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Les démocrates exigent maintenant une enquête contre le chef du FBI accusé d’avoir laissé Moscou faire élire Trump !!

Le chef de la minorité démocrate du Sénat américain, Harry Reid, exige une enquête contre le patron du FBI James Comey qu’il accuse d’avoir laissé Moscou interférer dans l’élection américaine dans le but de faire élire Donald Trump.

James Comey savait que Moscou interférait dans l’élection américaine dans le but de faire élire Donald Trump, a estimé samedi le chef de la minorité démocrate du Sénat américain, Harry Reid.

L’information a été révélée vendredi soir par le Washington Post, qui cite une évaluation de la CIA selon laquelle la Russie est intervenue pour faire élire le milliardaire.

« Le FBI disposait de ces informations depuis longtemps », a affirmé M. Reid sur MSNBC. « Mais, M. Comey, qui est républicain, a refusé de divulguer cette information sur l’interférence de la Russie dans l’élection présidentielle ».

Le Sénat et les autres agences gouvernementales notamment chargées de la sécurité nationale devraient « lancer une enquête sur M. Comey » car « il s’agit d’une question de sécurité », a estimé M. Reid.

Pour autant la ministre de la Justice Loretta Lynch, sous l’autorité de laquelle se trouve le FBI, n’a pas besoin de démettre M. Comey de ses fonctions. « Ce serait une action inutile », a estimé M. Reid, qui accuse James Comey d’avoir « laissé tomber le pays pour des raisons partisanes ».

Le responsable démocrate a surnommé M. Comey « le nouveau J. Edgar Hoover », du nom de l’ancien directeur du FBI (1935-1972) connu pour avoir espionné des opposants politiques.

James Comey a déjà été au centre d’une controverse quand il a révélé à la fin de la campagne présidentielle avoir découvert de nouveaux emails de l’ex candidate démocrate Hillary Clinton, du temps où elle était chef de la diplomatie, relançant un scandale politique.

Début octobre, le département de la Sécurité intérieure (DHS) et la direction du renseignement (DNI) –qui chapeaute les 17 agences de renseignement– avaient conclu que la Russie avait piraté les comptes de personnalités et d’organisations politiques dans le but « d’interférer dans le processus électoral américain », sans préciser la nature de l’interférence.

L’équipe de transition de Donald Trump et le parti républicain ont rejeté samedi les conclusions de la CIA.

Pour tenter d’y voir plus clair avant de remettre les clés de la Maison Blanche à Donald Trump le 20 janvier, Barack Obama a ordonné un rapport exhaustif sur les piratages informatiques menés pendant la campagne.

Le successeur de Harry Reid au Sénat début janvier, le sénateur de New York Chuck Schumer, a demandé de son côté une enquête bipartite du Congrès.

 
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Publié par le 12 décembre 2016 dans général, International, Politique

 

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Tentative de « Coup d’état Soft » – Selon un rapport secret de la CIA, la Russie a aidé Trump à gagner l’élection : les démocrates veulent maintenant « empêcher la prestation de serment de Trump » !!!

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Pour commencer cet incroyable développement qui pourrait mener vers une guerre civile aux Etats unis – Vous vous souvenez que Les Clinton et Soros ont lancé la « Révolution Pourpre en Amérique, hé bien aprés l’histoire du recomptage des votes (toujours en cours) l’affaire prend de l’ampleur et les services de renseignements US entrent dans la partie . Selon un rapport secret de la CIA, la Russie a aidé Donald Trump à gagner l’élection , on se demande si Trump va arriver (qui plus est vivant) jusqu’à l’investiture en Janvier . C’est absolument énorme ce qui se joue en ce moment, du jamais vu :

Une évaluation secrète de la CIA conclut que la Russie a interféré dans l’élection présidentielle américaine pour aider Donald Trump à l’emporter, rapporte vendredi le Washington Post, qui s’appuie sur des responsables ayant pris connaissance de ce rapport.

L’article du quotidien a été publié après que le président Barack Obama a ordonné un rapport complet sur les piratages informatiques menés pendant la campagne présidentielle, sur fond d’interrogations persistances sur la nature des interférences de Moscou dans le scrutin.

L’équipe du président élu des Etats-Unis a immédiatement rejeté les conclusions de la CIA, jugeant que les analystes qui y sont parvenus « sont les mêmes que ceux qui disaient que (l’ancien président irakien) Saddam Hussein disposait d’armes de destruction massive ». « L’élection a pris fin il y a déjà un bout de temps et elle s’est soldée par l’une des plus larges victoires de l’histoire au niveau du collège électoral. Il est temps de passer à autre chose et de ‘Rendre sa grandeur à l’Amérique' », a expliqué l’entourage de M. Trump dans une allusion au slogan de campagne du candidat républicain victorieux.

À en croire le Washington Post, des personnes liées à Moscou ont fourni au site WikiLeaks des e-mails piratés sur les comptes de l’ancien directeur de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, John Podesta, et du parti démocrate, entre autres. « La communauté du renseignement estime que l’objectif de la Russie était de favoriser un candidat par rapport à un autre, d’aider Trump à être élu », a indiqué au Washington Post un haut responsable mis au courant d’un exposé fait par le renseignement à des sénateurs. « C’est le consensus ».

Des agents de la CIA ont indiqué aux élus qu’il était « assez clair » que le but de Moscou était d’aider M. Trump à gagner, d’après des responsables qui ont parlé au journal. Le Post note toutefois que l’évaluation de la CIA est loin de constituer un rapport en bonne et due forme reflétant la position des 17 agences américaines du renseignement. Et, explique le Post, des interrogations demeurent. Le renseignement américain ne dispose ainsi d’aucune preuve montrant que des responsables du Kremlin auraient « ordonné » à des intermédiaires de transmettre les e-mails piratés à WikiLeaks, note un interlocuteur du quotidien.

Selon Zero Hedge, c’est ni plus ni moins Une tentative de « Coup d’état Soft »  – Trump  Furieux dénonce le rapport « Secret » de la CIA selon lequel la Russie l’a aidé à gagner : 

Le dernier article «sans preuve »  du WaPo, selon laquelle la CIA a publié une évaluation « secrete » affirmant que la Russie a aidé Trump à gagner la présidence, pourrait avoir des conséquences énormes non seulement pour l’administration Trump, sur le prochain vote collège électoral, mais pour les Etats-Unis eux-même.  

Cette Nuit la guerre de la  propagande médiatique a escaladé après la publication vendredi d’un article par le Washington Post(qui la semaine dernière a admis avoir utilisé des infos non vérifiées, ou fausses dans une tentative de décrédibiliser d’ autres sites de soi-disant «fausses infos») selon lequel une secrète évaluation CIA a révélé que la Russie a cherché à faire basculer l’ élection présidentielle américaine du mois dernier en faveur de Donald Trump, une conclusion présentée sans aucune preuve réelle, et qui a attiré une réprimande extraordinaire, et la colère du camp du président élu.

«Ce sont les mêmes personnes qui ont dit que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive » , l’équipe de transition de Trump a dit, en lançant une contre offensive contre l’agence d’espionnage. « L’élection a pris fin il y a longtemps dans l’ une des plus grandes victoires du collège électoral de l’histoire. Il est maintenant temps d’avancer et de ‘Make America Great Again.  »

 Le rapport du Washington Post vient après que le président sortant Barack Obama a ordonné un examen de tous les cyberattaques qui ont eu lieu au cours du cycle des élections 2016 , au milieu de plus en plus d’appels par le Congrès pour avoir plus d’informations sur l’ampleur de l’ ingérence russe dans la campagne. Le journal a cité des responsables informés sur la question en disant que les individus ayant des liens avec Moscou ont fournis a WikiLeaks des emails piratés du Comité national démocrate, dont ceux du chef de campagne (podesta) et d’ autres personnalités de la campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton.

Sans l’ombre d’une preuve fournie, et en dépit du propre aveu de Wikileaks  » que la source des courriels n’était pas russe, l’attaque lancée par le WaPo affirme que les messages électroniques ont été régulièrement « fuités » par les russes via WikiLeaks dans les mois précédant l’élection, altérant les chances de Clinton dans la course à la Maison Blanche. Essentiellement, selon le WaPo, le but des Russes était d’aider Donald Trump à gagner – et non pas seulement à saper le processus électoral américain, faisant allusion à une tentative par Poutine de contrer Hillary .

Un côté intéressant du papier du Wapo de la nuit dernière et de la réponse de l’équipe de Trump est qu‘il y a maintenant une guerre ouverte entre Trump et la CIA, comme Chuck Todd de de NBC l’a observé dans une série de tweets vendredi …

Déclarations auxquelles Glenn Greenwald a fourni le meilleur contre-argument :

(..)

Cependant, dans cette mini tempête de Tweets,  l’aspect le plus important fut la suggestion à peine voilée que , en plus de la Russie, à la fois le FBI et la présidence Obama ont empêché Hillary de devenir le prochain président des États – Unis …

… Ce qui , à la lumière de ces superbes nouvelles allégations non prouvées et sans fondement, peut maintenant très bien lui permettre de renouveler ses aspirations.

* * *

Ainsi , c’est là la dernière tentative du WaPo d’attiser les feux d’une propagande sans preuves, que le WaPo qualifierait lui même de « fausses infos » – C’est une histoire qui a des implications dramatiques.

Voici les deux seules citations qui comptent :

« … Il n’y a pas de preuve claire – même maintenant », a déclaré Rep Devin Nunes (R-Calif.), Le président de la commission du renseignement et membre de l’équipe de transition de Trump « Il y a beaucoup de sous-entendus, beaucoup de preuves circonstancielles, c’est tout.  »

* * *

« … Obama veut le rapport avant qu’il ne quitte ses fonctions le 20 janvier, a annoncé Monaco. L’examen sera dirigé par [LE MENTEUR PROUVE] James Clapper, le directeur sortant du renseignement national, ont indiqué des responsables. »

Ou, comme un lecteur l’ a dit, cela est une tentative de « coup soft » par les dirigeants de la communauté Intel (les services, l’état profond – ndlr) et de l’administration Obama pour influencer le vote du collège électoral, semblable au roman des années 1960  » Sept jours en mai . »

Pour enfoncer le clou et légitimer la chose (ce nouvel « agenda » de  » l’état profond » et de l’establishment US) , Nate Silver « Calcule » que Hillary aurais gagné Si il n’y avait pas eu Comey (FBI) ni la Russie : du coup les démocrates sortent du bois et l’affaire prend une autre ampleur – pour les démocrates «la priorité maintenant est d’empêcher la prestation de serment de Trump » 

Comme le rapporte Zero Hedge :

Dans le sillage immédiat de l’article WaPo hier soir révélant une évaluation  « secrete » de la CIA selon laquelle la Russie (sans la moindre preuve) a aidé Trump à gagner l’élection, nous avons expliqué – en cinq points – comment cela n’était rien de moins qu’une «tentative de coup d’état en douceur » par les dirigeants de la communauté Intel américaine (= l’état profond, via les services, ndlr) et de l’administration Obama d’influencer le vote du collège électoral. *

Peu après, l’éminent phare de la pensée libérale , Paul Krugman, a confirmé que cet agenda a rapidement pris forme quand il a tweeté que « nous aurons un président qui a perdu au niveau du vote populaire de 2,1%, et qui a gagné grâce au FBI et à Poutine. Et ses supporters exigeraient le respect. Euh, non.  »

Il a poursuivi: « A noter également que la CIA n’a communiqué ses résultats qu’après l’élection, le FBI a éclaboussé Clinton avec son histoire – qui se révéla être littéralement une fanfaronnade – 10 jours avant », et il conclu avec fureur que «Le gros problème, du moins pour moi, est comment maintenir la colère populaire sur un feu doux, plutôt que de la faire bouillir , car le chemin de la justice sera long (09:24 – 10 décembre 2016).  »

Ce fut la première salve. Elle a été suivi rapidement par de nombreuses autres voix libérales qui ont non seulement conclu que s’il n’y avait pas la Russie, Trump n’aurait pas gagné, et que sans la participation du directeur du FBI Comey et de Vladimir Poutine, Hillary aurait gagné les principaux swing states, et donc la présidence. Affaire au point, le statisticien Nate Silver qui, en même temps que tous les autres experts, a dénoncé radicalement une fraude électorale, et est maintenant à la recherche de boucs émissaires. Il apparaît qu’ils en ont trouvé.

Et ainsi, avec Krugman établissant le strapontin idéologique et le «génie statistique» Nate Silver validant ce strapontin fabriqué de toutes pièces en calculant les chances de victoire de Hillary si elle n’avait pas été « victime » du FBI et des pirates du gouvernement russe, les démocrates sont sortis du bois, avec un autre commentateur libéral, Keith Olbermann, exposant la nouvelle ligne du parti en disant que «la priorité maintenant (pour les démocrates , ndlr) est d’empêcher la prestation de serment de Trump :

Par ailleurs, incarnant le mouvement de contestation anti-trump qui prend de l’Ampleur – Michael Moore met en garde contre « Quelque chose de fou pourait se produire pour stopper Trump de devenir Président »

Est ce que le cinéaste prédit une tentative d’attenter à la vie de Trump ?

Le réalisateur, fervent opposant au magnat de l’immobilier, mais aussi l’un des seuls qui avait prédit sa victoire, a lancé lors de l’émission Late Night with Seth Meyers sur NBC, un appel pour évincer Donald Trump.

« Il n’est pas encore président, non? », a-t-il la

ncé au public du show. « Ne croyez-vous pas, quel que soit votre bord politique, que ça a été la plus folle année électorale? Rien de ce qui avait été prédit ne s’est déroulé comme prévu, au contraire. Alors n’est-il pas possible, juste possible, que dans les six prochaines semaines, quelque chose d’autre se produise, quelque chose de fou auquel personne ne s’attend? »

Par delà l’indéniable talent de bateleur de Michael Moore, la procédure électorale américaine permet, en théorie, qu’une telle volte-face se produise. D’autant qu’il ne reste pas six semaines avant l’échéance de décembre.

Après qu’un des grands électeurs républicains, a d’ores et déjà annoncé dans le New York Times qu’il voterait contre Trump lors du collège électoral malgré la « tradition » US de respecter le vote et le mandat donné par les électeurs , la question devient plus que jamais pertinente – Les grands électeurs peuvent-ils empêcher Trump de devenir président, dans ce qui ressemble à une Tentative de « Coup d’état Soft » par l’establishment et l’état profond ?

Hé bien figurez vous que La presse américaine a déjà étudié les différents scénarios possibles à l’issue de la réunion du Collège électoral du 19 décembre prochain, qui pourrait décider de choisir une autre personnalité républicaine pour succéder à Barack Obama – comme le rapportent les médias mainstreams :

 
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Publié par le 11 décembre 2016 dans général, INSOLITES Du Dimanche, International, Politique

 

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Un reporter affirme que l’homme qui l’a brutalement enlevé en Syrie travaille maintenant avec la CIA

Le kidnappeur d’un journaliste, qui avait notamment tiré deux balles dans la cheville de celui-ci après l’avoir enlevé en Syrie en 2014, apparaîtrait dans la vidéo récente d’un groupe de rebelles syriens soutenus par les Etats-Unis.

«C’est avec une certaine surprise qu’en regardant une vidéo d’un groupe de rebelles [syriens] soutenus par l’Occident (…), j’ai reconnu le visage du nouvel allié des Etats-Unis dans leur guerre contre l’Etat islamique». C’est par cette phrase que le journaliste Anthony Loyd entame son surprenant témoignage, dans les colonnes du journal britannique Times du 3 septembre 2016.

Le «nouvel allié» américain dont il est question n’est autre que l’homme qui l’a enlevé, maintenu en captivé puis blessé par balles en Syrie, il y a tout juste deux ans. Sur la vidéo qu’il dit avoir visionné, l’homme brandit une kalachnikov à l’issu d’une bataille remportée par des rebelles soutenus par la CIA, dans la ville d’Al-Rai, près de la frontière turque.

L’histoire commence en 2014, lorsqu’Anthony Loyd, ainsi qu’un photographe du nom de Jack Hill qui se trouvait avec lui, sont capturés par un gang de kidnappeurs sur le chemin de la Turquie, après plusieurs jours de reportage dans la ville d’Alep en proie à la guerre civile. Le leader du groupe de ravisseurs, Hakim Anza, est selon le journaliste un homme que le photographe et lui connaissaient depuis deux ans, et qui les avait hébergés la nuit précédente.

Après une tentative de fuite ratée, Loyd et son collègue sont tous deux passés à tabac par Hakim Anza, qui décide également de lui tirer deux balles dans la cheville, afin d’éviter toute nouvelle tentative d’évasion. Le journaliste rapporte qu’en lui infligeant ce supplice, le bourreau l’aurait traité d’«agent de la CIA».

Par la suite, des hommes armés se présentant comme des officiers de police des forces rebelles permettent la libération des deux étrangers.

Aucune réaction des autorités américaines

Deux ans plus tard, après avoir découvert le visage d’Hakim Anza sur la vidéo de rebelles syriens, Anthony Loyd écrit au Commandement central des États-Unis, afin de demander comment un tel preneur d’otage pouvait bénéficier de l’aide militaire américaine – mais n’a à ce jour obtenu aucune réponse.

Au moment de nouer de nouvelle alliances en Syrie, conclut le journaliste dans son article du Times, Washington «ferait bien de se rappeler l’acte de trahison dont a fait preuve Hakim».

Des rebelles syriens à la «modération» douteuse

Si les Etats-Unis soutiennent officiellement des mouvements rebelles syriens «modérés», en lutte à la fois contre l’Etat islamique et les forces loyalistes de Bachar el-Assad, certaines révélations viennent parfois compromettre le caractère «non-extrémiste» de ces groupes armés.

Mi-juillet, par exemple, une vidéo diffusée sur internet montrait des combattants syriens liés à un groupe financé par la coalition internationale menée par les Etats-Unis en train d’égorger un enfant d’une dizaine d’années.

 
 

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Egon Von Greyerz : Les gens doivent maintenant se préparer à un effondrement économique mondial massif

ALERT: Legend Warns That People Must Now Prepare For A Massive Global Collapse

J’avais diffusé ce papier en version courte, voici une version complète – Alors que nous nous dirigeons vers le 2nd trimestre de l’année 2016 après un début d’année complètement fou sur les marchés financiers, aujourd’hui l’homme qui est devenu une légende pour ses anticipations de quantitative Easing(Planche à billets), dans les fluctuations des devises et sur des événements mondiaux majeurs vient d’avertir kingworldnews sur le fait que les gens doivent maintenant se préparer à un effondrement économique mondial massif.

Egon von Greyerz fondateur de Matterhorn Asset Management & GoldSwitzerland – Les gens doivent maintenant se préparer à un effondrement économique mondial massif.

Egon von Greyerz: ” Les valeurs bancaires indiquent dorénavant aux investisseurs que le temps est venu de retirer l’argent et les actifs du système bancaire. Comme vous le savez Eric, nous avions averti les investisseurs bien avant la crise de 2006-2009 à sortir du système bancaire. A cette époque, les banques avaient été sauvées par un plan de sauvetage global de 25.000 milliards de dollars, mais cela ne se reproduira pas. Le crédit à travers le monde a augmenté de 70% depuis 2006 et le système bancaire ainsi que l’économie mondiale se retrouvent maintenant dans une situation bien pire qu’ils ne l’étaient à cette époque là.

Lors de la dernière crise, les gouvernements ont sauvé le système financier avec le plus grand programme de renflouement externe des banques (bail-out) par l’État(le contribuable) de toute l’histoire. Ainsi, les déposants bancaires comme les banquiers ont été sauvés par des programmes massifs d’impressions monétaires et de crédit.

Alerte: Sortir du système bancaire

Tout ceci s’est fait bien sûr au détriment des citoyens ordinaires qui supportent dorénavant l’augmentation massive de la dette publique. Bien que tous les gouvernements dans le monde augmentent de façon exponentielle leur dette, personne ne s’est jamais posé la question quant à son remboursement. Et bien sûr, la dette ne sera jamais remboursée. Au lieu de cela, au cours des prochaines années, elle implosera au travers d’une vague de défauts souverains. Dans le même temps, tous les actifs qui ont été gonflés par cette dette imploseront également comme les actions, les biens immobiliers et les obligations.

Vous savez Eric, la prochaine fois, les banques ne seront pas sauvées par les gouvernements. Au lieu de cela, on assistera à un renflouement interne (Bail-in). Cela signifie que l’argent et les actifs des déposants seront utilisés pour sauver les banques. Mais puisque la plupart des banques ont un effet de levier de 20 à 50 fois ce qu’ils possèdent voire beaucoup plus si l’on prend en compte les dérivés, les actifs des clients ne seront pas suffisants pour sauver les banques. Par conséquent, je m’attends à ce que l’on assiste au plus grand programme mondial d’impression monétaire de tous les temps. Bien entendu, cette stratégie ne sauvera pas le monde, mais cela aura pour conséquence de provoquer une onde de choc hyperinflationniste dans premier temps qui sera ensuite suivi d’une implosion déflationniste.

Effondrement des valeurs bancaires

Pour en revenir aux valeurs bancaires, actuellement, elles s’effondrent à la fois aux États-Unis et en Europe. Aux Etats-Unis, elles viennent d’atteindre un plus bas de plusieurs années par rapport aux autres valeurs du marché et en Europe les valeurs bancaires ont chuté de 20% en quatre semaines. Les actions Deutsche Bank et Credit Suisse sont maintenant revenus à leur plus bas de 2009. L’augmentation récente de l’impression monétaire par la BCE n’a eu qu’un effet très court terme, et maintenant, c’est bien l’odeur du sang que l’on renifle un peu partout. C’est une certitude absolue que la plupart des banques sont insolvables si l’on prend en compte leurs actifs toxiques au prix actuel du marché. Un quantitative Easing(Planche à billets) ne changera rien à la situation, mais cela pourrait donner un répit de quelques mois aux banques.

Il est très clair pour moi que les valorisations des valeurs bancaires nous montrent ce que certains d’entre nous ont vu depuis un certain temps, à savoir que nous entrons maintenant dans une période où le marché commence à reconnaître que d’importants risques menacent le système financier. Ironie du sort, la politique des taux d’intérêts à zéro ou négatifs des banques centrales contribue également à la mort des banques. Tout d’abord les banques ne peuvent pas gagner une véritable marge sur les dépôts. Deuxièmement, les faibles taux tuent totalement toute incitation à déposer de l’argent. Sans épargne importante, les investissements diminueront également. Et dans une économie déflationniste avec des taux bas, il est impossible d’obtenir un réel retour sur investissement sans prendre de gros risques.

Les alertes répétées du FMI

Le FMI met désormais en garde contre le risque systémique sur le marché de l’assurance-vie. Avec des taux aussi faibles, ces sociétés ne peuvent pas obtenir un rendement suffisant pour leurs clients. Ainsi, cette industrie qui pèse 24.000 milliards de dollars prend des paris très risqués dans le but d’obtenir des rendements plus élevés. La même chose se passe sur le marché des pensions de retraite. La plupart des fonds de pension, à la fois privés et publics, sont sévèrement sous-financés. Lorsque cette crise aura pris fin, il ne restera plus grand chose pour les retraités pauvres.

Un grand nombre d’indicateurs dans le monde entier nous indiquent que l’économie mondiale rentre maintenant dans une grave récession. Le commerce mondial décline rapidement comme les bénéfices dans de nombreux pays. La production industrielle est en train de chuter également et au Japon par exemple, elle est maintenant tombée à son plus faible niveau depuis 2011. Les problèmes de la Grèce ne sont toujours pas résolus, leurs banques sont dans le pétrin, le taux de chômage est de 25% et le PIB est en baisse de 27% depuis le début de la crise.

Désastre en Grèce et à travers l’Europe

Rappelez-vous que pendant la grande dépression des années 1930 aux États-Unis, le PIB avait chuté de 32% et la Grèce n’est pas loin de ce niveau. Le problème est que la Grèce est en faillite et la seule solution consiste pour elle à faire défaut, à quitter l’Union européenne et à mettre en place une nouvelle monnaie. La situation n’est pas meilleure en Italie, en Espagne, au Portugal voire même en France. Les marchés émergents étaient le moteur de la croissance pour l’économie mondiale. La Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie représentaient 50% de la croissance mondiale au cours des 15 dernières années. Mais avec l’effondrement du prix des matières premières, tous ces pays assistent maintenant à un effondrement sévère de leur économie.

Avec tous ces pays dont on voit l’économie se détériorer, la Banque mondiale ne cesse de réviser à la baisse le PIB mondial. Pour l’année 2015, ses prévisions sont passées de 4% l’an dernier à 2% en Janvier, et aujourd’hui elle anticipe 2,5% de croissance pour l’année 2016. Je m’attends à ce qu’elle anticipe une croissance négative pour 2017.

Effondrement économique mondial

Avec un système financier extrêmement fragile et une économie mondiale qui décline rapidement, la préservation de son patrimoine devient un enjeu majeur. Dans certains pays, les marchés actions ont considérablement rebondi après la chute à laquelle nous avions assisté en début d’année, mais je m’attends à ce que la crise reprenne bientôt. Et quasiment chaque marché financier a chuté par rapport au cours de l’or en 2016.

Depuis le début de l’année, l’or se comporte bien, ayant progressé de 7 à 18 % en fonction de la devise. C’est en dollars que l’or a le plus grimpé, de 18 % depuis le début de l’année, alors que le billet vert se déprécie par rapport aux autres monnaies. Par rapport au Franc suisse, par exemple, le dollar a baissé de 5 % depuis janvier. Je pense que la baisse du billet vert va s’accélérer dans les mois à venir alors que ce dollar surévalué démarre sa descente vers sa valeur intrinsèque, qui est de zéro. La plupart des autres devises suivront dans son sillage. Vu la dévaluation continue des devises, mesurer un rendement ou un patrimoine en euros ou en dollar n’a aucun sens. L’or est bien sûr le meilleur étalon, car il s’agit de la seule monnaie qui a survécu à l’épreuve du temps.

Comme vous le savez Eric, je pense qu’il est essentiel de posséder de l’or physique et de la conserver en dehors du système bancaire et à l’extérieur de votre pays de résidence. Ne pas le stocker dans des banques est évident parce que si le système bancaire vient à s’effondrer, votre or ne sera plus accessible et ce pour longtemps. Plus vraisemblablement, si une banque fait faillite, les clients découvriront alors que leur banque a donné leur or à quelqu’un d’autre ou qu’elle l’aura vendu.

La raison pour laquelle il doit être stocké en dehors de votre pays de résidence a été prouvé à maintes reprises dans l’histoire. Lorsque les gouvernements sont sous pression, ils deviennent oppressants. A de nombreuses reprises dans l’histoire, beaucoup de gens voulaient quitter leur pays. Ce fut le cas par exemple avec les Juifs en Allemagne et les Asiatiques en Ouganda. Beaucoup d’entre eux avaient placé leur or dans un autre pays comme la Suisse, ce qui leur avait permis d’avoir des fonds pour redémarrer après la guerre. En outre, quand une monnaie est sous pression comme le dollar le sera, il y aura un contrôle des changes. A ce moment là, votre argent sera bloqué. Il est également probable que les gouvernements forceront les gens à utiliser leur épargne pour acheter des obligations d’Etat pour soutenir l’économie en faillite du pays. Ces obligations d’Etat seront bien sûr devenues sans valeur une fois que les gouvernements en auront émis une quantité illimitée.

Un avantage pour les résidents américains est que l’or physique stocké sous leur propre contrôle aux Etats-Unis n’a pas à être déclarés à l’IRS. Tout gain en raison d’une vente doit être naturellement déclaré.

Le cours de l’or va monter en flèche

Nous avons acheté beaucoup d’or pour nos clients en 2002, lorsqu’il était à 300 dollars l’once. Il s’est ensuite envolé jusqu’à 1900 dollars pour valoir aujourd’hui 1240 dollars. À ce niveau, son prix ajusté à l’inflation réelle est quasi le même qu’en 2002. Non seulement l’or n’est pas aujourd’hui en odeur de sainteté, mais il est aussi sous-évalué.

En outre, l’or a maintenant terminé sa correction et reprend une tendance haussière à long terme vers de nouveaux sommets. Ainsi, non seulement l’Or est la meilleure garantie permettant de protéger son patrimoine, mais c’est également un excellent investissement au niveau du cours actuel.

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Publié par le 14 avril 2016 dans économie, général, International

 

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L’Italie à l’OTAN : Parlez Avec la Russie maintenant, ou vous le Regretterez plus tard …

Roberta Pinotti

Le ministre italien de la Défense Roberta Pinotti a appelé l’OTAN à revoir sa politique d’endiguement de la Russie vers celle du dialogue, sinon elle va le regretter plus tard.

La ministre italienne de la Défense Roberta Pinotti a commenté la relation OTAN-Russie, appelant l’Alliance à revoir sa politique.

« La Doctrine de l’OTAN prévoit la politique d’endiguement et celle du dialogue. Nous avons parié sur la dissuasion.Maintenant, enfin, il est temps pour le dialogue,sinon nous allons le regretter « , a t-elle dit dans une interview au journal italien La Republica.

La politicienne a noté que c’est l’Allemagne qui a le premier appelé à la reprise des négociations entre l’OTAN et la Russie, en le qualifiant de « geste raisonnable ».

Elle a également félicité les résultats de la récente réunion entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue américain John Kerry.

Le deux se sont rencontrés samedi en marge de la Conférence sur la sécurité à Munich pour discuter de la désescalade de l’implication militaire dans le conflit syrien.

Les négociations ont suivies une réunion du Groupe  de soutien international de la Syrie à Munich plus tôt jeudi, qui a abouti à l’adoption d’un communiqué final qui a appelé à ce que de l’aide humanitaire soit apportée rapidement à toutes les zones assiégées en Syrie, et fixant un délai d’une semaine pour mettre en œuvre les mesures pour mettre fin aux hostilités dans le pays.

Roberta Pinotti a reconnu que la mise en œuvre des initiatives adoptées serait un véritable examen pour toutes les parties impliquées. Elle a également appelé à un cessez le feu militaire, notant toutefois l’existence d’annonces bellicistes fortes.

« Si cette guerre nous échappe, elle pourrait devenir implacable, » a t-elle déclaré.

La politicienne a également commenté l’implication de l’OTAN dans la lutte contre la crise des réfugiés en Europe, en nommant la mer Egée de « front sud » qui devrait être plus attentivement surveillée par l’Alliance.

Dans une question distincte, Roberta Pinotti a exhorté les autorités égyptiennes à enquêter sincèrement et soigneusement sur la mort récente de l’italien doctorant de Cambridge Giulio Regeni, qui plus tôt en Février a été retrouvé mort dans un fossé à la périphérie du Caire, montrant des signes de torture.

Les autorités égyptiennes ont d’abord été blâmées pour sa mort à cause d’un accident de la route, mais une seconde autopsie menée en Italie déterminé qu’il avait été soumis à une torture brutale.

Pinotti a parlé d’un crime horrible et inadmissible et a dit que l’Italie va décider comment réagir quand ils auront les résultats de l’enquête égyptienne.

Source , traduction resistanceauthentique

 
 

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L’or démarre 2016 en trombe : faut-il acheter maintenant ?

L'or physique retrouve de l'attrait (©DR)

L’or physique retrouve de l’attrait. (© DR)

Porté par la baisse des indices boursiers, l’or retrouve son statut de valeur refuge. Est-il encore temps d’acheter ?

Dans un contexte de marchés marqué par un regain de volatilité et la hausse des taux d’intérêt directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed), l’once d’or a tiré son épingle du jeu depuis le début de l’année. Le métal jaune a gagné un peu plus de 5% tandis que le SP 500 cédait presque 6%.

Pour Nitesh Shah, stratégiste chez ETF Securities, l’or physique a bénéficié des flux acheteurs les plus élevés depuis août 2015. « L’or est traditionnellement un havre de paix quand les marchés sont en stress. Alors qu’un grand nombre d’intervenants se demandent pourquoi les actions baissent aussi vite et aussi durement, d’autres se précipitent sur l’or qui attire toujours en cas de panique sur les marchés. Ils achètent du métal jaune en attendant de trouver un bon point d’entrée sur les valeurs cycliques» observe-t-il dans une note publiée le 25 janvier.

L’or fait mieux que les actions

Cette surperformance de l’or est-elle le prélude à un nouveau rallye haussier ? Stratégiste chez UBS, Joni Teves fait remarquer que le métal jaune avait déjà connu une telle situation début 2015. Une sorte de « déjà  vu » en quelque sorte. Bien qu’il observe des similitudes avec la situation passée, l’expert de la banque suisse pointe des différences importantes. A commencer par le ton prudent du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) qui a propulsé l’once d’or sur ses plus-hauts depuis novembre dernier à proximité de sa moyenne mobile à 200 jours.

En effet, le FOMC semble s’interroger sur la vigueur de la croissance économique aux Etats-Unis alors qu’il vient à peine de commencer un nouveau cycle de hausse des taux. Cette incertitude a pesé sur les marchés d’actions et favorisé le métal précieux, toujours considéré comme une valeur refuge. A cela, il faut ajouter le ralentissement de l’activité en Chine et la chute des prix du pétrole qui poussent les anticipations d’inflation à la baisse et augmentent les risques financiers sur les emprunts privés à haut rendement.

Dans le même temps, la demande d’or physique reste importante. En 2015, la Chine a importé 774 tonnes d’or depuis Hong Kong, un volume en croissance de 3,1% sur l’année. Tandis que l’Inde aurait importé 567 tonnes (+8%) selon des données compilées par Natixis. Les experts de la banque française soulignent que ces pays représentent à eux deux environ 45% de la demande mondiale d’or. Joni Teves, chez UBS, note quant à lui que les exportations combinées de Hong Kong et de la Suisse vers la Chine ont atteint un record de 170 tonnes d’or en décembre 2015. Mais comme le reconnait lui-même le stratège suisse, il faut rester prudent avec les statistiques de décembre. Autrement dit, si la tendance de fond reste solide, rien ne montre à ce stade la moindre accélération.

Dans ce contexte, est-il encore temps d’acheter de l’or et à quel prix ? Stéphanie Aymes, responsable de l’analyse technique à la Société Générale nous fournit un début de réponse. L’once d’or a rebondi sur un support solide situé vers 1.045 dollars tout en dessinant deux figures de retournement haussier : un double creux et une tête-épaules inversée. Dans le même temps, les principaux indicateurs techniques (Stochastique et RSI) ont atteint des plus-bas historiques. Bref, techniquement, c’est le moment d’y aller d’autant que les données mensuelles présentées en chandelier dessinent une autre figure haussière en étoile du matin.

Néanmoins, l’analyste ne voit pas dans ses objectifs un potentiel de hausse très important à court terme. Il faudra se contenter dans un premier temps de viser une zone comprise entre 1.130 et 1.136 dollars

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Publié par le 1 février 2016 dans économie, général, or et argent métal

 

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Cette bombe à retardement menace maintenant l’ensemble du système financier mondial !

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Avec la constante incertitude sur les marchés financier, aujourd’hui kingworldnews met en vedette un entretien percutant avec l’un des plus grands hommes d’affaires qui a évoqué qu’une bombe à retardement menaçait maintenant l’ensemble du système financier mondial.

James Turk: “Il y a eu un grand changement à la Réserve fédérale, Eric, et celui-ci a de profondes répercutions pour le dollar américain. Et malheureusement, ce n’est pas une évolution positive…

Ce changement assombrit les perspectives pour le dollar, et il n’a reçu que peu d’attention, voire aucune de la part des médias de masse. Jetez un oeil à ce remarquable graphique ci-dessous.

dollar

Le capital de la Fed a plongé du jour au lendemain de 58,7 milliards de dollars à 39,5 milliards de dollars. La Fed a perdu pour 19,2 milliards de ses capitaux propres. Voici un aperçu du bilan de la Fed « avant et après » pour que les lecteurs puissent faire la comparaison.

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Conséquences de ce changement, l’effet de levier utilisé par la Fed, autrement dit son passif divisé par ses capitaux propres, est passé d’un niveau déjà élevé de 76,6(4496,523 milliards de dollars / 58,7 milliards de dollars) au ratio abasourdissant de 113,6 (4488,840 milliards de dollars / 39,6 milliards de dollars)

Le levier de la Fed équivaut désormais à celui de LTCM avant sa faillite

ltcmPour mettre ces chiffres en perspective, ils sont similaires à ceux de Long Term Capital Management qui était un hedge fund apparu en 1994 et dont la quasi-faillite en 1998 fit courir un risque majeur au système bancaire international et créa des perturbations importantes sur les marchés financiers. L’effet de levier utilisé par la Fed est tellement important que les autres banques centrales leveragées, comme la BCE, semblent prudentes en comparaison.

Jamais la Fed n’a eu un effet de levier aussi important qu’aujourd’hui et il s’agit probablement de la banque la plus leveragée du monde. Il s’agit d’une évolution alarmante. Cela signifie que si la valeur des actifs de la FED baisse ne serait-ce que de 0,88 %, alors les capitaux propres de la FED seront engloutis, rendant la Fed aussi insolvable que les banques qu’elle essaie de maintenir à flot.

En réalité, la Fed est probablement déjà insolvable sur la base d’une comptabilité « mark to market » (valorisation des actifs à leur valeur réelle sur les marchés). On sait que la Fed possède dans son bilan encore beaucoup de papier qu’elle a acheté durant la crise de 2008 à des banques insolvables. Si ces actifs devaient être liquidés, le produit de la vente serait bien inférieur à leur valeur comptable. Avec la hausse des taux d’intérêt, il est probable que la valeur de marché de ses obligations à long terme ait décliné. Cependant, la Fed se garde bien de refléter ces pertes sur son bilan.

C’est pourquoi, on peut supposer que la valeur des actifs de la Fed est déjà inférieure, et sans doute même bien moindre, que les 99,12 % de leur valeur d’origine nécessaire pour assurer la solvabilité de la Fed.

Des risques énormes pèsent sur le dollar

voltaireLa Fed fait peser un risque énorme sur le dollar, et plus généralement sur le système financier dans son ensemble, y compris sur les banques. C’est pourquoi il est important de comprendre pourquoi les capitaux propres de la Fed ont autant plongé.

Chaque année, la Fed verse un dividende à ses actionnaires que sont les banques, ce dividende ayant pour objectif de compenser les capitaux qu’elles ont investis. Après le versement de ce dividende, tout bénéfice supplémentaire est reversé au gouvernement américain.

La banque centrale américaine vient en effet d’annoncer qu’elle verserait près de 98 milliards de dollars de dividendes au département du Trésor au titre de 2015, selon des données préliminaires publiées lundi. Un record, qui efface celui de l’année précédente. En 2014, la Fed avait déjà versé près de 97 milliards de dollars. Ces sommes énormes furent possibles grâce à la taille exceptionnelle du bilan de la Fed, qui lui a permis d’engranger des profits records.
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Mais l’énorme versement de l’année dernière ne fut pas suffisant pour le gouvernement américain. Les politiciens en voulaient plus. Ils ont donc manœuvré via une clause peu connue du « Fixing America’s Surface Transportation Act », signé par le président Obama le 4 décembre.

Les politiciens désiraient que cette loi, prévoyant de dépenser 305 milliards de dollars en 5 ans, soit financée sans augmentation des impôts. Une telle hausse, en plus de mettre en péril le budget des ménages, n’aurait que réduit davantage la consommation. Les politiques ont donc cherché des sources de financement alternatives partout où il y avait de l’argent à gratter.

Il est important de noter que les 19,3 milliards de capital qu’ils ont pris à la Fed sont des cacahuètes par rapport à la dette fédérale de (18900 milliards de dollards – le graphique de la FED n’ayant pas été mise à jour depuis que la dette publique s’est envolée de 674 milliards de dollars au mois de novembre et sans compter quela FED avait reconnu récemment avoir retrouvé 2700 milliards de dette supplémentaire en soulevant un coin de moquette…..+ de 100.000 milliards de dollars de dette via des promesses financières non budgétisées). En clair, les 19,3 milliards sont insignifiants au regard de la dette totale du gouvernement fédérale. La source de financement de cette nouvelle loi envoie un message d’alerte. Il nous montre l’énorme pression à laquelle le gouvernement fédéral est soumis.

Une bombe à retardement qui menace le système financier mondial

La situation financière des États-Unis est tellement catastrophique que le gouvernement cherche de l’argent partout où il peut en trouver et à tout prix. L’argent pris à la Fed ne vaut pas grand chose, étant donné que ces 19,3 milliards de dollars ne représentent quasiment rien face à la montagne de dette que le gouvernement fédéral a crée elle-même.

Ce qu’il faut retenir, c’est que tandis que la Fed parle de normalisation de son bilan et envisage de revenir à un portefeuille d’actifs d’environ 850 milliards de dollars, au même niveau qu’avant la crise de 2008, la réalité est toute différente. La Fed n’a rien fait pour réduire sa voilure. L’énorme plongeon de ses capitaux propres rend son bilan encore plus anormal et inquiétant que jamais.

Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant que l’or et l’argent connaissent un si bon début d’année. »

Source via BB

Pour mettre en perspective, voici le Leverage des banques systémiques mondiales, au 3ème trimestre 2014 (J.-P. Chevallier – chiffres conservateurs en 2016)

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Publié par le 27 janvier 2016 dans économie, général, International

 

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