avec son propre collègue chargé des comptes publics. A ce stade, difficile d’y voir clair.

Peut-être est-ce là le fruit d’une ambigüité antérieure, à savoir celle déjà présente dans le programme d’Emmanuel Macron. Lorsqu’il était candidat, ce dernier n’a en effet jamais clarifié sa position quant à l’ISF. Contrairement à ce qu’affirme François Bayrou, le candidat Macron n’a jamais véritablement lié la suppression de l’ISF à une éventuelle dynamisation des entreprises. «L’ISF coûte cher à notre pays. Progressivement supprimé dans tous les pays de l’UE, l’ISF persiste en France et conduit des centaines de contribuables à s’expatrier chaque année», pouvait-on lire dans le programme du futur président. A partir de cette seule mention, il est difficile d’affirmer qu’Emmanuel Macron trahit son programme, tout comme il l’est d’affirmer qu’il y est fidèle…

Des mesures symboliques pour ne pas offusquer l’opinion

A quoi faut-il dès lors s’attendre concernant l’ISF ? A priori, celui-ci devrait bien être réformé afin d’en exclure la quasi-totalité des biens, exception faite des biens immobiliers. Jusque là, la cohérence avec les annonces gouvernementales précédentes est assurée, et justifie le nouveau nom de ce qui deviendra donc l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Sauf rétropédalage, les fameux «signes extérieurs de richesse» ne devraient donc pas être concernés.

Mais le cafouillage entre l’exécutif et certains parlementaires ainsi qu’au sein du gouvernement lui-même n’aura pas été sans conséquence : Bruno Le Maire a récemment apporté une nuance. «Un véhicule à grosse cylindrée, on peut durcir le malus sur la pollution ; je suis également prêt à envisager une nouvelle tranche pour la taxe de francisation, en fonction de la taille du bateau», a-t-il déclaré dans la foulée de son interview sur RTL. Autrement dit, c’est par le biais d’impôts annexes que ces biens devraient être taxés, évitant ainsi de les inclure dans l’ISF. «S’il faut surtaxer, il y a des taxes qui existent déjà pour les Ferrari et des yachts, on peut augmenter ces taxes», renchérit Gérald Darmanin le même jour sur BFMTV, confirmant ainsi que le gouvernement, tout en ayant conscience que le sujet est délicat par sa nature à émouvoir l’opinion, ne veut pas céder.

Sans précisions supplémentaires sur la manière dont ces «signes extérieurs de richesse» pourraient être imposés, il est néanmoins certain que ni les lingots d’or, ni les chevaux de course ne seront par exemples concernés. Nul ne peut en outre dire si ces mesures permettront réellement de compenser le manque à gagner du futur IFI par rapport à l’ISF, ou s’il s’agit d’une effet d’annonce destiner à désamorcer une polémique naissante. Peut-être Gérald Darmanin, au détour d’une phrase, a-t-il cependant apporté un début de réponse à cette question : «Il s’agit de montrer que symboliquement ce budget n’est pas un budget de riches».

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Publié par le 4 octobre 2017 dans économie, général

 

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