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L’Ukraine nationalise sa première banque dans une tentative pour éviter un effondrement du système bancaire

Des personnes font la queue devant la PrivatBank, le 18 mars 2014.

L’Ukraine a annoncé dimanche 18 décembre au soir la nationalisation de la première banque du pays, la PrivatBank, dans une tentative pour éviter un effondrement du système bancaire dans cette ancienne république soviétique ravagée par la guerre.

Le gouvernement ukrainien a expliqué, dans un communiqué, être à « 100 % propriétaire de PrivatBank et garantir le fonctionnement ininterrompu de cette institution et la sauvegarde de l’argent de ses clients ».

Le président ukrainien Petro Porochenko a appelé lundi la population à ne pas céder à la panique après la nationalisation de la première banque du pays, PrivatBank, décidée en urgence pour éviter un effondrement du système financier.

Après des mois de rumeurs concernant la santé de l’établissement contrôlé par le puissant oligarque Igor Kolomoïski, en conflit ouvert avec les autorités, et sous la pression croissante des bailleurs de fonds occidentaux de Kiev pour assainir le secteur bancaire, le gouvernement a annoncé en pleine nuit qu’il reprenait 100% du capital de PrivatBank pour « garantir le fonctionnement ininterrompu de cette institution et la sauvegarde de l’argent de ses clients ».

Quelques heures plus tard, Petro Porochenko s’est adressé aux Ukrainiens pour justifier une décision « sans précédent ». « La banque était menacée, mais aussi l’ensemble du système bancaire », a-t-il expliqué dans un vidéo diffusée par la présidence.

« De l’état de cette banque dépend toute la situation économique et financière du pays », a-t-il insisté, rappelant qu’elle comptait comme clients « environ la moitié de la population adulte et plus de la moitié des entreprises ».

« Gardez votre calme », a-t-il demandé aux déposants, leur promettant que leurs économies seraient conservés dans leur intégralité.

Les difficultés des banques présentent toujours le risque d’entraîner une spirale si les clients perdent confiance et se mettent à retirer leurs fonds, aggravant une situation financière déjà précaire. Elles peuvent aussi entraîner une défiance généralisée au delà du seul établissement concerné, d’autant que les signaux d’alarmes se sont multipliés ces derniers mois concernant le secteur ukrainien.

Un effet domino aurait des conséquences dramatiques au moment où l’économie du pays reprend timidement des couleurs après plusieurs années d’effondrement aggravé par la guerre avec les séparatistes prorusses dans l’Est industriel.

L’un des membres de la direction de PrivatBank, Dmytro Doubilet, a ainsi qualifié ces difficultés de « prophétie auto-réalisatrice » résultant d' »attaques médiatiques ». « La décision de transférer la banque sous contrôle de l’Etat a été prise quand nous avons compris que nous ne pourrions pas survivre à cette attaque », a-t-il expliqué sur sa page Facebook.

– Bonne nouvelle pour le FMI ? –

La situation de PrivatBank constitue un sujet explosif non seulement par sa taille mais aussi par l’identité de son principal actionnaire jusque là: le milliardaire Igor Kolomoïski, un temps gouverneur à poigne de la région de Dnipropetrovsk avant de devenir une cible du président Porochenko dans sa lutte contre la corruption.

Le Fonds monétaire international, après une mission à Kiev en novembre, a décidé que l'Ukraine a besoin de plus de temps pour remplir à certaines conditions du plan de sauvetage de 2015-AFP/Archives/BRENDAN SMIALOWSKI

Le Fonds monétaire international, après une mission à Kiev en novembre, a décidé que l’Ukraine a besoin de plus de temps pour remplir à certaines conditions du plan de sauvetage de 2015-AFP

Sans le nommer directement, M. Porochenko a justifié la nationalisation par l' »insuffisance » des mesures prises par « les propriétaires et les cadres-dirigeants ». Il a plus globalement critiqué la stratégie de la banque et souligné l’aggravation de la crise économique sur fond de guerre dans l’Est pour expliquer sa décision.

Lors d’une conférence de presse, la présidente de la banque centrale, Valéria Gontariéva, a dénoncé une « politique de crédits non équilibrée » car la quasi totalité des emprunts étaient accordés à des personnes liées aux actionnaires.

A ses côtés, le ministre des Finances Olexandre Danyliouk a estimé le renflouement nécessaire à plus de quatre milliards d’euros et assuré que le gouvernement remettrait PrivatBank en vente quand elle serait « complètement stabilisée ».

Le ministre a insisté sur le fait que le sauvetage de l’établissement permettrait à Kiev de « se rapprocher d’une coopération étroite avec le Fonds monétaire international pour recevoir une nouvelle tranche » d’aide financière.

L’assainissement du secteur bancaire fait partie des conditions posées par les alliés occidentaux de Kiev, menés par le FMI, pour maintenir leur perfusion financière, qui a déjà pris du retard ces dernières années à cause de la persistance de la corruption.

L’Ukraine espérait du FMI le feu vert au versement d’une tranche de 1,3 milliard de dollars en novembre, dans le cadre du plan de sauvetage financier de 17,5 milliards de dollars accordé en 2015. Mais à l’issue de sa dernière mission à Kiev, en novembre, le Fonds a estimé que le pays avait besoin de plus de temps pour remplir les conditions nécessaires.

Des tests de résistance menés récemment par la banque centrale ont montré que sur 39 établissements étudiés, 28 n’avaient pas les liquidités nécessaires pour survivre à une éventuelle nouvelle crise économique.

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Publié par le 19 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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Asselineau – L’orthographe, Mme Le Pen, l’euro, l’Autriche, le chèque britannique, l’Ukraine, l’UPR

 
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Publié par le 25 février 2016 dans général, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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S and P et Fitch: l’Ukraine est au bord de la faillite

le drapeau ukrainien

Et un pays de plus en faillite, mais TOUT VA BIEN. Notez à ce sujet  que le journaliste US Robert Parry a accusé le New York Times de propagande antirusse

Si le quotidien The New York Times passe souvent en revue les événements en Ukraine, on ne peut pas dire qu’il puisse se vanter d’être impartial et objectif.

Sur la crise ukrainienne, le New York Times ne voit les choses que sous un seul angle. Tout ce qui se passe dans le pays depuis février 2014 se réduit à des affrontements entre les « idéalistes ukrainiens pro-démocratiquement engagés » et les Russes ethniques qui ont été induits en erreur par la propagande russe et sont devenus des « robots prêts à tuer », estime Robert Parry.

« Le journal The New York Times a un seul point de vue sur cette crise: la faute revient toujours à Vladimir Poutine », résume Robert Parry.

S and P et Fitch: l’Ukraine est au bord de la faillite

Malgré l’application de l’accord avec ses créanciers pour restructurer une partie de sa dette, l’Ukraine va vers un défaut de paiement, ont jugé vendredi les agences de notation Standard & Poor’s et Fitch.

L’agence Standard & Poor’s a maintenu la note de l’Ukraine à « CC » alors que sa concurrente Fitch l’a abaissée à « C », soit un seul cran au-dessus du niveau correspondant à un défaut de paiement.

« Un défaut de paiement de l’Ukraine sur la dette en devises étrangères de son gouvernement constitue pour nous une certitude virtuelle », a jugé S&P dans un communiqué.

Au terme de cinq mois de négociations avec ses principaux créanciers privés, quatre fonds américains, Kiev a annoncé jeudi un accord qui prévoit l’effacement de 20% de sa dette, soit environ 3,6 des 18 milliards de dollars, ainsi qu’une légère hausse du taux d’intérêt (7,75% contre une moyenne de 7,2% précédemment) et un allongement de la période de remboursement jusqu’à 2019.

Standard & Poor’s explique, qu’en vertu de ses critères, les termes de l’accord annoncé jeudi correspondent à une situation de défaut de paiement. D’autre part, le gouvernement pourrait ne pas effectuer les remboursements prévus en attendant l’application de l’accord, ce qui représente aussi un défaut de paiement, a ajouté S&P, citée par l’AFP.

La dette ukrainienne sera classée en « défaut restreint » lorsque l’accord sera appliqué, a prévenu Fitch dans un communiqué, expliquant qu’il entraînera « des pertes importantes pour les créanciers ».En outre, selon les prévisions de S&P, le PIB ukrainien va diminuer d’environ 15% en 2015. Le Fonds monétaire international (FMI) prédit aussi le déclin de l’économie ukrainienne de 9% fin 2015, tandis que le taux d’inflation pourrait atteindre 46%.

Selon le dernier rapport du FMI, les banques ukrainiennes sont les secondes les moins fiables au monde pour rembourser leurs dettes après celles du Nigéria.

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Publié par le 4 septembre 2015 dans économie, général, International

 

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L’Ukraine au bord du défaut de paiement, selon la ministre des Finances

Une hryvnia qui brûle

C’est qu’il n’y a pas que la Grèce, ça commence à se bousculer au portillon . Z .

L’Ukraine pourrait se déclarer en défaut de paiement face à son incapacité de rembourser 120 millions de dollars d’obligations le 24 juillet prochain, a déclaré la ministre ukrainienne des Finances Natalia Iaresko.

La ministre ukrainienne des Finances Natalia Iaresko n’exclut pas que l’Ukraine se déclare en défaut de paiement fin juillet, rapporte le journal Oukraïski novini.

« Théoriquement, c’est possible, vous savez qu’une loi appropriée (autorisant le gouvernement à suspendre, en cas de nécessité, le remboursement des dettes internationales, ndlr) a été adoptée le 19 mai par la Rada suprême (parlement) », a déclaré Mme Iaresko devant les journalistes à l’issue d’une rencontre entre les ministres ukrainiens et les représentants de la Chambre de commerce américaine et de l’Association of European Business (AEB).

Kiev essaie de restructurer 23 milliards de dollars de dettes, estimant que les créanciers devraient accepter de perdre 20 milliards de dollars d’obligations, mais un groupe de créanciers représentant 1,1 milliard de dollars de dettes ne voient aucune raison d’accepter une coupe dans leurs remboursements.

Selon les analystes de Goldman Sachs, confrontée à une double crise de solvabilité et de liquidité, l’Ukraine ne parviendra probablement pas à un accord avec ses créanciers sur la restructuration de la dette ukrainienne, ce qui poussera le pays à décréter un moratoire sur le remboursement de sa dette extérieure.

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Publié par le 25 juin 2015 dans économie, général, International

 

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L’Iran accuse Washington d’armer et de financer l’EI, Barack Obama s’étonne que Moscou n’ait pas livré bien plus tôt ses S-300 à l’Iran, Israël menace d »armer l’Ukraine …

Organisation terroriste État islamique

Notez aussi qu’en représailles des livraisons russes de S300, Israël menace d’armer l’Ukraine ..

Et dans l’actu internationale, que la France envoie des armes au Liban , grâce à « un  don Saoudien » :

Le premier lot d’armes françaises financées par un don saoudien de 2,8 milliards d’euros arrivera lundi au Liban dans le cadre de la lutte contre le groupe extrémiste Etat islamique.

La France remettra lundi 48 missiles antichar Milan à l’armée libanaise à la base aérienne de Beyrouth dans le cadre d’un programme de lutte contre l’EI et d’autres groupes extrémistes, ont rapporté les médias internationaux.

L’Iran accuse Washington d’armer et de financer l’EI

Selon le chef d’Etat-major général de l’armée iranienne Hassan Firouzabadi, les Etats-Unis et l’UE devraient lutter contre le terrorisme au lieu d’armer et de financer le groupe extrémiste Etat islamique.

Des avions militaires américains se posent régulièrement sur les aéroports contrôlés par le groupe radical Etat islamique où ils transportent des armes, de l’argent et des vivres, a rapporté l’agence iranienne Farsnews.

« Nous avons appris que des avions américains se posent sur les aéroports contrôlés par l’EI », a annoncé le chef d’Etat-major général de l’armée iranienne Hassan Firouzabadi cité par l’agence.

« Les Etats-Unis ne doivent pas armer et financer l’EI avant de déclarer qu’ils l’ont fait par erreur. Les Américains disent qu’ils veulent combattre l’EI, mais nous n’avons pas vu des démarches concrètes, mais que des opérations de reconnaissance », a ajouté le général.

Selon le général, les livraisons d’armes et le financement étrangers ont rendu l’EI le plus riche groupe extrémiste du monde.

« S’il est vrai que les Etats-Unis n’ont pas créé l’EI, ils peuvent facilement lutter contre ce groupe. Nous espérons que les gouvernements américain et britannique lutteront contre l’EI au moins pour protéger leurs propres citoyens », a noté le chef d’Etat-major général iranien.

L’expansion du groupe djihadiste Etat islamique, appelé autrefois l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), est devenue l’un des problèmes internationaux majeurs de 2014. L’EI, l’une des organisations terroristes les plus cruelles, a proclamé en juillet 2014 un califat islamique sur les territoires irakiens et syriens sous son contrôle. Le groupe lié à Al-Qaïda, qui compterait près de 30.000 combattants selon la CIA, continue son offensive, qui a déjà coûté la vie à des milliers de civils et fait des centaines de milliers de réfugiés.

Depuis août, les Etats-Unis et leurs alliés de la coalition effectuent des frappes contre les positions des djihadistes de l’EI en Irak et depuis le 23 septembre, en Syrie. Washington a procédé aux frappes aériennes sans obtenir le feu vert des autorités.

Barack Obama s’étonne que Moscou n’ait pas livré bien plus tôt ses S-300 à l’Iran

Le président américain Barack Obama a annoncé qu’il était étonné que Moscou n’ait pas repris bien plus tôt la livraison de ses missiles sol-air S-300 à destination de l’Iran.

Le 13 février, le président Poutine a levé l’interdiction d’exporter des S-300 vers l’Iran. Son homologue américain n’a fait son premier commentaire officiel que cinq jours plus tard. Il a minimisé l’importance de l’accord en vertu duquel le principal adversaire de l’Etat hébreu au Moyen Orient, a obtenu un système avancé de défense aérienne.

«Je suis très étonné que cela [l’interdiction des livraisons de S-300 à l’Iran] ait duré aussi longtemps, étant donné qu’aucune sanction ne leur interdisait de vendre ces armes défensives», a déclaré le président américain le 17 avril lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, après sa rencontre avec le premier ministre italien Matteo Renzi.

Barack Obama a rappelé que Moscou avait suspendu la mise en œuvre de l’accord pour six ans à la demande des Etats-Unis. «La vente devait intervenir en 2009, lorsque j’ai rencontré celui qui était alors le Premier ministre Poutine. Ils avaient en fait arrêté, suspendu ou mis en pause la vente à notre demande», a déclaré le locataire de la Maison Blanche.

«Je ne suis pas surpris, compte tenu de la détérioration des relations entre la Russie et les Etats-Unis, les pressions subies par leur économie et le fait qu’il s’agissait d’une vente substantielle», a-rappelé le président américain.

Moscou et Téhéran ont signé un contrat d’une valeur de 800 millions de dollars en 2007. Les pays se sont mis d’accord sur la livraison de cinq batteries de missiles S-300. En 2009, l’exécution des obligations a été suspendue. En 2010, les Nations unies ont imposé des sanctions économiques contre l’Iran.

Lors de la 13ème séance télévisée de questions-réponses entre Vladimir Poutine et la population russe qui s’est déroulée le 16 avril, le président de la Fédération de Russie a aussi mentionné la question de la livraison de S-300 à l’Iran. Il a déclaré que les batteries avaient été déjà fabriquées et puis démontées. Pour cette raison, le producteur a subi des pertes substantielles.

Le plus grand allié des Etats-Unis au Moyen-Orient, Israël, a appris avec regret la livraison des S-300 russes à l’Iran. Le premier ministre israélien a fait part de ses «graves préoccupations». Benyamin Netanyahou a reçu une explication détaillée de la logique qui sous-tend l’action de Moscou, où le caractère défensif de ces batteries de S-300 avait encore une fois été réaffirmé.

Mais en vain. Le premier ministre israélien a déclaré que cette livraison russe «n’encouragerait que l’agression iranienne dans la région et n’ébranlerait que la stabilité du Moyen-Orient».

Spoutnik – Russia today

 
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Publié par le 20 avril 2015 dans général, International, Politique

 

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L’Ukraine , notre nouveau grenier de cultures OGM – Monsanto admet avoir un Département entier de lutte contre la recherche anti-OGM

La récolte. Photo d'illustration

Et contre les OGM que compte faire la masse ? Rien … 

Apparemment en manger et se taire, comme la majorité qui ne fait que consommer l’info : lutter contre cette ignominie, ou aider ceux qui luttent contre, ça n’intéresse évidemment personne … (bon … je taquine, haha, mais c’est vrai, et désespérant)

Et pourtant , ça provoque certainement des milliers et des milliers de morts, regardez juste quand un rat en mange  …

on vient de l’apprendre :  

Monsanto admet avoir un Département entier de lutte contre la recherche anti-OGM 

La société du géant Monsanto a un département entier se concentrant sur le fait discréditer toute information là-bas qui leur donne une mauvaise image, y compris un rapport récent qui dit que leur herbicide ultra populaire Roundup est probablement cancérogène, d’après le site de nouvelles Daily Kos. 

Apparemment, lors d’une conférence récente avec des étudiants en agriculture, un scientifique de Monsanto a dit qu’il y avait tout un département dédié à discréditer l’information qui donne une une mauvaise image à l’entreprise . 

« Un étudiant a demandé ce que faisait Monsanto pour contrer la ‘mauvaise science» autour de leur travail « , rapporte le Daily Kos. « Le Dr [William] Moar, qui a peut-être oublié que c’ était un événement public, a alors révélé que Monsanto avait en effet« un département entier ‘(en agitant son bras pour accentuer) consacré à «démystifier’ la science qui était en désaccord avec la leur. »

 Read more: http://sputniknews.com/us/20150406/1020538555.html#ixzz3WdfT2B9a

Et pour nourrir cette grande population Européenne, ils ont même un nouveau grenier tout neuf :

L’Ukraine serait une plantation occidentale de cultures OGM

L’Ukraine n’est pas seulement convoitée pour sa position géostratégique sur le « grand échiquier » : entre la Russie, l’Union européenne, l’OTAN et les Etats-Unis.

Elle est surtout renommée pour ses 32 millions d’hectares de terres fertiles composées de vastes terrains de riche terre noire (26% du tchernoziom mondial), ce qui la rend particulièrement attractive pour des fabricants comme Monsanto et Dupont.

Aujourd’hui, des entreprises agricoles étrangères contrôlent déjà plus de la moitié des terres ukrainiennes. Rien n’est plus simple avec un système de leasing pour une durée de 50 ans permettant de contourner le moratoire sur la vente de terres ukrainiennes jusqu’en 2016.

Ainsi, l’Ukraine pourrait devenir la porte d’entrée desOGM sur le marché européen. Bien que la législation en vigueur interdise la culture desOGM, l’article 404 de l’accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne laisse la voie libre à la coopération dans le domaine de l’utilisation élargie des biotechnologies. Est-ce que cela veut dire que l’Occident considère l’Ukraine comme un marché prometteur de production des semencesOGM?— avons-nous demandé àElenaCharoïkina, originaire de Dniepropetrovsk, directrice de l’Association nationale russe pour la sécurité génétique.« Il va sans dire que l’Occident considère l’Ukraine comme un marché important. Et je pense que ce que fait M. Porochenko dans le contexte du problème des OGM et de la signature de l’accord avec l’UE n’est autre chose qu’un crime contre son peuple. Parce que je doute fort qu’au moment de la signature de l’accord avec l’UE, les Ukrainiens comprenaient que leur pays était destiné à devenir une plantation des OGM. Si nous prenons la situation en Union européenne, nous verrons que là, une seule espèce du maïs génétiquement modifié MON 810 est semée. Ce maïs n’est cultivé que dans quatre pays et en quantités très réduites. Au fond, l’UE s’est placée à l’abri des OGM. Mais l’Ukraine se trouve sous la pression de l’Amérique. Nous savons que la Banque mondiale a conditionné l’octroi des crédits à l’Ukraine par l’extension de sa coopération en matière de biotechnologies. De cette façon, l’Europe se protège contre les OGM, tandis que l’Ukraine a été laissée à la merci des Etats-Unis qui la transformeront en un polygone. Si nous prenons les données publiées par des sources ouvertes, ce qui exclut toute théorie de conspiration, nous constatons que la société Monsanto, ce géant biotechnologique, a commencé à investir l’année dernière 140 millions de dollars dans la construction d’une usine en Ukraine, dans la région de Vinnitsa.

A la fin de juillet dernier, alors que les combats faisaient rage, il a été annoncé ouvertement queMonsanto octroyait des bourses et retirait des livres indésirables des bibliothèques dans cinq régions du centre de l’Ukraine. Les données publiées parWikiLeaks en 2011 démontrent que le Départementd’Etat américain donnait des instructions aux services diplomatiques sur la nécessité de modifier l’attitude des Ukrainiens envers lesOGM. Un travail intense est mené. Les bibliothèques sont dotées de livres appropriés, des terres sont achetées, des moyens sont investis dans des usines. L’octroi de crédits est assorti de conditions. Tout cela se passe en sourdine parce que l’attention du pays est détournée vers ce qui se passe dans l’Est de l’Ukraine et vers les menaces qui sont ressenties par tout le monde. Il va de soi qu’à l’heure actuelle lesOGM ne sont pas le principal objet de souci des Ukrainiens. Mais demain, quand l’horreur sanglant prendra fin et le pays se réveillera, il sera clair que l’Ukraine a perdu son indépendance vis-à-vis des biotechnologies. »L’emprise de Monsanto va croissant. En 2013, l’entreprise a déjà investi 140 millions de dollars pour augmenter le potentiel de production en Ukraine. La BERD, à son tour, élargit l’octroi de crédits aux entreprises agricoles désireuses d’acheter des terres ukrainiennes. Ainsi, Alfred C. Toepher International a bénéficié d’une aide de 60 millions de dollars pour doubler son fief de 50 à 100 milles hectares en Ukraine. S’y ajoutent les crédits du FMI, dont le dernier, de 17 milliards de dollars, pourrait être octroyé en échange de réformes « libérales ». On a l’impression que l’Union européenne et les Etats-Unis œuvrent main dans la main pour s’emparer des terres ukrainiennes.

« Mais ce n’est pas un cadeau, les crédits doivent être remboursés, rappelle notre expert réputé. Quand la Russie a proposé à l’Ukraine un crédit de 15 milliards de dollars à l’époque de Ianoukovitch, elle a posé la condition de ne pas adhérer à l’UE. Les craintes de la Russie en ce sens étaient tout à fait fondées. Mais la Russie n’a pas demandé d’ouvrir le marché, de modifier la structure d’une telle ou telle branche. Il était plutôt question d’un accord tripartite Russie-Ukraine-UE et les conditions étaient suffisamment transparentes et compréhensibles. Aujourd’hui, l’attitude des Etats-Unis est différente.

La situation avec lesOGM dépend dans une grande mesure des opérations militaires aussi, car actuellement, l’attention des Ukrainiens est détournée de la vie normale et de la question de savoir ce que mangent eux-mêmes et leurs enfants. Parce que pendant la guerre les gens ne sont pas vivement intéressés par ce qui est cultivé sur les champs ukrainiens. Même si les accords de Minsk restent en vigueur, le redressement économique et l’élimination des conséquences de la guerre prendront beaucoup de temps. La question de savoir de quoi les enfants ukrainiens sont nourris ne sera pas posée bientôt. Mais je pense qu’il est du devoir de notre association de s’occuper de cette question. D’autant plus que je suis originaire d’Ukraine, je suis née à Dniepropetrovsk et je suis vivement préoccupée par l’avenir de mon pays natal. »L’Ukraine est devenue l’otage de la situation. Ravagée par une guerre civile, elle a raté le moment pour empêcher le contrôle de ses richesses agricoles par le trio Etats-Unis-Union européenne-OTAN. Pour la même triste raison, elle n’a pas de mouvement anti OGM qui remettrait en question les risques liés à la sécurité biologique. Sans parler de la pollinisation croisée entre champs OGM et champs sans OGM, ce qui pose un problème autant pour la Russie que pour l’Europe en général. Comme si quelqu’un était intéressé à faire durer la guerre dans le Sud-Est de l’Ukraine pour asservir le pays et, plus largement, ses voisins proches et lointains.

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/analyse/20150317/1015214092.html#ixzz3WdeWYzZD

 
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Publié par le 7 avril 2015 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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BHL et les oligarques lancent un « plan Marshall » pour armer l’Ukraine

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Crédit : laregledujeu.org

Les pauvres d’Ukraine n’ont qu’à bien se tenir. En réponse à l’effondrement de l’économie ukrainienne, une nouvelle « Agence pour la modernisation de l’Ukraine » (AMU) a été présentée lors d’une grande conférence à Vienne et supposée préparer un « Plan Marshall » pour reconstruire l’Ukraine. L’AMU qui vient de naître, aura pour tâche, en moins de 200 jours (!), de restructurer les finances et l’économie du pays.

Belle initiative en principe, sauf que les 500 millions d’euros de financement mentionnés seront fournis par trois oligarques et profiteurs ukrainiens notoires : Dmitri Firtach, Rinat Akhmetov et Viktor Pintchouk. Ils estiment surtout que le ventre vide, l’Ukraine manquera d’appétit pour partir en guerre contre son voisin, la Russie.

L’AMU, dirigée par l’ex-ministre autrichien des Finances Michael Spindelegger, pourra compter sur la collaboration d’éminentes personnalités occidentales, reconnues pour leur allégeance sans faille à l’impérial-libéralisme : rien de moins que trois anciens commissaires européens, Peter Mandelson, Guenter Verheugen et Stefan Füle ; l’ancien ministre allemand des Finances Peer Steinbrück ; l’ancien ministre allemand de la Défense Rupert Scholz ; l’ancien ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, l’ancienne dirigeante du patronat français Laurence Parisot, et l’ancien Premier ministre polonais Wlodzimierz Cimoszewicz.

Le fait que l’un des fondateurs de l’Agence soit l’« intellectuel » français Bernard Henri-Levy suffit à lui seul à discréditer l’initiative. Celui-ci a en effet joué un rôle prépondérant dans le coup du Maïdan il y a un an.

Le nouveau Parlement de Kiev vient d’adopter, selon la secrétaire d’État adjointe américaine et fervente partisane des bandéristes Victoria Nuland, des « réformes économiques importantes mais difficiles », et il mérite de ce fait plus d’aide de la part du FMI et d’autres donateurs internationaux.

L’inflation en Ukraine doit passer prochainement la barre des 25 %, et les produits de première nécessité manquent tellement que le gouvernement a décrété des mesures de rationnement dans les points de vente, à partir du 25 février, sur des produits comme l’huile de cuisson, la farine et le sucre. Les achats ne doivent pas dépasser deux bouteilles d’huile de tournesol et deux paquets de farine de sarrasin par client et, selon le point de vente, 3 à 5 kilos de sucre.

De plus, les nouveaux prêts-relais du FMI sont assortis de conditions sévères : réductions draconiennes des dépenses sociales, augmentation des prix de l’énergie au détail, qui ont bondi de presque 300 % au début février. Le cours de la monnaie nationale, le hryvnia, a plongé, amenant la population à thésauriser la nourriture et à acheter des produits électroniques comme monnaie de substitution.

Les Ukrainiens devront bientôt demander à Nuland de leur donner quelque chose de substantiel à manger. Celle-ci avait distribué, sous l’œil des caméras, des paniers-repas au manifestants en novembre 2013, au début des événements qui ont conduit au coup d’État.

http://www.solidariteetprogres.org/bhl-plan-marshall-ukraine.html

 

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