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L’UE et l’OTAN disent des «fake news» mais envisagent l’abolition de nos droits fondamentaux

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«On préfère ignorer les opinions du peuple»

Par Willy Wimmer, ancien Secrétaire d’Etat du ministre fédéral de la défense de l’Allemagne

On est à nouveau au point où le fait d’exprimer une opinion indépendante s’avère dangereux. On se retrouve dans la ligne de mire lorsqu’une opinion personnelle ne correspond pas aux directives gouvernementales officielles, aux lignes directrices de l’Union européenne ou au cadre géopolitique prescrit par Washington par le biais de l’OTAN. Au Bundestag, on n’a alors plus le droit de s’exprimer.1 On est poussé à quitter le Parlement pour raison de «dissidence». Il n’est donc pas étonnant que l’Assemblée plénière du Bundestag ressemble de plus en plus à l’Opéra Kroll2 ou à la Volkskammer [Chambre du peuple] de triste mémoire. A Berlin, le Sénat interdit des manifestations publiques en faveur du pluralisme des opinions.3

Selon notre Loi fondamentale, la libre formation de l’opinion est un droit fondamental pour tout citoyen. Elle n’a plus lieu. Où trouve-t-on encore dans nos grands médias l’expression des opinions divergentes prévalant dans la population allemande? Où le gouvernement doit-il débattre de ces avis divergents au sein du pays, s’ils n’existent plus dans le miroir des médias? Le gouvernement est donc libre de faire ce qu’il veut, dans le style d’un front populaire «à la mode de OTAN». Il peut ainsi sanctionner des opinions dissidentes de manière totalitaire. Le Ministère de la justice a ainsi développé un «Service pour l’externalisation de la censure et l’immunité des fausses nouvelles de l’OTAN».4

Selon la loi fondamentale, le développement des opinions et des volontés au sein de la population est la seule justification politique pour l’existence des partis politiques. On peut observer chaque jour à quel point ce processus est pourri. Les partis sont tous en train de dépérir. Là où ils existent encore, ils sont strictement alignés aux dirigeants de Berlin. Toute opinion déviante, pouvant mettre en danger le cartel des personnes au pouvoir à Berlin, est rapidement transmise à Berlin. On préfère ignorer les opinions du peuple, car elles pourraient contrecarrer la ligne directrice. Une fin immédiate de la carrière serait alors garantie. L’opportunisme est devenu la ligne générale des partis et a conquis maintenant tous les anciens partis représentés au Bundestag, sauf quelques rares exceptions. Finalement, on veut participer au gouvernement. Et ce n’est possible que si l’on suit la ligne générale belliciste de l’OTAN.

On a bien le droit d’attaquer l’actuel président américain Trump, à qui on a octroyé une interdiction d’entrer en contact avec son équivalent russe Poutine. Pourquoi? Parce qu’il y aurait danger d’un accord dans des questions importantes. Ces questions – soyons-en conscients – mettent en danger l’existence de toute l’humanité, ou seulement de nous, habitants de l’Europe centrale, si elles devaient être résolues de manière belliciste.

Mais où étaient la Chancelière et le Président fédéral et tous ceux qui boudent unanimement le nouveau président américain Trump, lorsque les présidents prédécesseurs plongèrent la planète dans la misère actuelle, pour laquelle ils demeurent les responsables exclusifs? Y compris le coup d’Etat en Ukraine, probablement mis en scène pour justifier le déploiement militaire contre la Fédération de Russie. Parjure et violation du contrat dominent la politique de l’Occident depuis 1992, et Belgrade fut la première victime en 1999.

Cette semaine, le Premier ministre britannique a tenté de mettre en relief l’essence de cette politique dans un discours concernant la politique de la sécurité, dans le style d’une «furie insulaire». Quiconque finance chaque année la BBC comme instrument de la dominance globale avec des centaines de millions de livres, dispose de bien des moyens entre leurs mains contre la concurrence.

Il faut que les gens courent après BBC et CNN. Un programme d’excellente qualité journalistique comme la RT russe devient alors un mal majeur, notamment quand la RT donne la parole à ceux en Europe et aux Etats-Unis qui refusent de participer aux préparations de guerres de l’UE et de l’OTAN. Mme Theresa May l’a clairement formulé dans son discours. Il s’agit de la supériorité de la «race anglo-saxonne» dans le sens de Cecil Rhodes, se matérialisant à nos jours dans le «nouvel ordre mondial». Pour atteindre ce but, il faut bien parfois éliminer une personne ou un pays récalcitrants, même si c’est dans la forme de la RT ou de «Sputnik». Mme May et d’autres disent «fake news» mais envisagent l’abolition de nos droits fondamentaux.     •

Willy Wimmer | 27 novembre 2017

Annotations de la rédaction:

1) Dans les divers groupes politiques du Bundestag allemand, la décision de donner la parole à leurs membres, au cours des débats parlemen-
taires appartient au comité du groupe. Celui-ci n’est pas attribué aux parlementaires ne suivant pas l’opinion majoritaire de leur groupe. Entre autres, c’est aussi Willy Wimmer qui en a fait l’expérience lorsqu’il critiqua la participation allemande à la guerre contre la République fédérale de Yougoslavie en 1999, déclenchée à l’encontre du droit international. Tout en étant un politicien ayant fait la preuve de grande compétence en défense et affaires extérieures, le groupe CDU/CSU lui a refusé le droit de s’exprimer. Dans une telle situation, la seule possibilité de prendre la parole dans le Bundestag reste la «déclaration personnelle».
2) L’Opéra Kroll à Berlin était le lieu des sessions du Reichstag (le Parlement allemand avant 1945) après l’incendie du bâtiment du Reichstag en février 1933.Ce lieu représente le symbole d’un Parlement n’ayant plus aucun pouvoir, étant aligné et soumis à un pouvoir exécutif dictatorial.
3) Le sénateur berlinois de la culture Klaus Lederer (Die Linke, la gauche) est intervenu pour empêcher la cérémonie de la remise d’un prix au journaliste Ken Jebsen. Le 14 décembre 2017, Jebsen aurait dû recevoir le «Prix Charlemagne pour la littérature et la journalisme engagé». La Neue Rheinische Zeitung Online remet ce prix. Au dernier moment, la location du lieu de la remise a été résiliée et les organisateurs ont annulé la remise du prix.
4) A la demande du ministre de la Justice Heiko Maas (SPD), le Bundestag (Chambre du peuple) et le Bundesrat (Chambre des Länder) ont adopté une loi, peu avant la fin du dernier mandat législatif fin juin 2017, menaçant les réseaux sociaux de peines lourdes s’ils publient des soi-disant «discours haineux». Ce n’est qu’une mesure étatique entre autres, prévues contre les soi-disantes «fake news», contre la «propagande russe», etc. Des critiques pensent que les réseaux sociaux, par crainte d’être poursuivis, effaceront ou supprimeront des vraies infractions pénales, mais également toute critique politique, notamment envers l’Union européenne et l’OTAN.

Willy Wimmer | 27 novembre 2017

Source: Zeit Fragen

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Naissance de la Pesco, fille de l’Otan

Naissance de la Pesco, fille de l’Otan
Après 60 années d’attente, annonce la ministre de la Défense Roberta Pinotti, va naître en décembre la Pesco, “Coopération structurée permanente” de l’Union Européenne, dans le secteur militaire, initialement entre 23 des 27 Etats membres.

C’est le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, qui explique ce que c’est. Participant au Conseil des affaires étrangères de l’Union Européenne, il souligne “l’importance, mise en évidence par de nombreux leaders européens, que la Défense européenne soit développée de manière à ne pas être compétitive mais complémentaire à l’Otan”.

La première façon de le faire est que les pays européens accroissent leur propre dépense militaire : la Pesco stipule que, parmi “les ambitieux et les plus contraignants engagements communs” il y a “l’augmentation périodique en termes réels des budgets pour la Défense afin d’atteindre les objectifs convenus”. Au budget en continuelle augmentation de l’Otan, dont font partie 21 des 27 Etats de l’Ue, s’ajoute maintenant le Fonds européen de la Défense à travers lequel l’Ue accordera 1,5 milliards d’euros annuels pour financer des projets de recherche en technologies militaires et acheter des systèmes d’armes communs. Ce chiffre sera celui de départ, destiné à augmenter au cours des années.

En plus de l’augmentation de la dépense militaire, parmi les engagements fondamentaux de la Pesco se trouvent “le développement de nouvelles capacités et la préparation pour participer ensemble à des opérations militaires”. Capacités complémentaires aux exigences de l’Otan qui, dans le Conseil Atlantique Nord du 8 novembre, a décidé l’adaptation de la structure de commandement pour accroître, en Europe, “la capacité de renforcer les Alliés de façon rapide et efficace”.

A cet effet deux nouveaux commandements sont institués. Un Commandement pour l’Atlantique, avec la mission de garder “libres et sûres les lignes maritimes de communication entre Europe et Etats-Unis, vitaux pour notre Alliance transatlantique”. Un Commandement pour la mobilité, avec la mission d’”améliorer la capacité de mouvement des forces militaires Otan à travers l’Europe”.

Pour que les forces et armements puissent se déplacer rapidement sur le territoire européen, explique le secrétaire général de l’Otan, il faut que les pays européens “éliminent de nombreux obstacles bureaucratiques”. On a beaucoup fait depuis 2014, mais il reste encore beaucoup à faire pour que soient “pleinement appliquées les législations nationales qui facilitent le passage de forces militaires à travers les frontières”. L’Otan, ajoute Stoltenberg, a en outre besoin d’avoir à disposition, en Europe, une capacité suffisante de transport de soldats et armements, fournie en grande partie par le secteur privé.

Plus important encore : qu’en Europe soient “améliorées les infrastructures civiles -comme routes, ponts, voies ferrées, aéroports et ports- de façon à être adaptées aux exigences militaires de l’Otan”. En d’autres termes, les pays européens doivent effectuer à leurs frais des travaux de conformité des infrastructures civiles pour un usage militaire : par exemple, un pont suffisant pour la circulation des cars et poids lourds devra être renforcé pour permettre le passage des chars d’assaut.

Voilà la stratégie dans laquelle s’insère la Pesco, expression des cercles dominants européens qui, bien qu’ayant des conflits d’intérêts avec les cercles étasuniens, se re-compactent dans l’Otan sous commandement Usa quand entrent en jeu les intérêts fondamentaux de l’Occident mis en danger par un monde qui change. Voilà alors que pointe la “menace russe”, face à laquelle se lève cette “Europe unie” qui, alors qu’elle fait des coupes dans les dépenses sociales et ferme ses frontières intérieures aux migrants, augmente les dépenses militaires et ouvre les frontières intérieures pour faire circuler librement soldats et chars d’assaut.

Manlio Dinucci

Edition de il manifesto
https://ilmanifesto.it/nasce-la-pesco-costola-della-nato/ 
Traduction : Marie-Ange Patrizio

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Publié par le 23 novembre 2017 dans général, International, Politique

 

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Insultée, la Turquie souhaite sortir de l’OTAN

Insultée, la Turquie souhaite sortir de l’OTAN
Au cours des manœuvres Trident Juncture de l’OTAN, qui ont eu lieu du 8 au 17 novembre en Norvège, le fondateur turc Mustafa Kemal Atatürk et le Président Tayyip Erdogan ont été assimilés à des ennemis.

Dans le cadre de la simulation d’une confrontation, la photo d’Atatürk est apparue en compagnie de celles des dirigeants ennemis au centre militaire commun en Norvège.

En outre, un employé de l’OTAN a ouvert une ligne de « chat » au nom de « Recep Tayyip Erdogan », qui a servi à le contrefaire. Dans les messages envoyés depuis ce compte, des expressions montraient qu’il était devenu évident qu’Erdogan est en relations étroites avec les dirigeants ennemis et coopère avec eux.

Des officiers turcs qui participaient aux manœuvres ont été témoins de l’affaire. Après cette insulte sans précédent, la Turquie a retiré 41 militaires des manœuvres.

Les dirigeants de l’OTAN ont rapidement reconnu l’incident et ont exprimé leurs excuses, mais cela n’a semble-t-il pas influé sur l’humeur de la société turque.

Actuellement, en Turquie, le ressentiment envers l’OTAN se développe dans les cercles politiques.

Voici, la position exprimée par le dirigeant du parti turc Vatan Dogu Perincek :

La Turquie est l’objectif de l’OTAN depuis 68 ans. L’OTAN a été créée le 4 avril 1949. La Turquie a rejoint l’OTAN en 1952. Atatürk est l’objectif de l’OTAN depuis 68 ans. Atatürk est la Turquie. Il est donc naturel qu’elle soit l’objectif. Au cours des manœuvres, l’OTAN a dévoilé ces intentions au monde entier : L’OTAN ne garantit pas notre indépendance, elle la détruit ; l’OTAN veut diviser notre patrie ; l’OTAN sape notre économie. Dans ces conditions, l’issue de sortie de cette situation est le retrait de la Turquie de cette organisation hostile.

Comme nous le savons, les Occidentaux aiment utiliser des symboles et envoyer des messages voilés. Aussi, très peu de gens ont cru à une coïncidence dans cette « erreur » reconnue par l’OTAN.

Selon l’opinion du contre-amiral Soner Palat, en mettant le culte de la personnalité d’Atatürk dans le camp ennemi et en associant le nom du Président Erdogan à l’ennemi, les dirigeants occidentaux ont bien fait comprendre le message suivant au peuple turc :

La République turque créée par Atatürk, nous la détruisons sous le règne d’Erdogan – le dernier Président de Turquie !

Les Turcs sont un peuple fier. Par principe, ils ne lésinent pas. Indignés par le comportement de l’OTAN, de nombreux politiciens exigent des mesures drastiques :

Le gouvernement doit de toute urgence convoquer la Grande Assemblée nationale de Turquie, pour examiner la loi 5886 du 18 février 1952 sur l’adhésion à l’OTAN. La Turquie doit annoncer son retrait du Traité de l’Atlantique Nord.

Des sentiments de ce genre couvent depuis longtemps dans la société turque. L’année dernière, après la tentative ratée de coup d’État (organisée par l’Ouest), de nombreux citoyens ont exprimé le désir de se débarrasser de la présence militaire étrangère stationnée sur les quinze bases militaires utilisées par l’OTAN et les États-Unis, en particulier celle sur la base aérienne d’Incirlik.

Le mécontentement général des Turcs a eu pour conséquence des manifestations. Le Jour de la République, fêtée le 29 octobre en Turquie, une manifestation de première importance a eu lieu à Ankara.

Les protestataires employaient les slogans suivants : Nous devons reprendre le contrôle d’Incirlik. Lâchons les États-Unis. Quittons l’OTAN et détruisons le PKK. Quittons l’OTAN, qui est l’ennemi d’Atatürk.

Ces manifestations ont provoqué de fortes réactions dans les médias nationaux et étrangers.

Utku Reyhan, le secrétaire général du parti Vatan, a déclaré :

Dans l’intérêt de sa sécurité, la Turquie doit avant tout construire des relations fortes avec ses voisins, l’Iran, l’Irak et la Syrie, et avec les pays asiatiques comme la Russie, la Chine et l’Inde.

Chaque jour, la Turquie s’éloigne un peu plus de l’OTAN et des États-Unis, qui désignent le PKK (une organisation terroriste en Turquie) sous l’appellation « notre armée de terre ». Il est désormais évident que les États-Unis ont ouvert un nouveau front contre la Turquie à l’intérieur de l’OTAN. Mais sur ce front, les États-Unis et leurs partisans vont apprendre une leçon.

Katehon

Original : katehon.com/article/unpardonable-insult-turkey-wants-withdraw-nato

Traduction Petrus Lombard

 
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Publié par le 22 novembre 2017 dans général, International, Politique

 

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Le sommet de l’OTAN accélère les préparatifs de guerre contre la Russie

Le sommet de l’OTAN accélère les préparatifs de guerre contre la Russie
Mercredi et jeudi, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN se sont réunis à Bruxelles pour discuter des plans d’une escalade militaire majeure en Europe. Alors que le gouvernement Trump alimente le conflit avec la Russie et la Chine dans le Pacifique avec des menaces d’attaque nucléaire américaine contre la Corée du Nord, l’OTAN prévoit une modernisation majeure de ses installations militaires en Europe pour mener une guerre avec la Russie.

L’OTAN prévoit deux nouveaux grands centres de commandement militaire en Europe. L’un, probablement en France ou au Portugal, coordonnerait des opérations navales à grande échelle pour transporter des troupes américaines en Europe et détruire des navires de guerre russes dans l’Atlantique. L’autre, probablement en Allemagne ou en Pologne, coordonnerait le transport terrestre des forces de l’OTAN à travers l’Europe pour attaquer la Russie, notamment en veillant à ce que les frontières intérieures en Europe n’arrêtent pas le transit rapide des forces de frappe de l’OTAN vers l’est.

Dans son article qui passe en revue ces plans avant le sommet, le magazine d’information allemand Der Spiegel a carrément écrit : « En langage clair : l’OTAN se prépare à une éventuelle guerre avec la Russie ».

Lors de sa conférence de presse à Bruxelles, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a tenté d’imputer la responsabilité de la Russie de cette situation. « Nous avons réduit la structure de commandement à la fin de la guerre froide, car les tensions ont diminué », a déclaré Stoltenberg, « mais nous avons vu une Russie qui a investi de nombreuses années dans ses capacités militaires, modernisé ses capacités militaires, et qui n’exerce pas seulement ses forces conventionnelles, mais aussi ses forces nucléaires, et que l’on a vu utiliser la force militaire contre un voisin : l’Ukraine […] L’OTAN doit être capable de répondre à cela. »

Les affirmations selon lesquelles le renforcement de l’OTAN est une réponse à l’agression russe sont des mensonges politiques. La Russie effectue des exercices militaires sur son propre sol. C’est l’OTAN qui, après un quart de siècle de guerres au Moyen-Orient, a renversé un gouvernement ukrainien pro-russe par un coup d’État à Kiev en 2014, qui envoie ses troupes jusqu’aux frontières de la Russie. Les menaces de Trump d’annihiler la Corée du Nord avec « un feu et une furie comme le monde n’en a jamais vu », lancées à l’occasion de l’anniversaire du bombardement atomique américain de Nagasaki cette année, étaient un signe indubitable du rôle agressif et, franchement, insensé des puissances impérialistes de l’OTAN.

Au sommet de Bruxelles, les responsables de l’OTAN ont clairement indiqué qu’ils prévoyaient une guerre terrestre majeure contre la Russie, qui possède le deuxième plus grand arsenal nucléaire du monde après les États-Unis. Le ministre lituanien de la Défense, Raimondas Karoblis, a déclaré que la construction de nouvelles bases était essentielle, car le retard dans le transport des troupes et des armes à travers l’Europe pour combattre l’armée russe signifiait « plus de pertes et des risques supplémentaires […] le temps est très important ici. »

Expliquant les commentaires de Karoblis, le Washington Post affirmait que « la rapidité avec laquelle l’OTAN peut réagir à toute agression russe pourrait faire la différence entre combattre pour défendre les frontières de l’OTAN et des combats beaucoup plus durs pour reprendre du territoire déjà perdu. »

De telles discussions sur la planification de la guerre de l’OTAN cachent au public que ce que l’OTAN projette est une guerre qui dégénérerait rapidement en un échange nucléaire dévastateur entre l’OTAN et la Russie qui ferait des centaines de millions, voire des milliards de morts.

Ceci est largement reconnu par les fonctionnaires du gouvernement et les analystes de la politique étrangère. Mike Kofman, du US Center for Naval Analyses, a écrit que le « problème de la fixation sur la dissuasion de guerre conventionnelle dans la lutte balte est que, comme dans l’ancienne impasse entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie, cette guerre présente des possibilités d’escalade nucléaire. La plupart des experts russes que je connais dans la communauté de l’analyse militaire, y compris ceux de Russie, pensent pas vraiment qu’il y ait une chance qu’une bataille conventionnelle avec l’OTAN reste conventionnelle. »

Passant en revue le risque d’une guerre entre l’OTAN et la Russie dans les pays baltes, le site Web américain National Interest a commenté : « Une telle guerre dégénérera presque certainement en une guerre nucléaire complète entre les deux superpuissances nucléaires de la planète – ce qui veut dire que tout le monde est perdant. »

Néanmoins, le sommet de Bruxelles a agressivement poussé un renforcement de l’OTAN dans les États baltes et en Scandinavie contre la Russie. La Finlande s’est jointe à onze autres pays dans le cadre d’un programme visant à acquérir de vastes stocks de missiles américains air-sol de haute précision. Cela s’est produit après que la Suède a organisé son plus grand exercice militaire depuis 23 ans en septembre, avec 19 000 soldats suédois et des forces américaines, françaises, danoises, finlandaises, norvégiennes, estoniennes et lituaniennes. En mars, la Suède a rétabli la conscription dans une politique qui, selon les responsables de la défense, visait à préparer le pays à la guerre contre la Russie.

Plus largement, le sommet de l’OTAN a discuté des plans de guerre partout dans le monde. Les puissances de l’UE se sont engagées à envoyer 3000 soldats de plus pour participer à l’occupation de l’Afghanistan par les États-Unis. Dans la foulée de l’escalade des tensions entre la Turquie et ses principaux alliés de l’OTAN, les États-Unis et l’Allemagne, un accord aurait été conclu entre la Turquie, la France, l’Italie et l’Espagne pour collaborer au développement de systèmes de missiles pour la Turquie.

Ce mouvement de guerre est objectivement enraciné dans les politiques menées par les puissances de l’OTAN, dirigées par les États-Unis, depuis la dissolution stalinienne de l’URSS en 1991. Washington mena des guerres avec le soutien de diverses puissances européennes en Irak, en Yougoslavie, Afghanistan, Libye, Syrie et au-delà. Alors que Washington voulait utiliser sa puissance militaire pour cimenter son hégémonie mondiale en tant que puissance dominante dans l’alliance de l’OTAN et dominer la masse continentale eurasienne, ces guerres se sont avérées être des déboires horribles, sanglants et coûteux qui ont fait des millions de morts.

Tandis que Washington menace de lancer une guerre majeure en Asie de l’Est, visant en fin de compte à briser l’élan du défi croissant posé par la Chine aux intérêts impérialistes américains par la Chine, les conflits s’intensifient également au sein même de l’OTAN. Surtout après la décision de l’Allemagne de remilitariser sa politique étrangère, depuis l’élection de Trump et la décision de retrait britannique de l’Union européenne (UE) en 2016, qui a retiré de l’UE le meilleur allié militaire des États-Unis en Europe, les tensions entre les puissances majeures de l’OTAN ont explosé.

Ces tensions sont apparues peu de temps après l’élection de Trump, lorsque Trump a menacé d’imposer des tarifs douaniers pour tenter de couper les exportations de voitures allemandes vers les États-Unis.

Dans un document de prospective consulté par Der Spiegel, intitulé « Perspectives stratégiques 2040 », l’armée allemande prévoyait la possibilité d’une « désintégration de l’UE » et l’éruption de guerres à travers l’Europe. Après des « décennies d’instabilité », écrit-il, on pourrait avoir une situation où « l’élargissement de l’UE est largement abandonné, d’autres États ont quitté l’UE et l’Europe a perdu sa compétitivité mondiale dans de nombreux domaines. Le monde de plus en plus désordonné, parfois chaotique et conflictuel a radicalement changé l’environnement de sécurité allemand et européen. »

Dans ces conditions, les responsables de l’OTAN ont souligné leurs projets de collaboration continue avec l’UE alors même que les pays de l’UE, menés par l’Allemagne et la France, ont annoncé des plans pour un pacte militaire commun. La Coopération structurée permanente (PESCO), qui sera signée à Bruxelles le 13 novembre, serait destinée à mettre en commun des ressources pour créer des systèmes d’armement conjoints, à mettre en place une structure de commandement militaire et à faciliter les opérations conjointes de différentes nationalités. Cependant, ce pacte exclurait non seulement les États-Unis, mais aussi la Grande-Bretagne, qui quitte l’UE.

Les responsables de l’OTAN, conscients de la large opposition à la guerre avec la Russie dans la population européenne, ont proposé que l’UE aide à coordonner les efforts politiques plus larges visant à promouvoir la guerre. L’OTAN sera en pourparlers étroits avec les gouvernements, les banques, la police et les services de renseignement à travers l’Europe qui sont chargés d’essayer d’imposer des plans de guerre à la population européenne.

Stoltenberg a déclaré : « Bien sûr, la mobilité militaire ne concerne pas seulement les militaires. Cela nécessite une approche pan-gouvernementale. Il est donc important que nos ministres de la défense sensibilisent nos ministres de l’intérieur, des finances et des transports aux exigences militaires. »

Le danger principal dans cette situation est que de larges masses de la classe ouvrière en Europe et dans le monde ne sont pas conscientes du fait que la possibilité d’une guerre mondiale catastrophique est vraiment pressante, et à quel point les pertes d’un tel conflit seraient dévastatrices. C’est pourquoi le WSWS souligne l’urgence de construire un mouvement anti-guerre international fondé sur la classe ouvrière et une perspective socialiste et anti-impérialiste, et demande le soutien actif de ses lecteurs dans la diffusion de ses textes contre la guerre.

Alex Lantier

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L’Otan rejette le désarmement nucléaire

L’Otan rejette le désarmement nucléaire

Le lendemain du jour où le président Trump exposait aux Nations Unies un scénario de guerre nucléaire, menaçant de “détruire totalement la Corée du Nord”, s’est ouverte aux Nations Unies, le 20 septembre, la signature du Traité sur la prohibition des armes nucléaires. Voté par une majorité de 122 états, il engage à ne pas produire ni posséder des armes nucléaires, à ne pas les utiliser ni menacer de les utiliser, à ne pas les transférer ni à les recevoir directement ou indirectement, avec l’objectif de leur totale élimination.

Le premier jour le Traité a été signé par 50 états, parmi lesquels Venezuela, Cuba, Brésil, Mexique, Indonésie, Thaïlande, Bangladesh, Philippines, Etat de Palestine, Afrique du Sud, Nigéria, Congo, Algérie, Autriche, Irlande et Saint Siège (qui l’a ratifié le jour même). Le Traité entrera en vigueur s’il est ratifié par 50 états. Mais le jour-même, où il a été ouvert aux signatures, l’Otan l’a bruyamment rejeté. Le Conseil nord-atlantique (formé par les représentants des 29 états membres), dans la déclaration du 20 septembre, soutient qu’”un traité qui n’engage aucun des états en possession d’armes nucléaires ne sera pas effectif, n’augmentera pas la sécurité ni la paix internationales, mais risque de faire l’opposé en créant des divisions et des divergences”. Il clarifie ainsi sans demi-mots que “nous n’accepterons aucun argument contenu dans le traité”.

Le Conseil nord-atlantique prive ainsi de leur autorité les parlements nationaux des pays membres, en les privant de la souveraineté de décider de façon autonome d’adhérer ou pas au Traité Onu sur l’abolition des armes nucléaires. Il annonce en outre que “nous appellerons nos partenaires et tous les pays ayant l’intention d’appuyer le traité à réfléchir sérieusement sur ses implications” (lire : nous les ferons chanter pour qu’ils ne le signent ni le ratifient).

Le Conseil atlantique-nord rappelle que le “but fondamental de la capacité nucléaire de l’Otan est de préserver la paix et décourager l’agression” et que “tant qu’existeront des armes nucléaires, l’Otan restera une alliance nucléaire”. Il assure cependant le “fort engagement de l’Otan pour la pleine application du Traité de non-prolifération nucléaire”.

Celui-ci est au contraire violé, entre autres, par les bombes nucléaires étasuniennes B61 présentes dans cinq pays non-nucléaires -Italie, Allemagne, Belgique, Hollande et Turquie. Les nouvelles bombes nucléaires B61-12, qui remplaceront à partir de 2020 les B61, sont en phase avancée de réalisation et, une fois déployées, pourront être “transportées par des bombardiers lourds et par des avions à double capacité” (nucléaire et non-nucléaire).

La dépense USA pour les armes nucléaires augmente en 2018 de 15% par rapport à 2017. Le Sénat a alloué, le 18 septembre, pour le budget 2018 du Pentagone environ 700 milliards de dollars, 57 milliards de plus que requis par l’administration Trump. Ceci grâce au vote bipartisan. Les démocrates, qui critiquent les accents belliqueux du président Trump, l’ont dépassé quand il s’est agi de décider de la dépense pour la guerre : au Sénat 90% des représentants démocrates ont voté avec les républicains pour augmenter le budget du Pentagone plus que ce que Trump avait demandé. Des 700 milliards alloués, 640 servent à l’achat de nouvelles armes -surtout les stratégiques pour l’attaque nucléaire- et à augmenter les soldes des militaires ; 60 aux opérations guerrières en Afghanistan, Syrie, Irak et ailleurs.

L’escalade de la dépense militaire étasunienne entraîne celle des autres pays membres de l’Otan sous commandement USA. Italie comprise, dont la dépense militaire, des actuels 70 millions d’euros par jour, devra monter vers les 100. Démocratiquement décidée, comme aux USA, avec un vote bipartisan.

Lu ici

 

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Après la déclaration de guerre du Dr Folamour aux Nations Unies : la France doit, d’urgence, se retirer de l’Otan pour ne pas être entraînée dans un conflit mortel pour la civilisation

« Aucune nation sur Terre n’a intérêt à ce que cette bande de criminels acquiert des missiles et l’arme nucléaire. Les Etats-Unis sont très forts et patients, mais s’ils sont obligés de se défendre ou de défendre leurs alliés, nous n’aurons d’autre choix que de détruire totalement la Corée du Nord. Rocketman est lancé dans une mission suicidaire pour lui-même et pour son régime. Les Etats-Unis sont prêts, disposés et en mesure de répondre militairement à Pyongyang, mais espérons que cela ne sera pas nécessaire. »

Aux Nations-Unies, Donald Trump vient de prononcer un violent discours de guerre. Il s’est dit prêt à « détruire la Corée du Nord » et s’est fait provocant à l’égard de l’Iran. Ces propos sont source d’inquiétude pour tous les peuples épris de paix, pour notre peuple. Tournant le dos à ses propres discours électoraux prônant le retrait des Etats-Unis de leur interventionnisme à l’égard des autres pays, le président américain cède ainsi au puissant lobby militaro-industriel, un secteur clef de l’oligarchie américaine, qui n’accepte pas la nouvelle réalité du monde d’aujourd’hui.

En effet, les Etats-Unis qui croyaient, à l’aube du nouveau siècle, faire de celui-ci le siècle américain, sont contraints de constater que la place de leader mondial lui est disputée par la Chine, que la Russie s’est relevée de la déchéance où l’avait entraînée la défaite de l’Union soviétique pour redevenir une puissance mondiale , que Pékin et Moscou coopèrent de plus en plus étroitement, que nombre Etats – tels l’Iran, la Syrie, la Corée du Nord, Cuba, le Venezuela – n’acceptent plus une domination étrangère.

Avec l’arrivée de Trump à la Maison Blanche, il était possible de penser que Washington, mesurant ces changements historiques, s’en serait tenu à la politique annoncée par le nouveau président. C’était sans compter avec « l’Etat profond » US, ses forces impérialistes dominantes, qui n’ont pas accepté le verdict populaire et la nouvelle politique annoncée. Ces forces ont repris le chemin de la guerre, après avoir  » fait prisonnier » le Président, privé de son entourage électoral, Certes, Trump n’a pas offert de résistance, le pouvait-il d’ailleurs ?

Aujourd’hui, les Etats-Unis, pris de vertige dans leur nouvel environnement mondial, veulent mordre pour défendre leur suprématie. Le président s’est mué en un nouveau Dr Folamour.

C’est un danger pour le monde, pour la France en particulier, qui par son appartenance à l’Otan, se trouverait engager automatiquement dans une guerre aux côtés des Américains. Certes, le Président de la République s’est, dans son discours à l’ONU, déclaré en faveur du multilatéralisme, de relations internationales apaisées. Mais que valent ces déclarations alors que dans le même temps notre pays est lié militairement aux Etats-Unis ?

Le danger de guerre est là, à notre porte. L’impérialisme américain, fort d’un budget militaire équivalant à la totalité de ceux des autres Etats, peut réagir d’une manière irresponsable et déclencher un conflit sur n’importe quel continent : en Corée du Nord, où le gouvernement se veut, dans ces conditions, doté d’une force nucléaire défensive , en Iran riche en pétrole qui échappe aux compagnies US, dans l’Europe de l’Est contre la Russie, dans le Pacifique contre la Chine…

La France doit prendre des initiatives de paix en conviant l’ensemble des Etats du monde à une conférence internationale visant au désarmement nucléaire général, à la fermeture totale de toutes les bases militaires des Etats hors de leurs frontières, à la coopération mutuelle des peuples au profit de leur économie et de leur niveau de vie.

Et, comme première mesure de sauvegarde, le retrait total des structures de l’Otan…

Jean LEVY
Membre du Bureau national du Comité Valmy

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L’OTAN voit rouge après l’achat de missiles russes par la Turquie, la Russie fait des manoeuvres militaires aux portes de l’Europe

L'OTAN voit rouge après l'achat de missiles russes par la Turquie, Erdogan assume

Le jeu de la Turquie n’est vraiment pas clair du tout – L’OTAN a exprimé ses craintes après l’achat par la Turquie, pourtant l’un de ses membres, de missiles S-400 à la Russie. Mais Recep Tayyip Erdogan met en avant la nécessité de garantir la sécurité de son pays.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a balayé les critiques formulées à son encontre à propos du récent achat de missiles sol-air longue portée effectué par Ankara auprès de Moscou. Selon lui, la Turquie ne peut pas attendre d’être protégée par ses alliés de l’OTAN.

«Ils prennent la mouche parce que nous avons signé un contrat pour des S-400 [avec la Russie]», s’est agacé Recep Tayyip Erdogan lors d’un discours aux maires de son parti le 13 septembre, comme le rapporte le journal Hurriyet. «Mais à quoi s’attendaient-ils ? On devrait les attendre ?», s’est-il également interrogé. Selon lui, la Turquie veille sur elle-même.

Le contrat conclu entre Moscou et Ankara, et annoncé le 12 septembre dernier, a en effet provoqué l’irritation de Washington, qui y voit une remise en cause des accords liant la Turquie à l’OTAN. «Nous avons exprimé nos craintes aux autorités turques concernant cet achat : un système de défense antimissile commun reste la meilleure option pour défendre la Turquie contre les menaces dans la région», a mis en garde Johnny Michael, le porte-parole du Pentagone.

«L’achat de ces équipements militaires par la Turquie relève d’un choix souverain qu’il n’appartient pas aux membres de l’Alliance atlantique de commenter», a, de son côté, déclaré la porte-parole du Quai d’Orsay Agnès Romatet-Espagne, avant d’ajouter : «La Turquie est fortement soutenue par ses alliés de l’OTAN pour faire face aux menaces régionales qui pèsent sur sa sécurité.»

La Turquie examine différentes solutions pour l’acquisition de missiles antiaériens depuis plusieurs années. En 2013, déjà, Ankara avait surpris les autres membres de l’OTAN en annonçant vouloir acheter un système de défense FD-2000 à la Chine, s’attirant ainsi les foudres de Washington. Finalement, la Turquie avait renoncé à ce contrat, arguant que la Chine s’était montrée trop lente à lui fournir toutes les technologies ad-hoc. Plusieurs experts avaient alors estimé que la Turquie avait surtout voulu mettre l’OTAN sous pression, notamment afin d’acquérir le système américain Patriot Pac-3 à un prix avantageux. (source)

Et de quoi angoisser encore plus l’OTAN, La Russie fait des manoeuvres militaires aux portes de l’Europe .. :

La Russie lance ce jeudi de vastes manoeuvres militaires aux portes de l’Europe. Menées conjointement avec le Bélarus, elle les présente comme «purement défensives».

Répondant au nom de code Zapad-2017 (Ouest-2017) ces exercices doivent impliquer près de 12 700 soldats pendant une semaine le long de la frontière avec la Lituanie et la Pologne. Dans un communiqué, le ministère de la Défense assure que ces manoeuvres présentent «un caractère purement défensif et (ne sont) dirigées envers aucun pays en particulier». La Lituanie et l’Estonie, entre autres, doutent des chiffres avancés par Moscou, la capitale russe, pour ces exercices militaires et évoquent «plus de cent mille soldats» mobilisés du 14 au 20 septembre.

Les exercices Zapad-2017 «sont désignés pour nous provoquer, pour tester nos défenses et c’est pour cela que nous devons être forts», a déclaré dimanche le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, s’inquiétant d’une Russie «de plus en plus agressive». Le secrétaire général de l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique nord), Jens Stoltenberg, assure ne pas y voir «de menace imminente contre un allié», tout en regrettant un manque de transparence.

 
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Publié par le 14 septembre 2017 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, International, Politique

 

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