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La Russie remet à plus tard l’offensive syrienne sur Idlib, l’OTAN menaçant d’une escalade

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Les Russes reculent pour éviter rien de moins qu’une guerre mondiale …La situation est vraiment très chaude !!  Z

Moscou a annoncé hier le report d’une offensive conjointe des forces syriennes et russes contre les milices de l’opposition islamiste dans la province syrienne d’Idlib, après les menaces croissantes des partisans des milices en Turquie et des puissances impérialistes de l’OTAN.

Avant-hier, Moscou et le régime du président syrien Bachar al-Assad avait clairement annoncé leur intention d’écraser les milices terroristes islamistes à l’intérieur d’Idlib. Les Nations Unies ont estimé à 10 000 le nombre de combattants liées à Al-Qaïda parmi les milices islamistes de la province, principalement de la milice Hayat Tahrir al-Sham. Ils constituent le dernier bastion de l’opposition en Syrie, après que le manque de soutien populaire aux forces soutenues par l’OTAN et l’aide militaire russe et iranienne au régime syrien aient à un revers aux dépens de l’OTAN dans cette guerre.

Ces derniers jours, cependant, des responsables américains, européens et turcs ont bloqué l’offensive russo-syrienne, du moins temporairement, en exacerbant radicalement les tensions militaires dans la région. Ils ont menacé à plusieurs reprises de frapper les forces syriennes et leurs alliés, au risque d’un affrontement militaire direct avec la Russie, une puissance nucléaire, si le régime syrien attaquait les forces liées à Al-Qaïda à Idlib.

Hier, le Times de Londres a rapporté que « la Grande-Bretagne se prépare à rejoindre les États-Unis et la France pour lancer des vagues d’attaques aériennes contre la Syrie », identifiant une longue liste de cibles potentielles. Il a ajouté : « Le Pentagone a commencé à dresser une liste des sites d’armes chimiques en Syrie qui pourraient être ciblés dans une campagne de représailles beaucoup plus large que la nuit des frappes d’avions britanniques, américains et français en avril après qu’une attaque chimique près de Damas a tué au moins 40 personnes. »

Après huit jours d’exercices militaires à grande échelle avec les troupes américaines en Syrie, le colonel Muhanad al-Tanaa de la milice Maghawir al-Thawrah (« Armée de commandement révolutionnaire ») parrainée par le Pentagone a déclaré que des milices de l’opposition « restent ici n’en déplaise aux Russes ou Iraniens ». Il a ajouté que s’ils s’approchaient des zones interdites en Syrie que le Pentagone considère être son territoire, « il est fort probable qu’ils soient touchés » par les frappes aériennes américaines.

Hier, la Turquie a continué d’envoyer des troupes spéciales, des chars et de l’artillerie lourde pour renforcer ses 12 postes militaires à Idlib. Elle a également menacé de riposter contre toute attaque militaire contre eux. Mercredi, une source militaire turque avait déclaré à Reuters : « Nous avons une présence militaire là-bas et si cette présence militaire est endommagée ou attaquée de quelque manière que ce soit, cela serait considéré comme une attaque contre la Turquie et donc impliquerait une riposte appropriée. »

Le responsable a également menacé que si une offensive commençait, la Turquie ferait fermer ses frontières aux réfugiés fuyant les combats à Idlib. « Les réfugiés […] ne seront pas acceptés en Turquie parce que des expériences antérieures ont montré qu’avec de telles vagues de migrants, l’entrée de radicaux et de terroristes en Turquie a été excessive », a déclaré le responsable. « Nous allons garder les réfugiés en Syrie pour la sécurité tant de la Turquie que des pays européens. »

Au milieu de cette pression croissante des États-Unis et de la Turquie, des responsables russes, turcs, allemands et français se sont rencontrés hier pour des discussions sur la Syrie à Istanbul. Parmi les participants se trouvaientYuri Ushakov, conseiller présidentiel russe, İbrahim Kalın, conseiller présidentiel turc, Jan Hecker, conseiller de la chancelière allemande Angela Merkel, et Philippe Étienne, conseiller à la politique étrangère de la présidence française.

Par la suite, les responsables ont indiqué que Moscou et Damas reportaient leur offensive.

« Je pense que cette offensive, si jamais une offensive se produit, ne se produira pas avant plusieurs semaines », a déclaré un responsable turc anonyme à l’AFP (Agence France Presse) après la réunion. Le responsable a ajouté qu’un compromis entre Moscou et Ankara pourrait prendre être convenu sur la base d’Ankara acceptant les frappes aériennes russes visant les membres d’Hayat Tahrir al-Sham, qui contrôlent 60 % de la province d’Idlib et ont attaqué les forces russes depuis cette zone.

Kalın a déclaré à AP (Associated Press) que les quatre responsables avaient convenu qu’’« une solution pour la province syrienne d’Idlib tenue par les rebelles devrait être une solution politique plutôt que militaire ».

Le Wall Street Journal a salué l’intervention de la Turquie à Idlib pour avoir bloqué l’attaque russo-syrienne. Dans un article intitulé « L’offensive imminente de la Syrie en Irak est bloquée par la Turquie », le journal a écrit : « L’empêchement fait suite à la décision turque de renforcer ses positions dans la province d’Idlib, le dernier bastion important de l’opposition armée anti-régime syrienne, avec des troupes et chars. La Turquie a également rassemblé des forces sur ses propres frontières pour refouler les civils syriens fuyant les combats. […] Ces efforts, affirment des responsables occidentaux et turcs, ont contribué à empêcher temporairement une attaque ».

Moscou et Ankara ont confirmé que le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan se rencontreraient lundi dans la station balnéaire russe de Sotchi pour discuter de la crise syrienne. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré : « Une telle réunion est tout à fait réalisable et est en cours de préparation ».

Malgré le sursis temporaire dans les combats à Idlib, il est de plus en plus clair que la guerre en Syrie est l’expression de conflits finalement insolubles entre les grandes puissances.

Au cours de la semaine écoulée, la guerre en Syrie se tient sur le fil du rasoir, risquant de déclencher une guerre mondiale entre les principales puissances nucléaires. Les puissances de l’OTAN et la Turquie indiquent clairement qu’elles n’accepteront pas la défaite dans la guerre et sont résolues à ce que leurs forces par procuration, les islamistes, jouent un rôle politique central en Syrie.

Ils balayent les tentatives du Kremlin de signaler qu’il considère la politique de changement de régime des puissances de l’OTAN comme une menace pour ses intérêts fondamentaux en matière de sécurité nationale. Moscou organise ses plus importants exercices militaires depuis la Seconde Guerre mondiale dans l’est de la Russie, alors que Washington menace la Corée du Nord à proximité et que la marine russe vient de terminer ses plus importants exercices navals en Méditerranée depuis des décennies. Pourtant, les puissances de l’OTAN ont clairement indiquées qu’elles ont l’intention de procéder à une action militaire si nécessaire, même contre la Russie, pour assurer un changement de régime en Syrie.

Dans cette politique irresponsable et politiquement criminelle, elles continuent à mépriser l’opinion publique tant chez eux qu’à l’étranger. Les attaques chimiques précédentes à Houla, Ghouta ou Khan al-Assal que les puissances de l’OTAN utilisaient comme prétextes pour intensifier leur intervention en Syrie ou bombarder le pays étaient toutes des provocations organisées par les forces d’opposition soutenues par l’OTAN en Syrie.

Pourtant, alors même que Moscou a averti à plusieurs reprises que les services de renseignement britanniques et de l’OTAN préparaient des attaques chimiques comme une nouvelle provocation à Idlib, les puissances européennes insistent pour dire qu’elles réagiront à une nouvelle attaque chimique en bombardant la Syrie – comme Washington, Londres et Paris l’avaient fait en avril.

Après que le ministère allemand des affaires étrangères a confirmé qu’il était en discussion avec Washington sur l’utilisation potentielle d’armes chimiques syriennes, le journal Bild a écrit que Berlin pourrait bombarder la Syrie : « Si Assad devait attaquer son propre peuple avec de gaz toxique, alors, en plus de la Grande-Bretagne et la France se joignant aux États-Unis (et peut-être d’autres nouveaux alliés), des avions Tornado de la Luftwaffe pourraient mener des missions contre des infrastructures militaires (casernes, bases aériennes, postes de commandement, dépôts de munitions, dépôts d’armes, usines, centres de recherche). »

Mardi, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a indiqué que Paris était prêt à attaquer à nouveau la Syrie, déclarant que « l’utilisation d’armes chimiques est une ligne rouge pour la France ».

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Publié par le 17 septembre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, International, Politique

 

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« L’attaque de Trump contre l’Allemagne. Sortir de l’OTAN ? Une nécessité !! »

Hé bien hier ce fut une dure journée pour les alliés face à Trump ! 

Egrenant ses exigences financières, attaquant Berlin sur sa dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou, Trump a placé la réunion de l’Alliance sous tension à Bruxelles .

Il y a dix jours le conseiller de la Maison Blanche chargé du dossier, Rich Hooker, avait quitté ses fonctions .

C’est dire le clivage que crée Trump au sein même de son camp ! 

Précisions sur ses déclarations : 

« Ils paient des milliards de dollars à la Russie et nous devons les défendre contre la Russie (…) Ce n’est pas normal », a-t-il martelé.
« L’Allemagne est totalement contrôlée par la Russie », a répété le président américain. « Ils tirent 60% de leur énergie de la Russie. Je pense que c’est une très mauvaise chose pour l’Otan, qui ne devrait pas se produire », a-t-il poursuivi dans une diatribe contre l’Allemagne.
M. Trump s’en est aussi pris plus généralement aux membres de l’Otan qui « ne payent pas ce qu’ils devraient » pour leurs dépenses militaires.
« Nous protégeons l’Allemagne, la France… Nous protégeons tous ces pays », a-t-il insisté, estimant que les Etats-Unis « payaient beaucoup trop ».
« C’est disproportionné et injuste pour les contribuables des Etats-Unis », a-t-il encore lâché.
Le président américain n’a de cesse de réclamer aux Européens d’accroître leurs dépenses militaires afin de respecter leur engagement de les porter à 2% de leur PIB en 2024.  (source)

On sait que Trump ne veut plus de l’OTAN qu’il trouve « obsolète » : réussira-t-il à aller au bout de ses convictions contre l’establishment US, dont son propre camp ?? Z

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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Celles et ceux qui ont toujours eu une « certaine idée de la France », et de notre indépendance, ont toujours vu d’un très mauvais œil le retour dans l’OTAN que Nicolas Sarkozy, dit « l’américain », a initié alors qu’il était président. Son successeur, François Hollande, a suivi le même chemin, celui de l’alignement corps et âme de la France et de son appareil militaire sur les intérêts américains.

Je n’ai eu de cesse de dénoncer notre appartenance à l’OTAN, pas d’un point de vue idéologique, mais parce que notre intégration à une alliance militaire bras armé des intérêts américains, ce n’est évidemment pas la meilleure solution pour assurer notre indépendance et les attributs de notre souveraineté.

Quand on dénonce l’Otanisation de notre pays, on est évidemment qualifié de faire de « l’antiaméricanisme » primaire. Désormais, c’est encore plus grave. On est « américanophobe », ce qui constituerait presque un délit pénal.

Quoique cela soit moins vrai depuis que Donald et Daisy sont à la Maison Blanche. On a le droit d’insulter le Président américain, de le vomir, et l’on est encensé… Il faut dire que notre Donald ne fait pas dans la dentelle.

Pilonnage en règle de l’Allemagne

Alors que le Président des États-Unis vient d’arriver à Bruxelles pour un sommet de l’OTAN, voici ce qu’il a déclaré afin de poser tout de suite les choses :

« L’Allemagne est complètement contrôlée par la Russie, elle est prisonnière de la Russie », ou encore « L’Allemagne paie des milliards de dollars à la Russie pour ses approvisionnements en énergie et nous devons payer pour la protéger contre la Russie. Comment expliquer cela ? Ce n’est pas juste »…

Je ne peux qu’encore une fois attirer votre attention sur ce que je disais il y a quelques jours déjà dans l’édito intitulé « Punir l’Allemagne, négocier avec la France, détruire l’Europe ! ».

Chaque jour qui passe nous montre un peu plus la réalité de cette stratégie américaine.

Quelles sont les raisons de la colère trumpienne ?

N’en déplaise aux imbéciles de propagandistes, non Trump n’est toujours pas l’abruti que l’on veut nous faire croire qu’il est.

La raison de la colère américaine c’est évidemment l’alimentation en gaz et en pétrole de l’Europe par la Russie alors que la grande idée c’est de remplacer le gaz russe par le gaz américain !

« Le président américain a dénoncé à plusieurs reprises le projet de doublement du gazoduc Nord Stream reliant directement la Russie à l’Allemagne. Il exige son abandon.
Sa critique lui permet d’enfoncer un coin dans l’unité des Européens, car Nord Stream 2 les divise. »

Les pays de l’UE importent deux tiers de leurs besoins de consommation. En 2017, ceci a représenté une facture totale de 75 milliards d’euros, selon les statistiques européennes. À ce jour, la moitié du gaz acheté est russe, mais les Européens cherchent à briser cette dépendance.

Les États-Unis sont engagés dans une stratégie de conquête de marchés pour leur gaz naturel. Ils ont exporté 17,2 milliards de m3 en 2017, dont 2,2 % par méthaniers vers les terminaux de l’Union européenne. »

75 milliards d’euros dépensés chaque année dont la plus grande partie revient à la Russie.
Or les États-Unis sont engagés dans une guerre à mort pour le contrôle de l’énergie et l’alimentation du monde.

C’est toute cette stratégie et ses implications notamment monétaires et économiques que j’ai détaillées dans ma lettre du mois de juin disponible dans vos espaces lecteurs.

La « grandeur de la France », ce sera sans l’OTAN, et sans l’Union européenne

Nous sommes ici au cœur du sujet géopolitique actuel.

Que va faire l’Europe ? Va-t-elle payer la rançon énergétique américaine ? Va-t-on au contraire poursuivre notre stratégie de mix énergétique aussi bien en diversification de sources d’énergie que de sources d’approvisionnement ? Merkel va-t-elle plier devant Trump ? Macron va-t-il rester le double vassal soumis aussi bien aux États-Unis qu’à l’Allemagne ou la France va-t-elle s’émanciper comme on pourrait en détecter les tout premiers signes (encourageants) dans le discours de Macron devant le congrès où il a déclaré en conclusion de son discours :

« Notre seule idéologie, c’est la grandeur de la France. C’est un patriotisme nouveau, vivifié que nous sommes en train de construire »…

Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais le printemps commence toujours par une hirondelle. Les événements risquent fort de se charger de faire fléchir l’idéologie macronienne.

Ce qui est certain c’est que la grandeur d’une nation, surtout d’un vieux pays comme peut l’être le nôtre, ne peut s’exprimer qu’à travers une souveraineté totale et les choses sont très simples.

Les attributs de la souveraineté sont les suivants : faire les lois, faire appliquer les lois, battre monnaie, et décider de la paix ou de la guerre. Avec l’Europe, nous ne faisons plus loi, notre police a la plus grande des peines à faire appliquer les quelques règles qui le mériteraient véritablement, nous ne battons plus monnaie puisque l’euro est une monnaie commune, et enfin, notre appartenance à l’OTAN nous empêche par définition de décider pleinement de nos guerres ou de la paix.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 12 juillet 2018 dans général, International, Politique

 

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L’UE et l’OTAN disent des «fake news» mais envisagent l’abolition de nos droits fondamentaux

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«On préfère ignorer les opinions du peuple»

Par Willy Wimmer, ancien Secrétaire d’Etat du ministre fédéral de la défense de l’Allemagne

On est à nouveau au point où le fait d’exprimer une opinion indépendante s’avère dangereux. On se retrouve dans la ligne de mire lorsqu’une opinion personnelle ne correspond pas aux directives gouvernementales officielles, aux lignes directrices de l’Union européenne ou au cadre géopolitique prescrit par Washington par le biais de l’OTAN. Au Bundestag, on n’a alors plus le droit de s’exprimer.1 On est poussé à quitter le Parlement pour raison de «dissidence». Il n’est donc pas étonnant que l’Assemblée plénière du Bundestag ressemble de plus en plus à l’Opéra Kroll2 ou à la Volkskammer [Chambre du peuple] de triste mémoire. A Berlin, le Sénat interdit des manifestations publiques en faveur du pluralisme des opinions.3

Selon notre Loi fondamentale, la libre formation de l’opinion est un droit fondamental pour tout citoyen. Elle n’a plus lieu. Où trouve-t-on encore dans nos grands médias l’expression des opinions divergentes prévalant dans la population allemande? Où le gouvernement doit-il débattre de ces avis divergents au sein du pays, s’ils n’existent plus dans le miroir des médias? Le gouvernement est donc libre de faire ce qu’il veut, dans le style d’un front populaire «à la mode de OTAN». Il peut ainsi sanctionner des opinions dissidentes de manière totalitaire. Le Ministère de la justice a ainsi développé un «Service pour l’externalisation de la censure et l’immunité des fausses nouvelles de l’OTAN».4

Selon la loi fondamentale, le développement des opinions et des volontés au sein de la population est la seule justification politique pour l’existence des partis politiques. On peut observer chaque jour à quel point ce processus est pourri. Les partis sont tous en train de dépérir. Là où ils existent encore, ils sont strictement alignés aux dirigeants de Berlin. Toute opinion déviante, pouvant mettre en danger le cartel des personnes au pouvoir à Berlin, est rapidement transmise à Berlin. On préfère ignorer les opinions du peuple, car elles pourraient contrecarrer la ligne directrice. Une fin immédiate de la carrière serait alors garantie. L’opportunisme est devenu la ligne générale des partis et a conquis maintenant tous les anciens partis représentés au Bundestag, sauf quelques rares exceptions. Finalement, on veut participer au gouvernement. Et ce n’est possible que si l’on suit la ligne générale belliciste de l’OTAN.

On a bien le droit d’attaquer l’actuel président américain Trump, à qui on a octroyé une interdiction d’entrer en contact avec son équivalent russe Poutine. Pourquoi? Parce qu’il y aurait danger d’un accord dans des questions importantes. Ces questions – soyons-en conscients – mettent en danger l’existence de toute l’humanité, ou seulement de nous, habitants de l’Europe centrale, si elles devaient être résolues de manière belliciste.

Mais où étaient la Chancelière et le Président fédéral et tous ceux qui boudent unanimement le nouveau président américain Trump, lorsque les présidents prédécesseurs plongèrent la planète dans la misère actuelle, pour laquelle ils demeurent les responsables exclusifs? Y compris le coup d’Etat en Ukraine, probablement mis en scène pour justifier le déploiement militaire contre la Fédération de Russie. Parjure et violation du contrat dominent la politique de l’Occident depuis 1992, et Belgrade fut la première victime en 1999.

Cette semaine, le Premier ministre britannique a tenté de mettre en relief l’essence de cette politique dans un discours concernant la politique de la sécurité, dans le style d’une «furie insulaire». Quiconque finance chaque année la BBC comme instrument de la dominance globale avec des centaines de millions de livres, dispose de bien des moyens entre leurs mains contre la concurrence.

Il faut que les gens courent après BBC et CNN. Un programme d’excellente qualité journalistique comme la RT russe devient alors un mal majeur, notamment quand la RT donne la parole à ceux en Europe et aux Etats-Unis qui refusent de participer aux préparations de guerres de l’UE et de l’OTAN. Mme Theresa May l’a clairement formulé dans son discours. Il s’agit de la supériorité de la «race anglo-saxonne» dans le sens de Cecil Rhodes, se matérialisant à nos jours dans le «nouvel ordre mondial». Pour atteindre ce but, il faut bien parfois éliminer une personne ou un pays récalcitrants, même si c’est dans la forme de la RT ou de «Sputnik». Mme May et d’autres disent «fake news» mais envisagent l’abolition de nos droits fondamentaux.     •

Willy Wimmer | 27 novembre 2017

Annotations de la rédaction:

1) Dans les divers groupes politiques du Bundestag allemand, la décision de donner la parole à leurs membres, au cours des débats parlemen-
taires appartient au comité du groupe. Celui-ci n’est pas attribué aux parlementaires ne suivant pas l’opinion majoritaire de leur groupe. Entre autres, c’est aussi Willy Wimmer qui en a fait l’expérience lorsqu’il critiqua la participation allemande à la guerre contre la République fédérale de Yougoslavie en 1999, déclenchée à l’encontre du droit international. Tout en étant un politicien ayant fait la preuve de grande compétence en défense et affaires extérieures, le groupe CDU/CSU lui a refusé le droit de s’exprimer. Dans une telle situation, la seule possibilité de prendre la parole dans le Bundestag reste la «déclaration personnelle».
2) L’Opéra Kroll à Berlin était le lieu des sessions du Reichstag (le Parlement allemand avant 1945) après l’incendie du bâtiment du Reichstag en février 1933.Ce lieu représente le symbole d’un Parlement n’ayant plus aucun pouvoir, étant aligné et soumis à un pouvoir exécutif dictatorial.
3) Le sénateur berlinois de la culture Klaus Lederer (Die Linke, la gauche) est intervenu pour empêcher la cérémonie de la remise d’un prix au journaliste Ken Jebsen. Le 14 décembre 2017, Jebsen aurait dû recevoir le «Prix Charlemagne pour la littérature et la journalisme engagé». La Neue Rheinische Zeitung Online remet ce prix. Au dernier moment, la location du lieu de la remise a été résiliée et les organisateurs ont annulé la remise du prix.
4) A la demande du ministre de la Justice Heiko Maas (SPD), le Bundestag (Chambre du peuple) et le Bundesrat (Chambre des Länder) ont adopté une loi, peu avant la fin du dernier mandat législatif fin juin 2017, menaçant les réseaux sociaux de peines lourdes s’ils publient des soi-disant «discours haineux». Ce n’est qu’une mesure étatique entre autres, prévues contre les soi-disantes «fake news», contre la «propagande russe», etc. Des critiques pensent que les réseaux sociaux, par crainte d’être poursuivis, effaceront ou supprimeront des vraies infractions pénales, mais également toute critique politique, notamment envers l’Union européenne et l’OTAN.

Willy Wimmer | 27 novembre 2017

Source: Zeit Fragen

 

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Naissance de la Pesco, fille de l’Otan

Naissance de la Pesco, fille de l’Otan
Après 60 années d’attente, annonce la ministre de la Défense Roberta Pinotti, va naître en décembre la Pesco, “Coopération structurée permanente” de l’Union Européenne, dans le secteur militaire, initialement entre 23 des 27 Etats membres.

C’est le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, qui explique ce que c’est. Participant au Conseil des affaires étrangères de l’Union Européenne, il souligne “l’importance, mise en évidence par de nombreux leaders européens, que la Défense européenne soit développée de manière à ne pas être compétitive mais complémentaire à l’Otan”.

La première façon de le faire est que les pays européens accroissent leur propre dépense militaire : la Pesco stipule que, parmi “les ambitieux et les plus contraignants engagements communs” il y a “l’augmentation périodique en termes réels des budgets pour la Défense afin d’atteindre les objectifs convenus”. Au budget en continuelle augmentation de l’Otan, dont font partie 21 des 27 Etats de l’Ue, s’ajoute maintenant le Fonds européen de la Défense à travers lequel l’Ue accordera 1,5 milliards d’euros annuels pour financer des projets de recherche en technologies militaires et acheter des systèmes d’armes communs. Ce chiffre sera celui de départ, destiné à augmenter au cours des années.

En plus de l’augmentation de la dépense militaire, parmi les engagements fondamentaux de la Pesco se trouvent “le développement de nouvelles capacités et la préparation pour participer ensemble à des opérations militaires”. Capacités complémentaires aux exigences de l’Otan qui, dans le Conseil Atlantique Nord du 8 novembre, a décidé l’adaptation de la structure de commandement pour accroître, en Europe, “la capacité de renforcer les Alliés de façon rapide et efficace”.

A cet effet deux nouveaux commandements sont institués. Un Commandement pour l’Atlantique, avec la mission de garder “libres et sûres les lignes maritimes de communication entre Europe et Etats-Unis, vitaux pour notre Alliance transatlantique”. Un Commandement pour la mobilité, avec la mission d’”améliorer la capacité de mouvement des forces militaires Otan à travers l’Europe”.

Pour que les forces et armements puissent se déplacer rapidement sur le territoire européen, explique le secrétaire général de l’Otan, il faut que les pays européens “éliminent de nombreux obstacles bureaucratiques”. On a beaucoup fait depuis 2014, mais il reste encore beaucoup à faire pour que soient “pleinement appliquées les législations nationales qui facilitent le passage de forces militaires à travers les frontières”. L’Otan, ajoute Stoltenberg, a en outre besoin d’avoir à disposition, en Europe, une capacité suffisante de transport de soldats et armements, fournie en grande partie par le secteur privé.

Plus important encore : qu’en Europe soient “améliorées les infrastructures civiles -comme routes, ponts, voies ferrées, aéroports et ports- de façon à être adaptées aux exigences militaires de l’Otan”. En d’autres termes, les pays européens doivent effectuer à leurs frais des travaux de conformité des infrastructures civiles pour un usage militaire : par exemple, un pont suffisant pour la circulation des cars et poids lourds devra être renforcé pour permettre le passage des chars d’assaut.

Voilà la stratégie dans laquelle s’insère la Pesco, expression des cercles dominants européens qui, bien qu’ayant des conflits d’intérêts avec les cercles étasuniens, se re-compactent dans l’Otan sous commandement Usa quand entrent en jeu les intérêts fondamentaux de l’Occident mis en danger par un monde qui change. Voilà alors que pointe la “menace russe”, face à laquelle se lève cette “Europe unie” qui, alors qu’elle fait des coupes dans les dépenses sociales et ferme ses frontières intérieures aux migrants, augmente les dépenses militaires et ouvre les frontières intérieures pour faire circuler librement soldats et chars d’assaut.

Manlio Dinucci

Edition de il manifesto
https://ilmanifesto.it/nasce-la-pesco-costola-della-nato/ 
Traduction : Marie-Ange Patrizio

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Publié par le 23 novembre 2017 dans général, International, Politique

 

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Insultée, la Turquie souhaite sortir de l’OTAN

Insultée, la Turquie souhaite sortir de l’OTAN
Au cours des manœuvres Trident Juncture de l’OTAN, qui ont eu lieu du 8 au 17 novembre en Norvège, le fondateur turc Mustafa Kemal Atatürk et le Président Tayyip Erdogan ont été assimilés à des ennemis.

Dans le cadre de la simulation d’une confrontation, la photo d’Atatürk est apparue en compagnie de celles des dirigeants ennemis au centre militaire commun en Norvège.

En outre, un employé de l’OTAN a ouvert une ligne de « chat » au nom de « Recep Tayyip Erdogan », qui a servi à le contrefaire. Dans les messages envoyés depuis ce compte, des expressions montraient qu’il était devenu évident qu’Erdogan est en relations étroites avec les dirigeants ennemis et coopère avec eux.

Des officiers turcs qui participaient aux manœuvres ont été témoins de l’affaire. Après cette insulte sans précédent, la Turquie a retiré 41 militaires des manœuvres.

Les dirigeants de l’OTAN ont rapidement reconnu l’incident et ont exprimé leurs excuses, mais cela n’a semble-t-il pas influé sur l’humeur de la société turque.

Actuellement, en Turquie, le ressentiment envers l’OTAN se développe dans les cercles politiques.

Voici, la position exprimée par le dirigeant du parti turc Vatan Dogu Perincek :

La Turquie est l’objectif de l’OTAN depuis 68 ans. L’OTAN a été créée le 4 avril 1949. La Turquie a rejoint l’OTAN en 1952. Atatürk est l’objectif de l’OTAN depuis 68 ans. Atatürk est la Turquie. Il est donc naturel qu’elle soit l’objectif. Au cours des manœuvres, l’OTAN a dévoilé ces intentions au monde entier : L’OTAN ne garantit pas notre indépendance, elle la détruit ; l’OTAN veut diviser notre patrie ; l’OTAN sape notre économie. Dans ces conditions, l’issue de sortie de cette situation est le retrait de la Turquie de cette organisation hostile.

Comme nous le savons, les Occidentaux aiment utiliser des symboles et envoyer des messages voilés. Aussi, très peu de gens ont cru à une coïncidence dans cette « erreur » reconnue par l’OTAN.

Selon l’opinion du contre-amiral Soner Palat, en mettant le culte de la personnalité d’Atatürk dans le camp ennemi et en associant le nom du Président Erdogan à l’ennemi, les dirigeants occidentaux ont bien fait comprendre le message suivant au peuple turc :

La République turque créée par Atatürk, nous la détruisons sous le règne d’Erdogan – le dernier Président de Turquie !

Les Turcs sont un peuple fier. Par principe, ils ne lésinent pas. Indignés par le comportement de l’OTAN, de nombreux politiciens exigent des mesures drastiques :

Le gouvernement doit de toute urgence convoquer la Grande Assemblée nationale de Turquie, pour examiner la loi 5886 du 18 février 1952 sur l’adhésion à l’OTAN. La Turquie doit annoncer son retrait du Traité de l’Atlantique Nord.

Des sentiments de ce genre couvent depuis longtemps dans la société turque. L’année dernière, après la tentative ratée de coup d’État (organisée par l’Ouest), de nombreux citoyens ont exprimé le désir de se débarrasser de la présence militaire étrangère stationnée sur les quinze bases militaires utilisées par l’OTAN et les États-Unis, en particulier celle sur la base aérienne d’Incirlik.

Le mécontentement général des Turcs a eu pour conséquence des manifestations. Le Jour de la République, fêtée le 29 octobre en Turquie, une manifestation de première importance a eu lieu à Ankara.

Les protestataires employaient les slogans suivants : Nous devons reprendre le contrôle d’Incirlik. Lâchons les États-Unis. Quittons l’OTAN et détruisons le PKK. Quittons l’OTAN, qui est l’ennemi d’Atatürk.

Ces manifestations ont provoqué de fortes réactions dans les médias nationaux et étrangers.

Utku Reyhan, le secrétaire général du parti Vatan, a déclaré :

Dans l’intérêt de sa sécurité, la Turquie doit avant tout construire des relations fortes avec ses voisins, l’Iran, l’Irak et la Syrie, et avec les pays asiatiques comme la Russie, la Chine et l’Inde.

Chaque jour, la Turquie s’éloigne un peu plus de l’OTAN et des États-Unis, qui désignent le PKK (une organisation terroriste en Turquie) sous l’appellation « notre armée de terre ». Il est désormais évident que les États-Unis ont ouvert un nouveau front contre la Turquie à l’intérieur de l’OTAN. Mais sur ce front, les États-Unis et leurs partisans vont apprendre une leçon.

Katehon

Original : katehon.com/article/unpardonable-insult-turkey-wants-withdraw-nato

Traduction Petrus Lombard

 
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Publié par le 22 novembre 2017 dans général, International, Politique

 

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Le sommet de l’OTAN accélère les préparatifs de guerre contre la Russie

Le sommet de l’OTAN accélère les préparatifs de guerre contre la Russie
Mercredi et jeudi, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN se sont réunis à Bruxelles pour discuter des plans d’une escalade militaire majeure en Europe. Alors que le gouvernement Trump alimente le conflit avec la Russie et la Chine dans le Pacifique avec des menaces d’attaque nucléaire américaine contre la Corée du Nord, l’OTAN prévoit une modernisation majeure de ses installations militaires en Europe pour mener une guerre avec la Russie.

L’OTAN prévoit deux nouveaux grands centres de commandement militaire en Europe. L’un, probablement en France ou au Portugal, coordonnerait des opérations navales à grande échelle pour transporter des troupes américaines en Europe et détruire des navires de guerre russes dans l’Atlantique. L’autre, probablement en Allemagne ou en Pologne, coordonnerait le transport terrestre des forces de l’OTAN à travers l’Europe pour attaquer la Russie, notamment en veillant à ce que les frontières intérieures en Europe n’arrêtent pas le transit rapide des forces de frappe de l’OTAN vers l’est.

Dans son article qui passe en revue ces plans avant le sommet, le magazine d’information allemand Der Spiegel a carrément écrit : « En langage clair : l’OTAN se prépare à une éventuelle guerre avec la Russie ».

Lors de sa conférence de presse à Bruxelles, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a tenté d’imputer la responsabilité de la Russie de cette situation. « Nous avons réduit la structure de commandement à la fin de la guerre froide, car les tensions ont diminué », a déclaré Stoltenberg, « mais nous avons vu une Russie qui a investi de nombreuses années dans ses capacités militaires, modernisé ses capacités militaires, et qui n’exerce pas seulement ses forces conventionnelles, mais aussi ses forces nucléaires, et que l’on a vu utiliser la force militaire contre un voisin : l’Ukraine […] L’OTAN doit être capable de répondre à cela. »

Les affirmations selon lesquelles le renforcement de l’OTAN est une réponse à l’agression russe sont des mensonges politiques. La Russie effectue des exercices militaires sur son propre sol. C’est l’OTAN qui, après un quart de siècle de guerres au Moyen-Orient, a renversé un gouvernement ukrainien pro-russe par un coup d’État à Kiev en 2014, qui envoie ses troupes jusqu’aux frontières de la Russie. Les menaces de Trump d’annihiler la Corée du Nord avec « un feu et une furie comme le monde n’en a jamais vu », lancées à l’occasion de l’anniversaire du bombardement atomique américain de Nagasaki cette année, étaient un signe indubitable du rôle agressif et, franchement, insensé des puissances impérialistes de l’OTAN.

Au sommet de Bruxelles, les responsables de l’OTAN ont clairement indiqué qu’ils prévoyaient une guerre terrestre majeure contre la Russie, qui possède le deuxième plus grand arsenal nucléaire du monde après les États-Unis. Le ministre lituanien de la Défense, Raimondas Karoblis, a déclaré que la construction de nouvelles bases était essentielle, car le retard dans le transport des troupes et des armes à travers l’Europe pour combattre l’armée russe signifiait « plus de pertes et des risques supplémentaires […] le temps est très important ici. »

Expliquant les commentaires de Karoblis, le Washington Post affirmait que « la rapidité avec laquelle l’OTAN peut réagir à toute agression russe pourrait faire la différence entre combattre pour défendre les frontières de l’OTAN et des combats beaucoup plus durs pour reprendre du territoire déjà perdu. »

De telles discussions sur la planification de la guerre de l’OTAN cachent au public que ce que l’OTAN projette est une guerre qui dégénérerait rapidement en un échange nucléaire dévastateur entre l’OTAN et la Russie qui ferait des centaines de millions, voire des milliards de morts.

Ceci est largement reconnu par les fonctionnaires du gouvernement et les analystes de la politique étrangère. Mike Kofman, du US Center for Naval Analyses, a écrit que le « problème de la fixation sur la dissuasion de guerre conventionnelle dans la lutte balte est que, comme dans l’ancienne impasse entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie, cette guerre présente des possibilités d’escalade nucléaire. La plupart des experts russes que je connais dans la communauté de l’analyse militaire, y compris ceux de Russie, pensent pas vraiment qu’il y ait une chance qu’une bataille conventionnelle avec l’OTAN reste conventionnelle. »

Passant en revue le risque d’une guerre entre l’OTAN et la Russie dans les pays baltes, le site Web américain National Interest a commenté : « Une telle guerre dégénérera presque certainement en une guerre nucléaire complète entre les deux superpuissances nucléaires de la planète – ce qui veut dire que tout le monde est perdant. »

Néanmoins, le sommet de Bruxelles a agressivement poussé un renforcement de l’OTAN dans les États baltes et en Scandinavie contre la Russie. La Finlande s’est jointe à onze autres pays dans le cadre d’un programme visant à acquérir de vastes stocks de missiles américains air-sol de haute précision. Cela s’est produit après que la Suède a organisé son plus grand exercice militaire depuis 23 ans en septembre, avec 19 000 soldats suédois et des forces américaines, françaises, danoises, finlandaises, norvégiennes, estoniennes et lituaniennes. En mars, la Suède a rétabli la conscription dans une politique qui, selon les responsables de la défense, visait à préparer le pays à la guerre contre la Russie.

Plus largement, le sommet de l’OTAN a discuté des plans de guerre partout dans le monde. Les puissances de l’UE se sont engagées à envoyer 3000 soldats de plus pour participer à l’occupation de l’Afghanistan par les États-Unis. Dans la foulée de l’escalade des tensions entre la Turquie et ses principaux alliés de l’OTAN, les États-Unis et l’Allemagne, un accord aurait été conclu entre la Turquie, la France, l’Italie et l’Espagne pour collaborer au développement de systèmes de missiles pour la Turquie.

Ce mouvement de guerre est objectivement enraciné dans les politiques menées par les puissances de l’OTAN, dirigées par les États-Unis, depuis la dissolution stalinienne de l’URSS en 1991. Washington mena des guerres avec le soutien de diverses puissances européennes en Irak, en Yougoslavie, Afghanistan, Libye, Syrie et au-delà. Alors que Washington voulait utiliser sa puissance militaire pour cimenter son hégémonie mondiale en tant que puissance dominante dans l’alliance de l’OTAN et dominer la masse continentale eurasienne, ces guerres se sont avérées être des déboires horribles, sanglants et coûteux qui ont fait des millions de morts.

Tandis que Washington menace de lancer une guerre majeure en Asie de l’Est, visant en fin de compte à briser l’élan du défi croissant posé par la Chine aux intérêts impérialistes américains par la Chine, les conflits s’intensifient également au sein même de l’OTAN. Surtout après la décision de l’Allemagne de remilitariser sa politique étrangère, depuis l’élection de Trump et la décision de retrait britannique de l’Union européenne (UE) en 2016, qui a retiré de l’UE le meilleur allié militaire des États-Unis en Europe, les tensions entre les puissances majeures de l’OTAN ont explosé.

Ces tensions sont apparues peu de temps après l’élection de Trump, lorsque Trump a menacé d’imposer des tarifs douaniers pour tenter de couper les exportations de voitures allemandes vers les États-Unis.

Dans un document de prospective consulté par Der Spiegel, intitulé « Perspectives stratégiques 2040 », l’armée allemande prévoyait la possibilité d’une « désintégration de l’UE » et l’éruption de guerres à travers l’Europe. Après des « décennies d’instabilité », écrit-il, on pourrait avoir une situation où « l’élargissement de l’UE est largement abandonné, d’autres États ont quitté l’UE et l’Europe a perdu sa compétitivité mondiale dans de nombreux domaines. Le monde de plus en plus désordonné, parfois chaotique et conflictuel a radicalement changé l’environnement de sécurité allemand et européen. »

Dans ces conditions, les responsables de l’OTAN ont souligné leurs projets de collaboration continue avec l’UE alors même que les pays de l’UE, menés par l’Allemagne et la France, ont annoncé des plans pour un pacte militaire commun. La Coopération structurée permanente (PESCO), qui sera signée à Bruxelles le 13 novembre, serait destinée à mettre en commun des ressources pour créer des systèmes d’armement conjoints, à mettre en place une structure de commandement militaire et à faciliter les opérations conjointes de différentes nationalités. Cependant, ce pacte exclurait non seulement les États-Unis, mais aussi la Grande-Bretagne, qui quitte l’UE.

Les responsables de l’OTAN, conscients de la large opposition à la guerre avec la Russie dans la population européenne, ont proposé que l’UE aide à coordonner les efforts politiques plus larges visant à promouvoir la guerre. L’OTAN sera en pourparlers étroits avec les gouvernements, les banques, la police et les services de renseignement à travers l’Europe qui sont chargés d’essayer d’imposer des plans de guerre à la population européenne.

Stoltenberg a déclaré : « Bien sûr, la mobilité militaire ne concerne pas seulement les militaires. Cela nécessite une approche pan-gouvernementale. Il est donc important que nos ministres de la défense sensibilisent nos ministres de l’intérieur, des finances et des transports aux exigences militaires. »

Le danger principal dans cette situation est que de larges masses de la classe ouvrière en Europe et dans le monde ne sont pas conscientes du fait que la possibilité d’une guerre mondiale catastrophique est vraiment pressante, et à quel point les pertes d’un tel conflit seraient dévastatrices. C’est pourquoi le WSWS souligne l’urgence de construire un mouvement anti-guerre international fondé sur la classe ouvrière et une perspective socialiste et anti-impérialiste, et demande le soutien actif de ses lecteurs dans la diffusion de ses textes contre la guerre.

Alex Lantier

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L’Otan rejette le désarmement nucléaire

L’Otan rejette le désarmement nucléaire

Le lendemain du jour où le président Trump exposait aux Nations Unies un scénario de guerre nucléaire, menaçant de “détruire totalement la Corée du Nord”, s’est ouverte aux Nations Unies, le 20 septembre, la signature du Traité sur la prohibition des armes nucléaires. Voté par une majorité de 122 états, il engage à ne pas produire ni posséder des armes nucléaires, à ne pas les utiliser ni menacer de les utiliser, à ne pas les transférer ni à les recevoir directement ou indirectement, avec l’objectif de leur totale élimination.

Le premier jour le Traité a été signé par 50 états, parmi lesquels Venezuela, Cuba, Brésil, Mexique, Indonésie, Thaïlande, Bangladesh, Philippines, Etat de Palestine, Afrique du Sud, Nigéria, Congo, Algérie, Autriche, Irlande et Saint Siège (qui l’a ratifié le jour même). Le Traité entrera en vigueur s’il est ratifié par 50 états. Mais le jour-même, où il a été ouvert aux signatures, l’Otan l’a bruyamment rejeté. Le Conseil nord-atlantique (formé par les représentants des 29 états membres), dans la déclaration du 20 septembre, soutient qu’”un traité qui n’engage aucun des états en possession d’armes nucléaires ne sera pas effectif, n’augmentera pas la sécurité ni la paix internationales, mais risque de faire l’opposé en créant des divisions et des divergences”. Il clarifie ainsi sans demi-mots que “nous n’accepterons aucun argument contenu dans le traité”.

Le Conseil nord-atlantique prive ainsi de leur autorité les parlements nationaux des pays membres, en les privant de la souveraineté de décider de façon autonome d’adhérer ou pas au Traité Onu sur l’abolition des armes nucléaires. Il annonce en outre que “nous appellerons nos partenaires et tous les pays ayant l’intention d’appuyer le traité à réfléchir sérieusement sur ses implications” (lire : nous les ferons chanter pour qu’ils ne le signent ni le ratifient).

Le Conseil atlantique-nord rappelle que le “but fondamental de la capacité nucléaire de l’Otan est de préserver la paix et décourager l’agression” et que “tant qu’existeront des armes nucléaires, l’Otan restera une alliance nucléaire”. Il assure cependant le “fort engagement de l’Otan pour la pleine application du Traité de non-prolifération nucléaire”.

Celui-ci est au contraire violé, entre autres, par les bombes nucléaires étasuniennes B61 présentes dans cinq pays non-nucléaires -Italie, Allemagne, Belgique, Hollande et Turquie. Les nouvelles bombes nucléaires B61-12, qui remplaceront à partir de 2020 les B61, sont en phase avancée de réalisation et, une fois déployées, pourront être “transportées par des bombardiers lourds et par des avions à double capacité” (nucléaire et non-nucléaire).

La dépense USA pour les armes nucléaires augmente en 2018 de 15% par rapport à 2017. Le Sénat a alloué, le 18 septembre, pour le budget 2018 du Pentagone environ 700 milliards de dollars, 57 milliards de plus que requis par l’administration Trump. Ceci grâce au vote bipartisan. Les démocrates, qui critiquent les accents belliqueux du président Trump, l’ont dépassé quand il s’est agi de décider de la dépense pour la guerre : au Sénat 90% des représentants démocrates ont voté avec les républicains pour augmenter le budget du Pentagone plus que ce que Trump avait demandé. Des 700 milliards alloués, 640 servent à l’achat de nouvelles armes -surtout les stratégiques pour l’attaque nucléaire- et à augmenter les soldes des militaires ; 60 aux opérations guerrières en Afghanistan, Syrie, Irak et ailleurs.

L’escalade de la dépense militaire étasunienne entraîne celle des autres pays membres de l’Otan sous commandement USA. Italie comprise, dont la dépense militaire, des actuels 70 millions d’euros par jour, devra monter vers les 100. Démocratiquement décidée, comme aux USA, avec un vote bipartisan.

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